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Relevons qu’au niveau des autorités étatiques on ne désespère pas de voir la partie de l’opposition qui a boycotté le Ccpe revenir à de meilleurs sentiments. Dans cette optique même, le Parti démocratique sénégalais (Pds), Aj/Pads tendance Mamadou Diop Decroix, le Mouvement Tekki et "Mankoo Taxawu Sénégal" sont invités à envoyer leurs représentants au niveau du pôle de l’opposition, en vue de leur participation à cet audit international qui se veut inclusif.

Cette opération, qui devra durer un mois, sera finalisée par une séance de restitution au public. Juste avant la révision exceptionnelle des listes électorales dont le démarrage est prévu le 20 février 2017 pour courir jusqu’en fin avril.

Le Blog de Yaxam

Exigé par l’opposition dès l’après-Législatives de juillet 2017, l’audit du fichier électoral va entrer, dès lundi, dans sa phase de concrétisation. Pour ce faire, une équipe de quatre experts de haut niveau et de nationalité étrangère est arrivée à Dakar.

Depuis lundi dernier, est présente à Dakar une équipe dirigée par un Français et composée de deux spécialistes de base de données et un en biométrie, et un expert électoral, tous les quatre mondialement réputés.

Lundi prochain, ils commenceront le pilotage de l’opération de l’audit du fichier électoral, une exigence cardinale de l’opposition pour asseoir le dialogue politique via le Cadre de concertations du processus électoral (Ccpe) présidé par l’Ambassadeur Saïdou Nourou Bâ. Une exigence qui remonte à l’après-Législatives de juillet 2017 ponctué par de vives suspicions, polémiques et contestations afférentes au déroulement du scrutin, particulièrement le processus d’inscription sur le nouveau fichier électoral.

Deux comités comme organes d’encadrement
C’est ainsi qu’après la création du Ccpe, en sa troisième séance, courant décembre dernier, un consensus est établi sur la nécessité d’auditer le nouveau fichier électoral et les Termes de référence (Tdr) adoptés par toutes les parties prenantes : les partis politiques de la majorité, ceux de l’opposition et les non-alignés ; la Commission électorale nationale autonome (Cena) ; la société civile diversement représentée par le Collectif des organisations de la société civile (Cosc) dirigée par le Professeur Babacar Guèye, et la Plateforme des acteurs de la société civile pour la transparence des élections (Pacte) amenée par Abdou El Mazid Ndiaye ; idem pour l’Administration via la Direction générale des élections (Dge), la Direction de l’automatisation du fichier (Daf), la Direction générale de l’administration territoriale (Dgat), le ministère des Affaires étrangères.

Lesquels Tdr exigent que les experts chargés de l’audit doivent être de nationalité étrangère.

Suite à cet accord, le Centre européen d’appui aux processus électoraux, basé à Bruxelles, s’est engagé à prendre en charge cet audit au moyen d’un financement de l’Allemagne. Alors, au terme d’un appel d’offres international, les quatre experts précités ont été sélectionnés.

Le Blog de Yaxam

La Ligue sénégalaise de football professionnel a aussi pris acte de la réintégration de l’Us Ouakam par le Tribunal arbitral du sport (Tas). Réuni hier en urgence, le bureau de la Lsfp a décidé de soumettre le dossier au Conseil d’administration de la Ligue pro. Mais, avant l’examen du dossier par le Conseil d’administration, qui se réunira mercredi prochain, d’après notre source, le bureau de la Lsfp rencontre son homologue de la Fédération sénégalaise de foot aujourd’hui. Dans tous les cas, même si notre source reconnaît que la Fédération ne peut pas revenir sur la décision de réintégrer l’Uso, il n’écarte pas cependant les difficultés que cette décision peut engendrer dans l’immédiat. « Si l’Uso est réintégrée, on passera à un championnat à 15 avec non seulement un exempté par journée, mais il faudra revoir le nombre de relégués ». L’idéal serait que le club de Ouakam accepte de différer son retour à la saison prochaine.

Mais, notre source reconnait que « le bureau de la Lsfp n’a pas encore rencontré l’Uso pour en discuter. « C’est après contact qu’on peut savoir les modalités de la réintégration, mais pour le moment, il faut retenir que la réintégration est officielle ». Pour rappel, l’Us Ouakam a été réintégrée dans le championnat professionnel suite à une décision du Tas qui a été saisi par le club de Ouakam. L’Uso a été suspendu par la Fsf au lendemain de la finale de la Coupe de la Ligue ternie par des incidents entre supporters des deux clubs (Uso – Stade de Mbour) qui ont occasionné 8 morts et des dizaines de blessés dans le camp des Mbourois.

Ansoumana SAMBOU

Karim Cissé, directeur générale du Travail et de la Sécurité sociale, a annoncé, hier, la signature, courant 2018, d’une nouvelle convention collective régissant le secteur des médias au Sénégal.

Les multitudes réunions, ateliers et sessions de partage ont fini par convaincre les patrons de presse qui sont, informe Karim Cissé, dans de très bonnes dispositions pour signer la nouvelle convention collective. « Les travaux sont très en avance. Je suis à mesure de vous dire que l’essentiel du contenu du texte a été revisité », a confié, hier, le directeur général du Travail en marge de la journée de vulgarisation de la Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni). « Beaucoup de rencontres organisées par la commission mixte a permis d’examiner le projet de convention. Aujourd’hui, il ne reste qu’à parachever la réflexion sur les annexes de classification et signer le document. Chose qui sera faite cette année », a soutenu Karim Cissé qui a vivement salué la disponibilité et l’engagement dont a fait montre le patronat de presse. « Le mérite revient aux patrons de presse qui se sont engagés avec beaucoup de générosité dans la réflexion. Je dois même dire que c’est leur regain d’intérêt depuis début 2017 qui a donné cette nouvelle convention collective prête à être signée », a soutenu M. Cissé. Il s’est aussi félicité, à juste titre, de la qualité des relations qui a existé entre le Syndicat national des professionnels de l’information et de la Communication sociale (Synpics) et les patrons de presse durant tout le processus de négociation.

Adapter la Ccni aux réalités économiques
Cette journée de vulgarisation de la Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni) a été organisée par le Haut conseil du dialogue social (Hcds) en partenariat avec le Bureau régional de l’Organisation internationale du travail (Oit). L’objectif est de bâtir un large consens autour du projet de révision de la Ccni auprès des centrales syndicales de travailleurs. L’occasion a aussi été saisie pour informer les participants sur la procédure de dénonciation des conventions collectives susceptibles d’extension. Patronat, syndicalistes, travailleurs, partenaires et experts du monde du travail ont pris part à la rencontre. De riches échanges ont été enregistrés. Tous rappelant la nécessité d’adapter la Ccni aux réalités économiques du Sénégal.

« Le monde du travail fait actuellement face à des mutations qui interpellent notre capacité d’adaptation », a dit le représentant de l’Oit à la rencontre. Il est en phase avec la présidente du Hcds. « On doit choisir ou ouvrir la voie à toute sorte de conflits entre travailleurs et le patronat », a estimé Innocence Ntap Ndiaye qui a précisé que la Ccni est le fruit d’un long processus de partage et d’échanges tripartites, travailleurs, pouvoir public et employeurs.

« C’est ensemble, à travers des dynamiques soutenus de vulgarisation du dialogue social, que nous arriverons à un climat apaisé porteur d’émergence », a expliqué Mme Ndiaye. Elle est en phase avec Karim Cissé qui a salué « la démarche anticipative » du Hcds qui permet, a-t-il dit, de disposer d’un projet de convention pour finaliser le travail de la commission mixte. « Le Hcds a une haute conscience de sa mission en anticipant sur les problématiques », s’est réjoui Karim Cissé pour qui cette Ccni va « régir durablement et avantageusement » les relations employeurs/travailleurs.

Abdoulaye DIALLO

Pour éviter des répercussions sur le calendrier électoral dont la révision (révision ordinaire pour les primo inscrits couplée à la révision exceptionnelle des listes électorales) s’ouvre le 1er février prochain, les travaux du Cadre de concertations, qui reprennent aujourd’hui, devraient être mis à profit par les différentes parties prenantes pour s’entendre via des compromis dynamiques.

