A LA UNE (2558)

L’équipe du Sénégal qui prendra part à la Coupe du monde 2018 (14 juin au 15 juillet) effectuera une séance d’entrainement ouverte au public vendredi après midi avant son départ pour la seconde partie de sa préparation qui aura lieu à Vittel (France), a annoncé ce dimanche le président de la Fédération sénégalaise de football (Fsf), Augustin Senghor.

"Nous invitons le public à répondre présent à cette manifestation, ce sera une belle communion entre les joueurs et leurs supporters", a déclaré le président de la Fsf aux médias.

Le président de la Fsf a fait cette annonce après la remise du trophée de la Coupe du Sénégal remportée (2-0) par Génération Foot aux dépens de la Renaissance de Dakar.

Des voix se sont élevées contre le manque de match amical de préparation des Lions au Sénégal qui en joueront trois avant la phase finale de la Coupe du monde.

Le premier match opposera le Sénégal au Luxembourg, le 31 mai, contre la Croatie, le 8 juin et contre la Corée du Sud trois jours plus tard.

Les Lions qui démarrent leur stage ce lundi à Saly Portudal, recevront le Drapeau national des mains du chef de l’Etat, Macky Sall, jeudi au palais de la République.

Après cette remise, les joueurs retenus s’envoleront pour la France où aura lieu la 2ème partie de leur stage de préparation.

Les protégés du sélectionneur Aliou Cissé qui a publié jeudi dernier une liste de 23 joueurs et quatre suppléants, joueront le premier tour du Mondial 2018 respectivement contre la Pologne (19 juin), le Japon (24 juin) et la Colombie (28 juin).

Source : APS

Au Sénégal, c'est une offensive massive. La grande distribution, en particulier les groupes français, crée des supermarchés dans toutes les grandes villes et, comme ailleurs, les méthodes de vente sont agressives, les prix tirés vers le bas. Cette situation, cette arrivée en force, inquiète les associations de consommateurs qui craignent que les petits commerces et le secteur de l'informel, essentiel pour de nombreuses familles, ne résistent pas à cette déferlante.

Le Programme alimentaire mondial va renforcer sa présence au Sénégal et intensifier le partenariat.

Il s’agit, pour le Pam, d’accroître la production agricole en milieu rural et de redynamiser les mécanismes d’alimentation scolaire pour favoriser les bonnes performances des élèves à l’école.

La révélation a été faite hier par  David Beasley,  directeur exécutif du Pam au sortir d’une audience avec le chef de l'Etat.

 

L’Ambassadeur de la Pologne, Mme Margareta Kassangana, a indiqué que son pays veut hisser sa coopération avec le Sénégal à la hauteur des nombreuses potentialités existantes entre les deux Etats. C’est pourquoi, Dakar est parmi les pays prioritaires des programmes d’aide au développement de Varsovie.

Mme Margareta Kassangana a déclaré que le Sénégal est parmi les pays prioritaires pour les programmes d’aide polonaise au développement qui ont une dimension  régionale mais aussi bilatérale.  Selon Mme Kassangana, les « activités qui entrent dans ces programmes sont axées sur la santé des femmes et des enfants, l’assainissement, l'entrepreneuriat et la promotion du secteur privé ainsi que l’enseignement supérieur à travers des programmes de bourses en faveur des étudiants sénégalais pour leur permettre de poursuivre leur formation en Pologne ».  

L’ambassadeur s’exprimait lors de la réception offerte pour la célébration de la fête nationale de la Pologne. Le gouvernement du Sénégal a été représenté par le ministre de l'Emploi, de l'Insertion professionnelle et de l'Intensification de la main-d'œuvre, Abdoulaye Diop. L’ambassadeur  a souligné que sur le plan multilatéral, la Pologne est le quatrième contributeur au Fonds fiduciaire d'urgence de l'Ue pour l’Afrique. « La Pologne participe également à la mise en œuvre de la politique de développement de l'Union européenne, par des contributions au Fonds européen de développement (Fed), a-t-il rappelé.   

L’ambassadeur a rappelé que « la Pologne et le Sénégal ont toujours entretenu des relations diplomatiques, cordiales et fructueuses qui remontent à l’indépendance du Sénégal, en 1960 ».  « Ces relations reposent sur les valeurs que nous avons en commun, telles que la démocratie, le respect des droits de l’Homme, la promotion de la paix et de la sécurité internationales », a dit l’ambassadeur.  

Selon l’ambassadeur, en procédant à la réouverture des deux missions diplomatiques, respectivement en 2015 pour le Sénégal à Varsovie et en 2016 pour la Pologne à Dakar, les deux gouvernements ont voulu donner un nouvel élan à la coopération bilatérale.  A titre d’exemple, Mme Margareta Kassangana souligne la visite officielle que le Président Macky Sall a effectuée à Varsovie, en octobre 2016. «  Cette visite traduit cette volonté renouvelée de hisser la coopération bilatérale à la hauteur des nombreuses potentialités existantes », a indiqué Mme Kassangana.  

Cette fête nationale commémore la constitution du 3 mai 1791, la première constitution nationale en Europe continentale et la deuxième au monde. Les Polonais estiment que la promulgation de cette Constitution est l’un des évènements phares de l’histoire de notre pays, parce que ce texte fondamental a introduit des innovations de taille, en mettant en place la séparation des pouvoirs entre le législatif (à travers un Parlement bicaméral), l’exécutif, incarné par le Roi et son Conseil, et le judiciaire qui reposait sur des tribunaux indépendants. Selon l’ambassadeur, il s’y ajoute la création d’une armée nationale,  la protection des paysans, sans omettre la liberté de conscience et de culte.

Babacar DIONE

 

Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a procédé, hier, jeudi 17 mai, à l’installation officielle du Comité d’organisation chargé de la préparation de l’inauguration du Musée des civilisations noires, prévue le 6 décembre prochain.

L’inauguration du Musée des civilisations noires est prévue le 6 décembre prochain, à Dakar. Hier, le ministre de la Culture a procédé à l’installation officielle du Comité d’organisation chargé de la préparation de cette inauguration.

A cette occasion, Abdou Latif Coulibaly a souligné que le Comité d’organisation sera une structure opérationnelle en vue de relever tous les défis liés à la tenue de cet important événement.

« Je veux un comité opérationnel et très efficace », a indiqué le ministre à l’endroit des membres du comité. Il a réitéré l’importance que le président de la République, Macky Sall, accorde à l’inauguration du Musée des civilisations noires.

Avant son inauguration en décembre, le musée sera réceptionné au mois de juillet prochain par les chefs d’Etat du Sénégal et de la République populaire de Chine.

Assane DIA (Correspondance particulière)

L’Observatoire national des lieux de privation de liberté (Onlpl) a initié, hier, à Dakar, un atelier de deux jours de réflexion sur les obstacles à la mise en œuvre des peines alternatives à l’incarcération et à l’aménagement des peines. Cette activité, qui entre dans le cadre du projet d'appui à l'Etat de droit au Sénégal, est financée par l'Union européenne (Ue).

La surpopulation dans les établissements pénitentiaires préoccupe les acteurs judiciaires. Ce mal endémique empêche l’administration pénitentiaire de respecter les standards internationaux consistant à séparer inculpés, prévenus et condamnés en tenant compte de leur personnalité et des infractions qu’ils ont commises. L’atelier thématique, portant sur les obstacles à la mise en œuvre des peines alternatives à l’incarcération et à l’aménagement des peines, s’inscrit dans cette perspective. Organisé par l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (Onlpl), avec l’appui financier de l’Union européenne (Ue), ledit atelier vise à inciter les magistrats à prononcer et à faire appliquer les décisions tendant au désengorgement des prisons.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a réaffirmé la volonté politique du gouvernement en matière de renforcement des garanties de protection accordées aux personnes privées de liberté. « L’engagement du Président Macky Sall à œuvrer dans le sens de changer positivement le visage des établissements pénitentiaires ne fait l’objet d’aucun doute », a indiqué le ministre qui a laissé entendre que les actions prioritaires de son ministère s’orientent vers l’organisation et le fonctionnement d’un dispositif performent d’aménagement des peines et d’application des peines alternatives à l’incarcération.

