Parti Sud : Projet pour un fast track de l’éducation et de la fonction enseignante

13 Juil 2018
1150 times

Le métier d’enseigner est celui qui rend tous les autres métiers possibles.

Aussi, notre parti, Sud (Sénégalais unis pour le développement), avec son mot d’ordre (Sénégal en tête : Set) proposera à nos compatriotes, lors de l’élection présidentielle de février 2019, un projet de transformation sociopolitique et économique endogène reposant d’abord sur un new deal éducatif.

Ce new deal consiste à doter tous les enfants du Sénégal de la formation adéquate et suffisante, tant en langues nationales qu’en français et en arabe le cas échéant, ainsi que des compétences qui leur permettront d’exceller dans la nouvelle économie.

Nouvelle économie qui est et sera celle des savoirs, des industries créatives et des sociétés de transformation locale des produits agricoles et des matières premières.

La fameuse comparaison que l’on fait entre la Corée du Sud et le Sénégal, qui en étaient au même niveau de développement en 1960, doit faire constater une chose. D’abord, c’est grâce au savoir et à la capitalisation de connaissances qui lui permettent de concevoir, de fabriquer et de commercialiser le téléphone Samsung, marque la plus vendue au monde, la marque automobile Hyundai et autres bateaux, que la Corée du Sud est devenue l’un des dragons asiatiques les plus développés aujourd’hui, avec Singapour, Hong-Kong et Taïwan, et aux côtés des tigres asiatiques dont font partie la Malaisie et l’Indonésie.

L’économie d’aujourd’hui et celle de demain sera donc avant tout celle du savoir et du knowledge-management. Le véritable pétrole du Sénégal, c’est la matière grise et le savoir inculqué à notre jeunesse.

Aujourd’hui, c’est déjà demain. « Allons donc jusqu’en Chine pour chercher le savoir ! »

Ce new deal éducatif que notre parti vous propose d’ores et déjà, chers compatriotes, passera par une redéfinition et une revalorisation de la fonction enseignante. Les enseignants représentent l’essentiel des effectifs de la Fonction publique et de ses salaires. Nous ne pouvons pas continuer à faire collectivement l’autruche ! Il faut que les enseignants soient restaurés et sanctuarisés dans la dignité sociale et le bien-être économique auxquels ils ont droit. Sinon, nous aurons toujours droit aux grèves cycliques et mouvements d’humeur perlés qui nous empêchent d’atteindre les quanta horaires nécessaires à une bonne formation de nos chères petites têtes crépues.

Perturbations qui ont impacté tous les régimes politiques que le Sénégal a connus depuis notre indépendance en 1960. Si l’on continue ainsi, nos enfants et nos jeunes se présenteront toujours avec des handicaps avérés à ces examens qui sont des armes de destruction massive de chaque génération de jeunes de 12 ans ou de 18 ans : le Cfee et le baccalauréat. Examens-couperets qui laissent sur le carreau des dizaines de milliers de jeunes à chaque génération, au CM2 ou en classe de Terminale, et qu’il nous faut absolument réformer, en y introduisant une bonne dose de prise en compte des contrôles continus.

Comment parvenir à cet objectif de fast track de la fonction enseignante ? Une fois aux responsabilités de l’Etat et avec votre confiance, sous l’impulsion du président Moustapha Guirassy, le parti Sud souhaite évaluer très précisément le montant annuel consacré par l’Etat sénégalais à l’éducation (qui se monte à des centaines de milliards), dégager le pourcentage total de ce montant en une fois sur une année-référence et le loger dans un fonds spécial géré par la future Fondation pour l’éducation et la revalorisation de la fonction enseignante (Ferefe), qui sera créée.

Cette fondation d’utilité publique utilisera les intérêts générés par ces centaines de milliards pour avoir une marge de manœuvre lui permettant de négocier, au nom des enseignants et aux meilleures conditions tarifaires, les prestations identifiées comme étant les besoins prioritaires des enseignants :

- Accès à l’habitat social et à la propriété immobilière pour leur famille ;

- Couverture maladie universelle pour tous les enseignants et les membres de leur famille nucléaire ;

- Titres de transport en commun intra et inter-régions à tarifs réduits ;

- Camps de vacances pour les enseignants et les enfants d’enseignants ;

- Pèlerinage aux lieux saints (Mecque /Vatican) ;

- Accès à la formation continue et professionnelle ;

- Bourses d’excellence pour les études supérieures accordées aux enfants d’enseignants.

La Ferefe négociera avec les prestataires les plus professionnels, pour l’ensemble de ces prestations.

Par ailleurs, au même titre qu’il aide déjà les écoles privées confessionnelles catholiques et protestantes, l’Etat, si la confiance populaire est démocratiquement placée en notre président Moustapha Guirassy, mettra au même pied et accordera la même dignité aux écoles dites coraniques.