Il s’agit de la révision du montant de la caution pour participer à la présidentielle jugé excessif, le bulletin unique mais aussi et surtout le système de parrainage, point majeur d’achoppement des pourparlers entre les différents acteurs au processus électoral. Au rythme où vont les concertations, l’on semble aller vers une impasse. En effet, « pendant que la majorité veut faire du système de parrainage un cheval de bataille, le pôle des non-alignés et la société civile appellent à ce qu’on leur soumette des propositions pouvant aboutir à des consensus forts pour avancer sur les autres points de discussions ».

C’est la conviction de Babacar Fall du Gradec selon qui « en matière électorale, il faut s’inspirer des bonnes pratiques à l’instar des démocraties majeures ». Alors, « soit les parties prenantes essaient de trouver de bons compromis, à défaut, que le pouvoir prenne ses responsabilités », a-t-il déclaré. Concernant le parrainage, principal point de désaccord des concertations, la base de calcul n’agrée pas les non-alignés. Pour eux, le 1 % du nombre des inscrits sur le fichier électoral et de leurs signatures risque de mettre sur la touche de potentiels candidats qui ne pourront pas remplir cette conditionnalité. Aussi, si l’on a proposé à ce que les parties aux concertations fassent le constat pour aborder les autres points à l’ordre du jour, les non-alignés, pour qui chat échaudé craint l’eau froide, ne veulent pas d’une bis repetita du pouvoir, comme ce fut le cas pour les dernières législatives, « si prompt qu’il est à faire du forcing » sur cette question qu’ils jugent « centrale ».

Mamadou Lamine DIEYE

La Fondation Blaise Sène s’engage dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale dans la commune de Loul Sessène, l’une des toutes nouvelles de l’arrondissement de Fimela, dans le département de Fatick.

A travers des séances d’informations et de sensibilisation ainsi que l’organisation d’une cérémonie célébrant le premier bébé de l’année, qui en est à sa deuxième édition, la Fondation Blaise Sène mène un programme de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. La sage-femme Simone Pouye, du poste de santé de Loul Sessène, a confié qu’elle rencontre des difficultés dans la prise en charge des femmes enceintes. Ces dernières se rendent tardivement dans les structures de santé pour les consultations prénatales. Elle a aussi regretté le non respect des rendez-vous. « Les quelques femmes enceintes que nous recevons manquent le rendez-vous du bilan prénatal qu’elles négligent, peut-être faute de moyens. Il y a aussi ce problème culturel qui fait que certaines femmes se cachent durant toute leur grossesse », a tenté d’expliquer Mme Pouye.

L’autre particularité évoquée par la sage-femme concerne « les accouchements souvent notés en cours de route entre certains villages comme Nguessin, situé à 7 km du poste de santé ». Les femmes sont transportées par des charrettes, car le poste de santé ne dispose pas d’une ambulance fonctionnelle. Des matériels de maternité comme le coin du nouveau-né, c’est-à-dire la table chauffante pour pouvoir maintenir la température du bébé à la naissance, sont aussi absents.

C’est pourquoi l’initiative de la Fondation Blaise Sène de s’engager dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale a été saluée par les nombreux intervenants à la cérémonie de remise de cadeaux au premier bébé de l’année. Blaise Sène, ancien principal de collège, ancien vice-président du conseil rural et orphelin de mère décédée en accouchant, en avril 1969, au moment de son transport par charrette, a été marqué par cet évènement douloureux. « Cela m’a poussé à mettre en place, en 2016, avec la collaboration de certains amis et parents, cette fondation dont le seul but est de lutter contre la mortalité maternelle et néonatale dans la zone de Loul Sessène. Et ce, avec comme crédo ne plus voir mourir une femme à l’accouchement », a-t-il relaté.

La fondation a impliqué la municipalité de Loul Sessène dont le maire, Sidya Diouf, a, en tant que parrain, fortement appuyé l’organisation. Les marraines, d’anciennes élèves du professeur Blaise Sène, ont également contribué à la réussite de l’évènement. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs devenues des sages-femmes. Par ailleurs, des structures comme la mutuelle de santé et la Couverture maladie universelle (Cmu) ont apporté leur concours financier et matériel. Selon la sage-femme Simone Pouye, « l’argent dont bénéficie la fondation en termes de contributions des bonnes volontés lors des manifestations comme celle-là est utilisé pour référer les femmes enceintes vers d’autres structures sanitaires (transport, consultations et médicaments) ».

Mohamadou SAGNE

L’année 2017 est marquée par une augmentation du nombre de touristes. Dans toutes les régions du monde, les chiffres sont en hausse et la tendance devrait se poursuivre en 2018.

Sur le 1,322 milliard de touristes ayant parcouru le monde l’année dernière, le continent africain a consolidé son rebond de 2016 en atteignant un chiffre record de 62 millions d’arrivées internationales en 2017. Les données disponibles pour l’Afrique font état d’une estimation d’une croissance de 8 % en ce qui concerne les arrivées de touristes internationaux (visiteurs qui passent la nuit) dans cette région l’année dernière. Si l’Afrique du Nord a bénéficié d’une forte reprise avec des arrivées en hausse de 13 %, celles de l’Afrique subsaharienne ont augmenté de 5 %, selon l’Organisation mondiale du tourisme. Toutefois, la part du continent reste la plus faible avec 4,7 % de touristes ayant parcouru le monde l’année dernière. « Les voyages internationaux continuent de croître fortement, confirmant le rôle moteur clé du tourisme dans le développement économique. En tant que troisième secteur exportateur au monde, le tourisme est essentiel au regard de la création d’emplois et de la prospérité des communautés du monde entier », a affirmé le Secrétaire général de l’Omt Zurab Pololikashvili. « Pour accompagner cet essor soutenu, nous devons travailler plus étroitement ensemble afin de garantir que la croissance bénéficie à l’ensemble des membres de toutes les communautés d’accueil sans perdre de vue les objectifs de développement durable », a-t-il ajouté.

Le secteur touristique a enregistré sa plus belle année depuis 2010 au plan international avec une croissance de 7 %. Les arrivées de touristes internationaux en Europe ont atteint 671 millions en 2017, une progression remarquable de 8 % après une année 2016 relativement plus terne. En 2017, la région Asie-Pacifique (+6 %) a accueilli 324 millions de touristes internationaux pendant que les Amériques en ont comptabilisé 207 millions d’arrivées de touristes internationaux ; soit (+3 %). A la même période, le Moyen-Orient fait état de 58 millions d’arrivées de touristes internationaux, soit +5 %. Selon le Secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme Zurab Pololikashvili, « ces résultats sont en partie attribuables à l’essor économique mondial et à une demande musclée du tourisme émetteur de nombreux marchés traditionnels et émergents ». Le secteur s’attend à une belle année 2018 en perspective. Cet élan devrait se poursuivre en 2018 mais à un rythme oscillant entre 4 % et 5 % selon le rapport. L’Europe et les Amériques devraient avancer de 3,5 % et 4,5 %, l’Asie-Pacifique de 5 % et 6 %, l’Afrique de 5 % et 7 % et le Moyen-Orient de 4 % et 6 %.

Mamadou Lamine DIEYE

Les lauréates de l’édition 2017 du concours « Jiggen Ci Tic » ont reçu, mardi dernier, leur prix, en marge de la cérémonie de décoration des agents du ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, de la société nationale La Poste et de la Sonatel. Cette année, « Jiggen-ci Tic » a consacré le projet « Smart agriculture » de la jeune Hapsatou Bâ.

L’édition 2017 du concours « Jiggen Ci Tic » a consacré le projet « Smart agriculture » de la jeune Hapsatou Bâ, qui a remporté le 1er Prix. « Smart agriculture » est une technologie « intelligente qui permet de connaître à temps réel et même à distance l’état du sol, à savoir l’humidité, la température…et de déclencher une irrigation automatique des parties du sol en manque d’eau ». D’après la lauréate, « l’agriculture est une activité primordiale à prendre en compte pour développer une économie » et c’est la raison pour laquelle ce projet « innovant » a été mis en place pour « aider le président de la République dans son Plan Sénégal émergent ». Ndèye Fatou Mboup pour son application « Bos » et Aminata Kâ (« Mon transport ») ont remporté, respectivement, le 2ème et le 3ème Prix de ce concours qui a primé dix femmes au total.

