Célébration du 8 mars : A l’origine des revendications légitimes

08 Mar 2018
5276 times

L’histoire des femmes a été étudiée en marge de celle-là générale. Leurs actions ont pourtant aiguillé la trajectoire de l’humanité. La Journée internationale des femmes n’est que l’expression d’une affirmation de leurs personnalités. Elle se confond avec l’histoire tumultueuse du monde et les luttes d’influence. Elle puise ses racines dans diverses manifestations de femmes qui désiraient accéder à certains droits légitimes.

A L’ORIGINE DES REVENDICATIONS LÉGITIMES
L’histoire des femmes a été étudiée en marge de celle-là générale. Leurs actions ont pourtant aiguillé la trajectoire de l’humanité. La Journée internationale des femmes n’est que l’expression d’une affirmation de leurs personnalités. Elle se confond avec l’histoire tumultueuse du monde et les luttes d’influence. Elle puise ses racines dans diverses manifestations de femmes qui désiraient accéder à certains droits légitimes.

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution proclamant le 08 mars « Journée des Nations unies pour les droits de la femme et la paix internationale » en décembre 1977.

Cette décision est prise dans le prolongement de la proclamation, par l’Assemblée, de l’Année internationale de la femme (1975) et de la Décennie des Nations unies pour la femme (1976-1985). Au-delà du faste, l’idée est de porter un regard lucide sur la situation des femmes dans le monde pour envisager le futur de manière plus sereine. Car leurs trajectoires individuelles et leurs actions collectives ont montré leur capacité de résilience et de prise en charge de leur destinée, de leurs préoccupations. L’origine de cette journée que célèbre « l’humanité » en est une illustration achevée.

La Journée internationale des femmes est intervenue dans le contexte des mouvements sociaux au cours du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe. La première Journée nationale des femmes a été célébrée en 1909 sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis d’Amérique le 28 février conformément à une déclaration du Parti socialiste américain. Cette célébration s’est poursuivie jusqu’en 1913.

Toutefois, c’est en août 1910, à la deuxième conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, à l’initiative de la militante allemande Clara Zetkin, que le principe d’une célébration au plan international a été admis. On ne parle pas encore du 8 mars. Cependant, il paraissait urgent de mobiliser les femmes « en accord avec les organisations politiques et syndicales du prolétariat dotées de la conscience de classe ».

La Journée des femmes est moins l’initiative du mouvement féministe pourtant très actif à l’époque que de celui-là socialiste. Clara Zetkin s’employait ainsi à contrecarrer l’influence de ce qu’on a appelé à l’époque « les féministes de la bourgeoisie » sur les les femmes du peuple. La proposition est approuvée à l’unanimité par la conférence parce qu’elle épousait les idées qui concouraient à la promotion des droits des femmes, à l’obtention du suffrage universel. Elle a été fêtée pour la première fois le 19 mars en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse.

Outre le droit de voter et d’exercer une fonction publique, elles exigeaient le droit au travail, à la formation professionnelle, ainsi que l’arrêt des discriminations sur le lieu de travail. Mais, c’est en Russie que la Journée des femmes connaît son regain. En 1913 et en 1914, la Journée internationale des ouvrières y est célébrée. Ensuite, le 8 mars 1917, ont lieu, à Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), des manifestations d’ouvrières que les bolcheviques désignent comme le premier jour de la révolution russe. Une nouvelle tradition est instaurée : le 8 mars est, dès lors, l’occasion pour les partis communistes de mobiliser les femmes. Après 1945, la Journée des femmes est officiellement célébrée dans tous les pays socialistes.

L’histoire de la manifestation des couturières new-yorkaises censées être à l’origine de cette célébration relèverait d’un mythe. Elle aurait eu pour objectif de détacher le 8 mars de son origine soviétique à cause des luttes d’influence de l’époque. Comme avec la Saint-Valentin et autres joyeusetés « tropicalisées », les Sénégalais célèbrent cette journée avec grand faste.

Alassane Aliou MBAYE

RESPECT POUR LES FEMMES
Femmes AfriqueAujourd’hui, est célébrée la journée mondiale de la femme. Un grand hommage à nos mères, nos épouses, nos sœurs qui constituent plus de la moitié de la population mondiale. Cette journée ne tire pas son sens de leur statut de femme, mais bien du respect de leurs droits : droit au travail et salaire décents, droit à la terre, droit à la santé et surtout droit à l’éducation, etc. Qui ignore les avantages de l’éducation de la femme ? «Eduquer une femme, c’est éduquer une société, une Nation», soutient l’Unesco. Gardienne de la cellule familiale, elle dorlote, chouchoute et éduque. En somme, elle fait de nous ce que nous sommes. Autant dire que l’Onu ne s’est point trompée en lui consacrant une journée. Mais que diantre, elle fait face à de multiples difficultés !

