A LA UNE (1150)

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) annonce une « hausse progressive » de la chaleur sur les localités sud et centre du Sénégal, au cours des prochaines 72 heures, à partir de lundi midi, avec par exemple des températures comprises entre 34 et 37°.

« Une hausse progressive des températures sera notée sur les localités sud et centre du pays » au cours de cette période devant être caractérisée par la prédominance d’un « temps ensoleillé à parsemé de nuages » sur la quasi-totalité du territoire sénégalais, annoncent les prévisionnistes météo.

Aussi, pour les prochaines 24 heures, la sensation de chaleur sera-t-elle ressentie sur le centre (Kaolack, Diourbel, Tambacounda, Fatick) et sud (Ziguinchor, Kolda, Kédougou) du Sénégal, « où les températures maximales avoisineront 34° à 37°C ».

Dans le même temps, « sur les régions proches du littoral, il fera moins chaud avec des maxi de la journée qui varieront entre 25°C à Dakar et 33°C au Cap Skirring », notent-ils dans leurs prévisions pour les prochains jours.

« La sensation de fraicheur nocturne et matinale se maintiendra davantage sur l’ensemble du territoire, notamment au nord avec des températures minimales qui tourneront autour de 16°C », ajoute l’Anacim.

Source : APS

Le Premier ministre, Mouhamad Boun Abdallah Dione, a présidé, hier, à Louga, la rentrée politique de Mamadou Mamour Diallo, Directeur des domaines et président du mouvement « Dolly Macky ».

Le Premier ministre, Mohamad Boun Abdallah Dionne a été séduit. Et il l’a dit. « C’est rare de voir une telle mobilisation. Si tout le Sénégal fait comme Louga, le président Sall est sûr de rempiler en 2019 et d’avoir une majorité confortable en 2017 », a commenté, visiblement surpris, le chef du gouvernement. C’est que l’avenue de la gare était noire de monde. Les militants de l’Alliance pour la République (Apr) sont venus de tous les coins du département de Louga pour prendre part à la rentrée politique de Mamadou Mamour Diallo, Directeur des Domaines et président du mouvement « Dolly Macky ».

« Le rassemblement est un véritable succès. Nous avons eu droit à une belle et exceptionnelle mobilisation. Je suis fier d’avoir fait le déplacement », s’est réjoui le Premier ministre, saluant l’unité et l’esprit d’ouverture des responsables locaux de l’Apr. « Le président Macky Sall invite tout le monde à l’unité. Et c’est heureux de constater que ce vœux de notre patron est une réalité à Louga », a dit Mohamad Boun Abdallah Dione.

Pour Mamadou Mamour Diallo, ce méga meeting marque une adhésion officielle à l’Apr. « Dolly Macky, a-t-il précisé, ne va pas semer la division. C’est un mouvement qui compte travailler en étroite collaboration avec les responsables Apr et de Benno Bokk Yaakar de Louga. Le but clairement visé est de renforcer les acquis enregistrés. Je tends la main à mes frères Moustapha Diop et Modou Mberry Sylla. Ensemble, nous allons gagner toutes les élections qui se profilent à l’horizon », a dit Mamadou Mamour Diallo, faisant nettement allusion aux législatives de 2017 et de la présidentielle de 2019.

Appel à l’Unité
Les alliés de l’Apr étaient aussi présents à ce rassemblement. Tous ont rappelé la nécessité de se donner la main, d’être solidaires et de travailler pour le président Macky Sall. « Cette forte mobilisation atteste de la puissance mais aussi et surtout de la vitalité de Benno Bokk Yaakar dans le département », a dit le ministre socialiste, ancienne maire de Louga, Aminata Mbengue Ndiaye. Elle a souhaité le bienvenu à Mamadou Mamour Diallo.

Mberry Sylla, président du Conseil départemental de Louga et le maire de la ville Moustapha Diop ont également promis de taire les « querelles inutiles ». Diallo, Diop et Sylla se sont échangé de chaudes poignées de main devant le Premier ministre. « Vous venez démontrer qu’il n y a que le parti qui compte pour vous. Merci d’avoir compris l’enjeu et de suivre les instructions du président Sall », s’est exprimé le Premier ministre, s’adressant aux trois responsables Apr de Louga. Unité, ouverture et massification ont été les principaux mots de ce méga meeting.

Abdoulaye DIALLO

Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a accepté, samedi, à Bamako, lors du Sommet France-Afrique, d’accueillir le président élu de la Gambie, Adama Barrow. La capitale malienne a accueilli vendredi et samedi le 27e sommet France-Afrique sous le thème du partenariat, de la paix et de l’émergence.

Joint au téléphone, le ministre conseiller chargé de la Communication de la présidence de la République, El H Hamidou Kassé, a indiqué que « M. Barrow sera à Dakar jusqu’à son investiture prochaine ». Non sans préciser que le chef de l’Etat, Macky Sall, « a répondu favorablement à la demande de son homologue du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ». Selon M. Kassé, le Sénégal est toujours dans la même position qui accorde « la primauté à la carte diplomatique ». A cet effet, « il agit, de concert avec la communauté internationale, notamment l’Onu, l’Ua et la Cedeao », d’utiliser toutes les voies diplomatiques possibles. Toutefois, cette option pour la résolution diplomatique, a-t-il indiqué, « s’adosse au principe du respect de la légalité institutionnelle qui voudrait que M. Barrow soit installé dans ses fonctions ». Et El H Kassé ajoute : « le Sénégal souhaite que la raison l’emporte sur la passion ».

A noter que la présidente en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), Ellen Johson Sirleaf, a fait le déplacement dans la capitale malienne en compagnie du président élu de la Gambie. Le chef de l’Etat sénégalais a accepté d’accueillir Adama Barrow jusqu’à son investiture prochaine « au nom de l’hospitalité sénégalaise ». Yaya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, conteste les résultats de la présidentielle gambienne du 1er décembre dernier, au lendemain de laquelle il avait pourtant reconnu sa défaite et félicité son adversaire Adama Barrow, le candidat de l’opposition, pour sa victoire. Jammeh qui a déposé un recours devant la Cour suprême exige la tenue d’une nouvelle élection.  Réunis le 12 décembre dernier, « les membres du Conseil de sécurité des Nations unies avaient renouvelé leur demande au président sortant Jammeh de respecter le choix souverain du peuple de Gambie et de transférer, sans condition et sans délai, le pouvoir au président élu, M. Adama Barrow ».

La Cedeao va poursuivre ses efforts pour un transfert pacifique du pouvoir, le but étant de convaincre Yaya Jammeh de quitter le pouvoir pacifiquement le 18 janvier au soir, date de la fin officielle de son mandat. L’Union africaine qui soutient cette médiation somme également Yaya Jammeh de quitter le pouvoir. Son Conseil de paix et de sécurité, réuni vendredi dernier à Addis Abeba, a indiqué qu’« à compter du 19 janvier, elle cessera de reconnaître Yaya Jammeh comme étant le président légitime ».

D. MANE (avec l’Aps) 

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, participe dimanche à la Conférence internationale de Paris sur la paix au Proche-Orient, annonce un communiqué.

« Le Sénégal, qui préside le Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du Peuple palestinien, a été convié, à l’instar de près de 70 pays et organisations internationales, à cette conférence […] », précise le service de l’information, de la communication et des relations publiques dudit ministère.

Il souligne que cette conférence « s’inscrit dans le cadre de l’Initiative française de paix au Proche-Orient lancée le 03 juin 2016 ».

Ce samedi s’est tenu une réunion des hauts fonctionnaires, en prélude à cette conférence dont l’objectif est de « remobiliser la Communauté internationale autour de la paix au Proche-Orient, de l’inciter à poursuivre ses efforts en faveur de la paix entre Palestiniens et Israéliens ».

« Elle constitue également un cadre qui permettra à la Communauté internationale de réaffirmer son attachement à la solution à deux Etats : la Palestine et Israël coexistant dans la Paix et la Sécurité », souligne encore le communiqué.

Après Paris, « le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur participera […] le 17 janvier 2017, à New York, au débat public trimestriel du Conseil de sécurité sur le Moyen Orient, ainsi qu’à des consultations sur d’autres questions importantes inscrites à l’ordre du jour de cet auguste organe ».

Source : APS

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a offert les droits de retransmission de la 31ième Coupe d’Afrique des nations (Can 2017) à la Guinée Bissau, a annoncé la Radiodiffusion Télévision sénégalaise (Rts), samedi.

« Le chef de l’Etat a été informé hier [Ndlr : avant-hier] des difficultés que la Guinée Bissau avait pour acquérir les droits de la Can. Or, les Bissau-Guinéens jouent aujourd’hui. Quand il a appris que la télévision nationale ne pouvait pas diffuser la Can, il a décidé d’acquérir les droits pour la Guinée-Bissau », a expliqué le directeur de la Cellule de communication et des relations publiques de la Rts, Dominique Ndecky.

Cerise sur le gâteau, la Rts a aussi aidé la télévision guinéenne à régler ses problèmes techniques. « Jusqu’à hier [Ndlr : avant-hier], tous les problèmes techniques étaient réglés », a assuré M. Ndecky par téléphone.

Une mission composée d’ingénieurs de la Rts séjourne actuellement à Bissau, dans la foulée de la première mission qui s’était rendue dans le pays.

Dominique Ndecky explique que « les ingénieurs de la Rts ont réglé le problème de la couverture du territoire national et installé des caméras ». Le seul hic était que la Guinée Bissau « n’avait pas jusqu’à aujourd’hui [Ndlr : hier] acquis les droits ». C’est désormais chose faite avec la décision du chef de l’Etat d’acquérir les droits pour le pays.

Dominique Ndecky signale par ailleurs que la Guinée Conakry a pu régler son problème satellitaire, grâce à un ingénieur envoyé sur place par la Rts. Le technicien se trouve toujours en Guinée et son travail a permis d’obtenir de « superbes images », a-t-il souligné.

Pour lui, cela traduit le leadership de la Rts, dans la sous-région. La télévision publique est détentrice exclusive des droits de diffusion pour le Sénégal de la Can 2017 au Gabon.

Source : APS

Le maire de Dakar, Khalifa Sall et d’autres souteneurs du maire Bamba Fall ont annoncé, hier, une série de manifestations pour la libération des personnes arrêtées dans le cadre du saccage de la maison du Parti socialiste en mars dernier.

Une conférence de presse a été organisée pour exiger la libération du maire, Bamba Fall et ses camarades, arrêtés après l’enquête sur le saccage de la Maison du parti socialiste à Dakar. Elle a été animée par Khalifa Sall, maire de Dakar. Le responsable socialiste a soutenu que «cette initiative n’est que l’entame d’un processus de manifestations et de soutien». Il entend tenir prochainement une conférence de presse pour « dire la vérité et rapporter les faits » de l’évènement  survenu à la maison du parti le 05 mars dernier ». « Ils (Bamba Fall et Cie) vous disent qu’ils sont confiants, qu’ils sont sereins et qu’ils ont foi en vous. Ils sont déterminés à retenir et à supporter cette épreuve et qu’au contraire, leurs préoccupations, leurs soucis vont vers vous», a-t-il soutenu.

« Ils ne sont pas des délinquants, ce sont des socialistes convaincus. Je suis venu donc pour soutenir la manifestation. Je remercie les autres mouvements et formations politiques qui sont venus manifester leur soutien. Dire qu’en politique, c’est cela qui est important: faire en sorte que la politique soit une affaire de gentlemen, de fair-play et où les gens peuvent se battre en usant des moyens non contestables, sur la base d’idées, de principes, de projets d’orientations d’objectifs. C’est une dynamique en marche et emprisonner Bamba Fall ou Khalifa Sall ne l’arrêtera pas. Utiliser d’autres moyens, d’autres voies pour neutraliser des camarades ou des opposants n’est pas très éthique», a ajouté Khalifa Ababacar Sall qui confirme la présence d’une liste aux prochaines élections législatives. D’autres actions (marche, rencontres…) sont aussi prévues par les militants pour maintenir la dynamique de lutte en faveur de la libération de Bamba Fall et compagnie.

Plusieurs partisans du maire de Dakar ont pris part à la rencontre avec la presse. Barthélémy Dias a indiqué que « c’est une présence de soutien. C’est une présence massive qui prouve aujourd’hui que nous sommes en face d’une injustice qui doit être combattue. Il s’agit, pour nous, aujourd’hui, de défendre des principes, de défendre des valeurs et de défendre des droits constitutionnels. Nous sommes dans l’obligation de soutenir la démocratie sénégalaise », a dit le maire de Mermoz Sacré-Cœur. « Tout cela participe d’une cabale, d’un complot qui vise  le maire de Dakar qui est notre espoir pour les élections à venir». Au-delà de Bamba Fall, il est question, pour nous, aujourd’hui, de préparer l’avenir, cet avenir nous allons le préparer dans le respect de la constitution, mais nous allons le préparer avec tout notre dynamisme, toute notre énergie», a insisté Barthélémy Dias.

