Suspension de la taxe sur l’arachide ou la nouvelle avancée vers moins d’inégalités et d’injustices !

02 Jan 2018
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« Concluant le débat général, le président de la République a pris la décision de suspendre la taxe à l’exportation sur l’arachide pour une meilleure pénétration des marchés cibles. » Cette mesure prise lors du Conseil des ministres du 20 décembre 2017 est une illustration éclatante de la volonté du chef de l’Etat de coller et de promouvoir les couches vulnérables. La décision est un acte de haute portée sociale. Elle libère, en effet, les producteurs des contraintes qui les enferment dans un archaïsme complètement dépassé. Avoir des tonnes d’arachides entre les mains, trouver le moyen de les écouler à l’extérieur et en être privé par des dispositions obsolètes, il n’y avait rien de plus bridant par le paysan. Macky Sall l’a compris. Comme du reste il a toujours compris que le pays souffrait d’un énorme déficit d’égalité. Le bien-être et les avantages sociaux aux villes, la poussière des pistes et la corvée de l’eau aux campagnes ! Cette réalité a garroté pendant des années l’envol du Sénégal de l’intérieur. Macky Sall en a pris conscience. Et c’est ce qui fait de cette mesure une sorte de délivrance pour le monde rural. En vérité, le chef de l’Etat veut marquer par là que l’initiative n’est pas l’exclusivité des villes. Bien au contraire ! Il est possible de faire éclore l’entreprenariat à l’intérieur du pays en créant les conditions de richesse des acteurs. La décision de suspendre la taxe à l’exportation sur l’arachide supprime un handicap aux méfaits incalculables. Mis avant tout, c’est une injustice de moins. Il s’agit ni plus ni moins de l’option résolument prise par Macky Sall de réduire les inégalités injustifiées entre les villes et les campagnes. Cette vision politique a commencé par se concrétiser à travers les bourses familiales. Aujourd’hui, le bénéficiaire palpe, à l’instar du fonctionnaire, l’argent liquide et frais, sans avoir à se plier au parcours du combat des papiers administratifs. Du serment de Taïba Ndiaye à aujourd’hui, nombre de ménages jouissent directement du bonheur d’être de la grande misère. Celle qui vous pousse dans la rue, à tendre la main où à jeter sa progéniture dans l’indigne mendicité. Après les bourses familiales, le Pudc.

« Le Pudc répond, (…) à mon souci permanent d’un développement inclusif et solidaire, pour plus d’équité et de justice sociale, suivant l’esprit et la lettre du Plan Sénégal émergent, qui doit se traduire par une meilleure territorialisation des politiques publiques pour stimuler le potentiel de toutes nos localités », avait lancé Macky Sall.

Et il avait ajouté avoir constaté « des disparités persistantes, liées à l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux services sociaux de base et à l’enclavement ». En vérité, plusieurs localités souffrent de l’incapacité à exploiter tout leur potentiel dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, des mines, de l’artisanat et du tourisme. Une situation largement imputable à l’enclavement et à la rupture des circuits du commerce et de l’investissement, faute d’infrastructures adéquates. A cela s’ajoutent les conditions de travail des femmes qui restent encore pénibles en milieu rural. « C’est tout cela qu’il nous faut corriger, en redressant les inégalités, les disparités et les injustices », avait indiqué Macky Sall. Aujourd’hui, le Pudc est en train d’offrir une belle image à nos localités de l’intérieur. La dernière-née des initiatives destinées à briser les écarts entre villes et campagnes est le Puma. Créé par décret par le président de la République, le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) a décliné sa feuille de route le vendredi 18 août au cours d’une rencontre avec la presse. Au total, pas moins de 14.900 infrastructures de tout genre pour un budget total de 600 milliards FCfa sortiront de terre dans les zones ciblées d’ici à l’horizon 2025.

Jamais politique n’avait été aussi hardie en faveur de l’équité. Surtout quand on y ajoute la Couverture maladie universelle (Cmu). Cette plateforme de haute portée sociale donne la possibilité aux personnes les plus démunies d’accéder à une couverture du risque maladie. Cette initiative permet, en effet, aux personnes ayant souvent de faibles revenus (monde rural et secteur informel), d’être affiliées à un régime d’assurance maladie et de bénéficier des mêmes soins que les personnes affiliées aux autres régimes de sécurité sociale que sont les imputations budgétaires et les Instituts de prévoyance maladie (Ipm).

Moustapha DJITTE
Responsable APR, Ngaye

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