Engagements internationaux
Pour lui, l’enjeu c’est d’éviter les effets désocialisants de la prison, en offrant une chance aux condamnés qui présentent des gages sérieux de réadaptation. Aussi, a-t-il rappelé que le Sénégal est le premier pays en Afrique francophone à ratifier le protocole facultatif relatif à la convention de la torture et les autres peines. Ainsi, il a institué, à travers la loi 2009-613 du 02 mars 2009 et de son décret d’application 2011-842 du 16 juin 2011, l’Onlpl. A cela, s’ajoute la modification du code de procédure pénale intervenue avec l’adoption de la loi n° 2016-30 du 08 novembre 2016, suivie de la circulaire n° 179 du 11 janvier 2018 autorisant la présence de l’avocat dès l’interpellation de son client.

Pour sa part, Mme Josette Marceline Lopez Ndiaye, responsable de l’Onlpl, a souligné que la surpopulation carcérale est incompatible avec la nécessaire protection de la dignité des détenus.

C’est pourquoi elle a préconisé un état des lieux de la situation en vue d’apporter des thérapies réalistes. Dès lors, il est légitime de se demander pourquoi autant de personnes détenues provisoirement se retrouvent aussi nombreuses derrière les barreaux. « Désengorger les prisons ne signifie pas être laxiste, mais c’est démontrer que la prison est davantage réservée aux délinquants qui menacent la sécurité publique. C’est tout le sens du recours aux alternatives à la peine qui devrait assurer également une meilleure prise en charge sociale dans le règlement des problèmes et des conflits qui aboutissent devant les tribunaux », a expliqué Mme Ndiaye.

Selon elle, prononcer l’ajournement de la peine, après une condamnation pécuniaire assortie d’une contrainte par corps au maximum, constitue une réelle alternative qui permet à l’auteur d’une infraction de réparer la faute pénale et de bénéficier, ultérieurement, d’une peine assortie du sursis, voire d’une dispense de peine. Mme Ndiaye a regretté l’absence d’étude sérieuse sur l’évaluation des peines prononcées et les effets qu’elles ont produits sur les personnes concernées.

Tata SANE

La Journée internationale de l’infirmier a été l’occasion pour le président de l’Association nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’Etat du Sénégal (Aniides) de souligner que la profession fait face à plusieurs préjugés. Ismaïla Mbaye veut aussi que leur profession soit encadrée.

Les infirmiers et infirmières du Sénégal ont célébré, le 12 mai, la Journée internationale qui leur est dédiée, en hommage à leur marraine, Florence Nightingale. Pour l’occasion, ils se sont retrouvés, à Saly Portudal, autour d’activités leur ayant permis de faire le tour de la pratique dans le pays. Par ailleurs, de « rappeler, enseigner, orienter, mais susciter aussi le débat et l’engagement des uns et des autres sur l’avenir de la profession », a déclaré le président de l’Association nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’Etat du Sénégal (Aniides), Ismaïla Mbaye.
Selon lui, cette profession fait face à plusieurs difficultés dont la délimitation de leur champ d’exercice et la formation continue. Sur la première, il a indiqué que « dans les structures sanitaires, on pense que tous ceux qui portent des blouses blanches sont considérés comme des infirmiers, alors que l’infirmier est un diplômé d’Etat qui a reçu un enseignement, des compétences avérées pour répondre aux attentes légitimes des populations en matière de soins ». D’où son appel à définir les rôles et attributs des uns et des autres. « Parce que nous travaillons avec d’autres professionnels de la santé. Et dans l’équipe, si certains ont leur ordre, il faudrait nécessairement que nous aussi, nous cherchions à avoir le nôtre pour nous protéger et pour sécuriser davantage les soins des populations », a ajouté M. Mbaye.

La formation et le recrutement préoccupent aussi les infirmiers. « Avant d’évaluer l’individu, il faut le mettre dans les conditions, c’est-à-dire nous mettre en quantité suffisante dans les structures sanitaires », a-t-il également estimé. Ismaïla Mbaye veut ainsi éviter la surcharge de travail pour ses collègues qui pourraient faire valoir efficacement leur rôle dans l’équipe de soins. Des préoccupations qu’ils aimeront voir prises en compte par les pouvoirs publics. Concernant le problème de la formation, le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Aloyse Waly Diouf, a souligné : « Nous sommes en train de voir, avec les partenaires sociaux, comment assainir davantage ce milieu-là, comment rendre beaucoup plus performant l’enseignement qui est prodigué et comment faire en sorte que les infirmiers puissent, enfin, voir le système Lmd (Licence-Master-Doctorat) leur être appliqué ». « Nous sommes très avancés pour démarrer la certification cette année », a-t-il renchéri.

S’agissant de l’encadrement de la pratique, Dr Sarr a surtout évoqué la prolifération des écoles de formation en santé. L’ancien directeur du Service national de l'éducation et de l'information pour la santé (Sneips) de dire que la formation est régie par une réglementation. Toutefois, « nous travaillons à assainir le milieu de la formation en général. Parce que quand l’école délivre un brevet et que celui-ci n’est pas à la hauteur de la qualification du titulaire, cela peut poser un problème », a-t-il reconnu.

Ousseynou POUYE

Le chef de l’Etat a reçu, hier, les familles des victimes du drame de Demba Diop, accompagnées des dirigeants et du comité des supporters du stade de Mbour.

Le président Macky Sall leur a demandé d’accepter le message de pardon du monde football pour débloquer l’évolution du championnat de ligue 1. A cet effet, le ministère et la fédération vont se rencontrer pour trouver la meilleure formule.

Par ailleurs, les familles ont remercié le président de la République qui leur a assuré de son soutien.

Un des cinq piliers de l’Islam, le ramadan, démarre pour une grande partie de la communauté musulmane sénégalaise, aujourd’hui. L’annonce a été faite, hier, par la Commission nationale d’observation du croissant lunaire, qui s’est appuyée sur des informations faisant état de l’apparition de la lune dans plusieurs localités du pays.
Le Sénégal entame ainsi le jeûne le même jour que l’Arabie Saoudite, la France, l'Indonésie, mais aussi l'Algérie, la Tunisie, etc. Toutefois, certains fidèles sénégalais avaient déjà entamé le jeûne, depuis hier, mercredi, s’alignant ainsi sur la Mauritanie, le Maroc et le Mali.

Matel BOCOUM

 

Au lendemain de la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis,  la tension reste palpable. Atterrés, les étudiants demandent que les responsabilités soient situées. Ils ont aussi décrété une grève illimitée.

Tour de l’œuf de l’Ugb. D’habitude, les étudiants se rassemblent ici pour fêter des évènements ou dire leur courroux. Le moral est au plus bas, les visages sont marqués. La nuit a été certainement très longue. A l’heure de l’assemblée générale, ils sont arrivés des différents villages universitaires, main dans la main, partageant leur douleur et consternation, dans une marche blanche et silencieuse que seul le bruit de leurs pas sur le pavé trahissait.

Sur une pancarte, les écrits traduisent le désarroi : « Je suis Fallou Sène », « Frère, tu resteras parmi nous ». Têtes baissés, le visage triste, les étudiants, avant de tenir les Ag, se sont recueillis sur l’endroit où Mouhamadou Fallou Sène est tombé. Ensuite, les orateurs ont, tour à tour, dit leur peine et frustration. Un mot d’ordre de grève illimitée a été décrété.

