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Le ticket pour la phase finale de la prochaine CAN (« Gabon 2017 ») au fond de la gibecière, les « Lions » du foot repartent en conquête à compter d’aujourd’hui pour un tournoi autrement plus prestigieux : la Coupe du monde qui se disputera en 2018 en Russie. Quatorze ans depuis que la génération de Cissé, Diouf, Fadiga et autres Diao avaient émerveillé le monde et fait vibrer de joie et de fierté leurs compatriotes. Quatorze ans que tout un peuple attend de revivre ces moments de bonheur à jamais gravés dans la mémoire collective. Depuis, que de désillusions !

  Or, cette fois, l’espoir semble poindre devant une Tanière qui, du strict point de vue de ses statistiques en éliminatoires de la CAN 2017, ne s’est jamais aussi bien portée ces dernières années. Et comme le hasard du tirage a mis les « Lions » dans un groupe D très abordable pour dire le moins (avec le Cap-Vert, l’Afrique du sud et le Burkina Faso), autant en profiter au maximum pour renouer avec les moments de folie que seule une phase finale de Coupe du monde peut offrir. Mais, rien ne sera donné aux « Lions » qui, en plus, auront à chacune de leurs six prochaines sorties sur le chemin de « Russie 2018 » à justifier leur statut de favoris que bien des observateurs leur ont attribué. Première levée, ce soir à domicile face à des « Requins bleus » du Cap-Vert revanchards pour avoir été virés de la prochaine CAN au dernier jour des éliminatoires. Et comme un derby n’est jamais un match comme les autres, les hommes de coach Cissé ont intérêt à être à la hauteur des attentes placées en eux.              

B.K.N

Aliou Cissé compte sur des Lions décidés à se faire respecter
Les « Lions » se sont déjà fait une idée de la pression qui les attend ce soir au stade Léopold Sédar Senghor. Le 12e Gaindé a donné hier un avant-gout de l’ambiance d’aujourd’hui. Massés dans le virage du tableau magnétique du stade, les supporters habillés aux couleurs nationales et drapeaux du Sénégal en main, se sont illustrés par les chants qu’ils ont entonnés. Une prestation bien appréciée par les joueurs qui n’ont pas manqué d’esquisser des pas de danse à la fin de la séance. Autant donc s’attendre à une ambiance du genre ce soir au stade L.S. Senghor. Aliou Cissé, lui, s’y est déjà préparé. « L’ambiance est bonne dans le groupe. Jusqu’ici nous avons travaillé dans une bonne ambiance », reconnaît le sélectionneur national qui s’attend donc à « un grand match ». En fait, Aliou Cissé a tenu à souligner qu’il n’y a pas de petit match.
« Ce match est important comme les autres qu’on a déjà livrés», a insisté l’ancien capitaine des « Lions » de la fameuse génération de 2002 qui prend très au sérieux le Cap-Vert qu’il considère comme « un adversaire de taille ». Mais, il ne se fait pas trop de soucis puisqu’il dispose de son groupe au complet. « Tous les joueurs se sont entraînés et sont très motivés pour ce match », a rassuré Aliou Cissé bien conscient de rencontrer ce soir « un adversaire coriace », mais, selon lui, ses joueurs sont dans « un bon état d’esprit pour aborder ce match » contre une équipe du Cap-Vert qu’il a « visionnée » pour mieux se préparer.
En fait, comme prévu, Aliou Cissé avait peaufiné sa stratégie durant les trois jours de huis clos. Au programme de la dernière journée, hier, les « Lions » étaient soumis à quelques ateliers pour améliorer le collectif dans un espace réduit. Le travail devant les buts était aussi au menu de la séance suivie par un grand public et qui s’est terminée dans le cafouillage. Débordés à la fin de la séance, les quelques forces de l’ordre mobilisées pour la circonstance n’ont pu rien faire pour arrêter la vague des supporters qui ont envahi le terrain. Un bain de foule qui augure une forte mobilisation du public ce soir. Aliou Cissé a, en tout cas, lancé un appel au public pour pousser les « Lions » à maintenir leur dynamique de victoire.

Ansoumana SAMBOU

DANS LE CAMP ADVERSE : Le coach Antunes entend donner une belle réplique aux « Lions »
Les « Requins Bleus » du Cap-Vert entendent donner la réplique qu’il faut aux « Lions » du Sénégal. Leur entraîneur Lucio Antunes l’a clairement fait savoir hier après la séance d’entraînement de ses troupes au stade Léopold Sédar Senghor. Ayant débarqué à Dakar dans la nuit de jeudi à vendredi, en provenance du Portugal, les joueurs cap-verdiens se sont familiarisés avec la pelouse du stade de compétition pendant plus d’une heure. « Nous jouerons pour nous imposer dans les duels car un premier match des éliminatoires est très important. Donc on doit bien entrer dans cette compétition », a-t-il ajouté. C’est certainement pour mieux préparer ces éliminatoires que l’équipe cap-verdienne est allée se ressourcer au Portugal pendant une semaine. « On a choisi le Portugal parce que la majeure partie de nos joueurs jouent là-bas, donc c’est plus rapide pour rallier Dakar via Lisbonne. Nous sommes venus avec l’essentiel de nos joueurs. Notre objectif en venant ici, c’est de faire un bon résultat. Nous respectons beaucoup le Sénégal qui a quand même une belle carte de visite en Afrique même s’il n’a encore rien gagné », a souligné le technicien cap-verdien qui a pris le relais de son collègue Beto Cardoso.
  Et loin de se focaliser sur le passé de son équipe, notamment sur son élimination de la prochaine Can, Lucio Antunes entend regarder devant lui et d’abord le match de ce soir. Même l’absence pour blessure du Lillois Ryan Mendès ne semble affecter son mental car il a déclaré à ce sujet être venu avec assez de joueurs qui sont tous interchangeables. « Je sais que le Sénégal a une excellente équipe. Nous l’avons même croisée en amical qui s’est soldé par un nul en 2010. Mais il faut dire qu’entre-temps beaucoup de choses ont changé. Nous sommes maintenant en 2016 et c’est une nouvelle équipe du Cap-Vert qui se présentera devant le Sénégal avec une autre mentalité et de nouveaux joueurs expérimentés et déterminés à faire un bon parcours dans ces éliminatoires du Mondial», a-t-il soutenu.
  Une équipe sénégalaise que certains joueurs capverdiens connaissent depuis le match amical de 2010 ; notamment les défenseurs Fernando Varela, Ricardo Silva et Stopira et le milieu de terrain Marcos Soares tous des professionnels évoluant respectivement en Grèce, au Portugal, en Hongrie et à Chypre. Mais la satisfaction de Lucio Antunes, c’est que son équipe est déjà habituée à évoluer à l’extérieur et ne nourrit donc aucune pression ou complexe. A preuve, elle a fait  un excellent parcours dans les éliminatoires de la Can 2017 et n’a raté la qualification que lors de la dernière journée. Maintenant que se présentent à ses joueurs les éliminatoires de la coupe du monde, ils comptent mettre le paquet pour ne pas connaitre un second échec d’affilée. Cela commencera par le match d’aujourd’hui où le coach cap-verdien entend faire une belle entrée en matière.  

C. F. KEITA

Après quelques mois de pause, les activités du Programme national de biogaz domestique du Sénégal (Pnbds) vont bientôt reprendre. La région de Kaolack qui a abrité le siège du projet dans sa phase pilote ne sera pas en reste pour cette nouvelle étape. 500 bio-digesteurs et 250 micro-jardins pour appuyer les activités de maraîchage des femmes sont prévus dans la zone. Des informations livrées par les responsables du programme au cours d’un Comité régional de développement (Crd) consacré à cette initiative nationale.

Le Programme national de biogaz domestique du Sénégal (Pnbds), après une phase pilote plutôt concluante, va entrer de plain-pied dans sa phase active. Un total national de 10.000 bio-digesteurs et 500 micro-jardins pour appuyer les activités maraîchères des femmes sont prévues pour la période 2015-2016. Des objectifs partagés au cours d’un Comité régional de développement (Crd) tenu à la gouvernance de Kaolack. Une zone qui ne sera pas reste dans cette phase de développement du projet. « La région de Kaolack qui a eu le privilège d’abriter le siège national du programme dans sa phase pilote est réputée pour ses fortes potentialités du côté de l’élevage, de l’agriculture et une densité remarquable d’agropasteurs.  C’est pourquoi il est prévu pour la période 2015-2019 un total de 500 bio-digesteurs et 250 micro-jardins pour appuyer les femmes », a indiqué Mr Mor Ndiaye, le point focal genre dudit programme en marge de la rencontre avec les acteurs régionaux. Pour ce dernier, l’importance du quota accordé à la région dans le parc national de bio-digesteurs se justifie par le taux élevé de stabulation chez les pasteurs de la zone. Une condition essentielle à la production de biogaz domestique. Une énergie obtenue à partir de l’installation de petite centrale à gaz grâce à une technologie hydraulique basée sur le mélange de bouse et d’eau dans des fosses septiques. « Le gaz généré sert pour la cuisson, pour l’éclairage des foyers, mais le plus intéressant, c’est le substrat qui est recueilli à partir du gaz sous forme d’engrais organique », a soutenu le responsable du Pngds. Une initiative conjointe du gouvernement du Sénégal et de l’Union Européenne d’un coût global de près de 10 milliards de FCfa, avec un objectifs d’installation de bio-digesteurs dans 10. 000 ménages sur l’étendue du territoire national. Le volet micro-jardin utilisant le substrat sous forme d’engrais organique va permettre l’aménagement de près de 500 micro-jardins pour appuyer les femmes dans des activités agricoles. Ce dernier a souligné que les revenus générés par les bio-digesteurs pouvaient prendre en charge totalement les besoins des ménages considérés.  
 

Elimane FALL

Son champ musical n’a pas de limite, ses styles sont donc variés. Le chanteur passe aisément du rock à l’Afro pop en passant par le reggae et autres genres. Dans son premier album, Boubacar Mendy dit Bouba Kirikou  est conscient des « Réalités » de la vie et prêche la fonction thérapeutique de la chanson.

Boubacar Mendy alias «Bouba Kirikou» est un chanteur, compositeur, arrangeur et interprète. C’est à l’adolescence qu’il commence à flirter avec la musique. A 13 ans, il s’expérimente à la musique via « Dialoré », un groupe où il fait ses premiers pas en tant que lead vocal avec un album en 1999 produit sous le label  Jololi et où figurait la bande originale du film « Kirikou ». Depuis, Bouba multiplie les expériences  dans la musique. Il a, à son actif, un passage au  Djolof Band, sous la houlette de Viviane Chidid, plus de dix années passées avec le groupe du rappeur Awadi et des collaborations avec plusieurs artistes tant sur le plan national qu’international.  « Le destin a fait que ma musique soit le générique du film Kirikou. Si c’était à refaire, je n’hésiterai pas. Car cela m’a ouvert beaucoup de portes. La bande originale de Kirikou, d’où mon surnom de Kirikou, fait partie de mon quotidien aujourd’hui », déclare Bouba qui garde le sobriquet comme nom d’artiste.  Depuis, il a son premier album, « Réalités », sorti en 2011 et le second est en gestation.  « Réalités » reflète sa personnalité. Bouba dit « ne pas aimer tourner autour du pot, dire les choses telles qu’elles sont, dans la transparence ». De ce fait, les thèmes choisis sont en symbiose avec ses convictions. Son album est aussi le reflet du quotidien des Sénégalais, de la vie dans toutes ses coutures. Un album dont un des titres, « Ngour », narre l’histoire d’un garçon qui vit d’espoir, « Yaakar », et souhaite que son père devienne président en Afrique, pour qu’il puisse faire les choses à sa guise comme le rapporte  un couplet du titre : « Tout est permis au fils du président africain ».

L’artiste prône l’action au détriment du verbe, las du bavardage, des promesses et genres qui restent à faire du « Mbélé mbélé ». Bouba n’est pas adepte du « Gnak fayda »  qui ne rime pas avec principe tant « For You » ou autrui afin de  cultiver le développement personnel et collectif dans l’amour, le « Good loving ».
Avec la participation de Deug E Tee, Philipe Monteiro, Awadi, Nix, pour ne citer que ceux-là, l’album est un cocktail musical.  Un mélange de reggae, afro acoustique, rythmes blues…, tous genres et styles confondus dans un seul produit. L’artiste est juste polyvalent et complet. « Je fais de la musique, je fais du tout, je suis un chanteur », dit-il.
En diagnostiquant l’industrie musicale sénégalaise, Bouba Kirikou la trouve « malade ». L’artiste affirme que c’est dommage et problématique pour un pays où résident Youssou Ndour, Cheikh Lô, Omar Pène, Baaba Maal, ainsi que le Pbs. La politique culturelle des gouvernements fait défaut, remarque-t-il, plaidant ainsi à plus d’organisation.

Yaye A. Ly N. SARR (stagiaire)

Seydou Guèye, Porte-parole du gouvernement estime que c’est un souci de transparence qui guide la décision de l’Etat de rendre public les contrats pétroliers. Selon lui, ceux qui liront ces contrats se rendront compte que « tout est clair ».

