A LA UNE (1469)

Si les délais sont respectés, les travaux de drainage des eaux pluviales à Sédhiou seront achevés avant le début de l’hivernage, selon le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye. Financé dans le cadre du Bci (Budget consolidé d’investissement), ce projet s’ajoute à une batterie de mesures prises par l’État pour apporter des solutions aux problèmes d’accès à l’eau et d’assainissement de la capitale du Pakao.

La place de l’indépendance de Sédhiou a renoué, cet après-midi du 27 avril, avec les foules en liesse. Ceci, malgré la forte chaleur qui règne en cette fin du mois d’avril dans la capitale du Pakao. Derrière leur maire, Abdoulaye Diop, les populations sont venues nombreuses magnifier l’action du gouvernement concernant le lancement des travaux de drainage des eaux pluviales de la commune. Car depuis longtemps, Sédhiou est confrontée non pas aux inondations, mais plutôt aux ravinements créés partout dans la ville par les eaux de ruissellement. Dès lors, les populations étaient confrontées à des accidents, à la destruction des infrastructures et de leur cadre de vie et surtout à la profanation des cimetières.
Pour le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, qui a effectué, le 27 avril 2017, une visite à pas de charge dans cette région sud du pays, tous ces désagréments ne seront que de vieux souvenirs pour les populations. « D’un coût de 1,3 milliard de FCfa, ce projet va permettre la réalisation d’environ 5 km de canaux de drainage des eaux pluviales et ainsi contribuer à protéger les populations contre les inondations, faciliter la mobilité urbaine et sécuriser le cimetière des eaux de pluies », a-t-il déclaré.
Selon lui, ce projet est une composante du Programme décennal de lutte contre les inondations initié par le président Macky Sall dès 2012. Son objectif, a rappelé le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, est d’apporter des « solutions durables » aux problèmes d’inondation que rencontraient les populations du Sénégal, aussi bien celles de la capitale que des régions.

750 nouveaux branchements sociaux
En plus de ces travaux de drainage des eaux pluviales, l’Onas (Office national de l’assainissement du Sénégal) a déjà entamé des études d’actualisation du Plan directeur d’assainissement des eaux usées et des eaux pluviales de Sédhiou grâce à une subvention de la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea). Il en est de même de l’engagement pris par le gouvernement d’améliorer sensiblement les conditions d’accès à l’eau potable à Sédhiou dans les différents centres du périmètre affermé.

A ce titre, a indiqué Mansour Faye, Sédhiou bénéficie déjà de la mise en œuvre de cette politique à travers la réhabilitation d’un ancien forage avec une production supplémentaire de 4.400 m3/j, soit plus du double des 1.940 m3 que produisait l’unique forage de la ville. La ville va aussi connaître une extension de son réseau avec 5 km supplémentaires de la Sones qui vont s’ajouter aux 12 km réalisés ces deux dernières années. Sans compter les 750 nouveaux branchements sociaux qui seront alloués à la commune. « De 2012 à 2016, nous sommes passés de 40 à 49 forages, dont 16 en cours de finition, 24 en projection, dont 22 avec le Pudc et 2 avec l’Usaid. On passera alors de 40 à 89 forages », a indiqué le maire, saluant ainsi le travail réalisé par l’Office des forages ruraux (Ofor).

Pour Abdoulaye Diop, sa commune a longtemps été oubliée dans les politiques publiques. Toutefois, il a reconnu : « Le « Yonou Yokkuté » du président Macky Sall nous a ouvert, nous populations de Sédhiou, le chemin de l’espérance et de l’espoir ». Poursuivant, il a estimé que c’est un jour nouveau qui se lève à Sédhiou avec le nouveau régime. « L’histoire retiendra que Sédhiou s’est ressuscitée avec l’avènement du président Macky Sall. Nous savions que la réduction de la fracture sociale est le seul message qui retient son attention et cette visite s’inscrit dans cette logique, contrairement aux opposants avec leurs déclarations fracassantes, qui étaient pourtant bien aux commandes depuis des années », a souligné le maire devant une population acquise à sa cause.

Maguette NDONG (envoyé spécial à Sédhiou)

Somone : Révolution dans le peloton et changement de porteur du maillot jaune ! Tels sont les deux faits majeurs qui ont sanctionné la 7e étape du Tour cycliste du Sénégal. Une avant-dernière étape longue de 142 km et qui a vu la seconde victoire d’étape du Belge Legley Mahias du Royal Vélo Club d’Ottignie qui a bouclé la distance en 3h16’58. Tandis que l’Algérien Mansouri Islam du Vélo Club Sovac enfilait le maillot jaune au détriment de son coéquipier Bouzidi Mohamed.

Donc les faits majeurs de cette journée de course qui s’est disputée entre la Somone, le Plateau de Diass et Ngaparou ont été d’abord la révolution lancée par les seconds couteaux qui étaient restés jusqu’ici discrets et qui se sont subitement réveillés pour signaler qu’ils étaient bien là dans la course. Conséquence, non seulement le Belge Legley Mathias a confirmé avec une seconde victoire d’étape, mais de nouvelles têtes sont apparues dans le top 5 comme le Français Clain Médéric du Club de la Défense et le Britannique Renwick Wilson du Vélo Schils Interbike.

Une révolution qui en a entrainé une autre puisque le maillot jaune qui semblait être réservé à l’Algérien du Vélo Club Sovac, Bouzidi Mohamed, a aussi changé de porteur. Mais là c’est un moindre mal puisque le nouveau maillot jaune (Mansouri Islam) et l’ancien appartiennent au même club algérien. Un bouleversement dont a bien profité aussi le Français Clain Médéric qui s’est glissé à la deuxième place. Le coureur du Club de la Défense a d’ailleurs fait un coup double car le même jour il se classait également 2e de la course d’étape. Et pourrait même menacer le nouveau maillot jaune aujourd’hui.

C’est le seul coureur d’ailleurs qui a apporté ce chamboulement et dont a fait les frais Bouzidi Mohamed qui se retrouve maintenant 6e au général et 18e à l’étape d’hier. Mais cette 7e étape n’a pas été sans conséquences pour certains coureurs dont cinq ont abandonné (3 Sénégalais, un Congolais et un Hollandais) et un sixième mis hors course (un Algérien).

Classement de l’étape. Distance : 150 km ; moyenne : 45,693 km/h : 1er : Legley Mathias (Royal Vélo Club Ottignie/Belgique) : 3h16’58 ; 2e : Clain Médéric (Club de la Défense/France) : Mt ; 3e : Renwick Wilson (Vélo Schils Interbike/Grande Bretagne) : 3h18’40 ; 4e : Carstensen Lucas (Embrace The World Cycling (Allemagne) : 3h19’09 ; 5e : Chopier Loïc (Vc Chartrain/France) : Mt

Classement général (Maillot Jaune). Distance : 976,8 km; moyenne : 41,983 km/h : 1er : Mansouri Islam (Vélo Club Sovac/Algérie) : 23h23’37 ; 2e : Clain Médéric (Club de la Défense/France) : 23h24’26 ; 3e : Carstensen Lucas (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 23h25’26 ; 4e : Nouisri Ali (Royal Vélo Club Ottignie/Belgique) : 23h25’31 ; 5e : Hellmann Julian (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 23h26’27

Bécaye Traoré revient de loin
Somone : Largué lors de la 6e étape Kaolack-Joal, le coureur sénégalais Bécaye Traoré s’est bien repris hier au cours de la 7e qui s’est disputée en boucle entre la Somone, le Plateau de Diass et Ngaparou.

Car de 34e, le porte étendard du cyclisme sénégalais est revenu fort pour terminer à la 10e place. Une place honorable pour le capitaine de l’équipe du Sénégal qui figure ainsi pour la première fois dans le top 10 depuis le début de cette 16e édition.

Au classement général aussi, il occupe le même rang, alors que la veille il était 17e. Ses coéquipiers cependant sont loin de connaitre le même regain de forme car malgré une chaine cassée, Bécaye a dû puiser dans ses dernières ressources, faire le forcing pour bien figurer dans le classement. Les autres coureurs sénégalais ne sont pas mieux lotis car Baye Mor Diop, Moussa Ndiaye, Ali Sidy Thiam, Omar Guéye et Pape Ngor Ibrahima Ngom étaient loin dans le classement ; entre le 28 et le 41e rang.

Victoire d’étape :  Les Allemands sont les plus efficaces
Somone : La particularité de cette 16e édition est qu’elle est dominée par le club allemand d’Embrace The World Cycling qui totalise trois victoires d’étape (1ere, 5e et 6eétapes) contre deux à Royal Vélo Club Ottignie de Belgique (3e et 7e étapes), une à Vélo Club Sovac d’Algérie (2e étape) et une au Club de la Défense de France (4e étape). Et c’est l’Allemand Carstensen Lucas et le Belge Legley Mathias qui se taillent la part du lion avec chacun deux victoires d’étape à titre personnel. Au classement général par contre, la palme revient aux Algériens du Vélo Club Sovac qui, hormis le jaune de la 1ere étape qui est allé à l’Allemand Carstensen Lucas, ont toujours porté le célèbre maillot par Bouzidi Mohamed. Et depuis hier par hier avec Mansouri Islam.

Au niveau des jeunes, c’est aussi Mansouri Islam qui tient le haut du pavé avec presque deux minutes d’avance sur Carsyensen Lucas. Au classement par équipes, Royal Vélo Club Ottignie de Belgique avec sa sélection cosmopolite devance largement ses adversaires. L’équipe allemande a, en effet, plus de 12 minutes d’écart sur ses autres poursuivants. Enfin dans le classement par points, c’est l’Allemand Carstensen Lucas qui totalise 179 points ; son suivant immédiat le français Clain Médéric (Club de la Défense) pointe avec 50 points de moins (129).

