A LA UNE (1657)

Après la défaite concédée, samedi, en ouverture du tournoi face au Zimbabwe (16-28), l’équipe nationale du Sénégal de rugby à XV est attendue pour réagir, ce samedi, lors de sa deuxième sortie. Pour cela, il faudra une débauche d’énergie aux hommes de Léon Lopy face aux Ougandais qui débarquent à Dakar avec la volonté de confirmer leur résultat de Nairobi.

Alors qu’ils avaient les cartes en main pour s’imposer samedi dernier face au Zimbabwe, les Lions du rugby ont finalement perdu au terme d’une deuxième période chaotique. Une mi-temps qui a vu les camarades de Félix Mendy prêter le flanc à des adversaires qui ont fini par s’imposer avec le bonus offensif. Après une première période maîtrisée et une avance de sept points à la pause (13-6), le Sénégal a vu son vis-à-vis revenir puis prendre le large. Une défaite mal venue pour une formation qui ambitionnait de bien démarrer le tournoi afin de faire un grand pas pour le maintien dans l’élite du rugby continental. D’où les regrets aussi bien du capitaine d’équipe que du sélectionneur.

Pour le premier, « c’est une énorme déception. Le premier match du tournoi à domicile et on passe à côté de cet événement. Nous étions dans la partie puis ça s’est joué à quelques détails. Il n’y a pas à revoir avec les coachs pour savoir qu’on est passés à côté de ce match ».

Pour sa part, le coach indexait alors « la fébrilité » de ses joueurs qui « ont donné des ballons à l’adversaire dans la précipitation » en seconde période. Tout compte fait, ce n’est pas le début espéré aussi bien dans le groupe (staff et joueurs) que chez les dirigeants qui ont mis tout en œuvre pour que le Sénégal remporte ses deux rencontres à Dakar afin de voyager tranquillement en Namibie (8 juillet), au Kenya (15 juillet) et en Tunisie (5 août) pour les trois matchs restants. Maintenant, une autre prestation est attendue du groupe ; et Léon Lopy de souligner qu’il faudra revoir les choses ce samedi pour venir à bout des prochains adversaires. Lui qui annonce que « contre l’Ouganda, il va falloir tout retravailler ». Puisque contre cet adversaire, il faut plus qu’un sursaut d’orgueil si l’on sait qu’il est allé imposer le match nul au Kenya sur ses terres (33-33).

Et le sélectionneur s’est voulu radical quant à la conduite à adopter lors du dernier match du tournoi à Dakar. « On va repartir à zéro pratiquement et même s’il faut ne mettre que les locaux, nous allons le faire », a ainsi dit M. Lopy. Le sélectionneur sénégalais garde toutefois espoir puisque selon lui, rien n’est encore perdu car il reste quatre matchs, mais ce sont des matchs qui vont être de plus en plus difficiles. Reste alors à voir « si on est capable de relever la tête ». Son capitaine semble avoir la même détermination ; pour lui, « il faudra se ressaisir pour le second match à domicile. Le chronomètre est enclenché pour la revanche que nous devons à nous-mêmes, à nos coachs, à nos dirigeants et à nos supporters qui sont venus nous voir ». Pour rappel, l’objectif principal au terme de ce tournoi est de se maintenir dans le groupe A continental afin de disputer l’an prochain, les qualifications pour le Mondial 2019.

Ousseynou POUYE

Le ministère des Forces armées annonce dans un communiqué de presse qu’il procédera au recrutement du contingent 2018 dans la période du 21 octobre au 18 novembre sur toute l’étendue du territoire national. Le document indique que « dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du mode de recrutement, les opérations seront menées de façon simultanée et décentralisée avec une articulation autour de 16 centres, à raison d’un centre unique de recrutement par capitale régionale, excepté Dakar qui en aura trois (Rufisque, Guédiawaye et Ouakam). Cette année, sont concernés les citoyens volontaires des deux sexes nés entre le 1er janvier 1995 et le 31 août 1998, une dérogation étant accordée aux candidats nés en 1994 et titulaires d’une licence de l’enseignement supérieur.

Pour expliquer cette nouvelle réforme du mode de recrutement, une conférence de presse se tient aujourd’hui au Cercle Mess des Officiers (Ex-Amirauté). En plus de la présentation de la réforme devant la presse, le communiqué révèle que des tournées de sensibilisation seront organisées à travers le pays pour mieux faire connaître les innovations dans le recrutement des jeunes volontaires.

La stratégie globale est fondée sur des actions d’information, d’éducation et de communication (Iec) en direction de ces candidats au volontariat.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le Sénégal vient encore de s’illustrer à la 26e édition de la finale internationale de la dictée Paul Gerin Lajoie (Pgl). Notre pays, par le biais de l’élève Emile Michel Latyr Faye, de l’école élémentaire privée Saint-Louis Marie Grignon de Keur Massar, a remporté la 3ème place de cette compétition internationale de dictée. Il a présenté, hier, son trophée au ministre de l’Education nationale, en compagnie de son concitoyen, Abdoulahi Bâ, à qui il a été décerné un diplôme pour sa participation honorable.

Pour sa 25e participation sur les 26 éditions du concours international de dictée Paul Gerin Lajoie, le Sénégal s’est encore distingué. En effet, lors de la finale internationale, tenue au Québec, au Canada, le 21 mai dernier, notre pays a été honorablement représenté par Emile Michel Latyr Faye, de l’Ief de keur Massar, et Abdoulahi Bâ, de l’Ief de Thiaroye. Les deux représentants du Sénégal ont brillant participé à la finale internationale de la dictée Pgl, discutée par 85 candidats venus de plusieurs nationalités. L’Afrique a été représentée, cette année, par l’Algérie, le Maroc et le Sénégal.

Après une âpre compétition très serrée, le Sénégal s’en est sorti avec une 3ème place. Le digne représentant de notre pays remporte un trophée et une enveloppe de 500 dollars canadiens. Sérère bon teint, le jeune Emile dit avoir bien travaillé durant les phases régionales et nationales pour bien affronter la finale internationale. Son secret, il le doit à la lecture. « J’aime lire et j’aime le livre. J’ai beaucoup lu et je continue à lire divers livres », s’est-t-il confié. Le petit champion a aussi remercié ses parents et ses enseignants qui l’ont beaucoup soutenu et encadré.
Du Québec, le jeune élève sénégalais est rentré, auréolé de gloire et de récompenses. En présentant leurs prix et autres distinctions au ministre de l’Education nationale, Emile et son camarade, Abdoulahi Bâ, veulent montrer que dans notre système éducatif national, il existe encore de la bonne graine.

Très ému par les performances des deux élèves, le ministre de l’Education nationale les a félicités et encouragés pour leur exploit. « Vous venez de franchir toutes les étapes du parcours du combattant que représente la Pgl. Je vous exhorte à continuer à aimer davantage la lecture qui constitue une des clés de votre réussite », a conseillé Serigne Mbaye Thiam. Il a offert des cadeaux aux deux ambassadeurs du Sénégal, une manière de les inviter à persévérer dans la voie de l’excellence. Avec ce sacre d’Emile Michel Latyr Faye, le Sénégal vient d’enregistrer sa 19e distinction au concours de la dictée Pgl.

Pape Coly NGOME

Dans la perspective des prochaines législatives, les missions d’observation électorale se font encore désirer. La commission de réception des demandes d’accréditation logée à la Direction générale des Élections (Dge) n’a pour l’instant enregistrée qu’une seule demande. A un peu plus d’un mois de la tenue des élections législatives, ce n’est pas encore le grand rush chez les observateurs électoraux. Ils ne se bousculent pas au portillon de la direction générale des élections du ministère de l’Intérieur où une commission de réception des demandes d’accréditation est ouverte à leur intention. Selon le directeur de la formation et de la communication de la Direction générale des élections (Dge), Bernard Casimir Demba Cissé, joint au téléphone, l’observation électorale est libre au Sénégal.

Toute une section du Code électoral lui est consacrée, notamment son article L25 qui stipule que « le Sénégal est ouvert à l’observation électorale ». Il appartiendra aux organismes nationaux et internationaux qui le désirent d’adresser des demandes nécessaires au ministère de l’Intérieur. Il a révélé que le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique « a déjà signé l’arrêté portant création de la commission de réception des demandes d’accréditation pour l’observation électorale ». Cette commission qui est logée à la Direction générale des élections « est déjà à pied d’œuvre et n’a reçu, à ce jour, qu’une seule demande d’accréditation d’organisme qui souhaiterait observer les élections », a-t-il fait savoir.

M. L. DIEYE

D’après le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, « les perspectives économiques du Sénégal sont globalement favorables et les risques bien maîtrisés ». En effet, au plan budgétaire, informe-t-il, les réformes se sont traduites, d’une part, par la rationalisation des dépenses courantes sur fond de maîtrise des charges de fonctionnement et de la masse salariale, et d’autre part, par l’élargissement de l’assiette et la rationalisation des exonérations fiscales. L’espace budgétaire ainsi dégagé a servi à une meilleure prise en charge des besoins d’investissements - tout en veillant à l’amélioration du processus de préparation et d’exécution des projets et programmes -, et à la meilleure prise en charge de la demande sociale. S’agissant de la dette, le Sénégal s’efforce de renforcer sa gestion pour une « plus grande soutenabilité budgétaire ». A cet effet, des réformes capitales en matière de gestion de la trésorerie seront réalisées avec l’ambition d’assurer une meilleure couverture des besoins de financement de l’économie.
 