Les membres de la Commission sociale ont néanmoins exhorté leurs camarades à garder le calme et la sérénité. Ce moment a été aussi l’occasion pour rappeler aux autorités la gravité de la situation qui résulte de cette décision prise par le recteur de l’Ugb, Baydallaye Kâne. Le porte-parole Alexandre Sambou, par ailleurs président de séance de la Coordination des étudiants de Saint-Louis, a clarifié qu’ils ne faisaient que réclamer leurs bourses, a-t-il réclamé « la démission du recteur Baydallaye Kâne, du directeur du Crous, Ibrahima Diao, et du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane ». M. Sambou s’est aussi réjoui de la compassion  des autres universités du pays.

Omar Ndiaye, étudiant en Sciences politiques a, quant à lui, demandé que « les responsabilités soient situées ». Il a également proposé d’interdire immédiatement l’accès au campus social aux forces de l’ordre.

Au Rectorat, la fumée s’échappe encore des bâtiments calcinés. Tout est parti en vrille avec ce saccage. Point de documentations et d’archives. Les splits sont au sol, les tables de travail se consument encore, de même que les papiers et autres documents. Quant aux vitres, elles ont volé en éclats.

L’université, un champ de ruine…
A la direction du Crous, le social, qui devait être au service de l’excellence, a laissé place au chaos : des bureaux éventrés, des murs calcinés… Le désordre est indescriptible. A l’entrée de la cité universitaire, les vitrines cassées changent le décor. Les restes de pierres envahissent la chaussée, des panneaux en vert également détruits. Il faut se rendre au siège de la scolarité ou au Centre de documentation pour mesurer aussi l’énormité des dégâts. Malgré tout, les étudiants ont toujours cette fibre civique. Ainsi, Abdoulaye Guèye, de l’Ufr Lettres et sciences humaines, a fait savoir qu’il est « resté devant la porte du Centre de documentation pour veiller sur les lieux, afin qu’ils ne puissent pas déplacer les livres et certains documents de grande importance ». A son avis, malgré la douleur, « certains objets méritent d’être sauvegardés ». L’agence comptable et le guichet automatique n’ont pas non plus résisté à la furie des étudiants. Il sera ainsi difficile pour l’Ugb, du point de vue administratif et social, de se relever de ces saccages.

 Amadou Maguette NDAW

IBRAHIMA NDOYE, PROCUREUR DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE SAINT-LOUIS « L’ENQUÊTE PROGRESSE CONVENABLEMENT »
Le procureur Ibrahima Ndoye, du Tribunal de grande instance de Saint-Louis, a fait une déclaration pour évoquer le déroulement de l’enquête suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène. D’emblée, il a souligné que tous les moyens sont mis en œuvre et l’enquête « progresse convenablement. D’ici dimanche, nous allons avoir les conclusions », a-t-il clarifié, informant que « le résultat de l’autopsie a conclu à une mort par arme à feu ». Poursuivant, il a indiqué : « Notre devoir nous appelle à agir à  l’endroit de ceux qui ont posé des actes ayant entrainé mort d’homme, des blessés, de même que des dégâts ». Pour lui, « tout sera mis en œuvre pour identifier l’origine du coup fatal et les auteurs de violence et de saccages perpétrés lors de cette journée ».

Du point de vue sanitaire, le seul étudiant opéré avec succès attend de repartir chez lui, tandis que le gendarme victime de traumatisme crânien s’est réveillé et va de mieux en mieux, a informé Ibrahima Ndoye, relevant que sur  la soixantaine d’éléments de la gendarmerie présente sur les lieux lors des manifestations, la majorité a été entendue. « Nous espérons progresser rapidement dans l’enquête avec surtout l’apport d’éléments venus de Dakar », a-t-il dit. Le procureur a, pour sa part, soutenu : « Si les faits d’usage d’arme à feu nous mène vers l’identification d’un auteur dans les Forces armées, avec un statut militaire, nous allons transférer le dossier au procureur du Tribunal de grande instance de Dakar, seul compétent dans des affaires d’ordre militaire ». Néanmoins, il a rappelé la disponibilité du parquet de Saint-Louis si l’auteur du coup de feu s’avérait être un civil, donc un droit commun. En effet, dans cette enquête, il sera beaucoup question de la qualité de l’auteur du coup de feu qui a tué Mouhamadou Fallou Sène et après, éventuellement, évoquer les poursuites.

Amadou Maguette NDAW

AUGUSTIN TINE, MINISTRE DES FORCES ARMÉES : « NOUS DÉPLORONS CETTE DISPARITION »
Sur instruction du chef de l’Etat, Macky Sall, Augustin Tine, ministre des Forces armées, a rendu visite, le même jour (15 mai 2018) dans la soirée, aux blessés admis à l’hôpital régional de Saint-Louis. Cela, suite aux incidents enregistrés à l’Université Gaston Berger. Devant la presse, il a indiqué que ces accrocs sont consécutifs « au processus d’informatisation de la disponibilité des bourses en cours ». Le ministre a, en outre, fait savoir que plus d’une vingtaine de blessés (18 chez les forces de l’ordre et 2 chez les étudiants) ont été enregistrés, avec un traumatisme crânien pour un gendarme, des factures...

Sur le déroulé de ces incidents, M. Tine a rappelé la nécessité pour les populations « de revoir leur manière de manifester, car les forces de défense sont là pour assurer la sécurité ». Il a informé que « le groupe de gendarmes était encerclé et le commandant, sentant ses hommes en danger, a usé de son arme pour faire un tir de sommation ». Pour l’heure, a souligné le ministre, « le corps de Mouhamadou Fallou Sène sera autopsié à Dakar, suivi de son inhumation à Touba ». Revenant sur les faits, le lieutenant colonel Pape Souleymane Cissé, commandant de la Légion nord, a souligné que, « vers 8 heures, plus de 3000 étudiants ont attaqué l’escadron mobile, dépêché sur les lieux pour sécuriser les restaurants ». Pour lui, « cet incident est regrettable, d’autant que la gendarmerie est très républicaine, et c’est pourquoi une enquête est ouverte afin de faire la lumière sur cette affaire ».

Amadou Maguette NDAW


GRÈVE DE SOLIDARITÉ DE 48 HEURES DU SAES ET DU SUDES
Suite aux évènements du mardi 15 mai à l’Ugb qui ont été sanctionnés par le décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur a décidé d’observer 48h de grève, le mercredi 16 et le jeudi 17 mai 2018, en signe de solidarité avec les étudiants. « Le Saes dénonce, avec énergie, l’usage disproportionné de la violence aveugle et irresponsable face à des étudiants désarmés qui, en toute légitimité, ne demandent que le paiement de leurs bourses et cela, après plusieurs alertes envers les autorités. Il est important de rappeler que l’intervention des forces de l’ordre dans le campus est encadrée par la loi 94-79 relative aux libertés et franchises universitaires », a indiqué le syndicat dans un communiqué de presse. Pour le Saes, il est inadmissible que la violence des forces de l'ordre ait entrainé mort d'homme dans le campus, surtout que cette intervention fait suite à une violation des libertés et franchises universitaires. Le décès de l’étudiant Fallou Sène est le énième cas de violation flagrante des droits humains au sein des campus universitaires sénégalais. Le Saes, condamnant la violence d’où qu’elle vienne, invite les autorités compétentes à prendre toutes les dispositions ainsi que les mesures qui s’imposent. La section Enseignement supérieur et Recherche du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) a aussi exprimé un message de solidarité suite à ces douloureux évènements. Dans sa déclaration, le Sudes se pose plusieurs questions à la suite du décès de l’étudiant Fallou Sène. Comme pour le Saes, le Sudes-Esr invite ses membres des universités publiques du Sénégal à observer une grève d’avertissement de 48h les 16 et 17 mai 2018.

