A LA UNE (2011)

Samedi, Ismaël Lô a donné un concert à l’Institut français de Dakar après une longue absence de la scène musicale sénégalaise.

Près de cinq ans d'absence scénique, plus de dix ans sans un nouvel album sur le marché... Les fans d’Ismaël Lô avaient sans doute fini d’espérer le revoir en spectacle un jour. Mais, la direction de l’Institut français de Dakar a réussi à le remettre sur scène pour la réouverture de leur théâtre de verdure. Samedi soir, l’ancien membre du Super Diamono était de retour à Dakar pour un concert exceptionnel,à guichet fermé. Les billets mis en vente depuis quelques jours ont vite trouvé acquéreurs. Deux jours avant le spectacle, l’Institut annonçait déjà complet.

Les plus pressés étaient là plus d’une heure avant l’ouverture des portes. En famille ou entre amis, on patiente. La chaleur suffocante ne semble guère les décourager. « Dès que j’ai vu l’annonce je me suis automatiquement procuré deux billets », dit Moussa, accompagné de sa femme qui tenait un bébé dans ses bras. « Ce n’est pas gênant. Je ne danserai pas. Je resterai assise » balance-t-elle comme pour rassurer son mari. Jacques n’aura certainement pas cette chance. Arrivé tout droit d’Abidjan, il n’a pas pu se procurer un billet. Il semble pourtant s’y être pris à l’avance. « Je ne comprends pas mais je pensais que je trouverai un billet. Je viens directement de l’aéroport », confie-t-il à un des organisateurs. Ce dernier l’invite à le suivre pour voir ce qu’il pourrait faire pour lui. Dans le calme, les premiers arrivés prennent place dans les gradins qui se révèlent très vite petits pour accueillir tout ce monde. Devant, on sort les smartphones et les teste pour immortaliser la soirée qui aller commencer.

Communion avec les fans
Ismaël Lô signe son retour. Il apparaît derrière l’immense rideau noir et s'avance d’un pas pressé, comme pour renouer le contact avec ses admirateurs. Tenue traditionnelle rouge et blanche, il s’assoit et prend la parole : « C’est un plaisir de vous retrouver. De retrouver cette scène mythique de l’Institut français où je garde d’excellents souvenirs ». Et, c’est pour se rappeler de ceux qui ne sont plus là qu’il demandera une minute de silence à ses fans. Parmi la foule, son épouse et ses enfants venus exceptionnellement le voir en spectacle.

« Mbindan » est les premières notes qu’il leur sert en solo avec sa guitare et son éternelle harmonica. Il rendra hommage à sa mère à travers « Yaye boye » avant que l’équipe composant son orchestre ne le rejoigne sur scène sous une ovation nourrie : un batteur, un pianiste, deux percussionnistes, deux guitaristes et deux choristes ont fini de s’installer pour assurer le show. « Plus je fais ci, plus je fais ça », « Inch'Allah », « Manko » et « Tar Dusey », « Raciste » et « L'amour a tous les droits » font danser les fans quelque peu timides au début. « Vous êtes fatigués ? », leur lance-t-il. En chœur ils répondent : « non !!!». Comme pour le prouver, ils reprennent brillamment les refrains de la célèbre chanson « Tajabone », merveilleusement exécutée à l’aide de sa guitare et de son harmonica.

Pendant deux tours d’horloge, sans interruption, Iso Lô a fait bouger l’Institut français sous les yeux de sa nouvelle directrice. A la demande générale, « Dibi Dibi rek » sera joué pour finir en beauté. Ce n’était pas dans le répertoire des morceaux prévus pour le concert, mais Ismaël Lô est revenu sur scène avec ses musiciens pour interpréter ce tube phare de l’album « Jammu Africa » sorti en 1996. En coulisses, Ismaël Lô assurera aux journalistes présents qu’il travaille sur son prochain album. « Je ne sais pas s’il va falloir reprendre les vieilles chansons, les compiler pour la nouvelle génération. Mais, nous avons encore un répertoire qui peut nous accompagner dans notre carrière », assure-t-il.