Daouda MANE

L’option de traduire la décision du chef de l’Etat consistant à réorienter le système éducatif vers l’enseignement des sciences se concrétise davantage. En effet, le ministre de l’Education nationale a annoncé, samedi dernier, à Gorée, que la maison d’éducation Mariama Bâ sera dotée d’un laboratoire de robotique. Serigne Mbaye Thiam présidait la cérémonie de remise des prix aux meilleures élèves de l’établissement.

La salle de l’auditorium de la maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée a encore enregistré du beau monde le week-end dernier. C’était à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de remise des prix aux meilleures élèves de l’école. Cette année, plus de 140 élèves, soit plus de 70 % de l’effectif total de l’établissement, ont été récompensées. Une cérémonie qui s’est déroulée devant un parterre d’autorités en présence des parents, des enseignants et des membres de l’Association des anciennes de l’école. A cette occasion, le ministre Serigne Mbaye Thiam a annoncé que le pays va bénéficier d’un laboratoire de robotique grâce à l’appui de la Banque mondiale et d’un autre partenaire. Il a précisé que ce laboratoire sera installé à la maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée. Une nouvelle bien accueillie par les autorités et les enseignants de l’établissement. Pour Catherine Sarr, proviseur de l’école, cet intrant pédagogique sera d’un grand apport pour les enseignements/apprentissages.

Pour l’édition 2017 de la cérémonie de remise des prix aux élèves méritantes de « Memba », le discours d’usage était axé sur « Les mathématiques, une discipline pour tous ». Un thème introduit par le professeur de mathématiques Insa Fall. Il a invité les élèves à s’intéresser davantage aux mathématiques et aux matières scientifiques de manière générale. Selon lui, un pays qui aspire à l’émergence a besoin de scientifiques bien formés. Un sujet qui cadre parfaitement avec la vision du président de la République qui, dans les 11 décisions issues des Assises de l’éducation et de la formation, a recommandé, dans la décision n°1, de réorienter le système éducatif vers l’enseignement des sciences, des mathématiques, des technologies, le numérique et l’entreprenariat.

Après avoir souligné la pertinence et l’actualité du thème développé par le Pr Fall sur les mathématiques, le ministre de l’Education nationale a rassuré les élèves et levé quelques équivoques. Pour Serigne Mbaye Thiam, le choix de promouvoir les mathématiques et les sciences ne se fera pas en opposition au rayonnement des lettres et des langues. A l’en croire, toutes les disciplines se développent dans une parfaite complémentarité. En réalité, a-t-il dit, « le développement des mathématiques facilite le travail des enseignants des langues étrangères et permet un accès plus aisé à la splendeur de l’intellect ».

Plusieurs initiatives pour l’enseignement des sciences
Le ministre a soutenu que les sciences et les mathématiques libèrent les esprits, façonnent l’objectivité et protègent l’individu de l’obscurantisme. Dans l’optique de booster l’enseignement des sciences et amener les élèves à les aimer davantage, le gouvernement du Sénégal a initié plusieurs stratégies et développé beaucoup de projets et programmes. C’est ainsi que des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer ont permis de relever le taux d’élèves orientés dans les séries scientifiques qui passe de 25 à 32 %. A cela s’ajoutent des actions phares comme la création d’un lycée scientifique d’excellence à Diourbel, la rénovation et la construction d’une vingtaine de blocs scientifiques et technologiques et l’élaboration de 200 projets d’établissement centrés sur l’enseignement des sciences, sans oublier les sessions de formation des professeurs de mathématiques pour un montant de 150 millions de FCfa.

Aux lauréates des prix d’excellence, le ministre de l’Education leur a lancé : « Vous faites la fierté non pas de vos parents et de vos enseignants, mais de toute la nation sénégalaise ». Serigne Mbaye Thiam les a aussi exhortées à persévérer dans la voie de l’excellence pour continuer à incarner leur rôle de modèle. Un conseil que Khadidiatou Doucouré, lauréate du Premier prix d’excellence du premier cycle, a bien compris. Elle qui a une moyenne annuelle de plus de 18/20, a promis de poursuivre ses études scientifiques pour devenir médecin. Pour le second cycle, c’est la demoiselle Bintou Sylla de la seconde S qui s’empare du Premier prix d’excellence avec une moyenne de 18,20/20.

Pape Coly NGOME

La besace à propositions pour une participation massive et sereine des citoyens à un scrutin du 30 juillet s’enrichit et participe à l’invite du Chef de l’État, Macky Sall, à la classe politique et à la Commission électorale nationale autonome (Cena) de trouver un modus operandi pour dénouer l’imbroglio politico électoral né de la pléthore de listes devant prendre part à ces joutes. Idrissa Seck, le leader du parti « Rewmi » prône le procédé par élimination directe.

Les acteurs du processus électoral dans leur diversité prennent très au sérieux les risques qui pèsent sur la bonne tenue des législatives en vue. C’est dans ce cadre que l’ancien Premier ministre Idrissa Seck a, en marge de la prière de la Korité à la Grande mosquée Moussanté de Thiès, prôné une solution radicale pour mettre fin au désordre qui existe actuellement dans le champ politique sénégalais. Considérant que la situation « fait désordre », le leader de « Rewmi » a estimé qu’« il urge de s’organiser pour mettre de l’ordre dans l’action politique et surtout dans l’action des partis politiques ». En quoi faisant ? A l’en croire, les formations politiques qui n’ont jamais collecté de suffrages à un certain niveau, ne méritent pas de rester sur la scène. Qui plus est, compte tenu des enjeux liés à la découverte de nouvelles ressources pétrolières et gazières qui à coup sûr hisseront le Sénégal dans le cercle restreint des grands pays producteurs et l’enrichiront, il a plaidé pour une nouvelle configuration de l’Assemblée nationale. Selon M. Seck, ce sont les députés qui auront en charge, en plus de légiférer, de contrôler l’action gouvernementale sur la gestion transparente de ces ressources, si l’on tient compte de la nébuleuse qui entoure les contrats ou personne ne sait qui a signé quoi et pour le compte de qui », a-t-il soutenu.

M. L. DIEYE

Le ministère des Affaires étrangères de Finlande lance le programme « Naatange Art La » pour accompagner 500 porteurs d’idées et de projets créatifs. Pour cette édition, le programme « Naatange Art La » abritera quatre ateliers, Cirque social, Art du multimédia, Mode & Fashion et Musique.

Pour accompagner 500 porteurs d’idées ou de projets créatifs, le ministère des Affaires étrangères de Finlande, en partenariat avec le Bureau régional de l’Unesco, ont mis en œuvre le programme « Naatange Art La ». Selon un communiqué de presse, ce projet, ouvert également aux professionnels de la création, âgés entre 18 et 29 ans, offre un ensemble de services de formation (Iife skills, entrepreneuriat, mode, arts de la scène, multimédia et musique), de coaching, de mentoring, d’incubation et de réseautage entre pairs pour développer, tester et transformer les idées créatives en entreprises durables. Pour cette édition, le programme « Naatange Art La » abritera quatre ateliers : Cirque social, Art du multimédia, Mode & Fashion et Musique. Les participants auront l’opportunité d’aiguiser leurs compétences, de développer leurs réseaux ainsi que la confiance nécessaire à transformer leur idée de projet artistique en une entreprise viable dans le cadre d’espaces d’échanges favorisant la rencontre et l’innovation croisée entre créateurs, praticiens, entrepreneurs et usagers des arts sous toutes ses formes.

Aussi, précise le document, la mise en œuvre du projet est conclue par une composante scolaire dont l’objectif est d’améliorer la pédagogie des enseignants et de renforcer l’éducation à la citoyenneté des apprenants.

Ce volet du projet permettra de former 120 enseignants et directeurs d’écoles aux techniques pédagogiques créatives, 800 élèves en éducation à la citoyenneté, de mettre en œuvre 40 projets de service communautaire dans les écoles et communautés environnantes, et d’organiser des ateliers d’art dans les écoles qui seront facilités par les jeunes alumni du projet dans le cadre de leur stage.

Maguette Guèye DIEDHIOU

« Le décès de Habib Thiam est une immense perte pour le Sénégal et pour l’Afrique. Il fut ministre, Premier ministre et président de l’Assemblée nationale du Sénégal. Mais avant cela, lorsqu’il poursuivait ses études en France, il représentait notre pays et le pays hôte aux jeux sportifs. Il a remporté beaucoup de compétitions en France. 

Il fut un fidèle compagnon et ami du Président Abdou Diouf depuis la France jusqu’à leur retour au bercail. Nous présentons nos condoléances à sa famille, ses amis, ses camarades du Parti socialiste (Ps). C’est un grand homme d’Etat, généreux qui a beaucoup servi son pays ».

S. D. SY

A l’issue de la prière de l’Aïd-el-fitr, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a transmis le message du chef de l’Etat, Macky Sall, à la communauté omarienne, avant de rendre grâce à Allah. « Nous prions le bon Dieu pour qu’Il accepte nos dévotions », a-t-il dit. Sur le sermon de l’imam Thierno Seydou Nourou Tall notamment sur les élections législatives, le ministre Amadou Bâ a indiqué « qu’il est dans son rôle ». « C’est une excellente chose. Il a rappelé un certain nombre d’éléments. Que Dieu fasse que les choix du président de la République répondent aux critères déclinés par l’imam. Je pense qu’il en est ainsi », a estimé le ministre, par ailleurs tête de liste départementale de la coalition « Benno Bokk Yakaar » de Dakar. Pour lui, les mises en garde de l’imam constituent « des éléments extrêmement importants ». « L’objectif et l’ambition du chef de l’Etat sont d’œuvrer quotidiennement pour l’émergence du pays. Il est sur la bonne voie. Je pense que le meilleur reste à venir », a-t-il indiqué. C’est ce qui faire dire au ministre de l’Economie que « les Sénégalais doivent encore accompagner le Président Macky Sall pour lui permettre de mettre en œuvre l’intégralité de sa vision ». 