Monsieur le ministre, sur instruction du Premier ministre, les contrats pétroliers ont été publiés dans le site du gouvernement. Qu’est-ce qui explique cette démarche ?
Rien de plus que la transparence. Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a demandé la publication de tous les contrats pétroliers dans le site du gouvernement accessible à tout le monde pour montrer qu’il n’y a rien à cacher et que tout a été fait dans le respect des lois et règlements en vigueur et dans l’intérêt supérieur de la Nation. Telle est d’ailleurs la volonté du Chef de l’Etat, Macky Sall, qui a érigé la bonne gouvernance et la transparence, en règle de gestion des ressources publiques, au point d’en faire un axe du Plan Sénégal émergent. Cette démarche de transparence, de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques et du droit à l’information du citoyen est bien une réalité, reconnue par les mécanismes internationaux chargés de suivre et de classer les pays en fonction de leurs avancées dans ce domaine. En effet, depuis l’avènement du président Macky Sall, le classement du Sénégal s’est nettement amélioré dans le Doing business, l’indice Mo Ibrahim, et l’indice de perception de la corruption de Transparency international. Cela est incontestable.

Est-ce que la publication peut aider à clore le débat sur les contrats ?
A mon avis Oui, si la quête d’informations procède d’une préoccupation saine, sans arrière-pensée politicienne ou loin d’une vaine stratégie de harcèlement du pouvoir. Les contrats sont maintenant à la portée de tout le monde et quiconque les lira se rendra compte que tout est clair et tout a été fait suivant les règles de l’art. En plus, le rapport de l’Itie est attendu vers la mi-octobre 2016. Cependant, ceux qui sont animés par d’autres soucis que la recherche de la vérité et de l’information, trouveront toujours le moyen de retourner la question vers d’autres considérations, d’entretenir ce débat dans le seul but de détourner le gouvernement de l’essentiel, c’est-à-dire la prise en charge correcte des préoccupations et attentes des sénégalais. Mais c’est peine perdue et nos compatriotes ont maintenant bien flairé ce jeu enfantin d’opposants à court d’arguments, incapables de proposer un projet de société plus pertinent et plus puissant que le Pse dont les premiers résultats ont fini par semer le désarroi et l’inquiétude en son sein.

Jusqu’où ira le gouvernement dans cette volonté de transparence ?
En matière de bonne gouvernance et de transparence dans les affaires publiques, le gouvernement ne se fixe aucune limite. Je dirais même que nous sommes très en avance sur ces questions par rapport à cette opposition qui n’a aucune leçon à nous donner en matière de transparence et de bonne gouvernance. N’oublions pas que c’est le président Macky Sall qui a créé l’Ofnac, institué le Code de transparence dans la gestion des finances publiques, la déclaration de patrimoine, fait adhérer le Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, réactivé la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), et constitutionnalisé le droit des citoyens sur les ressources naturelles. Il s’agit-là d’un ensemble de dispositifs qui démontrent, à suffisance, sa détermination et sa volonté inébranlables de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance dans l’action publique.

Pourquoi les mises en garde du Premier ministre contre la diffusion de fausses nouvelles ?
Ce ne sont pas des menaces mais plutôt un rappel utile et opportun des dispositions légales qui régissent notre Etat de droit. Notre loi fondamentale, la Constitution, garantit le droit à l’information, la liberté d’opinion et d’expression. Le charme de la démocratie, c’est le débat contradictoire. Le gouvernement veille rigoureusement à ce que les libertés fondamentales s’exercent librement et pleinement, mais dans le respect strict des dispositions législatives et réglementaires qui les encadrent telles que celles du Code pénal par exemple. Le Premier ministre parle de diffusion de fausses nouvelles et dans aucun pays au monde, il n’est permis de véhiculer des informations fausses qui non seulement peuvent saper la stabilité du pays mais constituer un frein au développement économique. Pour le cas d’espèce, la diffusion de fausses nouvelles sur un secteur aussi névralgique et sensible que le pétrole, pourrait décourager les investisseurs tant courus par les gouvernements.

Est-ce que une volonté d’installer la peur ?
Nullement ! Mais c’est juste mettre tout un chacun devant ses responsabilités. Et c’est tant mieux si cela peut arrêter ceux qui jusqu’ici s’amusaient à vouloir déstabiliser le régime par des stratégies malveillantes.

D’aucuns y voient une tentative de museler l’opposition...
Le régime du président Sall, élu le 25 mars 2012, est issu du processus démocratique qui ne se conçoit, après l’expression de la volonté populaire, que dans la perspective d’une majorité qui gouverne, le temps des mandats et d’une opposition dont la mission est de s’opposer dans le respect des lois et de porter une alternative aux politiques mises en œuvre par le pouvoir. Rappelez-vous que dans la réforme constitutionnelle adoptée par le peuple souverain le 20 mars 2016, le président de la République, Macky Sall a intégré des dispositions qui renforcent l’opposition en lui conférant un statut.

Sa volonté est d’instaurer un dialogue franc et permanent avec l’opposition dont il reconnaît le rôle important qu’elle joue dans une démocratie. Il est donc inconcevable qu’il veuille, par quelque moyen ou prétexte que ce soit, chercher à la museler. Sa préoccupation, c’est de consolider l’Etat de droit, le redressement du pays, les bonnes performances de notre économie et l’inclusion sociale de tous les citoyens afin de construire, dans un élan collectif, le Sénégal émergent.

Ousmane Sonko et l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye invoquent des questions d’éthique et de patriotisme pour justifier leur engagement dans ce dossier. Comment vous appréciez leur démarche ?
Personne ne peut leur contester, après bien d’autres acteurs, le rôle qu’ils veulent jouer en cherchant à amener le gouvernement à donner l’information ou à rendre compte, mais encore faudrait-il mener ce combat avec une préoccupation éthique dans la démarche. On est tous d’accord sur l’impératif de l’éthique en politique et de la transparence dans la gestion de la chose publique. On doit également, être d’accord sur le fait que l’opposition n’a le monopole de l’éthique et du patriotisme. Ces questions constituent les nouveaux défis de la démocratie sénégalaise, après ses diverses conquêtes depuis notre accession à la souveraineté internationale, et le régime du Président Sall, les a inscrites au cœur des politiques publiques.

Pour revenir à la substance de votre question, je trouve qu’on les considère à tort comme des lanceurs d’alerte ou des néo-opposants. En tout cas, leur démarche m’amène à les comprendre comme des néo-politiciens, animateurs du pôle protestataire de notre espace public, qui ont considéré que l’opposition était inexistante. Ils profitent de la situation en tentant de « faire buzz », de se faire un nom, et se positionner comme les leaders de l’opposition, mettant ainsi aux oubliettes des ténors en perte de vitesse. D’ailleurs, il me semble que dans la nouvelle plateforme de l’opposition, ils passent plus de temps à chercher à se neutraliser les uns les autres, que de s’accorder sur les bases d’une proposition alternative au projet d’émergence de notre pays.

Propos recueillis par Babacar DIONE

L’année scolaire 2016/2017 démarre avec une série d’initiatives et d’innovations. En effet, le ministère de l’Education nationale a pris la décision de revaloriser la fonction enseignante et de généraliser l’enseignement des sciences physiques dès la classe de quatrième.

Le séminaire préparatoire de la rentrée scolaire, tenu récemment à Saly (Mbour), a été l’occasion pour le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, d’annoncer de belles perspectives pour l’école sénégalaise. Du pilotage de la qualité à la paix sociale, en passant par l’équité, des initiatives et des innovations intéressantes ont été prises. Il s’agit d’abord de l’ambition du ministre de revaloriser la fonction enseignante. Pour ce faire, il a émis l’idée d’organiser le Grand prix du chef de l’Etat pour l’enseignant.

D’après Serigne Mbaye Thiam, une équipe de techniciens du ministère de l’Education est déjà à pied d’œuvre sur le projet de décret qui sera soumis au président de la République. Cette décision vise, entre autres, à revaloriser la fonction enseignante. Aussi, elle va montrer à la société qu’il existe des enseignants modèles, travailleurs et dévoués à la tâche. Le ministre de l’Education nationale a précisé que ce Grand prix sera décerné, chaque année, à des catégories d’enseignants par le président de la République.

Réforme de l’enseignement des sciences physiques
Il a ajouté qu’à côté, il y aura la cérémonie de remise des palmes académiques, une fête tombée en désuétude et qui sera relancée. M. Thiam a également évoqué la traditionnelle cérémonie de décoration des enseignants méritants dans les différents Ordres nationaux. A son avis, ces distinctions et décorations constituent des facteurs de motivation et de revalorisation de l’enseignant. L’autre innovation de l’année scolaire, c’est la généralisation de la réforme de l’enseignement des sciences physiques. Sur ce point, le ministère a déjà mis en place un dispositif de mise en œuvre de l’une des décisions du chef de l’Etat lors des Assises nationales de l’éducation et de la formation.

Il s’agit de la réorientation du système éducatif vers l’enseignement des sciences, des mathématiques, du numérique et de l’entreprenariat. A ce propos, il a été décidé de généraliser la réforme pour l’enseignement des sciences physiques à tous les élèves de la classe de 4ème à partir du mois d’octobre 2016. Un décret a été pris dans ce sens en 2014 et va entrer en vigueur dès la rentrée prochaine. Cette réforme a aussi nécessité la construction de vingt nouveaux blocs scientifiques et techniques et d’un lycée scientifique d’excellence à Diourbel. Dans cet établissement mixte, les élèves vont apprendre dans de bonnes conditions et bénéficier de bourses scolaires. Pour la rentrée 2016/2017, l’effectif de l’école ne va pas dépasser vingt pensionnaires qui vont faire la classe de seconde avec un régime d’internat.

Pape Coly NGOME

L’ambassadeur du Japon au Sénégal, Takashi Kitahara et le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, ont signé, hier, deux échanges de notes relatifs au financement du projet de réhabilitation du môle 3 du Port de Dakar et à l’assistance alimentaire. Cette convention s’inscrit dans la coopération financière non-remboursable du Japon.

La poignée de main est chaleureuse, les visages enthousiastes. Takashi Kitahara et Amadou Bâ viennent d’échanger les notes relatives au financement de deux grands projets. Une fois la note à sa disposition, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan l’a remise au directeur général du port, Cheikh Kanté. Le Japon a mis à la disposition de l’Etat du Sénégal une enveloppe de 20 milliards de FCfa pour la réhabilitation du môle 3 du Port de Dakar. Cette contribution financière vise, selon l’ambassadeur du Japon au Sénégal, à améliorer le système de distribution des biens dans la sous-région par le biais du chemin de fer Dakar-Bamako. « Ce projet contribuera à la réalisation d’infrastructures de haute qualité », a indiquée Takashi Kitahara. En présence du Secrétaire général du ministère de la Pèche et de l’Economie maritime, Amadou Bâ a salué cet appui financier. « Il nous permettra d’améliorer les conditions de manutention des marchandises notamment en termes de sécurité et de salubrité mais aussi de stabilisation de la logistique du transit stable vers le Mali », a déclaré le ministre. Une enveloppe d’environ 2 milliards de FCfa a été allouée au Sénégal par le gouvernement nippon en vue de renforcer la sécurité alimentaire. Même si la production alimentaire et le taux d’autosuffisance en riz sont en croissance, l’ambassadeur du Japon a précisé que cette assistance permettra d’améliorer les conditions alimentaires des populations vulnérables vivant dans les zones enclavées.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)


…42 milliards de FCfa à la couverture maladie universelle...
L’ambassadeur du Japon au Sénégal, Takashi Kitahara a annoncé, hier, que Japon a décidé d’allouer 42 milliards de FCfaà la couverture maladie universelle. C’était lors de la signature de deux échanges de notes relatifs au financement du projet de réhabilitation du môle 3 du Port de Dakar et à l’assistance alimentaire. Rappelant l’engagement pris par le Premier ministre japonais, Shinzou Abe lors de la 6e conférence internationale de Tokyo pour l’Afrique de financer, sous forme de prêt, la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer des Mamelles, Takashi Kitahara a indiqué, hier, que la signature de cet accord de prêt concessionnel estimé à 138 milliards de FCfa se fera très prochainement. M.D

…Vers une revue de la coopération entre les deux pays
Takashi Kitahara a estimé qu’il est peut-être temps que les deux pays fassent un bilan des résultats sur chaque projet réalisé.
D’après le diplomate, cela permettra aux deux parties, à travers d’étroites discussions, d’identifier les secteurs dans lesquels les résultats sont probants et ceux pour les lesquels le Japon pourrait éventuellement se retirer pour concentrer ses efforts sur d’autres domaines. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, s’est dit favorable à cette perspective en vue de recentrer la coopération dans des secteurs plus porteurs.

M.D

La centrale à charbon de Sendou sera livrée dans un an. Les travaux avancent à grands pas, selon les responsables de la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) en charge des travaux de ladite centrale.