@lesoleilonline

Le Projet pistes communautaires et le Programme national de développement local (Ppc/Pndl) ont organisé un séminaire de renforcement des capacités sur l’entretien des ouvrages d’art dans la réalisation des pistes rurales du 16 au 20 octobre 2017 à Saly dans le département de Mbour. Mamadou Thiaw, secrétaire exécutif du Pndl, a révélé à cette occasion que le Fonds d’entretien routier autonome (Fera) a financé 477 kilomètres de pistes rurales en faveur de 32 collectivités locales.

Une vingtaine de techniciens et d’ingénieurs ont participé, du 16 au 20 octobre, au séminaire de renforcement des capacités sur l’entretien des ouvrages, en particulier des pistes rurales. Mamadou Thiaw a révélé à cette occasion que le Fonds d’entretien routier autonome (Fera) a financé 477 kilomètres de pistes au profit de 32 collectivités locales. Le programme a mis en place, au titre de la gestion 2017, un programme pilote de trois milliards de francs Cfa pour l’entretien du réseau routier non classé en rapport avec les collectivités locales. Au total, « 25 communes ont signé leurs conventions pour les infrastructures d’accompagnement, à savoir 36 plateformes multifonctionnelles, 15 magasins de stockage, 14 périmètres maraîchers, deux parcs à fourrières, un quai d’embarquement, un foirail et 11 marchés ruraux, pour un montant total de plus 883 millions de francs Cfa dont 70 millions destinés au développement de 14 coopératives », a expliqué le secrétaire exécutif du Pndl. D’après Mamadou Thiaw, le Ppc/Pndl a atteint sa vitesse de croisière avec des résultats encourageants dans la mesure où 27 communes ont finalisé leurs travaux pour un linéaire total de 537 kilomètres. Ceci a permis d’améliorer la mobilité de 160.440 habitants des 512 villages répartis dans ces communes avec une progression des indices routes. « Le niveau d’avancement physique des travaux de pistes rurales est passé de 80 % à 89 %, pour un taux d’exécution financier de 74 % », a-t-il noté.

Abdel Fattah Mobarraa, expert en ouvrage d’art, s’est félicité de la confiance accordée par le Sénégal à la partie marocaine venue partager ses connaissances et expériences avec la partie sénégalaise. Selon lui, les ministères des Infrastructures du Sénégal et de l’Équipement du Maroc ont, à travers la formation, administré la preuve que les relations entre les deux pays sont au beau fixe.

Amath Sigui NDIAYE

En visite à Ziguinchor, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a lancé un appel à l’ensemble des acteurs du système de santé de la zone sud (Ziguinchor, Sédhiou et Kolda) à relever le défi de l’accueil dans les structures d’urgence.

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, a consacré, hier, à Ziguinchor, sa première visite de travail et de prise de contact dans les régions. Il s’est prononcé sur l’accueil et les urgences dans les structures de santé. Selon lui, les Sénégalais estiment que l’accueil dans les structures d’urgence ne répond pas à leur attente. Pour cette raison, il a invité tous les acteurs du système de santé à prendre cela comme étant un défi à relever. Pour lui, l’insatisfaction des Sénégalais en matière d’accueil dans les structures d’urgence doit être prise en charge par les acteurs du système de santé eux-mêmes pour essayer de trouver une solution. « L’Etat aussi, à son niveau, doit mettre tout ce qu’il faut en termes de matériels d’urgence, d’équipements, d’infrastructures, de personnel suffisant et adapté pour que le patient soit satisfait », a indiqué M. Sarr.

Dans la matinée, le ministre a visité les structures de santé de Ziguinchor, avant de tenir une séance de synthèse avec l’ensemble des acteurs du système de santé de la zone sud pour tirer les leçons qui s’imposent. Sur ce plan, il a noté que le système de santé de la région méridionale du Sénégal regorge de valeurs. « C’est-à-dire un personnel engagé, compétent, avec des agents qui en veulent », a-t-il fait observer.

Cependant, Abdoulaye Diouf Sarr a relevé des dysfonctionnements liés au cadre de travail, en termes de réhabilitation des espaces de travail. Il a déploré également une insuffisance d’infrastructures, d’équipements et de matériels médicaux à certains endroits.

Le ministre et ses collaborateurs ont constaté une insuffisance des ressources humaines, en termes de spécialistes dans certaines zones. « Nous devons sérieusement être innovants du point de vue des propositions, afin de permettre aux structures de santé d’avoir les compétences nécessaires pour fonctionner », a-t-il avancé, souhaitant que le système de santé consolide et garde sa position de leader dans la sous-région et au-delà. Il a rappelé que le Sénégal a été toujours et jusque-là un pays de référence en matière de santé.