Amadou DIOP

L’année 2017 va être celle des actions qui confirment la bonne marche du Sénégal vers l’émergence. Le président Macky Amadou Sall l’a annoncé à l’occasion de son discours de nouvel an. Il vient de le marquer avec l’inauguration du stade de Pikine, avec la panoplie de promesses des actions qui vont remettre sur les rails de la marche de l’émergence cette ville de la banlieue de Dakar. Pikine sera dotée d’un marché de fruit et de tous les services de confort permettant aux populations d’être en activité et ne sera plus un dortoir. Il s’agit là, pour le chef de l’Etat, de se projeter vers l’avenir avec des signaux concrets devant permettre aux Sénégalais de voir toutes leurs préoccupations prises en compte. Si l’on note l’omniprésence de ses actions partout ailleurs au service des populations, il n’en demeure pas moins que les années à venir seront les plus véridiques en termes de réalisations. Le Sénégal est passé d’un taux de croissance de plus de 1% à un taux de plus de 4% avec une projection de plus de 6 %. Avec ses taux, le Sénégal se rapproche des objectifs du PSE en matière de croissance qui se situent entre 7 et 8%.

La réduction de l’impôt sur les salaires rendue pragmatique a été aussi l’œuvre du président Sall dès son accession à la magistrature suprême, il y a de cela quatre ans. Car conscient des difficultés de vie de ses concitoyens, le chef de l’Etat a voulu relancer non seulement la consommation, mais aussi permettre aux populations de pouvoir supporter leurs charges. Et encore, il vient d’offrir un beau cadeau de nouvel an, en annonçant cette semaine une baisse de la fiscalité à l’Ipres, dans un élan de revaloriser les pensions retraite. Sans oublier la mensualisation des pensions de retraite par la volonté de Macky Sall qui a engagé le processus dans une dynamique d’amélioration des conditions de vie des travailleurs à la retraite. Le président de la République a voulu tout simplement aligner l’Ipres aux standards internationaux au bénéfice de ses concitoyens. Ce sont là des signes d’un Sénégal qui marche vers l’émergence.

Avec plus de 10000 pistes rurales créées, le prolongement de la Vdn 2 contournant la mer, le prolongement de l’autoroute jusqu’à Aibd, l’échangeur de l’émergence Illa Touba. La route Kaolack-Fatick dont les travaux ont commencé est en phase de finition. Sur le plan du transport urbain, les 13 régions ont eu chacune 50 bus pour un total de 650 cars transportant les passagers. A Dakar, 475 nouveaux bus acquis par Ddd.

La finition de la route Linguère-Matam avec la construction des 3 ponts de Matam et la réfection de la route Ourossogui Ndioum. La réception du pont de Foundiougne pour bientôt, celle de Dahra Linguère. Le canal du Ngalenka, les ponts comme celui du Fleuve Gambie, les autoponts, les autoroutes et les routes avec plus de 1000 kilomètres.
L’autoroute Diamniadio- Mbour, les ponts de la Guéoul, Halwar, Kédougou, Ndioum sont terminés.

L’autoroute Aibd-Somone-Mbour est terminée et inaugurée par Macky Sall. Les travaux de la route Tambacounda-Dialacoto et de l’Etat du Sénégal sont presque terminés. Les travaux en cours sur l’axe Tivaouane-Touba Toul-Khombole. La réhabilitation de la route Fatick-Bambey et Fatick- Kaolack, les travaux de réalisation des autoponts au niveau des carrefours Keur Massar et Thiaroye presque terminés. Les travaux de reconstruction de la route Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip, sur 40 kilomètres sont en cours. Les travaux de reconstruction de la route Passy-Sokone sont en cours, de même de la route Richard Toll-Ndioum.

Sur le plan de l’habitat, le pôle urbain de Diamniadio. Ce programme ambitieux dans sa phase initiale sera composé de plusieurs pôles avec un rythme sans précédent pouvant constituer un ouf de soulagement. Un pôle « Logements » avec 2 360 unités d’habitations dont 1 714 villas et 646 appartements. Cette première phase pourra accueillir une population de l’ordre de 40 000 résidents et 50 000 agents économiques en occupations commerciales et tertiaires.

Les cités de l’émergence avec ses 17 tours en centre-ville prouvent davantage l’intérêt accordé par le chef de l’Etat à ce secteur. Les infrastructures sont bien là avec le Centre International de Conférence Abdou Diouf. Du train express régional à la cité ministérielle de Diamniadio, en passant par les autoroutes à péage, et par plusieurs volets de développement que le président pose en acte concret, tous les citoyens sont convaincus du souci de Macky Sall à l’émergence du Sénégal. Comme sur le plan social où il a surtout entrepris ses actions après son accession à la magistrature suprême. Il a vite compris qu’un pays émergent doit combattre à priori la paupérisation de sa population.

L’instauration de la bourse familiale démarrée avec 50.000 familles ayant pour objectif 250.000 familles en 2017, soit à peu près 2 500 000 de sénégalais. La bourse de sécurité sociale, la couverture maladie universelle, le soutien des populations par la baisse des prix des denrées premières, de l’énergie dont celle de l’électricité qui entrera à nouveau en vigueur dans le second bimestre 2017, la promotion du logement social sont autant d’actions visibles réalisées ou en cours de réalisation par le gouvernement du président Macky Sall. La loi sur la modification du code de nationalité sénégalaise donnant droit aux femmes sénégalaises de transmettre la nationalité sénégalaise à leur conjoint relève du génie du président Sall.

L’inauguration récente des centrales solaires marque encore le pas et fait du Sénégal le premier pays à réaliser une telle prouesse en Afrique au Sud du Sahara. Le président Sall veut doter le pays entier en électricité. Ce qui permettra à toutes les populations notamment rurales de disposer de l’énergie de manière permanente pour leurs besoins à partir de leurs villages respectifs.

Les inondations sont devenues de nos jours de vieux souvenirs, puisque d’hivernage en hivernage, on ne parle plus comme avant de ce phénomène qui a longtemps hanté le sommeil de nos concitoyens. A travers des infrastructures de qualité installées dans les zones les plus touchées, le chef de l’Etat a réussi à trouver des solutions durables.

Sur le plan sanitaire, ce sont de multiples actions qui ont faites en faveur des couches vulnérables, mais aussi pour l’ensemble des citoyens. Sur ce, on note la gratuité des enfants de 0 à 5ans, de l’hémodialyse, de la césarienne, des antirétroviraux partout à travers les structures sanitaires du pays. Depuis 2012 des hôpitaux, des centres de références dans les districts sanitaires, centres de santé sont en cours de réalisation.

Cela découle de la volonté politique réelle du président Macky Sall qui souhaite avec l´aide du Gouvernement mettre à la disposition des populations sénégalaises des infrastructures sanitaires de proximité. Il est aussi en train de doter en équipements modernes les établissements de santé notamment avec l’acquisition de 76 générateurs d´hémodialyse installés dans les hôpitaux de Kaolack, Touba, Ziguinchor et Grand Yoff. Il s’y ajoute aussi des scanners destinés aux hôpitaux de Grand Yoff, Saint-Louis, Kaolack, Tamba, Touba, Ourossogui et Kolda.

Pour le désenclavement de la Casamance, les travaux de réaménagement du Port de Ziguinchor et du dragage du fleuve sont achevés. Le projet pôle développement Casamance avec 23 milliards pour redynamiser l’économie, désenclaver la région, le projet d’appui à la mise en œuvre du plan national d’investissement agricole d’un montant de 19 milliards de Fcfa sont des réalisations concrètes qui visent la réduction de la pauvreté dans les régions de Sédhiou et Kolda.

Sur le plan agricole, le Programme national d’autosuffisance en riz avec la mise à disposition gratuite de semences en riz aux riziculteurs de la Casamance et enfin l’extension des prérogatives de la Sodagri à toute la Casamance afin de prendre en charge à l’image de la Saed au nord, les préoccupations des producteurs de la Casamance.

La réception et la mise en service des bateaux Aguen et Diambogne, d’une capacité de 200 passagers et 13 camions de 35 tonnes chacun qui viennent s’ajouter au bateau Aline Sitoe Diatta. Ainsi qu’une subvention de 50% sur le prix des billets des trois navires, soit 5000 francs au lieu de 10000 francs.

Le président Macky Sall rappelle l’importance qu’il accorde au développement de la riziculture. Pour cette raison, il a fixé des objectifs clairs pour réussir l´autosuffisance alimentaire à long terme. Le président de la République insiste sur le « consommer local » qui doit être le fer de lance pour une vraie émergence. Pour y arriver, il compte soutenir les agriculteurs. L´Etat suspend la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) de l´activité rizicole dans la Vallée et le reste du Sénégal. Cet argent pourra compenser le prix fixe de l´électricité qui serait un bénéfice pour tout le monde. Plus de 1000 tracteurs ont été commandés des Pays-Bas au profit des paysans sénégalais.

Il y a aussi la subvention des intrants (semences et engrais) pour soutenir la production agricole, mais également à hauteur de 70% de 16 .800 unités de mécanisme agricole pour améliorer l’outil de production du monde rural. On note la distribution de vivres de soudure et d’aliments de bétail en soutien au monde rural.
Un fonds a été mis en place pour soutenir l’élevage.

Un domaine agricole communautaire de première génération à Wack Ngouna est en phase de réalisation. Avec l’ANPEJ, PRODAC et les 9 zones cibles: Keur Momar Sarr, Sédhiou, Keur Samba (Diourbel), l’axe Kaffrine-Tambacounda, l’axe Mont-Rolland-Pout, Kolda, Kédougou, les vallées du Sine et du Djobass et le Papej. Le gouvernement projette d’atteindre 450.000 emplois créés d’ici à fin 2017.

Sur le plan éducatif, Macky Sall a mis l’accent sur le parachèvement de l’enseignement supérieur un peu partout dans le pays. Pour cela, il y a la construction de la deuxième université à Dakar et d´autres universités dans les régions de Kaolack, Fatick, Tambacounda. Il s’y ajoute la construction des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep) et les centres de formation professionnelle.

La rénovation de l´université Cheikh Anta Diop de Dakar avec des pavillons bâtis fait partie de la modernisation des établissements supérieurs répondant aux bonnes conditions de travail des étudiants. D’autres actions ont été menées là où le besoin se fait sentir pour mettre les fils du pays dans de bonnes conditions d’apprentissage. Les abris provisoires passent de 8500 à 2000 sur toute l’étendue du Sénégal et deviendront bientôt de vieux souvenirs.

Il faut inscrire dans le compte de son bilan, le projet de modernisation des cités religieuses dont la plupart ont été réceptionnées. Mais également, les grands projets dans le cadre du Programme Sénégal émergent (Pse) à savoir ponts, routes, pistes et autoroutes, ont permis au Sénégal de se doter d’un bon réseau de voies de communication. Cela s’est fait dans le cadre du Pudc qui a mis toutes les populations sur les rampes du développement.

Les travaux de l’Arène nationale ont démarré à l’entrée de Pikine, à proximité du Technopole de Dakar. Cette infrastructure permettra au monde de la lutte de disposer d’un cadre adéquat pour ses activités. Réhabilité et agrandi, le stade Aline Sitoé Diatta de Ziguinchor est fonctionnel avec des installations ultramodernes. Il faut y ajouter la réhabilitation des stades Maniang Soumaré de Thiès, Lat Dior de Thiès et Mawade Wade de Saint-Louis.

En d’autres termes, Macky Sall est phase de remplir son contrat consenti avec le peuple sénégalais, surtout sur le plan de l’emploi. Sur toutes ses actions, on parle désormais de 60 000 emplois créés donnant des activités à la population dans tous les domaines. Le quatrième président a entrepris toutes les réformes nécessaires d’une gouvernance sobre et vertueuse offrant le plein épanouissement de ses concitoyens. L’acte 3 de la décentralisation est venu corriger les inégalités et consacrer la communalisation universelle.

Sur le plan maritime, la construction des quais de pêche de Soumbédioune, de Yoff, la nouvelle patrouille de la marine sénégalaise de Kédougou, la mise en place de la chaloupe Dakar Rufisque sont de parfaites illustrations d’actions.