Victime, elle l’est dans toutes les situations : politique, économique, culturelle et sociale. Au point qu’elle n’hésite plus, de nos jours, à emprunter la voie de l’émigration en quête d’un mieux-être. Heureusement, certaines d’entre elles refusent la fatalité, n’acceptent point de baisser les bras jusqu’à devenir des modèles pour les jeunes, et cela, dans tous les domaines.

Certes, au Sénégal en particulier, des efforts louables sont accomplis en faveur de la femme : ouverture de l’Armée à la femme, timide accès à la terre, parité dans les instances électives et semi-électives presque réalisée. Par exemple, on dénombre 64 femmes (42,66%) sur les 120 députés qui ont constitué la dernière législature et 69 (41,5) sur les 165 députés de la 13ème législature. Par ailleurs, le Sénégal a signé et ratifié l’ensemble des instruments et mécanismes internationaux relatifs aux droits humains et particulièrement aux droits de la femme et de la fille.

Mais le chemin est en encore long. En effet, si le nombre, en politique, de femmes députés a augmenté, le taux a, toutefois, baissé et peu d’entre elles occupent des postes de décision.

Egalement, au Sénégal, peu de femmes sont alphabétisées ou accèdent à la terre. D’après une étude menée par l’Initiative prospective agricole rurale (Ipar), «bien que représentant 70% de la population agricole du Sénégal, les femmes ne sont que 13 % à accéder aux terres agricoles». Pire, la violence contre la femme prend de plus en plus d’ampleur malgré les multiples lois pour la protéger. Entre autres, viol, subordination, mariage précoce et forcé, violences physique et verbale, Mutilations génitales féminines (Mgf), exclusion sociale particulièrement lorsqu’elle souffre d’une «maladie de la honte» comme la fistule.

Or, aucun pays ne peut se développer en rabaissant la femme. Il est temps qu’elle retrouve la place qui a toujours été la sienne dans nos sociétés africaines comme l’a démontré l’histoire.

Héroïnes de la geste africaine, elles l’ont été. On peut citer, parmi elles, Yennega l’amazone des Mossis du Burkina, Ndatté Yalla (la reine du Walo), Aline Sitöé Diatta (la reine de Cabrousse), la Grande Royale du Fouta au Sénégal, Taïtou, l’ombre influente du souverain du Choa, devenu Roi des rois, Ménélik II d’Ethiopie, Abla Pokou, la fondatrice du royaume baoulé de Côte d’Ivoire, Yaa Asantiwa, reine mère et âme de la résistance ashantie face au pouvoir britannique au Ghana… (Cf. « Femmes de l’ombre et Grandes royales » de Jacqueline Sorel et Simonne Pierron Gomis, Présence africaine.

C’est dire qu’en se référant à notre histoire, à nos religions (l’Islam n’a-t-il pas libéré la fille de la barbarie des hommes ?), à l’évolution actuelle du monde, surtout en comprenant que chaque fois qu’on brime une femme, on brime sa maman, son épouse, sa fille, le monde ne peut que s’en porter mieux. Alors respect pour les femmes !

Par Daouda MANE

LA FEMME RURALE À L’HONNEUR
« Le temps est proche : les activistes ruraux et urbains transforment la vie des femmes », c’est le thème retenu cette année à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme. Un hommage particulier est ainsi rendu aux vertueuses femmes qui travaillent la terre pour nourrir leur pays. L’objectif est également d’instaurer une dynamique d’autonomisation des éléments féminins évoluant en zone rurale.

En connaissance ou méconnaissance de cause, les femmes rurales contribuent à assurer la sécurité alimentaire de nos communautés. Et pourtant, du fait des inégalités profondément ancrées, elles n’évoluent pas dans de bonnes conditions. C’est le lieu de rendre un vibrant hommage à ces braves citoyennes qu’un préjugé savamment entretenu a fini de leur ravir la place de choix qu’elles ont longtemps occupée dans nos sociétés. Pour beaucoup, la femme africaine traditionnelle n’est rien d’autre qu’une épouse soumise, un être ne vivant que pour effectuer des travaux domestiques et n’ayant pas de droits à faire valoir.Dans la société africaine traditionnelle, la condition féminine n’était pas dégradante. Ici, la femme était bien considérée. D’ailleurs, la succession au trône, dans certains royaumes pré-coloniaux se faisait en fonction de la lignée maternelle. Ce n’est pas un hasard si dans certains noms africains, on retrouve le prénom de la mère. Cela montre la marque de considération attribuée à la femme qui, au-delà des tâches ménagères, s’occupait de l’éducation des enfants dont les premières humanités sont incontestablement confiées à sa bienveillance. C’est pour renforcer le pouvoir de la femme que le Sénégal a ratifié beaucoup de conventions et d’accords qui luttent contre la discrimination.