L’étape du jour : Circuit fermé à Dakar sur la Corniche ouest
La 16e édition du Tour cycliste international du Sénégal sera bouclée ce matin à Dakar avec la 8e et dernière étape. Ce sera en circuit fermé, le second après celui de Thiès, sur la Corniche ouest de Dakar. 91 km au total, la seconde étape la moins longue après celle de Thiès. Le départ sera donné devant le Parcours Sportif à 10h avec 7 tours de 13 km chacun. Et trois sprints intermédiaires aux 2e, 4e et 6e tours.

De nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Le ministre de la Culture et de la Communication a pris part, jeudi 27 avril, à la conférence internationale sur le droit de suite et le marché de l’art. C’était en présence du directeur général Francis Gurry, directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), d’artistes, d’experts du droit d’auteur, des représentants des États membres qui ont bien voulu accepter la proposition du Sénégal et du Congo de tenir cette conférence internationale sur le droit de suite.

Dans son allocution, le ministre de la Culture et de la Communication a indiqué que ce geste des États membres traduit la volonté commune de trouver les solutions les meilleures pour la protection des droits des créateurs. Il s’est réjoui de la présence à cette rencontre du directeur général de l’Ompi. « Votre présence est la preuve que vous voulez établir des partenariats fructueux entre créateurs, États membres et l’Ompi pour aboutir à des initiatives permettant de concrétiser nos aspirations communes » a dit Mbagnick Ndiaye. Il a tenu à féliciter la Confédération internationale des sociétés d’auteur, la Cisac qui a entamé une campagne internationale pour la reconnaissance du droit de suite et n’a de cesse de renforcer la solidarité entre les artistes du monde entier.

En atteste, la politique d’accompagnement des créateurs pour la mise en place du droit de suite, notamment à travers les actions de l’Association des droits des artistes graphiques et plastiques. Mbagnick Ndiaye a rappelé l’origine du droit de suite en évoquant le fameux tableau « Angélus », de Millet, payé 1.200 francs à l’artiste, et finalement adjugé pour un million de francs de l’époque. Cela se passe en 1920 en France. Le ministre de la Culture a salué l’importance et les nombreux avantages du droit de suite pour les créateurs. En effet, le droit de suite cherche à rétablir un équilibre entre la situation économique des auteurs d’œuvres d’art graphiques et plastiques et celle des autres créateurs qui, eux, tirent profit des exploitations successives de leurs œuvres.

En outre, il permet aux créateurs de recevoir une compensation de la part de ceux qui gagnent de l’argent des reventes de leurs œuvres. Mbagnick Ndiaye a exprimé sa satisfaction sur la présence de plus en plus des œuvres des artistes africains sur le marché mondial même si le succès escompté sur le plan commercial n’est pas encore atteint. C’est tout le mérite du droit de suite dont l’objectif est de rétablir les équilibres.

Au nom du Sénégal, le ministre de la Culture a réitéré l’engagement de notre pays à donner vie à la Déclaration de Dakar de novembre 2015 sur le droit de suite par la promotion de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, devenue le rendez-vous incontournable du marché de l’art. A ce propos, le Sénégal se réjouit d’avance d’accueillir le prochain congrès du Conseil international des créateurs des arts graphiques, plastiques et photographiques lors de la Biennale 2018.

Le pape François a été somptueusement accueilli, hier, au Caire, pour sa première visite dans ce pays- carrefour du monde arabe, en proie à la déstabilisation avec le terrorisme islamiste qui a ciblé la communauté chrétienne copte en plein carême, il y a quelques semaines.

Le chef de l’Église catholique a campé le contexte, soulignant que « c’est un voyage d’unité et de fraternité » dans un pays et une région toujours en prise avec la violence confessionnelle. La descendance d’Abraham a réellement besoin de fraternité depuis qu’elle se fait la guerre. L’histoire des hommes a été fortement marquée par des guerres de religion au point d’amener les libres penseurs à lutter pour reléguer la foi dans l’espace privé et pacifier l’espace public.  

Compte tenu des moyens de communication qui ont fortement réduit le mur d’incompréhension entre les hommes, l’heure est à la prise de conscience sur la nécessité d’une cohabitation pacifique entre tous.  

Le pape a d’ailleurs appelé à la paix et à la cohabitation harmonieuse, à la conférence internationale de paix organisée par Al-Azhar, institution de référence de l’islam sunnite qui accueille des milliers de jeunes étudiants musulmans issus de diverses régions du monde. L’institut Al-Azhar est monté en première ligne dans la lutte contre l’extrémisme religieux depuis quelques années, du fait que les sunnites, de loin majoritaires, vivent, pour la plupart, en cohabitation avec d’autres confessions religieuses et commencent par être gangrénés par l’extrémisme introduit sous couvert d’assistance aux pauvres et démunis.

Un rôle d’éducation religieuse d’Al-Azhar pour la tolérance qui s’est accentué après l’épisode malheureux du régime islamiste de Mohamed Morsi et la prise de pouvoir d’Abdel Fattah al-Sissi, suite à une révolte populaire. Fortement soutenu, le président égyptien a multiplié les gestes de réconciliation envers la communauté copte. Il a été le premier président égyptien à se rendre à une messe de Noël et à avoir promulgué une loi de facilitation des procédures de construction d’églises pour les coptes.

La visite du Pape François contribuera, à coup sûr, à réduire le mur de méfiance entre citoyens de confession différente et à cultiver la tolérance au-delà de l’Égypte, par l’entremise d’Al-Azhar.



Pour leur entrée en matière, hier, dans la poule A de la 9ème édition du Mondial de Beach Soccer, les « Lions » n’ont pas fait dans la dentelle. Ils ont littéralement submergé l’Equateur au National Beach Soccer Arena de Nassau aux Bahamas (9 – 0). Si les hommes du coach Ngalla Sylla n’ont pas eu la possession du ballon, ils en ont fait le meilleur usage à chaque fois qu’ils l’avaient dans leurs pieds. Les champions d’Afrique en titre ont, en effet, été d’une redoutable efficacité.

La palme du jour est allée à Hamidou Barry auteur de 3 buts, suivi de Papa Ndoye et de Mamour Diagne qui ont chacun fait vibrer les filets adverses 2 fois, alors qu’ibrahima Baldé et Lansana Diassy y sont allés chacun avec une réalisation. Bien partis dans cette compétition dont ils visent le dernier carré après avoir été deux fois quarts de finaliste d’une coupe du monde, les « Lions » du football de plage devront bien négocier leur deuxième sortie demain soir face aux Bahamas, pays hôte, pour se rapprocher de leur objectif.

Le sort de Hissein Habré est définitivement scellé. La Chambre d’appel a confirmé, hier, la peine de prison à perpétuité prononcée en première instance par la Chambre d’assises, même si Habré est acquitté du chef de viol sur Khadija Zidan. Le montant global de la réparation est fixé à plus de 82 milliards de FCfa.

La Chambre d’appel a confirmé, hier, la peine de prison à perpétuité prononcée en première instance par la Chambre d’assises nonobstant le fait que Hissein Habré soit acquitté cette fois-ci du chef de viol sur Khadija Zidan. Tous les autres moyens d’appel soulevés par les conseils de l’ancien président tchadien ont été rejetés. Sur les intérêts civils, la Chambre d’appel a infirmé partiellement la décision sur la réparation prononcée par la Chambre d’assises qui, d’une part, a déclaré irrecevables certaines demandes de constitution de partie civile et, d’autre part, a « commis des erreurs dans l’appartenance de certaines victimes aux différents groupes de parties civiles ».

Statuant à nouveau, la Chambre d’appel a déclaré recevable la constitution de partie civile de 7.396 victimes et irrecevable celle de 3.482 personnes. Elle a fixé le montant global de la réparation à 82,290 milliards de FCfa et condamné Hissein Habré à payer ledit montant. Se rendant compte que le patrimoine de l’accusé est insuffisant pour couvrir l’intégralité des réparations individuelles, la Chambre d’appel a enjoint, en conséquence, au Fonds d’indemnisation des victimes de mettre en œuvre les réparations individuelles. Elle a, en outre, ordonné que les produits des biens confisqués et tout autre actif de l’accusé soient versés au Fonds. Le président Wafi Ougadeye et ses assesseurs ont, enfin, invité, conformément à l’article 28 du statut des Chambres africaines extraordinaires (Cae), les victimes dont les constitutions sont déclarées irrecevables et celles qui n’ont pas participé à la procédure devant la Cae de se rapprocher du Fonds.

Le défenseur de droits de l’homme et un des avocats des parties civiles, Me Assane Dioma Ndiaye s’est félicité du dénouement de ce long procès. « Des personnes ont été exécutées sans décision judiciaire et arrêtées sur des bases ethniques, politiques, de représailles, etc. Des personnes ont été torturées, des femmes violées dans des camps militaires. Cela n’a rien à voir avec l’impérialisme. Aujourd’hui, ceux qui parlaient d’un procès téléguidé, commandité par l’Occident ou les ennemis de l’Afrique, doivent adopter un profil bas et saluer la décision exemplaire qui a été rendue, pas du point de vue de la sévérité, mais de l’objectivité et surtout du respect des droits fondamentaux des personnes », a salué l’avocat. Selon lui, en Afrique, l’effectivité des droits fondamentaux passera par l’action judiciaire. C’est pourquoi, il a encouragé les victimes d’où qu’elles se situent de mettre en œuvre cette modélisation de l’action pénale pour que l’humanité puisse être débarrassée de certaines atrocités. Me Mbaye Sène, l’un des avocats commis d’office pour la défense de Habré, même s’il regrette le maintien de la peine, s’est satisfait de l’infirmation partielle de la décision avec l’acquittement du président Habré du chef de viol. « Sur cet acquittement, il y a un réel motif de satisfaction parce que cette accusation a été retenue simplement pour l’humilier, mais tout le monde sait que le président Habré ne pouvait pas se rabaisser à ce point pour violer une dame en détention depuis des mois. Nous nous sommes toujours battus sur cette question », a soutenu Me Mbaye Sène. Selon lui, déjà à l’instruction en Belgique, il a été insinué qu’il fallait trouver un lien de rattachement personnel pour arriver à la déclaration de culpabilité du président Habré sur le fait de viol et tout a été mis en œuvre pour que la dame accuse l’ancien président tchadien.