Le Sénégal, conformément aux recommandations de l’Union internationale des télécommunications (Uit), s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’accès des femmes aux technologies de l’information et de la communication. D’où la tenue, depuis quelques années, du concours national « Jiggen Ci Tic » dont l’objectif est de réduire le gap pour ce qui est de l’inégalité des sexes dans l’accès aux Tic. Ce programme veut travailler à la création d’une masse critique de jeunes femmes entrepreneurs en vue d’accompagner de façon significative, le développement du secteur de l’économie numérique. Cela, en misant sur la capacité d’innovation des filles et encourageant l’entreprenariat féminin dans le secteur des technologies de l’information et de la communication.

Ibrahima BA

A la suite de la clameur déclenchée par les propos « inappropriés » tenus par le président américain Donald Trump sur Haïti, le Salvador et certaines nations africaines, une question s’impose : Les Etats-Unis ont-ils encore une diplomatie ? Si en dehors de sa fonction de représentation, celle-ci consiste à trouver des solutions ou des compromis par négociations sur des questions clivantes, on peut alors dire que la démarche des Etats-Unis au plan international s’écarte de plus en plus de cette définition.

Voyons comment se présente cette situation : Il y a d’abord les tweets rageurs de son président qui, apparemment, ne passent pas par le filtre des diplomates et qui, à chaque fois, soulèvent des vagues. Les Etats-Unis sont devenus la seule grande puissance dont les réseaux sociaux ont la primeur de ses prises de position diplomatiques. On se souvient de la querelle des tweets entre le président Trump et son jeune homologue nord-coréen au sujet du programme nucléaire et balistique de Pyongyang. Au département d’Etat, d’ailleurs insuffisamment pourvu en diplomates depuis l’arrivée de Trump, cette accoutumance présidentielle à étaler les positions des Etats-Unis sur Twitter doit certainement être une grande préoccupation.

Aux Nations unies, Nikki Haley, la représentante des Etats-Unis, menace régulièrement de ses foudres, les pays qui osent tenir tête à Washington. Ainsi, le 21 décembre dernier, lors de la résolution de l’Onu condamnant la décision américaine de faire de Jérusalem la capitale d’Israël et au cours de laquelle 128 pays ont émis un vote favorable, 35 se sont abstenus et 9 ont voté contre, Mme Haley a menacé en disant que l’Amérique se souviendra le moment venu des pays qui ont voté oui.

Des accords internationaux comme la Cop 21 de Paris ou le traité de libre-échange transpacifique (Tpp) soupçonné d’avantager la Chine ont été enterrés par Trump. Ce dernier, voulant mettre en œuvre son slogan de campagne « America first », a décidé de détricoter tous les accords qu’il estime défavorables à son pays. Et en voulant faire passer les intérêts américains sans tenir compte de ceux de ses vis-à-vis, Donald Trump accentue l’unilatéralisme dont on accuse souvent les Etats-Unis.

Cette attitude a renforcé les risques de guerre commerciale avec l’Ue mais surtout avec la Chine considérée comme un adversaire économique stratégique. Avec la Russie, les relations déjà envenimées à dessein sous l’ère Obama par des sanctions économiques et les empoignades géopolitiques (Ukraine, Syrie, pays baltes) ne se portent guère mieux et toute embellie semble bloquée par la fausse querelle sur la supposée immixtion russe dans les élections américaines.

Concernant l’Iran, le « génie stable » menace de sortir de l’accord P5+1 de juillet 2015 (les 5 membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne) qui avait permis de lever les sanctions infligées à ce pays à cause de son programme nucléaire. Et il donne 3 mois à ses « partenaires » européens pour retoquer l’accord faute de quoi, les Etats­-Unis sortiront de celui-ci.

Avec la Corée du Nord, Washington montre les muscles et menace d’intervenir si ce pays poursuit son programme nucléaire. Aucune tentative de dialogue n’a été notée, mais à la place de dures sanctions ont été votées à l’Onu à l’initiative des Etats-Unis. Ce faisant, il fait peser sur le monde une épée de Damoclès d’une guerre nucléaire.

En Syrie, Washington est intervenu militairement à la tête d’une coalition contre la volonté du gouvernement légitime et menace aujourd’hui le pays d’une partition au nord. Ce qui crée des tensions avec la Turquie craignant la création d’un Etat kurde qui lui prendrait un morceau de territoire. D’ailleurs Ankara, ulcéré par la tentative de coup d’Etat dans laquelle il soupçonne l’allié américain d’avoir trempé, est en train de s’éloigner de l’Otan (cf : Achat des systèmes anti-aériens S 400 russes).

Même l’Alena, l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et ses paisibles voisins (Canada et Mexique) ne trouve pas grâce aux yeux du locataire de la Maison Blanche qui cherche à le renégocier.

Comme on le voit sur beaucoup de dossiers internationaux, Washington essaie de passer en force et utilise les sanctions comme une arme pour atteindre ses objectifs.

Le monde étant devenu multipolaire avec des puissances (Russie, Chine…) pouvant atomiser n’importe quel agresseur, la seule alternative qui vaille, ce sont les négociations pour trouver des solutions aux problèmes mondiaux et bilatéraux, autrement dit revenir à la diplomatie.

Par Ibrahima MBODJ

Ce qu’El Hadj Malick Sy Maodo fut et reste, il le doit en grande partie au vénéré Cheikh Omar Foutihou Tall, a confié, samedi, à Louga, Serigne Mbaye Sy Mansour, Khalife général des Tidianes.

C’était sa première participation à cette « ziarra » en tant que Khalife général des Tidianes. Une première donc, mais qui restera dans les annales. C’est que Serigne Mbaye Sy Mansour a séduit tout le monde. Les fidèles ont eu le privilège de voir et d’écouter un homme doté d’une vaste culture générale. Un homme qui a une parfaite connaissance de l’histoire de son pays et des tarîqa. « Je suis venu parce que quand on aime Dieu et qu’on a choisi l’islam, on est obligé de passer par la maison de Cheikh Omar Tall.

Et Cheikh Omar aujourd’hui, c’est vous Thierno Bachir », a d’emblée dit Serigne Mbaye Sy, s’adressant au Khalife général de la famille omarienne. Thierno Bachir renchérit, s’adressant à l’assistance : « La venue de Serigne Mbaye Sy Mansour est votre chance. Je vous demande de l’écouter religieusement ». C’était le début d’un riche exposé sur les liens de sang et d’amitié qui lient les deux familles Sy et Tall. Maîtrisant incroyablement son sujet, le guide religieux faisait toujours référence aux enseignements de son grand-père El Hadj Malick Sy, la sounna et le Coran. Et Serigne Mbaye Sy Mansour l’a clairement dit : El Hadj Malick doit beaucoup à El Hadj Omar. « Si Maodo est devenu ce qu’il est devenu, c’est en grande partie grâce à Cheikh Omar Foutiyou Tall.

Cela est une certitude », a insisté le Khalife général des Tidianes qui a invité les deux familles qui ont donc « tout en partage » de consolider leurs liens basés sur le Coran et les enseignements prophétiques. « C’est Dieu qui nous uni, nous devons le savoir. Les guides religieux doivent constamment échanger et partager. Restons donc unis, solidaires et échangeons sur toutes les questions », a préconisé Serigne Mbaye Sy Mansour. Il a rappelé que cette invite est également lancée à tous les autres acteurs du pays. « Que tout le monde érige le dialogue en règle.

Les politiques, les acteurs économiques etc., tous doivent s’asseoir et parler. Il y va de l’intérêt du pays », a souligné Serigne Mbaye Sy Mansour qui a recommandé aussi à un retour aux valeurs qui fondent l’islam. « Aujourd’hui les mosquées sont remplies, les gens prient. C’est une bonne chose. Mais on a beaucoup à dire sur les comportements quotidiens des personnes », fait observer le Khalife général des Tidianes, rappelant que l’islam, c’est avant tout un style de vie, un comportement et des actes qui doivent être conformes aux enseignements du prophète Mohamet (Psl) », a expliqué le marabout qui a formulé des prières pour la jeunesse et pour un Sénégal paisible et prospère.