M. Bâ se prononçant sur l’affiche dans laquelle il pose, seul, aux côtés du chef de l’Etat au lendemain des investitures, il a soutenu l’avoir vue en même temps que tout le monde. « Je suis dans une équipe, je ne crois pas aux individualités. Aujourd’hui, le Président Macky Sall a défini et nous sommes en train de travailler rapidement et en toute discrétion. Pour la pléthore de liste aux législatives, il a indiqué que cela atteste que la démocratie est une donnée réelle au Sénégal.

Habib Thiam, un grand homme d’Etat
Commentant le décès de l’ancien Premier ministre Habib Thiam, Amadou Bâ de déclarer : « J’ai appris avec tristesse le décès du Premier ministre Habib Thiam. Cela m’a beaucoup surpris d’autant qu’il y a deux ou trois jours, j’ai perdu ma mère et j’ai reçu un message du Premier ministre Habib Thiam. C’est avec consternation que nous avons appris le décès de ce grand commis de l’Etat, un grand homme d’Etat qui fut ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, qui a rendu des services énormes à ce pays. C’est un homme très courtois, très disponible. Qu’il repose en paix, que Dieu l’accueille en son paradis ».

S. Diam SY

L’Aïd-el-fitr a été célébrée à Tivaouane hier. Après la prière, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, le Khalife général des Tidianes, a invité les jeunes du Sénégal à retourner à l’agriculture.

Le Khalife est formel : une agriculture prospère entraîne un commerce florissant, des industries de transformation et débouche sur une croissance durable. C’est pourquoi, il a invité tous les bras valides du Sénégal à retourner aux champs durant le prochain hivernage. « Un pays ne peut se développer que par le travail sérieux de ses fils dans les secteurs clefs de son économie. Alors, nous prions pour un hivernage pluvieux et surtout ponctué par de très bonnes récoltes », a-t-il lancé. Serigne Abdou Aziz Sy de recommander que le Coran soit lu et que de l’aumône soit donnée aux nécessiteux vendredi prochain afin d’implorer le pardon et la grâce de Dieu. « Le pays en a vraiment besoin pour que la paix et la concorde continuent d’y régner par la grâce de Dieu », a-t-il dit.Serigne Abdou Aziz Al Amine a insisté sur les correctifs à apporter à l’éducation des enfants par rapport à l’évolution du monde pour qu’ils puissent très tôt comprendre qu’ils sont des musulmans et par conséquent, ils n’ont pas le droit de marcher à contre-courant des valeurs de l’islam. « La sincérité, l’élégance dans les relations humaines, la solidarité agissante sont, entre autres, des valeurs cardinales de l’Islam en tout lieu et en toute circonstance », a-t-il insisté. Dans ce combat, il demande aux enseignants tout comme aux enseignés de faire preuve d’engagement et de respect mutuels.

Pour le guide des Tidianes, la violence n’a pas sa place dans un monde musulman. « Je suis peiné de voir le sang couler inutilement dans le monde car Dieu nous exhorte à nous aimer les uns les autres. Nul n’a le droit de cultiver la haine sur cette terre », a-t-il fait savoir. Ce jour étant celui d’une grande fête pour la communauté musulmane, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine a félicité tous les imams, chefs religieux, familles religieuses du Sénégal mais aussi toutes les autorités. « Nous saluons le président de la République, Macky Sall et tout son gouvernement, l’Assemblée nationale, le Haut conseil de la République… », a-t-il confié. Au nom de chef de l’Etat, Abdou Ndéné Sall, Secrétaire d’Etat chargé des affaires ferroviaires, a remercié le Khalife général des Tidianes pour son engagement en faveur de la paix, de la concorde, de la stabilité, gages d’un développement durable. « Nous prions pour que Dieu vous garde encore très longtemps parmi nous », lui a-t-il lancé.

Mbaye BA

Le gouvernement du Sénégal était représenté à la prière de la mosquée « Massalikoul Djinane » par le Premier ministre Mouhamed Boune Abdallah Dionne. Dans sa communication, le Premier ministre a rendu un vibrant hommage à l’ensemble de la Ummah, « après un mois d’abstinence, de dévotion et de communion spirituelle », a-t-il dit. Il a salué la ferveur qui a prévalu tout au long de ce mois béni. Le Premier ministre a ainsi transmis un message du chef de l’Etat Macky Sall, fait de « respect et de demande de prières pour un bon hivernage ». Le chef du gouvernement a rappelé le début de la campagne électorale des législatives dans quelques jours. Il a, à cet effet, sollicité des prières pour des élections « stables, apaisées et paisibles ». M. Dionne de solliciter alors les prières « de tous les khalifes généraux, mais également celles du clergé ». Mahammad Boun Abdallah Dionne a aussi salué le message de l’imam fait de « tolérance, d’entraide, de solidarité et d’éducation ». Comme le chef de l’Etat, le Premier ministre a présenté les condoléances de la nation suite au décès du Khalife général de Pire, Elhadji Moustapha Cissé, saluant le rôle joué par le défunt Khalife « dans la formation de la conférence islamique et la diplomatie entre Etats ». Il a également rendu un vibrant hommage au défunt Premier ministre Habib Thiam. Il a loué les qualités d’un homme faite « de patriotisme, de compétence et de don de soi à la République ». Il a magnifié le rôle joué par le défunt « dans la consolidation d’un Etat de droit, sur la voie du développement, notamment le développement rural ».

O. BA

Comme tout club promu, l’ambition de Génération foot était le maintien. Mais chemin faisant, les Académiciens ont constaté qu’il était possible de brûler les étapes. Ce, d’autant que c’est à la mode depuis quelques trois saisons au Sénégal. Le dernier exemple est l’Us Gorée, champion sortant dès son retour dans l’élite après quelques années de purgatoire. A la base de cet exploit marqué par une large domination du championnat dès leur première expérience dans l’élite, l’organisation interne a joué un rôle capital.

Outre ses infrastructures, l’Académie de Deni Biram Ndao a fait la différence grâce à son approche très professionnelle. A Génération Foot, aucun détail n’est laissé au hasard dans la préparation des matches. Ainsi, le sacre est arrivé certes plus tôt que prévu, mais mérité. En tous cas, les statistiques le prouvent. Outre l’avance de 10 longueurs au sommet, ils détiennent la meilleure attaque et le meilleur buteur. D’un coup d’essai, Génération Foot a réussi le coup de maître. Pour une première expérience dans l’élite, l’équipe a fait plus que tutoyer les présumés « grands » de la classe. Après un faux pas d’entrée (1-2) à domicile, face au Casa Sports, le 5 novembre 2016, le vice-champion en titre de la Ligue 2 et second promu de la précédente saison s’est aussitôt relancé à Saint-Louis (4-3) contre la Linguère lors de la 2e journée. « Et c’est à partir de la 8e journée qu’on a commencé à y croire après notre victoire contre Gorée (2-0), le champion en titre », retient Abdoulaye Sarr, le directeur technique du club. Naturellement satisfait de la performance de ses protégés, l’ancien coach des Lions reconnaît cependant, qu’en début de saison, il ne s’attendait à ce sacre prématuré. « Vu le travail qui se fait ici, on a dit que l’objectif dans un premier temps, c’est le maintien et on a toujours travaillé ainsi. Mais, chemin faisant, on a constaté que le sacre était dans nos cordes. Et je pense que c’est un objectif assez mesuré parce qu’on ne pouvait pas arriver de la Ligue 2, trouver des équipes rompues à la tâche et décréter le titre de champion comme objectif. Ce serait vraiment trop ambitieux, voire manquer de respect au football. Le maintien, c’était dans nos cordes parce que ce que nous faisions depuis quatre ans pouvait nous permettre de penser au maintien ».

Et c’est depuis la 8e journée, quand ils ont occupé la première place que l’espoir a commencé à prendre forme, même s’ils n’entendaient pas mettre trop de pression sur les frêles épaules de leurs jeunes joueurs. En effet, malgré la suite des bons résultats enregistrés, notamment face aux ténors de la Ligue 1 dont NGB Niary Tally entre autres victimes des Académiciens, « l’objectif était toujours le maintien », d’après Abdoulaye Sarr qui se veut modeste.

Malédiction du titre de champion
Coach Abdoulaye SarrDepuis quelques saisons, le titre de champion du Sénégal ressemble à un cadeau empoisonné. C’est une malédiction pour le détenteur qui a non seulement la peine à le conserver, mais à défendre sa place dans l’élite. Les cas de l’As Pikine, de l’As Douanes sont édifiants. En attendant le cas de l’Us Gorée qui n’a pratiquement plus son destin en mains. Mais le directeur technique de Génération Foot a son analyse de cette situation. « Avec ma modeste expérience, je crois qu’on n’a pas encore des clubs assez forts. On a des joueurs talentueux, mais c’est au niveau des clubs où se situe le vrai problème. Des clubs qui, à y voir de très près, n’ont pas de vrais patrimoines et qui dépendent des infrastructures de l’Etat. Il s’y ajoute que sur le plan global, la prise en charge des joueurs sur le plan diététique pose problème ». Partant de son expérience avec le Diaraf, « un club traditionnel », il pense que les clubs ont encore beaucoup d’efforts à faire.