« Pour le reste, vous avez remarqué que les moyens d’appel ont été rejetés. Malheureusement, les réponses, qui ont été servies par la Chambre, ne nécessitaient pas l’organisation d’une session d’appel parce qu’en réalité, la chambre n’a pas répondu à nos attentes. Et sur certains points d’ailleurs, il y a des contradictions manifestes. De ce point de vue, c’est une déception que nous avons en écoutant la décision qui a été rendue par la chambre d’appel », a regretté l’avocat de Hissein Habré.

Me Mounir Ballal, avocat de Hissein Habré : « Nous ressentons une double frustration »
« Nous ressentons une double frustration. D’abord celle d’avoir connu de ce procès de manière tardive. Comme vous le savez, nous avons été commis d’office par la Chambre d’instance le 21 juillet 2015, donc nous avons pris le train en marche lorsqu’il était pratiquement arrivé à la gare. La seconde frustration est liée à la précipitation dans laquelle ce procès a été organisé. Je pense que les autorités et les pouvoirs publics auraient dû prendre plus de temps pour organiser ce procès ».

Me Jacqueline Moudeina, avocate des parties civiles : « Nous sommes les plus heureux »
« Cela fait 17 ans qu’on est en quête de justice. Aujourd’hui, nous avons vu le bout du tunnel. Les plus heureux, c’est nous. Ce qui reste pour que tout soit comblé, ce sont les réparations. C’est une autre paire de manches. Nous allons nous atteler au travail pour qu’elles soient effectives et que les victimes soient comblées. La Chambre a été très explicite. Seules les parties civiles qui ne figurent pas dans le jugement doivent se rapprocher du Fonds. Nous allons les aider à le faire. C’est notre travail et on va le faire pour que toutes les victimes accèdent aux réparations ».

Ndiol Maka SECK

Après la décision de Souleymane Ndéné Ndiaye et son parti, l’Union nationale pour le peuple Bokk J mu » (Unp/Bj) de rallier le camp de la majorité présidentielle, la direction de « Les démocrates réformateurs-Yeesal » (Ldr/Yeesal), à travers un communiqué du parti de Modou Diagne Fada, dit « prendre acte de la décision qu’elle « respecte ».

Le parti « Les démocrates réformateurs-Yeesal » (Ldr/Yeesal), de Modou Diagne Fada en discussions avec Souleymane Ndéné Ndiaye et son parti, l’Unp, dans la perspective des législatives, n’a pas mis du temps pour rompre les amarres avec le parti de l’ancien Premier ministre qui a rejoint la majorité présidentielle. Ainsi, la direction du parti, à travers un communiqué daté d’hier, dit « prendre acte » et « respecte la décision de ce parti souverain et de son leader ». Non sans « apporter les précisions suivantes afin que nul n’en ignore ». Ainsi, la direction du parti des réformateurs, « considérant que Ldr/Yeesal « est membre fondateur de la coalition « Entente des forces de l’opposition » (Efop) et du Front « Mankoo Wattu Sénégal » et le demeure » et qu’en sus « a reçu mandat de ne s’allier qu’avec des partis membres de l’opposition en perspective des futures élections législatives », « décide de mettre fin aux discussions avancées qui étaient en cours avec l’Unp en vue d’une alliance aux élections législatives ». En outre, le parti de Fada « réaffirme son ancrage dans l’opposition en général et dans le front Mankoo Wattu Sénégal en particulier », souligne le texte.

M. L. DIEYE

La Fondation Léopold Sedar Senghor a accueilli, jeudi dernier, dans le cadre de ses animations mensuelles, des professeurs de Lettres modernes pour échanger avec les étudiants de l’Institut Maristes de l’Enseignement supérieur (Imes) sur le thème « Senghor et les racines de sa personnalité : Entre foi chrétienne et Sérérité ».

Si la personnalité de Léopold Sédar Senghor, abreuvée à de multiples sources, est protéiforme et difficile à cerner, deux de ses sources restent essentielles : la foi chrétienne et sa « Sérérité ». Ces deux thèmes ont été analysés jeudi dernier par Birahim Thioune, Professeur de Lettres à la Fastef, à partir de l’un de ses ouvrages portant sur Léopold Sédar Senghor et le christianisme, et Amade Faye, Professeur au Département de Lettres modernes de l’Ucad et chercheur à l’Ifan, à partir d’une étude coécrite avec Lilyan Kesteloot, intitulée : « Léopold Sédar Senghor et la Sérérité ».

Dans sa présentation, le Pr Birahim Thioune indique que ce qui intéresse le chercheur ou l’amateur de texte littéraire chez Senghor peut concerner cinq orientations à savoir la tradition rhétorique de l’Église catholique, les moyens de purification (prière, confession, absolution), les valeurs cardinales et morales, la communion sacrementale (par l’eucharistie) et la « négrification » des données bibliques.

A l’en croire, le poète ponctue ses évocations du monde par des prières adressées à Dieu et qui se résument à l’enseignement contenu dans « Notre père ». Aussi, souligne-t-il que Senghor a mis la consommation de l’hostie, corps du Christ correspondant au sacrement de l’eucharistie, au cœur de ses représentations, à travers l’offrande de corps. « La vie de fidèle telle que la représente Senghor continue le sacrifice de Jésus, institué sous le forme d’une  « nouvelle alliance » du pacte scellé lors du repas de scène », informe Pr. Thioune aux étudiants de l’Imes.

Se prononçant sur la «négrification» des données bibliques, Pr Thioune fait savoir que Senghor projetait sur le texte biblique un regard nègre qui fait de Dieu un patriarche africain. « Ses séraphins représentent des noirs et ses anges. Il les imagine des êtres métissés ou des peuls », rappelle-t-il. Toutefois, précise Pr Thioune à la fin de son exposé, qu’il ne s’agit pas de faire le procès d’un homme ou de ses convictions religieuses, en utilisant des critères externes. Il s’agit d’interpréter une œuvre littéraire et de l’éclairer principalement par des preuves internes.

Pour sa part, le Professeur au Département de Lettres modernes de  l’Ucad et chercheur à l’Ifan, Amade Faye, a évoqué et analysé la « sérérité » du président-poète à partir d’une étude coécrite avec Lilyan Kesteloot, intitulée : « Léopold Sédar Senghor et la Sérérité ». D’après Amade Faye, l’article a été commandé par la Sorbonne et ils l’ont produit. Selon Pr Amade Faye, la poésie de Senghor porte l’arôme de la terre natale etl’enchantement de la langue maternelle, parce que Senghor s’inspire du terroir, le cœur pastoral du sine comme il le dit. Mais le pays sérère dans sa généralité, avec ses réalités, ses aspects, ses modes de vie, ses palpitations. « Il emploie même des formules sérères dans ses textes qu’il faut décoder pour être en possession du discours et pour pouvoir le commenter.

De même, des expressions typiquement sérères apparaissent dans la langue française sans qu’on s’en rende compte et à l’insu du poète », dit-il.

À son avis, le monde sérère est l’univers auquel Senghor se mesure le plus souvent dans sa poésie.  « Je peux même dire qu’il est sérère dans sa poésie ». Outre ces présentations, l’assistance a eu l’honneur d’écouter également la déclamation de quelques poèmes de Senghor, « Nuit de Sine » et « Que m’accompagnent koras et balafong » (strophes V et VI) par A. Racine Senghor, Pr de Lettres et écrivain, accompagné à la guitare par A. Raphaël Ndiaye et soutenu au violon par M. William Badji, violoniste de l’Orchestre national.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Kaolack : L’équipe allemande d’Embrace The World Cycling a remis ça hier en remportant la 5e étape Thiénaba-Kaolack sous un soleil de plomb, grâce à son coureur Hellmann Julian. Il s’était classé 2e lors de la 3e étape Saint-Louis - Pire, mais hier il a tenté sa chance sur l’axe Thiènaba-Kaolack et a réussi son coup. Au coude à coude avec le Tunisien de l’équipe belge du royal Vélo Club Ottignie, Hasnaoui Maher, l’Allemand a bouclé les 134 km en 3h03’55 devant son rival (3h03’57). Une course dont ces deux coureurs ont été les principaux animateurs du départ de Thiénaba à l’arrivée de Kaolack. Puisqu’ils s’étaient détachés du gros du peloton depuis la sortie de Khombole, après seulement 22 km. Et ils ont constitué un duo d’enfer qui n’a rien laissé aux autres durant tout le parcours, malgré un chaud soleil balayé par l’harmattan qui faisait front sur le circuit. Le reste du groupe s’est beau échiné pour recoller, mais rien n’y fit, à part peut-être Toy Sam de l’équipe anglaise de Vélo Schils Interbike qui tenta quelques velléités en créant un second front vite étouffé par la horde qui était derrière lui ; sans grand effet toutefois. Le mano à mano de Hellmann et Hasnaoui dura le temps d’une longue échappée qui connut son apothéose sur la ligne d’arrivée à Kaolack. En ce moment, les autres s’échinaient loin derrière. Ils n’atteindront la ligne d’arrivée que trois minutes après les deux premiers de cette course.
Au général par contre, Bouzidi Mohamed garde jalousement le maillot jaune suivi des autres de la veille, alors que Mansouri Oussama qui formait le quintette, saute pour céder le passage à Hellmann Julian qui se classait 5e.