Le Sénégal est aussi entré dans l’ère de la révolution du numérique sous Macky Sall qui ne songe qu’à placer ses compatriotes au même niveau d’informations que ceux des pays développés.

Pour toutes actions visibles et concrètes, le président Macky Amadou Sall est en train de marquer son histoire. Celle d’avoir permis au Sénégal d’entreprendre le chemin de l’émergence.
Comme toute nation qui se veut indépendante, devant permettre à ses fils de vivre dans la dignité.

Par Mamadou Amadou Tamimou WANE

Les dirigeants ouest-africains qui tentent de convaincre le président gambien sortant Yahya Jammeh de céder le pouvoir, le 19 janvier, à son successeur élu, Adama Barrow, ont exprimé, hier, à Banjul, l'espoir d'une sortie de l'impasse politique.

La Gambie est plongée dans une crise depuis que M. Jammeh a annoncé, le 9 décembre, qu'il ne reconnaissait plus les résultats de l'élection présidentielle du 1er décembre, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.

"Le but de la visite est de rencontrer le président Jammeh, afin que tout le monde puisse s'entendre sur une feuille de route. Nous sommes plutôt optimistes que, cette fois, les discussions n'échoueront pas", a déclaré à la presse le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama.

La délégation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, 15 pays) est conduite par le chef de l'Etat nigérian Muhammadu Buhari, son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf et l'ex-président ghanéen John Dramani Mahama.  Tous trois faisaient partie d'une mission dépêchée par la Cedeao, exactement un mois auparavant, pour presser Yahya Jammeh, à la tête de la Gambie depuis 1994, de quitter le pouvoir le 19 janvier, après l'expiration de son mandat, sans succès.

Les pourparlers d’hier "sont très cruciaux, parce que c'est sur la base de ces discussions que tout le monde pourra commencer à voir quelle option envisager", a ajouté le ministre Onyeama.
A la question de savoir s'il était confiant, cette fois-ci, dans une réponse favorable de Yahya Jammeh à la demande de la Cedeao, le président Buhari a simplement lâché : "Seul Dieu le sait". Après leur arrivée, les dirigeants ouest-africains ont tenu une première réunion entre eux, à huis clos. Ils devaient rencontrer MM. Jammeh et M. Barrow.

Outre la Cedeao, de nombreux pays et organisations dont l'Onu font pression sur Yahya Jammeh qui a saisi la justice pour faire annuler les résultats de l'élection et se dit déterminé à rester président tant qu'elle n'aura pas statué sur ses recours. De son côté, Adama Barrow a affirmé qu'il serait investi le 19 janvier et se considérera président à compter de cette date.

Jeudi, l'avocat de M. Jammeh a déposé à la Cour suprême une nouvelle requête demandant d'empêcher la prestation de serment de M. Barrow et d'interdire au pouvoir judiciaire, aux fonctionnaires et parlementaires de l'organiser ou d'y participer.

AFP

Ville d’art et de civilisation, la région de Kolda est promise à un bel avenir où la culture jouera un rôle de premier plan dans son développement durable et dans la création de richesses. Selon Abdoulaye Lamine Baldé, directeur du Centre culturel régional, la culture a un bel avenir à Kolda qui, avec ses caractéristiques locales, son patrimoine culturel et artistique, a confirmé sa vocation de ville de la culture et des arts, à la faveur de l’organisation du Festival national des arts et des cultures (Fesnac) en décembre dernier.

Fort de sa position de région carrefour ouverte sur trois pays (Gambie, Guinée-Bissau et Guinée Conakry), Kolda s’affirme comme un foyer dynamique de la création artistique. L’expression culturelle, qu’elle soit musicale, littéraire ou dans les arts plastiques, y connaît une véritable vitalité. Selon Abdoulaye Lamine Baldé, directeur du Centre culturel régional, le brassage ethnolinguistique noté dans la région n’y est pas étranger. « Il y a une symbiose et une diversité culturelle à travers cette paix qui existe entre les différentes communautés issues de ce brassage, mais aussi à travers les expressions culturelles, aussi bien les rites que les cérémonies cultuelles et familiales », fait-t-il savoir. Selon lui, Kolda est riche d’un patrimoine culturel qu’il est important de protéger et de sauvegarder, mais aussi de préserver de l’oubli. « Nous avons un répertoire très riche et diversifié légué par nos anciens. À titre d’exemple, je citerai les vestiges du tata de Moussa Moolo et de Amdallaye, l’arbre mythique de Moussa Moolo, sans parler de son tambour, ainsi que le puits de Kandia. Le potentiel est réel, mais ce sont les moyens de diffusion, de promotion de l’utilité de ce patrimoine, mais aussi de le rendre accessible à tous qui pose problème », estime M. Baldé. À son avis, la réhabilitation de l’ensemble de ces sites participe à promouvoir l’élan touristique dans la région.

La conviction de Sadiki Sall, qui dirige une association dont les objectifs sont, entre autres, la recherche culturelle, la défense de l’authenticité, les échanges culturels, est que c’est la position de Kolda qui fait la richesse culturelle du Fouladou. Selon lui, les premiers occupants de Kolda sont des Bambaras qui sont arrivés avec leur culture, suivis des Peuls, lesquels, dans leurs mouvements en quête de pâturage, ont quitté les plateaux du Fouta Djallon, sont passés par la Guinée-Bissau pour arriver à Kolda avec leur culture. Le mouvement, ajoute-t-il, s’est poursuivi avec les populations venues du centre du Sénégal et du nord de la Gambie qui sont arrivées avec leur culture, de même que des Sérères qui sont arrivés par la côte. M. Sall estime qu’il est difficile de parler de la culture du Fouladou sans mettre cela dans le contexte casamançais, parce que « le fond antérieur à tout cela, c’est le fond baïnouk, sur ce fond mandingue qui vient du Mali, du fond peul et d’autres communautés qui sont venues par la suite (Sarakholés, Wolofs, Sérères, etc.) ». Finalement, indique-t-il, Kolda s’est retrouvé avec un kaléidoscope culturel qui est un gage de diversité et de richesse. « La culture, nous la vivons, mais nous ne l’exploitons pas. Parce que l’exploitation dépendrait aussi d’une certaine technicité et d’une certaine culture intellectuelle », argue Sadiki Sall.

La musique en poupe
Kolda danseÀ l’heure actuelle, la musique connaît une mutation décisive à la faveur d’une floraison de jeunes talents soucieux de promouvoir cet art. Riche de son potentiel et de ses expressions culturelles, Kolda se distingue à travers ses artistes dont les dignes ambassadeurs sont le groupe Gélongal, Daby, Abdou Diop, King Abib Coddé... « La plupart des jeunes qui font de la musique urbaine utilisent leur langue maternelle, les langues du terroir, quand ils chantent. Ils sont conscients qu’on ne peut promouvoir la culture qu’à travers sa propre langue », indique Abdoulaye Lamine Baldé. Selon lui, on peut bien chanter en français ou en anglais, mais d’abord, il faudrait que sa propre communauté puisse déchiffrer le message que le chanteur veut diffuser. C’est une des raisons, dit-il, que ces musiciens ont commencé à introduire les sonorités locales dans leurs chansons. « Rares sont, aujourd’hui, les musiciens qui n’utilisent pas dans leurs sonorités le nianiérou, hoddu, la kora qui sont des instruments phares de la musique du Fouladou. Ce qui était inimaginable il y a dix ou vingt ans. Ils ont compris que pour vendre, il faut d’abord être compris. Ils ont donc privilégié l’ancrage d’abord, puis l’ouverture. C’est une façon de promouvoir ces instruments de musique traditionnelle qui font la fierté du Fouladou », affirme-t-il. Et c’est de bonne guerre, apprécie M. Baldé.

M. Sadiki Sall estime, pour sa part, qu’il y a une tyrannie de la musique sur la culture. « Il ne faut pas réduire la culture à la musique », indique-t-il. « C’est la musique qui rapporte le plus de ressources facilement, parce qu’ils sont prêts à y mettre des ressources, alors que Kolda regorge de génies dans tous les domaines », note-t-il.

Un festival pour promouvoir la culture
Si les grandes villes sont, aujourd’hui, connues, c’est grâce à la culture ou au sport. C’est l’avis du directeur du Centre culturel de Kolda. « Gorée a sa maison des esclaves, Saint-Louis a son festival de jazz. Nous voulons promouvoir le label Kolda. C’est ce qu’a compris la municipalité en initiant le Festikolda. Et ce qu’il faut saluer, c’est que nous avons associé les pays limitrophes pour consolider et raffermir notre lien entre ces différents pays », relève Abdoulaye Lamine Baldé. De l’avis du maire, ce festival était une opportunité pour l’équipe municipale de montrer la culture koldoise et d’offrir aux jeunes acteurs culturels un plateau de production. « La manifestation a été une réussite. Pour la première fois, la ville, la région, a pris l’initiative d’organiser un évènement culturel que nous voulions certes locale, mais qui a pris une dimension nationale. C’est au sortir de ce grand évènement que le ministre de la Culture a décidé de confier l’organisation du dernier Fesnac à Kolda au mois de décembre », se félicite Abdoulaye Bibi Baldé. Une multitude d’évènements (exposition d’œuvres d’art plastique et de produits d’artisanat d’art, carnaval, veillée culturelle traditionnelle, concert son et lumière, un gala de lutte traditionnelle, soirée culturelle) organisée à cet effet a permis de mettre en valeur les potentialités culturelles du terroir et de renforcer son rayonnement sur le plan national, voire international.

La culture constitue, selon Abdoulaye Bibi Baldé, un secteur extrêmement important pouvant créer de la richesse, de la valeur ajoutée et de l’emploi. « À travers la culture, on peut bâtir une industrie forte et dynamique étant entendu que nous avons les potentialités », assure-t-il. « Il suffit, pour y arriver, de mettre tout cela en synergie, d’accompagner les artistes, pour que la culture puisse jouer un rôle de premier plan de développement durable de notre ville, de notre région », indique le maire de Kolda.

Soutenir davantage la culture
La culture se porte bien à Kolda. Le potentiel est là, mais il faut qu’il soit valorisé, boosté et vulgarisé, selon le directeur du Centre culturel. Pour M. Baldé, l’avenir est prometteur, surtout avec les projets qui vont bientôt sortir de terre. « Avec l’engagement pris par le ministre de la Culture de construire un complexe culturel digne de ce nom, nous avons bon espoir que les acteurs culturels auront enfin un espace d’expression très bien équipé, avec studio d’enregistrement.

Les jeunes ne seront plus obligés de se déplacer jusqu’à Dakar ou en Gambie pour avoir du bon son », indique M. Baldé. Le centre culturel a acquis tout récemment un important lot de matériel, mais aussi un véhicule qui, selon lui, va bien les aider dans leur mission de promouvoir le tourisme. Seulement, déplore Abdoulaye Lamine Baldé, le Centre culturel fait face à un manque de moyens humains pour encadrer l’ensemble des acteurs de la culture. « Il y a un seul agent technique pour toute la région.

C’est un handicap. Aussi, il n’y a pas de services départementaux à Médina Yoro Foula et à Vélingara. C’est le service régional qui est chargé de promouvoir, de propulser, de vulgariser, mais aussi de préserver et sauvegarder la richesse culturelle (patrimoine matériel comme immatériel). Le personnel d’appoint provient du conseil départemental », déplore-t-il.

Pour M. Sall, la recherche culturelle peut être très bien valorisée. Mais, au Sénégal, la culture est un parent pauvre de notre politique. « La culture est mal outillée, mal servie, pour fonder le développement local », dénonce-t-il. A l’en croire, le développement de la culture passe par l’appui au Centre culturel régional, aux associations culturelles, etc. M. Sall plaide pour que les budgets gérés par les collectivités (communes, conseils départementaux) soient mis à la disposition des acteurs culturels qui vont pouvoir les utiliser à bon escient. « S’il faut que l’autorité politique décide d’un évènement pour y mettre toutes les ressources, ces dernières ne pourraient pas soutenir la créativité ailleurs. Si on croit à la culture, on doit y mettre des moyens », martèle-t-il.

Par Samba Oumar FALL et
Souleymane Diam SY (textes)
et Pape SEYDI (photos)

Alors que la Can 2017 démarre samedi, la Caf a procédé hier, au tirage au sort des éliminatoires de la Can 2019 prévue au Cameroun. Au total, 51 sélections nationales sont en lice pour 15 places en jeu, le Cameroun, pays hôte étant qualifié d’office. Dans chacune des 12 poules, l’équipe qui termine en tête du classement sera qualifiée, en plus des trois meilleures deuxièmes. Logé dans la poule A, le Sénégal affrontera la Guinée Équatoriale, le Soudan et le vainqueur entre Sao Tomé E Principé et Madagascar. Autant dire que les « Lions de la Téranga », actuelle meilleure sélection africaine, selon le dernier classement Fifa, parue hier, partent favoris dans ce groupe A. Le Sénégal aura notamment l’occasion de prendre sa revanche sur la Guinée Équatoriale qui l’avait battu, à domicile, en 2012 (2-1). Une 3e défaite qui avait éliminé les Lions dès le premier tour. Dans l’ensemble, c’est une poule jouable pour le Sénégal, ses adversaires n’étant pas des foudres-de-guerre.