Avoir certes des joueurs talentueux ne saurait suffire pour être fort et aller à la conquête de l’Afrique. Ce que je remarque dans certains pays, il y a au moins une locomotive, ou deux à trois clubs qui tirent les autres vers le haut. Ce n’est pas le cas au Sénégal. Sinon avec l’avènement des centres de formation, on peut se donner de l’espoir dans ce sens, mais les centres de formation ont pour vocation de former des joueurs destinés à être expatriés. Et cela pose problème. Un champion au Sénégal, dès la saison suivante, perd tous ses meilleurs éléments. Il faut donc recommencer. Donc c’est un éternel recommencement. Alors si on n’arrive pas à stabiliser nos effectifs, je pense que ce serait utopique de penser faire du chemin en Afrique. A l’interne, il y a des problèmes à régler. Les clubs n’ont pas de patrimoine, ils n’arrivent pas à stabiliser leur effectif. Ainsi, ils n’ont pas le temps de mettre en place beaucoup plus de cohésion dans leur jeu. Alors, si le club champion n’arrive pas à conserver son effectif, même si l’entraineur reste, ce n’est pas une garantie. Les clubs qui gagnent en Afrique ont leur propre patrimoine », persiste-t-il.

Autant de préalables que son nouveau club est en train de mettre en place pour éviter non seulement de subir le même sort que ses prédécesseurs au trône, mais faire mieux en Afrique. En tous cas, il veut d’abord poser les bases du succès en partant de son « expérience en Afrique » pour réussir une campagne internationale. Dans son Académie, il assure que les pensionnaires sont dans de bonnes conditions pour réussir les meilleures performances.

« Ils sont pris en charge sur tous les plans dans un cadre social, médical », rassure M. Sarr pour justifier les performances de son équipe.
Records effacés

En plus de la domination des débats, Génération Foot est en voie de battre tous les records. Avec dix points de différence sur son dauphin, le Gfc, Génération Foot est sur un nuage. Depuis l’avènement du football professionnel au Sénégal, rares sont les champions qui ont autant survolé une édition.

A 54 points, (en attendant son dernier match de cet après-midi contre son dauphin) et une meilleure attaque forte de 49 buts et, cerise sur le gâteau, le meilleur buteur de la saison, Ibrahima Niane (16 buts) qui vise aussi un autre record, Génération Foot est un beau champion. En fait, les dirigeants ont pris l’option, à un moment donné, de sacrifier les autres fronts pour mieux se concentrer sur le championnat. Pour rappel, ils sont détenteurs de la Coupe du Sénégal en 2015 face au Casa Sports. Et pour la Ligue des champions, Abdoulaye Sarr se veut ambitieux mais il reste un peu prudent.

Il attend de réunir les moyens qu’il faut pour fixer ses ambitions. « J’attends de connaître le budget qui sera arrêté par le Conseil d’administration pour me prononcer sur ses ambitions en Afrique ».

Par Ansoumana Sambou

Le Sénégal sera bien représenté lors des 8e Jeux de la Francophonie qui se déroulent du 21 au 30 juillet prochain à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Des artistes et créateurs sénégalais, cette année, mettront en lumière la créativité sénégalaise et tenteront d’obtenir, pour la première fois, des distinctions dans 11 des 12 disciplines culturelles et de création programmées durant ces jeux. Nous présentons, ici, huit de ces 11 artistes et groupes.

Balla Ndao, sculpteur : Un génie du fer
Balla Ndao est un sculpteur autodidacte riche de plus d’une décennie de pratique. Sa particularité est qu’il ne soude pas le fer. Il l’attache de ses mains agiles. N’a-t-il pas dit lui-même ceci : « Quand je voyage, je n’apporte rien à part ma trousse ». Ce sont les faveurs du Ciel qui le guident dans ses pérégrinations. Le natif du Djolof décline sa vision du monde et délivre message universel qui part de la singularité à la généralité des choses, des êtres pour lire entre eux le néant empli de sens. La « Récréation », une de ses œuvres, en atteste largement. Récemment, l’humaniste a exposé ses œuvres sculpturales à l’espace Poulet de Gruissan à Paris. A travers « Le voyage africain », il porte un regard venu d’Afrique sur une humanité tant par ses vicissitudes que par les beautés qu’elle donne à voir. Il prépare actuellement une autre exposition en France, terre qu’il a si souvent enchantée, avec des œuvres monumentales de 7 mètres de hauteur et 12 mètres de longueur.

Mbaye Babacar Diouf, artiste plasticien : Un magicien de la calligraphie
Il fait aujourd’hui la fierté du Sénégal dans le domaine des arts plastiques. Mbaye Babacar Diouf participe actuellement à la grande exposition « Trésors de l’Islam en Afrique » de l’Institut du monde arabe à Paris ouverte jusqu’au 30 juillet prochain. Cette exposition retrace les processus de transmission et d’appropriation de l’Islam par les peuples africains. Produit de l’Ecole des Beaux-Arts de Dakar, Mbaye Babacar Diouf est titulaire d’un master de l’Institut supérieur des Arts et des Cultures (Isac) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Son travail, s’inspirant de la richesse graphique des signes, rappelle ses souvenirs d’enfance de l’école coranique. L’œuvre de Babacar est une sorte de quête d’harmonie et d’équilibre. Magicien de la calligraphie arabe, il rend hommage à cette forme d’écriture qui a permis à l’humanité de fixer son histoire dans le temps de l’éternité et de léguer un message à la postérité. Né en 1983 à Rufisque, l’artiste s’est intéressé, depuis l’enfance, au dessin, en gribouillant ses cahiers d’écolier. C’est ainsi que l’art va occuper une bonne partie de son temps. En 2010, il a tenu sa première exposition dans le cadre de la programmation « Off » de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar. Par la suite, il est invité à l’exposition « Off » de cette biennale en 2014 et dans le « In » en 2016. Membre de l’équipe nationale de karaté, le jeune plasticien comptabilise actuellement une vingtaine de médailles dans cette discipline. Mbaye Babacar Diouf représentera le Sénégal aux prochains Jeux de la Francophonie dans la discipline peinture.

Crazy Eléments, danse urbaine : Les fous « voltigeurs »
Ils ont du talent. Ils sont agiles, gracieux et ont fini de dompter leurs corps en constante métamorphose sur les scènes qu’ils déchirent de leurs prouesses. « Crazy Elements », groupe de danse urbaine qui a fusionné avec deux autres formations, a été créé en 2005. Ben-J, qui a blanchi sous le harnais, en est la figure de proue. A l’occasion du Battle national de danse hip hop organisé à Kolda en 2016, cette bande de « bateleurs » a remporté le « Battle of the year ». C’est également le premier groupe sénégalais qui a participé à la coupe du monde de break dance en Allemagne, en 2014. Aujourd’hui, ces jeunes marchent sur les plates-bandes des nations fortes de cette discipline artistique comme l’Afrique du Sud et le Maroc. Ils ont, par leur maîtrise et leur persévérance, fait découvrir au monde le génie sénégalais en la matière. Les membres de « Crazy Elements » s’emploieront sans doute à montrer toutes les facettes de leur art lors des 8e Jeux de la Francophonie qui se déroulent à Abidjan. Dans une de leurs performances, ils rendront hommage au défunt percussionniste Doudou Ndiaye Rose.

Awa Moona Yanni, chanteuse : Une voix de l’Afrique
Sa voix puissante accroche les mélomanes dès les premières secondes de sa prestation. A ce don, s’ajoute une présence, une aisance scénique devrait-on dire, qui est le prototype des grands artistes. Awa Moona Yanni dégage une énergie débordante. Elle est un talent à l’état pur. Née à Cotonou d’un père Sénégalais et d’une mère franco-togolaise, Moona évolue, depuis 2011, dans le milieu hip hop. On l’a très tôt prédestinée à une carrière musicale avec un père mécène, musicien, amateur de jazz et de musique classique. La chanteuse a été également influencée dans sa tendre enfance par divers styles musicaux à l’image du Ragtime, du Rythm and blues, de la Soul, de la variété africaine et de la World music. Moona a fait des études en droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Son passage à l’écran, en tant qu’animatrice, a été un grand succès. Après ses premiers pas à la 2Stv, elle intègre l’émission matinale de la Rts, « Kenkéliba ». La sortie d’un premier album en 2009 (« A fleurs de mots ») traçait déjà les voies du succès à ce membre du Collectif des artistes unis pour le rap africain (Aura). « J’ai l’immense honneur de représenter le Sénégal dans la catégorie chanson. Je réserve des morceaux de mon répertoire et de mon premier album (A fleurs de mots) et futur album qui sortira d’ici quelques temps », avance-t-elle. Moona va représenter le Sénégal dans la catégorie chanson. C’est son titre « Qui », s’inspirant d’une chanson du célèbre discours de Malcolm X « Who taught you to hate yourself » de son futur album, qui a été sélectionné.