Classement de l’étape. Distance : 134 km ; moyenne : 43,71 km/h : 1er : Hellmann Julian (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 3h03’55 ; 2e : Hasnaoui Meher (Royal Vélo Club Ottignie/Belgique) : 3h03’57 ; 3e : Carstensen Lucas (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 3h06’21 ; 4e : Ilongo Dimitri (Vélo Club Chartrain/France) : 3h06’21 ; 5e : Graczyk Vincent (Club de la Défense/France) : 3h06’21

Classement général (Maillot Jaune). Distance : 689,8 km ; moyenne : 40,936 km/h : 1er : Bouzidi Mohamed (Vélo Club sovac/Algérie) : 16h56’09 ; 2e : Mansouri Islam (Vélo Club Sovac) : 16h56’29 ; 3e : Nouisri Ali (Royal Vélo Club Ottignie/Belgique) : 16h58’24 ; 4e : Carstensen Lucas (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 16h58’29 ; 5e : Hellmann Julian (Embrace The world Cycling/Allemagne) : 16h59’20

L’étape du jour : Kaolack-Joal Fadhiouth (142,4 km)
142,4 km à parcourir entre Kaolack et Joal Fadiouth ce matin en plus des trois sprints intermédiaires à remporter comme points de bonification à Fatick, Thiadiaye et Mbour. Voilà le menu présenté aux coureurs pour la 6e étape qui revient dans la zone de Thiès, plus précisément dans le département de Mbour.

De nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Dakar et Diamniadio vont jouer un grand rôle dans le programme du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les chantiers de réhabilitation et de construction sont à des stades avancés.

Ce qui est connu de Diamniadio depuis son envol comme futur pôle urbain, c’est qu’il doit accueillir des services administratifs, quelques pôles industriels et aussi de l’habitat social. Il y aussi un autre Diamniadio masqué par les chantiers qui bordent l’autoroute à péage. Parmi ces chantiers, il y a celui de la Cité du Savoir. Sur la route menant au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), visible au loin, une petite bifurcation avec une piste en latérite et sinueuse. Certainement la navette des engins et autres véhicules des chantiers l’a rendue moins poussiéreuse.

Dans ce coin, à la fois rustique et exotique, au milieu de quelques baobabs, se dressent les futurs bâtiments de la Cité du Savoir de Diamniadio. Un des projets phares du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La Maison de la Science, le Centre de mutualisation et de partage et la Médiathèque sont à des stades très avancés ou à la pose des fondations. Dans ce vaste espace de 14 hectares, non loin du Cicad, l’ambiance de chantier ne faiblit pas malgré la présence des officiels pour une visite de terrain. Les ouvriers s’affairent sur le terrassement d’une partie de la fondation avec de grandes colonnes de béton, avec des fers à l’intérieur, enfouies dans le sol. C’est connu, la nature des sols à Diamniadio oblige les techniciens à avoir beaucoup de précautions sur les fondations des bâtiments.

D’où certains retards dans l’exécution des chantiers. Des chantiers comme le siège de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup) sont à des niveaux très avancés avec le gros œuvre déjà terminé.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a commencé sa visite par les chantiers exécutés à Dakar avec le vaste programme de réhabilitation des amphithéâtres de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Certains ont même été réceptionnés provisoirement comme ceux dits communs de Boilat et de l’amphi 7.

Première livraison pour la rentrée 2017
Des amphithéâtres dits communs, parce que accueillant presque les étudiants de plusieurs Facultés de l’Ucad. D’où leur importance pour le bon déroulement des enseignements à l’Ucad. Certains bâtiments comme celui du Cesti, comprenant un bloc pédagogique avec une salle de 150 places et deux autres salles à l’étage, sont presque terminés. Il ne reste que le troisième œuvre.

Si à Dakar, c’est la finition des travaux, à Diamniadio, quelques difficultés ont été notées dans l’exécution des travaux. Les contraintes sont surtout liées à la nature des sols comme le reconnait le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Mary Teuw Niane. D’où une livraison des travaux en deux temps.

Pour l’Université Amadou Makhtar Mbow, où l’amphithéâtre de 1.000 places est au stade du gros œuvre, et l’Ufr 6 déjà élevée, la livraison de la première tranche est prévue à la rentrée prochaine pour accueillir la première cohorte d’étudiants de cette deuxième université de Dakar, essentiellement orientée vers les sciences. « Selon l’estimation faite avec les services techniques du ministère, les chantiers ont généré plus de 6.000 emplois sur l’ensemble du territoire national », a informé le ministre.

Oumar NDIAYE

L’appel et l’engagement du président Macky Sall à « renforcer le dialogue national » exprimés lors de son adresse à la nation du 3 avril 2017 et réitérés durant sa visite privée à Tivaouane, a eu un écho favorable chez l’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye. Il a, en fait, accepté la main tendue de Macky Sall.

« Il y a des moments où l’appel de la patrie et de l’amitié est plus fort que tout et que c’est en toute liberté et en toute franchise que j’accepte la main tendue du président Macky Sall », a déclaré, hier, Souleymane Ndéné Ndiaye.

Selon le secrétaire général de l’Union nationale pour le peuple (Unp), le président Macky Sall a « publiquement et nommément » lancé à son endroit cet appel « à son plus que frère, Souleymane, avec qui il partage des origines Sine-Saloum, et pas seulement car il a réitéré son souhait de me voir travailler à ses côtés », a-t-il déclaré, hier, sur les ondes de la Rfm. Il a jugé l’appel « sincère » et auquel il « ne pouvait être insensible » vu la situation du pays « qui ne peut se construire sans la paix et le dialogue». « C’est ainsi, après mûre réflexion, et surtout compte tenu des liens personnels et amicaux très particuliers qui nous lient, j’ai donc décidé, avec mon parti, l’Unp, d’accepter la main tendue par le président Macky Sall », a-t-il ajouté.

Pour être plus précis, l’ancien Premier ministre a soutenu qu’il « compte soutenir désormais le chef de l’État et accepte de participer à élargir la majorité présidentielle ». Quid de ceux qui analyseraient sa nouvelle posture comme une transhumance vers les prairies marron-beige ? Souleymane Ndéné Ndiaye balaie d’un revers de main et fait savoir qu’il « assume pleinement ». Et sur ce, le président Macky Sall « a raison de pronostiquer que les choses ne seront pas simples pour moi et ne le seront pas aussi pour lui », a-t-il fait savoir. Il informe que les modalités de collaboration entre lui et le président Macky Sall seront définies d’un commun accord à l’issue de rencontres prévues entre les deux parties non sans préciser le pouvoir régalien et la liberté du chef de l’État de décider de son apport à travailler à ses côtés pour le bien du Sénégal.

M. L. DIEYE

Le Sénégal a progressé de sept places au nouveau Classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (Rsf), passant de la 65e au 58e rang entre 2016 et 2017.  De 27,99 dans le précédent classement, l’indice du Sénégal s’établit à 26, 72 dans le nouveau dominé par la Norvège, la Suède et la Finlande respectivement.

La Namibie est en tête du classement africain avec un score de 17, 08, suivi du Ghana (17, 95) et du Cap-Vert (18, 02).
 Dans son rapport, Rsf s’inquiète de « la banalisation des attaques contre les médias », ajoutée au « triomphe d’hommes forts qui font basculer le monde à l’ère de la post-vérité, de la propagande et de la répression ».

Selon le rapport du Classement mondial de la liberté de Rsf, l’indice de référence calculé par l’Ong « n’a jamais été aussi élevé, ce qui signifie que la liberté de la presse n’a jamais été aussi menacée ».

APS

Le magal du Kazou Rajab, célébrant la naissance de Serigne Fallou Mbacké, a pris fin hier à Touba. Ce grand moment de retrouvailles et de recueillement autour de la famille du regretté deuxième khalife de Cheikh Ahmadou Bamba a été marqué par une cérémonie de réception de la délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye. Au nom du chef de l’Etat, Macky Sall, il a estimé que Serigne Fallou Mbacké, rappelé à Dieu en 1968, est jusqu’à présent comme « un phare dans la nuit ».

Des milliers de disciples ont célébré lundi dernier à Touba, la capitale de la Mouridiya, l’anniversaire de la naissance de Serigne Fallou Mbacké, le deuxième khalife du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba. Les pèlerins ont afflué des quatre coins de notre pays pour manifester l’amour qu’ils vouent à cet homme de Dieu qui, malgré sa disparition, est bien vivant dans le cœur des fidèles mourides. Et hier, à l’occasion des festivités marquant la clôture du magal du Kazou Rajab, le khalife de la famille de Serigne Fallou Mbacké, le distingué Serigne Abo Mbacké, a demandé à son cadet et porte-parole Serigne Abdou Fattah Mbacké de « remercier les autorités centrales et locales qui avaient pris une série de mesures pour sécuriser les pèlerins, mais aussi les mettre dans de bonnes conditions de séjour à Touba ».

Serigne Abdou Fattah Mbacké a feuilleté, comme d’autres intervenants, l’album de souvenirs de Serigne Fallou Mbacké, cet homme de Dieu qui a fait don de sa personne à l’Islam, la religion révélée par le prophète Mouhamad (Psl) et à la Mouridiya, une doctrine de la foi fondée par Cheikh Ahmadou Bamba, mais surtout un modèle de mysticisme ambitionnant la perfectibilité de la créature humaine. En effet, Serigne Fallou Mbacké c’est une vie de dévotions. Il a, pour l’essentiel de sa vie, travaillé à faire connaître les grandes valeurs morales et spirituelles de l’Islam. Et il s’est adressé à tous ceux qui sont à la recherche de la vérité et désirent illuminer leurs cœurs des lumières éternelles. C’est la vaste érudition de Serigne Fallou Mbacké et ses capacités de persuasion sur la voie de la clarté menant au royaume du Seigneur qui ont amené les populations à être plus réceptives à la Bonne Parole.

Celle-ci a donc fait écho. Voilà Serigne Fallou Mbacké. C’est pourquoi le chef de la délégation gouvernementale, le ministre de l’Industrie et des Mines Aly Ngouille Ndiaye, a estimé que Serigne Fallou Mbacké, rappelé à Dieu en 1968, est jusqu’à présent comme « un phare dans la nuit ». « Dans ce monde sombre, Serigne Fallou Mbacké est la lumière qui continue d’éclairer notre voie », a souligné Aly Ngouille Ndiaye lors du dernier acte marquant l’édition 2017 du Kazou Rajab. Le ministre de l’Industrie et des Mines, accompagné par ses collègues Khadim Diop, Abdou Ndéné Sall, Mor Ngom et Youssou Ndour, a demandé à Serigne Abo Mbacké, khalife de Serigne Fallou Mbacké, de prier pour « des élections législatives apaisées et un hivernage pluvieux ». Auparavant, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife général des Mourides, avait délivré à Serigne Abo Mbacké le message de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké évoquant les bons rapports les unissant. Il a invité l’ensemble des talibés mourides à demeurer sur la voie de l’Islam comme l’a enseigné Cheikh Ahmadou Bamba, suivi en cela par ses différents khalifes. Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a enfin remercié le président Macky Sall pour l’oreille attentive qu’il prête à Touba avant de prier pour la réussite des politiques qu’il a initiées pour le développement du Sénégal.