El Hadj Moussa SADIO

Les pouvoirs publics sont fortement engagés au développement du secteur de l’artisanat, a déclaré, jeudi, le directeur général de l’Agence de promotion et de développement de l’artisanat (Apda) de passage à Kaolack. Pape Amady Ndao a annoncé le renforcement des lignes de crédits destinées aux artisans de l’ordre de 3 milliards de FCfa d’ici à la fin de l’année.

En tournée de sensibilisation pour la promotion des produits artisanaux, le directeur de l’Agence de promotion et de développement de l’artisanat (Apda) a communiqué sur les mesures prises par le gouvernement pour booster le secteur. Pape Amady Ndao a rallié Kaolack après avoir séjourné dans la région de Fatick. Il a dévoilé les grandes lignes de la politique en cours pour accompagner les acteurs de l’artisanat. «Les artisans ont, aujourd’hui, suite à une directive du président de la République qui est le premier artisan du Sénégal, à travers le ministère de la formation professionnelle, de l’artisanat et de l’apprentissage, accès à une ligne de crédits logée à Acep de 300 millions pour développer leurs activités. Cette ligne de crédits à un taux concessionnel de 3,75 % sera portée, d’ici à la fin de l’annéen à 3 milliards de FCfa. Elle est accessible à tous les artisans et ne nécessite aucun apport ou garantie de la part des bénéficiaires», a-t-il expliqué, au cours d’une réunion d’échanges avec les acteurs du secteur à la chambre des métiers de Kaolack. Outre la ligne de crédits susmentionnée, les artisans pourront également bénéficier d’un autre fonds de 220 millions de FCfa logé à l’Apda destiné à leur faciliter l’accès aux matières premières pour leurs productions. Des financements jusque-là gelés et qui sont disponibles depuis ce mois d’octobre. Cette tournée nationale de sensibilisation sur le consommer local vise à permettre aux acteurs du secteur de l’artisanat de se positionner sur le marché intérieur. «A l’instar de ce qui se fait pour les producteurs agricoles avec le gel des importations pour permettre à la production locale de tirer son épingle du jeu, il faut envisager les mêmes mesures de protection pour notre artisanat. Avec le programme mobilier national, un pas important est franchi par rapport à l’accès de nos artisans à la commande publique ; il faut poursuivre cette dynamique de promotion de nos artisans», a affirmé M. Ndao. La rencontre avec les artisans à la chambre de métiers a permis à ces derniers de plaider pour une meilleure prise en compte de ceux qui sont basés à l’intérieur du pays dans les stratégies et programmes nationaux. A la tête d’une forte délégation, il a rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la région et aux autorités municipales de Kaolack.

Elimane FALL

Une délégation des ministères mauritaniens de l’Education nationale et des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel a séjourné à Dakar. Ces cadres sont venus s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière d’alphabétisation et de formation professionnelle.

Dix sept cadres du système éducatif mauritanien, ainsi que des acteurs de l’enseignement non formel et religieux ont séjourné au Sénégal. Leur visite à Dakar entre dans le cadre du Programme de développement des capacités pour l’éducation mis en place par l’Unesco et visant à soutenir les pays à atteindre les cibles de l’Objectif de développement durable (Odd) n°4.

Selon le conseiller technique du ministre mauritanien de l’Education, l’objectif principal de ce voyage d’études consiste à venir apprendre de l’expérience sénégalaise sur le professionnalisme du métier de facilitateur jusqu’à l’intégration de l’alphabétisation dans la formation initiale. « Ce qui se fait au Sénégal est fort pertinent et ce modèle nous intéresse beaucoup », a déclaré Al Ousseynou Boutout. Poursuivant, il a indiqué que le Sénégal a une expérience dans le domaine de l’alphabétisation un peu similaire et complémentaire à celle de la Mauritanie. « Cependant, a-t-il dit, dans la stratégie de mise en œuvre, le Sénégal est très en avance. D’ailleurs, c’est pourquoi nous sommes là pour s’inspirer du modèle sénégalais afin de parfaire le nôtre ».