Toutefois, il subsiste encore quelques points noirs à gommer. Selon la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Mme Ndèye Saly Diop Dieng, des dispositions discriminatoires en défaveur des femmes « demeurent encore manifestes » dans les textes législatifs. Elle s’exprimait devant le collectif des femmes parlementaires dans le cadre d’une rencontre de partage du rapport du Comité technique de révision des normes discriminatoires contre les femmes. Dans le but de trouver une solution idoine à ce problème, le Ministère de la Justice a mis sur pied un Comité technique de révision des dispositions législatives et réglementaires discriminatoires à l’encontre des femmes. L’objectif est de revisiter les textes et d’aller résolument vers une mise en cohérence des normes internationales.

Oumar BA

CES FEMMES QUI S’ILLUSTRENT : UN IDÉAL DU TRAVAIL SANS FRONTIÈRES
De prime abord, rien ne les lie. Mais, quand on y regarde de plus près, ce préjugé s’écroule comme un château de cartes. Au-delà du statut de femme qu’ils partagent, ces différents profils ont cela de commun qu’ils exercent des métiers qui, jusqu’à récemment, étaient l’apanage des hommes. Commissaire de police, mécanicienne et maréyeuse, ces braves dames nous inculquent une leçon de vie. Portraits de trois femmes partageant l’idéal du travail sans frontières.

TABARA NDIAYE, LA « VOIX » DE LA POLICE SÉNÉGALAISE
Tabara Ndiaye Police 2Cette commissaire porte, depuis 2017, la parole de la police sénégalaise. Première dame à être officialisée à ce poste, elle n’en demeure pas moins méritante. Rencontre avec ce haut cadre de cette grande institution qu’est la police nationale.

Elle est bien sollicitée, Mme la commissaire Tabara Ndiaye. Son téléphone sonne sans arrêt. Normal, c’est elle qui porte la parole de la police nationale. Elle est la voix habilitée pour communiquer au nom et pour le compte de cette haute institution. Une mission qu’elle compte mener dans la rigueur. Cette jeune femme, née en 1986, est la première dame officiellement nommée au poste de porte-parole de la police nationale. Une nomination intervenue le 13 avril 2017. Nez aquilin, taille haute, teint mâte, elle porte un foulard noir précieusement noué sur la tête. Un grand bureau bien rangé reçoit le visiteur.

Elle est décontractée, serre généreusement les mains, distribue des mots aimables et mêmes de petites blagues. Quid des sollicitations ? « C’est normal, l’institution est ainsi faite. C’est un secteur un peu complexe. En plus de la police, il y a les administrateurs civils, les sapeurs-pompiers et j’en passe. Cependant, notre service demeure le plus sollicité », révèle celle qui a vu le jour à Saint-Louis du Sénégal. « Il arrive que l’on m’appelle parfois très tôt pour me demander de rappliquer dare-dare. Je le fais avec un sentiment d’honneur au service de mon pays », ajoute-t-elle. Des sollicitations qui la poursuivent jusqu’au domicile conjugal. Mais, elles n’entament en rien le climat familial. D’ailleurs, Mme la commissaire se réjouit d’avoir choisi « un époux qui comprend parfaitement la charge et l’accepte pleinement ». Sur un ton souvent moqueur, il ne cesse de lui dire « la police sollicite trop », histoire de détendre le climat. Ce qui fait plaisir à Mme la commissaire. Celle qui est devenue commissaire de police rêvait d’embrasser le métier de magistrat. Très jeune, elle nourrissait ce rêve. «Toute petite, j’avais cette faculté à réconcilier les gens quand ils n’arrivaient plus à s’entendre. J’étais là à jouer au juge, à l’arbitre pour régler les conflits », souligne-t-elle, avec le sourire. Quand, entre frères et sœurs, il y avait de petites chamailleries de gamins, mon père faisait toujours recours à moi car je restituais les faits sans parti pris. J’ai grandi avec ce trait de caractère », renseigne Tabara Ndiaye.

La police n’est pas misogyne !
Comment l’aspirante à la magistrature s’est finalement retrouvée commissaire de police ? Ce n’est pas sans avoir tenté le concours de la magistrature. De nature à se décourager vite, elle n’a pas jugé utile d’essayer à nouveau. Elle passe et réussit le concours de recrutement des élèves sous-officiers de police. Nous sommes en 2012. Elle fait partie de la 39ème promotion.

En 2013, elle passe le concours de recrutement des élèves commissaires de police et le réussit avec brio. La fille d’un cadre de l’administration ne regrette pas d’être devenue commissaire de police. « Contrairement au tribunal, on ne juge pas à la police », rappelle-t-elle. Ici, il s’agit juste de mener des enquêtes à charge et à décharge. La police, un milieu macho exclusivement réservé aux hommes ? « Non », répond Mme la commissaire Tabara Ndiaye. « En 1982, la police sénégalaise accueillait déjà ses premières femmes commissaires », rappelle-t-elle. Et elle se met à citer « les tatas Anna Sémou, Abibatou, Josephine » qui ont marqué de leurs empreintes leur passage à la police. Elle réfute cet argument qui voudrait que la femme soit toujours sur la défensive. « Non. C’est juste un trait de caractère et une manière de se faire respecter », argumente Tabara Ndiaye.