La construction de la centrale à charbon de Sendou est en bonne voie. Cette unité d’une capacité de 125 MW est implantée sur le périmètre communal de Bargny sera prête en 2017, a annoncé le Directeur des grands travaux de production de Senelec, Issa Dione, au cours d’une rencontre avec les populations de Bargny. Les responsables de la compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) ont indiqué que 25 % des travaux de génie civil sont achevés. Le directeur adjoint  de la  compagnie a expliqué  que les travaux  de construction se poursuivent avant  de donner l’assurance qu’ils  seront « dans les temps » pour injecter de l’électricité dans  le réseau de la Senelec. La rencontre  avait  pour but d’échanger  avec les populations afin de leur permettre de mieux comprendre l’intérêt que revêt la centrale à charbon.  Le directeur  des projets  de production de la  Senelec  est revenu sur la politique  de mix énergétique  initiée  par le  gouvernement  du Sénégal afin de parvenir à une  baisse  des coûts de l’électricité  au Sénégal. « Le  gouvernement  a opté pour un mix énergétique qui  comprend  toutes les filières, y compris les moins chères pour que le tarif  de l’électricité soit  adaptée ou atteigne le  niveau supportable  par le peuple  sénégalais. 

Le charbon fait  partie  des filières les moins  chères et c’est pourquoi on va installer  cette première unité  de Sendou qui est de 125MW et qui réduira les coûts de production du KW/H et qui fera baisser le tarif de l’électricité », a-t-il expliqué. Avec ce projet de construction de la centrale de Sendou, la compagnie  Ces va investir, produire avant  de vendre  à la Senelec. Selon le directeur des grands projets, une telle stratégie est gagnante car  la Senelec achètera le produit à un prix  inférieur  au  prix de production  actuelle. Le  maire  de la commune  de Bargny  a salué  la  disponibilité  des porteurs  du projet, soulignant que toutes les étapes légales prévues dans  le code  de l’environnement ont été  respectées. « Il faut  se féliciter  de cette disponibilité des  autorités de la  Senelec, des porteurs  du projet et de l’Etat qui ont  accepté de revenir  à la  table des discussions alors que rien ne les y obligeait.  Les consultations  publiques et les études préalables  ont  été déjà  faites depuis 2009 et les travaux  ont été  lancés depuis 2009», a rappelé l’édile de Bargny. Il a déclaré que les autorités se sont  engagées à indemniser  toutes  les personnes  affectées par ce projet notamment les propriétaires  de terres. « C’est  déjà  acté, ils seront  tous  remboursés », a assuré le maire de Bargny. En marge de cette consultation, une partie de la population a fait part de son opposition à cette centrale. Daouda Guèye, un des membres du Comité consultatif communal, un mouvement opposé à l’implantation de la centrale de Sendou estime que la construction d’un tel projet devrait être précédée par une étude de l’air. « Jusqu’au moment où je vous parle, les autorités peinent à nous fournir une telle étude. En plus, une telle centrale doit être distante du premier village de la commune de 2.000 mètres, ce qui n’est pas le cas de cette centrale », a-t-il déclaré. 

M. GUEYE

Des investisseurs chinois de la province du Heilongjian séjournent actuellement au Sénégal sur invitation du ministère de l’Industrie et des Mines à la demande du Groupe Atepa. Regroupés au sein de l’Association Longtai pour la promotion de l’économie industrielle de cette province, ils ont décidé de contribuer à la réalisation des projets du Plan Sénégal émergent (Pse) par l’érection d’un parc industriel sino-sénégalais d’un montant de 500 millions de dollars, soit près de 293 milliards de FCfa.

Le Sénégal peut compter sur les investisseurs chinois pour la réalisation des projets du Plan Sénégal émergent (Pse). Une délégation d’hommes d’affaires de la province du Heilongjiang séjourne dans notre pays sur invitation du ministère de l’Industrie et des Mines à la demande du Groupe Atepa pour finaliser cet important projet. Ces investisseurs sont membres de l’Association Longtai pour la promotion de l’économie industrielle de la province du Heilongjiang. Hier, au cours d’une rencontre au siège du Groupe Atepa, Qin Si Hai, l’un des chefs de délégation a expliqué que leur ambition est de répondre à l’appel du chef de l’Etat Macky Sall qui souhaite une coopération gagnant-gagnant entre la Chine et les pays africains. Ainsi, pour concrétiser cet appel, ils souhaitent créer un parc industriel sino-sénégalais d’un coût de 500 millions de dollars, soit près de 293 milliards de FCfa. Ce parc industriel comprendra plusieurs unités industrielles. Ces investisseurs convaincus que notre système de transport ne répond plus aux normes avec des bus vieux et polluants, comptent installer une unité de montage d’autobus et de véhicules utilitaires.

Selon M. Qin Si Hai, ces autobus électriques, seront dotés d’une technologie de pointe pour réduire la pollution. «Nous considérons que l’Afrique n’est pas un marché pour absorber des produits d’occasion. Nous comptons introduire des autobus modernes, sûrs et qui respectent l’environnement », a-t-il assuré. La santé constitue aussi un secteur qui intéresse les Chinois de la province du Heilongjiang. Dans ce cadre, ils ont prévu d’installer des unités de fabrication d’équipements médicaux et de produits pharmaceutiques à base de plantes naturelles. Avec ces unités industrielles, soutient M. Hai, le coût des médicaments sera moins cher et les Sénégalais pourront se soigner plus facilement. Outre le transport et la santé, ces hommes d’affaires comptent investir dans l’agriculture. Ils disent avoir constaté que le niveau de modernisation et de mécanisation de notre agriculture est encore faible. Dans le parc industriel, il est prévu une usine de fabrication d’équipements agricoles et d’intrants comme l’engrais. Le textile, l’agroalimentaire, les infrastructures ne seront pas laissés en rade. « Avec ce parc industriel qui sera réalisé en trois phases, nous comptons créer des milliers d’emplois dont les 90% seront occupés par des Sénégalais», a précisé Qin Si Hai. Il souligne que les investisseurs n’attendent que l’autorisation des autorités sénégalaises pour démarrer la réalisation du projet. L’Association Longtai pour la Promotion de L'économie industrielle de la province de Heilongjiang en Chine, sous la direction de la Commission de l’Industrie et des technologies informatiques, regroupe plus de 300 sociétés membres intervenant dans de nombreux secteurs industriels tels que l’automobile, les matériaux de construction, l’agriculture, la machinerie, les produits alimentaires, l’informatique, les biotechnologies, etc.

Mamadou GUEYE et Aliou KANDE

La ville sainte de la Mecque, capitale religieuse de l’islam, se vide petit à petit des millions de pèlerins au Hajj dont les Sénégalais qui viennent de terminer leur voyage de dévotion sur cette terre sacrée d’Arabie Saoudite. Le premier vol retour est attendu à Dakar aux environs de 3 heures.
Les pèlerins aux lieux de l’islam venus du monde entier ont commencé à quitter la Mecque. Djeddah, la capitale économique de l’Arabie Saoudite, est le point de ralliement de la plupart d’entre eux, particulièrement des étrangers parmi lesquels les Sénégalais dont le premier vol est attendu cette nuit à Dakar. Les vols retours se succèdent à l’aéroport King Abdulaziz International de Djeddah, au rythme de la programmation des compagnies aériennes. Tout se passe bien pour l’instant, au grand plaisir des pèlerins qui ont hâte de retrouver leurs familles après plusieurs jours d’absence.

Les autorités saoudiennes n’ont ménagé aucun effort pour le confort et la sécurité des pèlerins depuis l’arrivée de ces derniers aux lieux saints de l’islam. D’ambitieux projets ont été mis en place par le royaume saoudien pour agrandir et moderniser la Mosquée Sacrée de la Mecque et les lieux saints de manière générale, afin de contenir le nombre croissant de fidèles qui s’y rendent chaque année. Les travaux, qui sont en cours, se déroulement bien. En outre, l’espace réservé à la circonvolution de la Kaaba s’étend désormais sur plusieurs niveaux. Il en est de même pour le rite de « Safaa » et « Marwa ». Par ailleurs, les ponts qui mènent aux « Jamarat » ont été construits à plusieurs niveaux pour qu’ils puissent accueillir le plus grand nombre de fidèles. La marche y a été organisée aussi en un sens pendant le jet de pierres et un planning a été élaboré pour que chaque groupe de pèlerins puisse s’y rendre en toute quiétude, en évitant les éventuelles bousculades qui pourraient survenir.

De notre envoyé spécial El Hadj Moussa SADIO

Le directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine, a suggéré, hier, aux juridictions sénégalaises compétentes d’ouvrir une enquête judiciaire dans l’affaire du carburant toxique mis au jour par l’Ong suisse « Public Eye ».

Cette Ong a rendu public, jeudi, un rapport révélant « comment les négociants suisses en matières premières profitent des faibles standards en Afrique pour produire, livrer et vendre des carburants à haute teneur en soufre, interdits en Europe ». Les pays cités dans cette étude sont l’Angola, le Bénin, le Congo Brazzaville, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Sénégal, la Zambie. Le document fait aussi état de quatre négociants suisses, tous propriétaires de réseaux de stations-service en Afrique : Trafigura et son félin Puma Energy ; Vitol et son enseigne Shell pilotée par le consortium Vivo Energy.

Invité dimanche de l’émission « Remue-ménage » de Radio futurs médias (Rfm), le directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine, a qualifié de « crimes les pratiques mises en évidence par Public Eye ». Selon lui, « c’est en réalité un crime » dans la mesure où les carburants ainsi vendus contribuent à « polluer et empoisonner nos vies ». Il a indiqué que selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), « Dakar a un niveau de pollution sept fois supérieur aux autres normes ». « Il faut dire que c’est un crime », a répété avec force l’ancien patron de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho), visiblement scandalisé par cette affaire.

Il a affirmé que ce dont les Sénégalais ont d’abord et avant tout besoin, « c’est d’avoir de bonnes informations » de la part des institutions nationales. Alioune Tine, qui avance aussi l’idée d’une commission d’enquête, a précisé que l’objectif de l’enquête judiciaire qu’il propose doit consister à « édifier » les citoyens et à faire en sorte que « toutes les conséquences » de cette affaire « soient tirées ».

(APS)

Le Sénégal se situe au 19e rang sur les 45 pays africains étudiés dans le rapport 2016 de l’institut Fraser qui publie, chaque année, depuis dix ans, un rapport sur la liberté économique dans le monde. 

Pour l’édition de cette année, l’institut s’appuie sur les données collectées au terme de l’année 2014 et met en avant la liberté d’exporter et d’importer, la qualité de la régulation du marché, l’indépendance de la justice et l’intégrité du système légal. La facilité de voyager, le poids du gouvernement, l’accessibilité des devises et le contrôle des capitaux, la maîtrise de l’inflation figurent aussi parmi les critères retenus, selon l’Agence d’information Ecofin qui donne l’information. « L’étude porte sur 158 pays dont 45 africains. Au niveau mondial, c’est Hong-Kong qui s’offre la plus grande liberté économique, suivi de Singapour, la Nouvelle Zélande et la Suisse. Maurice, premier pays africain, se place à l’excellente 5e place mondiale. Alors que la Grande Bretagne est 10e, les Usa 16e, la France 57e, la Russie 102e et la Chine est 113e », note l’agence. « D’une manière générale, depuis 1980, la grande majorité des pays dans le monde a sensiblement progressé.

C’est aussi le cas de la plupart des pays africains qui ont amélioré leur score mais dans une moindre mesure, ce qui les situent encore en bas du classement international ».

(APS)

Le Sénégal est agité depuis plusieurs mois par un débat relatif à la nationalité des candidats à l’élection présidentielle. Ce débat trouve sa source dans l’article 28 de notre Constitution qui exige que tout candidat à la présidence de la République soit « exclusivement de nationalité sénégalaise ». L’importance de l’institution présidentielle dans notre système politique et la sensibilité de la question de la nationalité – au regard de ses incidences sur la vie politique et sur la cohésion nationale - imposent deux défis à prendre en compte dans le traitement de cette problématique. D’abord, il s’agira de faire preuve de rigueur juridique pour pouvoir répondre avec pertinence à la complexité de la mise en œuvre de l’article 28 de la Constitution. Ensuite, il importera d’observer une règle d’impartialité politique, pour ne pas dire l’impartialité tout court, dans la mesure où la question soulevée mérite mieux que ce qui pourrait être perçu ou interprété comme des solutions de circonstance et un traitement politicien dont la seule finalité serait d’éliminer des citoyens sénégalais de la compétition électorale.

Règle d’impartialité politique
Nous voudrions, dans les lignes qui suivent, relever ce double défi, en précisant d’emblée que notre intérêt pour la question n’est pas nouveau. En 2011 déjà, en tant que membre de la Commission technique chargée de la revue du Code électoral, nous avions soulevé l’inefficience des mécanismes garantissant le respect de l’article 28 et la nécessité de fixer un délai précis permettant à tout plurinational, candidat à la présidence de la République, de se conformer à l’exigence constitutionnelle. L’expert en questions électorales, Monsieur Ndiaga SYLLA, lui aussi membre de cette commission, a rappelé récemment notre position de l’époque, dans une contribution publiée dans la presse.