Par Abdoulaye DIALLO (Textes), Assane SOW (Photos)

La Société nationale d’électricité (Senelec) a réalisé un nouveau câble électrique sous-marin reliant Dakar à Gorée. Il a été inauguré, le 9 janvier dernier, par Mouhamadou Makhtar Cissé, directeur général de la Senelec en présence d’Augustin Senghor, maire de Gorée et de Gérard Senac, président directeur général d’Eiffage Sénégal.

Ce câble d’une longueur de 2,7 kilomètres a une capacité améliorée de 6,6 à 30 Kv pour un coût de 1,3 milliard de FCfa. Selon le document, M. Cissé, satisfait de la qualité des travaux et du respect des délais, a déclaré que Gorée mérite d’être servie « plus que toute autre partie du pays en tant qu’île mémoire, symbole et patrimoine mondial, visité par les plus hautes autorités du monde ». « C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour Gorée comme si l’île renaissait à la lumière avec des travaux bien réalisés et partis pour durer connaissant l’expertise d’Eiffage », a réagi Me Augustin Senghor.

Quant à Gérard Sénac, il a exprimé la satisfaction d’Eiffage Sénégal d’avoir réalisé un chantier aussi important pour le bien-être des populations de Gorée et a remercié le directeur général de la Senelec pour sa confiance. Il n’a pas manqué de rappeler les liens forts unissant Eiffage et l’île de Gorée où l’entreprise mène des actions sociétales depuis plusieurs décennies. Les responsables de ces différentes entités ont inauguré également « Cœur de Gorée ». Cette œuvre de Marc Montaret, précise-t-on, installée sur la Place de Gorée depuis mai 2017, avait été offerte par Eiffage dans le cadre d’un partenariat avec « Regards sur Cours ».

Aliou KANDE

Du 17 au 19 janvier prochain, le 1er Sommet africain des dirigeants pour la paix, la sécurité et le développement durable aura lieu au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio sous la présidence du Chef de l’Etat. Organisé par la Fédération pour la paix universelle (Fpu) et l’Association internationale des parlementaires pour la paix (Aipp), il sera marqué par la participation d’un millier de personnes, en provenance de 60 pays d’Afrique et des autres continents du monde.

Parmi les pays invités, le Maroc sera représenté par une importante délégation de la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers. Le consul honoraire du Sénégal au Maroc, et envoyé spécial de la Fpu, Mohammed Chraïbi, est chargé d’organiser et d’encadrer la participation des représentants des pays du Maghreb.

Chefs d’Etat et de Gouvernement, présidents des Assemblées parlementaires, leaders religieux, femmes de la société civile, chefs d’entreprises, universitaires, jeunes et représentants de la communication et de la presse sont conviés à ce forum international qui a pour mission de dégager un consensus sur l’impératif de la paix et de l’engagement des uns et des autres à la promouvoir.

Les organisateurs de cette première édition dite « Africa Summit 2018 » se sont assurés le soutien du gouvernement et de l’appui institutionnel de l’Etat et du Président Macky Sall. Dans une note de présentation, il est indiqué que le forum sera une tribune pour « des discours analytiques sur la communauté africaine et sur l’état des lieux du continent ».Le forum souhaite avoir une « nouvelle Afrique, interdépendance, coprospérité et valeurs universelles ». Mettant à profit la quintessence des expériences des autres pays, les organisateurs ambitionnent d’assurer le succès de cette vision en promouvant notamment l’interdépendance interafricaine par le biais du modèle de la « Route de la paix » (Peace Road), la coprospérité grâce au modèle sud-coréen dénommé « Saemaul », dit « nouveau village, nouvel esprit ». Ils accordent une importance particulière aux Objectifs du développement durable (Odd), au renforcement et à l’approfondissement des relations entre l’Islam et la Fpu, ainsi qu’avec toutes les autres confessions monothéistes, ils font du partage de la musique, de l’art et de la culture un moyen de promouvoir la coopération entre les peuples, d’Asie, du monde arabe, etc.

L’objectif est de mettre en œuvre un programme de soutien et de promotion à la paix dans le sillage des grandes figures, en désignant notamment des « ambassadeurs pour la paix » issus des pays participants, qui œuvreront pour prévenir les conflits entre les nations et en faveur du rapprochement entre les peuples, en renforçant les intermédiations, également par une politique de solidarité agissante, en consolidant le rôle des Nations unies et l’engagement corrélatif des Etats et des sociétés civiles de par le monde.

El Hadj Abdoulaye THIAM

La cinquième d’édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan 2018) se déroule du 13 janvier au 4 février 2018 au Maroc. Le tenant du titre, l’équipe de la RD Congo, est absente du tournoi.

La phase finale de ce Chan 2018 s’annonce donc ouverte.

Après la Côte d’Ivoire (2009), le Soudan (2011), l’Afrique du Sud (2014) et le Rwanda (2016), c’est au tour du Maroc d’organiser le Championnat d’Afrique des nations.

La cinquième édition de cette compétition, réservée aux joueurs évoluant dans leur pays, devait initialement avoir lieu au Kenya. Mais des retards dans l’organisation ont poussé la Confédération africaine de football à délocaliser ce Chan 2018.

L’équipe du Maroc parmi les favoris
C’est une chance supplémentaire pour l’équipe marocaine de remporter pour la première fois de son histoire la « CAN des joueurs locaux ». Les « Lions de l’Atlas » pourront en effet compter sur le soutien de leur public et sur l’absence de deux anciens vainqueurs du tournoi, la RD Congo (2009 et 2016) et la Tunisie (2011).

Le football marocain a retrouvé des couleurs grâce à la qualification de son équipe fanion pour la Coupe du monde 2018 et au sacre du club Wydad Casablanca en Ligue des champions africaine.

Un succès au Chan 2018, à domicile, confirmerait cette embellie.

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Source : Rfi.fr

Le Soleil en partenariat avec France Médias Monde

Le ministère des Finances entend poursuivre l’assainissement des finances publiques sénégalaises avec l’accroissement des recettes budgétaires, la maîtrise des dépenses de fonctionnement et l’amélioration de la qualité des dépenses d’investissement ainsi que la réduction du déficit budgétaire.

La maîtrise des nouvelles règles de gestion budgétaire a permis de réaliser, en 2017, une croissance de qualité de l’ordre de 6,8 % et de projeter, cette année, une croissance à hauteur de 7 %. Pour l’année 2018, le budget est estimé à 3.709,10 milliards de FCfa et s’inscrit dans un contexte de continuité des efforts consentis dans la réalisation d’une croissance de qualité qui génère de l’emploi et des revenus tout en favorisant un développement solidaire et inclusif, a déclaré, avant-hier, le ministre chargé du Budget, Birima Mangara. Il présidait l’ouverture de l’atelier de lancement de la gestion budgétaire 2018. Il a assuré que cette gestion sera basée, entre autres, sur la poursuite de l’assainissement des finances publiques sénégalaises avec l’accroissement  des recettes budgétaires, la maîtrise des dépenses de fonctionnement et l’amélioration de la qualité des dépenses d’investissement. Le ministère des finances entend également poursuivre la réduction du déficit budgétaire à hauteur de 3,5 % en 2017, conformément aux engagements pris avec le Fmi dans le cadre l’Instrument de soutien aux politiques économiques (Ispe). « Ces résultats sont le fruit d’une bonne collaboration entre toutes les parties prenantes au rang desquelles les services dépensiers de l’Etat », a-t-il assuré, notant que le rappel des procédures des finances publiques s’avère impératif en ce sens qu’il constitue non seulement un acte de bonne gouvernance budgétaire, mais aussi et surtout il offre l’occasion de « cerner les multiples écueils qui constituent autant de limites à l’exécution budgétaire ».

