A LA UNE (1357)

Battu par la Guinée de 13 points d’écart à Bamako, lors de la première manche du Tournoi de la Zone 2 qualificatif à l’Afrobasket « Congo 2017 », le Sénégal se devait de réagir hier, à Marius Ndiaye, face au même adversaire. Après un parcours totalement raté dans la capitale malienne, les « Lions » sont obligés de remporter leurs trois matches dans leur salle de basket s’ils veulent être du rendez-vous de Brazzaville en août prochain. Une sorte de « Remontada » qu’il fallait bien débuter et voilà qui est fait. Sous l’impulsion de leurs deux gros renforts, le capitaine Malèye Ndoye qui a allumé la première mèche sur un tir primé et un Xane d’Almeida étincelant à la mène (15 points) et dans le sillage de Mamadou L. Sambe (également 15 points) qui s’est battu sur tous les ballons, les joueurs du coach Dame Diouf n’ont réellement souffert qu’en début de partie. Les Guinéens avaient alors essayé de soutenir la comparaison alors que les « Lions » insistaient sur les tirs à 3 points sans succès. Mais lorsque Xane permit au Sénégal de mener pour la première fois par 4 points d’écart (14 – 10 à 3mn40 de la fin du quart-temps initial, le « Sily national » n’en menait plus large. Et de 8 points après les 10 premières minutes (24 – 16), la marge était passée à 13 longueurs à la pause (39 – 26).

A un moment du 3ème quart-temps, Malèye Ndoye et ses partenaires ont même compté jusqu’à 22 points d’avance (52 – 30 à 2mn 20 du terme). Rien de fâcheux ne pouvait plus leur arriver lorsqu’ils ont bouclé ce quart-temps avec un matelas confortable de 21 points (52 – 31). Consécutivement à une baisse de régime, ils ont vu leur avance fondre jusqu’à « seulement » 13 points (57 – 44 à 3mn50 du terme). Un dernier sursaut et une ultime fantaisie de Mamadou L. Sambe leur permirent de boucler ce match initial avec 18 points d’écart (67 – 49). Les choses sont donc remises à l’endroit...

B. K. N.

Sénégal : Cinq de départ : Xane d’Almeida (15 points), Antoine Mendy (0 pt), Malèye Ndoye (14 pts), Mamadou L. Sambe (15 pt), Alcess Badji (7 pt).
Entrants : El H. Ndiaye (0), Louis Adams (4), Djibril Thiam (6), Moïse Diamé (6), Mamadou L. Diop (0), Abdoulaye Coulibaly (0).

Confirmation attendue ce weekend
Après une entame réussie, les « Lions » du basket se doivent de confirmer, ce weekend. Ce soir d’abord face au Cap-Vert qu’ils avaient déjà battus à Bamako et demain face au Mali qui leur avait filé plus de 40 points d’écart dans la vue. « Ce ne sera pas facile », ont reconnu Dame Diouf le coach et son capitaine Malèye Ndoye, hier après le succès initial sur la Guinée. Il fallait « se remobiliser et repartir sur de nouvelles bases », après le fiasco de Bamako. C’est bien parti pour le Sénégal qui a prouvé qu’il reste « un pays de basket », selon Malèye Ndoye. Mais, avertit son coach, « si l’on mène par 20 points d’écart, il faut que ceux qui entrent en jeu maintiennent la cadence ». Or tel n’a pas été le cas après un troisième quart-temps bien maîtrisé. Aujourd’hui et demain, il faudra encore élever le niveau de jeu. Confirmer ce soir le succès acquis sur les « Requins bleus » à Bamako et se payer une « finale » dimanche contre les « Aigles » qui les avaient balayés : les « Lions » vont vers un weekend chaud bouillant.

Le Cap Vert démarre bien face au Mali (64-58)
Le Cap Vert a pris une belle revanche hier sur le Mali en ouverture du tournoi de la Zone 2 qualificatif à l’Afrobasket qui se tient présentement au stadium Marius Ndiaye. Sous la houlette de leur meneur de jeu Brito Denzel Clémente, les Capverdiens ne se sont pas laissé impressionner comme à l’aller. Au contraire, le n°13 des « Requins Bleus » très adroit sur les tirs primés a donné du fil à retordre aux « Aigles ». Cependant, le Mali a laissé entrevoir un sursaut avant de céder dans le dernier quart temps ; d’abord mené lors du premier quart temps (18-20), il est ensuite revenu à la hauteur de son adversaire (36-34), avant que le Cap Vert ne reprenne les commandes pour de bon. 53 à 50 dans le 3e quart temps et finalement 64 à 58 dans le dernier qui voit le Cap Vert bien démarrer cette compétition avant d’affronter l’ogre sénégalais aujourd’hui sur les coups de 19h.

Le programme d’aujourd’hui
16h30 : Guinée-Mali ; 19h : Cap Vert-Sénégal
Demain 16h30 : Guinée-Cap Vert; 19h : Sénégal-Mali

Un « débat sain et constructif » autour des découvertes de pétrole et de gaz. C’est le souhait du directeur général de Petrosen, Mamadou Faye qui s’exprimait, hier, à l’ouverture du séminaire de mise à niveau des journalistes sur l’exploration-production pétrolière et gazière au Sénégal.

La société des pétroles du Sénégal (Petrosen) a initié, hier, un séminaire de mise à niveau sur les enjeux de « l’exploration et la production de pétrole et de gaz » au profit des journalistes. A l’ouverture de la rencontre, le directeur général, Mamadou Faye a déploré le « débat très politique » autour des découvertes de pétrole et de gaz, « parfois perçues comme un potentiel fléau voir une malédiction ». « Beaucoup de fausses informations ont été véhiculées par des gens qui n’ont aucune expertise sur la nature des opérations dont ils parlent », a-t-il regretté. « Ils ont surtout contribué à alimenter un débat qui ne sert pas nécessairement les intérêts du Sénégal », a-t-il poursuivi, soutenant que la découverte d’hydrocarbures dans un pays doit toujours être perçue comme « une aubaine », car présageant « la possibilité de régler des problèmes énergétiques du pays ». Pour M. Faye, l’exploitation pétrolière et gazière va entrainer « des changements économiques et sociaux importants qui comporteront des aspects positifs et négatifs sur lesquels, il invite à réfléchir, à débattre afin d’y apporter les meilleures solutions.

C’est dans ce sens que s’inscrit ce séminaire qui répond, selon lui, « à un souhait des plus hautes autorités du pays, pour assainir le débat ». Il a lancé un appel pour un « débat constructif » sur l’apport de ces ressources sur le développement économique et social du Sénégal. « Votre métier vous amène à être proche de la population et fait de vous des vecteurs capables d’informer et de porter la bonne information à la population », a rappelé le directeur général de Petrosen, et non sans solliciter le concours des professionnels des médias « pour asseoir un débat sain qui va dans le sens des intérêts des Sénégalais ». Il a loué des initiatives des professionnels des médias qui ont permis aux populations de suivre les activités dans le secteur et surtout de connaître les différents acteurs sur le terrain, avant de les inviter à maintenir ce cadre de collaboration, de partage de l’information afin de mieux informer l’opinion nationale et internationale sur les activités pétrolières au Sénégal, notamment les choix stratégiques. Le conseiller technique du ministre de l’Énergie et des énergies renouvelables, chargé des hydrocarbures, Mahanta Guèye, est allé dans le même sens pour indiquer que pour un sujet si complexe du sous-secteur des hydrocarbures, « il faut non pas en maîtriser toutes les arcanes mais tout au moins en avoir une bonne connaissance ».

Coût des opérations : Plus d’un milliard de dollars investis par les compagnies pétrolières depuis 1981
Le conseiller technique du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, chargé des hydrocarbures Mahanta Guèye a indiqué que plus d’un milliard de dollars d’investissements ont été engagés à perte dans l’exploration au Sénégal depuis 1981, avant la découverte de 2014 pour un total de 160 puits forés. « Cela montre, dit-il, tout l’intérêt que le bassin sédimentaire du Sénégal a longtemps suscité l’intérêt chez les compagnies pétrolières qui s’y sont succédé au fil des années. » La directrice des Hydrocarbures, Aminata Ndoye Touré, en a profité pour apporter des précisions sur les parts détenues par Petrosen et l’État. Selon elle, Petrosen détient 10 % des parts pour chaque contrat d’exploration. « Après les découvertes, Petrosen peut porter sa participation à 20 % », a-t-elle souligné. Pendant ce temps, l’État en dispose 30 %, sans compter l’impôt sur les sociétés. « C’est faux de dire que l’État ne détient que 10 % des contrats d’exploitation », a relevé Mme Touré, tout en précisant que dans la phase d’exploration Petrosen ou l’État ne dépense rien.

La phase d’exploitation prévue entre 2020 et 2021
Le directeur général de Petrosen a annoncé le démarrage de la phase de développement et de l’exploitation du gaz et du pétrole, entre 2020 et 2021. « Après les découvertes, nous sommes entrés dans la phase d’évaluation économique de l’exploitation des gisements », a précisé Mamadou Faye. Selon lui, l’année 2012 marque, sans doute, l’intensification de la promotion du bassin sédimentaire et de l’exploration pétrolière à travers la Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) (2012-2017). La mission de promotion conférée à la société Petrosen a fini, a-t-il indiqué, par payer avec la découverte de pétrole sur Sangomar offshore Profond (entre 475 et 641 millions de barils) en 2014 ; en 2015 la découverte de gaz naturel de 500 milliards m3 sur Saint-Louis offshore Profond ; en 2016 la découverte de gaz naturel de 145 milliards m3 sur Cayar offshore Profond.

Par Mamadou GUEYE et Souleymane Diam SY

Les indicateurs sanitaires ont connu une amélioration à Thiès, comme l’atteste le rapport de la Revue annuelle conjointe (Rac) compilant toutes les activités sanitaires des différentes structures de santé de ladite région.

Une nette évolution des indicateurs a été notée dans le secteur de la santé en 2016 dans la région de Thiès. Le constat est du Dr Malick Ndiaye, médecin-chef de la région de Thiès. Il présentait le rapport de la Revue annuelle conjointe (Rac) des activités sanitaires des différentes structures de consultations et de références. C’était en présence du gouverneur de région, Amadou Sy.

Pour le médecin-chef, « le bon niveau de performance » se traduit par un taux de décès inférieur à 1 % pour le paludisme ».
Les différents participants ont aussi été informés des avancées notées dans le Taux de prévalence contraceptive (Tpc) et l’achèvement des Consultations prénatales (Cpn) avec un taux d’amélioration de 29,62 % à 53,23 % entre 2014 et 2016 pour un objectif de 45 %. Les accouchements assistés par des personnels qualifiés ont également connu une bonne marge de progression entre 2014 et 2016 avec 63,87%.

Ces résultats ont été obtenus « en dépit du déficit toujours persistant des ressources humaines, des efforts déployés par l’État et des Comités de santé », a fait remarquer le Dr Ndiaye. A ce jour, la région de Thiès ne compte que 92 médecins, 260 infirmiers et infirmières d’État et 231 sages-femmes, ainsi que d’autres personnels subalternes. Par ailleurs, il a été évoqué la prise en charge des cas de cataracte en 2016 où 1106 patients ont subi une intervention chirurgicale sur 3000 cas constatés.

La région de Thiès ne disposant pas d’unité d’hémodialyse, tous les cas sont généralement référés à Dakar. S’agissant de la prise en charge gratuite dans les structures sanitaires, 582.360 enfants de 0-5ans ont été répertoriés en 2016. Quant aux cartes d’égalité des chances, 2089 personnes en ont bénéficié. Pour les médicaments, des ruptures annuelles de 23 jours en moyenne des produits essentiels ont été relevées.