En réponse aux différents orateurs, Serigne Abdou Fatah Mbacké a, au nom de son grand frère Serigne Abo, remercié du fond du cœur les autorités avec à leur tête le président Macky Sall. Aussi a-t-il tenu à féliciter les ministres qui se sont impliqués de près ou de loin dans la bonne organisation du Kazou Rajab. Selon lui, la baraka de Serigne Fallou Mbacké pousse à avoir foi en l’avenir, mais surtout à faire l’effort qui permet de dépasser les fausses querelles et oppositions. Serigne Abdou Fatah Mbacké a invité, avant la fin de la cérémonie officielle, le ministre conseiller Youssou Ndour à entonner la chanson fétiche « Serigne Fallou ». Une prestation bien appréciée par la nombreuse assistance dont les délégations des familles religieuses et celle du président gambien Adama Barrow.

Cheikh A. AMATH, Mamadou DIEYE (textes)
et Mbacké BA (photos)

La carte de la magistrature a connu un vaste mouvement hier, à la suite de la réunion de son Conseil supérieur, le Csm. Dans un communiqué de presse, la ministère de la Justice informe que cette réunion présidée par le président de la République, Macky Sall, président dudit Conseil, a entériné « des mesures phares prises sur une base consensuelle par les membres de droit et les membres élus du Csm ». Le document qui accompagne la liste des mouvements précise que la réunion s’est tenue « dans une bonne ambiance marquée par la sérénité, la responsabilité et la transparence ». Les décisions de nomination ou affectation ont concerné la nomination du Procureur général près la Cour d’appel de Saint-Louis. Le Csm a aussi procédé à la promotion de 61 magistrats à la hors-hiérarchie en application des nouvelles dispositions du statut des magistrats. Il faut souligner, à ce titre, le caractère historique de cette mesure.

Le Conseil supérieur de la magistrature (Csm) a aussi nommé des magistrats pour les nouvelles juridictions créées en vue de faciliter l’accès de la justice aux populations. Il s’agit des Tribunaux de grandes instance de Kédougou et de Sédhiou d’une part et des Tribunaux d’instance de Saraya, Salémata et Koungheul d’autre part.

Mbaye Sarr DIAKHATE (Lire la liste complète des mesures, en page 16.)

Justice : Vaste mouvement dans la Magistrature

Hier, Emma Delaney, a annoncé l’acquisition, par Bp, des 30 % de Timis Corporation, lors de la présentation de l’édition 2017 du Bp Energy outlook qui décrit les perspectives énergétiques sur les 20 prochaines années dans le monde. Ainsi, BP a acquis l’intégralité des participations que Timis Corporation détenait dans les deux blocs : Saint-Louis Profond et Cayar Profond. Toutefois, cette acquisition est soumise à l’approbation du gouvernement, précise le communiqué qui a sanctionné la rencontre. Si les autorités sénégalaises approuvent cette cession, les participations dans les blocs sénégalais seront similaires au partenariat de BP en Mauritanie. Cette société détiendra une participation proche de 60 %, Kosmos 30 % et la Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen) environ 10 %. «BP entrevoit un avenir prometteur pour l’industrie du pétrole et du gaz du Sénégal et s’est engagé à aider le pays à développer ses ressources d’une façon durable, » a déclaré Emma Delaney. «Le moment est venu de commencer un nouveau chapitre pour l’industrie et cet accord nous permet de faire cela avec un partenariat qui partage les mêmes objectifs stratégiques pour le Sénégal. Ce partenariat simple et aligné, nous permettra de faire des progrès en phase avec Petrosen et Kosmos, pour arriver à la livraison du premier gaz de Tortue pour le Sénégal en 2021. Cela établira ce pays comme un pays producteur de gaz de calibre mondial. Nous sommes ravis et honorés de pouvoir jouer un rôle dans ce futur-là », a ajouté la présidente Régionale de BP - Mauritania & Sénégal.

Avec Kosmos Energy, BP prévoit d’investir plusieurs milliards de dollars dans le développement du Gnl à Tortue au cours des prochaines années. Guillaume Defaux de Komos Energy qui s’est félicité de ce partenariat, a souligné que sa société n’avait pas les moyens de développer les ressources pétrolières et gazières découvertes au Sénégal et en Mauritanie.

L’opération de rachat des parts de Timis Corporation s’est déroulée dans la plus grande discrétion. Jusqu’à hier, aucun écho dans la presse sénégalaise. Pourtant, pendant un moment tout ce qui touchait à Frank Timis était l’objet d’un débat passionné.

Il est cité dans la prospection et l’exploration de plusieurs blocs gaziers offshore au large des côtes sénégalaises depuis 2011. Mais Frank Timis était devenu un sujet à polémique quand il s’est attaché les services du frère du président de la République Aliou Sall, en lui confiant les rênes de Petro-Tim Ltd. Cela avait engendré un vif débat, certains y voyaient une possible « collusion » et « le signe manifeste du népotisme ». L’opposition sénégalaise avait organisé une marche pour dénoncer le rôle de Aliou Sall. M. Timis avait porté plainte contre 11 personnalités politiques et de la société civile.

M. GUEYE et A. KANDE

Le début de campagne de second tour d’Emmanuel Macron peut laisser une impression de légèreté. Immédiatement après les résultats du premier tour, le candidat d’ «En Marche !» a donné l’effet, dans son attitude et son discours, d’être déjà élu président. Puis, ce lundi, quand sa rivale était sur le terrain et sur France 2, Macron était aux abonnés absents, prenant officiellement une journée de recul pour établir sa stratégie pour les deux semaines de campagne du second tour. Un début d’entre-deux tours assez timide en somme…

En effet, la campagne offensive de Marine Le Pen contraste avec le sentiment de satisfaction que semble afficher Macron. Pendant que Le Pen mise sur une stratégie de forte présence sur le terrain, Macron donne l’impression d’ « enjamber » le second tour et de ne pas prendre conscience de ce qui s’est passé dimanche.

Conscient du danger, Hollande a tiré la sonnette d’alarme et appelé à voter pour son ancien conseiller. Il a rappelé qu’ « une élection ça se mérite, ça se conquiert », qu’elle n’est pas gagnée jusqu’à la dernière minute et que le favori du second tour devrait rester « extrêmement sérieux et mobilisé » et « ne pas penser que c’est fait ».

Comme si on avait oublié que le Front national se trouvait au second tour. Même le patron du Ps qui le soutient au second tour n’est pas sans reproche envers le candidat d’ «En Marche !». Pour Jean-Christophe Cambadélis, Macron a pensé «à tort», dimanche soir, «que c’était fait alors que ce n’est pas fait ». Cambadélis, comme d’autres observateurs politiques, trouve que son discours au soir du 1er tour manquait de «gravité» par rapport à la manière dont Jacques Chirac avait réagi face à Jean-Marie Le Pen en 2002. Dimanche soir, après l’annonce des résultats, sa prise de parole avait tout d’un discours de vainqueur.

L’objectif affiché de Le Pen est de rallier les voix abstentionnistes de droite et de gauche qui ont manqué à Fillon, Hamon et Mélenchon. Consciente qu’elle ne peut pas, à cause du front républicain, rallier à sa cause le soutien des élus de ces partis, elle a choisi de s’adresser directement à leurs électeurs.

Une stratégie qui vise le report des voix en sa faveur. Un report qui parait cependant incertain et, du reste, très divisé entre son adversaire et elle. Les appareils des partis défaits n’ayant pas donné de consigne à voter clairement pour Macron, seulement à faire barrage à Le Pen, l’abstention pourrait être le vrai arbitre de ce second tour selon l’institut Ifop. Une tentation abstentionniste qui pourrait augmenter si Macron ratait sa campagne. Face au «risque» de l’extrême droite, il n’a visiblement pas totalement convaincu par la façon dont il aborde le second tour, et le principal danger qui le guette est, sans doute, l’excès de confiance devant un adversaire plus aguerrie et plus expérimentée en politique.

Cette fois-ci, contrairement à 2002, le débat de l’entre-deux tours aura bien lieu. Et Emmanuel Macron est prévenu, Marine Le Pen se battra jusqu’au bout. Ce débat est toujours un rendez-vous capital. L’ancien ministre de l’Économie aura le plus à perdre parce qu’il est le favori et que Le Pen est une redoutable bretteuse rompue à l’exercice du face-à-face. En attendant, depuis ce mardi, le candidat a commencé à appuyer sur l’accélérateur et ce mercredi, une grosse journée est prévue en province. «En marche !» se remet vite au travail et va à la rencontre de la France rurale, populaire, tentée par le vote Le Pen.

 

Une pirogue ayant à bord 60 femmes à la recherche d’arches a chaviré hier, en début de soirée, aux larges du village de Bettenty situé dans le département de Foundiougne (région de Fatick). Le bilan est lourd : 19 femmes ont péri. Dix-sept corps ont été cependant retrouvés et les deux autres corps sont restés introuvables. Il y a eu 41 rescapées. Les recherches vont se poursuivre ce mardi pour essayer de retrouver les deux corps restants. Avec cette catastrophe, c’est la consternation et la désolation dans cette zone.