« Des écueils auxquels il convient, dit-il, d’apporter des solutions urgentes conformément aux exigences de sérénité, d’efficacité qui commandent les nouvelles règles de gestion budgétaire ». La rencontre d’hier-hier marque le démarrage effectif de l’exécution du budget de l’année 2018 et s’inscrit dans un contexte de redressement économique et budgétaire. Elle avait, entre autres objectifs, « de permettre à  tous les acteurs impliqués dans la chaîne de la dépense, de passer en revue les difficultés notées au cours de la gestion antérieure en vue de leur apporter des améliorations nécessaires pour l’atteinte des objectifs de performance escomptés ». Cette rencontre vise également à « susciter la réflexion sur les enjeux de l’exécution budgétaire afin de permettre une application optimale de la loi du 21 décembre 2017 portant Loi de finances de l’année 2018 ».

Mamadou SY

 

Le président de l’Assemblée nationale était hier à Touba avec une forte délégation. Il a déclaré que la disparition de Serigne Sidy Mokhtar relève de la volonté divine et le défunt en était conscient et l’a enseigné.  « Nous venons présenter des condoléances que nous sommes aussi habilités à recevoir les condoléances du saint homme qui nous considérait comme des membres de sa propre famille. Lors de ma dernière visite, il m’a fait entrer dans sa propre chambre et m’a remis un exemplaire du saint Coran. C’est un exemple d’homme de paix qui s’en est allé», a dit le président Niasse.                 

M DIEYE

 

Le plus affligeant n’est pas que le président Donald Trump ait utilisé des termes remplis de haine à plusieurs reprises pour qualifier les pays d’origine des immigrés. Et ce faisant, provoqué un tollé dans le monde entier et une vague d’indignation. Si ce comportement est pitoyable et inquiétant à la fois, c’est parce que cela n’est pas une première et surtout parce que cela vient du président de la plus grande démocratie. Tant que ce racisme ordinaire ne dépassait pas le périmètre de la clinquante Trump Tower, cela pouvait prêter à sourire. Mais lorsque ces propos sont prononcés au nom des Etats-Unis d’Amérique par celui qui est à sa tête, ces dérapages répétés deviennent problématiques. A tel point que l’organisation des Nations unies les a qualifiés de «racistes».

De sa campagne à son élection-surprise qui a stupéfait le challenger d’Hillary Clinton lui-même, si l’on en croit les bonnes feuilles du dévastateur ouvrage qui vient de lui être consacré, le racisme a depuis toujours été le fil conducteur du discours et des actes du président d’opérette. Pendant longtemps, bien avant de se lancer dans la course à la présidentielle, l’homme d’affaires Trump a animé une campagne aux relents racistes contre le Président Obama, contestant sa nationalité américaine et mettant en doute la validité de son certificat de naissance. Il l’a même accusé d’être un musulman, comme si cela était un crime le cas échéant. Après, il s’en était pris plusieurs fois, en juin 2015 lors de son discours d’entrée en campagne, aux « violeurs » mexicains et aux « sales types » d’immigrés latinos, établissant un lien farfelu entre immigration et criminalité.

Le candidat Trump s’était aussi attaqué au père du capitaine Humayun Khan mort pour les Etats-Unis en Irak en 2004, dans un pays où les militaires jouissent d’un très grand respect. Avocat d’origine pakistanaise, celui-ci avait reproché à Trump son projet d’interdire aux musulmans l’entrée aux Etats-Unis. En guise de réponse, Trump avait trouvé intelligent d’insinuer que la mère du capitaine avait été forcée au silence en raison de sa religion musulmane. D’un autre citoyen américain comme lui, le juge Curiel, il avait aussi dit qu’il était partial à son égard dans la procédure judiciaire pour fraude qui visait l’ex-Trump University, parce qu’il était d’origine mexicaine. A cette galéjade toute trumpienne, le Républicain le plus gradé, Paul Ryan, avait rétorqué que « prétendre qu’une personne ne peut pas faire son travail en raison de son origine est un cas d’école de commentaire raciste ».

A diverses occasions, Trump s’est montré complaisant vis-à-vis de l’extrême-droite américaine et ambigu avec des dirigeants de la droite nationaliste et identitaire qui l’ont soutenu durant sa campagne. Mettant notamment du temps pour désavouer publiquement le soutien de David Duke, un ancien leader du Ku Klux Klan. Et après les violences de Charlottesville du 12 août 2017, où un néo-nazi avait volontairement percuté en voiture des militants antiracistes, Trump n’avait pas voulu condamner clairement les militants xénophobes et avait préféré mettre dos à dos les deux parties.

Voilà un président simpliste qui réussit à engager un bras de fer avec les populaires joueurs de football américain du National football league. Majoritairement noirs, ces derniers dénoncent les violences policières et les tensions raciales en posant genou à terre pendant l’hymne national. Comme les athlètes noirs africains étaient montés, le poing fermé, sur le podium du 200 m masculin des JO de Mexico en 1968, en signe de protestation contre le racisme aux Usa. Un bras de fer interprété comme un préjugé envers un sport davantage prisé par les Noirs.

De la même manière que la farouche bataille judiciaire de Donald Trump pour restreindre l’entrée aux frontières des Etats-Unis des musulmans a été jugée discriminatoire et controversée par les juges et l’opinion américaine. Heureusement pour les Etats-Unis, l’Afrique et les Noirs qu’il foule du pied toute la sainte journée, font une saine distinction entre un vieux blanc raciste, ignorant et de surcroît soupçonné de complot avec la Russie et le grand pays que sont les Etats-Unis d’Amérique. Ses déclarations odieuses et abjectes ne représentent pas les Etats-Unis mais bien un ancien monde raciste et xénophobe qui a vocation à disparaître, tout comme l’erreur de son élection à la tête de la plus grande démocratie. L’Afrique est un beau continent, ouvert à tous, prometteur et en pleine expansion, rempli de valeurs humaines et de magnifiques habitants qui ont vocation à se déplacer et à s’établir partout dans le monde. Comme les Européens qui ont immigré vers le Nouveau Monde et l’ont transformé.

 

Le Sénégal a fait des avancées significatives dans le contrôle juridictionnel de l’administration, s’est félicité le conseiller référendaire à la Cour suprême, Sangoné Fall, qui a prononcé, hier, le discours d’usage de la Rentrée solennelle des Cours et tribunaux.

Le discours d’usage de la Rentrée solennelle des Cours et tribunaux pour l’année 2017-2018 a été prononcé par le conseiller référendaire à la Cour suprême, Sangoné Fall. Axé sur « Le contrôle juridictionnel de l’administration », ce thème a été retenu par le Chef de l’Etat, Macky Sall, président du Conseil supérieur de la magistrature. Le juge administratif, selon le magistrat Sangoné Fall, est « un rempart contre l’arbitraire ». Quand il y a contentieux entre l’administration et les administrés, le juge administratif est appelé à intervenir. Il doit garantir le respect scrupuleux des droits fondamentaux. Son rôle consiste à encadrer l’action de cette administration. Il contrôle la gestion des moyens financiers mis à la disposition de cette administration, a expliqué le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Mbaye Guèye. Malgré que l’Etat soit « un monstre sacré » avec des « pouvoirs régaliens », « l’administration doit agir en conformité avec la Constitution et les lois qui fixent le cadre, le fondement et les limites de son action ».

Cela constitue, à son avis, les fondamentaux d’un Etat de droit qui caractérise « l’émanation de la démocratie libérale ». Le juge administratif se doit aussi de protéger les droits des administrés contre la puissance publique. Cependant, Sangoné Fall a indiqué que l’environnement politique et législatif dans lequel s’opère le contrôle du juge administratif a beaucoup évolué à travers « l’influence du droit communautaire », la « privatisation du droit administratif » ou même « l’exigence du renforcement de l’Etat de droit ». A cela s’ajoute la nouvelle configuration de l’organisation judiciaire au Sénégal. Ainsi, le conseiller référendaire à la Cour suprême a noté que « l’examen du contrôle juridictionnel de l’administration sénégalaise, à travers la jurisprudence de la Cour suprême, révèle des avancées significatives ».