Compagnie Pasytef, danse : Explorateurs de rythmes
Cette compagnie de danse, qui existe depuis 2003, est composée de 5 danseurs dont 2 filles. Elle a été créée par Pape Sy. Ces corps habiles se meuvent dans tous les univers de rythmes par leur créativité. La danse, ici, n’est pas un trivial mouvement. Elle est une idée, un message. Celui qu’ils délivreront à l’occasion des 8e Jeux de la Francophonie s’émeut de la situation de ceux qui font la manche, la quête avec leurs sébiles mais ils en donnent une signification singulière. Le geste est altier. Il ne renvoie pas à la misère routinière ambiante. Oumar Cissé, à qui l’Association de la presse culturelle du Sénégal a décerné le prix d’encouragement lors de la dernière célébration de la Journée mondiale de la danse pour la promotion de cette discipline, est le leader du groupe. Il est le formateur et directeur artistique de Dalifort danse festival. Omar Sène est passé entre les mains de plusieurs grands noms du paysage artistique sénégalais.

Mame Fara ndiaye, conteur : Sur les pas de son sage maître...
Jusqu’ici, il était peu connu du public. Mais, ce manque de visibilité n’enlève en rien au mérite et au talent de Mame Famara Ndiaye. Etudiant en Sciences juridiques et politiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il suit aujourd’hui les traces de son maître, encadreur et immense conteur sénégalais, Babacar Mbaye Ndack, par ailleurs président de l’Association des conteurs du Sénégal. Mame Famara est plongé depuis très jeune dans l’univers du conte en tant qu’élève du professeur Babacar Mbaye Ndack en Histoire et Géographique au Lycée Mame Thierno Birahim Mbacké. Néanmoins, les nuits du conte et les spectacles à Blaise Senghor éveillent davantage son amour et déchaînent sa passion pour le conte. Candidat du Sénégal dans la catégorie « Conte et conteurs », Mame Fara Ndiaye va présenter un conte sur le leadership des enfants.

Mohamed Mbougar Sarr, écrivain : Une plume rafraîchissante
Mouhamed Mbougar Sarr est ce jeune écrivain de moins de trente ans à la plume rafraîchissante et mature. L’auteur de « Terre Ceinte », son premier roman qui a reçu plusieurs distinctions internationales, a fait ses études secondaires au Prytanée militaire de Saint-Louis et des études supérieures à l’École des hautes études en sciences sociales. Sa nouvelle « La cale » a reçu le prix Stéphane-Hessel en 2014.

Ndèye Fatou Thiam, photographe : Œil magique
De son nom d’artiste Ina Makosi, Ndèye Fatou Thiam est photographe-vidéaste et manager de projets notamment Urban Doc qui est le premier centre de documentation en hip hop et cultures urbaines et Urban Women Week, un festival dédié aux femmes s’activant dans les cultures urbaines. Par l’image, cette talentueuse photographe consigne la mémoire du hip hop sénégalais et en livre une vision à la fois poétique, fragmentée et réaliste. L’image est, ici, voyage. Elle « piste » les scènes, ceux qui la font et enchantent par leur art.

Mais aussi...
Les autres représentants du Sénégal lors de ces 8e Jeux de la Francophonie sont l’Ong Concept de Malick Faye dans la discipline Création pour le développement durable, Mouhamadou Moustapha Diop pour la Création numérique et Moctar Ndiaye Dicko en jonglerie avec ballon (free style ball)

Par Ibrahima BA et Alassane Aliou MBAYE (Photos : Pape SEYDI)

Dans un communiqué, le Trésor annonce que tous ses guichets, à travers le Sénégal, seront exceptionnellement ouverts ce samedi en perspective de la célébration de la Korité. selon le document, 44,9 milliards de FCfa ont été payés au titre des salaires, durant la journée d’hier,. « Le paiement des pensions de retraite est effectif depuis le mardi 21 juin. L’État à également payé des loyers au titre des bâtiments conventionnés pour un montant de 2 milliards de FCfa », rapporte la même source. Hier, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan annonçait le démarrage du paiement des pensions de retraite. Cette mesure, note-t-on, vise à permettre aux vaillants ex-travailleurs, de passer une bonne fête de l’Aid-El-Fitr communément appelée « Korité ».

M. G.

En bravant la canicule ambiante qui sévit ce vendredi, à Dakar, pour faire ses emplettes au marché  Castor, à quelques jours de la Korité, Ramatoulaye Guèye pensait faire de bonnes affaires. Hélas ! A sa grande surprise, les prix de certaines denrées ont flambé. Elle se lance alors dans d’âpres marchandages face à des commerçants durs en négociations et peu enclins à faire des concessions comme Issa Diop, vendeur de poivrons. « Si le poivron vert coûte cher, c’est parce que le prix appliqué bord champ l’est aussi. Sans oublier le coût du transport car je m’approvisionne à Mboro », se justifie le jeune commerçant. Finalement, il concède une réduction de 50 FCfa à sa cliente Ramatoulaye. Elle débourse 750 au lieu de 800 FCfa pour le kg de poivron vert. Et pourtant, renseigne cette mère de famille, la quarantaine, il y a encore quelques jours, le kilogramme de ce condiment s’échangeait contre 500 FCfa. Une hausse de près de 40 % qu’elle a du mal à comprendre et qu’elle est pourtant obligée de débourser. « Je ne peux pas me passer du poivron car c’est un condiment essentiel pour le repas de la Korité. Je suis donc obligée de l’acheter à ce prix. De toute façon, c’est toujours la même situation à la veille des fêtes religieuses. Les prix augmentent », regrette-elle, en se faufilant entre les dédales du marché Castor.

Un marché qui, cet après-midi de forte chaleur, n’enregistre pas une grande affluence. Mais pour passer entre les étals achalandés, il faut parfois jouer des coudes du fait de l’étroitesse des lieux. Ici, comme à chaque veille de fête religieuse ou d’un grand événement, les prix des denrées connaissent une hausse vertigineuse.

Le sac de pomme de terre passe 6.000 à 11.000 FCfa
C’est le cas pour la pomme de terre. Le sac, selon Nafissatou Ndir, une cliente désemparée trouvée dans la boutique du grossiste Assane Lô, est passé du jour au lendemain de 6.000 FCfa à 11.000 FCfa. Le prix du sac de 50 kg d’oignon a connu la même tendance haussière passant de 4.500, il y a deux semaines, à 7.500 FCfa, toujours selon elle. S’il ne trouve pas d’explication à la hausse du prix de l’oignon, pour celui de la pomme de terre par contre, le grossiste semble avoir des arguments. « La vérité, c’est qu’il n’y a même pas de pommes de terre sur le marché. Cela s’explique par le fait que le seul producteur local actuel est en rupture de stock. Il avait assuré pouvoir approvisionner le marché suffisamment, malheureusement une partie de son stock a pourri. Alors que les importations avaient été arrêtées par les autorités », explique Assane Lô. Devant sa boutique, un petit stock de pommes de terre à moitié altérées est écoulé à vil prix. Malgré la qualité douteuse du produit, Awa Fall a préféré s’approvisionner quand même. « Il y a risque de pénurie, donc vaut mieux me contenter de cela », dit-elle, avec un sourire un peu forcé. Pour elle, il est temps que les autorités régulent les prix à la veille des fêtes. Le diktat des prix des commerçants sonne à ses yeux, comme un chantage qui ne dit pas son nom. « Ils savent que nous n’avons pas le choix alors ils font ce qu’ils veulent », ajoute-t-elle.

Comme l’oignon et la pomme de terre, d’autres condiments qui entrent dans la préparation du repas de la Korité ont vu leur prix augmenter. C’est le cas de l’ail. Et le prix varie selon qu’il est égoussé ou non. Selon le commerçant Abdou Ndiaye, le kilogramme d’ail égoussé coûte 3.000 FCfa, le non égoussé coûte 2.500 FCfa. A l’en croire, cette hausse du prix de l’ail est intervenue bien avant l’approche de la Korité. Le kilogramme de poivre s’écoule à 4.800 FCfa alors que celui du piment à 3.500 FCfa. « Les prix de ces deux condiments sont restés stables », confie le commerçant. Pour son compère Dieng Salla, la hausse des prix est de la faute des grossistes qui, du jour au lendemain, les augmentent. « Nous sommes alors obligés de répercuter la hausse sur le prix de revente », se défend-il. Et pourtant, si l’on en croit Mamadou Bâ, vendeurs de légumes, il y a certains produits qui ont même connu une baisse. Il cite la carotte dont le prix est passé de 700 à 600 FCfa et du navet qui est passé de 850 à 800 FCfa. En homme d’expérience, ce commerçant d’origine guinéenne fait remarquer que les hausses les plus importantes sont constatées plus à la veille de la Tabaski qu’à la veille de Korité. Petite ou pas, ce qui est constant, c’est qu’il y a hausse des prix des denrées au grand bonheur des commerçants, mais au grand dam des consommateurs.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le permis à points sera bientôt introduit au Sénégal. L’annonce a été faite hier par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane. C’était lors de la cérémonie de signature de la Convention de Concession pour la production et la gestion des titres de transport routier biométriques sécurisés ainsi que la production et la pose de plaques d’immatriculation sécurisées.

Dans six mois, les automobilistes sénégalais seront tous munis d’un permis à points. Si l’on en croit le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. La concession intégrale confiée au groupement Gemalto/Face Technologies comprend le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation, la maintenance, la gestion, la formation et le transfert de compétences aux agents de l’Etat. Selon le ministre Mansour Elimane Kane, l’investissement sera intégralement pris en charge par l’opérateur privé pour un peu plus de 9 milliards de FCfa TTC. Ce dernier se rémunérera sur les recettes perçues de l’exploitation et versera à l’Etat du Sénégal une redevance annuelle d’exploitation de 16% sur le chiffre d’affaires.