Développer des stratégies de pérennisation
Des recommandations ont ainsi été formulées pour le développement de stratégies de pérennisation des performances de la planification familiale. L’intégration des données communautaire et privée dans la collecte et l’analyse de la prévalence contraceptive a aussi été suggérée. Aussi convient-il de créer des espaces pour adolescents et jeunes dans tous les Points de prestation de santé (Pps) de la région et de veiller à la disponibilité du Sro (Sel de réhydratation orale)/Zinc pour une meilleure prise en charge des cas de diarrhée. La collecte et l’intégration des données communautaires de la lutte contre la malnutrition constituent d’autres points à améliorer. Il en est de même pour le dépistage passif des cas de malnutrition dans tous les Pps.

Mohamadou SAGNE

Thierno Bocoum, responsable de la communication du parti Rewmi souligne, de prime abord que « le président de la République, en décidant de ne pas mettre fin à son mandat ce 25 mars, a violé une promesse qu’il avait faite ». Notant que le 23 juin était « un signal fort pour installer de grandes ruptures dans les secteurs de la gouvernance ». Mais, selon lui, le président de la République, à travers la posture qu’il a prise, a véritablement violé pas mal de ses promesses. Sur le plan politique, M. Bocoum regrette la rupture du dialogue avec l’opposition. « Le code électoral n’a jamais posé de problème depuis 1992. Nous sommes en 2017, l’opposition a plus d’une fois dénoncé ce code électoral. Ces dénonciations n’ont trouvé aucune réponse valable du pouvoir en place », dénonce M. Bocoum. Pour lui, le pouvoir est obnubilé par la quête d’un second mandat. C’est dans ce cadre qu’il inscrit les poursuites contre des opposants au moment où ceux qui sont proches du pouvoir sont protégés. Pour Thierno Bocoum, le chef de l’État qui avait dénoncé la transhumance, l’encourage aujourd’hui. Sur le plan des infrastructures, il affirme qu’aucun acte notable n’a été posé depuis 2012. « Le président Macky Sall a, en réalité, uniquement bénéficié des retombées de la continuité du pouvoir, en mettant sur son compte des réalisations qui ne sont pas les siennes », a-t-il dit, rappelant que le chef de l’État avait promis 500.000 emplois en 5 ans. Cette promesse, a-t-il indiqué, est loin d’être tenue.
 
ME ASSANE DIOMA NDIAYE, LSDH : « Nous regrettons la rupture du dialogue entre le pouvoir et l’opposition »
Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) affirme : « avec l’arrivée du président de la République, Macky Sall, les espoirs étaient grands et les attentes immenses. Les Sénégalais s’attendaient à beaucoup de changements et cela sur plusieurs secteurs ». Dans cet ordre, il cite la justice où le peuple s’attendait à « une équité totale qui garantisse l’équilibre pour tout le monde ». Sur le plan social, il salue les actes qui ont été posés avec notamment l’instauration des bourses de sécurité sociale. « C’est vrai que c’est une infime partie de la population qui en a accès, mais c’est toutefois une mesure salutaire, que nous apprécions à sa juste valeur », a-t-il dit. Toutefois, dans ce même sillage, selon Me Ndiaye, des promesses ont été faites dans des conseils de ministres décentralisés. « Pour l’heure, la majeure partie de ces promesses n’a pas été tenue. Dans la fortification de l’État de droit, nous restons encore sur notre faim », a t-il ajouté. Il faut également noter que « le dialogue entre pouvoir et opposition a totalement été rompu », a-t-il regretté. Selon lui, cette situation déplorable qui peut ouvrir des lendemains tumultueux, notant que ces deux entités doivent continuellement se consulter. Toujours sur le plan de la magistrature, Me Ndiaye déplore « des nominations qui ne respectent pas tout le temps le nombre d’années requises pour, quand même, aspirer à de pareilles stations ». Sur le plan civil également, le savoir-faire et la compétence sont de plus en plus relégués au second plan, déplorant que toutes les nominations stratégiques soient dévolues aux politiques de la mouvance présidentielle.
 
ASSANE BA, MEMBRE DU COMITE DIRECTEUR DU PDS : « L’opposition est réduite dans sa plus minime expression »
Assane Bâ, membre du comité directeur du Pds est persuadé qu’en 5 ans de pouvoir du président de la République, Macky Sall, il se dégage une « déception grave » dans les familles qui vivent sous la paupérisation totale. « Cette même déception touche les jeunes qui peinent à trouver des emplois décents. Les malades n’arrivent plus à se soigner comme il faut », affirme-t-il. Selon lui, « les enseignants sont continuellement en grève. On enregistre la fermeture de plusieurs sociétés et l’exclusivité des marchés est donnée aux pays étrangers au détriment des nationaux qui sont pourtant d’égale dignité ». Il dénonce la pression sur les opposants « systématiquement envoyés en prison pendant que ceux du camp présidentiel sont protégés ». En somme, a conclu M. Bâ, l’objectif est de « réduire l’opposition dans sa plus minime expression ».

SAMBA SY, SG DU PARTI DE L’INDEPENDANCE ET DU TRAVAIL (PIT) : « D’importants pas ont été posés dans tous les domaines d’activités »
Selon Samba Sy, secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), le Programme de modernisation des axes frontaliers (Puma) et le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) sont « des actes hautement salutaires ». « Les infrastructures de ces programmes permettent à tout Sénégalais de librement se déplacer dans son pays, d’où qu’il puisse, par ailleurs, se trouver », a-t-il dit.

« Le président de la République Macky Sall est véritablement en train de donner une impulsion dans les différents actes qu’il est en train de poser. Ce n’est pas pour dire que tout roule comme il faut, mais des efforts palpables sont véritablement fournis depuis qu’il est à la tête du pays », affirme-t-il. A l’en croire « d’importants pas ont été posés dans tous les domaines d’activités autant structurels qu’économiques ».

Recueillis par Oumar BA

Le ministre de l’Éducation nationale a lancé le projet d’Amélioration des performances de travail et d’entreprenariat (Apte) Sénégal. D’une durée de 5 ans, il va concerner 200 établissements du secondaire et 50 écoles de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Le Centre de développement et d’éducation (Edc) et la Fondation MasterCard ont lancé le projet d’Amélioration des performances de travail et d’entreprenariat (Apte) Sénégal. D’un montant de 15 millions de dollars et d’une durée de 5 ans, il vise à développer les compétences dont les jeunes ont besoin pour obtenir un emploi ou monter une entreprise. Le projet cible plus de 30.000 jeunes sénégalais. Il va se concentrer sur 200 écoles du secondaire et 50 de l’enseignement technique et de la formation professionnelle à travers le pays. Dans ce cadre, des conseils d’orientation professionnelle et des services de transition vers l’emploi seront fournis aux étudiants. L’initiative prévoit également de former 1575 enseignants sénégalais. Ils sont chargés d’aider les jeunes des économies émergentes à développer les compétences dont ils ont besoin pour réussir.

Selon le ministre de l’Éducation nationale, ce lancement s’inscrit dans la mise en œuvre de la directive n°1 prise par le président de la République à l’issue du Conseil présidentiel de juillet 2015, lequel était consacré aux recommandations des Assises nationales de l’éducation et de la formation. « Ce projet est complètement aligné sur la vision et la politique définies par le gouvernement du Sénégal », a indiqué Serigne Mbaye Thiam, soulignant que les autorités sont dans une dynamique de prendre en charge les enfants hors du système éducatif (ceux qui n’ont jamais été à l’école ou qui l’ont quitté très tôt) pour assurer leur employabilité, base d’un entreprenariat fort. « Ce choix, porté sur notre pays, relèvera beaucoup de défis qui s’opposent à toute innovation. Le projet Apte Sénégal arrive au moment où un processus de réforme du curriculum de l’enseignement moyen secondaire est en cours à travers le Projet d’appui au renouveau du curriculum », a souligné le ministre qui a assuré aux initiateurs du projet « de la détermination du gouvernement à aller de l’avant grâce à [leur] appui pour la transformation de notre système éducatif et de formation afin de préparer les meilleures conditions de l’émergence de notre pays ». M. Thiam n’exclut pas une dissémination et une généralisation du projet Apte Sénégal. Car seules six régions (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Kédougou, Diourbel et Thiès) sont concernées pour le moment.

Serigne Mansour Sy CISSE

C’est une fierté pour moi et un honneur, mais une redoutable tâche de porter une adresse à cet aréopage si savant, si riche et composé d’intellectuels de renom et autres citoyens de haut rang.

Nous voilà réunis ce jour : un moment fort pour décliner nos ambitions pour le futur. Un jour ordinaire certes, mais qui va servir de repère à une histoire extraordinaire, car notre Sénégal, vous le savez, c’est le pays des milles complexités ! C’est le pays des milles équilibres précaires ; pays où les acquis économiques, sociaux et démocratiques doivent être consolidés et renforcés. Ne nous voilons pas la face : « la réalité quotidienne de la masse est l’incertitude du lendemain ». Nous devons améliorer les conditions d’existence et les conditions de travail, car la paix sociale n’a pas de prix.

Ici, au Sénégal, tout est urgent ! Il est l’heure d’un Sénégal nouveau qui doit voir l’émergence d’une nouvelle classe de dirigeants responsables.

Il est l’heure, pour le Sénégal, de faire encore un saut qualitatif et prendre en compte l’apport fécond des citoyens de tous bords pour dessiner le visage du Sénégal de demain. Oui, tout est urgent et les peuples ne se laissent plus faire. Les évènements survenus récemment confirment encore l’inéluctabilité des changements à mener.

Ici, tout est défi ! Par vos actions d’hier et par votre présence massive aujourd’hui, vous avez démontré votre détermination ferme et irrévocable à accompagner notre président pour relever les défis de tout ordre. Votre mobilisation est le signe tangible de votre attachement et de votre engagement aux côtés d’un homme qui aurait pu bomber sa poitrine de fatuité ; mettre sur sa carte d’identité profession : frère de … Mais il ne l’a pas fait.

Il aurait pu prendre une année sabbatique, ne serait-ce qu’une, sous les lambris dorés, sous l’air pulsé de l’hôtel Georges V à Paris. Il ne l’a pas fait. Non ! Ce n’est pas son genre ; un jour de dimanche, où bon nombre de cadres repus font la sieste, nous gravissions ensemble les montagnes rocheuses sur les hauteurs de Diamniadio? où à même le sol il rompu le pain avec des populations esseulées et désorientées ; et nous avons pioché à plusieurs dans le même bol de midi, sans cuillère ni fourchette argentées.

Ce monsieur, modeste, discret, humble et courtois préfère ainsi? à longueur de journées, tâter le pouls du peuple, échanger avec les mains calleuses pour voir comment réduire la fracture sociale, dans les coins et recoins des banlieues et villages lointains, sans tambour, ni «tama’, ni trompette, de Gorom à Ndoukhoura.

Je disais que vous avez été aux côtés d’un homme à l’expertise avérée doté d’une carapace moulée dans la compétence ; carapace qui l’a épargné des missiles et des drones bleus jusqu’à la veille des élections, il officiait encore au milieu des lignes adverses dans le poste avancé et très prisé de chef du bureau économique de Pékin.