Malgré ces bonds considérables, M. Fall a informé que le système a encore des limites. Pour preuve, le délai de traitement des contentieux est toujours d’un an après l’introduction du recours auprès du greffe de la Cour. Pire, le droit à un recours, a déploré le magistrat, est même remis en cause par « une formalité excessive », notamment « l’obligation de signifier la requête, outre l’absence de 39 prérogatives du juge administratif sur l’exécution de sa décision ». Face à tous ces manquements, le conseiller référendaire à la Cour a insisté sur le besoin de réformer le système de contrôle juridictionnel de l’administration. Des réformes qui, a-t-il dit, vont permettre « d’améliorer l’intervention du juge administratif dans le contrôle de l’administration ».

Pour permettre au juge administratif de faire correctement son travail, Sangoné Fall a appelé l’administration à comprendre « qu’elle doit se soumettre au droit en usant, le cas échéant, des voies de recours au même titre que les particuliers ». A défaut d’une réforme intégrale du système de contrôle, le magistrat a suggéré la mise en application de « mesures tendant à prendre concrètement en charge la recherche de l’efficacité du rôle assigné aux juges pour encadrer l’action administrative et la limiter en cas d’arbitraire ou de violation de la loi ». Autres recommandations, le magistrat Fall a proposé la mise en place d’un comité de travail qui aura en charge de réfléchir sur « l’organisation du contrôle », le cadre légal d’évolution de l’administration, la saisine du juge et ses pouvoirs ».

Abdoulaye DIALLO et Aliou Ngamby NDIAYE (textes)
et Pape SEYDI (Photos)

Les chiffres émanent de Mamadou Badio Camara, Premier président de la Cour suprême. Cinquante-six recours pour excès de pouvoir ont été reçus par la Cour suprême, en 2017, qui en a jugé 45, dont 16 annulations de décisions administratives, 21 rejets et 8 irrecevabilités, a-t-il infirmé. Il résulte de l’analyse, a dit le président Camara, des décisions rendues que les motifs d’annulation des décisions administratives tiennent principalement à l’incompétence (matérielle ou territoriale) de leur auteur, à la violation de la loi (notamment du Code de l’environnement et du Code général des collectivités locales), au défaut de motifs (absence de précision des considérations de fait ou de droit ayant motivé de la décision attaquée) et au défaut de base légale.

Quant aux décisions d’irrecevabilité, a soutenu Mamadou Badio Camara, elles découlent du non-respect, par les requérants, des délais de recours et des requêtes introduites contre des actes insusceptibles de recours pour excès de pouvoir. Ce n’est pas tout ; la Cour suprême a aussi rendu 20 décisions en référé sur les 10 derniers mois, soit une moyenne de deux par mois. Il s’agit de référé-suspension, procédures connexes à des requêtes en annulation et tendant à faire suspendre l’exécution de la décision attaquée jusqu’à examen au fond de l’affaire par la Cour. Au total, 451 affaires nouvelles ont été jugées par la Cour suprême, toutes chambres confondues, en 2017.

A. DIALLO et A. Ng. NDIAYE

Le procureur général près la Cour suprême a plaidé pour des « rapports de franche collaboration » entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Selon Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly qui intervenait, hier, lors de la Rentrée solennelle des cours et tribunaux, cela va permettre « d’avoir l’équilibre nécessaire pour le bon fonctionnement de l’Etat ».

Le procureur général près la Cour suprême a rappelé qu’il n’est pas recommandé aux magistrats de « chercher à conquérir et revendiquer leur indépendance » jusqu’à « remettre en cause le pouvoir politique ». De la même façon, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly a indiqué que « le législatif et l’exécutif ne doivent pas non plus chercher à exercer sur le judiciaire un contrôle inapproprié ».

« La justice doit demeurer neutre et impartiale, grâce à une indépendance garantie et un contrôle limité », a-t-il recommandé. En outre, face aux crises récurrentes que connait la société sénégalaise, le procureur général près la Cour suprême a invité la justice à jouer le rôle de régulateur, car elle dispose de « tous les atouts » pour assurer cette mission.

Mais, pour ce faire, a-t-il dit, cette dernière doit être « mieux équipée, mieux organisée et plus modernisée ». « La justice doit être le tiers impartial à même de trancher tout litige qui lui est soumis. Mais, à l’instar de tout pouvoir, elle doit, dans une juste mesure, être contrôlée afin d’éviter tout débordement », a expliqué M. Camara.

A. DIALLO et A. Ng. NDIAYE

Le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Mbaye Guèye, a relevé, hier, pour s’en féliciter, que la justice sénégalaise continue de bénéficier de la confiance des citoyens.

Ce qui est dit sur la justice ne reflète pas toujours la vérité. Ce sont des idées reçues. Parfois même des contrevérités. La réalité, a dit le bâtonnier de l’Ordre des avocats, c’est que Dame justice est encore sur ses deux jambes. « Malgré ce qui est dit, l’institution judiciaire léguée par nos illustres prédécesseurs reste debout », a déclaré, hier, Me Mbaye Guèye lors de la Rentrée solennelle des Cours et tribunaux. « La justice sénégalaise reste encore debout et continue de bénéficier de la confiance de nos concitoyens », a-t-il insisté. Contrairement à certaines idées véhiculées, a soutenu le bâtonnier, la justice n’est pas « à genou », encore moins « à terre ». Selon lui, elle est animée par des hommes et des femmes de valeurs qui, pour l’écrasante majorité, font correctement leur travail », a-t-il tenu à recadrer. D’après Me Guèye, la justice ne se joue pas à travers des « interventions intempestives dans les médias » où par la « commande d’articles de presse pour se mettre en valeur ». La justice, a-t-il dit, « trouve son efficacité dans la discrétion, la réserve, la retenue et la sérénité ». S’adressant au Président de la République, Macky Sall, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature, le bâtonnier de l’Ordre des avocats a prié ceci : « Puisse Dieu vous donner les moyens et la force de procurer à chaque Sénégalais sa part de justice. Et ce ne serait que justice ».

Toutefois, Me Mbaye Guèye a invité le Chef de l’Etat à « continuer à apporter des réformes pertinentes à la justice ». Ces réformes, a-t-il avancé, doivent permettre de « respecter davantage le pouvoir d’appréciation du magistrat ». A son avis, « l’ère du procureur tout puissant doit être révolue ». « La liberté est tellement sacrée et précieuse que la décision qui en prive un citoyen doit provenir d’une autorité neutre qui doit se déterminer après avoir entendu le poursuivant et la personne poursuivie. Rien ne peut être placé au dessus des droits et de la liberté », a-t-il souligné.

Le bâtonnier a, en outre, demandé à ce que la procédure pénale au Sénégal soit revisitée. De même, il a rappelé qu’il est temps d’instaurer dans notre pays un juge des libertés et de la détention.

« Méfions-nous de cette perception d’une justice inéquitable causée par l’action de l’administration y compris de l’administration de la justice. Si la finalité de la mission de l’administration y compris celle de la justice est de poursuivre l’intérêt général et de garantir les droits et libertés des citoyens, alors il est temps que des réformes soient apportées, afin qu’il ne soit plus possible, au Sénégal, d’aller facilement en prison », a plaidé Me Guèye.

A. DIALLO et A. Ng. NDIAYE

Le Ps salue le «porte-étendard de l’union et de la fraternité»
Le Parti socialiste a également présenté ses condoléances à la nation sénégalaise, « à toute la Ummah, particulièrement à la communauté mouride ».
« Le Ps regrette la perte de cet éminent érudit, ce porte-étendard de l’union et la fraternité. Le Sénégal perd un homme de Dieu qui a toujours œuvré pour le maintien de la paix, la solidarité et l’éducation spirituelle des Sénégalais. Le Ps compatit à la douleur de tous les fidèles et prie pour le repos éternel de ce grand érudit, selon un communiqué du parti. En cette douloureuse circonstance, le secrétaire général Ousmane Tanor Diend recommande « la suspension de toutes les activités du parti jusqu’à nouvel ordre et « présente ses condoléances les plus attristées à la Nation et au Chef de l’Etat ».
 