Oumar Ngatty BA

Pire : Après les Allemands (1ere étape) et les Algériens (2e étape), c’était hier au tour des Belges de remporter l’étape du jour de cette 16e édition du Tour cycliste international du Sénégal. En effet, Legley Mathias du club belge du Royal Vélo Club Ottignie a bouclé les 150 km qui séparent Saint-Louis de Pire en 3h15’40 ; avec une moyenne de 45,997 km/h. Mais au classement général, les Algériens gardent toujours le maillot jaune de leader avec le jeune Bouzidi Mohamed (Vélo Club Sovac, 23 ans la semaine prochaine). 

Cette 3e étape s’est disputée en sens unique et a sacré le Belge Legley Mathias suivi des Allemands Hellmann Julian et Carstensen Lucas (Embrace The World Cycling) qui ont occupé à l’arrivée les places du podium final. Mais, la course d’hier a été très différente de celles des deux premières journées. Parce que le Belge et le premier Allemand ont tué tout suspense avant même de sortir de Saint-Louis. Une 3e étape pas du tout animée parce qu’il n’y avait pas la concurrence attendue. De Saint-Louis à Pire donc Legley Mathias (Royal Vélo Club Ottignie / Belgique) et Hellmann Julian (Embrace The World Cycling / Allemagne) avaient plié les choses. Ils ont fait cavaliers seuls, remportant au passage les trois sprints intermédiaires de Rao, Louga et Kébémer. Mieux, l’écart entre eux et le reste du peloton qu’on ne voyait même dans leur sillage, était parfois de 2 minutes d’avance. Restait maintenant à savoir qui des deux allait s’imposer au finish, puisqu’ils se suivaient roue dans la roue jusqu’à la ligne d’arrivée. Et là, ce fut un brusque coup de pédale ravageur du Belge qui eut raison de l’Allemand. Le reste du peloton arrivera plus d’une minute plus tard dans un véritable rush.

Au classement général, les cinq premiers de la veille gardent toujours leurs places, même s’il y a eu un léger changement au niveau des rangs.

Le classement de la 3e étape. Distance : 150km ; moyenne : 45,997km/h
1er : Legley Mathias (Royal Vélo Club Ottignie/Belgique) : 3h15’40 ; 2e : Hellmann Julian (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 3h15’40 ; 3e : Carstensen Lucas (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 3h16’37 ; 4e : Ben Nasr Hassen (Royal Vélo Club Ottignie/Belgique) : 3h16’37 ; 5e : Mansouri Islam (Vélo Club Sovac/Algérie) : 3h16’37
Classement général (Maillot Jaune). Distance : 467,8 km ; moyenne : 40,053km/h : 1er : Bouzidi Mohamed (Vélo Club Sovac/Algérie) : 11h43’11 ; 2e : Mansouri Islam (Vélo Club Sovac/Algérie) : 11h43’34 ; 3e : Nouisri Ali (Royal Vélo Club Ottignie/Belgique) : 11h45’27 ; 4e : Carstensen Lucas (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 11h45’40 ; 5e : Mansouri Oussama (Vélo Club Sovac/Algérie): 11h46’49

Les Sénégalais dans la mêlée : Des Lions pas tellement vernis !
Dans les rangs sénégalais, il y a eu un léger changement puisque Bécaye Traoré a grignoté quelques places en se classant 16e à l’issue de la course d’étape d’hier et 17e au général. Idem pour Malick Thiam qui occupe la 31e place de l’étape et la 29e au général. Ce furent les seuls véritables changements apportés au niveau de l’équipe du Sénégal. En attendant peut-être le circuit fermé de ce matin.

Sénégal, Congo, Mali et Gambie pas encore au top
Pire : Chez les autres équipes africaines, le sursaut se fait attendre. Car si les Maliens et les Congolais tardent toujours à se manifester, les Gambiens eux ont refait le même coup que l’année dernière. A savoir, abandonner après seulement trois étapes. A leur décharge, il faut noter qu’ils ont fait des efforts puisque l’année dernière c’est à l’issue de la… première étape qu’ils avaient abandonné. Hier donc le dernier Gambien qui restait apte, Ousman Janneh, a jeté l’éponge rejoignant ainsi ses autres coéquipiers qui avaient quitté la piste la veille. C’est dire que nos cousins gambiens continuent leur dur apprentissage des courses. Presque pareil pour les Congolais et les Maliens toujours au creux de la vague. Des équipes habituées aux bas du classement aussi bien dans la course d’étape qu’au général.

De nos envoyés spéciaux C. F. Keïta (textes) et Abdoulaye Mbodj (photos)

La Commission de protection des données personnelles du Sénégal a rendu public, hier, son premier Avis trimestriel de l’année 2017. La Cdp informe avoir traité 102 dossiers dont 83 déclarations et 19 demandes d’autorisation portant sur la législation sur les données à caractère personnel.   

Au cours du premier trimestre 2017, la Commission de protection des données personnelles a entamé une réflexion sur la révision de la loi n°2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur la protection des données à caractère personnel. « Le contexte de cette réflexion est fortement marqué par l’adhésion du Sénégal à la Convention 108 du Conseil de l’Europe et à son protocole additionnel concernant les autorités de contrôle et les flux transfrontières de données », indique le document écrit.

Les réformes intervenues sur le Code pénal et le Code de procédure pénale sur les sanctions relatives aux atteintes aux données à caractère personnel ont amené la Cdp à anticiper une meilleure articulation des textes applicables.
A cet effet, la législation sénégalaise sur la protection des données personnelles mériterait d’être mise à jour par rapport   aux nouvelles tendances internationales.

Un accent particulier a été aussi mis sur la modernisation et l’harmonisation du cadre normatif de la protection des données personnelles, à travers l’extension des droits personnels, la nécessité de promouvoir des délégués à la protection des données personnelles dans les entreprises publiques et privées, l’élargissement de la responsabilité des sous-traitants et la consécration de la notion d’étude d’impact, préalable à la mise en œuvre de projets susceptibles d’intéresser la vie privée.

Sensibilisation dans les écoles
Face aux risques liés à la cybercriminalité (l’usurpation d’identité, l’intimidation, les menaces, les insultes, la pédopornographie, l’atteinte à la vie privée sur Internet et sur les réseaux sociaux en particulier), la Cdp a initié au cours de ce premier trimestre, une campagne de vulgarisation de la loi et de sensibilisation à la protection des données, dans les écoles et universités sénégalaises. Ainsi, des actions de  sensibilisation, de promotion et de vulgarisation de la loi sur les données personnelles ont été menées. Plusieurs établissements scolaires et instituts de formation publics et privés de Dakar et des autres régions du Sénégal sont ciblés.

La Cdp a, par la même occasion, procédé à la mise en place du premier « Club Protection des données personnelles ». Son principal objectif est de permettre aux élèves et étudiants de poursuivre leurs activités en interne et de véhiculer les bonnes pratiques sur le « Réseau des réseaux ».

Au cours de ce quatrième trimestre, la Commission de protection des données personnelles a émis plusieurs appels à la déclaration aux responsables de traitements des secteurs public et privé, examiné plusieurs dossiers de demande d’autorisation, recueilli des plaintes et rendu visite à des acteurs clés dans le mécanisme de protection des informations nominatives au Sénégal.

D’après l’avis trimestriel, la Cdp a accueilli 22 structures venues s’imprégner de la législation sur les données à caractère personnel. Aussi, informe le document écrit que la Commission a traité 102 dossiers dont 83 déclarations et 19 demandes d’autorisations. « A l’issue des 5 sessions plénières tenues à la Cdp, 75 récépissés de déclaration et 18 autorisations ont été émis », lit-ton dans l’avis trimestriel de la Cdp. L’examen des dossiers soumis à la Cdp a permis de constater les manquements dont les plus récurrents sont ceux constatés sur les formulaires.

Maguette Guèye  DIEDHIOU

Pour la première fois dans l’histoire de la cinquième République, l’extrême droite franchit la barre des 20 % au premier tour d’une élection présidentielle, son plus grand score depuis la création du parti au début des années 70. Le ralliement à «En marche !» contre le Front national tourne à plein régime depuis hier, tous les partis ayant plus ou moins accepté de faire bloc contre l’extrémisme. La lourde défaite des partis politiques de gouvernement, absents pour la première fois au second tour, est reléguée au second plan face à l’urgence de s’unir contre le Front national. Le parti de Le Pen défend, en effet, des valeurs aux antipodes de celles de la nation française et qui menaceraient sa cohésion, fruit de différents apports à travers les siècles et fortement ancrée dans le projet de construction européenne.

Depuis l’accès historique au deuxième tour de Jean Marie Le Pen, en 2002, avec l’élimination du Premier ministre socialiste Lionel Jospin et la fin de sa carrière politique, le Fn s’est mis au centre de la vie politique, poussant les acteurs politiques français à constituer un bloc à chaque élection sans parvenir à stopper son ascension régulière. Pour y parvenir, il a fallu un énorme travail de « dédiabolisation » du Front national afin de lui donner une crédibilité auprès des électeurs désabusés par la mauvaise gestion publique des affaires. C’est sur le plan familial que l’opération décisive a été effectuée par la fille, héritière du parti comme d’un legs familial, sans doute pour assurer le père de la continuité et lui permettre de conduire le parti en coulisses.

Pour avoir les coudées franches, Le Pen fille a effectué un véritable parricide pour rompre avec l’extrémisme violent et l’image négative de son père et placer le parti au centre. Formation marginale au départ, elle a pu, en quelques années, faire du Front national le principal parti de l’opposition, en jouant habilement sur le nationalisme pour brouiller la ligne raciste et xénophobe qui constitue sa marque de fabrique. Le contexte de dérèglement économique et le désenchantement social consécutif ont été un terreau aussi bien pour l’extrême droite que l’extrême gauche pour un repli identitaire.

Marine Le Pen a su adapter son discours au contexte d’une haute finance qui définit désormais les règles du jeu économique et social, compte tenu de ses intérêts, et a sonné la fin des idéologies. La robotisation progressive de la production a totalement démantelé la classe ouvrière traditionnelle. La migration incontrôlée des milliers de personnes qui débarquent en France sans perspective est venue envenimer une situation déjà difficile. Il n’est pas surprenant, dans cette concordance, que Marine Le Pen fédère de plus en plus au sein des populations noires et arabes et parvienne à se faire recevoir pour la première fois par un chef d’État africain pour évoquer un sujet aussi inquiétant et consensuel que la lutte contre le terrorisme.