Il est essentiel, à notre sens, de repréciser les termes du débat afin de démontrer qu’il ne s’agit nullement de spéculer dangereusement sur une quelconque « sénégalité ». Ce n’est pas la « plurinationalité » du citoyen lambda qui est en cause - bien que cette « plurinationalité » ne soit pas légalement possible sauf pour la personne ayant deux nationalités d’origine -, mais il s’agit bien de celle du président de la République. L’objet du débat n’est donc pas ce membre de notre équipe nationale de football ou cet émigré sénégalais qui acquiert la nationalité de son pays d’accueil, comme certains tentent de le faire croire par des comparaisons approximatives ou volontairement tendancieuses. Il s’agit de la plus haute fonction de la République du Sénégal, une fonction UNIQUE que le peuple souverain confie à une SEULE personne par le suffrage universel. Cette fonction est celle de président de la République et de chef de l’État.

Deux questions essentielles
Ce débat n’a pas pour objet de stigmatiser, de diviser ou de discriminer qui que ce soit. Il n’est pas dangereux. Il est plutôt utile, sérieux et d’autant plus important qu’il concerne la plus haute institution de notre pays et l’État de droit qui implique, avant tout, la soumission à la Loi. Il nous semble particulièrement hasardeux que la pratique du contrôle de la régularité des candidatures à la présidence de la République puisse ouvrir la porte à une violation constante de la Constitution par ceux-là même qui aspirent à être les garants de l’État de droit.

Cette précision étant faite, l’analyse des points de vue exprimés montre que deux questions essentielles doivent être soigneusement distinguées, même si la réponse à la seconde est étroitement dépendante de celle donnée à la première. Il s’agit de la question relative à la pertinence et à la légitimité de l’exigence posée par l’article 28, d’une part, et de celle des mécanismes de sa mise en œuvre, d’autre part.

La première question n’est pas anodine ; la poser impliquerait l’éventualité d’une remise en cause fondamentale de l’article 28 et, incidemment, la possibilité d’une révision de la Constitution qui marquerait un retour à la situation antérieure à la révision de 1992. Une telle éventualité permettrait à un plurinational d’accéder à la fonction présidentielle. Nous pensons devoir écarter vigoureusement cette éventualité qui, à notre connaissance, n’est défendue, pour le moment, que par Monsieur Jean Paul DIAS, Secrétaire général du BCG.

Il convient de rappeler à cet égard que l’introduction de cette disposition dans la Constitution est le fruit d’un large consensus politique traduit par la loi constitutionnelle n° 92-14 du 15 janvier 1992. Jusqu’à cette date, un président de la République détenteur de deux ou plusieurs nationalités n’aurait aucunement violé la Constitution - d’où l’inutilité, du moins juridique, de convoquer dans le débat actuel la double nationalité supposée ou réelle du président SENGHOR -.

Les justifications de ce consensus sont faciles à comprendre et largement connues. Il s’agit, d’une part, de sauvegarder la souveraineté et la sécurité du pays et de s’assurer, le mieux possible, que le président de la République, clef de voûte des institutions, a un attachement exclusif pour la Nation sénégalaise et exerce sa fonction dans le seul intérêt du seul Sénégal. D’autre part, l’exigence a une vertu préventive dans la mesure où la plurinationalité de personnes exerçant certaines fonctions peut engendrer de sérieuses difficultés juridiques, difficultés pouvant aller jusqu’à altérer gravement les relations entre États.

Que l’on songe par exemple à l’imbroglio juridique et diplomatique auquel pourrait aboutir une décision des juridictions françaises défavorable à l’État du Sénégal suite à leur saisine par les conseils de Monsieur Karim WADE, ancien ministre d’État, sur le fondement de sa nationalité française, alors qu’il a été définitivement condamné par les juridictions sénégalaises, sur le fondement, entre autres, de sa nationalité sénégalaise. Qu’en serait-il s’il s’agissait du chef de l’État ?

L’exigence que les candidats à la présidence de la République soient exclusivement de nationalité sénégalaise nous semble donc légitime et pertinente. La discrimination qu’elle introduit entre citoyens sénégalais n’est pas choquante en soi. Les raisons invoquées la justifient amplement ; l’analyse de notre propre Code de la nationalité et du droit comparé la corrobore également.

En effet, le Code de la nationalité comporte, dans certaines de ses dispositions, des discriminations entre les Sénégalais d’origine et ceux naturalisés. Ainsi, l’article 16 de la loi n° 61-10 du 7 mars 1961 déterminant la nationalité sénégalaise, prévoit que celui qui a acquis la nationalité sénégalaise ne peut être investi, pendant un délai de dix ans à compter de la date du décret de naturalisation, dans des fonctions ou mandats électifs pour lesquels la qualité de Sénégalais est nécessaire. Il ne peut non plus, et pendant un délai de cinq ans, être nommé dans la fonction publique sénégalaise, être inscrit au barreau ou nommé titulaire d’un office ministériel.

Une exigence légitime et pertinente
Ces incapacités peuvent exceptionnellement être levées par décret ou écartées du fait des règles du droit communautaire. Nous concédons certes que de telles discriminations sont faites entre Sénégalais d’origine et Sénégalais naturalisés et que l’article 28 de la Constitution est censé s’appliquer même aux Sénégalais d’origine. Mais les raisons invoquées plus haut justifient que l’on impose à tout Sénégalais de renoncer à toute autre nationalité dès lors qu’il entend accéder à la magistrature suprême. Au surplus, le Sénégalais naturalisé retrouve l’intégralité des droits attachés à la qualité de Sénégalais, dont l’accès à la présidence de la République, dès que le délai d’incapacité a expiré.

Sur ce dernier point, alors que l’exigence de l’article 28, qui rejette la plurinationalité, est jugée sévère, l’analyse du droit comparé montre que la Constitution du Sénégal est moins restrictive que la législation de beaucoup de pays dans lesquels l’accès à la fonction de président de la République n’est réservée qu’aux nationaux d’origine, excluant de droit les naturalisés. Il en est ainsi pour le Mali, le Niger, le Gabon ou la République démocratique du Congo.

En réalité, peu d’États africains, et c’est une tendance quasi générale, admettent la candidature des naturalisés ; parmi les rares exceptions, on peut citer la Guinée ou le Madagascar. Certains pays renforcent davantage les restrictions. L’ancienne Constitution du Burkina Faso exigeait ainsi de tout candidat à la présidence de la République d’être burkinabé de naissance et d’avoir des parents eux-mêmes burkinabé. Plus loin de nous, la Constitution américaine dispose, entre autres, que nul n’est éligible aux fonctions de Président s’il n’est citoyen de naissance et ne réside sur le territoire des États-Unis depuis quatorze ans. On pourrait ajouter à ces considérations, le fait que l’article 28 de la Constitution doit être lu en rapport avec l’article 18 du Code de la nationalité relatif à la perte de la nationalité sénégalaise. Selon cette disposition, « perd la nationalité sénégalaise, le Sénégalais majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère ». Il va de soi que l’impossibilité juridique ainsi prévue, d’une double nationalité, n’est pas applicable à une personne qui aurait à la fois la nationalité sénégalaise et une nationalité étrangère, par sa naissance, par le droit du sol et par le droit du sang, dans la mesure où la perte de la nationalité sénégalaise suppose, en l’occurrence, la qualité de majeur et une acquisition volontaire d’une nationalité étrangère. Il en est ainsi d’une personne née au Sénégal de parents français, mais eux-mêmes nés au Sénégal : de nationalité française d’origine du fait du lien du sang, elle serait aussi de nationalité sénégalaise par le droit du sol, en vertu de l’article premier du Code de la nationalité. Il en est de même d’une personne née aux Etats-Unis de parents sénégalais, qui serait de nationalité américaine par le droit du sol et de nationalité sénégalaise par le droit du sang.

Par conséquent, il nous faut distinguer trois situations.

Lorsqu’un candidat à l’élection présidentielle, première hypothèse, est sénégalais d’origine et détenteur d’une nationalité étrangère par sa naissance, sa candidature n’est valable qu’à la condition de renoncer à sa nationalité étrangère parce qu’il y a effectivement une situation de « binationalité » interdite par l’article 28 de la Constitution. S’il s’agit, en revanche, deuxième hypothèse, d’un candidat qui, devenu majeur, a volontairement acquis une nationalité étrangère, peu importe qu’il soit sénégalais de naissance ou naturalisé - ce qui importe, c’est que l’individu soit sénégalais majeur au moment de l’acquisition volontaire de la nationalité étrangère -, on n’est pas juridiquement dans une situation de double nationalité, car l’acquisition de la nationalité étrangère a automatiquement entraîné la perte de la nationalité sénégalaise, sans qu’il y ait besoin d’une formalité particulière à remplir. Tout débat sur l’article 28 serait alors superflu puisqu’on ne peut imaginer qu’une personne n’ayant pas la nationalité sénégalaise ou l’ayant perdu puisse être candidat à l’élection présidentielle.

Recadrer le débat
L’on voit ainsi que le débat doit être posé, en dehors de celui sur la nationalité du candidat à l’élection présidentielle, pour toutes les personnes qui ont acquis volontairement, après leur majorité juridique, une nationalité étrangère et qui exercent des fonctions pour lesquelles la qualité de Sénégalais est requise alors qu’elles ont perdu la nationalité sénégalaise, selon les dispositions de l’article 18 du Code de la nationalité.

Il reste à examiner la troisième hypothèse. Il s’agit du cas de l’étranger qui a acquis la nationalité sénégalaise. Le Code de la nationalité n’ayant pas prévu de disposition entraînant une perte automatique de la nationalité étrangère, on est effectivement dans une situation de double nationalité qui n’est pas formellement et expressément interdite. Simplement, l’article 16-bis, introduit dans le Code de la nationalité par la loi n° 84-10 du 4 janvier 1984, dispose que « la nationalité sénégalaise acquise par décision de l’autorité publique est incompatible avec le maintien d’une autre allégeance ».

L’hypothèse est juridiquement compréhensible dans la mesure où si un État peut décider des conditions d’attribution, d’acquisition, de renonciation et de perte de sa nationalité, aucun autre État n’a compétence pour légiférer sur la perte de la nationalité d’un État étranger ; ce serait une atteinte inadmissible à la souveraineté nationale. Le seul moyen juridique pour éviter cette double nationalité est, en adoptant les mêmes conditions et procédures que le droit allemand, de subordonner, au moment de sa demande de naturalisation, l’acquisition de la nationalité sénégalaise à la renonciation par le requérant à sa nationalité étrangère, renonciation attestée par un document officiel des autorités du pays étranger. Ce serait alors juridiquement une condition d’acquisition de la nationalité sénégalaise et non une condition de perte d’une nationalité étrangère.

Or donc, une difficulté pourrait surgir dans la mesure où l’on se retrouve en droit sénégalais dans une situation juridique inconfortable. Le naturalisé n’aurait pas perdu sa nationalité étrangère - à moins que le droit étranger ait prévu cette perte - et, en même temps, celle-ci est incompatible avec sa nouvelle nationalité sénégalaise. Si, après expiration du délai d’incapacité de dix ans, il décidait de se présenter à une élection présidentielle, l’incompatibilité prévue par l’article 16-bis conduirait à des questionnements : sa nationalité étrangère pourrait-elle être invoquée puisque ne pouvant s’en prévaloir au Sénégal ? Devrait-on pouvoir lui opposer sa nationalité étrangère ? Mais, paradoxalement, le but poursuivi par l’article 28 de la Constitution - et les raisons qui justifient l’exigence qu’il pose - commande de considérer que le maintien de la nationalité étrangère s’oppose à la recevabilité de sa candidature ; encore qu’il faille ajouter que l’accomplissement d’actes ou les comportements incompatibles avec la qualité de Sénégalais ou préjudiciables aux intérêts du Sénégal constituent un motif de déchéance de la nationalité sénégalaise (article 21-3 du Code de la nationalité).

Un compromis raisonnable
En définitive, la condition constitutionnelle nous semble être un compromis raisonnable et équilibré entre les législations les plus souples, admettant la candidature des plurinationaux, et celles plus sévères, exigeant d’être un national d’origine ou même d’avoir des ascendants nationaux, d’origine ou naturalisés. Fruit d’un consensus politique très large, nous doutons que les raisons qui ont justifié ce large consensus aient évolué au point de devoir le remettre en cause ; surtout qu’une telle remise en cause passerait nécessairement, sur le plan politique, par un nouveau consensus aussi large et, juridiquement, par une modification de la Constitution et non un simple arrangement politique qui validerait implicitement une violation flagrante de notre Loi fondamentale. Ce point étant admis, il faut toutefois reconnaître que les insuffisances des conditions de mise en œuvre de l’article 28 et de contrôle de son respect sont manifestes et il importe de les combler de manière équilibrée et impersonnelle, sans visée politicienne.