O. NDIAYE

A l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), dès l’annonce de la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, les apprenants ont commencé à se regrouper, ruminant leur colère. Très vite, ils ont pris d’assaut l’avenue Cheikh Anta Diop en y érigeant des barricades et en brûlant des pneus, des bacs à ordures, bloquant ainsi la circulation. Prises au dépourvu et dépassées par la furie des étudiants, les forces de l’ordre ont réagi en balançant des grenades lacrymogènes dans le campus de l’Ucad. La fumée des feux allumés et celle des gaz lacrymogènes se mélangèrent et enveloppèrent les campus pédagogique et social de l’Ucad. Les travailleurs de l’Ucad tentaient de sortir de l’espace universitaire, mais toutes les issues étaient bloquées.

Pendant ce temps, une autre marée d’étudiants se dirigeait vers la corniche ouest. Beaucoup criaient « Combattons pour la liberté, nous ne sommes pas des animaux qu’on tue comme on veut ».

Là aussi, des barricades sont érigées sur les voies y menant. En face de la Faculté des Sciences juridiques et politiques, les étudiants ont déplacé le tronc d’un arbre sur la voie pour empêcher aux policiers d’arriver avec leurs véhicules. Ces derniers ont tiré plusieurs grenages lacrymogènes pour tenter de disperser la foule en colère. Sur la corniche ouest, la circulation des véhicules était devenue impossible. L’on annonça alors qu’un véhicule de la police a été incendié à la grande porte de l’Ucad. Les étudiants se mirent à jubiler et à jurer que justice sera faite pour Fallou Sène. Au même moment, une jeune fille qui venait de recevoir un message d’Ecobank annonçant la disponibilité des allocations s’interrogea : « Pourquoi attendre qu’un étudiant soit tué pour annoncer le paiement des bourses ? »

Oumar KANDE

Suite à la mort d’un étudiant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le président de la République a instruit le gouvernement « à faire toute la lumière et à situer les responsabilités ».

Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en 2ème année de Lettres modernes à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, a été tué, hier, lors d’incidents ayant opposé les pensionnaires de Sanar aux forces de sécurité. Le chef de l’Etat et le gouvernement ont présenté leurs condoléances à la famille du défunt et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés. Le Président Macky Sall, selon un communiqué, a déjà instruit le gouvernement à faire toute la lumière et à situer les responsabilités. Le communiqué du gouvernement souligne que le procureur de la République a diligenté l’ouverture d’une information judiciaire à cette fin. Une autopsie est en cours. « Le gouvernement réaffirme son souci quotidien d’apporter les solutions les meilleures aux attentes des citoyens, à celles des étudiants en particulier, et appelle l’ensemble des acteurs à privilégier les voies pacifiques dans leurs relations avec l’administration publique », lit-on dans le document.

Une vingtaine de blessés a été dénombrée à l’issue de ces incidents, dont dix-huit du côté des forces de sécurité, tous évacués à l’hôpital régional de Saint-Louis pour leur prise en charge médicale. Les étudiants étaient en mouvement pour réclamer le paiement de leurs bourses. Le retard du paiement s’explique, d’après les autorités, par la mise en place de nouvelles procédures de gestion électronique, sur l’étendue du territoire national, des bourses d’études allouées aux étudiants sénégalais. « A ce jour, plusieurs centaines d’étudiants n’ont pu disposer des cartes bancaires requises pour percevoir leurs bourses, sur une population totale de près de quatorze mille inscrits à l’Ugb », explique le communiqué.

Eugène KALY

 

L’Organisation de la coopération islamique (Oci) vient de finaliser les critères et modalités du Prix international dédié aux médias. D’après, Dr Youssef Bin Ahmed Al Othaimeen, secrétaire général de l’Oci, ce prix est décerné aux médias et professionnels qui se sont distingués dans la promotion de la tolérance, de l’harmonie et du dialogue interculturel.

Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), Dr Youssef Bin Ahmed al Othaimeen, a annoncé le lancement du Prix international dédié aux médias et aux professionnels des médias les plus méritants, dont les critères et modalités ont été finalisés, le lundi 14 mai à Dakar par le Comité ad hoc chargé du suivi du lancement du prix. « C’est au cours de la 11ème session de la Conférence islamique des ministres de l’Information, tenue à Djeddah en décembre 2016, qu’une résolution a été, en effet, adoptée visant à créer un prix international pour honorer les médias et les hommes des médias qui se distinguent dans la promotion de la tolérance, de l’harmonie et du dialogue interculturel », a-t-il rappelé.

Le comité ad hoc chargé du suivi du lancement du Prix international, a expliqué M. Othaimeen, a tenu trois réunions successives afin de finaliser les conditions et les procédures d’attribution du Prix, dont la dernière s’est tenue à Dakar, le 14 mai et au cours de laquelle les critères et modalités du Prix ont été finalisés. « Nous espérons que le lancement effectif du Prix aura lieu très prochainement avec le soutien des Etats membres et des institutions de l’Organisation », a fait savoir le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique.

Dans le domaine culturel, Dr Youssef Bin Ahmed al Othaimeen a indiqué qu’ils ont continué à suivre de près les résultats des 9ème et 10ème sessions qui ont pris des décisions importantes pour faire de la culture une passerelle permettant de mettre à niveau les outils de la coopération entre les Etats.

« L’Organisation de la coopération islamique a pris de son côté des mesures concrètes, en invitant les institutions spécialisées à lancer un plan d’actions pour l’exécution de la stratégie culturelle dans le monde musulman et son actualisation périodique afin d’en garantir la mise en œuvre dans sa nouvelle version dûment revisitée et amendée dans un souci d’une plus grande efficacité », a-t-il informé. Non sans rappeler au monde musulman, la nécessité de protéger et de promouvoir leur riche patrimoine culturel.

A Dakar, le secrétaire général de l’Oci a fait part des nouveaux programmes et projets lancés par l’organisation tels que la Semaine culturelle de l’Organisation de la coopération islamique pour l’accès aux jeunes musulmans dans le monde musulman et au sein des communautés musulmanes dans ceux non musulmans.

Le secrétaire général de l’Oci n’a pas manqué pas de saluer les efforts du président de la République Macky Sall pour faire évoluer les activités du Comité permanent, dont la plus récente et louable initiative aura été la mise en place d’un Bureau national de coordination pour le Comiac dans un siège séparé et la nomination de l’ambassadeur Cheikhou Omar Seck en qualité de directeur de ce Bureau.

M. Seck supervise les travaux du Comiac et s’occupe de deux dossiers vitaux que sont les Médias et la Culture, deux domaines qui revêtent indéniablement une importance primordiale pour les Etats membres et les peuples de la Oummah islamique.

Par Ibrahima BA et Maguette Guèye DIEDHIOU

Le Sénégal n’a pas attendu longtemps pour réagir sur la situation à Gaza, en Palestine, où plusieurs dizaines de morts ont été enregistrées, lundi, lors de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem. Le Président Macky Sall a condamné cette violence, tout en appelant la Oumah islamique et les Nation unies à mettre un terme à cette tragédie. « Nous tenons nos assises dans un contexte d’émotion fortement exacerbée par la situation que vivent nos frères et sœurs palestiniens et rohingyas de la Birmanie pris dans l’étau infernal de la violence. J’appelle instamment la Oumah islamique et les Nations unies à se mobiliser pour mettre fin à ces tragédies humaines », a dit le Chef de l’Etat. « Je réaffirme notre ferme attachement au droit légitime de nos frères et sœurs de Palestine à un Etat indépendant et souverain avec Al Quods-Al Charif comme capitale conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies y compris celles relatives au statut de Jérusalem », a-t-il ajouté.