 

Saint-Louis : Le Tour cycliste du Sénégal 2017 a démarré samedi sur les chapeaux de roue entre Dakar et Thiès en passant par les Niayes, avec la victoire éclair de l’Allemand Carstensens Lucas du club Embrace The World Cycling. En remportant cette première étape en 3h26’32 sur une distance de 135,306 km avec une moyenne de 39,306 km/h, l’Allemand avait donné le ton sans le savoir. Car on s’attendait à une récidive sur l’étape suivante avec l’autre coureur allemand Buijk Jacob. Mais les Tunisiens du club Royal Vélo Club Ottignie, Legley Mathias et Nouisri Ali qui s’étaient bien intercalés dans le top cinq, allaient brouiller les cartes lors de la seconde étape. Hier, les choses furent totalement à l’envers avec le réveil des Algériens du Vélo Club Sovac qui ont out raflé (étape, général, meilleurs jeunes) ; en somme tous les maillots qui étaient mis en jeu. Comme leurs devanciers de l’équipe nationale, l’année dernière, ils ont tout emporté à l’issue de cette deuxième étape courue entre Thiès et Saint-Louis ; c’était l’étape la plus longue et donc la plus difficile avec 182,5 km comme plat de résistance par un climat favorable du fait du départ donné à temps (8h).

Et forcément, il y a eu de la casse avec des abandons par-ci, des chutes lourdes par-là sans compter ceux qui essayaient de s’agripper aux véhicules de la caravane pour récupérer de la fatigue. Mais ils étaient vite rappelés à l’ordre ou simplement écartés de la course.

C’est dire que cette course était compliquée pour certains, alors que pour d’autres il s’agissait de faire bonne figure. Cas du Néerlandais Smits Florian du club Global Cycling Team qui a livré une bataille farouche à l’Algérien Mansouri Islam du Vélo Club Sovac sur une longue distance. Mais ce dernier a fini par s’imposer sur une bonne échappée sur laquelle Smits Florian n’a pu revenir. Il se contentera cependant de la deuxième place au nez et à la barbe de l’autre Algérien Bouzidi Mohamed, qui se faisait menaçant, et des Français Dimitri Ilonga et Chopier Loïc (Vélo Chartrain). Au général, après deux journées de course, le maillot jaune a changé de propriétaire puisque l’Allemand de Embrace The World Cycling, Carstensen Lucas qui l’avait enfilé à l’issue de la première étape, s’est vu détrôner par l’Algérien Bouzidi Mohamed.

Là également les « Fennecs » cyclistes ont mis la main sur les trois premières places du classement général et ont aussi mis en scelle leurs trois sociétaires au classement des meilleurs jeunes. Idem pour le classement par équipes où ils se sont imposés aussi bien à l’étape qu’au général. C’est dire que les Algériens sont revenus en force dans cette compétition comme pour démontrer qu’il faudra encore compter avec eux.

Les Sénégalais dans la mêlée : Ce n’est pas encore le réveil
Saint-Louis : Ils n’ont pas encore montré grand-chose dans cette 16e édition du Tour cycliste du Sénégal. Malgré une préparation effectuée en France (Normandie), des courses disputées aux Tours du Maroc, du Gabon et des championnats d’Afrique en Egypte, Bécaye Traoré et ses camarades sénégalais n’arrivent pas encore à se hisser à la hauteur de leurs adversaires. A preuve lors de la première étape, le meilleur Sénégalais, Bécaye Traoré, ne s’est classé que 12e avec un temps de 3h29’26’’. Suivent ensuite Malick Thiam (25e), Omar Guéye et Ousseynou Guéye (31e et 32e), Baye Mor Diop (34e), Nouridine Faye (40e).

Hier aussi, la situation n’était guère plus reluisante puisque c’est toujours Bécaye qui mène la danse, mais loin dans le classement avec un 23e rang, suivi de Fallou Mbow (29e), El hadj Rawane Diallo (33e), Ali Sidy Thiam (38e), Nouridine Faye (39e), Moussa Ndiaye (41e), Baye Mor Diop (44e), Oumar Guéye (46e), Malick Thiam (48e) et Moustapha Diaw (49e). Au général, Bécaye Traoré occupe la meilleure place sénégalaise avec un rang de 19e suivi de ses autres coéquipiers.

Georges Lebourhis, coach des « Lions » du vélo : « Tout à apprendre »
Georges LebourhisSaint-Louis : Ce qui manque au Sénégal, ce sont les courses. C’est la conviction de l’entraîneur de l’équipe nationale A du Sénégal, le Français Georges Lebourhis. Une façon certainement pour lui de justifier la prestation en demi-teinte de ses poulains, pas bons dans les courses d’étapes encore moins au général, malgré deux équipes présentées (A et B). « C’est vrai qu’on n’a pas encore vu le Sénégal dans cette course, malgré le bon début de saison qu’on a effectué avec les préparations et participations faites au Maroc, au Gabon, en Egypte et en France. Nous avons même disputé deux courses en Normandie, mais ça tarde à venir. Il va falloir continuer le travail », a-t-il dit. En soulignant que le cyclisme sénégalais regorge de bons coureurs, le technicien français a ajouté que ce qui manque ce sont les courses.
 
« Ils ont tout à apprendre du vélo, la distance et l’intensité surtout. Mais deux éléments se dégagent du groupe et qu’il faudra bien encadrer. J’aimerais bien voir les Sénégal finir sur le podium, il faut qu’on s’améliore car en cyclisme la tactique et la technique s’acquièrent », a-t-il encore souligné.

Classement de la 1ère étape : Distance : 135,3 km ;
Moyenne : 39,306 km/h1er : Carstensen Lucas (Embrace The World Cycling/Allemagne) : 3h26’32 ; 2e : Legley Mathias (Royal Vélo Club Ottignie/Tunisie/Belgique) : Mt ; 3e : Nouisri Ali (Royal Vélo Club/Tunisie/Belgique) : 3h27’14 ; 4e : Buijk Jacob (Global Cycling Team/Hollande) : 3h27’20 ; 5e : Hasnaoui Maher (Royal Vélo Club/Tunisie/Belgique) : 3h27’25

Classement de la 2e étape. Distance : 182,8 km ; moyenne : 36,675 km/h
1er : Mansouri Islam (Vélo Club Sovac/Alg) : 4h58’34 ; 2e : Smits Florian (Global Cycling Team/Hollande) : 4h58’41 ; 3e : Bouzidi Mohamed (Vélo Club Sovac/Alg): 4h59’12; 4e: Dimitri Ilongo (Vélo Club Chartrain/France): 4h59’14; 5e: Chopier Loïc (Vélo Club Chartrain/France): 5h00’22

Classement général (Maillot Jaune). Distance : 317, 8 km; moyenne: 37,751 km/h :
1er: Bouzidi Mohamed (Vélo Club Sovac/Alg): 8h26’35; 2e: Mansouri Islam (Vélo Club Sovac/Alg): 8h26’57; 3e: Mansouri Oussama (Vélo Club Sovac/Alg): 8h28’01; 4e: Nouisri Ali (Royal Vélo Club/tunisie/Belgique): 8h28’50; 5e: Carstensen Lucas (Embrace The World/Allemagne): 8h29’08
 
De nos envoyés spéciaux : C. F. KEITA (textes) et Abdoulaye MBODJ (photos)

Considéré comme le deuxième évènement majeur de la communauté mouride après le grand Magal de Touba, le «Kazou Rajab» renvoie à Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké, le deuxième Khalife général de la communauté mouride. Ce jour célèbre la venue au monde de cet éminent fils de Khadim Rassoul. Une occasion pour les fidèles de renouveler leur allégeance à la famille, notamment à son actuel khalife Serigne Abo Baraka Mbacké.

Ferveur et recueillement. La ville sainte de Touba célébre, aujourd’hui, le «Kazu Rajab» marquant la naissance de Serigne Fallou Mbacké, deuxième khalife de Khadimou Rassoul, El Hadji Mouhamadou Fallilou Mbacké familièrement appelé « Gallas ». Le 27ème jour du mois de Rajab, célébré aussi « Al isrâ » (Le voyage nocturne) et du « Mihraj » (L’Ascension) du prophète Mouhamed (Psl). C’est aussi une commémoration, pour toute la communauté musulmane, du voyage nocturne du Prophète de l’Islam (Psl) qui a valu à la communauté islamique les cinq prières quotidiennes. C’est en cette nuit que naquit Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké Ibn Cheikh Ahmadou Bamba à Darou Salam en 1889.

El Hadji Mouhamadou Fallilou Mbacke est connu très charismatique et populaire. Les disciples venus de toutes les localités du pays sont dans la cité religieuse depuis ce vendredi. Les manifestations se dérouleront dans tous les domiciles de la descendance de Serigne Fallou Mbacké qui a posé de grands actes durant son magistère de 1945 à 1968. La cérémonie officielle qui clôt l’événement est prévue demain dans la matinée.

En 1928, il fit le pèlerinage à la Mecque en compagnie de plusieurs disciples du Cheikh dont Serigne Mbacké Bousso et Mame Cheikh Anta Mbacké. C’est encore lui qui reprit les travaux de construction de la grande mosquée ébauchée par son frère aîné Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, le premier Khalife de Khadim Rassoul. Agriculteur dans l’âme, il a toujours appelé à un retour à la terre pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Régulateur social et grand acteur de la cohabitation religieuse
Dans tous ces champs, il pratiquait la jachère. Il créa plusieurs localités où il y érigea des «daaras» et des champs : Ndindy, Boborel, Medina Mbooba, Khaayane, Touba Merina, Nayloul Mâram, Alieu, Touba Sorong, Touba Bogo. Il fit construire le mur de l’ancien cimetière de Touba, organisa le lotissement de la ville et le marché, entre autres. Réputé très proche de ses frères et sœurs, il ne ratait jamais l’occasion de leur montrer affection et générosité.