Diégane SARR

Dans la région de Saint-Louis, la mise en œuvre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) avance à un rythme « satisfaisant ». La tenue, hier, du Comité technique régional de suivi de cette initiative du chef de l’Etat a permis de revenir sur l’état d’avancement des différents travaux et d’installer un Comité de suivi-évaluation.

Après plus d’un an de mise en œuvre, les projets prévus dans la région de Saint-Louis, notamment dans les départements de Dagana et de Podor, dans le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) avancent à un rythme soutenu. Aussi bien dans les volets hydraulique, électrification rurale, piste rurale qu’équipements post-récolte, les taux de réalisation sont jugés « satisfaisants ». Et ce ne sont pas moins de 10 milliards de FCfa qui ont été investis dans cette région, a informé le directeur national du Pudc Cheikh Diop. C’était hier à l’occasion de la réunion du Comité technique régional de suivi de cette initiative présidentielle, lancée en juillet 2015.

3 sur les 6 systèmes Aemv terminés
Cette rencontre qui a été présidée par le gouverneur de la région, Alioune Aidara Niang, en présence des élus locaux des communes bénéficiaires, des chefs de services régionaux et différents partenaires, a permis de tirer un bilan à mi-chemin du programme.

Il ressort de cette rencontre d’évaluation qu’en ce qui concerne la composante Hydraulique, sur les 6 systèmes d’alimentation en eau potable multi-village (Aemv) prévus dans le département de Podor, 3 sont terminés. Il s’agit des ouvrages de Fondé Gandé, de Rendo et de Gawdé. De même, les travaux du forage de Rewane sont achevés. Ceux de Yawaldé Dialloubé et de Lodé sont en cours.

A Dagana, 4 systèmes sont en cours de réalisation à Yelour, à Diam Diayré, à Gad Abass et à Baldiol. Pour les systèmes de Yélour et de Gad Abass, les forages sont déjà terminés et les travaux de génie civil sont en cours. Au total, il est prévu la réalisation de 16 abreuvoirs, 77 bornes fontaines et 10 potences dans la région de Saint-Louis. Sept communes et 34 villages sont bénéficiaires des interventions du Pudc dans le volet hydraulique. Plus de 16.000 personnes seront impactées.

Concernant le volet Electrification rurale, 17 communes et 55 villages sont concernés dont 37 à Podor, 15 à Dagana et 03 à Saint-Louis. Au total, 13 % des villages à électrifier dans le Pudc pour une population de 33.000 personnes, se situent dans la région de Saint-Louis. Après le déploiement de 5.400 poteaux en béton, de 24.900 poteaux métalliques et du matériel, le piquetage et la pose des poteaux sont en cours. Il est également prévu des branchements intérieurs et des lampadaires.

Pour le volet équipement en matériels post-récolte, il est prévu d’en déployer 156 dans le département de Podor. Ils seront répartis entre 11 communes, 76 villages. Plus de 87.000 personnes seront ainsi impactés. Dans le département de Dagana, 76 équipements seront distribués dans 4 communes et 35 villages. Tous ces équipements sont déjà confectionnés et le début des déploiements est prévu pour cette fin du mois de janvier.

80 km de piste déjà achevés
En ce qui concerne les pistes rurales, au total, 113,6 km sont prévus pour la région de Saint-Louis. La piste Aéré Lao-Yaré Lao longue de 48 km est déjà achevée, de même que celle qui relie Ndioum et Bombodé, d’une distance de 32,4 km. Quant à la piste qui va de Richard-Toll à Niassanté longue de 33 km, les travaux ont atteint un taux d’avancement de 20 %.

Dans le volet Promotion des chaînes de valeurs dont l’esprit est de développer autour des forages des périmètres maraîchers par les femmes, la région de Saint-Louis est bien prise en compte. Ainsi, le Pudc a prévu d’y ériger 7 sites dont 5 dans le département de Podor et 2 à Dagana, le tout pour une superficie de 35 ha. Des partenariats ont été déjà signés avec l’Ancar, le Cdh/Isra, l’Ita et l’Iref pour le renforcement de la mise en œuvre des activités autour des filières agricoles.

Pour assurer le suivi de toutes ces activités sur le terrain, un Comité régional de suivi-évaluation a été mis en place par arrêté du gouverneur de la région, Alioune Aidara Niang, qui en assure, en même temps, la présidence.

Cheikh Diop, Directeur national : « Globalement, le taux d’exécution est de 70 à 80 % »
DG PudcLancé le 7 juillet 2015 par le chef de l’Etat Macky Sall, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), dont la mise en œuvre est confiée au Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), a atteint un « taux d’exécution de 70 à 80 %, toutes composantes confondues », selon son directeur national, Cheikh Diop. A ce jour, seul le volet Electrification rurale, avec 30 % de taux d’avancement, affiche un taux de moins de 50 %. Et pour cause : « Au début, 325 villages étaient prévus, mais du fait de la forte demande, ce nombre a été revu à la hausse. Ainsi, nous sommes passés à 420 villages à électrifier », a-t-il expliqué.

178 forages et 68 châteaux d’eau déjà réalisés par le Pudc
Ainsi, à la date du 31 décembre 2016, pour le volet Pistes rurales, sur un objectif de 790,81 km, 255,24 km sont achevés et 420,09 km sont en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60 % dans la zone sud (régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès, Sédhiou, Kolda) et 90 % dans la zone nord (régions de Matam, Saint Louis, Louga et Diourbel). Concernant le volet Hydraulique rural, le Pudc a déjà réceptionné 178 forages et finalisé 68 châteaux d’eau. Pour le volet Electrification rurale, les travaux ont démarré sur le terrain sur 62 villages et 50 km de lignes moyenne tension déjà implantées. S’agissant le volet Equipement de transformation agricole et post récolte, le nombre d‘équipements produits et certifiés s’élève à 2.995 sur 5.079 prévus soit un taux d’exécution de 59%. Le déploiement des équipements est en cours.

 

La résorption des abris provisoires, une priorité dans la 2ème phase
Même si les résultats de cette première phase sont satisfaisants, Cheikh Diop souligne que le chemin qui reste à parcourir est encore long. Pour cette première phase, le budget initial était de 113 milliards de FCfa. Mais compte tenu de l’ampleur des besoins, le chef de l’Etat a du revoir à la hausse cette enveloppe qui est passée à 123 milliards de FCfa. Au total, l’ensemble des besoins estimés dans le Pudc sont de l’ordre de 500 milliards de FCfa. Toutes les demandes formulées par les collectivités locales, lors des différents comités techniques régionaux seront prises en compte dans la formulation de la 2ème phase du Pudc, selon M. Diop. La mise en œuvre de celle-ci va s’étirer sur la période 2017-2019. Les mêmes composantes seront reconduites, mais il y aura une attention particulière sur la résorption des abris provisoires dans les écoles.

De notre envoyé spécial à Saint-Louis, Elhadji Ibrahim THIAM

Après avoir brillamment servi le Sénégal en tant que militaire, le Général d’armée, Mamadou Sow, vient d’être nommé ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire du Sénégal en Espagne. Une nouvelle mission qui vient après celle du commandement des armées.

L’information parue, il y a quelques semaines, dans la presse, vient d’être confirmée par le communiqué du Conseil des ministres de mercredi dernier. Le Général d’Armée, Mamadou Sow, ex-chef d’Etat major général des armées du Sénégal, est le nouvel ambassadeur du Sénégal en Espagne. Il remplace, à ce poste, Abdou Salam Diallo, « appelé à d’autres fonctions ».
Ainsi après avoir servi loyalement son pays, en tant qu’officier supérieur, ayant participé à plusieurs théâtres d’opérations, en Casamance et en Afrique, le général Sow va désormais évoluer sur le terrain de la diplomatie. Lui comme son prédécesseur, le général Abdoulaye Fall, actuellement ambassadeur du Sénégal en Chine, sont considérés comme des Mekhnesi. Ils sont tous deux issus de l’Académie royale de Mekhnès au Maroc.

Réputé bon militaire et rigoureux dans le travail, Mamadou Sow est le seul qui a le privilège de porter le titre de « Général de corps d’armée » en tant que Cemga. « Nogass » (qui veut dire vingt en pulaar, correspondant aussi aux vingt jours de punition qu’il infligeait souvent aux subalternes) est très respecté dans l’armée. Pur produit de l’armée sénégalaise, le nouvel ambassadeur au Royaume d’Espagne est un sortant de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (Ensoa) de Kaolack. Il fait aussi partie de la première promotion de l’Ecole nationale des officiers d’active (Enoa) de Thiès.

Avant de commander les armées sénégalaises, il a été le chef de cabinet du Cemga Abdoulaye Fall, commandant de la zone N°5 (Ziguinchor), chef de corps du 25ème BRA (Bataillon de reconnaissance et d’appui). Mais le général Mamadou Sow a également été le conseiller du Cemga à la formation et chef de la division personnel à l’état-major général. A l’étranger, dans les missions onusiennes, il a également dignement représenté les armées sénégalaises au Congo en tant que chef d’état-major de la Force hybride des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo-Munisco. Ces différentes expériences lui ont valu de prestigieuses médailles militaires au Sénégal (Croix de la valeur militaire) et à l’étranger : (médailles Onu (Ouganda, MONUIK).
A Madrid, ce commandant des troupes n’aura guère du mal à représenter, une fois de plus, le Sénégal. Son expérience et sa rigueur dans le travail vont beaucoup l’aider à accomplir sa nouvelle mission.

Maguette NDONG

Libreville : Sur les lieux de la compétition ! Les "Lions" débarquent aujourd’hui à Franceville où ils entrent dans la 31ème Can de football face à la Tunisie. Après, un stage d’une semaine ponctué de deux matches de préparation contre la Libye et face au Congo à Brazzaville, Aliou Cissé et ses joueurs doivent être fin-prêts pour affronter les "Aigles deCarthage". L’ambassadeur du Sénégal à Libreville se transportera sur place pour les accueillir et leur redire, si besoin était encore, les folles attentes du peuple qui pèsent sur leurs épaules.

Sur ce qu’on a entendu depuis deux jours à Libreville, ces attentes dépassent même le seul cercle des Sénégalais. Car, bien des Gabonais miseraient bien une piécette sur Kouyaté et ses copains. En tout cas plus que sur leurs "Panthères". Pareil également chez les supporters algériens croisés hier en début d’après-midi à la gare de Libreville. Eux voient le Sénégal et les "Fennecs" non seulement lors de la 2ème journée du Groupe B basé à Franceville, mais … en finale. C’est dire que, plus que jamais, les "Lions" figurent parmi les favoris. Seront-ils à la hauteur ? Immense question.

B. K. N.

Libreville : Sur les lieux de la compétition ! Les "Lions" débarquent aujourd’hui à Franceville où ils entrent dans la 31ème Can de football face à la Tunisie. Après, un stage d’une semaine ponctué de deux matches de préparation contre la Libye et face au Congo à Brazzaville, Aliou Cissé et ses joueurs doivent être fin-prêts pour affronter les "Aigles deCarthage". L’ambassadeur du Sénégal à Libreville se transportera sur place pour les accueillir et leur redire, si besoin était encore, les folles attentes du peuple qui pèsent sur leurs épaules.

Sur ce qu’on a entendu depuis deux jours à Libreville, ces attentes dépassent même le seul cercle des Sénégalais. Car, bien des Gabonais miseraient bien une piécette sur Kouyaté et ses copains. En tout cas plus que sur leurs "Panthères". Pareil également chez les supporters algériens croisés hier en début d’après-midi à la gare de Libreville. Eux voient le Sénégal et les "Fennecs" non seulement lors de la 2ème journée du Groupe B basé à Franceville, mais … en finale. C’est dire que, plus que jamais, les "Lions" figurent parmi les favoris. Seront-ils à la hauteur ? Immense question.