Vous avez été fidèles aux côtés du journaliste de Cesti, de l’éminent énarque diplômé de l’École nationale d’administration (Ena) de Paris, aux côtés de l’ancien ministre conseiller. Bref, vous avez été disponibles et engagés derrière son Excellence Aliou Sall qui est le penseur, le fondateur d’Actions initiatives républicaines. Qu’est-ce que c’est que Air Macky ?

En créant Air Macky, nous convoquions l’académicien français André Maurois qui disait : « Les amitiés d’esprit se font par chaînes et rencontres, comme les amitiés de cœur ». Ce sont ces liens humains fortifiés qui ont donné naissance à Air Macky. En cela, c’est plus qu’un mouvement de soutien, c’est un mouvement d’accompagnement. Actions initiatives républicaines mène des actions citoyennes de solidarité, de conscientisation, de responsabilisation... En un mot, Air Macky est un noyau dur de bonnes volontés qui font de la politique plus par devoir que par ambition. Ce sont des membres engagés et de bonnes mœurs, généreux et disponibles, ayant en toutes circonstances une conduite digne et exemplaire, de probité, de tolérance et de solidarité, mais aussi bien pétris et imbus de l’idéal Yonou Yokouté.

La voie du Yonou Yokouté ? Une voie de développement durable et harmonieux, une voie choisie par le peuple sénégalais selon la vision d’un homme ; un homme de mesure qui rassure et doté d’une rare qualité que les Grecs appelaient tempérance, vertu de modération rarement cultivée de nos jours.

Je nomme le président Macky Sall ; Macky est un homme de paix, un homme de consensus, un homme de conviction, de cœur, de foi, un homme humble, ouvert, aux qualités connues et reconnues de tous.

Et ce, sans verser dans la démagogie, dans de l’art de la brosse à reluire de troubadours qui avaient droit de cité il n’y a guère.

C’est cet homme qui a une claire vision du Sénégal de demain et prône une approche de rupture qu’Air Macky, bien avant l’heure, a toujours eu la ferme volonté d’accompagner.
Les élections dernières l’ont encore démontré ; au-delà de l’ambition personnelle, il faut une sanction divine.

Après la République aérienne du président poète Léopold Sédar Senghor, Après la République très étatique de l’administrateur civil Abdou Diouf, Après la République prolixe de l’avocat des promesses Maitre Wade,

Dieu, le Très Puissant, a décidé de manière souveraine : voici venu le temps de la République des ingénieurs-bâtisseurs.
Et il est des moments historiques dans la vie d’une nation où le devoir patriotique place chacun face à ses responsabilités. En effet, quand sonne l’heure de l’engagement, tout bon citoyen est tenu de se lever pour ne pas rater le train de l’histoire. Le le bon sens le commande, la fibre patriotique le demande.

Il est l’heure de rallier !
Rallier ? Où et comment ?

La notion de rallier renvoie à l’image de se déplacer, de voyager. En voyageant, on passe souvent à une frontière. Pour cela, il faut un passeport ou une carte d’identité. C’est le rassemblement à perte de vue de ces militants convaincus et convaincants, des jeunes, des femmes, des cadres de ce pays ! De dignes fils de ce pays.
Rassurez-vous !

Nous ne venons pas avec armes et bagages, car derrière un homme de paix tel que Macky, on se range plutôt armé de patience et de rameaux de concorde. Bien sûr, nous rallions avec simplement en bandoulière nos besaces et nos provisions. Comme pour aller aux champs des Halpulaars avec nos «ndiyam», «lamdam» et «lacciri njorndi».
Oui et sans fanfaronnade, nous amènerons de l’eau au moulin Apr.

Oui effectif ! Nous apporterons notre grain de sel sans oublier le couscous (excusez cette incartade), pour dire simplement que nous venons avec des moyens et des idées ; nous venons avec des propositions et des projets bien ficelés que nous mettrons à la disposition du parti. Car Macky a opté et nous avec lui. Nous préférons les projets de développement à la politique de la calebasse vide.

Pavons et arpentons ensemble et avec fierté le Yonou Yokouté. Bâtissons et massifions un parti plein de vitalité, d’ingéniosité et de créativité !
Georges Clemenceau disait : «Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut avoir le courage de le dire, il faut ensuite avoir l’énergie de le faire».
Il doit rester clair : nous ne rallions pas pour être heureux.

Mais heureux, nous rallions.
Et heureux de rallier aussi, nous rallions !

Pour terminer, c’est avec une grande fierté que je lui adresse mes félicitations pour cette reconnaissance internationale qu’est le « Dr of international relations Honoris Causa » du Geneva international relations de Genève, laquelle atteste du travail qu’il réalise à l’échelle mondiale.

Les opérations de transformation des titres précaires en titres fonciers sont gratuites. La confirmation a été faite hier par Birima Mangara. Le ministre délégué en charge du Budget répondait à une interpellation du député Cheikh Tidiane Ndiaye. M. Mangara a rappelé le contexte qui a conduit le président de la République à prendre cette mesure salutaire à son avis. Le constat, soutient-il, est qu’il y a un faible niveau de titres fonciers. Selon le ministre du Budget, près de 122.206 titres fonciers recensés au Sénégal. Il a indiqué que le président de la République a relevé le caractère onéreux et décourageant de l’accès à la propriété. « Le chef de l’État souhaite que chaque Sénégalais puisse accéder à un titre foncier. C’est pourquoi il nous a instruit, en février dernier, de donner des titres fonciers à tous ceux qui ont des droits d’occupation », a informé le ministre du Budget. « La transformation des titres précaires en titres fonciers est gratuite. On ne paie aucun franc », a-t-il précisé. Birima Mangara affirme qu’un titre foncier valorise un bien partout au Sénégal et permet aux détenteurs d’être dans une situation régulière.

Par Maguette NDONG, Aliou KANDE, Amadou DIOP

5.127.262 inscrits à la date du 23 mars 2017. C’est le chiffre donné, hier, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, à une question posée par un député sur l’atteinte des 4 millions d’électeurs pour espérer annuler l’ancien fichier.

« Le chiffre de 4 millions d’inscrits a été largement dépassé et au rythme où vont les choses, on peut atteindre les 6 millions d’électeurs », a expliqué le ministre de l’Intérieur, non sans préciser que les inscriptions s’arrêtent le 23 avril 2017 prochain. Pour ce qui est des commissions, Abdoulaye Daouda Diallo a expliqué que leur déploiement est lié au nombre d’électeurs qui varient selon les départements. Il a donné l’exemple de Dakar où les commissions installées ont pu enrôler plus de 700.000 électeurs, permettant ainsi de dépasser largement les 683.000 inscrits que comptait Dakar sur l’ancien fichier. « C’est ce qui explique que des machines qui étaient à Dakar ont pu être redéployées à Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Louga, Kébémer, Sédhiou et Kédougou où il y avait la demande », a dit Abdoulaye Daouda Diallo. Des départements comme Podor, Matam, Saraya, Kédougou ont atteint un bon taux. « Aujourd’hui, nous sommes dans une bonne dynamique et le fichier qui existait ne sera pas utilisé pour les prochaines élections », a dit le ministre de l’Intérieur.

L’Etat va densifier la carte sécuritaire
Intervenant sur la question sécuritaire, au nom du Premier ministre, notamment avec la recrudescence de la délinquance, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a fait comprendre qu’il aura une densification de la carte sécuritaire.
 
« Aujourd’hui, au niveau de la police, nous avons plus de 86 commissariats et postes de police, et quelque 132 brigades et postes de gendarmerie. La première décision qui a été prise aujourd’hui, c’est de rationaliser la carte sécuritaire pour éviter les chevauchements », a-t-il appuyé. Tout en garantissant que vers l’horizon 2018, tous les départements devraient voir ériger des postes de police pour davantage de sécurité. Le ministre de l’Intérieur a aussi évoqué l’idée de la « forte recommandation » qu’est le renforcement des moyens des forces de sécurité ainsi que le recrutement (dont le recrutement spécial de la gendarmerie. « Il y a un besoin de renforcement des moyens au niveau des brigades et commissariats », a-t-il ajouté.

Par Maguette NDONG, Aliou KANDE, Amadou DIOP

Une partie de route d’une des bretelles de sortie de l’échangeur de l’émergence s’est affaissée, suscitant l’inquiétude des populations puisque l’ouvrage n’a pas encore un an d’existence. Apportant des éclaircissements, le Ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, à travers l’Ageroute Sénégal, explique le phénomène par une fuite de canalisation. « Une conduite d’eaux usées de l’Onas de diamètre 800 traversant la bretelle de l’échangeur del’émergence des parcelles Assainies à Grand Médine, a souffert d’une fuite importante sous chaussée, engendrant un affaissement localisé de cette dite bretelle », indique le ministère. 

Il souligne qu’« il ne s’agit pas d’une malfaçon de l’infrastructure routière ». Non sans préciser que « les équipes de l’Onas sont à pied d’œuvre pour la réparation de la fuite et Ageroute procède à la sécurisation et à la réouverture immédiate de cette brettelle ». Malgré tout, le ministère, à travers son bras technique, Ageroute Sénégal, « présente ses excuses à l’ensemble des usagers pour les désagréments occasionnés et réitère son engagement à garantir la sécurité pour tous ».

Le «Pont de l’émergence» qui a remplacé celui de «Sénégal 92» et qualifié d’ouvrage de 3è génération, a été inauguré le 20 juillet dernier par le chef de l’Etat, Macky Sall. Ses travaux ont duré 11 mois.

D. MANE

On scrutera avec attention la première liste d’après-Can 2017 que le sélectionneur national des « Lions » du football publiera demain à partir de 10 heures au Good Rade, sur la Vdn. Ce sera dans la perspective des deux matches amicaux que l’équipe du Sénégal livrera le 23 mars à Londres face au Nigeria et le 27 du même mois à Paris contre la Côte d’Ivoire. Une liste très attendue en ce qu’elle pourrait donner quelques indications sur la future configuration de la Tanière séniors. Et sur le projet de jeu que le coach entend mettre en branle dans les mois à venir.
On se souvient que le Sénégal, attendu comme le grand favori de la dernière Can après un premier tour bien maîtrisé, avait crashé dès les quarts de finale contre le Cameroun, futur vainqueur. Une élimination précoce due notamment à l’incapacité du coach Aliou Cissé à résoudre l’équation tactique (une défense regroupée et très basse) que lui avait opposée son alter ego belge des « Lions indomptables », Hugo Broos. Depuis, les joueurs sont repartis se remettre en cause dans leur club. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que Mohamed Diamé, ne sera pas du lot. Le milieu de terrain de Newcastle (Championship anglaise) a décidé, à 29 ans, de se retirer de la sélection pour favoriser plus de jeunes joueurs actuellement en meilleure forme.