Dans le même sens, le Président Sall pense également à « tous les pays frères meurtris par le fléau du terrorisme et de la guerre ». Selon lui, la « Oumah ne peut être en paix quand un seul de ses membres sombre dans la guerre ; quand des vies humaines continuent d’être abrégées et des familles entières dévastées par le deuil et la souffrance ».

Par Ibrahima BA et Maguette Guèye DIEDHIOU

En assemblée générale ordinaire, samedi dernier, à Saly Portudal, l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal a plaidé pour un encadrement plus strict de l’exercice. Car selon son président, Dr Imam Thiam, la profession est infiltrée par des individus qu’il convient d’extirper pour éviter des problèmes de santé publique.

Après une année d’exercice, les docteurs vétérinaires du Sénégal se sont retrouvés ce week-end pour faire l’économie de leurs activités ordinales durant 12 mois. Une occasion également pour la corporation de voir comment faire pour effectuer des recadrages par rapport à la fonction vétérinaire au Sénégal. Un moment idéal pour le président de l’Ordre qui fédère les praticiens au Sénégal de souligner la nécessité de bien encadrer le secteur. « Le thème de cette rencontre portait sur l’assainissement du secteur. Parce qu’au Sénégal, on s’est rendu compte que pour être vétérinaire, il est facile. Il suffit d’acheter un mouton ou une volaille pour se faire valoir vétérinaire et faire ses traitements soi-même », a déploré le Dr Imam Thiam.

Pour lui, la médecine vétérinaire représente plus que cela : « il faut six années d’études pour devenir docteur vétérinaire. Et la médecine vétérinaire, ce n’est pas pour soigner des animaux uniquement ; c’est aussi pour protéger la santé publique vétérinaire mais la santé publique tout court ». Et dans un environnement où l’on parle aujourd’hui de communauté d’informations sur le plan sanitaire, il estime qu’on doit prendre des mesures idoines pour réglementer davantage la profession entre professionnels. Mais aussi la réglementer pour les non ayant-droits. « Aujourd’hui au Sénégal, comme on l’a entendu récemment avec cette importante prise de médicaments et qui n’est pas une première, on remarque que le médicament frauduleux est présent partout. On demande donc aux autorités de tutelle de réglementer davantage la circulation du médicament et du médicament vétérinaire en particulier », a-t-il plaidé.

Un message qui a eu un écho chez la ministre de l’Elevage et des Productions animales qui a présidé la rencontre. Aminata Mbengue Ndiaye a exhorté ces praticiens à travailler plus étroitement avec la direction des services vétérinaires, pour trouver des solutions pertinentes aux problèmes d’irrégularités souvent posées, dans le respect strict des dispositions réglementaires et des normes internationales en vigueur.

Ousseynou POUYE

 

Dans sa dernière note de conjoncture, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) relève de bonnes performances dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire. En conséquence, l’activité économique a enregistré une progression de 9,8% en mars 2018.

En raison du dynamisme constaté dans les trois secteurs primaire (+14,2%), secondaire (+11,8%), tertiaire (+8,4%), l’évolution de l’activité économique fait ressortir une hausse de 9,8% entre les mois de février et mars 2018. En effet, pour le primaire, il a été marqué par des performances simultanées des sous-secteurs de l’élevage (+14,7%) et de la pêche (+11,4%). S’agissant du secteur secondaire, il s’est raffermi de 11,8% en rythme mensuel, principalement soutenu par la construction, la fabrication de matériaux de construction et la production d’énergie. Toutefois, des contributions négatives à l’évolution du secteur sont particulièrement notées dans la production de sucre, les activités extractives et la fabrication de corps gras alimentaires. Cette même dynamique est aussi notée dans le secteur tertiaire qui s’est conforté de 8,4% entre les mois de février et mars 2018, principalement soutenu par les «transports et télécommunication», le commerce et les services financiers.

Repli du niveau général des prix
Au mois de mars 2018, le niveau général des prix à la consommation a enregistré une baisse de 1,6% comparativement au mois de février. Ce repli, selon la Dpee, s’explique par une diminution de 4,2% des prix des « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées ». En particulier, le prix des « poissons frais » et celui du « Lait » se sont respectivement contractés de 17,9% et 2,3% sur la période. En revanche, sur un an, les prix à la consommation ont légèrement augmenté (+0,1%) au mois de mars 2018, principalement portés par les fonctions « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » (+0,2%) et « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (+0,2%) (…).

Abdou Diaw

 

 

Le Sénégalais Lat Déguène Cissé a mis au point un système qui régule à distance l’irrigation des exploitations agricoles et l’injection précise des doses d’engrais en fonction de la croissance de la plante. Le système d’irrigation se met automatiquement en marche dès que l’humidité du sol commence à baisser.

Une nouvelle innovation ! Elle contribuera à moderniser davantage le système d’irrigation et de production agricole. Elle est plus un système de contrôle de l’irrigation à distance. Elle a été conçue par un Sénégalais, Lat Déguène Cissé, né le 1er février 1976 à Dakar. L’ancien élève du lycée Galandou Diouf de Dakar a fabriqué un appareil intégré de régulation de l’irrigation et d’injection d’engrais baptisé : Pompe fertiliseur et sonde (Pfs). Le système est une chaîne de matériel électronique et électromécanique. « Il s'agit d'un ensemble de trois appareils (contrôleur de pompe, sonde d'humidité et d’injecteur d'engrais). Ces appareils fonctionnent avec une source photovoltaïque. Ils sont contrôlés par une télécommande électromagnétique compacte, étanche et facilement utilisable par n'importe quel producteur dans son exploitation agricole », décrit Lat Déguène Cissé.

L’appareil est mis en marche ou à l’arrêt de plusieurs façons. L’usager peut le faire fonctionner manuellement grâce à une télécommande ou choisir le mode automatique guidé par une sonde d’humidité ou par le niveau d’eau. L’innovation est une perfection, notamment dans la synchronisation entre l’apport en engrais minéraux et l’apport en eau. « L’unité de commande est connectée sans fil à la sonde d’humidité et à l’injecteur d’engrais pour synchroniser les apports d’engrais minéraux avec les arrosages. D’autre part, elle reçoit les informations de démarrage ou d’arrêt de la pompe venant de la sonde d’humidité », avance ce Sénégalais qui a travaillé pour le compte des institutions comme la Fao ou l’Isra.

La chaîne comporte, entre autres, un contrôleur, une télécommande, une sonde d’humidité et un fertiliseur, une électropompe, des panneaux solaires et une batterie. Grâce à ce système, le producteur agricole a la possibilité de démarrer ou d’arrêter des opérations de pompage sur une distance d’au moins 100 mètres. Il en est de même  pour  les opérations d’injection d’engrais. L’innovation vient alléger l’effort physique déployé et procure plus de précision dans l’épandage d’engrais. « La première innovation est la façon de contrôler les irrigations à distance jusqu'à 4ha de surface totale. Cela procure un gain de temps très précieux, car le producteur peut déclencher et arrêter l’irrigation ou l'injection d'engrais en une fraction de seconde tout en s'attelant à d'autres travaux. La télécommande est étanche à l'eau, très légère et simple d'utilisation : uniquement par deux boutons «on » et « off » », explique l’inventeur.

L’arrosage calé sur le stade végétatif
La sonde est plongée jusqu’à 40 cm dans la parcelle. Elle remonte l’information relative aux besoins en eau exacts de la plante. Elle évalue ainsi, de façon continue, l’humidité du sol. « La sonde est reliée à l’unité de commande de la pompe par liaison électromagnétique. Elle transmet les ordres de démarrage de la pompe de façon automatique si le sol est à un niveau d’humidité bas. Si le niveau d’humidité maximum est atteint, elle arrête aussi automatiquement la pompe », ajoute le technicien.