B. K. N.

Libreville : « Vivons la passion du foot », peut-on lire sur certaines affiches qui flottent au vent dans les rues de Libreville. Mais on peut se permettre de soutenir que l’appel est tombé dans l’oreille de sourds. Car, aucune espèce d’engouement n’était notée chez les Gabonais, hier à trois jours du lancement de « leur » Can de football (du 14 janvier au 5 février). Il y a cinq ans, lorsqu’ils avaient co-organisé la compétition avec la Guinée équatoriale, l’ambiance était bien plus festive qu’elle n’est actuellement. Impossible alors de faire cent mètres sans « croiser » quelque chose qui renvoie à la Can. Des gadgets de toutes sortes étaient proposés aux passants, aux visiteurs. Là, rien ! Samba, la mascotte de cette 31ème édition est introuvable, alors qu’en 2012, son grand-frère « Gagui » était partout présent. Sur les T-shirts, sur les porte-clés, etc. Les quelques personnes interrogées sur la Can qui démarre samedi avec le match Gabon – Guinée Bissau vous répondent par une moue révélatrice de ce peu d’engouement noté à Libreville. D’autres expliquent cette relative indifférence par des raisons … politiques. « Ce sont les opposants, les gens de Jean Ping qui font tout pour saboter l’évènement », entend-on par-ci. Par-là, les explications tendent vers le volet économique et la dure conjoncture que traverse le pays depuis l’élection présidentielle qui a tourné à l’avantage du sortant, Ali Bongo Ondimba, aux  dépens de Jean Ping. 

Dans tous les cas, cette Can n’est pas partie pour battre tous les records de mobilisation et d’affluence. La preuve, au centre d’accréditation du stade de Libreville, le badge est délivré en moins de 5 minutes. Une très bonne chose, mais aussi un record absolu pour une Can où, traditionnellement à 72 heures du match d’ouverture, c’est un rush et une pagaille indescriptibles.

L’autre slogan qui risque de tomber dans l’oreille de sourds, c’est celui appelant les Gabonais à s’approprier l’évènement. « Tous au stade », clame-t-il. A moins que… Oui, à moins que, samedi pour leur entrée en matière dans « leur » Can, Pierre Emerick Aubameyang, capitaine et méga-vedette des "Panthères" frappent un coup si retentissant que leurs compatriotes seront obligés de s’intéresser enfin à leur compétition. De voler au secours de la victoire, en quelque sorte.

En attendant, c’est le calme plat. Pas de cocarde aux fenêtres et balcons des maisons. Pas de drapelets accrochés aux rétroviseurs des taxis. Juste quelques maillots aux couleurs des équipes qualifiées à cette Can 2017 aux vitrines de quelques boutiques. Décidément, on a vu ambiance plus folichonne à quelques jours d’une Can. Vivement samedi donc et le début de la compétition. Au moins si l’ambiance n’est pas en ville, elle pourrait bien être présente sur les aires de jeu.

D’un de nos envoyés spéciaux
B. Khalifa NDIAYE

En tournée de sensibilisation dans le département de Fatick, Mbagnick Ndiaye, responsable de l’Apr, a expliqué que l’objectif visé est d’inscrire entre 10.000 et 15.000 nouveaux électeurs.

Responsable départemental de l’Apr de Fatick, Mbagnick Ndiaye a entamé, mardi, une visite auprès des commissions administratives d’inscription sur les listes électorales et pour l’obtention de la carte d’identité biométrique et s’enquérir de leur rythme de fonctionnement et des conditions de travail. Après avoir visité les commissions de Tataguine, Fatick, Niakhar, Ngayokhème et Diouroup et discuté avec les autorités administratives, il a relevé certains problèmes d’ordre matériel, manque de photocopieuses, de rames de papiers, d’encre.

Aussi, a-t-il souligné que les coupures d’électricité bloquent, parfois durant des heures, le travail. C’est pourquoi, il est d’avis qu’il faut doter toutes les commissions de groupes électrogènes. Aussi, a-t-il rappelé qu’en plus du stock initial du département qui est 153.000 inscrits, son objectif est d’avoir 10.000 à 15.000 nouveaux inscrits sur les listes électorales.

Le ministre de la Culture et de la communication a expliqué que compte tenu des enjeux très importants, les responsables doivent assister les populations pour qu’elles aillent s’inscrire auprès des commissions administratives. Il a rappelé que le leader de l’Apr leur a assigné un objectif de 10.000 à 15.000 nouveaux inscrits dans le département de Fatick.

Selon lui, les leaders locaux doivent tout faire pour atteindre cet objectif. C’est pourquoi, a-t-il déclaré, quand ils ont constaté que les commissions étaient insuffisantes, il s’est adressé au ministre de l’Intérieur pour qu’il y ait plus de commissions dans le département. A la suite de cette requête, M. Ndiaye a révélé qu’ils ont pu avoir 8 commissions ajoutées aux 5 qui ont fonctionné depuis le début des opérations. Selon lui, le rythme d’inscription est correct car cela varie entre 100 à 150 inscriptions par jour. Globalement, a-t-il dit, jusqu’à la date du 6 janvier, il y a eu 14.210 inscriptions dans le département de Fatick. Mbagnick Ndiaye a annoncé qu’il va rencontrer les différents maires pour mieux les sensibiliser afin que les opérations d’inscription soient intensifiées.

Il a annoncé des concertations avec les proviseurs, les censeurs, les directeurs d’école, le Codec (Collectif des directeurs d’école) pour le recensement de tous les jeunes qui n’ont pas la carte d’identité ou l’extrait de naissance. « Nous avons réussi à obtenir des audiences foraines avec le tribunal à Diakhao où nous avons pu avoir 643 nouveaux inscrits », a-t-il dit. Selon lui, il y a une forte demande de bulletins, d’extraits de naissance.

Oumar Ngatty BA

L’héroïne Aline Sitoé Diatta est une figure très connue. Son royaume, Cabrousse, lui doit sa célébrité. Mais la Cité des vieilles veuves de Cabrousse est méconnue de beaucoup de Sénégalais y compris ceux de la région de Ziguinchor. Au centre de Kabrousse, un bloc de maisons se détache de la succession de concessions : c’est la Cité des vieilles veuves. C’est une tradition typique du Kabrousse. Ici, on se garde d’appeler hospice pour ne pas entretenir la confusion. Ce ne sont pas des maisons de retraite. Au royaume d’Aline Sitoé Diatta, les hommes n’osent pas reléguer ces vieilles mères à l’arrière-plan. La Cité des vieilles veuves a ses fonctions sociales qui ne sont pas toujours très connues.

La découverte de l’espace physique est plus envoûtante que la belle rumeur. Lorsqu’on vous parle de la Cité des vieilles mères de Cabrousse, vous pensez tout naturellement à une sorte d’hospice. C’est une méprise. Comment peut-on oser mettre en quarantaine des vieilles femmes au royaume de la reine Aline Sitoé Diatta ? Ici, l’héroïne a combattu l’oppression et la domination de l’homme blanc et aujourd’hui, les femmes ne sont pas soumises à une domination sociale.

La Cité proprement dite est logée au cœur de Cabrousse. Ce sont des maisons soit couvertes en zinc soit en paille. Elles ont, toutes, une cour-arrière et une véranda. Elles sont clôturées avec piquets ou des feuilles de palmier. Les filets usés ceinturent toutes les palissades. La Cité est calme. Près de la route, à l’entrée d’une cour d’une maison, une femme tresse sa fillette.

Les demoiselles tiennent compagnie à la vieille dame. En face, une vieille courbée balaie devant sa cour. Elle a le poids de l’âge sur les épaules. A l’intérieur, de la cour de logis d’en face, une autre, mince, les pompettes creuses, a le regard perdu. Ces dernières n’ont pas le droit de rendre visite à leur fils dans leur foyer. C’est un précepte dans la tradition à Kabrousse.

« Ces vieilles n’ont pas le droit de rendre visite à leur fils qui ont une ou des époux. Par contre, leurs fils et petits-fils peuvent venir dans cette maison. Dans la société à Kabrousse, nous évitons que la mère de l’époux n’interfère dans la vie de couple de son fils », explique Assoule Diatta, un jeune passionné et spécialiste de l’histoire de Kabrousse. C’est un mécanisme de prévention des heurts au sein des unions. Cette culture prend racine à la source de la sacralisation des mariages dans les sociétés traditionnelles africaines. En suivant les explications de l’historien, ma mémoire remonte à l’idée avancée par la sociologue Fatou Bintou Dial, dans sa thèse : « Mariage et divorce à Dakar, itinéraires féminins ». Elle avait soutenu que les belles-familles avaient une grande part de responsabilité dans l’augmentation des divorces au Sénégal.

Une tradition typique du Kabrousse
Depuis l’aube des temps, la tradition se perpétue, loin des yeux indiscrets. Cette facette de la culture est méconnue de beaucoup de Sénégalais. C’est une tradition typique de Cabrousse.

« Dans cette zone, c’est seulement à Cabrousse où l’on voit une cité pareille destinée exclusivement aux vieilles mères. Ce n’est pas une tradition diola. Ce n’est pas pour mettre à l’écart ces vieilles mamans », assure le jeune garçon.

Ses explications nous figent dans cette ruelle sinueuse serpentant entre des maisons. Nous observons avec force admiration la Cité sans entrevoir un voile sur les autres fonctions sociales. Les allées et les cours sont débarrassées de tout détritus. Ces vieilles passent le plus clair de leur temps à balayer leur cour. Leur environnement respire la pureté. « Je suis fière d’être dans cette maison. Je suis entretenue par mon fils qui est en Europe », confesse Marie Diatta, une résidente de cette Cité.

A Cabrousse, on se garde de parler hospice pour ne pas entretenir la confusion. C’est certainement pour cela qu’on n’en parle pas beaucoup. Ces femmes ne sont pas en retrait de la société. Un étranger ne peut pas remarquer les délimitations physiques de la cité par rapport aux autres quartiers.

Les maisons des morts abandonnées
L’architecture des maisons ne contraste pas fondamentalement avec les anciennes et nouvelles constructions. La Cité est à quelques mètres du site rituel de la reine Aline Sitoé Diatta. Ce n’est pas fortuit. Elles sont dépositaires de sagesse.

Les femmes plus jeunes ont besoin de ces sages lors des cérémonies traditionnelles. Cette cité ne dévoile pas les rapports que les habitants de Cabrousse entretiennent avec l’habitat. Les relations transcendent l’entendement. A Cabrousse, çà et là, on peut voir des maisons en ruines. Leurs propriétaires ne sont plus de ce monde.

Dans cette commune, depuis très longtemps, la restauration des maisons fondées par des personnes décédées ne fait pas partie des us et coutumes. « A Cabrousse, lorsque vous perdez votre papa, vous ne pouvez pas restaurer sa maison. C’est pour cela, après sa mort, ses fils sont obligés d’aller construire une nouvelle maison. La tradition veut que l’on laisse la maison s’écrouler complètement et ensuite envisager sa reconstruction », dévoile ce jeune attaché à sa tradition et ouvert aux flux de la modernité que l’on peut lire à travers son port vestimentaire.

Par nos envoyés spéciaux Maguette NDONG et Idrissa SANE (texte)
et Assane SOW (photos)

Ancien ministre d’Etat et leader du rassemblement pour le socialisme et la démocratie  « Takku Defaraat Sénégal » Rsd/Tds, Robert Sagna a déclaré, dans cet entretien, que le chef de l’Etat, le président Macky Sall, poursuit l’œuvre de ses prédécesseurs pour le renforcement de la démocratie et de la décentralisation. Il annonce également la tenue du congrès du parti pour le mois de mars prochain. Ce spécialiste de l’agriculture qui fut ministre du monde rural  a reconnu que le gouvernement peut bel et bien atteindre l’autosuffisance en riz.

Monsieur le ministre d’Etat, votre parti vient de vivre une décennie après sa création en 2006. Quel bilan tirez-vous de son histoire ?
Le premier résultat du parti et de son implantation est celui de sa participation aux élections présidentielles 2007 le parti n’avait pas encore un an et son candidat en ma personne est sorti 5ème sur 15 candidats. Aujourd’hui, nous sommes présents dans tout le pays ; nos instances, notamment le Bureau politique se réunissent régulièrement, à notre siège au quartier de Bopp. Un congrès du parti est prévu le 4 mars 2017. Le rassemblement pour le socialisme et la démocratie Takku Defaraat Sénégal  Rsd/Tds s’inspire de la Sociale démocratie senghorienne et est membre de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar ».