C’est justement là où est attendu Cissé. Fera-t-il appel à certains juniors qui viennent de jouer la finale de la Can de leur catégorie en Zambie (défaite 0 – 2 face au pays hôte) ? On attend de voir. Ce qui est sûr, c’est que deux ou trois d’entre ces Koto Boys mériteraient d’être retenus, ne serait-ce que pour se préparer à assurer la relève au plus vite. Tel Ousseynou Cavin Diagne qui pourrait, par exemple, valablement faire oublier Diamé le néo-retraité au vu de ce qu’il a démontré à Ndola et à Lusaka. Ou alors Jean Jacques Ndecky, le latéral droit aux montées rageuses et aux centres et aux corners toujours superbement frappés. Voire même Krépin Diatta qui excelle comme milieu offensif axial où l’équipe A éprouve quelques difficultés, même si Henri Saivet s’est révélé au poste. En attaque cependant, il ne devrait pas y avoir de changements. Car avec pas moins de … 4 avant-centres déplacés à la Can « Gabon 2017 » (Mame Birame Diouf, Moussa Sow, Moussa Konaté, Famara Diédhiou), il y en avait peut-être plus que de raison. Alors un ou deux de moins dans la liste de demain, ne serait pour surprendre personne. Mais Aliou Cissé qui, du temps où il était joueur n’était pas un as du dribble, s’est révélé parfois un expert en contre-pied. Si bien qu’il faut toujours s’attendre à une feinte de sa part. D’ores et déjà cependant, on peut se féliciter que le Sénégal ait choisi de se mesurer aux meilleurs. Même si le Nigeria ne s’était pas qualifié à la dernière Can ; et même si la Côte d’Ivoire n’était pas allée au-delà des rencontres de poule. Mais, ces adversaires font assurément plus d’effet que la Libye ou le Congo, les ultimes sparring-partners des « Lions » avant la dernière Can. Car autant les « Super Eagles » que les « Éléphants » seront revanchards et voudront prouver qu’ils restent des grands d’Afrique.

B. K. N.

En visite de travail dans la région de Ziguinchor, le général de division Meissa Niang, Haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la Justice militaire, a laissé entendre hier que la lutte contre le trafic de bois va aller crescendo en Casamance. Dans cette partie méridionale du Sénégal, les forêts font l’objet d’un pillage dangereux par certains de nos compatriotes au grand dam des populations riveraines et de l’économie nationale.

Le patron de la gendarmerie nationale a, en effet, annoncé que la lutte contre le trafic illicite de bois va s’intensifier en Casamance, notamment dans la région de Ziguinchor où le phénomène a atteint des proportions inquiétantes ces dernières années. «Nous allons continuer à nous investir pleinement dans cette mission de lutte contre ce phénomène qui impacte beaucoup sur l’environnement et la biodiversité au moment où le président de la République a instruit les forces de défense et de sécurité de mener une lutte sans merci contre ces trafiquants de bois », alerte-t-il.

Le général Meissa Niang a tenu à faire remarquer que « la lutte contre le trafic illicite de bois est une activité traditionnelle de la gendarmerie, en appui au service des Eaux et Forêts et aux différentes autres structures impliquées du ministère de l’Environnement ». Il a assuré que des résultats satisfaisants ont été obtenus. Il s’exprimait en marge d’une mission de prise de contact avec les différentes unités de la légion de gendarmerie sud. « Notre mission quotidienne est d’appuyer nos hommes, de venir les voir sur le terrain, de nous enquérir de leurs conditions de travail, ainsi que des difficultés auxquelles ils sont confrontés et y apporter des solutions, avec l’appui des plus hautes autorités de l’État », a expliqué le général Niang. Et d’ajouté: « Nous avons reçu des plus hautes autorités de l’État la mission d’appuyer nos personnels en effectifs et équipements, entre autres, pour faire face à la demande de sécurité des citoyens sénégalais ».

El Hadj Moussa SADIO

L’annonce est tombée plus tôt que prévu hier matin au lieu d’aujourd’hui. Selon l’avocat de François Fillon, l’audition a été avancée, à sa demande, dans un souci de sérénité et de discrétion. Dans l’affaire des emplois présumés fictifs de sa femme et de deux de ses enfants, le candidat Fillon est mis en examen. Mis en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux, ainsi que pour manquement aux obligations de déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

François Fillon avait lui-même annoncé, le 1er mars, sa convocation, le 15 mars, devant les trois juges d’instruction chargés de l’information judiciaire, en vue de sa mise en examen. Une stratégie assumée pour faire de sa mise en examen un non-événement, la dégonfler et se mettre dans une position victimaire auprès de l’opinion publique. Le candidat, en effet, se dit victime d’une enquête «exclusivement à charge» et privé du traitement dû à «un justiciable comme les autres».

Et pourtant, pendant la primaire de la droite, Fillon avait délibérément fait des différentes mises en examen de Nicolas Sarkozy son axe d’attaque, allant même jusqu’à interpeller l’histoire politique française en ces termes : « Qui imagine un seul instant le Général de Gaulle mis en examen » ? Martelant, à Sablé-sur-Sarthe, dans un discours truffé d’attaques contre l’ancien chef de l’État, mis en examen dans deux affaires, que « ceux qui briguent la confiance des Français doivent en être dignes ». Et rajoutant aussi qu’« il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable ». Puis après avoir affirmé qu’il ne se présenterait pas s’il était mis en examen, le député de Paris avait opéré une spectaculaire volte-face et réaffirmé,  lundi dernier, qu’il irait jusqu’au bout de sa campagne malgré ses ennuis judiciaires.

En se rendant à la convocation des juges, François Fillon a aussi voulu opportunément changer de fusil d’épaule devant la justice, afficher son respect pour les institutions après une séquence très anti-juges. Il marque également sa différence avec Marine Le Pen qui, elle, a refusé de répondre à la convocation des juges, le 10 mars, dans le cadre de l’affaire des emplois d’assistants parlementaires présumés fictifs au Parlement européen. L’irruption Macron dans la perspective du tête-à-tête du second tour de la présidentielle avec Le Pen n’y est pas étrangère non plus.

En ayant ainsi tenté de « déminer » sa mise en examen, le candidat de la droite compte surtout pouvoir rebondir rapidement et refermer la page judiciaire aussitôt. Place à la seconde séquence dans sa stratégie. Dès ce jeudi soir, il sera à nouveau en campagne pour défendre son programme qu’il a présenté lundi, en route pour des meetings et une participation à l’Émission politique sur France 2. En espérant que d’ici là, aucune nouvelle révélation vienne la perturber. Si l’ancien Premier ministre ne se faisait pas d’illusions sur son sort et s’attendait à être mis en examen, on se demande toutefois s’il reste lucide sur ses chances de renforcer le socle électoral, autour de 20 % dans les sondages, qui lui reste fidèle et de participer au second tour de la prochaine présidentielle. Face à ses fidèles, Fillon avait défendu le « redressement de la France », la défense des « valeurs de la droite et du centre » et la « rupture de la politique menée par Hollande ».

On saura, dans deux mois, si les militants de la droite ont pu sauver le soldat Fillon, handicapé dès le départ par le discrédit et une image gravement ternie. Fillon en appelle, aujourd’hui, au peuple et à la résistance. Mais, la destruction par le scandale de sa candidature et l’étiquette maudite de « mis en examen » semblent difficiles à surmonter au regard d’un corps électoral à qui il avait demandé des sacrifices. Ces électeurs qui se plaisent à rêver que les politiques deviennent des justiciables comme les autres, et de justice pour tous sans exception…

 

« Toute l’action politique du président Macky Sall est traversée par la dialectique de l’inclusion ». C’est ainsi que le Premier ministre a qualifiée la politique que mène le chef de l’Etat. Cette inclusion est d’ordre social, économique et politique. Sur le plan social, cette dialectique transparaît dans des programmes comme la Couverture maladie universelle, les Bourses de sécurité familiale qui mobilisent, chaque année, 30 milliards de FCfa du budget national. Sur le plan économique, cette approche se manifeste à travers le Pse et ses déclinaisons notamment le Pracas. « Le président de la République ne veut pas d’un Sénégal riche uniquement par un nombre très peu de ses fils. C’est pourquoi, il a opté pour l’inclusion économique à travers l’agriculture. Avec le Pracas, on est en train de dérouler le programme de mécanisation en milieu rural, de renforcer les capacités productives en milieu rural », a déclaré Mouhammad Boun Abdallah Dionne. Quant à l’inclusion politique, elle se révèle à travers l’Acte 3 de la décentralisation qui a consacré la communalisation intégrale. Tout cela fait dire au Premier ministre, que le président Macky Sall c’est « l’homme de la dialectique de l’inclusion ». « Pendant sa longue période de préparation, en deux ans, il a fait 80.000 km à l’intérieur du pays c’est-à-dire deux fois le tour du Sénégal. Cela lui a permis de mettre un visage sur la pauvreté. C’est ce qui a fait naître un programme comme le Pudc », a-t-il ajouté.

La gouvernance est devenue une dimension clé des politiques et réformes en faveur de la lutte contre la pauvreté. C’est dans ce cadre qu’un protocole d’accord a été signé entre le ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Bonne gouvernance, l’Ong 3D et l’Usaid pour permettre aux citoyens d’avoir un meilleur accès à l’information.

La bonne gouvernance occupe une place de choix dans l’agenda des politiques publiques au Sénégal. Elle constitue un axe stratégique de politique économique et sociale, comme on l’a fait savoir à la cérémonie de signature du protocole d’accord entre le ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Bonne gouvernance, l’Ong 3D et l’Usaid. Selon le ministre Khadim Diop, la promotion de la bonne gouvernance est devenue une demande sociale au même titre que la santé et l’éducation. Aucun pays, a-t-il dit, ne peut se passer de la promotion de la bonne gouvernance s’il veut aspirer à un développement véritable. Pour Khadim Diop, il faut une mutualisation des actions pour éviter les cloisonnements entre les départements ministériels, les différentes directions, les projets et programmes du ministère de la Bonne gouvernance qui est un département transversal. D’où l’intérêt de nouer des partenariats avec la Société civile, les Ong et toutes les couches socioprofessionnelles pour arriver à matérialiser la bonne gouvernance, mais surtout à la rapprocher des populations pour lesquelles elle s’exerce. C’est tout le sens de cette convention qui, selon le ministre Khadilm Diop, permet à son département de dégager ses priorités et d’appeler ses partenaires à se joindre à l’action.

Il a rappelé que l’accès à l’information est fondamental dans le processus qui permet d’arriver à un contrôle citoyen de l’activité gouvernementale. Le but de ce partenariat qui entre dans le cadre du projet « Sunubudget » de l’Ong 3D est de travailler à une meilleure participation des citoyens à l’accès à l’information. «Nous allons travailler d’arrache-pied pour arriver à élaborer un projet de loi qui réglemente l’accès à l’information et l’Ong 3D nous a rejoints dans ce processus. La bonne gouvernance s’exerce dans toutes les activités gouvernementales », a-t-il indiqué, avant de préciser que la « bonne gouvernance fait référence à la promotion des services publics de qualité fournis aux populations ».

Le directeur exécutif de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, a abondé dans le même sens et avancé que « le projet de loi sur l’accès à l’information devrait mettre le Sénégal sur la voie des « gouvernements ouverts ». Selon lui, ce projet de loi permettra au citoyen sénégalais d’avoir accès à toutes les informations publiques et d’améliorer son score dans le système de notation des gouvernements sur leur ouverture à la société civile. «Réviser les stratégies en intégrant la société civile est une forme de coproduction des politiques publiques », a-t-il souligné.

«Nous nous sommes pour un partenariat État/société civile. Nous estimons que les deux parties peuvent avoir des objectifs divergents. Néanmoins, ils peuvent coproduire les politiques publiques tout comme les normes. C’est le lieu de saluer l’ouverture du ministère de la Bonne gouvernance à la société civile », a soutenu Moundiaye Cissé qui s’est aussi félicité du rôle d’accompagnement que joue l’Usaid.

Tata SANE

Le ministre de la Culture et de la Communication a reçu en audience, hier, les artistes et créateurs  sénégalais sélectionnés pour les 8èmes Jeux de la Francophonie prévus à Abidjan, en juillet. A  l’occasion, Mbagnick Ndiaye les a exhortés à être de dignes ambassadeurs du Sénégal à travers leurs prestations.