N’ayant jamais été confrontée à un cas de résistance dû au fait qu’elle était femme, Mme la commissaire de police fait savoir ceci : « Aucun de mes éléments ne rechigne devant mes instructions. Ils s’exécutent tous dans le cadre du travail ». Femme avant tout et par-dessus tout, Tabara Ndiaye ne manque pas de convoquer la coquetterie pour parfois résoudre une énigme.

« Il m’est arrivé de faire appel à ma féminité pour amener des mis en cause à avouer », souligne Mme la commissaire, qui nous conte l’histoire de « cette dame qui avait tué le fils de sa coépouse. J’ai réussi à la faire parler. Nous discutions en tant que femmes. Elle était totalement en confiance. Je lui ai fait des remontrances du genre comment as-tu pu éliminer un enfant innocent ? Elle s’est mise à parler et a avoué son crime sans le savoir ». Avec les personnes âgées, elle met de côté la casquette de policière et leur parle en tant qu’enfant, les amenant à restituer les faits tels quels.

Mme la commissaire Tabara Ndiaye a débuté son cursus scolaire à l’école Saint Joseph De Cluny. Elle réussit à l’entrée en 6ème au village d’enfants SOS de Kaolack et fait un passage au Cem Djim Momar Guèye. Elle décroche son Bfem et son Bac au lycée John F. Kennedy. Elle s’inscrit à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad où elle obtient sa maîtrise en droit.

Présentement, elle est doctorante. Aux candidates pour le concours des élèves commissaires de police, Tabara Ndiaye conseille de s’armer de détermination et de courage. « Ce n’est pas facile, mais ce n’est pas pour autant impossible. Dans la vie, il faut savoir ce que l’on veut et se donner les moyens d’atteindre ses objectifs. Il faut être mentalement fort. On fait croire qu’il faut forcement connaître le droit pour réussir au concours de la police. Il n’en est rien. Des gens qui n’ont jamais fait le droit ont réussi au concours », informe-t-elle.

Mme la commissaire Tabara Ndiaye a servi à la brigade des mœurs à la sûreté urbaine de Dakar (2014). Elle a été adjointe au chef de service des Renseignements généraux de Dakar (2015), adjoint au commissaire central de Guédiawaye (2016). Elle a été chef de service du commissariat d’arrondissement de Thiaroye (2016-2017). Présentement, elle est, depuis le 12 avril 2017, chef du Bureau des relations publiques de la police nationale. Mme le commissaire ou Mme la commissaire ? « Peu importe! Je suis commissaire de police. C’est tout ce qui compte », conclut-elle.

Oumar BA

KHADY BÈYE, FEMME MÉCANO
Khady Beye MecanoFille d’un technicien en mécanique, Khady Bèye n’est pas allée chercher loin pour trouver sa vocation. Celle qui a marché sur les traces de son papa est, elle aussi, devenue, à force de persévérance, une technicienne en mécanique. A son honneur et à celui des femmes!

«Un jour, il a fallu montrer ma poitrine à un collègue allemand venu au Sénégal dans le cadre d’un stage pour qu’il soit convaincu de ma féminité », affirme avec un large sourire la très avenante Mme Khady Bèye Guèye, noire et bien dans sa peau. Du fait qu’elle affichait ardeur et détermination dans son travail, les gens en arrivaient à sérieusement douter de son statut de femme. Normal, Khady a choisi un métier qui, à l’époque, attirait peu d’éléments féminins : la mécanique générale. Elle a cédé à la tentation et a surtout succombé à l’influence familiale. « Mon père était mécanicien. Tous mes frères s’activaient également dans ce domaine. J’ai naturellement voulu embrasser ce métier», nous dit-elle.

Avec l’aval d’une famille très compréhensive, elle décide de suivre les pas du père. Pour réussir dans ce milieu réputé macho, il faut se donner les moyens. Khady intègre cette donne et décide de se former dans des écoles reconnues. Elle s’inscrit à l’Asafin, une école spécialisée en formation mécanique. Elle a également fait ses humanités à la Direction du service du matériel (Dsm).

Elle va passer six ans pour l’acquisition de connaissances dans son domaine de prédilection. Elle était, dans sa promotion, avec deux autres femmes. Ses premiers pas comme stagiaire sont ponctués de préjugés. «Les gens étaient surpris de voir une fille débarquer dans les ateliers. Cela était d’autant plus impressionnant que j’étais la deuxième femme à occuper ce poste au sein de la Sotrac, aujourd’hui Dakar Dem Dikk (Dkk)», rappelle-t-elle. Dans les ateliers, elle se refuse de porter des boucles d’oreilles.