Le chef de l’Etat a initié, le 28 mai dernier, un dialogue national auquel vous avez participé. Il y a une dizaine de jours, l’opposition a été reçue longuement par le chef de l’Etat pour discuter du processus électoral. Qu’avez-vous retenu de ces deux événements de l’année ?
Cette date est très importante et les Sénégalais n’ont pas tous mesuré sa grande portée. Elle marque la concrétisation d’une volonté et d’un désir toujours exprimés du président Macky Sall, de voir s’instaurer au Sénégal un dialogue permanent entre les partis politiques la société civile et tous les fils de ce pays ; il ne s’agit pas de rechercher l’unanimisme dans tout ; il s’agit d’un échange d’un débat ouvert à tout le monde sur les questions essentielles ; il s’agit d’arriver, par ce dialogue, à un consensus large sur des questions majeures concernant notre pays et même le monde .

La concertation entre le pouvoir et l’opposition concernant le processus électoral obéit au même principe : s’accorder sur des règles du jeu démocratique comme vous le voyez, ce sont des moments importants de la vie d’une Nation qui se veut de paix et de démocratie. J’ai salué cette initiative du chef de l’Etat qui dirige ce pays de manière apaisée en associant toutes les bonnes volontés.

A la suite du référendum du 20 mars, des changements majeurs sont intervenus. Peut-on dire qu’il y aura de nouvelles perspectives pour notre démocratie?
Oui on peut le dire sans hésiter, ces orientations longtemps formulées par le président Macky Sall, prennent forme de manière résolue. Il poursuit l’œuvre entamée par ses prédécesseurs dans le renforcement de la démocratie et la politique de décentralisation. Ceux qui sont en dehors du pouvoir qu’ils soient dans des partis ou simples citoyens, ont les mêmes droits les mêmes devoirs même s’ils n’ont pas les mêmes responsabilités. Mais chacun, là où il est, doit jouer sa partition. Cet exercice nécessite un cadre institutionnel formalisé pour rendre légal les actes qu’on pose. Un pouvoir et des responsabilités largement partagés permettent aux citoyens de s’assumer, de mettre la main à la pâte dans la construction  de l’édifice de manière solidaire et patriotique. Ce faisant, personne n’est laissé en rade, au bord de la route qui mène vers le progrès de tous.

Depuis 2012, vous êtes un allié du président Macky Sall à travers « Bennoo Bokk Yaakaar ». Quel est le bilan que vous tirez de ce compagnonnage ?
La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » est forte et aussi faible de sa diversité : forte parce qu’il y a un apport fécondant des différents partis qui la composent,  faible parce qu’une harmonie et une coordination assurée font défaut. Les autres partis membres reprochent au parti au pouvoir son arrogance et sa tendance à gouverner et agir souvent sans partage et sans suffisamment de concertation. Vous comprendrez que rassemblez 20 billes et plus difficile que rassembler 5 billes. Souvent, les alliés oublient que nous sommes dans un régime présidentiel et non parlementaire. « Bennoo Bokk Yaakaar » qui est un regroupement de partis politiques ne peut pas s’inventer des structures de décisions propres, d’administrations et de gestion des affaires de l’Etat. Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ont leurs structures propres. Les partis politiques ne peuvent pas se substituer à ces structures. Ces partis politiques sont pour l’essentiel à l’Assemblée nationale où ils exercent le pouvoir législatif. La confusion des rôles rend parfois difficile le bon fonctionnement de Bby. Ses membres donnent des avis consultatifs non impératifs. Encore une fois, cela est compréhensible pour un cadre aussi large que Bby. Les frictions internes sont inévitables dans un mouvement dynamique.

Pour revenir à votre parti, lors de la dernière réunion du Bureau politique, il a été annoncé la tenue d’un congrès prochainement. Va-t-on s’attendre à de nouveaux développements ou allez-vous vous prononcer sur les élections à venir (présidentielle de 2019 et législatives de juillet prochain ?
Comme je vous l’annonçais tout au début, le parti va en congrès  le 4 mars 2017. Ce sera l’occasion de réviser ses statuts, son programme, sa stratégie. Le parti, bien entendu, débattra des prochaines élections législatives et présidentielle.

Les retrouvailles libérales sont annoncées depuis quelques mois. Ne craignez-vous pas un éclatement de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » si l’Apr  met à ses côtés les libéraux tels que le Pds ?
Les retrouvailles libérales ? Nous en avons entendu parler et lu dans la presse. Il y a longtemps de cela. Ces rumeurs se sont tues personne n’en parle aujourd’hui. Bby se trouverait élargi, agrandi ! renforcé ? Je ne sais pas ; nous au Rsd/Tds, cela ne nous gênerait pas parce que nous sommes un parti de rassemblement, surtout à une période où les idéologies sont rangées dans les tiroirs ! On ne sait plus qui est vert, rouge ou bleu !

Justement, à propos de retrouvailles, ne pensez-vous pas que les socialistes ont intérêt à se regrouper pour reformer une grand famille ?
Comme je vous le disais plus haut, le Rsd/Tds est un parti de rassemblement, une grande famille de socio – démocrates,  c’est l’idéal de se retrouver. Mais comme vous le constatez, la « Roche mère », le Ps est en train de se fissurer, cet idéal de retrouvaille de la famille n’a pas beaucoup de chance de se réaliser. La coalition entre une grande famille libérale et une grande famille socio – démocrate dans Bby  réduirait les frictions dont je parlais tout à l’heure et participerait à une stabilité politique plus forte du pays.

Vous êtes connu comme un Médiateur de la crise casamançaise. Est-ce que vous êtes toujours sur le terrain pour travailler à un retour à la paix dans le Sud du pays ?
Je ne cesse de consacrer l’essentiel de mes activités à la recherche de la paix en Casamance, ce qui explique mes déplacements fréquents dans cette région.

La Gambie, un des voisins du Sénégal,  vient de connaître un changement de régime avec l’arrivée de Adama Barrow qui compte réserver sa première visite au Sénégal. Quel commentaire faites-vous sur cette nouvelle donne ?
En effet, la Gambie vient de se choisir un nouveau président en la personne de Adama Barrow, Mais le président Yaya Jammeh  conteste les résultats. Nous assistons à un contentieux électoral par la saisine de la Cour suprême par Yaya Jammeh,  après avoir reconnu sa défaite. La suite vous la connaissez. Mon point de vue est qu’il faut privilégier le dialogue.

En votre qualité d'ancien ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture, et ingénieur de formation, pensez-vous que le Sénégal pourrait atteindre l'autosuffisance en riz comme annoncé par l'actuel ministre de l'Agriculture et de l’Equipement rural ?
Le Sénégal, bien sûr, peut atteindre l’autosuffisance en riz. Le gouvernement a une forte ambition et a fixé la barre très haut pour booster les efforts des producteurs. Les résultats sont très encourageants mais nous sommes encore très dépendants de la pluie. Il faut accroître la maîtrise de l’eau en multipliant les aménagements hydro – agricoles et poursuivre l’amélioration de la qualité des intrants et des unités de transformation.

Propos recueillis par El Hadji Abdoulaye THIAM

Pour faciliter aux populations l’accès à la communication mobile, le ministre des Postes et des Télécommunications a annoncé, hier, le lancement, dans les semaines à venir, d’un appel d’offres pour mettre sur le marché les opérateurs mobiles virtuels (Mvno). Lesquels permettront d’offrir aux Sénégalais des services de téléphonie. « Il s’agit d’améliorer l’accès et de renforcer la concurrence entre les différents opérateurs », a déclaré Yaya Abdoul Kane

Les Mvno sont des opérateurs qui ne possèdent pas de spectre de fréquence ni d’infrastructures. Ils utilisent le réseau des opérateurs et achètent des minutes d’appels à ces opérateurs qu’ils revendent à leurs clients. La présence de ces opérateurs, permettra, à coup sûr, de revoir à la baisse les prix liés à la téléphonie mobile.

I. BA


La compagnie Air Sénégal va démarrer ses activités  cette année. La décision a été prise lors d’une séance de travail qui a eu lieu au Palais de la République sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall en présence de tous les acteurs concernés.

Selon le texte publié, l’étude sur la mise en œuvre de la compagnie est dans une phase opérationnelle. L’idée est de faire de Dakar un Hub aérien régional avec des retombées économiques qui favorisent la création d’emplois et de richesses, souligne la note.

Située sur le littoral atlantique, au Nord-ouest de la région de Thiès, la commune de Mboro a une histoire qui est intimement liée à la politique agricole du colonisateur. Mais aujourd’hui, elle souffre de son isolement à l’intérieur de la nouvelle commune voisine de Darou Khoudoss qui la ceinture de partout.

Mboro est la seule commune urbaine de toute la zone des Niayes. Elle a été érigée en février 2002. Auparavant, la localité était le chef-lieu de la communauté rurale du même nom à une centaine de kilomètres de Dakar, la capitale sénégalaise à partir de la route côtière dite « Route des Niayes ». Mais, c’est à la faveur de la création de la station agricole par les colons, en 1936, qu’il faut remonter l’histoire de Mboro. « C’est une histoire qui, il faut le souligner, est intimement liée à la politique agricole du colonisateur dans la zone des Niayes. Car, ils avaient découvert à l’époque, la richesse des sols et la situation géographique de la zone favorable aux échanges. Ce qui motiva la création de la station agricole qui par la suite a contribué à l’expansion de la ville », nous raconte le maire de la ville, Moussa Ndiaye. Selon lui, « la station avait pour mission principale la vulgarisation de la production fruitière et maraichère dans la zone. D’ailleurs, une équipe de techniciens agricoles avait été déployée à la tête de la direction de la station qui était dotée d’infrastructures et d’équipements appropriés pour assurer la production fruitière et maraichère. Des paysans étaient choisis pour assurer les travaux champêtres et on appelait la zone des bas-fonds répondant aux critères de production : Tolou Colons ».
Une belle époque du reste qui favorisa une ruée vers Mboro. « Oui, des Sénégalais venaient de partout. Du Sine-Saloum, du Baol, de Thiès, de la Casamance pour trouver du travail de saisonniers et pouvoir subvenir à leurs besoins de consommation. Mieux, certains autochtones se lançaient dans des activités diverses pendant que d’autres avaient la lassitude d’entreprendre à leur profit.

Une zone de migration
Marché MboroMboro était devenu un véritable pôle des migrations internes du Sénégal », ajoute Moussa Ndiaye. Le maire de Mboro nous raconte également que, « la piste qui reliait la ville à Tivaouane était en bois et était construite par les villageois. Et, à l’époque, un seul véhicule disponible assurait la desserte une fois par semaine entre les deux localités entre les années 1940-1950. Pour aller vendre leurs produits à Thiès, les producteurs les transportaient à dos d’âne à travers des caravanes qu’ils organisaient à chaque fois. Ils quittaient Mboro vers 20h avant d’arriver à Thiès vers 4h du matin ».

Mboro, nous révèle le maire, « on l’appelait la zone, la petite Casamance avec son environnement naturel et son avifaune riches en potentiel animalier avec phacochères, lions, panthères et autres) et d’espèces d’oiseaux divers ». Un potentiel qui a fini par disparaitre pour laisser la place à l’horticulture et l’arboriculture fruitière ainsi que l’exploitation industrielle extractive. Ainsi, la ville vit à son rythme habituel qui l’a toujours caractérisé. « Celui d’une ville de migration qui abrite des saisonniers du secteur agricole et maraicher et des travailleurs des industries extractives où l’on note des résidents permanents et des temporaires » nous indique Mohamed Ben Saer Diouf, le secrétaire municipal de la mairie.

Mais, la population présente une spécificité qui est aussi liée à sa tradition de ruralité. Pourtant la ville ne compte que 8,22 % d’agriculteurs et d’éleveurs selon les statistiques. Seulement, on peut dire que c’est une situation qui puise ses origines dans l’évolution socio-économique de la ville, depuis la création, en 1936, la station agricole à vocation maraîchère et arboricultrice. Selon le maire Moussa Ndiaye, « plus de 25% des travailleurs des autres secteurs de l’économie locale mènent des activités parallèles dans ce domaine pour lequel, les services techniques déconcentrés du ministère de l’Agriculture implantés au niveau communal et départemental, ne disposent pratiquement pas de données statistiques satisfaisantes dans ce secteur clé du développement local ».

Diversité d’ethnies et de cultures
Aujourd’hui, à Mboro on note un faible mouvement d’émigrants, surtout de jeunes hommes et femmes vers la capitale si ce n’est pour des raisons d’études ou de travail et très rarement vers l’étranger. Même si, souligne l’édile de Mboro, « les arrêts annuels pour l’entretien de la plate-forme chimique des ICS favorisent un autre type de migration périodique drainant une masse d’ouvriers et de manœuvres chômeurs à la recherche d’emplois temporaires lucratifs ».