Avant d’exposer nos propositions, il faudrait rappeler que la Constitution ne détermine pas elle-même les modalités d’application permettant d’en garantir le respect absolu. En effet, seul l’article LO.114 du Code électoral impose une déclaration sur l’honneur par laquelle le candidat à l’élection présidentielle atteste que sa candidature est conforme à l’exigence de l’article 28. Au surplus, le candidat n’est tenu par aucun délai de renonciation à sa nationalité étrangère. Il pourrait même le faire au moment du dépôt de sa candidature. La faiblesse des modalités d’application de la condition et des possibilités de contrôle, ainsi que l’absence d’un délai minimum de renonciation, cachent mal les difficultés qui sont consubstantielles à cette exigence de nationalité exclusive qui ne serait alors qu’une disposition purement cosmétique. En effet, la déclaration sur l’honneur laisse perplexe dès lors que l’on s’interroge sur la procédure de contrôle de sa sincérité et sur les sanctions des éventuelles irrégularités qu’elle comporterait.

En ce qui concerne le contrôle de régularité, c’est une compétence dévolue au Conseil constitutionnel qui, selon l’article LO.118 du Code électoral, peut procéder à toute vérification qu’il juge utile pour s’assurer de la validité des candidatures déposées. Or, il est unanimement admis que la juridiction constitutionnelle ne dispose pas matériellement du temps et des moyens nécessaires pour s’assurer que tous les candidats sont exclusivement de nationalité sénégalaise. Si la preuve de la nationalité sénégalaise peut être apportée par le certificat de nationalité, il n’y a pas, en revanche, de contrôle systématique et approfondi de la détention par les candidats d’une ou de plusieurs nationalités étrangères, un fait négatif que les juristes ont du mal à prouver.

S’il s’agit d’un plurinational, se satisfaire d’une simple déclaration sur l’honneur, sans contrôle d’une renonciation effective aux autres nationalités, nous semble être une solution d’une grande légèreté. Maître Seydou DIAGNE, un des avocats de Monsieur Karim WADE, dévoilait, au début de mois de février 2016, sur le plateau de la chaîne de télévision France 24, la nationalité française du président Abdoulaye WADE en ces termes : « Dire que Karim Wade est français est une lapalissade. Sa mère est française, son père lui-même a la nationalité française ». Que l’on découvre aujourd’hui qu’un ancien chef de l’Etat, en l’occurrence Maître Abdoulaye WADE, a conservé sa nationalité française pendant ses deux mandats présidentiels alors qu’il était censé ne pas pouvoir être candidat, est le signe patent des insuffisances de la législation actuelle en la matière.

Insuffisances de la législation actuelle
Pire, il peut même arriver qu’un candidat ayant perdu sa nationalité sénégalaise en vertu de l’article 18 du Code de la nationalité passe entre les mailles du contrôle en cachant l’acquisition d’une nationalité étrangère et que sa candidature soit acceptée, sans qu’il n’ait demandé à acquérir à nouveau la nationalité sénégalaise et sans qu’il ne satisfasse en outre le délai requis pour pouvoir être investi pour assumer des fonctions ou mandats électifs.

Cette dernière hypothèse devrait mener à une réflexion sur la nature des sanctions à infliger à un candidat suite à une déclaration mensongère au moment du dépôt de la candidature. De ce point de vue, la comparaison entre l’élection présidentielle et les élections législatives est saisissante, tant le Code électoral a pris le soin de préciser la sanction applicable en cas de fausse déclaration d’une personne inéligible à l’Assemblée nationale (article LO.172) ainsi que la procédure en vigueur lorsqu’une liste comprend un candidat inéligible (article LO.174).

Le moment de la découverte d’une fausse déclaration d’un candidat à l’élection présidentielle permet de déterminer les sanctions envisageables. Le doute sur la véracité d’une déclaration relative à la nationalité d’un candidat peut, en effet, survenir entre le moment du dépôt et celui de la publication de la liste des candidats à l’élection. Le cas échéant, la confirmation de la plurinationalité entraîne l’irrecevabilité de la candidature.

Vérifications dans des délais très courts
On peut raisonnablement croire que lorsque le Conseil constitutionnel a un doute sur le respect de l’article 28 par un candidat, il devrait, en vertu de l’article LO.118 précité, faire procéder à des vérifications dans les délais très courts dont il dispose, puisque l’article 29 de la Constitution prévoit que les candidatures doivent être déposées 30 jours francs au moins et 60 jours au plus avant le premier tour et que, selon l’article 30, repris par l’article LO.119 du Code électoral, la liste des candidats doit être arrêtée et publiée 29 jours avant le premier tour ; ce qui veut dire en pratique que si des candidatures sont déposées 30 jours avant le premier tour, le Conseil ne dispose que de 24 heures pour procéder à d’éventuelles vérifications supplémentaires sur la nationalité !La difficulté supplémentaire, devant le juge, est celle du mode de preuve. Que la preuve pèse sur le candidat, et le fait négatif en cause serait impossible à établir de façon absolue ; qu’elle pèse en revanche sur le Conseil constitutionnel ou sur les candidats concurrents, et alors, l’on peut imaginer qu’il leur serait bien difficile d’étayer matériellement leurs soupçons dans le cas où l’État étranger concerné n’aurait prévu aucune procédure formelle de renonciation.

Il peut aussi arriver que la plurinationalité d’un candidat soit découverte après la publication de la liste des candidats, mais avant l’élection. La question est alors de savoir si le Conseil constitutionnel qui a déjà rendu sa décision de validation peut y revenir. L’admettre obligerait à procéder à une nouvelle publication et à réfléchir sur le délai constitutionnel séparant la publication de la liste définitive et le premier tour du scrutin. Enfin, il peut arriver que la dissimulation sur la nationalité d’un candidat soit découverte après le premier tour du scrutin – et alors qu’il est qualifié au second tour - ou après qu’il a été élu, voire après qu’il a quitté le pouvoir. Pour insolite qu’elle soit, une telle hypothèse est parfaitement possible au regard des modalités d’application peu rigoureuses, des mécanismes et du délai du contrôle accordés au Conseil constitutionnel. Le plus surprenant, c’est que rien n’a été prévu ni dans la Constitution, ni dans le Code électoral, pour sanctionner l’auteur de la fausse déclaration.
Entre les deux tours, faudrait-il écarter le candidat fautif et considérer que le candidat arrivé en troisième position doit être admis à participer au second tour ou déclarer l’ensemble de l’élection invalide ? Si la constatation de l’inéligibilité est faite postérieurement à l’élection, que faut-il faire ?

Ces questions se posent alors que le Conseil constitutionnel a déjà rendu une décision définitive de validation des candidatures, décision non susceptible de recours. Toutes les sanctions envisageables contre un président de la République qui aurait commis, es qualité, certains actes jugés graves, nous semblent devoir être écartées parce qu’il n’avait pas la qualité de président de la République au moment de sa fausse déclaration de candidature. Les réponses à ces questions ne sont pas simples, particulièrement lorsqu’un délai plus ou moins long a couru entre l’élection et la découverte du caractère frauduleux de la candidature de la personne en cause. Toutes les difficultés soulevées démontrent que la mise en œuvre d’une disposition aussi importante de la Constitution ne peut s’accommoder d’incertitudes juridiques et politiques aussi nombreuses.
La nationalité exclusive du candidat à l’élection présidentielle est donc une question pertinente posée qu’il convient de résoudre à tout prix. Il en est de même de la candidature d’une personne qui a déjà eu à renoncer à sa nationalité sénégalaise pour l’acquérir à nouveau : peut-elle être autorisée à être candidat à la présidence de la République ? À mon avis, non.

Deux types de propositions peuvent contribuer à éviter les difficultés d’application de l’article 28, en ayant pleinement conscience qu’aucune proposition ne fait complètement disparaître les risques inhérents à l’exigence dudit article ; en l’occurrence, il n’y a pas une solution parfaite, mais il y en a une qui induit moins de risques et d’incertitudes.

D’une part, il faudrait renforcer le contrôle de la régularité au fond de la déclaration sur l’honneur prévue par le Code électoral et, d’autre part, prévoir un délai suffisant et raisonnable pour que les futurs candidats puissent, à l’avance, accomplir toutes les formalités nécessaires pour se conformer à l’exigence constitutionnelle. Concernant le contrôle de la régularité au fond de la déclaration de candidature, il nous semble raisonnable d’exiger qu’elle comporte plus d’informations, notamment sur les nationalités que chaque candidat a pu détenir. Le cas échéant, une preuve officielle de renonciation peut être requise. Le candidat doit pouvoir produire un document émanant de l’État étranger et qui attesterait que la renonciation a été constatée ou autorisée. Une mesure supplémentaire consisterait à rendre obligatoire la publication de la déclaration et d’ouvrir un droit d’opposition, devant le Conseil constitutionnel, à tout électeur qui aurait connaissance de la plurinationalité d’un candidat. Une évolution de notre législation devrait conduire à allonger le délai plancher de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle, à organiser ce contentieux tout en l’enfermant dans des délais raisonnables qui ne retarderaient pas la tenue du scrutin.

En ce qui concerne le délai requis pour renoncer à toute autre nationalité, nous pensons que les propositions dont nous avons connaissance ne sont pas satisfaisantes. L’une préconise que la renonciation intervienne cinq ans avant l’élection. Bien que ce délai ait du sens parce qu’équivalent à un temps électoral bien défini, la durée du mandat présidentiel - il s’agirait donc d’un délai non fixé pour des raisons circonstancielles -, il est manifestement trop long, dans le contexte actuel, parce qu’il pourrait être interprété comme une volonté d’exclure de potentiels candidats et de changer ainsi les règles du jeu à un moment non opportun, dans la mesure où le délai nous séparant de l’élection présidentielle de février 2019 est inférieur à cinq ans. Même si on peut se demander pourquoi ceux qui font au ministre Benoit Sambou, chargé des élections de l’APR et porteur de cette proposition devant la Commission technique de revue du Code électoral, le procès d’intention de vouloir écarter de potentiels candidats, n’ont pas eu la même réaction lorsqu’il s’est agi de fixer un âge plafond de 75 ans pour le candidat à l’élection présidentielle, âge plafond qui, logiquement, écarterait de potentiels candidats en 2019.

Fixer un délai de deux ans
Voilà pourquoi, nous réitérons la proposition que nous avions faite en 2011 à la Commission technique chargée de la revue du Code électoral de fixer un délai de deux ans avant l’élection. Il serait suffisant pour que tout plurinational puisse disposer de suffisamment de temps pour se conformer à l’article 28 et préparer éventuellement les éléments de preuve de la renonciation à toutes les nationalités étrangères dont il bénéficierait. Il présenterait l’avantage supplémentaire d’éviter tout soupçon ou toute accusation d’instrumentalisation de la loi électorale au détriment de potentiels candidats. Si une telle réforme était introduite dans le Code électoral avant la fin de l’année 2016, tous les candidats probables qui seraient susceptibles de tomber sous le coup de l’article 28 pourraient au moins, avant février 2017, s’y conformer en renonçant à leurs autres nationalités deux ans avant et participer ainsi à l’élection présidentielle de février 2019.
Une alternative serait de fixer le délai à cinq ans correspondant à la durée du mandat présidentiel, mais de prévoir une disposition transitoire qui ramènerait ce délai à deux ans pour l’élection présidentielle de 2019.

L’autre proposition concernant le moment de la renonciation préconise de satisfaire la condition de l’article 28 après l’élection et avant la prestation de serment. Outre le fait qu’elle nous semble tardive et que la conservation de la plurinationalité par un candidat laisse subsister les risques évoqués sur la souveraineté et la sécurité de notre pays, une telle solution passerait par une modification de la Constitution dans la mesure où l’article 28 vise expressément « le candidat » et non le président élu.

* Les intertitres sont de la rédaction
Par Serigne Mbaye THIAM
Secrétaire national aux élections du Parti socialiste
Ministre de l’Éducation nationale

Le président de la République, Macky Sall, est à Montréal où il participe à la 5ème Conférence de reconstruction des ressources du Fonds mondial contre le Vih-Sida, la Tuberculose et le Paludisme.

Le chef de l’Etat, accompagné du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Pr Awa Marie Coll Seck, est arrivé à Montréal. Le président de la République a été accueilli par le chef du Protocole canadien et les autorités diplomatiques, à leur tête notre ambassadeur Ousmane Paye. Une forte colonie sénégalaise était à l’accueil pour souhaiter au président Macky Sall la bienvenue en terre canadienne.
Outre le plaidoyer pour le Fonds mondial, le chef de l’Etat sénégalais a eu des entretiens bilatéraux avec les autorités canadiennes dont le Premier ministre Justin Trudeau et le ministre canadien du Développement international, Mme Marie-Claude Bibeau. Macky Sall aura également des entretiens avec Mme Michaëlle Jean, secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) présente à la Conférence de Montréal et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban-ki-moon. La colonie sénégalaise aura également une rencontre avec le chef de l’Etat, comme il le fait à chaque voyage à l’étranger. Après Montréal, le président de la République sera à New-York, demain dimanche 18 septembre pour prendre part à la 71ème session de l’Assemblée générale de l’Onu.