Les 8èmes Jeux de la Francophonie se tiendront au mois de juillet à Abidjan. Au total, ils seront 18 artistes et créateurs à représenter le Sénégal dans 10 disciplines, danse hip hop, jonglerie avec ballon, danse de création, chanson, conte et conteurs, littérature, peinture, sculpture-installation, photographie et création pour le développement durable. Reçus hier en audience par le ministre de la Culture et de la Communication, ils ont tous été félicités pour leur mérite après avoir été présélectionnés et sélectionnés au niveau local, national puis international.

« J’ai voulu vous rencontrer pour 3 raisons principales : vous connaître personnellement, vous féliciter pour avoir été choisis pour représenter notre pays et vous encourager », leur a dit Mbagnick Ndiaye. Il les exhorte, à être les dignes ambassadeurs du pays. « Il faut continuer à vous entraîner et à maintenir la dynamique pour que la prestation sénégalaise soit  bonne. Nous plaçons beaucoup d’espoir en vous », affirme-t-il.

Selon le ministre de la Culture, la Direction de la Francophonie est à leur disposition pour la mise en œuvre, en rapport avec des experts dans les différentes disciplines, d’un programme soutenu de préparation, et des moyens nécessaires seront également dégagés pour avoir, à terme, une participation de qualité.

Le directeur de cabinet du ministre de la Culture, Rémi Sagna, par ailleurs expert culturel pour les Jeux de la Francophonie, indique que ce projet de l’Organisation internationale de la Francophonie est une occasion de  rencontres, de fraternisation, de compétitions saines avec des milliers de jeunes d’horizons et d’expériences différentes.

S’adressant aux candidats, M. Sagna leur a signifié que ces Jeux sont une expérience particulière riche en enseignements. Car, soutient-il, qu’en plus de gagner des lauriers, ce sera aussi une occasion, à travers les ateliers qui seront organisés, d’échanger leurs techniques, leurs expériences et apprendre les uns des autres.

Sélectionné dans la discipline Création pour le développement durable, Malick Faye représentera à ces Jeux de la Francophonie l’Ong concept qui œuvre dans le développement durable. « Il sera question, pour nous, de maintenir les acquis du Sénégal dans le domaine du développement durable, et aussi montrer tout ce qui a été réalisé au niveau des communautés afin de vulgariser les bonnes pratiques au niveau international et au niveau de la Francophonie », argue-t-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’extradition, à Conakry, du militaire guinéen Aboubakar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité, recherché pour le massacre d’opposants en 2009, est «un grand pas vers un procès» dans ce dossier, se sont félicitées, hier, des Ong de défense des droits de l’Homme.

Toumba Diakité, médecin militaire ayant le grade de commandant, a été l’aide de camp du chef de la junte qui a dirigé la Guinée pendant un an, en 2008-2009, le capitaine Moussa Dadis Camara, qu’il avait ensuite tenté de tuer.

Arrêté en décembre au Sénégal, il a été extradé, dimanche soir, vers la Guinée et écroué après son arrivée à Conakry.
«Il est en ce moment à la Maison centrale de Conakry depuis hier soir», a indiqué à l’Afp le procureur du tribunal de première instance de Dixinn en charge du dossier, Sidy Souleymane Ndiaye, ajoutant qu’il serait entendu par les magistrats instructeurs à une date non précisée.
Cette extradition est «un grand pas vers la tenue d’un procès» sur ce massacre, affirment des Ong dont la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme (Ogdh) et l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (Avipa), dans un communiqué.

Rappelant aux autorités guinéennes «leur engagement de tenir le procès en 2017», les Ong les pressent d’y «assurer la présence» de Moussa Dadis Camara, en exil au Burkina Faso, où il a été inculpé, en juillet 2015, par des magistrats guinéens pour son implication présumée dans le massacre.

«Nous souhaitons maintenant que le procès s’ouvre avant le prochain anniversaire du massacre», a précisé Asmaou Diallo, présidente de l’Avipa, citée dans ce communiqué.
Toumba Diakité a été arrêté, le 16 décembre, par des gendarmes, à Dakar où il vivait sous une identité d’emprunt après avoir subi plusieurs changements d’apparence, selon la gendarmerie.

La justice sénégalaise a autorisé, le 10 janvier, son extradition, avalisée un mois plus tard par décret du président Macky Sall.
«Le gouvernement guinéen se félicite de l’extradition du commandant Toumba Diakité, voulue et sollicitée par les autorités guinéennes», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, dans une possible allusion aux interrogations sur le délai de plus d’un mois entre le décret du Sénégal et son application.  «Le gouvernement prendra toutes les dispositions pour assurer la sécurité de M. Toumba Diakité», a affirmé le porte-parole.

Le président de la Ligue guinéenne des droits de l’Homme (Liguidho), Me Emmanuel Bamba, a appelé à ce que «tous ceux qui sont inculpés dans cette affaire du massacre du 28 septembre, s’ils assument des fonctions au niveau de l’administration, démissionnent pour se mettre immédiatement à la disposition de la justice».

«Dans cette affaire, il ne doit pas y avoir deux poids deux mesures», a-t-il souligné.
Toumba Diakité était recherché pour son implication présumée dans le massacre perpétré, le 28 septembre 2009, par des militaires, dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d’opposants à la candidature à l’élection présidentielle de Moussa Dadis Camara.
Au moins 157 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées dans le stade et ses environs, selon la Commission internationale d’enquête de l’Onu.
Il a ensuite tenté, le 3 décembre 2009, d’assassiner le capitaine Camara, lui reprochant de vouloir lui faire porter l’entière responsabilité du massacre.

AFP

Le général de Division Meissa Niang a effectué une visite de contact et d’orientation opérationnelle. Selon un communiqué, cette première sortie du Haut-commandant de la Gendarmerie nationale a ciblé la légion nord. Elle obéit à la volonté du général de Division de dresser sans indulgence l’état des lieux des forces de Gendarmerie déployées à travers le territoire nationale.

Le communiqué note que c’est pour identifier les axes d’effort qu’il doit impulser à ses forces, conformément aux orientations stratégiques qui lui ont été indiquées par le président de la République, que le patron de la Gendarmerie a fait cette descente sur le terrain. Pour atteindre son objectif, le général Meissa Niang n’a pas hésité à examiner les problèmes en profondeur, pour mieux s’imprégner des conditions de travail des gendarmes disséminés à travers le territoire national, avec des conditions d’existence et un isolement motivés, par la volonté de protéger les Sénégalais où qu’ils se trouvent. Dans cet ordre d’idée, « la stratégie d’action du Haut-commandant de la gendarmerie privilégie une approche globale », souligne le communiqué. Cette visite a non seulement « intégré les unités et les personnels de la Gendarmerie, mais également les autorités administratives et locales dont les préoccupations sécuritaires constituent la principale ligne d’action des forces de Gendarmerie ».

Au terme de sa visite, le général de Division Meissa Niang a « assuré au personnel son soutien et ses encouragements, tout en leur donnant l’assurance qu’ils seront bientôt dotés de moyens d’action en nombre et en qualité suffisante grâce à l’appui du chef de l’État ». Le Président Macky Sall qui a accordé sans réserve le financement du plan stratégique qu’il a soumis à sa très haute appréciation et qui s’inscrit dans la ligne des politiques publiques de sécurité et de défense développées par le gouvernement.

Disséminée à travers le territoire national et chargée d’assurer des missions de sécurité publique en temps de paix, la Gendarmerie nationale exerce une surveillance sur les zones les plus reculées du territoire. Son action quotidienne s’exerce sur terre sur les airs et sur les plans d’eau, afin de contribuer à l’installation d’un climat de paix et de sécurité favorable au développement économique et à la sécurité des institutions. Le général Meissa Niang a décidé faire sienne cet objectif en y travaillant avec ardeur et abnégation avec son état-major mobilisé jour et nuit à cet effet, selon le communiqué. Pour rappel, cette visite du général de Division Meissa Niang a coïncidé avec les préparatifs du Magal de Mbacké Cadior. A cet effet, il a été reçu par Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké qui a prié pour le succès de sa mission.

Mamadou DIEYE

Lors de la cinquième session de la douzième Assemblée nationale populaire qui s’est ouverte tout récemment à Beijing, le Premier ministre Li Keqiang a présenté le rapport d’activités du gouvernement en 2016. Entre autres perspectives pour 2017, il a annoncé que les infrastructures auront la part belle dans le budget 2017 de la Chine avec 1.800 milliards de Yuans, soit plus de 160.948 milliards de FCfa dans la construction de routes et de voies navigables.

En 2017, la Chine veut « aller de l’avant à pas assurés ». Selon le Premier ministre, ce principe global consiste à assurer la régularité de la croissance, à garantir l’emploi et à se prémunir contre les risques, à assurer la sécurité financière, à garantir le niveau de vie de la population et à protéger le milieu naturel et enfin à assurer la stabilité économique et sociale ». Tout en poursuivant l’approfondissement de la réforme et l’accélération de la restructuration économique, le pays souhaite améliorer les structures de l’offre économique, accroître adéquatement la demande globale et en améliorer l’efficacité, avoir d’autres moteurs de croissance et rénover ceux classiques ; favoriser l’équité et la justice sociale.

Toujours au titre des priorités pour 2017, l’État va « promouvoir, par les réformes, les tâches consistant à éliminer les surcapacités de production, à abaisser les stocks immobiliers, à diminuer la ration de levier, à réduire les coûts de productions et à combler les failles de l’économie » ; approfondir la réforme dans les domaines essentiels et les maillons clefs de l’économie ; continuer à libérer le potentiel de la demande intérieure ; stimuler, par l’innovation, la reconversion et la montée en gamme de l’économie réelle ; promouvoir le développement de l’agriculture et l’augmentation régulière des revenus des paysans ; prendre l’initiative d’élargir l’ouverture sur l’extérieur ; renforcer la protection et l’aménagement de l’environnement et des écosystèmes du pays ; poursuivre l’édification sociale axée sur la garantie et l’amélioration du bien-être de la population ; renforcer, sur toute la ligne, l’auto édification des organes gouvernementaux.

La part belle aux infrastructures
Les infrastructures auront la part belle dans le budget 2017 de la Chine. Le pays va investir 800 milliards de Yuans dans la construction de voies ferrées et 1.800 milliards de Yuans dans la construction de routes et de voies navigables. Il mettra en chantier 15 gros ouvrages hydrauliques, poursuivra les grands projets concernant notamment les rails, l’aviation civile et les infrastructures de télécommunication. Le pays compte d’ailleurs acquérir la 5G et plus de 30.000 villages seront desservis par des réseaux en fibres optiques. Il portera à 507,6 Yuans les dépenses d’investissement dans le budget central. Li Keqiang promet que son pays va appliquer et améliorer les mesures politiques visant à favoriser les investissements privés. Il va aussi approfondir les Ppp en parachevant les politiques préférentielles en leur faveur, notamment en ce qui concerne les prix et les taxes.

Onze zones pilotes de libre-échange
Le gouvernement chinois va poursuivre la construction de 11 zones pilotes de libre-échange, selon les normes et critères élevés et généralisera les expériences réussies. Le Premier ministre a rappelé que les gouvernements locaux pourront, dans la limite de leurs attributions légales, élaborer et appliquer des mesures préférentielles pour attirer les investisseurs étrangers. En même temps, le gouvernement central veillera à guider les investisseurs chinois à l’étranger pour qu’ils réalisent un développement sain et réglementé et élèvent leur capacité à se prémunir contre les risques. Beijing veut aussi renforcer davantage le programme « Made in China ».