Le deuxième aspect innovateur, c’est que la sonde d’humidité « à contrôle d’irrigation automatisé » a rendu possible l’arrosage autonome d’une parcelle. « La sonde présente un bouton de réglage de seuil minima et maxima d'humidité qui permet d'ajuster les doses journalières en eau selon le stade de développement végétatif et la saison de culture. La sonde commande directement le démarrage ou l'arrêt de la pompe pour assurer une alimentation en eau adéquate suivant le stade végétatif des cultures. Elle participe donc à la prévention des manques d’eau autant qu’elle limite les excès en eau  néfastes aux cultures », souligne l’inventeur.
La sonde est alimentée par les panneaux solaires. L’énergie est stockée dans une batterie de 12 volts. Le fertiliseur injecte des doses. La solution fertilisante est stockée dans un réservoir d’une capacité de 200 l/h à 2 bars.

Lat Déguène Cissé est un passionné d’électronique, de mécanique et d’informatique. Déjà en 1991, il monte des systèmes électroniques, notamment un émetteur radio, et aussi une radio pirate sur la bande Fm. Après ses études jusqu’en classe de Première, il entre à l’école d’horticulture de Cambérène (Cfph) où il décroche un Bt en 1998. « Depuis cette date, j'ai travaillé à l'Isra et à l'Ancar ; ce qui m'a aidé à renforcer mon expérience dans les domaines de la recherche développement et conseil en production agricole », confie celui qui s’est spécialisé en maîtrise d’eau ey en agriculture, notamment le système goutte-à-goutte.

Idrissa SANE

 

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a présenté les condoléances de la nation à la famille d’El Hadji Baye Dama Diène, vice Imam de la grande Mosquée de Dakar, décédé le 04 mai dernier. Le déplacement du Président Macky Sall chez le défunt a été hautement apprécié par la famille éplorée qui lui a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance.

 

En marge de la finale du Drapeau du chef de l’Etat dimanche à Kolda, le ministre des Sports a accordé un entretien au quotidien national Le Soleil pour faire un tour d’horizon de l’actualité sportive. Matar Bâ a ainsi réitéré la volonté de l’Etat du Sénégal de mettre l’équipe nationale de football dans des conditions optimales de performance.

M. le Ministre des Sports, Matar Bâ, vous venez d’assister à la finale du Drapeau du chef de l’Etat organisée cette année à Kolda. Quelles sont vos impressions à l’issue de cette compétition ?
J’ai l’habitude de dire que le Drapeau du chef de l’Etat constitue un évènement extrêmement important dans le calendrier sportif sénégalais. La lutte, qui est notre sport national, bien évidemment, a un cachet particulier. Cette année, nous avons vécu des moments de communion avec toutes les populations de Kolda. Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter un lutteur, un ténor de la lutte, qui s’appelle Eumeu Sène. Pour cette édition encore, il nous a accompagnés avec son jeune frère Boy Niang 2 que je remercie également au passage. Je voudrais tout simplement noter que la fête du Drapeau du chef de l’Etat est un moment choisi par les acteurs de la lutte pour rendre hommage au chef de l’Etat Macky Sall, vu tous les efforts que son gouvernement est en train de faire pour accompagner le développement du sport en général et la lutte en particulier. Le président du Cng l’a dit. Depuis que le président de la République est là, le Drapeau du chef de l’Etat a pris une autre tournure. Il faut vous rappeler qu’il y a eu des moments où organiser le Drapeau du chef de l’Etat était un casse-tête pour le Cng.  

Certains acteurs locaux de la lutte ont saisi l’occasion que leur a offert cette 19e édition du Drapeau du chef de l’Etat pour demander l’érection d’une arène régionale à Kolda.
Si le problème n’était pas posé, il y aurait incohérence dans la démarche, parce que le président de la République Macky Sall a trouvé un désert. Il n’y avait rien, absolument pas grand-chose dans le domaine des infrastructures sportives. C’est pourquoi il nous a donné des instructions pour que nous engagions un combat contre le déficit en matière d’infrastructures sportives, et ce combat est en train d’être gagné. Bien évidemment, il y a beaucoup de choses qui manquent parce que la vision du chef de l’Etat est de démocratiser la pratique du sport dans le pays. Maintenant, nous avons une politique de décentralisation et aujourd’hui, quand on parle d’arène municipale, départementale et régionale, on devrait pouvoir penser aux collectivités locales qui ont en charge cette question, étant donné que le sport fait partie des compétences qui ont été transférées aux collectivités locales. Certes, si le niveau central a les possibilités d’accompagner comme il a l’habitude de le faire, il le fait. Les premiers qui devront faire face à cette question-là, ce sont les responsables des collectivités locales. Je vous donne l’exemple de Fatick. Nous avons une arène dans le vieux quartier de Ndiaye Ndiaye, mais je me suis investi pour que nous ayons une arène municipale actuellement en construction. Le maire devrait pouvoir le faire, de même que le président du Conseil départemental. Maintenant, s’il y a des difficultés entre temps, ils peuvent se rabattre au niveau central pour qu’on puisse trouver ensemble des solutions avec ces responsables qui ont été élus pour prendre en charge les préoccupations des populations.
 
Toujours sur cette question des infrastructures, quel est aujourd’hui l’état d’avancement des travaux de construction de l’arène national et du palais des sports ?
L’arène nationale et le palais des Sports vont être réceptionnés en fin juillet. Tout Sénégalais devrait être fier de ces gros investissements que le sport n’a jamais connus. Il faut, par conséquent, féliciter le président Macky Sall qui est à l’écoute de la famille sportive. Tous les sportifs doivent rester mobilisés pour assister, les mois à venir, à l’inauguration et à la mise en service de ces grandes infrastructures que sont Dakar Arena et l’arène nationale. Cela fera honneur au pays parce que le palais des sports, on n’en retrouve même pas dans les pays maghrébins, je ne parle pas de la sous-région. Ces infrastructures constitueront une aubaine pour notre basket, notre tennis, notre football, notre volley-ball et toutes les autres disciplines qui pourront être organisées dans ses stades multifonctionnels. L’arène pourra contenir jusqu’à 20.000 places et cela est extrêmement important. Même les activités culturelles telles que les concerts pourront y être organisées, compte non tenu de la place qu’on donnera aux fédérations pour leurs bureaux, les salles de sport, le centre d’accueil et les activités économiques connexes. Cette belle infrastructure ne sera pas là que pour le sport parce qu’elle va booster les autres activités économiques dans la prise en charge de certaines préoccupations des populations. Avant même la réception de l’arène nationale, nous allons mettre en service les stades Ngalandou Diouf, Ndiarème et Mbao, en attendant la fin des travaux du stade des Parcelles assainies. A Kédougou, les travaux de construction ont démarré avec le terrassement. Nous avions effectué le mois passé une visite à Sédhiou où le stade est également en construction. Vous voyez l’énorme chantier engagé pour combattre le déficit des infrastructures sportives.

L’actualité de la lutte est aussi dominée par la polémique sur les coupes financières entre les lutteurs et le Comité national de gestion de la lutte. Quelle est la position du ministère de tutelle par rapport à cette question?
D’abord, dans les reproches qu’on fait aux uns et aux autres, personne n’a dit que le Cng applique des textes qui n’existent pas.