Une diversité d’ethnies et de cultures constitue pour l’essentiel les peuplements de la commune de Mboro. Notamment, les Ouolofs (39%), les Sérères (22%) les Pulaars (18%), les Diolas et les Mandiacks (17%), et environ 4% de Mandingues (Sossés, Bambaras…). « Une belle combinaison qui trouve sa stabilité sociale dans cette commune volonté de brassage ethnique et de métissage culturel d’une population forte de 26 675 âmes réparties dans 10 quartiers de la ville et dont les premiers: Abour et Keur Ndéné ont été créés en 1954 », selon le maire de Mboro. Et pour lui, « la sédentarisation progressive des migrants a favorisé la démographie galopante que subit la commune, avec un taux annuel de croissance avoisinant 6,5 %.  La population est ainsi passée de 8 454 habitants en 1988 à 19 423 en 2000 et 26 675 en 2012, soit une augmentation de 18 221 habitants (216%) en un peu plus d’un quart de siècle soit vingt-huit (28) années ».

Par ailleurs, à Mboro le secteur de l’emploi est fortement influencé par l’implantation et l’extension (à 5 Km de la commune) des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) qui regroupent des industries extractives (les mines de Taïba) et de transformation (l’usine chimique de Darou Khoudoss). Selon le maire de la ville, « les ICS polarisent la plus grande partie des activités économiques de la commune et favorisent la floraison d’une multitude d’entreprises et de micro entreprises de sous-traitance. Jusqu’aux années 1970, la population active qui était composée d’environ 80% d’agriculteurs et d’éleveurs, a progressivement basculé vers une diversification des métiers courants ayant encouragé le secteur secondaire qui est à présent le mieux représenté avec 47,7% ».

Pôle attractif de développement et d’échanges
Gare routière MboroToutefois, il faut dire que l’expansion et l’extension de la ville a connu plusieurs étapes avec les premiers flux de migration intervenus en 1936. Par la suite, ces flux se sont progressivement intensifiés, pour atteindre leur paroxysme avec l’exploitation des mines de phosphates de Taïba en 1957, puis tout récemment, avec l’implantation des ICS en 1985. Aujourd’hui, l’environnement physique et socioéconomique, entre  autres spécificités, le bon micro-climat, ses sols riches et fertiles font de Mboro un pôle attractif de développement et d’échanges surtout adossé à une situation géographique favorable.

D’ailleurs souligne le maire de cette ville, « on peut citer Mboro parmi les pôles les plus importants de la culture maraîchère du Sénégal. L’audit urbain de la commune que nous avons réalisé a révélé que 30% de la production des pommes de terre et d’oignons du pays (6 200 tonnes/année) provient de Mboro qui approvisionne également plusieurs pays de la sous-région en légumineux, principalement la Mauritanie, la Gambie, et la Guinée Bissau. La production maraîchère concerne aussi plusieurs autres variétés, entre autres: concombre, haricot vert, courgette, citrouille, gombo, pastèque, persil, ail, etc. Par ailleurs, la commune est aussi une zone à vocation d’arboriculture fruitière. Les derniers chiffres relevés faisaient état en 2002, de 9 grands vergers contenant 3 404 manguiers et 1260 agrumes divers disséminés dans les zones d’exploitation et la zone d’habitation (orangers, mandariniers, citronniers de diverses variétés, bananiers, sapotilliers, papayers, goyaviers, pommiers cannelle). La culture céréalière (mil, maïs) y est pratiquée en période d’hivernage pour les besoins alimentaires de quelques rares familles. Ce nombre a certainement augmenté avec l’engouement suscité dans la production agricole et maraicère dans la zone”.

Plaque tournante du commerce des produits halieutiques
Ici, le secteur de la pêche occupe une place importante qui confère à la commune de Mboro le statut de plaque tournante du commerce de produits halieutiques. Avec une moyenne mensuelle de production estimée à 131 tonnes de produits frais venant du village de pêche voisin de Mboro sur mer (rattaché à Darou Khoudoss) et qui transite par la commune. « On enregistre des prises de toutes espèces et variétés dont : 114 tonnes sont destinées à l’exportation, 15 tonnes à la transformation (poisson  salé - séché, « Tambadiang ») et deux (2) tonnes jugées insuffisantes, destinées à la consommation locale », souligne le maire de Mboro. Une consommation, variant entre 2 500 à 3000 tonnes par mois, mais qui est soutenue par des apports extérieurs évalués à une moyenne d’environ 70 t, venant essentiellement des plages de Kayar, Hann, Rufisque, Mbour et Fass-Boye. L’approvisionnement de la commune en poisson frais est assuré par un groupe de 35 mareyeurs dont 15 femmes. Elle concerne uniquement les variétés de poisson à valeur commerciale moyenne, à la portée de la population locale.

L’équation des limites communales
Toutefois, avec les restrictions que lui imposent ses limites actuelles, la ville a perdu une grande partie de ses avantages liés au secteur de la pêche artisanale. Les activités de ce secteur qui n’occupe à présent que 0,3% de la population active (pêcheurs, mareyeurs), se limitent juste à la commercialisation et à la transformation du poisson, pêché sur les plages d’un hameau de la commune (Mboro sur/mer) actuellement rattaché à la communauté rurale de Darou-Khoudoss.

Incluse dans la zone côtière dite « zone des Niayes » et distante de cinq kilomètres du littoral atlantique, la ville de Mboro est totalement ceinturée par la communauté rurale de Darou- Khoudoss. Des limites actuelles, très sommairement définies, qui doivent, comme le souhaitent les populations, être redéfinies à la mesure des perspectives de développement à court, moyen et long termes. « Car, juste à la limite des concessions, ces limites géographiques compriment la commune sur une superficie de 310 ha dont 207 ha de surface urbanisée.
Des démarches idoines sont ainsi menées auprès des autorités compétentes par l’équipe communale, pour leur modification », souligne le maire Moussa Ndiaye.

Par Mamadou Lamine DIATTA et Mouhamadou SAGNE (Photos Pape Seydi)

 

Le ministre-conseiller et responsable de l’Apr, Mor Ngom, rejette, en bloc, les accusations de l’opposition arguant des « relents et autres calculs politiques » qui seraient à l’origine de l’augmentation du nombre des députés.

A l’en croire, la majorité, en adoptant cette loi renforçant le nombre des députés, « ne fait nullement de calculs politiques ». Le président Macky Sall, poursuit-il, « n’a pas attendu d’accéder à la magistrature suprême du pays pour s’intéresser aux sénégalais de l’extérieur ». Pour preuve, déjà dans « son offre politique » inscrit dans le programme « Yoonou Yokkuté », « il avait affiché son ambition de faire de la diaspora la 15e région du Sénégal». Aujourd’hui qu’il est à la tête du pays, le président de la République, suite à la révision constitutionnelle soumise au peuple qui l’a largement approuvé lors du référendum du 20 mars 2016, « matérialise, avec ces 15 députés additionnels, un engagement fait aux sénégalais de l’extérieur ». Qui plus est, compte tenu de leur apport dans l’économie nationale, « cette diaspora mérite respect et considération et ces sièges lui permettront de s’exprimer sur ce que fait le gouvernement », dira-t-il.

Aussi, l’absence de consensus évoquée par l’opposition qui prétend être « driblée » est, à son avis, « légère et fausse » d’autant plus que l’appel au dialogue national du 28 mai dernier atteste de « la disponibilité du président Macky Sall à trouver des plages de convergences sur des questions d’intérêt national ». Le ministre-conseiller invite la classe politique, en particulier l’opposition regroupée autour de « Mankoo Wattu Sénégal », d’essayer d’être « une force de proposition » et non « de casse à tout va ».

Mamadou Lamine DIEYE

Le Théâtre national Daniel Sorano a abrité, samedi, la célébration de l’arbre de Noël 2016 de la Société sénégalaise de presse et de publication (Sspp) « Le Soleil ». A l’initiative de la direction générale, cette fête, marquant une rupture  de près  de  dix ans après le dernier  arbre de Noël de l’entreprise, a été une occasion pour fêter les enfants du personnel dans une ambiance riche en couleurs qui a vu se succéder une palette  d’artistes de renom.

De l’ambiance, il y en avait samedi sur les planches  du Théâtre national Daniel Sorano. Pour la reprise de  l’organisation de son arbre de Noël après près de dix ans de trêve, la  direction générale de la Société sénégalaise de presse et de publication (Sspp) « Le Soleil » a casqué fort pour offrir aux enfants du personnel une fête digne de ce nom.  Pour faire plaisir aux potaches de ses employés, souffrant très souvent de l’absence des parents, l’entreprise a décroché les services des artistes qui font le « buzz » actuellement  dans le milieu musical sénégalais, en l’occurrence Viviane Chidid, Pape Diouf, Carlou D, Salam Diallo.

Ces derniers ont, dans une ambiance quasi interactive, offert des  moments de joie inoubliable aux enfants. Un spectacle de carnaval qui a aussi profité aux parents venus oublier, un moment, le stress quotidien des bureaux. Le morceau « No stress » de Viviane, considéré comme le tube de cette fin d’année 2016, a été particulièrement apprécié par les enfants, qui ne cessaient de  marmotter les paroles de cette chanson qui a fini de ravir  le cœur des mélomanes sénégalais. Toutefois, la prestation de haute facture du ballet « La Linguère », qui a dansé au rythme de la diversité culturelle du Sénégal,  a permis également de rehausser cette  fête. 

Renouer avec l’engagement
Organisé à la suite des colonies de vacances, l’arbre de Noël des enfants du personnel du « Soleil » de cette année intervient après  près de dix ans d’arrêt. Une situation qui, selon le directeur général, était liée aux périodes « très » difficiles que l’entreprise a traversées. « Depuis qu’un certain niveau de performance a été atteint, on a eu cette année,  pour la première fois dans l’histoire du « Soleil »,  une colonie de vacances pour les enfants. A l’occasion de cette colonie, ces enfants ont demandé  à ce que l’on reprenne les arbres de Noël », a expliqué Cheikh Thiam. Selon lui, « quand une entreprise a des difficultés, le personnel en pâtit, les enfants en pâtissent aussi parce l’Ipm ne marche pas, les arbres de Noël et les fêtes pour les enfants ne sont pas également organisées ».

Aujourd’hui, a poursuivi le Dg, le « Soleil » a retrouvé d’autres niveaux de performance qui lui permettent d’organiser ces fêtes à l’image d’autres entreprises au Sénégal. « Nous remercions Dieu de nous avoir accompagné dans le redressement de l’entreprise. Aujourd’hui, le maître-mot, c’est d’exhorter le personnel à renouer avec l’engagement pour une entreprise de service public performante. Nous remplissons notre objectif de service public, mais aussi nous sommes une entreprise comme tout autre. Nous devons nous battre pour la rendre performante. Quand nous atteignons des niveaux de performance assez importants, cela rejaillit dans les familles, sur le personnel », a-t-il laissé entendre.

Cheikh Thiam a salué l’engagement du personnel ces dernières années autour des objectifs qui sont en train d’être atteints aujourd’hui.  « Le personnel du "Soleil" s’est mobilisé ces dernières années. Aujourd’hui, nous pouvons nous réjouir de certains résultats que nous avons atteints », a souligné le directeur général. Cheikh Thiam se veut formel. Pour partager des richesses dans une entreprise, il faut d’abord les créer.  Ce qui, à l’en croire, exige  de générer des richesses, de s’engager dans le travail et d’aller vers la performance. Aux yeux du Dg du « Soleil »,  le fait d’aller dans le sens de la performance est  « important » pour une entreprise qui évolue dans un environnement concurrentiel.

Malgré leur âge, les enfants ont pris la pleine responsabilité des attentes de leurs parents. Cogna Diakhaté  a, au nom de ses camarades, salué le geste de la direction générale du « Soleil », tout en promettant de travailler plus à l’école pour le grand bonheur des  parents.

Ibrahima BA

La Première Dame du Sénégal, Marième Sall, a pris en charge les cotisations de 474 femmes à la mutuelle de santé de Dalifort. L’Agence de la couverture maladie universelle (Cmu) espère que ce geste inspirera d’autres bonnes volontés.

Le geste de la Première Dame est si apprécié à la fois par l’agence de la Cmu que par les populations qu’une cérémonie a été organisée pour exhorter de potentielles bonnes volontés à emboîter le pas à Marième Sall. Il s’agit de femmes aux revenus modestes qui ont été sélectionnées. Aîssatou Ndama Bâ, responsable politique à Dalifort a rappelé que 474 femmes sont enrôlées grâce à ce soutien de la Première Dame. Pour sa part, le secrétaire général de l’agence de la Cmu,  Mamadou Racine Senghor a salué, au nom du directeur général de la Cmu, le geste de « haute portée patriotique » de la Première Dame. « La promotion des mutuelles de santé constitue l'axe prioritaire du développement de la Cmu. Si bien que quiconque appuie les mutuelles de santé, appuie en même temps la couverture maladie universelle », a-t-il indiqué.