Exploitations agricoles à grande échelle
Des expériences pilotes d’assurance contre les sinistres graves en faveur des exploitations agricoles à grande échelle seront menées dans certains districts choisis dans 13 provinces productrices de céréales. Beijing va parfaire le système de réassurance agricole afin de garantir le développement de l’agriculture moderne par des assurances agricoles permanentes et stables. Pour la Chine, le développement des exploitations agricoles à grandes échelle sous diverses formes est la seule voie possible pour développer une modernisation agricole à la chinoise. Le pays va augmenter d’environ 1,33 million de ha la superficie de l’irrigation goutte à goutte. Il va également reverdir 800.000 ha.

Aly DIOUF, correspondant à Beijing

Des étudiants en informatique, pneumatique, mécanique et électromécanique ont fabriqué des robots qui jouent au basket. Après cette étape, ils vont se concentrer sur la conception de robots qui vont travailler dans le stockage de l’eau potable et le filtrage de l’eau contaminée. L’expérience suscite tous les espoirs. Certains sont sélectionnés pour représenter le Sénégal à la première compétition robotique internationale aux États-Unis.

L’atelier n’est pas calme à l’école américaine, sise derrière la Cité des enseignants du supérieur à Mermoz. Une étudiante, âgée de moins de 20 ans, passe d’une table à une autre. Son camarade, Souleymane Diop, 19 ans, est inscrit en informatique au Centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon. Il est fixé devant son ordinateur. Sur l’écran, les données « Port 1, Port 2, Port 3... Port 9 » s’affichent. Ces dernières sont affectées à des sections spécifiques du robot. Le Port 6 est pour le moteur de la droite, alors que le Port 9 est destiné au bras du robot. Un non initié se perd dans ces explications. Pour ces jeunes étudiants, il n’y a rien de diable pour employer leur langage. « L’ordinateur ne connaît que le langage binaire : 1 est actif et le 0 est inactif », répète Abdoulaye Diallo, âgé lui aussi de 19 ans, également pensionnaire du Centre de formation Sénégal-Japon.

Après la programmation, ces étudiants s’assurent qu’il n’y a pas d’erreur. Il faut que tout soit à sa place pour que le robot puisse exécuter à la lettre toutes les tâches programmées. La chaîne s’enraille lorsque la plus petite erreur se glisse dans le processus. « Après l’intégration des données, on vérifie d’abord, ensuite on compile, par la suite on télécharge et on connecte le « corps vex » à l’ordinateur, la manette par des clés Wifi, et on manipule à distance », expliquent Alla Sakho et Abdoulaye Diallo. La programmation robotique est un jeu d’enfants pour ces jeunes. Sur la table, deux garçons, à l’aide de tournevis, montent les ailes.

La structure métallique en aluminium est sur des roulettes. Les petits fils de couleur rouge et bleue s’entrelacent et s’enchevêtrent. A côté, les étudiants soulèvent et baissent les leviers. Ils s’assurent que tout va fonctionner après la fin de l’assemblage.

Khadidiatou Thiam, le foulard noir noué à la tête, taquine ses camarades. Elle passe de table en table. Elle raille une étudiante laissée sur le ring et qui s’emploie à faire des assemblages de la structure. Depuis sa tendre enfance, cette étudiante en électromécanique rêve de faire carrière dans l’aéronautique. La conception d’un robot est un travail d’équipe. Dans le lot d’étudiants, on retrouve des informaticiens, des électromécaniciens... L’étudiante apporte sa touche en puisant dans ses connaissances. « Pour le moment, nous n’avons pas de problème, tout se passe bien. J’apporte une touche dans le système de puissance et transmission de mouvements », glisse Khadidiatou Thiam.

Les organisateurs de cet atelier de montage et d’assemblage de robot veulent donner la chance aux jeunes sénégalais d’exploiter leur talent, d’embrasser des métiers qui sont encore rares au Sénégal. C’est avec ces métiers émergents que le continent peut prétendre rattraper son retard.

« Après avoir effectué le tour dans quelques écoles, nous avons porté notre choix sur les jeunes du Cfpt Sénégal-Japon. Ils sont au nombre de 16. Nous cherchons à éveiller le génie créateur qui dort en eux. Aujourd’hui, ils sont capables de fabriquer des robots qui exécutent des tâches spécifiques », affirme Mamadou Gakou, le mentor de l’équipe. Il était à Dubaï, mais il est revenu pour partager son expérience. Ces jeunes représenteront le Sénégal à la première compétition internationale robotique qui se tiendra aux États-Unis. Les mentors espèrent faire une participation honorable.

Des robots pour filtrer l’eau
Les candidats sont déjà dans le bain. « Notre partenaire Micah, professeur en robotique à l’International school of Dakar (Isd) et qui a eu à diriger une équipe robotique en République dominicaine, a mis des équipements et des moyens à notre disposition, afin que nous puissions participer comme il se doit à ce grand rendez-vous », témoigne M. Gakou de l’équipe Senebot. Après la phase d’acquisition de connaissances, d’assimilation des techniques d’assemblage et de programmation, les encadreurs envisagent la fabrication de robots à des buts utilitaires. Lesquels interviendront dans la potabilisation de l’eau. Le travail va se poursuivre. « Après la conception des robots qui avancent et reculent, ces candidats ont une certaine maîtrise des techniques. C’est sur la base de leurs nouvelles compétences qu’ils vont construire des robots qui s’activeront dans le stockage de l’eau potable et le filtrage de l’eau contaminée », informe Mamadou Gakou. C’est déjà un grand pas vers la maîtrise des techniques de conception robotique.

Idrissa SANE

La Commission électorale gambienne (Iec) a commencé à enregistrer les candidatures au scrutin législatif du 6 avril, le premier de l’ère post-Yahya Jammeh, selon un de ses responsables, alors que la coalition de l’ex-opposition menace de se défaire.

Au premier jour du dépôt des candidatures, qui se poursuivait jusqu’à hier, l’Iec a reçu des dossiers de deux partis politiques et d’indépendants, a indiqué à l’Afp le porte-parole de la Commission, Joe Colley.

Ces formations sont l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (Aprc) de Yahya Jammeh et le Congrès démocratique de Gambie (Gdc), autorisé en mai 2016 et dont le responsable, Mama Kandeh, était un des trois candidats à la présidentielle avec MM. Jammeh et Barrow.

Des dossiers sont encore attendus de six autres partis et d’indépendants.
Le scrutin du 6 avril doit permettre de renouveler l’Assemblée nationale, qui compte 53 députés : 48 élus et cinq nommés par le président, pour un mandat de cinq ans.

L’Aprc avait remporté une victoire écrasante aux précédentes législatives, en 2012, qui avaient été boycottées par six des principaux partis d’opposition à Yahya Jammeh, accusant son régime «d’abus de pouvoir». L’ex-parti au pouvoir est confiant dans ses chances de «dominer l’Assemblée nationale», a dit à l’Afp son responsable de campagne, Yankuba Colley. «Nous sommes le plus grand parti» du pays, a-t-il assuré.

Au sein de la nouvelle majorité, emmenée par le Parti démocratique unifié (Udp) qui fut la principale formation de l’opposition à Yahya Jammeh, l’heure semblait au divorce, selon des sources internes ayant requis l’anonymat.

«Nous n’avons pas pu trouver un accord» sur la question des listes de candidatures, a affirmé à l’Afp un responsable de la coalition jeudi soir. «Un des partis veut que 36 des 53 circonscriptions électorales lui soient réservées. Nous allons nous séparer», a-t-il dit, déclinant toute précision.

La candidature d’Adama Barrow à la présidentielle a été soutenue par sept partis de l’ancienne opposition, dont l’Udp, et une personnalité indépendante.
Tous sont représentés dans le gouvernement comprenant 17 ministres, dont les six derniers ont prêté serment jeudi.

AFP

La gastronomie française sera à l’honneur ce 21 mars. L’opération « Goût de France », plus grand dîner français organisé sur les 5 continents, verra la participation, cette année, de 6 restaurants de Dakar, Saly et Saint-Louis. Ils proposeront chacun un menu d’au moins 5 plats.

Prévu le 21 mars 2017, l’événement « Goût de France » verra la participation de 6 restaurants de Dakar, Saly et Saint-Louis. Ils présenteront chacun à cette soirée gastronomique un menu d’au moins 5 plats typiquement français concocté avec un mariage de produits français et ceux locaux bio comme organiques.

En conférence de presse hier, avec les chefs des restaurants participant à l’opération au Sénégal, l’ambassadeur de France à Dakar, Christophe Bigot, indique que l’opération « Goût de France » est un événement mondial pour célébrer la gastronomie française. « L’événement est proposé et encadré par la France. Mais c’est une initiative privée car c’est aux restaurants de s’inscrire et de se proposer », confie-t-il. A l’en croire, à Dakar, ce grand dîner va se tenir ce 21 mars dans les restaurants Teranga Lounge Pullman, Radisson Blu, la Guinguette, Casino Terrou de Saly, Habana Café de Saly et le Restaurant de l’Hôtel la Résidence des trois villes de Dakar, Saly et Saint-Louis. Ils proposeront chacun un menu de la gastronomie française.

Outre ces six menus à la soirée du 21 mars, il y aura aussi, d’après l’ambassadeur Bigot, un autre dîner qui sera offert le même jour à la Résidence de la France à Dakar pour célébrer cette gastronomie.

« A l’occasion, un concours sera également lancé dès lundi sur nos réseaux sociaux avec en jeu une invitation pour deux personnes à ce dîner. Les deux gagnants de ce concours auront le bonheur et le plaisir de participer à ce dîner », fait savoir son Excellence M. Bigot.

Précisant qu’au-delà de l’événement, ils souhaitent aller dans le sens du partage, de l’échange sur la formation, les produits, les menus et les techniques d’accueil, etc., pour un exercice typiquement franco-sénégalais, en faisant participer des chefs sénégalais des écoles hôtelières et de restauration sénégalaises. L’idée est de faire une Semaine du goût franco-sénégalais dans plusieurs endroits pour promouvoir davantage les produits sénégalais et mettre en valeur la créativité des chefs.

Les chefs des Restaurants du Radisson Blu et de Teranga Lounge Pullman se disent heureux de participer à ce concours « Goût de France ». « Nous allons concocter un petit menu en jouant dans la qualité. Et puisque nous travaillons beaucoup avec des fermiers locaux, nous allons, pour le menu, mélanger les produits français et locaux », dit le chef du restaurant du Radisson Blu. Pour sa part, le chef de restaurant du Teranga Pullman indique qu’il s’est tourné, en priorité, vers ses régions d’origine, à savoir l’Alsace.

Par exemple pour l’entrée, il va travailler le foie gras sous une autre spécialité, les griottes de Fougerolles qui viennent aussi de la région. N’empêche, Bernard Stempflé va également miser sur le mariage entre la cuisine typiquement française et les produits sénégalais.

Événement mondial, l’opération « Goût de France », le plus grand dîner français du monde, rassemblera 2.000 restaurants, 2.000 chefs et 200 menus dans les 5 continents.

Maguette Guèye DIEDHIOU

« Dans la vie, il y a des moments de silence et des moments d’expression, d’échange et de prise de responsabilité ».