Pour garantir l’acceptabilité sociale du projet, le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres a fixé des tarifs plafonds pour chaque catégorie de titres et plaques d’immatriculation. « Ces tarifs, hors droits de timbres, qui permettront la rémunération de la concession seront applicables pour les opérations de renouvellement et les nouvelles demandes. Pour l’essentiel, ils sont équivalents aux tarifs actuels. Par ailleurs, le projet tient compte de l’implication parfaite du secteur privé national évoluant dans le domaine », a-t-il précisé. La phase opérationnelle de production des nouveaux titres de transport routier et plaques d’immatriculation démarrera six mois après l’approbation du contrat par le ministère en charge des finances.

Cette période de six mois avant la production des premiers titres sera mise à profit pour dérouler une vaste campagne de communication en vue de la sensibilisation de tous les acteurs concernés et du grand public.

Le ministre Mansour Elimane Kane a indiqué que cette convention entre dans le cadre des réformes pour l’assainissement et la performance du processus d’immatriculation des véhicules, l’amélioration de l’état du parc de véhicules automobiles par la modernisation des contrôles techniques périodiques en s’appuyant sur l’extension et la modernisation de l’activité. Le ministre a aussi expliqué que la mise en place du permis à points permettra, dans le cadre de la numérisation et de la sécurisation des titres de transport du processus d’examen, de délivrance et de gestion de ce document, la sécurisation des recettes fiscales de l’Etat par la réduction de la fraude.

Mansour Elimane Kane a précisé que des études ont été menées avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’amélioration des transports et de la mobilité urbaine (Patmur). C’est ainsi qu’il a été proposé la numérisation et la sécurisation des titres de transport routier, la sécurisation des plaques d’immatriculation.

17 sites de gestion et 850 terminaux de vérification
Ce projet a fait l’objet d’un appel d’offres international portant sur une concession intégrale pour la mise en place d’un nouveau système d’information avec une plateforme logicielle moderne, ouverte et évolutive permettant de prendre en charge tous les processus liés aux transports routiers. Ce système sera couplé à une plateforme intégrée d’enrôlement et de production des titres de transport et plaques minéralogiques sécurisés. Le ministre a souligné que ces deux composantes du projet seront intégrées de façon à couvrir l’ensemble des besoins de l’Administration des transports routiers. Le nouveau système, baptisé Administration des véhicules et des conducteurs (Avec) mettra en relation les différents acteurs et vice versa la modernisation et l’amélioration des prestations de services. Il aura comme conséquence l’alignement sur les standards internationaux en matière de processus de délivrance des titres de transport fiables et sécurisés, la célérité dans le traitement des dossiers indépendamment du lieu de résidence du citoyen, la création d’une synergie entre les différents acteurs du secteur (transporteurs, concessionnaires de véhicule, auto-écoles, centres de visite technique, police, gendarmerie...), le renforcement de la sécurité routière par le suivi rigoureux des infractions au Code de la route grâce à l’introduction d’un dossier portable sur les permis de conduire à points et les cartes grises. Les corps de contrôle auront un accès instantané aux données encodées et pourront procéder à l’enregistrement immédiat des infractions.

En outre la plateforme de production et de gestion permettra la collecte des données biométriques, la personnalisation et la gestion de tout le cycle de vie des titres et plaques d’immatriculation sécurisées.

De son côté, Charles Mevaa, vice-président Afrique de Gemalto, a révélé que sa structure travaille à produire trois millions de titres sous huit formats. Ce qui constitue une véritable révolution dans la gestion du transport qui place le Sénégal dans une position avant-gardiste. Gemalto a aussi annoncé l’implantation de 17 sites de gestion à travers le pays. 850 terminaux de vérification seront aussi livrés aux différents services compétents. Au total, les forces de sécurité recevront 2.000 équipements pour mener à bien leur mission de contrôle et de prévention des accidents.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Lancés officiellement en décembre dernier, les travaux du Train express régional (Ter) ont commencé sur le terrain. L’Apix a organisé, hier, une visite des chantiers des plateformes physiques en cours de réalisation entre Diamniadio et Bargny.

La plateforme de Diamniadio et ses nombreux chantiers sortent de terre comme des champignons. Sur le bas-côté de la bretelle reliant l’autoroute à péage et la route nationale, après les chantiers du marché d’intérêt national et la gare des gros porteurs, un grand panneau se détache du décor de baobabs géants et d’arbustes brûlés. Il fournit des informations sur l’infrastructure qui devrait sortir de terre dans douze mois : la Gare emblématique de Diamniadio, c’est-à-dire le terminus de la première phase du projet Train express régional (Ter).
D’un point de vue architectural, cette future gare a quelques similitudes avec le Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad). « Cette gare sera une plateforme moderne en cohérence avec les lignes architecturales des projets en cours à Diamniadio», indique Mountaga Sy, le Directeur général de l’Apix. Il conduisait, hier, une visite de chantier et d’informations à l’intention des journalistes. « La gare respectera les lignes architecturales de tout ce qu’on peut actuellement faire de mieux dans le domaine ferroviaire», explique-t-il.
L’entreprise Getran, déjà assez active dans la plateforme de Diamniadio, a gagné ce marché. Une fois les études techniques et les études de sol terminées, le chantier va démarrer, le 1er août prochain, assure le Directeur général de l’entreprise Mar Thiam. Les engins sont positionnés pour le nettoyage et le nivellement du terrain du site qui s’étend sur 5 hectares. « La gare s’inscrit en droite ligne de toutes les conceptions de gares modernes. Au-delà de l’aérogare, nous aurons toute une série de servitudes tout autour. Un parking de longue durée, un parking départ-minute et des parkings dédiés aux taxis et aux autobus », ajouté M. Thiam.

Les travaux dureront 26 mois
Si les travaux de la gare de Diamniadio démarrent en fin juillet, le tracé que devra emprunter le Ter, lui, commence à se dessiner. Le chantier fait face au site de la future gare de l’autre côté de la route bitumée. Des camions chargés de latérite s’y dirigent dans un ballet incessant. Sur les lieux, les travaux vont bon train dans un ronronnement assourdissant des machines. Ici, on décape le sol, là, on pose la latérite, de l’autre côté, on fait le terrassement. En une semaine, cinq kilomètres de pistes carrossables ont été achevées sur les 12 km du linéaire prévu. A côté, sera installée la base de chantier sur 3 hectares. Elle accueillera tous les engins et matériaux. Quant à la base de vie, elle est située à l’opposé du chantier près du Parc industriel. Un bâtiment d’un étage où logeront près de 200 ingénieurs des différents groupements titulaires des marchés est presque achevé.

Ces plateformes en cours de réalisation se situent entre Diamniadio et Bargny. L’Apix a pris l’option de commencer le chantier du Ter par ce tronçon car cette zone a une faible densité de populations. La première phase du Ter va de Dakar à Diamniadio pour une longueur de 36 km. Les travaux dureront 26 mois. La seconde phase reliant Diamniadio à l’Aéroport international Blaise Diagne porte sur 19 km. Au total, le tracé du Ter qui est parallèle à celui du chemin de fer s’étale sur 55 km. Il comprendra 14 gares-haltes et des abris-bus. Il y aura des murs de clôture en béton armé dans les zones urbaines à forte densité de populations et des grillages de protection dans les zones moins densément peuplées. Tous les passages à niveau seront fermés et des ouvrages de franchissement (ponts-route, pont-rail) de 200 mètres de portée seront construits pour assurer la continuité du trafic routier. En fonction du point de jonction, le niveau de modernité des gares ne sera pas le même parce qu’il y aura des gares multimodales à Dakar, Diamniadio et Aibd. « Ces gares seront l’épine dorsale du transport de masse de Dakar. On conserve aussi la voie fret de même que le train de transport de marchandises jusqu’à 38 km », confie Mountaga Sy.

L’entretien du Ter sera assuré par la création de deux bâtiments de maintenance. Le premier, situé à Rufisque, aura en charge l’entretien de l’infrastructure. Le second, situé à Colobane, se chargera de la maintenance du matériel roulant. Le projet Ter tenant à conserver le patrimoine ferroviaire existant, il sera rénové à l’identique les gares emblématiques de Dakar et de Rufisque. La réhabilitation de ces deux gares portera la signature de Eiffage Sénégal.

Le Ter est composé de 15 trains de quatre rames pouvant accueillir chacun 565 passagers. Il transportera jusqu’à 115.000 passagers par jour, desservant les centres urbains les plus denses de Dakar en moins de 45 minutes, à une fréquence de passage d’un train toutes les quinze minutes. Pas moins d’une dizaine d’agglomérations se trouvant sur le tracé de l’actuel chemin de fer (Colobane, Hann, Pikine, Thiaroye, Yeumbeul, Keur Massar, Rufisque etc.,) seront traversées par le Ter.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Awa Marie Coll Seck, a annoncé l’arrivée, en fin juin, de trois appareils de radiothérapie. Les deux sont destinés à l’hôpital « Dalal Jamm » et le troisième à l’hôpital Aristide Le Dantec. Les trois appareils sont actuellement dans le bateau en direction du Sénégal.