La nostalgie des ateliers
La casquette toujours vissée sur la tête, elle était dans un accoutrement masculin, corrigeant des vilebrequins, veillant sur les culasses, rectifiant les tambours, etc. Le travail de la mécanique peut parfois s’avérer physique. Khady, déterminée à mettre de son côté toutes les chances de réussite, s’adonnait quotidiennement à son sport. Après cinq ans passés à s’activer dans les ateliers de la société Dakar Dem Dikk, elle est finalement affectée au bureau d’ordonnancement où elle fait aujourd’hui office d’assistante de direction. Entre quatre murs, dans un calme serein, on est dans une salle d’accueil bien décorée. Bienvenue dans l’antre de Khady Bèye. La mécanicienne devenue assistante de direction. Du fait de sa connaissance du métier de la mécanique, elle a été promue à ce poste où son savoir est utile. Epouse et mère, Khady n’est pas allée très loin pour trouver chaussure à son pied. Et oui, son époux est également technicien en mécanique officiant dans la même entreprise. La complicité du couple permet de surmonter les aléas du métier. Devenue assistante de direction, Khady se remémore avec nostalgie l’ambiance animée des ateliers. Le bruit, le grincement des outils, les va-et-vient, etc. Et si un jour un de ses enfants décide d’embrasser ce métier, elle dit être dans les dispositions de l’y encourager.

«C’est un métier comme tous les autres. C’est vrai, le milieu est essentiellement dominé par les hommes. Mais, il n’y a pas de péril pour les femmes», affirme-t-elle. Elle encourage les femmes à davantage venir vers cette profession. «Il n’y a pas de métiers exclusivement réservés aux hommes», insiste-t-elle. Des anecdotes, Khady en dispose. Une fois elle était à bord d’une voiture, une crevaison intervient au mauvais moment. De tout le véhicule, elle était la seule à maîtriser la mécanique. Elle décide dès lors de prendre les devants. «J’étais très bien habillée. Mais, j’ai tout même décidé d’oublier mon accoutrement. Je sors, installe une cale sous le pneu, desserre les boulons, tire le pneu endommagé et mets la roue de secours en un temps record. Les gens étaient surpris. Certains automobilistes, séduits, s’étaient immobilisés. Comme quoi, ce que l’homme peut faire, la femme le peut aussi », conclut-elle.

Oumar BA

NDEYE FATOU NDIAYE, FEMME LEADER A THIES : MILITANTE DU DÉVELOPPEMENT
Nd F NdiayeLe Ndoucounane à sa lionne, elle s’appelle Mata Sy Diallo. Le Baol aussi, elle s’appelle Aïda Mbodj. Moins connue que les deux premières, la lionne du Diobass, elle, s’appelle Ndèye Fatou Ndiaye. Militante désintéressée, combattante infatigable pour le développement, elle a fini par obtenir une signature crédible auprès des partenaires au développement. Son ambition est de sortir ces milliers de femmes de la région de Thiès de la pauvreté.

Ndèye Fatou Ndiaye est un nom familier, très familier même au Sénégal. Mais dans le Diobass, celle qui le porte n’est ni une lendore encore moins une gouapeuse. Elle symbolise l’action désintéressée, disons un engagement communautaire. Elle se donne à fond pour doter ses concitoyennes de ressources leur permettant de subsister. Ndèye Fatou Ndiaye de Notto comme on aime à l’appeler dans cette localité à un «parti» qui s’appelle le développement. Elle a une cause qui s’appelle «la femme», un objectif qui est de l’autonomiser financièrement et matériellement.

A force d’engagement, le mot «développement» finit par être un identifiant à son nom. «Connaissez-vous Ndèye Fatou Ndiaye ? », demande-t-on de façon spontanée à des confrères. «Laquelle ? Celle qui fait du développement ?», répondent-ils en chœur. Présidente du comité consultatif des femmes du département de Thiès, présidente de l’Union des groupements féminins pour le développement de Notto, présidente du Cadre local de concertation des organisations de producteurs (Clcop), présidente du comité de crédit d’une institution de microfinance dans le département de Thiès, Diourbel jusqu’à Daara Djoloff… Et quoi encore ? La liste est longue, très longue même. Quand cette mignarde au teint noir d’ébène, épouse et mère, parle du développement, les mots lui viennent du cœur. Son âge, une énigme. Disons la quarantaine bien sonnée. Mais une chose est sûre, selon un journaliste d’une radio locale basée à Thiès, Ndèye Fatou Ndiaye a consacré les deux-tiers de sa vie à faire du développement. Elle connaît l’alpha et l’oméga de ce domaine. Les concepts, elle les manipule à sa guise. Ne dit-on pas que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. «J’ai commencé à m’investir dans le développement en 1989», précise-t-elle. Depuis, elle porte, à elle seule, sur ses frêles épaules, l’espoir des milliers de femmes du département de Thiès. Consciente de la lourdeur de sa mission, Ndèye Fatou ne perd pas de temps dans des futilités. Ses jours, ses heures, ses minutes sont précieux. Elle est dans les réunions, séminaires et à la recherche de partenaires. Elle multiplie les initiatives sur le terrain pour éviter de former de vaines espérances.