MACKY SALL AUX PARTICIPANTS : « Les défis liés à la  santé publique et à la paix revêtent le même ordre de priorité »
Pour le Sénégal, les défis liés à la  santé publique revêtent le même ordre de priorité que la paix et la sécurité. C’est le message délivré aux participants à la 5ème Conférence du Fonds mondial qui s’est ouverte, hier, à Montréal, ou le chef de l’Etat conduit la délégation sénégalaise.
D’entrée, le président Macky Sall a tenu à remercier chaleureusement le Premier ministre Justin Trudeau pour l’opportunité qu’il leur offre de tenir au Canada cette cinquième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Vih-Sida, la Tuberculose et le paludisme.
« Je salue également la participation de tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux à ce nouvel élan mondial contre ces trois pandémies parmi les plus mortelles de l’ère moderne », a encore dit Macky Sall.
Selon le chef de l’Etat, en tant que membre de l’initiative d’Oslo « sur la Santé mondiale et la politique étrangère », le Sénégal considère  que les défis liés à la  santé publique revêtent le même ordre de priorité que la paix et la sécurité internationales.
« Dans un monde interconnecté et interdépendant, les maladies ne connaissent pas de frontières. Et nous avons vu comment les grandes épidémies contemporaines, notamment le Vih-Sida, la tuberculose, le coronavirus, et plus récemment la maladie à virus Ebola et le Zika, peuvent rapidement affecter tous les pays, au Nord comme au Sud », a souligné le président Sall.
« Dès lors, a-t-il ajouté, assurer la santé publique à l’échelle planétaire ne relève pas uniquement de considérations morales. C’est aussi une mesure d’intérêt commun, qui contribue à notre sécurité collective et nécessite, par conséquent, un engagement solidaire et concerté ».
C’est le sens que le Sénégal donne à cette rencontre, selon le chef de l’Etat.
De l’avis du président Sall, depuis son lancement en 2002, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a donné la preuve de son efficacité. « Il a permis de sauver des millions de vies humaines grâce à la mobilisation de tous, acteurs étatiques et non étatiques ».
Il a remercié tous les partenaires, bilatéraux et multilatéraux, ainsi que les Ong, Fondations et organismes de la société civile pour leur appui. A ce jour, a poursuivi le président de la République, le Sénégal a pu bénéficier d’un appui de 300 millions de dollars du Fonds en soutien à sa stratégie de lutte contre ces trois maladies.
« Grâce à nos efforts conjugués, 19.000 personnes atteintes du Vih ont bénéficié gratuitement de traitements antirétroviraux ; 56.100 cas de tuberculose ont été diagnostiqués et traités et plus de 8 millions de moustiquaires imprégnées ont été distribuées », a-t-il révélé. « Ces efforts, selon lui, ajoutés à une mobilisation soutenue dès la découverte du virus, font que la prévalence du Vih au Sénégal reste maintenue en dessous de 1 % depuis plusieurs années ; le nombre des nouvelles infections ayant d’ailleurs diminué de 50 % entre 2002 et 2013 ».

Des défis à relever
Mais, a-t-il martelé, « nous avons encore d’importants défis à relever en matière de santé publique ».
« C’est pourquoi nous avons lancé, en 2013, un programme novateur de Couverture maladie universelle (Cmu), pour permettre l’accès de tous à un minimum de soins de santé. Jusque-là, en effet, seuls 20 % de la population  sénégalaise bénéficiaient d’une couverture du risque maladie », a souligné le chef de l’Etat.
La Cmu, a-t-il précisé, repose sur un système de mutuelles de santé gérées par les populations elles-mêmes, avec le soutien de l’Etat, qui subventionne les cotisations de chaque membre assuré à hauteur de 50 %. « Nous mettons également en œuvre d’autres initiatives en faveur de catégories sociales vulnérables, que sont la gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans,  visant à réduire la mortalité infanto-juvénile ; la gratuité de la césarienne et de la dialyse pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale au sein des structures de santé publique ; le Plan Sésame, qui octroie des soins gratuits aux personnes âgées de soixante ans et plus ; et l’enrôlement gratuit dans les mutuelles de santé en faveur des personnes bénéficiaires  du Programme de Bourses de sécurité familiale. Enfin, pour Macky Sall, la Carte d’égalité des chances donne le droit aux soins de santé gratuits aux personnes vivant avec un handicap. « L’ensemble de ces mesures nous ont permis d’atteindre, aujourd’hui, un taux de couverture de près de 50 % », a-t-il fait remarquer. Pour le président Sall, avec la présente Conférence, le Fonds mondial s’est fixé l’objectif de lever 13 milliards de dollars pour son prochain cycle triennal de financement. Il a lancé un appel à la solidarité internationale pour relever le défi de la mobilisation des ressources.
« Ce nouvel élan est nécessaire en vue de poursuivre le soutien aux pays bénéficiaires, qui, en contrepartie, devraient dépenser plus et mieux dans le secteur de la santé. C’est ainsi que nous pourrons relever le défi de la présente campagne et en finir, pour de bon ! », a noté le président Macky Sall.

Synthèse El. H. Abdoulaye THIAM

L’exonération de tous impôts s’applique aux titulaires de convention et entreprises qui leur sont associées dans le cadre des protocoles ou accords régulièrement approuvés. Telle est la substance du communiqué transmis hier par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, concernant la transmission d’actions entre Petrotim Limited, Timis corporation et Kosmos Energy.

« Pendant les phases de recherche et de développement, les titulaires de convention ou de contrat et les entreprises qui leur sont associées dans des protocoles ou accords régulièrement approuvés, sont exonérés de tous impôts au profit de l’Etat, conformément à la loi n°98-05 du 08 janvier 1998 portant Code pétrolier et à la loi 2012-31 du 31 décembre 2012 portant Code général des impôts », a d’emblée précisé le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. En plus, « toute information tendant à faire croire que des impôts d’un montant de 90 milliards de FCfa auraient été éludés est fausse ». Le ministère ajoute que « la loi portant code pétrolier applicable dans le cas d’espèce ainsi que la convention entre l’Etat du Sénégal et Petrotim limited sont antérieures à l’arrivée au pouvoir du président Macky Sall ».

Faisant l’historique des transactions, le ministère a rappelé que c’est le   17 janvier 2012 que l’Etat du Sénégal et la société Petrotim Sénégal, propriété exclusive de Petrotim Limited, ont conclu un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures et accords d’association. « Il a été respectivement concédé un pourcentage de 90% à Petritim limited et 10% à Petrosen (sans contrepartie financière) aussi bien sur les contrats que les accords d’association. Les pourcentages cédés se rapportent aux permis délivrés sur les puits Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond ». Ainsi, poursuit le document, la répartition initiale se présentait comme suit : 90 % pour Petrotim Limited et 10 % pour Petrosen concernant le contrat de partage. C’est également les mêmes taux pour les accords d’association.

D’après le ministère, « c’est le 03 juillet 2014 que Petrotim Limited a cédé à Timis Corporation la totalité de ses parts. Et le 19 août 2014, par un acte dénommé « Farmout Agreement » (accord de sous-traitance) Timis Corporation a cédé à Kosmos Energy 60% de ses pourcentages », relevant que « ce type d’accord est courant dans le secteur pétrolier, après des découvertes de gisements ». A l’en croire, « c’est par ce mécanisme que les majors disposant de plus de capacité financière et de moyens interviennent au fur et à mesure que le potentiel se confirme ».
Cette nouvelle cession répartit les pourcentages. Pour le contrat de partage : Timis Corporation (30 %), Kosmos Energy (30 %) et Petrosen (10 %) et également les mêmes taux pour les accords d’association.

Approbation du ministère de l’Energie
Selon toujours le communiqué, les cessions évoquées ont reçu « l’approbation du ministère en charge de l’énergie », conformément à l’alinéa 4 de l’article 8 de la loi n°98-05 du 08 janvier 1998 portant Code pétrolier disposant que « sont soumis à approbation préalable, conformément aux dispositions de l’article 56, tous protocoles ou accords par lesquels le titulaire d’un titre minier d’hydrocarbures ou d’un contrat de services promet de confier, céder ou transférer, partiellement ou totalement, les droits et obligations résultant dudit titre ou contrat ».
Ainsi, « l’article 56 consacre utilement le caractère cessible des titres d’hydrocarbures et précise les conditions d’approbation par l’autorité ministérielle en charge du secteur », indique-t-on.
Le ministère poursuit que les approbations ont été actées le 4 août 2014 pour la cession totale au profit de Timis Corporation et le 04 septembre 2014 pour celle partielle au profit de Kosmos Energy. De même, les deux accords d’association se rapportant aux travaux à réaliser dans les contrats conclus entre Petrotim Limited et Petrosen, soumis au même régime de validité, sont approuvés par la même autorité, le 25 octobre 2012.

Fiscalité applicable
S’agissant de la fiscalité applicable, le ministère rappelle que le droit commun codifié aux articles 464 et 472 du Code général des impôts (Cgi) soumet à la formalité de l’enregistrement avec paiement d’un droit proportionnel : « les mutations de propriété ou de jouissance de titres miniers, lesquels s’entendent de tous droits d’exploration, d’exploitation et autres autorisations présentant un avantage économique, accordés dans le domaine des mines ou des hydrocarbures au Sénégal ». Toutefois, sur la base des cessions et accords d’association régulièrement approuvés, Kosmos Energy, en sa qualité d’associée, « bénéficie du régime fiscal dérogatoire » prévu à l’article 48 du Code Pétrolier qui exonère « les titulaires de convention ou de contrat de services ainsi que les entreprises qui leur sont associées dans les protocoles ou accords visés à l’article 8, alinéa 4 sont exonérés pendant les phases de recherche et de développement de tous impôts, taxes et droits au profit de l’Etat … ». « L’imposition de ces sociétés démarre au moment de la phase d’exploitation », précise-t-on.
Ce dispositif, note le communiqué, repris à l’article 23 de la convention de partage spécifiant le régime fiscal dérogatoire applicable au cocontractant (Petrotim Limited) et aux entreprises qui lui sont associées (Timis Corporation et Kosmos Energy), est assorti d’une « clause de stabilisation fiscale » prévue par l’article 33 alinéa 3 du même texte. Ce régime est maintenu par les dispositions transitoires du Cgi, notamment l’article 722 disposant que : « les personnes admises … au bénéfice des lois portant codes minier et pétrolier, restent soumises, pour la durée et la validité de leur agrément, au régime fiscal qui leur a été consenti selon les textes en vigueur, à la date dudit agrément ».

D. MANE

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a approuvé, le 14 septembre 2016 à Abidjan, un prêt de 34,78 millions d’unités de comptes (environ 28,6 milliards de FCfa) en faveur du Sénégal, pour le financement du Programme d’appui aux réformes du développement local phase I (Parld-I)

L’Etat du Sénégal vient de bénéficier d’un appui financier de 28,6 milliards de FCfa de la Bad pour le financement du Programme d’appui aux réformes du développement local phase I (Parld-I), indique un communiqué de l’institution financière. Ce programme est la première phase d’une série de deux opérations constituant un appui budgétaire programmatique qui couvre les exercices budgétaires de 2016 et 2017 avec une enveloppe indicative globale de financement de 44,78 millions d’UC (soit 36,8 milliards de FCFA). Le Parld-I présente le cadre pluriannuel du programme et prévoit une liste de réformes considérées comme des déclencheurs indicatifs pour la seconde phase (Parld II).
La première phase du programme, en accord avec le Document de stratégie pays 2016-2020 qui vient aussi d’être approuvé par le Conseil, s’inscrit dans la suite des précédents appuis budgétaires, mais avec la particularité de soutenir d’une manière holistique une nouvelle génération de réformes.
 Ce programme entend, de concert avec les autres partenaires, soutenir les efforts du Sénégal dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (Pse) afin de créer une dynamique de croissance endogène, intégrée, soutenue visant à réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales. Ainsi, l’effectivité des réformes du programme contribuera au développement de l’économie locale, au désenclavement des zones rurales déshéritées et au renforcement de l’appropriation ainsi qu’à la responsabilisation des communautés rurales dans la construction et l’entretien des infrastructures socio-économiques locales.
Cette opération a été préparée en étroite collaboration avec les partenaires au développement en général et particulièrement avec les membres de l’Arrangement cadre relatif aux appuis budgétaires (Acab) qui ont tous des opérations d’appuis budgétaires similaires prévues en 2016 et 2017. Le Parld-I est structuré autour de deux composantes complémentaires : le Renforcement de la décentralisation à travers l’amélioration du cadre institutionnel et règlementaire de la réforme Acte III de la décentralisation et le renforcement des mécanismes de financement de la décentralisation.
Abdou DIAW

Le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mansour Faye, a présidé, hier, dans les locaux de la gouvernance, la dernière réunion du comité régional de développement, consacrée au projet de navigation sur le fleuve Sénégal et son programme de transport multimodal, mis en œuvre par l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (Omvs), par l’entremise de la Sogenav.

Après des résultats probants dans les domaines de l’énergie et du développement agricole, l’Omvs se fixe l’objectif de mettre en œuvre cet important programme de navigation sur le fleuve Sénégal ainsi que les autres volets de son système de transport multimodal.
De l’avis de Mansour Faye, les immenses potentialités agricoles le long du fleuve ainsi que de grands potentiels miniers qui viennent d’être mis en évidence au Mali, au Sénégal et en Mauritanie, dans les proximités du bassin, ne peuvent être mis en exploitation de façon économique, que si le fleuve Sénégal est rendu navigable toute l’année en draguant le chenal, en réhabilitant et en construisant de nouveaux quais et au moins un port à Saint-Louis, à l’embouchure du fleuve. C’est dans ce même cadre que se situe la valorisation du potentiel hydroélectrique dans le haut bassin guinéen par la construction d’une route qui, entre autres, désenclavera les sites de barrages identifiés. De plus, le potentiel minier et agricole de cette zone en Guinée, sera valorisé avec la construction de la route retenue, à savoir la route Labé-Tougué-Dinguiraye.