Il s’est réjoui aussi du fait que Mme Aïssatou Ndama Bâ ait gracieusement mis sa clinique à la disposition de la mutuelle de santé de Dalifort, non sans marquer la gratitude de la Cmu à la Première Dame du Sénégal. Selon Mamadou Racine Senghor, la cotisation annuelle est de 7.000 FCfa et l'Etat supporte la moitié. L’autre moitié est prise en charge par le mutualiste. « C'est cette somme que la fondation a prise en charge pour l'ensemble des 474 femmes qui sont enrôlées par la fondation servir le Sénégal », a-t-il affirmé. Il a rappelé que l'agence apporte un appui technique aux mutuelles de santé en mettant en place une unité de gestion technique dans les départements.

Abdou DIOP

Mike Sylla est de ceux qui, dans la durée, ont tracé leur voie, celle de l’excellence notamment, et l’ont élargie pour voir le monde sous une lumière diffusant le sublime de leur génie poétique. L’artiste pluridisciplinaire sénégalais, davantage célébré sous d’autres cieux que dans son pays, styliste-designer de renom, a su imposer sa marque, son concept « Baïfall Dream », en France et un peu partout où son enviable réputation l’a mené. Dans cet entretien, il regarde dans le rétroviseur pour apprécier son parcours, évoque les spécificités de son art « Porté », décline ses ambitions et dévoile les attentes et les difficultés de la diaspora.

« Je me présente comme un créateur rassembleur œuvrant pour l’ouverture, pour le développement d’un esprit de création lié à l’Afrique, aux expressions contemporaines. Celles-ci sont à la fois enracinées dans ce qui fait leur charme et évoquent l’universel. La création - et c’est ce que j’essaie de montrer dans mon travail depuis 25 ans - est, pour moi, un des pivots qui m’engagent à créer des passerelles, des ponts qui relient des artistes de divers horizons et sensibilités pour trouver le moyen de les faire travailler ensemble. Je suis plus un développeur. C’est pourquoi, me définir comme un styliste est assez réducteur. On crée des cloisons et enferme les énergies. Je m’ouvre perpétuellement à de nouveaux univers parce que je suis un créateur rassembleur. C’est cette richesse qui m’a toujours habité. Elle m’a permis de faire des rencontres, de développer des concepts différents, novateurs qui initient aux différentes disciplines artistiques ».

De la Médina à Paris
Mike Sylla Sonia« Je suis fils d’artisan né à la Médina de Dakar qui est un quartier d’artistes-nés, de vie, de couleurs. J’ai baigné dans cette ambiance, dans cette ferveur créatrice jusqu’à l’âge de 20 ans. J’ai fait mes études secondaires aux lycées Maurice Delafosse et Van Vollenhoven (Actuel lycée Lamine Guèye). Je suis ensuite parti en France, à Paris, pour poursuivre mes études entre 1982 et 1986. Par la suite, j’ai arrêté parce que l’art m’interpellait de plus en plus. J’ai alors commencé à connaître du monde, des artistes, des individualités marquantes qui m’ont ouvert leurs univers, permis de développer, d’exprimer ce que j’avais en moi. Dans les années 1986-1990, j’organisais beaucoup d’événements dans des milieux très insolites qu’on appelait les « Usines désinfectées ». Elles rassemblaient plusieurs artistes de cette époque qui sont très connus d’ailleurs. C’est ainsi que j’avais collaboré, dans les années 1990, avec le groupe de peintres « 9ème concept ». Ce sont des jeunes que j’ai formés au début de « Baïfall Dream » et qui m’ont aidé à m’ouvrir, à créer des dimensions tout autour de la mode et de la musique, à développer un certain style vestimentaire très lié à l’Afrique mais qui nous menait aussi vers l’esprit occidental. Le vêtement, nous en avons fait une œuvre d’art. Nous avons développé ce concept novateur d’art porté. C’était un moyen, pour nous, à la fois de nous ouvrir vers la mode, de l’enrichir, de lui donner un nouveau potentiel. Le fait de l’associer à la peinture lui confère une image encore plus séduisante. Au début des années 1990, cela a été un des éléments sur lesquels nous nous sommes appuyés à Paris. A l’époque, la capitale française regorgeait de créateurs contemporains et surtout de ce qu’on appelait la peinture alternative. Celle-ci était animée par plusieurs mouvements artistiques. Il y avait un savoir-faire, un certain avant-gardisme qu’on sentait dans le mouvement. Nous avons surfé sur cette vague, développé notre art et différents messages en rapport avec l’esprit de l’Afro pop art. Nous avons aussi développé le symbolisme, les signes pour enrichir notre univers artistique mais aussi pour nous nourrir d’autres cultures. La mode était pour nous un moyen de démocratiser l’art. Il était dès lors nécessaire de le sortir de la galerie et de le faire porter à des gens ». 

Africanité et ouverture
« Le concept de "Baïfall Dream" porte cette vision : la mode est un des vecteurs qui véhiculent beaucoup de messages. "Baïfall Dream", c’est un peu l’esprit du patchwork. L’accoutrement du Baye Fall m’inspire. C’est un élément sur lequel je pouvais, au moins, clamer mon africanité sans rechigner à m’ouvrir à l’autre. Je travaillais beaucoup avec des artistes peintres. Je m’en suis enrichi. L’unité des couleurs m’interpelle. J’étais à la quête du « total art » pour parvenir à un brassage des cultures. En 1992, quand j’ai quitté le milieu du happening où je faisais peindre des artistes en direct, je n’ai pris que ces peintures-là, les ai transposées et transcrites sur le vêtement. Pour moi, ce n’était que des patchworks que je connais et que je mettais sur du cuir. Cette matière de prédilection me permettait d’enrichir une fois de plus la noblesse et l’esprit de ce que je voulais apporter : mettre l’Afrique au-devant de la scène dans la mode internationale. « Baïfall Dream », c’est le rêve des couleurs. C’est une façon aussi pour moi de m’ouvrir aux autres cultures en étant une force de proposition. C’est un art porté, véhiculaire. Et si nous sommes arrivés à faire porter nos œuvres par des célébrités mondiales comme Mc Solar, Yannick Noah, Anthony Gabbana, les Nubians, Carlos Santana, Coumba Gawlo, Omar Pène, Fallou Dieng, Cheikh Lô, Idrissa Diop…cela ne fait que diffuser davantage ce message de l’universel ».

Pas des chiffons, des œuvres
« Je suis très large dans ma vision. En revanche, il y a des gens qui s’identifient à mes créations et c’est avec eux que j’essaie de ventiler un peu les choses et de créer une dynamique tout autour. Mais, cela reste quand même potentiellement un moyen sur lequel on peut s’appuyer pour vendre notre culture, la magnifier, la montrer au reste du monde. On défile à New York, à Miami, à Los Angeles… Ce sont des endroits où la mode est portée par une certaine élite mais on reste aussi très lié avec un milieu plus modeste. Ils ont envie, eux aussi, de porter du « Baïfall Dream ». Et ce qui est important est que les gens sachent que la création « Baïfall Dream » est une pièce unique, exclusive. Elle n’est portée que par la personne qui l’acquiert. On ne verra pas une pièce « Baïfall Dream » deux fois. C’est comme le Patchwork. Le concept « Baïfall Dream » reste une mode exclusive, un message, une ouverture. Il est dans le sillage de l’art africain qui reste à la fois original et surtout riche dans les messages, dans les codes, dans la façon de pouvoir prolonger cet esprit d’ouverture. « Baïfall Dream » est au-delà de la mode. C’est la mode portée et qui te porte. Qui dit mode dit « Démodé ». On n’est pas des suiveurs. On ne fait pas de chiffons, on ne fait que des œuvres ».

Diaspora sénégalaise
« La diaspora sénégalaise est en train énormément de bouger. Il y a de plus en plus de groupes, de jeunes qui ont trouvé une façon autre de faire de la musique, d’exercer leur art avec des messages très codés. La culture africaine, dans son ensemble, reste un socle sur lequel on peut s’appuyer. Il faut que nos dirigeants sachent que l'industrie de la culture est d'une richesse immense. Les retombées sont énormes. Toute la force de la créativité que la diaspora met en place au service des autres et d'elle-même doit être mise en lumière, fructifiée. Ailleurs, nous nous produisons mais nous avons du mal à venir faire des choses chez nous parce que nous ne sommes pas associés. L'année dernière, j'aurais bien voulu participer à la Biennale de Dakar parce que c’est mon pays qui l’accueille et que j’ai des choses à lui apporter. On invite les autres et on nous oublie. Et je trouve cela dommage. Peut-être qu’avec nos députés de la diaspora, les choses vont s’améliorer. Nous sommes bien traités à l'étranger mais qu'est-ce qu'on est mieux chez nous. Et chez nous, il faut prendre conscience du fait qu’il y a des artistes ailleurs qui ne demandent qu’à participer au développement de leur pays. Le président Macky Sall a une grande estime de la diaspora. Il est conscient de ce qu’elle peut apporter en termes d’expertise, de moyens sans toutefois vouloir établir une comparaison avec ceux qui sont au pays. Cependant, il est important de créer un cadre qui nous permet d’être mieux informés, mieux accompagnés dans nos projets ».

Une television de la diaspora
Modele Baïfal dream« Dans ce sens, j’ai initié une télévision qui s'appelle la diaspora sénégalaise télévision (Dsn Tv) qui lance son programme au mois de mars prochain. Cela fait plus de 10 ans que je voulais la créer. Elle nous permettra de faire la promotion de certains projets de la diaspora, de parler de ses réalités, de mettre en exergue des chefs d’entreprise et de toutes les opportunités. Il est souvent dit que nous sommes la 15ème région du Sénégal. Il est temps qu’on réfléchisse sur les modalités de donner un sens à cela. Les nouveaux députés sont un début de solution mais il faut aller plus loin. De notre côté, nous n’attendons personne. Nous continuons d’œuvrer pour la communauté tout en sachant que les choses auraient pu aller plus vite si le cadre était bien défini. C’est là que nous attendons les pouvoirs publics ».

Un comptoir des arts à Yène
« J’ai monté un concept qui s'appelle le Comptoir des arts du Sénégal et d'Afrique. Je construis depuis trois ans un espace de 4000 m2 à Yène (dans la région de Dakar). J’ai créé cette structure pour mon pays, le Sénégal, et l’Afrique. Je l'ai réalisée avec mes fonds propres. C’est un lieu de création, de vie qui va participer à la formation des jeunes. Il leur donnera le goût à la création, les outils pour apprendre, développer, s’ouvrir au monde de l’innovation. Je ne sais pas encore quand je vais l’ouvrir parce que j’ai aussi des engagements à l’étranger où je vis. Il ne faut pas enlever à notre jeunesse ce droit de rêver ».

Les distinctions, une vision
« J’en suis fier et je mesure le chemin parcouru et l’exaltante mission qui reste encore à accomplir dans la reconnaissance du génie de ma communauté. La distinction au « Miami Fashion Week », le prix « la Calebasse de l’Excellence-Styliste de la diaspora » et autres égards pour mon travail, en même temps qu’ils me comblent de bonheur, me poussent à la persévérance. A travers ma personne, c’est tous les créateurs africains qui sont célébrés ainsi que tous ces individus et ces groupes qui m’ont accompagné durant toutes ces années. Ils ne sont pas forcément toujours des Africains. Ils m’ont parfois inspiré et m’ont permis d’aller loin dans ma vision. Certains sont toujours dans le collectif du « Baïfall Dream ». Je leur rends un grand hommage. Ces honneurs, C’est aussi pour la diaspora et les jeunes. Nous avons besoin de délivrer un message de paix et de développement pour notre continent. Il faut donner l’exemple aux jeunes qui ont envie de réussir, de montrer leurs produits. C’est par la persévérance qu’on y arrive. Cela fait 25 ans que je fais ce travail et je n’ai jamais lâché. La vie, c’est un combat perpétuel. Ce qui est bien, c’est la symbolique du partage. Il faut cultiver cet esprit. Partager avec les autres, c’est mon dogme, ma matrice. J’aime créer, entouré de gens différents par la culture, et d’artistes pluridisciplinaires. C’est dans les échanges, la confrontation que jaillit la lumière de chacun.

Propos recueillis par Omar DIOUF
et Alassane Aliou MBAYE

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