Mais, son engagement pour le développement n’altère en rien les valeurs sociales qu’elle incarne. Elle est souriante et d’un commerce facile. Au premier coup de fil, elle décroche son téléphone. « Seck, je passe à ton bureau vers 17 heures, je suis dans un séminaire ». Ainsi, le rendez-vous est fixé. Quelle humilité ! C’est certainement ce qui lui vaut la confiance et l’estime de ses paires. L’Union pour le développement de Notto qu’elle dirige regroupe 69 groupements de femmes dont 11 de la zone de Sanghé. Aussi, lorsqu’il s’est agi de mettre sur pied le comité consultatif de la femme, toutes les pensées des femmes du département de Thiès sont tournées vers elle. Egalement en 2014, lors de la création d’une fédération des professionnels de l’agro-alimentaire de la région de Thiès, les actrices du secteur l’ont portée unanimement à la tête de la structure. Et pourtant rien ne lui prédestinait il un tel avenir. Ni sa scolarité, ni son environnement, elle qui avait abandonné l’école en classe de 4e pour aider sa maman, maladive, dans les travaux.

Ndiol Maka SECK

MARIAMA, LA BRAVE DU MARCHÉ « JOOLA »
Mariama Marche JoolaTravailleuse rigoureuse, cette bonne élève, qui a quitté les bancs en classe de seconde, est devenue mareyeuse. La battante acharnée avance dans la sérénité et la dignité.

L’apparence est trompeuse. Des va-et-vient incessants, une énergie à couper le souffle, une ardeur et une application exemplaires. Mariama Faye est pourtant sur pied depuis cinq heures du matin. Sur son étal, elle expose des produits halieutiques et sert une clientèle fidèle. Vers 17h, la dame ne présente encore aucun signe de fatigue. C’est devenu un rituel chez elle. Celle qui quitte quotidiennement son lieu de travail à 19h n’en est pas pour autant abattue. Mère et soutien de famille, elle travaille pour gagner sa vie à la sueur de son front.

Mariama Faye est commerçante mareyeuse au marché le « Joola » situé à Pikine. Elle est également représentante du secrétaire général des femmes actrices du secteur informel. La mareyeuse commercialise des produits halieutiques : du poisson séché et salé, des fruits de mer, carpes, moules, huitres, crustacés, crevettes et autres. Depuis 1992, cette bonne dame s’active dans ce secteur. Elle a débuté son activité au marché le « Joola » alors installé dans l’enceinte du Port autonome de Dakar. C’est sur recommandation de sa maman, elle-même mareyeuse, qu’elle a rejoint ce secteur d’activités. Dès son arrivée, elle est, du fait de ses études relativement poussées, élue membre du bureau de l’association. Elle est l’ajointe à la présidente. Le marché le « Joola » a ceci de particulier qu’il est exclusivement féminin. Seuls les porteurs de marchandises sont des hommes. « Ces braves dames sont pour l’essentiel des soutiens de familles. Certaines sont des veuves qui paient la scolarité et font vivre leurs enfants avec les revenus tirés de leur activité commerciale. Elles s’acquittent aussi des frais du loyer », informe Mariama Faye. Celle qui a poussé ses études jusqu’en classe de seconde, n’est pas pour autant la plus diplômée du marché. Ici, on trouve des personnes qui ont une maîtrise en économie. Ce sont, pour la plupart, des personnes qui ont toujours cherché du travail, mais en vain. Refusant de rester les bras croisés, elles ont décidé de venir au marché pour y gagner dignement leur vie », renseigne-t-elle.

Mariama Faye, qui salue la posture accueillante des mareyeurs trouvés sur place, déplore cependant le manque d’accès des femmes évoluant dans le secteur informel aux banques. «Nous nous rabattons sur les mutuelles d’épargne de crédit où nous sommes souvent l’objet d’arnaque », déplore-t-elle. Ces dames dénoncent les taux d’intérêts exorbitants pratiqués par ces institutions de microfinance. «Nous nous battons pour entretenir nos enfants. C’est pourquoi, nous appelons le gouvernement à nous appuyer dans le financement de nos activités», lance-t-elle. Ces femmes mareyeuses, dont l’activité pourrait être perturbée par le passage du Train express régional (Ter), invitent les autorités à leur trouver une solution de rechange.

O. BA

DÉGUÈNE MBENGUE, UNE DES RARES EXPLOITANTES FORESTIÈRES DE TAMBA
Déguène Mbengue, exploitante forestière à Tambacounda, fait partie du lot des braves femmes qui s’illustrent dans leur activité. Elle capitalise vingt ans d’expériences dans le commerce du bois.