J’aimerais publiquement attirer toute l’attention sur le contexte politique actuel noté dans notre pays qui se caractérise, de plus en plus aujourd’hui, dans ses manifestations passionnées, par une certaine polémique, créée et entretenue à dessein par certains milieux opportunistes, tapis dans l’ombre des salons et prêts à faire volte-face à la moindre occasion profitable, sinon à attaquer adversaires comme alliés dans le dos, qui connaissent bien des contextes politiques fébriles, dans les positionnements à la veille de certaines échéances politiques, ainsi que des phénomènes de mobilisation électorale, à haute teneur de violence. Ces spectacles, «inter mi temps» mais récurrents, indignes de notre famille politique, qui se veut une association citoyenne, créée en vue de l’entente et de la concorde pour l’intérêt supérieur de la République, sont de nature à occulter tout le travail immense abattu, au quotidien, par Son Excellence Monsieur le président de la République, Macky Sall.

En effet, la situation conflictuelle, notée ces jours derniers, bien que caricaturale, est malheureusement devenue une triste réalité, et c’est tout notre système de valeurs politiques et morales qui est ainsi remis en cause. Cela est à l’antipode des messages d’apaisement et de cohésion que le président Macky Sall ne cesse d’égrener devant la presse à chacune de ses sorties publiques. Diffusion de messages irréalistes, populistes et opportunistes : c’est bien, en définitive, la question centrale de la discipline ou de l’inconscience politique des défis que révèlent ces faits survenus dernièrement.

Ce type de spectacle n’est pas vecteur de bonnes promesses et porte essentiellement en lui des germes de charges négatives, annonciatrices d’implosions et de désordres politiques qui, par leur anarchie sociale, engendrent la gêne au sein du pouvoir. Je rappelle, ici, que notre famille politique, l’Apr Yakaar, ne saurait tolérer de tels agissements qui, malheureusement, persistent et servent de passerelles pour les « Buzz » médiatiques dont la mouvance présidentielle se serait bien passée. L’Apr, au sein de tous ses alliés politiques dont Bennoo Bokk Yakaar (Bby), ne relègue aucune formation à sa périphérie ; les membres de cette coalition sont tous d’égale dignité et aucune parmi ses alliés ne saurait se prévaloir d’une légitimité exclusive qu’elle dénierait aux autres.

Face à l’emprise du désordre auquel s’adonnent, aujourd’hui, certains de nos responsables politiques, je me réfère à un électorat qui, en 2012, avait voté pour l’espoir, à une majorité écrasante de plus de 65 %, et de ce fait, suggère une solidarité agissante au sein de la majorité silencieuse de nos membres, face à ce désordre qui prend pied et s’installe tout doucement, et j’invite, en ce sens, tous mes concitoyens, solidaires et membres actifs au sein de Bennoo Bokk Yakaar, à se dissocier de cette lente dérive qui mine et menace la bonne marche de notre mouvement politique. Ne se limitant plus à des débats d’idées et à des échanges constructifs, mais virant de plus en plus en des propos acerbes et autres diatribes verbaux, faute d’arguments persuasifs pouvant convaincre l’opinion contraire, les confrontations ont tendance alors maintenant à verser dans la sombre vulgarité, sinon même à pencher vers la voie de la violence physique, forme la plus courte et la plus abjecte pour imposer l’adhésion, à défaut d’arguments valables pour pouvoir convaincre.

Notre jeune formation politique, à travers des déchirements internes et des règlements de comptes personnels, est en train de s’illustrer de triste manière, en reproduisant, pour une énième fois, la configuration d’un spectacle tant décrié dont les Sénégalais, en général, et les instances dirigeantes de l’Apr, en particulier, ne veulent plus voir se reproduire au sein de la classe politique. En effet, ce comportement laisse derrière lui la détestable impression d’un entre-soi, d’une querelle intestine de clochers dont le citoyen n’est que le triste spectateur, mais en même temps et - il faut qu’on le sache - aussi le sévère censeur, le poussant ainsi à se désintéresser de plus en plus de la chose politique. Car celle-ci, sous son acceptation noble du désintérêt de soi et de sacrifice pour le bien public, est souvent assimilée, par l’opinion, à celle-là autre à connotation de basse « politique politicienne ».

Sous de tels agissements, dénotant d’une indiscipline politique notoire, certains membres de notre formation, en particulier sa jeunesse, fer de lance du parti, sans en avoir reçu aucun mot d’ordre leur provenant des autorités hiérarchiques de tutelle au sein des structures du parti, vont désormais jusqu’à même « sous-traiter », en quelque sorte, la discorde, entretenue à l’interne et alimentée par leurs fonds de provenance obscure. Cela, pour de sombres mobiles de positionnement. Sous ce rapport, l’autorité morale même de notre formation politique se trouve indexée et se délite ainsi à chaque fois un peu plus face à la tolérance longtemps affichée de la part des instances supérieures du parti, en particulier de son président dont la bonne volonté de conciliation, d’harmonie et de rassemblement est trop souvent pris pour de la faiblesse aux yeux de quelques politiques ambitieux.

Unité autour des principes supérieurs républicains
En ces temps où certaines sensibilités politiques ne s’attachent qu’à leurs propres intérêts et rêvent d’une désintégration de notre formation au pouvoir pour assouvir leur dessein, notre détermination doit par conséquent se faire plus affirmée afin de démontrer, aux yeux de tous, notre unité autour des principes supérieurs républicains qui sous-tendent notre militantisme et ensuite maintenir ainsi fermement, autour de cet idéal républicain voulu de l’intérêt supérieur pour la chose publique, toute la cohésion en notre sein. Car, en définitive, qu’est-ce que l’Alliance pour la République » (Apr), sinon un cadre de sacerdoce, en vue d’une action politique, dans le sens du désintérêt personnel et du don de soi, au service tout entier de l’intérêt supérieur de la République.

L’action républicaine, c’est cette action sans mobile autre que l’intérêt commun ; l’action dénuée de toute volonté particulière, affranchie de tout désir personnel et de quelconque quête bassement matérielle ; l’action pure, empreinte d’amour pour la patrie ; l’action sans récompense autre que la satisfaction d’avoir servi son propre pays dans le réconfort moral d’une vie utile et dont l’honneur et la reconnaissance, en retour, de la part de la patrie n’en est qu’une juste sanction populaire, mais que son auteur n’aura, en définitive, point recherchée.
Être « Républicain », mes chers camarades, c’est de savoir être un soldat de tous les instants pour le service de son seul pays et non être un profiteur qui seul se sert de son pays. Être « Républicain », en définitive, mes chers amis, c’est de savoir faire de son devoir patriotique un saint sacerdoce ; c’est de savoir agir sans attendre une récompense, agir sans espoir de gain en retour, sinon la bonne conscience d’avoir transmis ce qu’on a reçu comme legs (la patrie avant le parti comme le répète le président de la République, Monsieur Macky Sall), sans altération aucune, d’avoir fructifié un dépôt des anciens, en espérant seulement la juste sanction divine de notre action, ici-bas ou bien dans l’au-delà ; ce qui vaut, du reste, toutes les religions.

Nous partageons, dans notre formation politique, un même idéal politique, nous appartenons à une même nation, avec ses valeurs ancestrales («diom, ngor, kersa»), puisées au fond de notre histoire commune, avec ses principes élaborés par les normes culturelles de notre société, et nous aspirons encore à un même avenir solidaire, dans notre commun vouloir de vie commune. L’enjeu, n’allez surtout pas le chercher, cher camarade, dans un quelconque affrontement partisan, où aucun parmi nous n’en sortira ni grandi parmi ses pairs, ni plébiscité aux yeux des foules, a fortiori notre jeune parti en être fortifié au sortir de nos querelles fratricides. L’enjeu, sachons-le, transcende bien de loin nos personnes ou même nos regroupements de partis, et va au-delà de nos égos surdimensionnés ; l’enjeu va de pair avec l’honneur et l’histoire que nous sommes appelés à transmettre à nos enfants, espérant en cela pour eux un avenir meilleur, comme si c’était pour nous-mêmes, car c’est du legs du pays éternel dont il est question ici.

Le président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall, président de l’Apr Yakaar, a impulsé le rythme en réussissant avec brio la structuration de Benno Bokk Yakaar en parfaite intelligence avec ses alliés. En effet, Bby dispose, aujourd’hui, à côté du Secrétariat exécutif permanent (Sep) d’une commission communication et de quatre organes nationaux regroupant respectivement les jeunes, les femmes, les cadres et les sages. Ce dispositif renforce la cohésion de notre coalition et l’inscrit dans la durée. Ces différents organes, avec leurs structures décentralisées, devraient servir, entres autres, à l’animation politique de Bby et à assurer l’accompagnement politique et le suivi des programmes et projets du Pse sur le terrain, en particulier face à l’opinion.

En tant que militants de l’espoir, nous devons bannir le désespoir en notre sein et nous serrer les coudes, nous ceindre les reins, tous ensemble dans l’unité, sans discorde ni fausse note, comme dans les rangées autour d’une prière rituelle, orientée derrière le seul imâm, et ce, en vue des seules échéances futures. Je voudrais cependant insister, ici, sur le fait que nous ne sommes en fait pas aussi divisés qu’il n’y paraît, car le socle initial, bâtisseur de l’Apr, est bien là, soudé autour de son président et de ses membres fondateurs historiques qui ont eu à l’ériger et l’impulser à ses difficiles débuts, avec tous les risques et périls, avant d’en accueillir de nouveaux sous l’ombre de la fraîcheur.

Taire les querelles intestines
Être de Bennoo Bokk Yakaar, chers amis, c’est savoir s’en montrer digne, hier comme aujourd’hui, partout et à tout moment ; dans tous les actes qu’exige l’appartenance à notre jeune formation et qui requiert de la part de tous ses adhérents, à quelque niveau qu’ils se situent dans les instances du parti, vertical comme horizontal, il faut toujours promouvoir un sens élevé du devoir militant et du sacrifice de soi. Cela, pour l’intérêt supérieur de la République.

La situation actuelle au sein de notre formation politique, sans pour autant être critique, prend néanmoins des allures inquiétantes et se déroule, aujourd’hui, sur un fond de menace de crise politique et morale à travers une remise en cause des principes éthiques qui doivent toujours fonder notre action et notre mouvement militant. Il faut donc, face aux échéances législatives prochaines, que nous risquerions de rater, en entretenant ainsi la querelle intestine et l’esprit sectaire de division, un sursaut citoyen sur fond de discipline militante afin de renforcer la vision du président Macky Sall, accompagner son action pour un Sénégal émergent et consolider en même temps son leadership national, sous-régional, continental et mondial.
Car, faudrait-il le rappeler encore une fois ici, nos peuples qui partagent la même histoire, et partant la même culture ainsi que la même géographie, donc la même complémentarité économique, doivent relever tous ensemble, la main dans la main, le défi de l’établissement durable dans la stabilité, la solidarité et l’accélération du processus de développement dont les bonnes retombées bénéficieraient aux générations actuelles et futures de toute la sous-région.

Le moment est venu de rappeler certaines des réalisations phares du président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall. C’est aussi l’occasion de rappeler, à juste titre, que l’Apr salue, une fois de plus, l’engagement et le succès du président Macky Sall dans la promotion de cadres de concertation et de dialogue, ainsi que les médiations qui ont permis à des pays voisins de renouer avec la paix sociale et de rétablir les institutions démocratiques. En effet, la vision du chef de l’État est aussi une célébration de la cohésion sociale qui éloigne de la diabolisation de l’autre et inscrit nos actions citoyennes dans un cadre républicain de concertation. C’est pourquoi nous invitons toutes les formations politiques du Sénégal à un débat serein d’idées et de programmes. La coalition, dans ses soutiens permanents auprès du président, vise essentiellement l’amélioration concrète des conditions de vie des Sénégalais à travers des projets de haute portée comme le Pudc, le Puma, le Prodac, la Cmu et les Bourses familiales, pour ne citer que ceux-là.