« Dans le programme de développement intégré de l’Omvs, a-t-il poursuivi, le Projet de navigation sur le fleuve est considéré comme l’épine dorsale d’un réseau maillé de modes de transport terrestre, comprenant des routes principales et secondaires parmi lesquelles les routes d’accès aux ouvrages hydrauliques principaux (les barrages de Diama et Manantali), la ligne de chemin de fer Dakar-Bamako. »
« Le but du projet, a-t-il poursuivi, est de profiter de l’augmentation des débits d’étiage du fleuve par les barrages et de mener des travaux d’approfondissement dans le lit majeur, pour créer une voie navigable pérenne de grande capacité en connexion avec des infrastructures portuaires afin de contribuer au décollage économique du bassin, à la valorisation des ressources naturelles, à l’expansion du commerce intra-zone du bassin et du commerce international des Etats-membres, à l’amélioration des possibilités d’accès des régions enclavées du bassin et du territoire du Mali aux marchés extérieurs, à l’introversion de l’ensemble des réseaux de transport du bassin pour atteindre un développement socioéconomique harmonisé et équilibré des Etats-membres et leur intégration ». Le projet, dans son contour final (ou projet-cible), porte sur la réalisation d’ouvrages et de fournitures répartis en deux volets structurants (navigabilité et infrastructures portuaires).
Le coût est évalué à plus de 200 millions de dollars, soit plus de 100 milliards de FCfa.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Stabilisation de la brèche dans 3 ans
En présence de l’ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal et du directeur général de la Sogenav (Société de gestion et de navigation du fleuve Sénégal), Mamadou Faye, le ministre de l’hydraulique a annoncé un important projet de stabilisation de la brèche de Saint-Louis, qui sera réalisé par l'Omvs, dans ce programme de navigation.
Il a déclaré que la réalisation du port de Saint-Louis, qui est prévue dans cet ambitieux projet de navigation du fleuve Sénégal, va nécessairement permettre de stabiliser cette fameuse brèche, qui ne cesse de s’élargir, passant déjà de 4 mètres de large en 2003, à 6 kms de large en 2016. Ce canal de délestage des eaux a été aménagé en 2003 dans l’embouchure du fleuve Sénégal par les services de l’Etat avec l’appui de nos partenaires marocains, en vue de protéger la ville de Saint-Louis contre les inondations. Mansour Faye a indiqué que dans un délai de trois ans, tous les problèmes liés à l’existence de cette brèche, seront définitivement résolus pour le grand bonheur des pêcheurs de la Langue de Barbarie qui enregistrent, depuis des années, d’énormes pertes en vies humaines, dues aux naufrages récurrents qui se produisent dans cette brèche.

M. Kh. DIAGNE

Le Sénégal tentera de décrocher sa qualification à la Can de beach soccer, ce dimanche. Sur la plage des Parcelles Assainies, les hommes de Ngalla Sylla reçoivent le Cap-Vert, un adversaire qu’ils avaient battu à l’aller.

Le score du match aller des éliminatoires de la CAN de beach soccer pourrait faire croire que la rencontre retour sera une promenade de santé pour les « Lions ». Après avoir battu les Cap-verdiens sur leurs terres sur le score de 7-2, les hommes de Ngalla Sylla reçoivent les « Requins bleus », demain dimanche sur la plage des Parcelles Assainies unité 15. Pourtant, les partenaires d’Al Seyni Ndiaye ne s’attendent pas à une partie facile. Surtout au vu du scénario du match joué à Sal. En effet, ce n’est qu’au troisième tiers-temps que les « Lions » ont pu prendre le large. Pour Al Seyni Ndiaye, capitaine et gardien de but de l’équipe, le Sénégal s’en est sorti parce que les Cap-verdiens ont décliné physiquement. Ngalla Sylla ne voit en tout cas pas les Insulaires se présenter en victimes expiatoires : « Leur entraîneur nous a dit à la fin du match qu’il nous connaît mieux maintenant. Il ne faut pas croire que la qualification est déjà acquise. En beach soccer, les choses vont vite».
Mais, l’expérience du Sénégal dans la discipline devrait lui permettre de gérer ce match, qui constitue le dernier obstacle sur la route de la Can qui se tiendra au Nigéria, au mois de décembre.

Pour ce faire, le staff technique compte maintenir les joueurs sous pression, car « un match de beach soccer dure 36 minutes », comme le rappelle Ngalla Sylla. « Et ce n’est qu’à la fin du match qu’on pourra dire si le Sénégal ira à la Can ou pas », renchérit Ibrahima Ndiaye « Chita ».
Vice-champions d’Afrique, les « Lions » ont à cœur de reconquérir un trophée qu’ils ont remporté à trois reprises. Mais, pour « Chita », il faut y aller match après match. Il faudra donc finir le travail avant de penser à la Can.

Habib GAYE (Stagiaire)

Le secteur de la justice risque encore d’être perturbé dans les prochains jours. En effet, n’ayant pas apprécié la non-tenue du Comité technique prévu le jeudi 08 septembre dernier, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) a décidé de reprendre la grève.

Le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) menace de dérouler son troisième plan d’action après ceux des mois de juillet et d’août derniers. Dans un communiqué, le secrétaire général dudit syndicat, El Hadji Ayé Boun Malick Diop et ses camarades se disent confrontés à « une irresponsabilité et un manque de sérieux de la part du ministère de la Fonction publique ». Cette situation, ajoutent-ils, « ne leur laisse aucun autre choix que d’aller en grève ».

Le communiqué d’expliquer ensuite que les membres du Bureau exécutif national (Ben) du Sytjust se sont rendus au ministère de la Fonction publique, le 8 septembre 2016 à 15 heures 30 minutes, pour prendre part à une réunion technique qui devait être consacrée à l’étude et à la discussion des projets de statuts des travailleurs de la justice.

Sur les lieux et à l’heure indiquée, poursuit le texte, les représentants du Sytjust ont eu la mauvaise surprise de constater qu’aucun technicien du ministère de la Fonction publique, ni du ministère de l’Economie et des Finances, encore moins ceux du ministère de la Justice n’étaient présents dans la salle de réunion. Après une heure d’attente, souligne le communiqué, les membres du Ben du Sytjust ont pris la décision de quitter les lieux de la réunion.

Selon les syndicalistes, « cette attitude, frisant la désinvolture, dénote éloquemment un dilatoire du gouvernement face aux légitimes revendications des travailleurs de la justice du Sénégal ». Ils relèvent que le travail qui devait être fait à cette réunion était pourtant prévu pour le 18 août 2016. « C’est le directeur général de la Fonction publique et les techniciens du gouvernement qui avaient sollicité un délai de deux semaines pour mieux s’imprégner des projets de textes. C’est ainsi que la date du 8 septembre 2016 avait été retenue », note le syndicat.

De l’avis du Sytjust, « il apparaît sans équivoque que le gouvernement, au lieu de saisir la main tendue de leur syndicat pour un dialogue franc et sincère propice à une amélioration de la qualité du service public de la justice, cherche plutôt, par des manœuvres saugrenues, à abuser de l’esprit de responsabilité toujours affiché par les travailleurs de la justice ». M. Diop et ses camarades soulignent qu’ils « sont résolus à défendre leurs intérêts matériels et moraux et se sont mobilisés à cet effet ».

Ndiol Maka SECK

La Banque africaine de développement (Bad) mettra à la disposition du Sénégal une enveloppe 1,4 milliard de dollars (838 milliards de FCfa) sur la période 2016-2020 dont un appui budgétaire de 48,4 millions de dollars (28,5 milliards de FCfa) pour l’année 2016. Ce financement a été approuvé par le Conseil d’administration de la banque, ce mercredi, à Abidjan, indique un communiqué de l’institution financière.

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (Bad) a approuvé, ce mercredi, à Abidjan, le document de stratégie pays du Sénégal sur les cinq prochaines années (2016-2020), indique un communiqué de l’institution financière. Ainsi, la Bad compte mettre à la disposition du Sénégal, durant cette période, une enveloppe de 1,4 milliard de dollars dont un appui budgétaire de 48,4 millions de dollars pour 2016. La nouvelle stratégie présentée par le Sénégal comporte deux piliers que sont : l’Appui à la transformation agricole et le Renforcement des infrastructures de soutien à la production et à la compétitivité (énergie et transports). A ces financements, s’ajoutent les possibilités additionnelles de financement offertes à travers des instruments comme Africa50, Africa Growing Together Fund et des fonds fiduciaires comme le Fonds environnemental mondial, le Fonds d’assistance pour le secteur privé africain, rapporte la même source.

La nouvelle stratégie est alignée sur le Plan Sénégal émergent (Pse) et sur son plan d’actions prioritaires 2014-2018. Elle est aussi alignée sur la stratégie décennale de la Bad notamment la croissance inclusive et la croissance verte avec un accent sur les « Top 5 » : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains. « La Bad va appuyer plusieurs projets phares du Pse dans les secteurs agriculture, agro-industrie et produits de la mer, hub logistique et industriel régional, l’énergie et les transports. Elle appuiera, entre autres, les agropoles, le Programme d’urgence de développement communautaire, le Train express régional, la promotion et la modernisation des villes et la mise en œuvre stratégique et le suivi-évaluation du Pse », détaille le document.

28,5 milliards de FCfa pour le Pse
L’appui budgétaire de 48,4 millions de dollars pour 2016 vise, selon la Bad, « à soutenir les efforts des autorités sénégalaises dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) notamment la mise en œuvre du programme d’appui aux réformes de développement local du pays en soutien au Programme d’urgence de développement communautaire ». Selon la Bad, ces financements viendront s’ajouter aux interventions qu’elle mène au Sénégal depuis 1972. En effet, depuis cette date, cette banque a approuvé un total de 95 opérations en faveur du pays pour un montant cumulé de 1200 milliards de FCfa. « Le niveau des engagements de la Banque est une illustration des liens solides de partenariat qui ont été tissés entre le Sénégal et la Banque depuis plus de quatre décennies de coopération », souligne le communiqué.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le président de la République de Guinée-Bissau, José Mario Vaz, accueilli à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, mercredi en fin d’après-midi, par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, a été reçu en audience par le président Macky Sall. Au sortir de l’audience, le président Sall a dit son optimiste sur la situation en Guinée-Bissau.

Selon le chef de l’Etat guinéen, cette rencontre lui a permis d’échanger avec son homologue sénégalais sur la situation dans son pays. « Je suis là pour rendre compte à mon ami et voisin de la situation dans mon pays, l’écouter et prendre ses conseils », a déclaré le chef de l’Etat bissau-guinéen. D’après le président Vaz, le chef de l’Etat sénégalais fait beaucoup pour la Guinée-Bissau d’où son échange avec Macky Sall pour le remercier.

Le président Macky Sall qui s’est dit très confiant de l’issue heureuse de la situation dans ce pays frère et voisin s’est félicité de ce passage de son homologue à Dakar. « Je suis très heureux de recevoir mon frère qui a accepté de s’arrêter à Dakar pour nous informer de la situation actuelle. D’ailleurs, les président Alpha Condé, médiateur de la Cedeao et Koroma se sont rendus récemment en Guinée-Bissau pour le rencontrer », a souligné Macky Sall. Le chef de l’Etat est très satisfait de cette marque de confiance du président bissau-guinéen que le Sénégal accompagne et soutient.

El. H. A. T.

Il y a juste une semaine, la chaîne Canal+ signait un partenariat de 5 ans avec la Ligue de football ivoirienne au terme duquel elle diffuserait des matches de la Ligue 1 ivoirienne « dans les 23 pays africains dans lesquels le groupe est implanté », avait indiqué un communiqué. Portée à sa connaissance, cette nouvelle a ravi le président de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP), Saër Seck qui a félicité les deux parties contractantes. Il n’en a pas moins révélé que sa structure mène depuis quelques temps des démarches, des échanges et des négociations afin de bénéficier prochainement d’un partenariat du même genre.

Car, aujourd’hui, un football puissant doit nécessairement s’adosser à des droits télé conséquents. A l’image de la Premier League anglaise qui n’a même plus besoin du « naming » de Barclays. Malheureusement, au Sénégal, on est encore bien loin de pouvoir alimenter les clubs à partir des droits télé. « Or, si l’on veut que notre football professionnel progresse et gagne en compétitivité, on ne va pas se remettre à recréer la poudre à canon. Il faut que les droits télé suivent », selon M. Seck. Mais la réalité est qu’entre le foot local et les chaînes de télé nationales, ce n’est pas forcément le parfait amour ou la belle entente.