Comment ? En accompagnant financièrement les « daaras » et en complétant leurs curricula au-delà de la mémorisation du livre saint, tout en supervisant les enseignants de ces écoles coraniques afin d’y permettre un cursus qui mènera à l’équivalent du Bfem et du baccalauréat.

Il y aura ainsi une extension de la subvention de l'Etat aux « daaras » avec prise en charge de l'internat. Par ailleurs, pour tous les types d’écoles, nous procéderons à l’introduction de stages obligatoires en entreprise (Pme, Tpe, Gie) à partir de la classe de seconde.

Oui, chers compatriotes, il nous faut résoudre définitivement les questions du statut social de l'enseignant (hébergement, transport, études de leurs enfants, développement professionnel et développement personnel, santé, assurance, etc.) : des modèles performants existent ailleurs, non pas en Occident, mais en Afrique même. Les syndicats doivent aussi accepter que l’on travaille ensemble à une meilleure représentativité de leurs organisations : l’Etat du Sénégal ne peut pas continuer à dialoguer avec 50 syndicats d’enseignants.

L’économie des savoirs et du know-how dont nous voulons favoriser et accompagner l’émergence endogène passera aussi par la généralisation de l’utilisation des logiciels libres. Aussi, la ligne budgétaire de 600 millions de FCfa affectée, chaque année, au paiement de Microsoft dans le budget de l’Etat du Sénégal sera supprimée et réorientée vers la fondation mise en place. L’Etat et ses démembrements utiliseront donc les logiciels libres et open source ; ce qui permettra aussi de favoriser l’amélioration de ces logiciels par notre jeunesse qui pourra les coder librement (Linux, Firefox, Open Office, etc.).

Enfin, le parti Sud s’attaquera aux puissants lobbies, soutenus par l’étranger, de l’édition de livres scolaires imprimés. Nous allons, en collaboration avec les enseignants, développer des curricula propres au Sénégal, ainsi que les ressources éducatives afférentes et mettre cet enseignement en valeur à travers l’intégration des nouvelles technologies dans l’éducation. Nos ouvrages scolaires pourront être digitalisés et rendus disponibles sur plusieurs supports. Nous introduirons l’apprentissage du codage et du raisonnement critique et mathématique dès le bas âge, pour développer le potentiel de nos enfants.

Ces propositions du président de Sud, Moustapha Guirassy, ne surprendront personne. C’est un pionnier de l’ingénierie pédagogique avec l’Institut africain de management de Dakar (Iam), créé en 1996, et qui a essaimé à Ouagadougou, à Tambacounda et à Bamako.

Les deux auteurs de ces lignes qui mettent en forme cette volonté politique forte du parti Sud et de son président sont : pour l’un, un ancien jeune enseignant des collèges dans les années 90 et ancien fonctionnaire de l’Education nationale dont il a démissionné après quatre ans d’exercice pour raisons de désabusement, du fait des revendications corporatistes intempestives de ce corps qui lui sont apparues bien loin de son idéal de jeunesse. Il est également le neveu utérin d’un ancien directeur de l’Ecole sénégalaise de Banjul à la retraite, mais resté actif dans le Sudes (Syndicat unique des enseignants du Sénégal), seule organisation syndicale du Sénégal présent de l’élémentaire au supérieur.

Pour ce qui est de l’autre auteure de ces lignes, elle est la représentante, pour l’Afrique francophone, d’une importante multinationale dans la technologie, qui s’active en Afrique, dans le cadre de sa Responsabilité sociale d’entreprise (Rse), pour le développement des économies numériques en Afrique.

Ces propositions, chers compatriotes sénégalaises et sénégalais, ne sortent donc pas de notre fertile imagination : elles proviennent d’un benchmarking méthodique des meilleures pratiques dans des pays africains qui ont, aujourd’hui, résolu à la fois la question éducative et la question enseignante : Maurice, le Maroc, le Rwanda, le Kenya et l’Ethiopie.
Chers Sénégalais, nous demandons votre confiance et nous solliciterons vos suffrages pour la mettre en œuvre.

Avec un seul mot d’ordre : « Sénégal en tête ! » Moustapha Mamba Guirassy, président de « Sénégalais unis pour le développement » (Sud), vous propose la voie de la confiance.

Confiance retrouvée en l’Etat, en nous et en les autres.

Par Aïssatou Sow LEYE
secrétaire nationale en charge de l’économie numérique
et de la transformation digitale, parti Sud

Ousseynou Nar GUEYE
secrétaire national en charge de la communication,
des questions éducatives et de la coopération africaine, parti Sud
www.s-u-d.com

Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.