Le soleil est au zetnith. La chaleur impose sa loi. Une canicule sur fond de chaleur gagne Tambacounda. Cette flamme torride ne décourage en rien Déguéne Mbengue. Munie de sa pelle, elle remue terre, malaxe sable, fait recours à l’engrais. Elle s’occupe de son jardin avec une détermination que rien ne saurait remettre en cause. Bienvenue dans l’univers de cette battante de l’ombre. Au-delà de s’adonner à son travail, Déguéne participe à lutter contre l’avancée du désert. Pourquoi tant d’ardeur et de motivation ? «Tout ce que j’ai obtenu dans ma vie, je le dois à l’exploitation du bois d’œuvre. Je ne saurais regarder nos massifs forestiers disparaître, surtout que le service des Eaux et Forêts a fini de nous convaincre des opportunités de remplacer les arbres exploités», souligne t-elle. Cette approche participe également à la lutte contre l’insécurité alimentaire. Déguène avoue avoir construit sa demeure et entretenir ses enfants grâce à la vente de bois. Elle invite alors les femmes à investir ce secteur.

Pape Demba SIDIBE

DR OUMOUL KHAÏRY COULIBALY TANDIAN, SPECIALISTE DES QUESTIONS DE GENRE : « L’ÉMERGENCE D’UN LEADERSHIP FÉMININ AU SÉNÉGAL N’EST PAS NOUVEAU »
Oumoul K C TandianLa femme a toujours joué un rôle de choix dans la société sénégalaise. Cet acquis bute parfois sur des difficultés. Dans cet entretien, Mme Oumoul Khaïry Coulibaly Tandian, docteur en socio-anthropologie, enseignante-chercheure/consultante, spécialiste des questions de genre, salue les avancées, tout en appelant à davantage de mesures.

Contrairement à une idée très rependue, les femmes se seraient toujours illustrées dans la gestion des cités en Afrique de manière générale, au Sénégal plus particulièrement. Pouvez-vous nous citer des exemples concrets qui illustrent cette réalité ?
Dans toute l’histoire des sociétés africaines, les femmes se sont illustrées en exigeant leurs droits et ont, par conséquent, marqué la gestion de la cité. Nombreuses sont les œuvres littéraires qui ont mis en exergue l’influence de la reine-mère dans nos royaumes. D’ailleurs, durant la période précoloniale, la transmission des droits politiques se faisait par la femme dans les sociétés matrilinéaires, comme chez les Sérères par exemple. L’histoire relate aussi l’acte de résistance des femmes de Nder qui se sacrifièrent pour lutter, à leur façon, contre la captivité de Ndaté Yalla, de Djeumbeut Mbodj ou encore d’Aline Sitoé Diatta, qui s’est farouchement opposée à l’occupation coloniale. Les femmes ont aussi pris part aux mouvements intellectuels qui ont marqué la lutte anti-coloniale à travers notamment des associations et en rejoignant des partis politiques.

Depuis l’avènement des indépendances jusqu’à nos jours, la contribution sociale, économique, politique et culturelle des femmes en Afrique n’est plus à démontrer. Parmi les pionnières qui ont marqué notre histoire post-coloniale, on peut citer Maïmouna Kane, magistrate, qui, d’ailleurs, a été nommée, en 1978, secrétaire d’Etat chargée de la Condition féminine dans le gouvernement d’Abdou Diouf, avant d’être promue ministre, ou encore de sa collègue Caroline Faye, en politique ; Mariame Ba ou Aminata Sow Fall, dans le domaine littéraire ; des universitaires comme Fatou Sow, Marie Angélique Savané, Maréma Touré Thiam, entre autres. Celles-ci ont été rejointes par d’autres comme Mame Madior Boye, Aïssata Tall Sall, Aminata Touré, Amsatou Sow Sidibé, pour ne citer qu’elles.

Tout cela, pour vous dire que l’émergence d’un leadership féminin au Sénégal n’est pas nouvelle. Cependant, cela ne doit pas nous faire oublier la situation réelle de la majorité des femmes, exclues ou sous-représentées dans les instances d’exercice et de prise de décisions. En effet, nos cultures africaines, sénégalaises en particulier, sont caractérisées par une masculinisation de l’espace public et une relégation des femmes dans la sphère privée et leur cantonnement aux responsabilités sociales. La colonisation a beaucoup contribué à cette exclusion des femmes de l’espace public. En leur attribuant d’emblée un statut inférieur, elle les a privées d’un rôle actif en politique et sur le plan économique. Malgré la loi sur la parité et les avancées notées, en particulier dans la représentation nationale, la participation effective des femmes dans la gestion de la cité demeure encore un défi majeur.

Quelle place occupait la femme dans certaines sociétés traditionnelles africaines ?
Les femmes ont été de tous les combats de l’histoire de nos sociétés africaines, comme je l’ai dit précédemment. Toutefois, il faut aussi savoir que les sociétés africaines ne sont pas homogènes. Au Sénégal, nous avons des sociétés égalitaires matriarcales comme chez les Diolas et des sociétés inégalitaires et patriarcales. Selon le type de société, la place de la femme varie plus ou moins. Cependant, d’une manière générale, et même si je n’aime pas cette opposition tradition/modernité, les femmes étaient davantage cantonnées aux responsabilités sociales, gardiennes des traditions et ayant un rôle de transmission des valeurs, reproductrices avec comme tâche principale de s’occuper du foyer et d’assurer la pérennisation de la famille. Mais nous savons aussi que traditionnellement, les femmes ont toujours joué un rôle majeur dans l’entretien des ménages, ayant toujours eu en charge les cultures vivrières, en particulier après l’introduction des cultures de rente par le colonisateur.