En fait, aucun diffuseur n’est prêt à mettre une centaine de millions de francs pour passer les matches du championnat national de L1.
Pourtant, d’après le président de la LSFP et du club de Diambars, « notre football a de la qualité, contrairement à ce qu’on dit généralement, le championnat est serré, les rencontres sont de belle facture et de plus en plus populaires ». Autant de raisons qui l’ont poussé à clamer avec force que « notre football est vraiment vendable ».

D’autant que, d’après lui, il a une clientèle intéressante en Europe, avec les nombreux Sénégalais établis en France et ailleurs sur le vieux continent et qui aimeraient bien suivre les rencontres de foot de leur pays. En plus, a ajouté Saër Seck, « notre calendrier est désormais bien maîtrisé. Pour la saison à venir, par exemple, nous savons qu’elle commence le 29 octobre pour s’achever le 25 juin ». Autre argument qui conforte le président de la LSFP dans sa conviction que « le football local sénégalais est bien vendable », c’est que « les choses s’améliorent également du côté des infrastructures ; puisqu’à Dakar nous avons les stades Demba Diop, Amadou Barry, Alassane Djigo et bientôt Ngalandou Diouf de Rufisque ; sans compter les stades fonctionnels dans certaines villes de l’intérieur du pays comme Saint-Louis, Louga, Ziguinchor et autres ; même si celui de Diourbel a besoin d’être repris ».

Tout cela fait « une base intéressante » pour qu’un diffuseur puisse être intéressé. Mais ce n’est pas tout à fait le cas, même si la LSFP a dû se lier avec la 2STV pour « avoir plus de visibilité, montrer l’attractivité de notre football et négocier dans la foulée » pour franchir un cap. Une « approche économique et de communication » qui, d’après le président de la LSFP, devrait permettre de renforcer les clubs, de retenir nos meilleurs joueurs et donc d’ajouter à l’attractivité du foot local. En effet, pour Saër Seck, « aucun football ne peut se permettre d’attendre d’avoir le niveau de qualité de la Liga espagnole ou de la Premier League anglaise pour commencer à négocier » des droits télé. Il faut faire avec ce qu’on a sous la main, en attendant des jours meilleurs.

B.K.N.

Depuis son deuxième revers contre Modou Lô le 31 juillet dernier, Gris Bordeaux est resté dans un mutisme total. Certainement il ne parvient toujours pas à digérer cette défaite, surtout après son exploit devant Mouhamed Ndao Tyson en 2015. Cependant, la saison à venir, le protégé de l’ancien lutteur Mbaye Guèye devra se ressaisir et essayer de revenir en force dans l’arène. Et des potentiels adversaires (Balla Gaye 2, Tapha Tine, Lac De Guiers 2…), à coup sûr il n’en manque pas !

Gris Bordeaux était présenté comme le prochain adversaire de l’actuel « roi des arènes » Bombardier, la saison à venir.

Il avait juste comme mission de battre le lutteur le plus populaire de l’arène Modou Lô afin de passer à une étape supérieure de sa carrière. Seulement, à la surprise générale, le « Tigre de Fass » a été méconnaissable face au chef de file de l’écurie Rock Energie, le 31 juillet dernier. Il a été en fait tout bonnement battu de nouveau par son adversaire. Une défaite de plus qui vient ternir son palmarès, plaçant du coup ses fans et supporters dans un profond désarroi. Et adieu ses rêves également d’affronter le B52 de Mbour la saison prochaine ! « C’est regrettable. Une victoire devait l’envoyer directement vers Bombardier. Après sa victoire sur Tyson, Gris avait fait un bond en avant. Avec cette défaite, Gris vient de faire trois bonds en arrière. Il faudra travailler dur pour revenir. Mais il n’y a pas péril en la demeure. Il suffira juste d’une seule victoire sur un ténor, pour oublier cette mauvaise passe », a reconnu l’ancien lutteur Mbaye Guèye dans « l’Observateur ». D’après lui, Gris a raté complètement son combat en adoptant une autre stratégie différente de celle qu’on lui connaissait.

« Il devait surveiller ses appuis, tout en marchant sur son adversaire. C’est ce qu’a fait Bombardier pour battre Modou Lô. Gris Bordeaux a malheureusement trop misé sur la bagarre. Un lourd ne doit jamais attaquer un léger qui peut s’effacer pour le déséquilibrer ».

Mais Mbaye Guèye croit aux qualités de son protégé et en ses capacités à réagir après un revers. Il est d’ailleurs convaincu que Gris va vite se relever !

Et pas question de le destituer de son titre de « Tigre de Fass ». Car, pour le premier Tigre de Fass, aucun autre lutteur de la célèbre écurie dakaroise ne mérite plus le titre.

Il est le seul à avoir lutté pour 90 millions de francs et a terrassé entre autres ténors Bombardier, Tyson et Eumeu Sène. La saison à venir, le deuxième héritier de Mbaye Guèye après Tapha Guèye aura juste besoin de vaincre un gros bras pour se repositionner dans une arène où la hiérarchie change très vite.

Trois adversaires en tête de liste
Et parmi ces « gros cous », Gris Bordeaux n’aura que l’embarras du choix : Balla Gaye 2, Lac de Guiers 2 ou Tapha Tine, le spectre est large. Mais tout dépendra des promoteurs, en ces temps de vaches maigres, qui devront s’assurer de ficeler une affiche bien alléchante.

Ce que pourrait toutefois constituer un choc Gris – Balla Gaye 2. Ce dernier qui revient d’une année blanche prépare sérieusement son come back. Et comme le Tigre de Fass également, il traverse une mauvaise passe et veut redorer son blason après ses revers contre Bombardier et Eumeu Sène. Autant de raisons qui feraient de cette rencontre un sommet, puisque mettant aux prises deux lutteurs réputés provocateurs et qui ne se sont jamais croisés. Lac de Guiers 2 de son côté a préféré snober le « Tigre de Fass ». Il est catégorique.

« Gris Bordeaux est dans le trou, je ne vais pas lui tendre la perche. Ce n’est même pas pensable », a récemment soutenu le dernier tombeur de Yekini qui a dans son viseur Modou Lô et Eumeu Sène. Tapha Tine, lui, ne crachera pas à coup sûr sur un éventuel duel contre le protégé de Mbaye Guèye, du fait qu’il veut, lui aussi, revenir en force dans l’arène. En plein brouillard et contesté jusque dans les rangs de Fass, Gris Bordeaux a donc intérêt à se trouver un adversaire (si nécessaire, de seconde zone) pour se racheter auprès de ses supporters et convaincre ses détracteurs sur sa capacité à tenir haut le flambeau de la célèbre écurie dakaroise.

Absa NDONG

La surenchère sur les prix des moutons qui a caractérisé le marché dans tous les foirails du pays à la veille de la Tabaski, n’a pas épargné les principaux points de vente de la ville de Kaolack. A Kahone et à Dialègne, les négociants de bétail affichent une mine des mauvais jours au lendemain de la fête de l’Aïd el Kabîr. Trainant des troupeaux à peine entamée, ils se précipitent pour vendre des moutons au rabais pour s’en sortir.

Le nouveau foirail de Kahone, dans la commune éponyme, affiche curieusement le spectacle d’une place forte de marché de petits ruminants les veilles de Tabaski. Deux jours après la célébration de l’Aïd el Kabîr, le site récemment aménagé par les autorités municipales semble animé. Des enclos de moutons disséminés sur plus de 5 hectares, abritent des marchandages effrénés entre vendeurs et acheteurs. Tel ce père de famille échaudé par l’inflation des prix cette année qui en tire un docte enseignement. « Ce que j’ai enduré pour cette Tabaski dépasse l’imagination, après plus d’une semaine d’errance entre les différents foirails de la région, j’ai dû me résoudre à payer deux moutons à plus de 100.000 FCfa chacun alors qu’il me fallait tout juste la moitié de la somme les années précédentes », déclare ce comptable dans une société de la place.

Aujourd’hui, il négocie deux jeunes sujets pour la prochaine Tabaski. D’autres pères de familles ont eu le même réflexe que lui pour éviter la douche froide de dimanche dernier. Une préoccupation qui pouvait faire l’affaire des négociants maures qui essaiment dans ce foirail de la région de Kaolack. Seulement, l’abondance relative de bétail ne présage en rien sur une baisse des prix. Ces ressortissants mauritaniens venus sur le tard à Kahone ne sont pas prêts à lâcher du lest.  «  Le prix du transport, les diverses tracasseries sur la route et les taxes que nous devons payer pour notre installation sur le nouveau foirail, nous obligent à maintenir des prix élevés pour amortir nos charges. Les clients pensent qu’on n’a pas le choix, pour essayer de nous avoir à l’usure », regrette Ould Bareck qui se présente comme le porte-parole des négociants maures.

A six kilomètres plus loin, à Dialègne, dans la commune de Kaolack, d’autres négociants, des Sénégalais, broient du noir. Certains ont dû emprunter dans les banques pour des opérations Tabaski qui se sont révélées peu fructueuses. B. S., un des animateurs de cette place forte de la vente de bétail, avance le chiffre de 14 millions négocié dans une Institution de financement décentralisée par un Groupement d’intérêt économique (Gie) à pure perte. Les acheteurs n’ont pas été au rendez-vous, certains jugeant les prix exorbitants.

Elimane FALL

À l’occasion du discours annuel sur l'état de l'Ue, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a dévoilé, hier, un nouveau Plan d'investissement extérieur européen (Pie) visant à encourager l'investissement en Afrique et dans les pays du voisinage de l'Ue pour renforcer ses partenariats et contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable, indique un communiqué reçu à notre rédaction.

L’Ue veut encourager l'investissement en Afrique et dans les pays du voisinage pour renforcer ses partenariats et contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable. C’est l’un des principaux éléments du discours du président qui s’est adressé hier à l’assemblée.

Selon le document, le plan permettra de stimuler l'investissement pour favoriser le développement des infrastructures sociales et économiques et des Pme, en levant les obstacles à l’investissement privé. Doté de 3,35 milliards d’euros provenant du budget de l’Ue et du Fonds européen de développement (Fed), le plan européen prévoit le recours à des garanties innovantes et à d'autres instruments analogues pour encourager l’investissement privé, lui permettant ainsi de mobiliser jusqu'à 44 milliards d'euros d'investissements. Si les États membres et d'autres partenaires versent une contribution équivalente à celle de l'Union, le total atteindra 88 milliards d'euros, note le document. En débloquant l'investissement dans les pays partenaires, le Pie contribuera à la mise en œuvre du programme de développement durable à l'horizon 2030 et du programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement. Il apportera également une aide précieuse pour traiter les causes profondes de la migration, renforcer nos partenariats et analyser les causes à long terme des vastes mouvements de population.

Le plan repose, d’après la note, sur trois piliers complémentaires sur la mobilisation de l’investissement par la combinaison de dispositifs d’investissement existants avec une nouvelle garantie du Fonds européen pour le développement durable (Fedd). Ce fonds réunira deux plateformes d'investissement régionales pour l’Afrique et les pays du voisinage. Il s’agit du renforcement de l’assistance technique pour l’environnement politique plus général afin d’assister les pouvoirs publics et les entreprises dans les pays partenaires. L’objectif est de les aider à mieux préparer et promouvoir des projets et à attirer davantage d’investissements. Aussi, il y aura l’amélioration du climat des affaires en général par la promotion de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la suppression des obstacles à l'investissement et des distorsions de marché.

Par ailleurs, les opérations de prêt de la Banque européenne d’investissement (Bei) font partie intégrante du plan. À cet effet, la Commission complétera la garantie du budget de l’Ue, dans le mandat extérieur de la Bei, par un montant total de 5,3 milliards d’euros. Le plan, poursuit le document, est un cadre intégré permettant une pleine coopération entre l’Ue, les Etats membres de l’Union, les pays partenaires, les institutions financières internationales, les donateurs et le secteur privé. Il améliorera la manière dont les fonds publics limités sont utilisés et dont les pouvoirs publics et les investisseurs privés coopèrent en matière de projets d’investissement. Avec ce plan d'investissement, l’Ue contribuera encore davantage à la mise en place de l'architecture mondiale pour le développement et à la gestion des migrations, deux thèmes centraux du débat qui aura lieu lors de la prochaine Assemblée générale de l’Onu prévu dans quelques jours, à New-York.

Synthèse El. H. A. THIAM

Nous avons reçu, du service de la presse de la présidence, le communiqué suivant informant le public l’évolution de la communication numérique de la présidence de la République du Sénégal, à travers trois innovations au sein des dispositifs actuels :

1.  Newsletter
La mise en place d’une newsletter résumant l’action et l'engagement de la présidence, sera publiée tous les deux mois. 
Inscription sur le lien suivant : http://www.presidence.sn/

2.  Version anglaise du site de la présidence de la République 
Disponible à l'adresse suivante : http://www.presidence.sn/en/ 

3.  L’inauguration du compte Instagram officiel de la présidence  
Disponible à l’adresse suivante:  https://www.instagram.com/pr_senegal/

Ces trois innovations sont développées afin d'accroître le lien entre la présidence de la République du Sénégal et les sénégalais, toujours dans une politique de transparence, d'accessibilité et de restitution de l’activité présidentielle.


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