Les personnes atteintes de cancer peuvent pousser un ouf de soulagement. Ces dernières qui ont souffert de la panne de la radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec vont, dans quelques semaines, pouvoir bénéficier de soins adéquats. En effet, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, hier, à Dakar, l’arrivée, en fin juin, de trois appareils de radiothérapie. « Nous avons promis aux Sénégalais que ces appareils arriveraient en fin juin. C’est chose faite. Ils seront là dans quelques jours », a informé Awa Marie Coll Seck, rappelant qu’une équipe d’inspection est partie en Belgique et Autriche où sont fabriqués ces appareils pour vérifier leur qualité. Ils ont été fabriqués entre trois et quatre mois.

Arrivés au Sénégal, deux de ces appareils seront acheminés à l’hôpital « Dalal Jamm » de Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise, où ils seront testés et montés. Selon le Pr Seck, ces tests prendront trois semaines ou un mois. « Mais, nous avons promis de mettre à la disposition des Sénégalais ces appareils à la fin de ce mois, nous le ferons », a-t-elle insisté. Le ministre a indiqué que l’hôpital Aristide Le Dantec recevra son appareil de radiothérapie. Cependant, il se pose dans cet Etablissement public de santé (Eps) une difficulté, parce qu’il faut retirer la bombe à Cobalt avant d’installer le nouvel appareil. « Nous allons tout faire pour que cela se fasse en mi-juillet », a assuré Mme Seck qui a affiché toute sa volonté de mettre à la disposition des Sénégalais ces trois appareils de radiothérapie. « Avant la fin de l’année, nous aurons tout ce qu’il nous faut en matière de radiothérapie », a-t-elle indiqué, informant que, durant la panne de la radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec, 60 malades ont été évacués au Maroc où ils ont été pris en charge gratuitement. Un autre groupe de malades ira au Maroc pour les mêmes soins après la Korité.

E. KALY

Madame Lise Filiatrault, ambassadeur du Canada au Sénégal, a effectué une visite de courtoisie, hier, au Soleil. Venue échanger avec le directeur général, Cheikh Thiam, sur le 150ème anniversaire du Canada et des 55 ans de coopération entre le Sénégal et notre pays, en présence du coordonnateur général des rédactions Ibrahima Mbodj et du rédacteur en chef central Daouda Mané, Madame Lise Filiatrault estime que les relations de coopération entre le Sénégal et le Canada sont excellentes, voire très riches.

L’ambassadeur du Canada au Sénégal a, d’emblée, indiqué être venue rencontrer les journalistes du Soleil dans le cadre du 150ème anniversaire du Canada célébré sur toute l’année 2017. « On célèbre également 55 ans de coopération entre le Sénégal et le Canada. Les thèmes que l’on célèbre, cette année, c’est l’inclusion et la diversité. « Sur ce point, nos échanges ont montré que ce sont des valeurs qui sont très partagées avec le Sénégal où l’on note l’importance de la diversité », a dit l’ambassadeur. Elle a ajouté que « la jeunesse est un autre thème du 150ème anniversaire et encore une fois je pense qu’on partage avec le Sénégal cette envie d’investir sur la jeunesse, de faire en sorte qu’elle s’investisse dans nos pays mutuels, car c’est notre futur ». Elle a poursuivi : « un autre thème, c’est l’environnement et là aussi, on voit beaucoup d’enjeux sur la scène mondiale et le Canada souhaite collaborer avec des pays comme le Sénégal face aux changements climatiques ». Aussi, va-t-il être question, au sujet des thématiques à débattre de la réconciliation avec les peuples autochtones à l’occasion de ce « jour du drapeau » du 1er juillet, où de nombreuses activités, festivités sont prévues, notamment au Canada.

Interpellée à cette occasion sur les relations de coopération entre nos deux pays, elle a estimé : « je pense que nos relations de coopération sont excellentes. En fait, elles sont très riches. Je vois, chaque jour, comment elles se développent davantage. Je dirais que nos relations sont très diversifiées ». Rappelant qu’au départ, il y a 55 ans, qu’on était très connu pour notre coopération en matière d’éducation, elle a fait savoir que maintenant, on collabore sur beaucoup de domaines, notamment au point de vue commercial et aussi diplomatique. « Nous sommes des partenaires sur la scène internationale avec les Nations-Unies, avec la Francophonie. Notre coopération a beaucoup évoluée aujourd’hui et je compte bien renforcer ce partenariat. Il y a beaucoup d’ouvertures ici, il y a la cohabitation, la tolérance. Sur le plan des valeurs, on a beaucoup en commun. Il y a vraiment une similitude dans le respect de l’autre », a-t-elle martelé. Sur les perspectives de partenariat, elle a souligné : «nous avons rappelé le fait qu’il existe aussi un journal « Le soleil » au Canada. Il est dans la ville de Québec. Et l’on a rappelé qu’il existait déjà un jumelage entre ces deux journaux ». Tout au plus, « alors on verra ce que le futur pourra apporter en termes de collaboration à ce niveau », a-t-elle conclu.

Amadou DIOP

Le Comité de suivi du numéro d’identification nationale des entreprises et associations (Ninea) a tenu, hier, sa toute première rencontre qui officialise le démarrage de ses activités après plus de 30 ans de léthargie.

Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a installé, hier, le Comité de suivi du Numéro d’identification nationale des entreprises et associations (Ninea). Cet organe qui a été mis en place en 1986 dans la foulée de l’adoption du décret créant le Système d’immatriculation unique et le Répertoire national des entreprises et associations (Rnea) n’a pas jusqu’ici été opérationnel alors en tant qu’organe de supervision, il est chargé de renforcer la coordination des actions menées par les services et organismes associés à la gestion du répertoire national des entreprises et associations ; d’apprécier le fonctionnement dudit répertoire et de faire recommandations en vue de son amélioration. L’autre organe de supervision, à savoir le Comité des associés chargé de la gestion des répertoires était également dans la torpeur. Elle n’a tenu ses deux premières réunions qu’aux mois de mars et juin 2017.

En effet, pour un bon fonctionnement du dispositif, les membres du Comité de suivi devraient se réunir au moins une fois par semestre et ceux du Comité des associés au moins une fois par trimestre. Ce qui n’est pas le cas. Du coup, depuis plus de 30 ans, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) à qui la gestion du système d’immatriculation a été confiée, n’a pas été en mesure d’imposer ce numéro unique.

Pour le Directeur général de l’Ansd, Ababacar Sédikh Bèye, la formalisation et la redynamisation de ces deux cadres de gouvernance, notamment le Comité de suivi, est un grand pas vers l’opérationnalisation du système de gestion du Ninea. « Le Comité de suivi a un rôle essentiel pour l’atteinte des objectifs assignés au Ninea à savoir une identification fiable des unités exerçant au Sénégal et la facilitation des échanges entre administrations au sujet desdites unités », a-t-il dit, avant de relever que sur les 800.000 entreprises recensées l’année dernière par l’Ansd, seule la moitié, soit 400.000 sont répertoriées.

Fahd Ndiaye, chef de la Division des statistiques économiques à l’Ansd a indiqué qu’au-delà de l’immatriculation, le plus important, c’est la possibilité pour l’administration d’avoir des informations assez complètes sur les entreprises. « Ces unités sont-elles en train d’exporter ? Sont-elles en train d’importer ? Sont-elles en train de s’agrandir ? D’avoir des effectifs en plus ? Pour avoir toutes ces informations, il faut que toute l’administration puisse se parler autour d’un seul numéro. D’où la pertinence du Ninea », a-t-il expliqué.

Dans son exposé, le statisticien a noté plusieurs contraintes qui expliqueraient la non-opérationnalité du système d’immatriculation. Il s’agit, entre autres, du défaut de financement de la modernisation des systèmes d’information des administrations, du manque de coordination entre les acteurs, etc. M. Ndiaye affirme que « tant que les systèmes d’information ne sont pas informatisés, les niveaux souhaités de fluidité et de systématicité des échanges ne seront pas atteints ». Ainsi, l’une des conséquences les plus remarquables de cet état de fait est la lourdeur des formalités administratives pesant sur les usagers devant fournir les mêmes documents en plusieurs exemplaires, en plusieurs endroits de la chaîne d’immatriculation.

Néanmoins, si l’on en croit Mme Gnagna Sow du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, ces contraintes sont en train d’être levées. « Un important exercice est en cours au sein du ministère avec la création de la plateforme Ninea à l’Ansd qui consacre le principe du créateur unique et des utilisateurs multiples. Il y a également la mise en œuvre de la plateforme de croisement des données qui permet aux différentes administrations de partager les informations », a-t-elle déclaré. Mme Sow a invité les membres du Comité de suivi à tout mettre en œuvre pour le fonctionnement optimal de cet organe car, a-t-elle soutenu, « pour disposer d’une administration performante et efficiente, l’une des principales réformes est l’identification fiable et exhaustive des unités exerçant dans notre pays ». Elle a appelé aussi à l’amélioration de la plateforme d’interconnexion et les flux d’échanges entre les administrations en vue de disposer d’un système cohérent et intégré.

Elhadji Ibrahima THIAM

La Commission électorale nationale (Cen) en charge de l’organisation des élections a proclamé hier les résultats provisoires issus des élections générales de représentativité des centrales syndicales de travailleurs organisées le 30 mai dernier. Selon un communiqué de presse, la Cen s’est réunie les mardi et mercredi, pour procéder au recensement des votes et à l’exploitation des procès-verbaux issus des travaux de Commissions électorales départementales (Ced). A la fin du décompte des voix, la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) arrive en tête avec 26.196 voix, soit 36,51% des suffrages. Vient respectivement en deuxième, troisième et quatrième position l’Unsas : 14.304 voix (19,94%), la Csa : 8442 (11,77%) et la  Cnts/Fc : 7.348 (10,24%).