M. L. DIEYE
 
IDRISSA SECK, PARTI REWMI : «Un pur artisan de la paix sociale»
« Nous avons appris, avec consternation et tristesse, le rappel à Dieu du Khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké. Le Sénégal perd ainsi un homme de Dieu, un pur artisan de la paix sociale et de la concorde nationale. Le président Idrissa Seck et le parti Rewmi présentent leurs condoléances les plus émues à toute la communauté mouride, au peuple sénégalais et à toute la Ummah islamique. Que le Tout-Puissant l’accueille dans son paradis le plus élevé »

M. L. DIEYE

ABDOUL MBAYE, ACT : «Un modèle de réserve et d’équilibre»
« Je viens de perdre un père et un ami. Et nous sommes nombreux au sein de la communauté musulmane du Sénégal et d’ailleurs à être devenus cette nuit orphelins. C’était un saint homme dans le sens le plus fort de ces termes ; c’est ainsi que je pense pouvoir faire prendre conscience à mes compatriotes de l’immense perte qui nous affecte. Sa grande discrétion, son extrême simplicité et même son parler bas étaient la conséquence de la grande partie de son existence et de sa vie qu’il consacrait à Dieu. C’était aussi un sage. Il était et restera un modèle de réserve et d’équilibre par ses interventions publiques parmi les chefs religieux du Sénégal. Il me considérait comme fils et ami pour une raison qui existait, mais dont il ne m’a pas livré le secret. Je l’informais de tout ce qui me concernait et recueillais ses prières avant toute grande décision. Je présente mes condoléances les plus attristées à sa famille, à toute la communauté musulmane du Sénégal, à tous nos compatriotes et à toute la Ummah. Puisse le Tout Puissant (Swt) le couvrir de sa miséricorde infinie et lui ouvrir toutes grandes les portes de son Paradis ».

M. L. DIEYE

PR SOULEMANE BACHIR DIAGNE, PHILOSOPHE : «Il était un homme de l’unité»
« J’exprime d’abord ma tristesse qui est celle de tous nos compatriotes et celle du monde musulman. Tout le monde peut témoigner sur Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké. Il a lui-même compris son khilafat comme un acte symbolique qu’il fallait poser aux yeux de tous. Les images qu’il nous laisse sont des images absolument publiques, et Dieu a voulu qu’il en soit ainsi pour que nous puissions vivre ce qu’il nous a laissés.
 
Comme tout le monde en a témoigné, le principal témoignage, c’est de dire qu’il était un homme de l’unité, un homme de la fraternité islamique et de la fraternité abrahamique. Il a rappelé à toute la Ummah cette vérité d’évidence que l’Islam n’est fort que dans son unité. Et qu’il n’y a aucune raison de considérer quelque division sectaire que ce soit à l’intérieur de l’Islam comme ayant une quelconque importance. C’était aussi un grand bâtisseur et un homme de la terre, un homme de l’agriculture.
 
Faire sortir de terre ce qui nourrit les humains, cela a une signification spirituelle très profonde. Il a rajouté deux minarets à la Grande mosquée de Touba, portant le nombre à sept, symboles même de ce qui s’élève de l’humain pour aller vers le divin pour qu’il s’élève vers ciel. Au de la de la pierre et du béton, ce qu’il a véritablement bâti, c’est l’unité spirituelle de la Ummah ».
 
M. L. DIEYE
 
MODOU DIAGNE FADA : «Un guide religieux imbu des principes et des valeurs de l’Islam»
« Le Sénégal et la Ummah viennent de perdre un homme d’une dimension spirituelle exceptionnelle, un véritable soufi et un bâtisseur hors pair qui a su perpétuer l’héritage de Serigne Touba Khadimou Rassoul. Il a été pour nous tous un père, un guide religieux imbu des principes que dicte le saint Coran et des valeurs de l’Islam et un unificateur. Il a été d’un grand apport pour l’unité, la concorde entre les grandes familles religieuses du Sénégal, particulièrement celles de Tivaouane et de Touba. Et c’est sous son magistère, qu’en coordination avec Tivaouane, les Sénégalais ont célébré, dans l’unisson, les grandes fêtes musulmanes. Compte tenu de l’immensité de son œuvre, il sera très difficile de le remplacer ».

M. L. DIEYE

EL HADJ MALICK GAKOU DU GRAND PARTI : «Une grande perte»
« Le Grand parti apprend, avec douleur et désarroi, la nouvelle du rappel à Dieu du Khalife général des mourides. La Ummah islamique vient de subir une grande perte. Le défunt laisse un immense vide dans le cœur des disciples. Le Grand parti s’incline devant la mémoire du vénéré Khalife et présente ses condoléances les plus attristées à la communauté mouride et à la nation sénégalaise. En raison du deuil, le Gp suspend ses activités jusqu’à nouvel ordre ». M. L. DIEYE
 
OUSMANE SONKO, PASTEF : «Il était humble»
« J’ai eu l’honneur d’être reçu par le saint Khalife, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké. La seule chose qui m’a frappé lors d’une entrevue qu’il m’a accordée, c’est l’extraordinaire détachement, l’humilité dans la gestuelle, la parole et l’habillement d’un homme qui, pourtant, possédait tant de pouvoir temporel du fait de sa légitimité spirituelle. J’en suis sorti en me posant une question : nous autres, derrière quoi courons nous en réalité ? Ô Seigneur ! Pardonne-lui et accorde-lui Ta miséricorde. Accorde-lui le salut et le pardon. Assure-lui une noble demeure. Elargis-lui sa tombe et lave-le avec l’eau, la neige et la grêle. Donne-lui en échange une demeure meilleure que la sienne. Fais-le entrer au Paradis ».

M. L. D.

C’est un peu avant minuit que la triste nouvelle s’est répandue. C’était alors la surprise et la stupeur au sein de la population. Des différents quartiers de la cité religieuse, les populations, hommes femmes et jeunes, ont convergé vers la Grande mosquée. Une marée humaine a occupé l’intérieur de cet édifice religieux et toute l’esplanade. Les uns, chapelet à la main, psalmodient, les autres, le cœur meurtri, s’en remettent au Tout Puissant, « La illaha illalah ».

Un peu à l’écart, Serigne Bousso parcourt le saint Coran avec le groupe de jeunes qui l’entourent. Ils lisent le Coran à voix basse. Au fur et à mesure que la nuit avançait, on dirait que toute la cité religieuse s’était donnée rendez-vous à la Grande mosquée. Le scenario de la nuit du 09 au 10 janvier 2018 renvoie, à tous points de vue, à celle du 28 décembre 2007, lors de la disparition de Serigne Saliou Mbacké, le 5ème Khalife général des mourides. Du côté des femmes, ce sont des sanglots parfois étouffés, comme pour accepter la volonté divine. Une rumeur avait conduit les gens à Bakhya où il y avait une grande foule. Mais, une source de l’entourage du Khalife informe que l’inhumation aura lieu a « Gouye Mbind », dans la concession de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Khadim Rassoul.

En effet, le lieu était aussi plein que la Grande mosquée. Et c’est la même ambiance de recueillement et de sérénité qui y prévalait. Une présence du service d’ordre aura beaucoup été fortement remarquée dans les différents lieux de rassemblement. Des disciples organisés distribuent de l’eau et du café à leurs condisciples éplorés pour les aidés à retrouver leur esprit. « Dur, dur est la disparition du saint homme », explose en sanglot Serigne Daouda Sy, un homme de plus 60 ans, la tête entre les deux bras. Des scenarii du genre ont été vécus à plusieurs reprises, durant cette longue et douloureuse nuit à Touba.

Une ville meurtrie
Dans les faubourgs de la cité religieuse de Darou Minam, Darou Khoudoss, Gouye Mbind et aux alentours de Guédé, des cris stridents ont déchiré le calme, puis, de manière sporadique, ils s’estompent et finissent par s’éteindre quelques instant pour reprendre de plus belle d’un autre côté. Certains, sur la route, criaient tandis que d’autres tentaient de leur faire entendre raison. Moustapha qui a sué pour maîtriser son ami n’arrête pas de lui parler : « Ne te comporte pas comme un incroyant ou comme une femme, « Inna lillahi wa inna ilayhi râjihôn : D’Allah nous venons a lui nous retournons, garde ton calme mon frère. Nous avons tous perdu un grand guide ». C’est comme si Aïssatou n’attendait que cette phrase pour s’y mettre. Comme un enfant, elle a pleuré à chaudes larmes.