Pris sur un aspect purement sociologique, pensez-vous que le Sénégal est en avance ou en retard dans le traitement réservé aux femmes ?
En avance ou en retard par rapport à qui ? A quoi ? Je pense que la réalité n’est pas aussi manichéenne que cela. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a beaucoup d’avancées sur les plans politique, social et économique. Les femmes sont aujourd’hui plus instruites, ont plus d’opportunités professionnelles, plus libres dans leur choix et constituent des actrices à part entière. En politique, elles sont davantage présentes dans les partis politiques, dans les gouvernements, à l’Assemblée nationale, les collectivités locales ainsi que dans les hautes institutions étatiques. Elles occupent également de plus en plus de responsabilités dans le secteur privé. Cependant, nos cultures sont traversées par un principe d’infériorité de la fille par rapport au garçon, de la femme par rapport à l’homme, qui se traduit par un rapport de pouvoir déséquilibré et surtout des inégalités de chances devant l’éducation, le travail et l’accès aux instances de prise de décisions.

Mme Croquette 2

Du fait des conséquences de ces pesanteurs socioculturelles, les femmes ne jouissent pas toujours de leurs droits, même lorsque l’égalité des sexes est consacrée par notre législation. Une illustration de cette situation, le faible nombre de femmes élues maires lors des élections locales, malgré la loi sur la parité. Ce principe d’infériorité rend également les femmes et les filles davantage vulnérables aux violences sexistes, en particulier sexuelles, mais aussi à l’impunité des auteurs, comme le montre une recherche que je coordonne pour l’Ong Radi, financée par le Crdi. A cause de ces normes sociales basées sur le genre, même celles qui ont la chance d’aller à l’école, de trouver du travail ou de s’engager dans un parti politique se retrouvent souvent confrontées au plafond de verre, résultat d’un parcours d’obstacles.

Une aliénation culturelle, savamment entretenue, a fini par susciter en nous un sentiment qui laisserait croire que les femmes occupaient des places réductrices dans nos sociétés africaines, qu’en est-il ?
Certes les clichés et préjugés ont contribué à la relégation des femmes, comme je l’ai déjà dit, et que la lecture des sociétés africaines selon le filtre de leurs valeurs présente une image de la femme africaine stéréotypée. Cependant, les rapports sociaux de domination, en particulier entre les sexes, qui structurent nos sociétés ne laissent pas toujours aux femmes la possibilité de jouir pleinement de leurs droits en tant que citoyennes. Mais, malgré le poids des traditions et autres difficultés qu’elles rencontrent, les femmes prennent conscience de leurs droits et les revendiquent. Vous savez, on a souvent opposé aux femmes un manque d’instruction, de compétences pour les écarter des sphères décisionnelles, aujourd’hui, même si un travail important reste à faire, les choses bougent.

Propos recueillis par Oumar BA

SOLIDARITE AVEC LES DETENUES : L’AMICALE DES FEMMES DU « SOLEIL » À LA MAC DE LIBERTÉ VI
L’Amicale des femmes du « Soleil », dans le cadre de la célébration de la journée du 08 mars, sera, aujourd’hui, à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) pour femmes de liberté VI.

Les femmes du quotidien national, pour marquer cette journée de célébration des droits des femmes, vont se rendre à la Mac de liberté VI pour remettre des vivres et de matériels aux femmes détenues. Une action de solidarité qui vise à partager les peines et souffrances de ces pensionnaires de ce lieu de privation de la liberté. Pour mener cette action sociale d’envergure, l’Amicale des femmes du quotidien le « Soleil » a bénéficié du soutien de la direction générale du journal, ainsi que d’autres partenaires tels que Sahel Evasion, Transversal, Noujaïm et Frères, Sips, Cassis Equipement, Sogepal, Laure Agro, le Groupement des femmes de Sangalkam, la Vivrière, la Pna, le Pnlp, le Sneips, le Service d’hygiène, la Lonase, Electronic Corp, Zeyna, Bara Boutique… Cette action de solidarité entre dans le cadre de la panoplie d’actions de solidarité de l’Amicale des femmes du « Soleil » à l’endroit des populations les plus démunies. Tout récemment, elle a eu à offrir du ciment pour la réhabilitation de certains lieux de culte. Lors du dernier mois de Ramadan, elle a octroyé des vivres aux populations démunies de Yarakh.

Aliou Ngamby NDIAYE

Last modified on jeudi, 08 mars 2018 07:22
Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.