Celui qui a signé un contrat pour lutter, il sait que les combats sont régis par un règlement adopté par toutes les composantes de la lutte. Je crois qu’il faut plutôt adopter une démarche constructive, se parler et faire des propositions parce que le Cng ne peut pas rejeter les propositions qui vont dans le sens d’accompagner la lutte. Je rappelle que les responsables de cette structure ont la confiance totale de l’Etat du Sénégal. Ceux qui sont dans la lutte, qui vivent de la lutte et aiment la lutte devront savoir raison garder et régler les problèmes en toute sérénité au lieu de verser dans des invectives, la violence verbale parce que cela ne sert à rien. L’Etat ne peut pas être influencé pour enlever telle personne et mettre une autre à sa place. Tant qu’on aura un Cng de lutte, c’est l’Etat du Sénégal qui choisira les personnalités sur lesquelles il compte pour pouvoir conduire à bien les destinées de la lutte. Je voudrais faire cette précision et appeler le Cng et les lutteurs à s’asseoir autour d’une table, de manière organisée, afin de prendre en charge les questions qui les interpellent. La deuxième précision est que si on n’organise pas la lutte, il n’y aura plus la lutte et ce sont les acteurs qui doivent être les premiers à le savoir. On avance avec notre lutte, on gagne des centaines de millions parce qu’il y a eu une organisation. Et qui parle d’organisation, parle de textes. Maintenant, les textes ne peuvent pas être parfaits parce que les humains qui les élaborent ne le sont pas.

Le stade Demba Diop est fermé depuis le mois de juillet et le stade Léopold Sédar Senghor est dans un état de dégradation avancé. Qu’est-ce que votre département a prévu pour ces deux grands stades ?
Avec l’ouverture de Léopold Sédar Senghor à la lutte, il y a eu des difficultés que nous allons régler à partir du mois de mai, dans la mesure où il n’y aura plus de combat. Il faut dire que nous avons besoin de temps pour faire régénérer le gazon, reprendre certains détails pour permettre éventuellement à l’équipe nationale de pouvoir y jouer au mois de septembre et continuer le travail.

Nous allons réhabiliter Demba Diop. Nous avons, avec la coopération chinoise, un projet de réhabilitation et de transformation totale de ce stade pour en faire une infrastructure de dernière génération. Nous avons deux choix : Si le volume d’investissement atteint un certain niveau, 40 à 50 milliards, nous proposerions aux partenaires chinois de raser complètement Demba Diop pour en faire une infrastructure de dernière génération et laisser l’Etat prendre en charge la réfection de Léopold Sédar Senghor. Nous gagnerons doublement. Au même moment, nous avons à Thiès un gazon qui a atteint le niveau maximal, qui a été tondu deux à trois fois et il ne reste que l’éclairage pour permettre à ce stade de pouvoir abriter des matches internationaux. Donc, nous sommes dans un combat, un chantier énorme. Demba Diop ne sera pas fermé définitivement parce que c’est le seul stade fonctionnel dans le département de Dakar, en dehors de Marius Ndiaye et d’Iba Mar Diop dont nous attaquerons les mois, à venir, la réfection. Nous avons également beaucoup d’offres dans le cadre du partenariat public-privé mais aussi 400 millions FCfa qui permettront de remettre en service le stade Demba Diop. Ce sont là des projets sur lesquels nous travaillons. Je rappelle que la reprise de Demba Diop est une urgence. Aujourd’hui, dans le département de Dakar, tout est fermé.
 
M. le Ministre, nous sommes à un mois de la Coupe du monde 2018. L’Etat du Sénégal a-t-il pris toutes les dispositions pour mettre l’équipe dans de meilleures conditions ?
J’ai l’habitude de dire que quand des gens organisent des Coupes d’Afrique, plusieurs coupes d’Afrique de petite catégorie, on doit pouvoir leur faire confiance. Aujourd’hui, l’Etat du Sénégal est dans une dynamique de satisfaire le budget qui a été élaboré par le comité mixte qui est composé de la fédération et des experts du ministère des Sports. Cela démontre que l’Etat compte réunir toutes les conditions pour permettre à l’équipe de réussir de belles performances à la Coupe du monde. Tous les jours, il faut travailler à aller de l’avant, en adoptant une démarche de planification, de bonne organisation et de communication permanente. C’est ce travail intelligent que nous sommes en train de faire avec la fédération. C’est pourquoi, depuis que le président Macky Sall nous a confié le ministère des Sports, nous n’avons plus de problèmes de primes ; en tout cas, ce ne sont pas ces détails-là qui nous empêchent d’aller de l’avant. Que ce soit dans le basket, l’athlétisme, le football et les autres disciplines, nous faisons tout pour que l’athlète ne s’occupe que de son job.

Une mission avancée s’est rendue en Russie en perspective de la Coupe du monde. Pouvez-vous revenir sur les raisons de ce déplacement ?
 J’ai envoyé deux missions : une conduite par le comité mixte présidé par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et une autre du ministère des Sports composée du Dage et du directeur de la Haute compétition accompagné du président de l’Association nationale de la presse sportive. Il fallait être sur place pour réserver l’hébergement, le site des supporters et celui des invités qui résideront dans un lieu situé à 5 mn de l’hôtel des Lions. C’est ce travail qui justifie l’envoi de ces deux missions et j’en profite pour féliciter l’ambassadeur du Sénégal en Russie, Abdou Salam Diallo, qui travaille en toute intelligence avec ces équipes.

Sur le plan sportif, un objectif a-t-il été fixé à l’équipe nationale de football ?
Vous savez, le chef de l’Etat a un discours qui galvanise et on s’en limite à cela. Ce n’est pas la première fois qu’on participe à une Coupe du monde. On y a été et on s’est arrêté en quarts de finale. Le chef de l’Etat a demandé à l’équipe nationale de se battre pour faire mieux que celle de 2002. C’est ce discours galvanisant qui montre que la population, l’Etat, nous tous avons confiance en nos joueurs. Nous avons envie qu’ils fassent un parcours honorable et par conséquent, le peuple restera mobilisé pour accompagner nos Lions.

Propos recueillis par Diégane SARR

La capitale sénégalaise accueille, pour la première fois, le Congrès régional panafricain de médecine militaire (Cimm). L’événement sera couplé aux 19èmes journées médicales de l’hôpital Principal de Dakar (11-13 mai 2018) sur deux thèmes majeurs : les cancers et la médecine militaire.

Les 19èmes journées médicales de l’hôpital Principal de Dakar (11-13 mai 2018), qui s’ouvrent aujourd’hui, sont conjointement organisées avec le Congrès régional panafricain de médecine militaire (Cimm). Deux thèmes majeurs sont retenus. Il s’agit des « Cancers dans les pays en développement » pour les journées médicales de l’hôpital et « La médecine militaire face aux nouvelles menaces » concernant le Congrès panafricain. En conférence de presse, les Pr  Abdourahmane Niang et Racine Kane ont évoqué le premier thème, rappelant que les cancers constituent un véritable fléau mondial. Ils ont révélé 42.986. 000 décès par cancer ont été recensés à travers le monde en 2016. Selon ces spécialistes, l’augmentation des cancers en Afrique, qui était épargnée de ces maladies chroniques, s’explique par la croissance et le vieillissement de la population, l’urbanisation avec les changements de mode de vie, entre autres.

Au cours de ces journées, une session sera consacrée à l’état des lieux sur l’épidémiologie en faisant le point sur l’importance des registres qui permettent d’avoir une bonne visibilité sur les cancers et de déterminer les plus fréquents.

Le Pr Kane a confirmé l’existence du registre des cancers à l’hôpital Principal, sauf qu’il n’a pas voulu donner le nombre de cas recensés. Les moyens biologiques et radiologiques qui permettent de préciser et d’évaluer le stade de la maladie, étape fondamentale dans le traitement, feront, par ailleurs, l’objet de discussions. De même, une conférence sera consacrée à la disponibilité et à l’accessibilité des anticancéreux au Sénégal, mais aussi à la radiothérapie.