Régulateur social, il fut plusieurs fois décoré. Il reçut l’Ordre du mérite français d’Outre-Mer, la Légion d’honneur française. Il était ouvert à toutes les familles religieuses du pays. Le 07 juin 1963, il inaugura la grande mosquée de Touba en présence d’autorités religieuses, administratives, diplomatiques, coutumières et du président Léopold Sédar Senghor, avec qui il s’entendait bien. Avec lui, il a impulsé l’esprit de tolérance et la cohabitation religieuse qui fait la fierté du Sénégal. En mai 1968, alors que l’instabilité était partout présente partout dans le pays, Serigne Fallilou Mbacké, apporta tout son soutien au chef de l’Etat, Lépold Sédar Senghor, dans un discours teinté de recommandations : « Disciples de la communauté mouride, je vous recommande de ne pas suivre le mot d’ordre de grève. Sachez que le chef de l’Etat est la vigie de la nation et que ses désirs, que je sais tous être dans le sens de l’intérêt de la nation, sont des recommandations que je vous demande d’exécuter. Allez au travail. Que ceux d’entre vous qui sont paysans aillent travailler la terre au lieu de rester en ville, qu’ils ne se laissent pas entraîner dans une autodestruction, car la nation, c’est vous tous.

Mamadou DIEYE

Les festivités marquant « Conakry, capitale mondiale du livre » pour l’année 2017 ont été lancées, hier, dans la capitale guinéenne par le président de la République de Guinée, le Pr Alpha Condé. Le Sénégal, pays invité d’honneur a été représenté par une forte délégation conduite par le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye.

La Journée mondiale du livre, célébrée hier, a eu résonnance particulière. Occasion pour lancer les festivités marquant « Conakry, capitale mondiale du livre » pour l’année 2017. Pour la circonstance, la République de Guinée a choisi le Sénégal comme pays invité d’honneur. A la tête d’une forte délégation composée d’écrivains, d’éditeurs, de slameurs et de musiciens, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye a représenté notre pays à ce grand rendez-vous du livre et de l’édition, rapporte un communiqué.

Le président de la République de Guinée, qui présidait la cérémonie d’ouverture, a déclaré que cet événement constitue « une importante aubaine pour le développement de l’industrie du livre » pour son pays, détaille le document du service du ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal. Alpha Condé a affirmé que le choix porté par l’Unesco sur Conakry « ne doit laisser aucun Guinéen indifférent ». Le chef de l’Etat guinéen a appelé son gouvernement à « porter une attention particulière à la tradition orale » qui doit être selon lui  transcrite et connue des jeunes générations. Dans son allocution, il a réitéré l’ambition de son pays d’être un carrefour du donner et du recevoir.

Pour sa part, le ministre la Culture et de la Communication s’est félicité du choix porté sur le Sénégal d’être le pays invité d’honneur. Cela traduit selon Mbagnick Ndiaye les forts liens de coopération entre les deux pays mais également les relations de fraternité entre les présidents Macky Sall et Alpha Condé. Il a rendu un vibrant hommage et salué l’œuvre d’écrivains de talents comme Camara Laye et Djibril Tamsir Niane et tant d’autres qui ont façonné la littérature africaine.  « Le livre a cette fonction magique de gommer les frontières » a laissé entendre Mbagnick Ndiaye.

Il a lancé un appel pour l’émergence sur le continent africain d’une véritable industrie du livre qui inclut toutes les formes nouvelles d’édition. Le ministre sénégalais a souhaité par la même occasion, que l’économie du livre occupe une place prépondérante dans le dispositif de management de nos sociétés.
Le ministre a, en outre réaffirmé l’engagement du Sénégal, aux côtés de l’Unesco, à œuvrer pour la promotion des auteurs, des éditeurs, des distributeurs et de tous ceux qui concourent à la chaine du livre.

Au cours de la cérémonie, le Prix du meilleur éditeur africain a été décerné aux éditions Edilis de Côte d’Ivoire, prix doté d’un montant de 5 000 euros. Le Prix récompense la meilleure maison d’édition pour la qualité de ses ouvrages.
Mme Youma Fall, directrice de la Langue française, de la Culture et Diversités à l’Oif a pris la parole pour saluer le dynamisme de la littérature africaine et les efforts de soutien à la lecture et à l’édition.

Après la cérémonie, une série d’activités était au programme : conférences, panels ainsi qu’une grande soirée à Conakry avec la chanteuse Titi et son groupe.

E. M.  FAYE

Les sondages ont eu finalement raison sur le scrutin de toutes les incertitudes. Les urnes ont délivré le verdict attendu ce dimanche 23 avril 2017 : Emmanuel Macron (23,9 %) et Marine Le Pen (21,7 %) sont qualifiés pour le second tour de la présidentielle, tandis que François Fillon au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon (19,8% et 19,2%) et Benoît Hamon (6,5%) sont éliminés. Et au nom du front républicain, la classe politique française appelle à rallier Macron le 7 mai prochain. Quant à l’abstention, son taux est de 22 %.  C’est un peu plus qu’au premier tour de 2012 où  elle pointait à 20,52 %.

Aujourd’hui, c’est une page de la vie politique française qui se tourne après cette élection de toutes les premières. A priori, le match du 7 mai opposera une vision du réformisme à une conception identitaire. Ce premier tour est aussi celui du renouveau de la vie politique française. Pour la première fois, un candidat jamais élu auparavant arrive au second tour. Avec Macron, c’est aussi la première fois qu’un candidat issu d’un mouvement créé il y a moins d’un an se qualifie en tête du premier tour. Incontestablement, c’est la première fois qu’il y a un candidat aussi jeune au second tour de la présidentielle française, avec Emmanuel Macron, 39 ans. Et c’est aussi la première fois que le second tour sera aussi jeune, avec Marine Le Pen, 48 ans. Le dernier record date de 1974, avec Valéry Giscard d’Estaing, 48 ans.

Autre première dans l’histoire de la Vème République : aucun des deux grands partis les plus structurés, les Républicains et le Parti socialiste, n’est qualifié pour le second tour et sont tous éliminés. Alors qu’il y a toujours eu au second tour de la présidentielle un candidat issu du Ps (ou de son prédécesseur la Sfio) et un candidat issu des Républicains (ou de ses prédécesseurs Ump, Rpr, Udr, Unr). A l’exception de l’élection de 1969 (Poher contre Pompidou), de 1974 (Giscard sur une candidature dissidente contre Mitterrand) et 2002 (Chirac contre Le Pen).

Benoit Hamon termine avec 6,2 % des voix, un score historiquement bas pour le Parti socialiste, depuis que Gaston Deferre avait fait 5 % en 1969. Le vote utile a durement sanctionné le Ps, et être sévèrement distancé par l’extrême droite et l’extrême gauche est vécu par Hamon comme « le signe d’une défaite morale ». François Fillon, des Républicains, a, lui aussi, échoué à qualifier son camp pour la première fois de l’histoire de la Vème République. Sa défaite est d’autant plus cruelle que ce ne sont pas les idées de droite qui ont été rejetées, mais bien les « affaires » qui ont affaibli sa candidature qu’il a persisté à maintenir. Il coule et la droite avec lui.

Cependant, pour le Front national, cette présence au second tour n’est pas une première. Le 21 avril 2002, Jean Marie Le Pen était qualifié au second tour avec 16, 86 % des voix, face à Jacques Chirac, à la surprise générale, alors que le candidat socialiste, Jospin, était systématiquement prévu au second tour par les sondages. Pour une femme, ce n’est pas non plus une première. Bien avant Marine Le Pen, Ségolène Royal s’était qualifiée, en 2007, face à Nicolas Sarkozy. La candidate du Ps était alors la première femme à se hisser au second tour de la présidentielle. En 2002, la candidate de Lutte ouvrière, Arlette Laguiller, avait été la première femme à s’être présentée à l’élection présidentielle depuis 1974.

Pour les battus, il reste le ralliement sans hésitation à Macron et le front républicain pour faire barrage à Marine Le Pen au second tour. Un rassemblement républicain a été accepté, dès hier soir, par tous ou presque. Il y a une claire conscience que le projet présidentiel de l’extrême droite serait un désastre économique et social pour la France, en raison de ses positions de repli sur l’euro, les frontières, l’immigration et les étrangers, la sortie de l’Otan et de l’Union européenne. Après avoir fait barrage à Marine Le Pen, les états-majors politiques mettront le cap sur les législatives de juin prochain, troisième tour des perdants, et sur les recompositions à droite comme à gauche. Chez les socialistes comme chez les républicains, il y aura, en effet, du labeur pour se remettre de la déroute et digérer l’avertissement des Français.

 

Elles seront finalement 12 équipes à prendre le départ ce matin pour la 16e édition du Tour cycliste du Sénégal ; car aux dernières informations, le Maroc et le Burkina Faso n’effectueront pas le déplacement pour diverses raisons. Idem pour l’équipe guadeloupéenne de Team Vélo + Basse Terre qui ne sera pas de la partie.

Mais de la qualité, il y en aura dans ce Tour 2017 avec la belle bataille attendue entre Anglais, Français, Allemands, Hollandais et Belges. Côté africain, si l’équipe d’Algérie ne sera pas là cette année pour défendre son titre remporté l’année dernière, par contre le club Vc Sovac représentera les couleurs algériennes, de même que la Rd Congo qui revient en force pour jouer les trouble-fêtes aux côtés des Sénégalais (Sénégal A et B), des Maliens et des Gambiens.

6 étapes en ligne et 2 circuits fermés constitueront le menu qui sera servi aux coureurs durant 8 jours de course à travers villes et villages du Sénégal. Pour un total de 1082 km. Le premier coup de pédale sera donc donné ce matin avec la première étape Dakar-Niayes-Thiès longue de 144km ; demain la plus longue étape de cette édition conduira les coureurs, sur 182,5 km, de Thiès à Saint-Louis.

C F KEITA

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