Le Sénégal, depuis 2014, avec la réforme du concours de recrutement des maîtres, a beaucoup innové dans la formation du personnel enseignant. C’est ainsi qu’un modèle en alphabétisation a été introduit dans la formation initiale des instituteurs et institutrices dans les Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation. Ce qui fait qu’à sa sortie, l’enseignant devient polyvalent. C’est-à-dire qu’il a la possibilité et la capacité, soit d’enseigner dans le préscolaire, soit dans l’élémentaire comme fonctionnaire. Il peut aussi prendre en charge l’alphabétisation des personnes qui sont hors du système pendant les jours où il n’a pas cours dans le formel. Ce modèle, qui est à sa troisième année d’expérience, a fini par séduire plusieurs pays dont la Mauritanie.

Après des entretiens avec les autorités sénégalaises en charge de l’alphabétisation et l’éducation nationale, la délégation mauritanienne s’est rendue à Pikine, dans la banlieue de Dakar. Ici, ils ont eu droit à une prestation d’un jeune instituteur qualifié et polyvalent qui intervient dans les classes d’alphabétisation, les lundi, jeudi et vendredi après- midi. Un double emploi que l’instituteur Jean Marie Ndiaye exerce avec passion et amour.

Pape Coly NGOME

De plus en en plus de jeunes veulent bénéficier d’une formation qualifiante pour acquérir des compétences professionnelles et techniques.

Depuis sa création, il y a un peu plus de 2 ans, le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt) a financé 3018 jeunes sur toute l’étendue du territoire national. L’annonce a été faite, le 18 octobre 2017, à Kolda, par son directeur général Dame Diop. C’était lors de la journée d’information et de partage sur l’intervention dudit Fonds dans le projet intitulé « Accès équitable à la formation professionnelle (Acefop) ».

La rencontre s’est déroulée en présence des acteurs de la formation professionnelle, notamment les centres de formation professionnelle et technique, les chambres consulaires, les représentants du secteur public et privé et les organisations des jeunesses, entre autres.

La mission de ce fonds est d’accompagner les jeunes en leur octroyant notamment des bons de formation qui leur permettent d’acquérir des compétences dans les centres de formation professionnelle. Ce fonds, financé par l’Union européenne, est destiné aux jeunes âgés de 18 à 35 ans et s’inscrit dans le cadre du renforcement du capital humain dont le Sénégal a tant besoin pour devenir un pays émergent à l’horizon 2035. Ces jeunes sont également éligibles au Fonds Acefop à travers « des projets de formation-insertion » mis en œuvre par les structures de formation professionnelle de leur région respective et qui tiennent compte des opportunités économiques de leur terroir. Ces centres recrutent les jeunes et les forment pour leur permettre de s’insérer dans des créneaux porteurs à travers l’emploi ou l’auto-emploi.

Mamadou Aliou DIALLO

"Nos deux pays affirment leur attachement au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, dont la Quatrième édition se tiendra à Dakar les 13 et 14 novembre 2017 sur le thème « Défis sécuritaires actuels en Afrique : pour des solutions intégrées ».

La France continuera à soutenir la tenue de ce forum organisé par le Sénégal. Cette nouvelle édition du séminaire intergouvernemental constitue la première étape d’une séquence bilatérale qui s’annonce, cette année encore, très riche, ont dit les participants. Plusieurs ministres français se rendront à Dakar, le 14 novembre prochain à l’occasion du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, puis, à l’invitation du président de la République,  Macky Sall, le président de la République française, Emmanuel Macron se rendra à la conférence de Dakar pour le financement du Partenariat mondial pour l’éducation, conférence coparrainée par la France. Le président Emmanuel Macron effectuera, à cette occasion, une visite officielle au Sénégal très prochainement.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye

Dans une déclaration conjointe, à l'issue de la troisième édition du séminaire intergouvernemental France-Sénégal qui s’est tenue à Paris, il a été constaté, une nouvelle fois, l’étroitesse des liens unissant nos deux pays. Le séminaire  se veut un exemple du nouvel élan qui doit être impulsé entre la France et l’Afrique et qui vise à créer un axe intégré entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe par le rapprochement des peuples, une prospérité partagée et l’innovation.