Les résultats définitifs des élections sont proclamés par arrêté du ministre chargé du Travail après épuisement des voies de recours. Les centrales syndicales de travailleurs ayant participé à l’élection peuvent introduire, dans un délai de 5 jours, un recours en annulation devant la Cour d’Appel de Dakar, souligne l’arrêté de proclamation.

M. S. DIAKHATE

Pour mettre en application la politique de collecte, de conservation et de diffusion des chefs d’œuvre du patrimoine immatériel sénégalais, le ministère de la Culture et de la Communication a édité, sous forme de Cd, une anthologie des œuvres majeures de Samba Diabaré Samb. Elle a été présentée, hier, lors de la cérémonie officielle de la célébration de la 36e édition de la fête de la musique.

Celui qu’on appelle le « maître du Xalam », à juste titre, Samba Diabaré Samb, ne faisait pas que déclamer des poèmes épiques et distiller des notes en l’honneur de ceux qui ont rehaussé la fierté des peuples noirs. Il exaltait des valeurs fondamentales. Les autorités publiques, à travers la Direction du patrimoine culturel et la Direction des arts, ont consigné ce pan de la mémoire collective dont l’auteur de « Lagiya » était porteur avec l’édition d’une anthologie de 12 titres dont une histoire du xalam qu’il aimait à dompter. Elle est accompagnée d’un livret, co-écrit par Ibrahima Wane et Massamba Guèye, qui renseigne sur la vaste culture de Samba Diabaré Samb. Il y est expliqué que ce volume, qui paraît cinquante ans après le premier disque de celui que feu Ndiaga Mbaye a appelé le « père des ndaanaan », est un legs impérissable. C’est le produit des dernières sessions de studio de Samba Diabaré Samb qui y propose quelques-uns des titres emblématiques ayant marqué sa carrière et sa vie.  

Le titre « Lagiya » immortalise le guerrier peul Samba Guéladjégui alors que « Saaraba » fait référence à cet endroit mythique habitant l’imaginaire de valeureux hommes. « Taara » est un hymne à la piété et à l’érudition dédié au conquérant El Hadji Oumar Tall. Celui que la réalisatrice Laurence Gavron a nommé le « gardien du temple » dans le documentaire qu’elle lui a consacré nous transporte dans un air bambara avec « Dombaa » composé en l’honneur des cordonniers. Cette anthologie comporte également des morceaux comme « Naani », « Jangaake », « Mariyaama Janke », « Mamadu Falike », « Dugaa » et « Usmaan Naar ». Samba Diabaré Samb, aujourd’hui agé de 93 ans,  revisite l’histoire des hommes et des peuples pour fixer dans les consciences le cheminement collectif.

Musique Traditionnelle
Le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang, présidant la cérémonie d’ouverture de la célébration de la 36e édition de la fête de la musique, a bien raison de dire qu’il est « un des ambassadeurs de la musique traditionnelle sénégalaise, un virtuose qui fait la fierté de toute une nation. Il est un témoin et gardien de nos traditions, trésor vivant de notre culture. L’amour du pionnier pour la musique et l’humanisme ne sont plus à démontrer ». En restituant à travers des titres emblématiques la quintessence d’une œuvre monumentale et magnifique, l’album de Samba Diabaré Samb revisite, à ses yeux, la trajectoire d’un instrumentiste, historien et chanteur d’une dimension et d’une virtuosité exceptionnelle. La conception de cette production a été entamée depuis 2006, l’année où un comité pour lui rendre hommage a été créé. La direction du patrimoine a alors compris l’enjeu de cette sauvegarde et a choisi de réaliser cette anthologie. Plus qu’un témoignage de son génie, de sa culture, c’est « une belle manière de mettre notre musique à la disposition de nos enfants pour qu’ils ne se nourrissent pas d’un autre imaginaire, d’un autre discours. Il a représenté les valeurs qu’il a chantées », confie le conseiller culturel du président de la République, Massamba Guèye. Il lui semble nécessaire de regrouper toute notre production pour que les générations d’aujourd’hui et de demain puissent avoir une mémoire et de s’atteler à trouver les moyens de produire des œuvres de cette ampleur.

Une renaissance des archives culturelles, c’est justement ce qu’a proposée Ousmane Sow Huchard, Pca du Musée des civilisations noires pour prendre en charge la question du patrimoine culturel.         

Alassane Aliou MBAYE

Le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, hier, à l’unanimité une résolution saluant le déploiement d’une force africaine pour combattre les jihadistes dans la région du Sahel.

Le projet de résolution, élaboré par la France, a été accepté par la totalité des quinze membres du Conseil, après que Paris et Washington sont parvenus à trouver un accord sur son contenu. Le texte salue le déploiement du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso), mais sans toutefois délivrer un mandat de l’Onu à cette force chargée d’une mission spéciale de contre-terrorisme dans la région. Il demande aussi au secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, de rendre compte, dans les deux mois, au Conseil des «problèmes rencontrés et d’autres mesures qui pourraient éventuellement être envisagées» à l’avenir, y compris un éventuel financement.

Sur ce dernier point, l’Union européenne a annoncé, le 5 juin, une aide de 50 millions d’euros, disant vouloir montrer l’exemple «aux autres partenaires du G5 Sahel».

Mais, selon des diplomates, les Etats-Unis et le Royaume-Uni rechignent à affecter des fonds onusiens à l’opération. Principal contributeur aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, Washington souhaite serrer drastiquement les cordons de la bourse depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. La résolution précise qu’une conférence des donateurs sera organisée «rapidement» tout en relevant néanmoins qu’il «incombe (aux pays du G5) de donner à (leur force) les ressources dont elle a besoin». L’ambassadeur de France auprès des Nations unies, François Delattre, a insisté sur le caractère unanime du vote au Conseil, estimant que cela démontrait «un soutien politique maximum» à la force du G5 Sahel. «Au moment où le terrorisme frappe partout dans le monde, nous ne pouvons pas laisser le Sahel devenir un nouveau refuge pour les organisations terroristes du monde entier», a-t-il commenté. «Au Sahel, c’est notre sécurité à tous qui est en jeu, pas seulement les pays du G5».

De son côté, l’ambassadeur du Mali, Issa Konfourou, a plaidé devant le Conseil pour un «soutien plus conséquent» afin d’assurer un fonctionnement efficace de la force.
Les chefs d’état-major de cette force ont approuvé, en mars, un plan prévoyant des effectifs de 5000 militaires, policiers et civils, mais ils ont récemment exprimé leur ambition de les porter à 10.000, sans autre précision.

Elle sera basée à Bamako, comme la mission de l’Onu, la Minusma, mais sous un commandement séparé dirigé par le général Didier Dacko, précédemment chef d’état-major de l’armée malienne. Elle devra aussi se coordonner avec l’opération française Barkhane, dans la bande sahélo-saharienne, une zone aussi vaste que l’Europe.

AFP

 

En sa qualité d’Autorité organisatrice et régulatrice de l’offre et de la demande de transport à Dakar, le Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD) a signé, le Mercredi 06 juin 2017, avec la Société de transport Dakar Dem Dikk, une nouvelle Convention qui porte sur la mise en concession de l’exploitation de lignes structurantes de transport public de voyageurs par autobus dans la région de Dakar. L’étendue de la concession, portée par le cahier des charges annexé à la convention, est constituée par l’ensemble des lignes situées dans le Périmètre de Transport Urbain de l’agglomération de Dakar. La consistance des services est définie par des itinéraires, des arrêts, des horaires, une amplitude de service, des fréquences, ainsi qu’une offre définie en kilomètres commerciaux.

Ce contrat va permettre d’aller encore plus loin, afin d’apporter plus de services, plus de présence humaine et plus d’offres aux voyageurs. L’amélioration des services met tout particulièrement l’accent sur une régularité en hausse avec le respect des horaires programmés, les conditions d’exploitation du réseau en cas de perturbation et le comportement du personnel naviguant. Dans le but d’améliorer l’accessibilité aux transports en commun, le CETUD a validé la mise en service de 13 nouvelles lignes afin de tenir compte des conclusions de la dernière enquête ménage et déplacement réalisée en 2015. En effet, ce nouveau maillage permettra de mieux répondre à la demande de transport public sur des zones qui, jusque-là, étaient difficiles d’accès. L’occasion a été saisie par les Directeurs Généraux des deux structures, MM. Thierno Birahim AW du CETUD et Moussa DIOP de Dakar Dem Dikk, pour rappeler la nécessité de travailler en synergie pour assurer un service de transport de qualité dans les meilleures conditions de sécurité et de confort des usagers. Le CETUD a profité de l’occasion pour échanger avec DDD sur la restructuration du réseau métropolitain de transport en commun en perspective, avec l’arrivée de deux modes capacitaires : le Train Express Régional et les Bus sur Voies Réservées (Bus Rapid Transit). Pour ce dernier, la Banque Mondiale a approuvé son financement le 25 mai dernier. La modernisation du système de transport à Dakar est un des objectifs de la Lettre de Politique des Déplacements urbains (LPDU) élaborée en 2014. Ce document actualise les orientations de l'Etat du Sénégal contenues dans la Lettre de Politique du sous-secteur des Transports urbains de 1996. La LPDU participe à la réalisation des objectifs du Plan Sénégal Emergeant (PSE). En matière de transport, l’objectif global est l’avènement d’une économie compétitive en vue d’un développement humain durable.

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