Après ces généralités, des sessions seront consacrées aux cancers spécifiques d’organes, notamment  le foie, le colon, l’utérus, le sein, le poumon et la prostate. « Ce sont les cancers les plus fréquents au Sénégal », a affirmé Racine Kane.

Evoquant « La médecine militaire face aux nouvelles menaces », le Pr Sara Boury Gning, président du Comité exécutif du Cimm, a indiqué que la médecine a changé de visage à cause des catastrophes naturelles, des actes de terrorisme, du nucléaire… Des phénomènes faisant que la médecine militaire doit s’adapter pour être plus performante.
Des sessions se tiendront aussi autour de l’organisation pré-hospitalière des soins et secours en cas d’attaques terroristes mais également sur la réponse hospitalière adaptée aux nouvelles menaces, sans oublier la prise en charge psychologique des victimes.

Le général de Brigade Boubacar Wade, ancien médecin-chef et directeur de l’hôpital Principal de Dakar, est choisi comme parrain de cette édition. Il fut l’un des pionniers de l’organisation de ces journées médicales. La conférence inaugurale de ces deux évènements, intitulé «Médecine et Ethique»,  sera introduite par l’éminent cardiologue Abdoul Kane, Pr des universités.

Eugène KALY

 

Suite à sa saisine par un groupe de députés de l’opposition et du camp des non-alignés, aux fins de statuer sur la constitutionnalité de la loi sur le parrainage et sur la violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent. Le Conseil constitutionnel s’est déclaré, avant-hier, incompétent pour statuer sur la constitutionnalité de la loi portant révision de la Constitution et adoptée par l’Assemblée nationale, le 19 avril dernier. Cette loi élargit en clair, le parrainage à tous aux différentes élections.

Aussi, le Conseil constitutionnel déclare-t-il n’avoir pas compétence pour statuer sur la conformité au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, de la résolution portant vote sans débat de la loi constitutionnelle et de l’adoption de l’amendement. Le Conseil constitutionnel a ainsi rendu son délibéré en sa séance du 09 mai 2018, où ont siégé ses sept membres avec l’assistance du greffier en chef. En effet, les députés requérants demandaient au Conseil constitutionnel de dire que le vote de la loi n° 14/2018 en date du 19 avril 2018 «est entaché d’illégalité» en ce que la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale ont été méconnus.

Amadou DIOP

 

 

Le président de la république, tirant les conclusions du débat général du Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi dernier et après avoir pris connaissance des recommandations formulées lors du conseil interministériel sur la campagne agricole, a décidé de porter à 50 milliards de FCfa le budget d’investissement de la prochaine campagne agricole 2018-2019. Selon Dr Pape Abdoulaye Seck, par cet acte, «le chef de l’Etat vient ainsi de prendre une mesure exceptionnelle, une mesure très forte, mais à l’évidence, une mesure qui est en harmonie avec sa vision stratégique qui fait de l’agriculture sénégalaise un secteur hautement prioritaire». Le sous-secteur de l’agriculture, qu’«on pourrait, du reste, assimiler à une des forces motrices pour l’avènement d’un Sénégal émergent », dit-il. Pour lui, par cette mesure, le Président Macky Sall «réaffirme son ambition de doter notre pays d’une agriculture compétitive, diversifiée et durable pour l’émergence économique du Sénégal».

Selon lui, le chef de l’Etat «veut changer, en profondeur et positivement, le statut de l’agriculture et des agriculteurs sénégalais, dans le sens bien compris de leurs intérêts et de ceux de la Nation sénégalaise». En d’autres termes, «il a une ambition très forte pour l’agriculture ; laquelle devrait se traduire par notre capacité à reconquérir graduellement nos parts de marchés mais aussi à nous positionner sur les marchés internationaux». En outre, avec une agriculture qui est dans «une dynamique de progrès, durable et continue, qui nous nourrit au mieux et durablement», le ministre-académicien (il est membre de l’Académie des Sciences) pense que cette mesure «va incontestablement amplifier la marche de l’agriculture sénégalaise vers une émancipation réelle et c’est une très bonne chose car quand l’agriculture va bien l’économie sénégalaise va bien».

Mamadou Lamine DIEYE

Selon le directeur de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), l’Internet est devenu moteur de croissance économique mondiale. Abdou Karim Sall a annoncé une croissance trimestrielle de 2,7 % du parc global de lignes Internet au Sénégal.

« Nous osons espérer qu’avec l’arrivée des trois nouveaux fournisseurs d’accès à Internet, nous pouvons améliorer la concurrence, renforcer le taux de pénétration et démocratiser l’accès Internet… », a-t-il souligné. M. Sall a informé de la promotion de la nouvelle technologie comme l’Internet des objets et du protocole d’adressage Internet, IPv6. Lequel est nécessaire à la croissance à long terme d’Internet, d’autant plus que l’Internet des objets devient réalité.

I. BA

Le Premier ministre a exhorté les acteurs, notamment les fournisseurs d’accès Internet (Fai), à s’inscrire dans une perspective de baisse continue du coût d’accès à Internet. Mahammed Abdallah Dionne, qui a rendu un hommage mérité à Alex Corenthin, « Père de l’Internet » au Sénégal, a indiqué que le Sénégal compte jouer pleinement son rôle dans le concert des Nations africaines de référence en matière de promotion et de développement des Tic. « Je voudrais lancer un appel pour une Afrique encore plus forte, plus puissante et plus riche de ses talents, de ses intelligences et de ses énergies créatrices dans ce secteur ô combien important du numérique qui est en train de transformer le monde. C’est à cette fin d’ailleurs que le président de la République exhorte tous les acteurs à travailler à l’inclusion et à la digitalisation de l’économie », a-t-il déclaré.

I. BA

Le Parti socialiste a exprimé, avant-hier, sa satisfaction sur les opérateurs de vente des cartes de membres en cours sur toute l’étendue du territoire national. C’était lors d’une Assemblée générale des secrétaires généraux de coordination présidée par Ousmane Tanor Dieng. «Le secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng a fait un tour d’horizons des opérations dans toutes les coordinations. Le constat  général est que cette vente se passe très bien», a déclaré le Porte-parole adjoint du Parti, Moussa Bocar Thiam, lors du point de presse qui a suivi les travaux. Le Porte-parole a souligné que la rencontre a eu lieu sur convocation du secrétaire, Ousmane Tanor Dieng. Elle a vu la présence de  l’ensemble des secrétaires généraux de coordination.  « Il y avait un seul objectif, faire le point de la vente des cartes qui a été lancée, il y a deux mois », a indiqué le maire de Ourossogui.

Le Ps n’a pas donné une estimation du taux de vente des cartes, mais il a laissé entendre qu’il y a un engouement autour des opérations. «Notre parti est respecté. Dans tout le Sénégal, les gens ont plaisir à se réclamer du Ps. Il y a un engouement des militants à acquérir la carte du Ps», a-t-il dit. Selon le Porte-parole adjoint, la direction du parti envisage de terminer les opérations en fin mai. «D’ici à la fin du mois de mai, on aura fini la vente des cartes et l’on procédera au renouvellement des instances du parti», a-t-il souligné.  

Il a relevé quelques difficultés liées à l’éloignement de certaines sections  et à la récupération du  solde de la vente dans les zones agricoles.  Me Thiam a aussi souligné que les opérations se déroulent bien à Grand-Yoff et dans les autres communes du département de Dakar où les responsables ont été exclus du Ps. « Un responsable exclu ne peut pas réclamer des cartes. S’il y a des personnes qui, manifestement, ne font plus partie du Ps, elles ne peuvent en aucune façon réclamer des cartes», a-t-il laissé entendre avant d’avertir : «ces personnes sont ciblées. Des mesures seront prises. Ces  personnes travaillent à la déstabilisation du parti. Nous n’accepterons pas des sabotages».  

B. DIONE

 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.