Des gens hors de tout contrôle conduisaient à une vitesse folle des motos, des voitures pour se rendre à la Grande mosquée où il n’y avait plus d’espace. Il faisait nuit, mais les populations, les véhicules et les charrettes circulaient comme en plein jour vers la maison de Dieu. Toute la communauté mouride, toute une ville meurtrie et surprise, pleure le Khalife rassembleur. Celui qui, pour Siradji et beaucoup de musulmans, n’était mû que par l’unité et la solidarité des frères musulmans.

Les autorités de la communauté mouride présentes à Touba ont communié avec la famille du défunt Khalife à travers un défilé incessant. Elles sont toutes venues au chevet de la famille éplorée. Cette nuit a été longue pour la communauté mouride de Touba. Toute noire fut-elle, elle a été blanche pour les populations éplorées.

M. DIEYE

Une étude dont les résultats sont publiés hier a mis en évidence les conséquences du changement climatique sur la pêche.  

Le lien entre changement climatique et pêche a fait l’objet d’une étude menée par la Coopération internationale allemande (Giz), en partenariat avec le Réseau sur les politiques de pêches en Afrique de l’Ouest (Repao) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

L’étude a porté sur les pertes et préjudices économiques et non économiques réels et anticipés induits par le changement climatique dans les pêcheries artisanales en Gambie, en Mauritanie et au Sénégal. Au Sénégal, l’étude a concerné des zones comme Joal, Foundiougne et Saint-Louis considérées comme plus vulnérables aux changements climatiques. « Les pertes et préjudices liés au changement climatique dans le secteur de la pêche traditionnelle (artisanale) côtière et hauturière menacent les moyens d’existence des personnes qui en dépendent. La diminution des ressources halieutiques risque de contribuer à une augmentation de la pauvreté et la marginalisation de groupes socialement désavantagés, ainsi qu’à une insécurité alimentaire locale, voire mondiale, particulièrement en termes de pénurie en protéines et micronutriments », alertent les auteurs de l’étude. Selon eux, les pertes et préjudices dans les pêcheries et zones côtières pourraient imposer des contraintes socio-économiques et accroître la probabilité de migrations climatiques.

De plus, les pertes et préjudices non économiques, y compris ceux concernant les valeurs traditionnelles et culturelles associées aux ressources marines et à leur usage dans l’alimentation et les modes de vie, contribueront à une dégradation de la cohérence des communautés puisqu’ils ont des implications sur les identités et cultures locales. Toutefois, l’étude n’a pas donné de chiffres sur les pertes causées par les changements climatiques.

Pour le Pr Ahmadou Aly Mbaye de la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Ucad, l’étude a consisté à établir l’ampleur des dégâts causés par les changements climatiques. Il affirme que les dégâts sont énormes même s’il n’a pas donné de chiffres. Avec les changements climatiques, explique-t-il, les moyens de subsistance sont menacés, sans oublier les pertes de revenus, d’emploi, l’érosion côtière, la migration. Pour faire face, l’ancien doyen de la Faseg pense qu’il y a une bataille juridique à mener pour contraindre les pays développés à procéder à des réparations.

Selon Papa Gora Ndiaye, coordonnateur de l’étude, le projet a permis d’établir des échanges avec des organisations internationales et régionales concernées, le monde scientifique et universitaire, d’autres programmes de la Giz et des institutions du secteur privé sur la thématique des pertes et préjudices induits par le changement climatique dans la pêche. M. Ndiaye, par ailleurs secrétaire exécutif du Repao, estime que les pertes sont de deux ordres : des pertes économiques (perte de revenus, de moyens d’existence, disparition de certaines espèces) et non économiques.

Aliou KANDE

 

Quatre jours après avoir remporté la première édition de la Coupe de la Ligue de football amateur, Keur Madior dévoile ses ambitions. La formation mbouroise qui évolue en Ligue 2 espère poursuivre son positionnement dans le paysage sportif de Mbour et au-delà, du Sénégal. Ce qui passe cette année, par le maintien en Ligue 2. Objectif qu’il est bien parti pour réaliser.

A l’ombre des trois formations du département de Mbour qui évoluent dans l’élite du football national (Diambars, Mbour PC et Stade de Mbour), Keur Madior tisse lentement mais sûrement sa toile. La formation a remporté, samedi, la première édition de la Coupe de la Ligue de football amateur après avoir été sacrée championne de National 1 au terme de la saison écoulée.

Des performances qui sont loin d’être anodines selon ses responsables qui étaient face à la presse mardi dernier. Car au moment où l’on se ruait vers le professionnalisme, l’équipe créée en 2005 a préféré poursuivre sa croissance, si l’on se fie à son vice-président chargé de la stratégie, Pape Djibril Diop. « Nous avons choisi notre chemin et nous y sommes allés petit à petit et avons attendu d’être prêts pour chercher à aller au professionnalisme », a-t-il dit.

Ajoutant que c’est de manière presque délibérée que la formation a duré dans l’antichambre du professionnalisme afin d’affûter ses armes. Ce qui a abouti au couronnement qui s’est matérialisé en 2017 : « En plus de la montée en Ligue 2, nous avons remporté le championnat de National 1 et la Coupe de la Ligue de football amateur. Et nous espérons que ces titres soient la première étape, un palier pour se positionner dans le paysage sportif de Mbour qui regorge de potentialités ». Désormais, avec un effectif qui tourne autour de 35 joueurs aspirants et professionnels, le club poursuit sa croissance.

En Ligue 2, il renseigne que l’objectif pour la formation cette saison est de se maintenir en espérant avoir plus. « Nous ne sommes pas trop prétentieux. Nous venons d’accéder en Ligue 2 où nous avons trouvé des équipes déjà aguerries comme l’Us Gorée, l’As Pikine. Nous allons tenter de nous maintenir et asseoir notre plan de développement. Mais nous sommes ambitieux et allons jouer le championnat à fond », a-t-il asséné. Au terme de sept journées, l’équipe coachée par Badara Ndiaye compte 10 points avec 3 victoires, 1 match nul et 2 défaites ; ce qui la place au 5ème rang avec un match en moins. De bon augure pour la suite, selon le président, Mouhamed Diouf qui veut « tout faire pour nous maintenir très tôt et éviter les fins de saison stressantes. Nous sommes bien partis et espérons poursuivre sur cette lancée ». Keur Madior est un club adossé à une structure éducative. Une réalité qui amène ses responsables à accorder beaucoup d’importance aux études de ses pensionnaires, en attendant de diversifier les activités sportives en intégrant d’autres disciplines.

Ousseynou POUYE

Par rapport à l’évènement tragique survenu samedi dernier dans la forêt classée de Bayotte-est, le colonel Khar Diouf, commandant de la zone militaire N° 5 de Ziguinchor, a fait savoir que toutes les mesures opérationnelles sont prises pour que pareil cas ne se reproduise plus. Il a appelé tout le monde, notamment les populations locales, à collaborer afin que les auteurs de ce drame soient mis hors d’état de nuire.

Le colonel Khar Diouf, qui était interrogé par nos confrères de la chaîne IV de la Rts/Ziguinchor, a tenu à rassurer les populations, notamment celles des villages riverains de la forêt classée de Bayotte-est, de ne pas s’inquiéter pour les détonations qu’elles entendent depuis samedi dernier. Le commandant de la zone militaire N° 5 a précisé que « ces détonations entrent dans le cadre de l’exécution de la mission régalienne que nous avons reçue et qui est exécutée de façon très professionnelle ».

Pour lui, les villageois de la zone n’ont pas d’inquiétude à se faire. Ils peuvent continuer à vaquer à leurs occupations. « Nous travaillons pour la sécurité des populations et de leurs biens », a affirmé le colonel Khar Diouf. Et dans la traque des auteurs de la boucherie de samedi dernier que l’armée mène, le patron de la zone militaire N° 5 a demandé la collaboration de tous. « Cette collaboration est déterminante pour capturer ceux qui ont abattu froidement 13 personnes la semaine dernière dans la forêt de Bayotte », a-t-il dit.

El H. M. SADIO


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