La concrétisation de la vision du président Macky Sall pour une démocratie inclusive, enracinée dans les valeurs socioculturelles et les vertus fondamentales de notre société, nous impose de consolider nos acquis et engagement à ses côtés. Bby, en son sein l’Apr, a pour mission de poursuivre l’affirmation continue du leadership du président Macky Sall, et cela passe par notre capacité à lui insuffler une force de réaction décisive face aux défis actuels et à venir.

En vue de contribuer à l’amélioration du climat politique au sein de notre famille politique, le président du parti Apr ne cesse d’envoyer des émissaires dans les différentes structures afin de s’entretenir avec les responsables et rappeler ainsi l’importance de leurs rôles respectifs, mais surtout la nécessité de consolider leur cohésion interne, en vue d’une victoire prochaine, au sortir d’élections transparentes, apaisées et réussies. Ces rencontres avec les différents responsables d’organes permettent de rappeler à chacun d’eux leurs rôles, à la fois avant, pendant et après les élections. Elles permettent aussi de revisiter tous les aspects liés aux lignes de conduite du processus qui les touchent directement ou indirectement, de rappeler à tous l’importance de la formation citoyenne et de la sensibilisation des populations, ainsi que la nécessité de leur participation effective au processus de révision et d’inscription sur les listes électorales. En vue des prochaines élections législatives et présidentielles, les soubresauts de la mise en œuvre de la démocratie au sein du parti doivent être perçus, s’ils sont bien traités, comme des sursauts d’énergie pour la mobilisation et l’animation de notre grand parti.

C’est ici aussi le lieu de rappeler l’intérêt tout particulier que revêt, pour nous, cette prochaine échéance des législatives de 2017 dont le début de législature devra accompagner la fin du mandat présidentiel en cours, à travers la finalisation de ses grandes réalisations accomplies durant ce septennat, tout en préparant les réalisations prochaines, dans le cadre d’un second mandat présidentiel, réduit à un quinquennat, et qui pourra être entamé en cours de législature prochaine. Pour nous, il serait légitimement permis d’espérer alors ce prochain mandat présidentiel comme gagnant, dans le but de consolider les acquis réalisés avec la République sœur de Gambie, à travers un coup de maître diplomatique réussi dernièrement par le chef de l’État, devant nous permettre ainsi de réaliser, un jour prochain, le grand projet de la Sénégambie que nos deux peuples attendent depuis longtemps et espèrent de tous leurs vœux.
L’acte politique que le président Macky Sall vient de poser, à travers la restauration de la légalité en Gambie, devrait lui permettre légitimement de gagner un second mandat pouvant lui permettre de réaliser, à bonne fin et à moyen terme, cette intégration sous-régionale et continentale avec un fort leadership. Pour ce faire, il nous faudrait une législature prochaine favorable, prompte à l’accompagner dans son accomplissement politique. D’où l’intérêt, pour notre formation politique, de gagner ces législatives prochaines afin de nous donner les moyens juridiques de notre politique.

Par Mbaye NDIAYE
Directeur des structures
de l’Apr Yakaar

« La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) condamne, dans les termes les plus forts, le meurtre d’un casque bleu sénégalais à Bangui par des individus armés non identifiés », lit-on dans un communiqué. L’agression, poursuit la Minusca, a eu lieu mercredi soir et le casque bleu est décédé quelques heures plus tard à l’Hôpital de la Minusca où il avait été transporté d’urgence.

La Minusca dénonce ce qu’elle appelle un « acte ignoble et injustifié » et indique qu’« une enquête a immédiatement été ouverte pour faire toute la lumière sur cet horrible incident et déterminer les circonstances exactes de sa survenue ». La Minusca rappelle que « porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et souligne que tout sera mis en place pour retrouver les auteurs afin qu’ils répondent de leurs forfaits devant la justice ». Enfin, elle présente ses condoléances « les plus attristées et émues » à la famille de la victime, à son contingent et à son pays, le Sénégal.

Daouda MANE

Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan et les Partenaires techniques et financiers (Ptf) ont procédé, hier, à la revue annuelle de l’Arrangement cadre relatif aux appuis budgétaires (Acab). Il ressort de cet exercice qu’entre 2010 et 2015, le Sénégal a bénéficié de plus de 540 milliards de FCfa d’aides budgétaires.

La mise en œuvre des deux Arrangements cadres relatif aux appuis budgétaires (Acab) que le Sénégal a signés en 2008 et 2013 avec un groupe de Partenaires techniques et financiers (Union européenne, Banque mondiale, Banque africaine de développement, France, Allemagne, Espagne, Canada et Pays-Bas) a porté ses fruits.

En effet, on note que durant cette période, le gouvernement du Sénégal a bénéficié de plus de 540 milliards de FCfa au titre des appuis budgétaires. Les résultats les plus significatifs ayant été enregistrés lors de l’Acab 2 couvrant la période 2013-2015. « Ces appuis budgétaires ont été un moyen efficace de relèvement des taux d’absorption de l’aide extérieure et ont permis d’atteindre, en partie, les premiers résultats du Pse, notamment la réalisation d’un certain nombre de réformes sectorielles d’envergure », a déclaré, hier, le ministre du Budget, Birima Mangara, lors de la revue annuelle de l’Acab. Cet exercice d’évaluation dont l’enjeu principal est de pérenniser ce dispositif stratégique dans la mobilisation des ressources extérieures dans un contexte de mise en œuvre du Pse et de l’agenda international relatif aux Objectifs de développement durable (Odd), précède la signature prochaine de l’Acab 3 qui va couvrir la période 2016-2018.

Améliorer le dialogue
L’avantage des ressources de l’Acab réside dans le fait qu’elles sont directement versées au Trésor public et dépensées conformément aux procédures nationales de finances publiques. Grâce à ces ressources, des réformes conséquentes ont été réalisées, entre autres, dans le domaine des finances publiques, de l’éducation, la santé, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, l’énergie ou de l’environnement des affaires. Par ailleurs, pour assurer le pilotage institutionnel de l’Acab, un comité conjoint de suivi a été mis en place en vue d’animer le processus de suivi.

Tout cela a permis, selon le ministre, « d’avoir une cohérence globale dans la coordination et le suivi de l’exécution des réformes sectorielles et de favoriser le développement de synergies entre les différents secteurs et une meilleure gestion de nos ressources ». Toutefois, Birima Mangara a exprimé le souhait du gouvernement d’arriver à fédérer les Partenaires techniques et financiers (Ptf) autour d’une matrice unique de réformes car, a-t-il souligné, jusque-là, chaque partenaire a sa propre matrice de mesures. Or, fait remarquer le ministre, « cela ne permet pas toujours une bonne coordination dans le suivi des engagements pris avec les différents partenaires signataires ».

Cette préoccupation du gouvernement, les Partenaires techniques et financiers (Ptf) ont manifesté leur volonté de la prendre en compte dans le prochain Acab 3. C’est ce qu’a laissé entendre leur chef de file, Adalbert Nshimyumuremyi, Représentant-résident de la Bad au Sénégal. « Nous saisissons cette occasion pour porter à votre connaissance tout l’intérêt qu’accorde les Ptf signataires de l’Acab à l’amélioration de notre dialogue à travers la finalisation et la signature de la convention de l’Acab 3, l’élaboration d’une matrice commune de mesures et la tenue régulière de la revue annuelle », a-t-il dit. Se réjouissant des progrès réalisés dans l’Acab, M. Nshimyumuremyi estime, toutefois, noté que des efforts restent à faire pour que l’arrêté créant et organisant le fonctionnement de son Comité conjoint de suivi soit pleinement opérationnel. Car, a-t-il rappelé, la période d’exécution de l’Acab 3 (2016-2018) est celle qui nécessitera, pour le Sénégal, la mobilisation de ressources plus substantielles et du soutien constant et plus accru des bailleurs de fonds en général et des Ptf en particulier.

Elhadji Ibrahima THIAM

Les femmes de la ville de Guédiawaye ont célébré, hier, dans la diversité politique pour célébrer la journée mondiale qui leur est dédiée. Une belle occasion pour le maire de la ville, Aliou Sall et sa sœur Fatoumata Néné Tall, de leur annoncer le lancement d’une ligne de crédit de 300 millions de FCfa et l’enrôlement de 1.000 femmes dans la Couverture maladie universelle (Cmu).

Réunies sous un grand chapiteau aménagé devant la caserne des sapeurs-pompiers, les femmes du département de Guédiawaye ont communié dans la joie à l’occasion du 8 mars. Séduit par le forte mobilisation, le maire de la ville de Guédiawaye, Aliou Sall, a souligné le caractère inédit de la célébration, cette année, de la journée internationale de la femme. Il a révélé que le conseil municipal qu’il dirige avait choisi d’aller au-delà des clivages politiques pour réunir toutes les couches représentatives des femmes de la ville pour communier ensemble dans une belle ambiance. Aliou Sall a salué cet élan d’unité dans l’engagement et la diversité des femmes de sa ville. Pour « accompagner cette dynamique unitaire formidable », Aliou Sall a annoncé avoir signé une convention de partenariat avec une institution financière et le Fongip pour une ligne de financement de 300 millions de FCfa destinée aux femmes, aux jeunes, aux artisans (coiffeurs, tailleurs, etc.), aux commerçantes, etc. Le maire de Guédiawaye a indiqué que le conseil municipal va mettre sur pied un comité de gestion pour la sélection des bénéficiaires sur la base des réseaux d’artisans de la ville. Par ailleurs, il a félicité Fatoumata Néné Tall, responsable des femmes de Guédiawaye, pour son apport déterminant qui a pris l’initiative d’enrôler dans la Cmu 1.000 femmes sans distinction de couleur politique.

De son côté, Fatoumata Néné Tall a remercié les femmes pour leur grande mobilisation sans distinction d’appartenance politique afin de célébrer, dans la fraternité et la concorde, la journée internationale de la femme. Selon elle, cette année, la fête a eu un cachet particulier avec le lancement du programme local de mutualisation des femmes du département de Guédiawaye. Fatoumata Néné Tall a annoncé à ses sœurs qu’avec l’appui de partenaires, elle a choisi 1.000 femmes pour les enrôler dans le programme de Couverture maladie universelle (Cmu). Au nom de ses sœurs, elle aussi décerné mention spéciale au maire de la ville de Guédiawaye, Aliou Sall, pour son soutien constant en faveur des femmes pour qui il fait appliquer une discrimination positive.

Cheikh Seydi Aboubacar Mbengue, directeur de l’Agence nationale de la Cmu, s’est réjoui de l’initiative de la maire de Guédiawaye de placer cette année la célébration de journée mondiale de la femme sous le signe de la couverture maladie universelle. Il a expliqué que Fatoumata Néné Tall a décidé de prendre en charge les droits d’adhésion et la cotisation de 1000 femmes. Ce geste réconforte le directeur de la Cmu dans la mesure où cela découle d’une sélection non partisane en conformité au principe d’universalité du bénéfice de ce service conformément la vision du président Macky Sall. Pour lui, Fatoumata Néné Tall prouve qu’il y a des hommes et des femmes qui ont bien entendu l’appel du président de la République en direction des élus locaux, des mécènes, de toutes les bonnes volontés pour soutenir la Cmu. Cheikh Seydi Aboubacar Mbengue a invité les autres municipalités à suivre l’exemple de Fatoumata Néné Tall.

Mbaye Sarr DIAKHATE

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