"Nous avons une convergence de vues sur les dossiers de coopération bilatérale et une vision commune, notamment sur les enjeux globaux sur les plans sécuritaires et environnementaux ainsi que la lutte contre toutes les formes d’extrémisme ou d’exclusion", ont dit les deux délégations. A propos de la sécurité, elles ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, en particulier au Mali. "Nous coopérons de longue date dans la lutte contre le changement climatique et pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le Climat, aujourd’hui, dans le cadre du « Pacte mondial pour l’environnement », lit-on dans la déclaration conjointe.

Dans les domaines de l'éducation et de la  santé,  le document souligne que la promotion de l’accès à l’éducation, clé de voûte du développement durable, est une priorité pour nos deux pays.

Les deux pays ont décidé de co-parrainer la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation prévue en février 2018 à Dakar, dont l’objectif est de mobiliser jusqu’à 3,1 milliards de dollars de financement pour la période 2018-2021. En matière éducative, la priorité sera accordée à la formation des enseignants et des cadres du système éducatif, de même qu’à la promotion de la culture scientifique et du numérique dans les enseignements. Les écoles franco-sénégalaises seront appelées à devenir des écoles d’application afin de répondre au défi de l'insertion professionnelle des jeunes, des programmes de coopération seront mis en place dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel, articulés autour des besoins économiques du Sénégal. Les deux gouvernements ont décidé de mettre en place une commission mixte de pilotage stratégique sur l’enseignement supérieur, la recherche et la formation qui s’attachera, en particulier, à favoriser les formations délocalisées au Sénégal d’universités et de grandes écoles françaises et à augmenter le nombre d’étudiants français au Sénégal. La création d’un grand campus franco-sénégalais dans la ville nouvelle de Diamniado sera étudiée. La coopération entre les deux pays favorisera la structuration au Sénégal d’un enseignement supérieur, en lien avec les besoins du secteur économique. La France continuera d’accompagner le système d’enseignement sénégalais pour le développement des filières agricoles et rurales en ingénierie de la formation et poursuivra son appui du réseau « formation agricole et rurale », animé par Montpellier SupAgro.

 En matière de santé, l’accès à des soins de qualité et à des coûts accessibles, dans une diversification de l’offre de soins, est au cœur du soutien qu’apporte la France au Sénégal. Dans la lutte contre les maladies infectieuses épidémiques et des efforts pour promouvoir la sécurité sanitaire, des actions coordonnées de transfert de compétences et de renforcement des capacités techniques sont mises en œuvre. De nouvelles pistes de coopération sont esquissées pour le renforcement du système de santé, l’appui à la Couverture maladie universelle et le soutien à la formation des professionnels de santé, en partenariat avec l’école des hautes études de santé publique de Rennes.

Dans son soutien à l’innovation, la France entend, particulièrement, contribuer à l’ambition du Sénégal de devenir un pôle d’enseignement supérieur et de recherche de référence en Afrique. Dans ce cadre, nos deux pays ont procédé à la signature d’un prêt garanti par Bpi France permettant l’acquisition, par le Sénégal, d’un supercalculateur produit par Atos, qui sera installé dans la ville nouvelle de Diamniadio, appelée à devenir un pôle régional numérique.

Par El hadji Abdoulaye THIAM et Ousmane Noël Mbaye 

Le socialisme à la chinoise va entrer dans une nouvelle ère. Le président de la République populaire de Chine et par ailleurs Secrétaire général du Parti communiste chinois (Pcc) l’a annoncé hier. Il présentait le rapport au XIXe congrès de sa formation politique.

Le XIXe congrès du Parti communiste chinois (Pcc) a débuté avant-hier dans le grand palais du peuple à Beijing. Une occasion, pour le Secrétaire général et par ailleurs président de la République, Xi Jinping, de présenter le bilan des cinq dernières années et de jeter les perspectives pour les cinq ans à venir, voir au-delà. Ainsi donc, pendant trois heures trente minutes, il a présenté son rapport intitulé : « Remporter la victoire décisive de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance et faire triompher le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère » aux 2 280 délégués dont l’élection est validée avant-hier, aux 4 886 journalistes et aux quelques officiels.

En toute vraisemblance, le président Xi Jinping sera réélu et sera naturellement le candidat du Pcc à la prochaine élection présidentielle. Il peut se targuer d’un bilan élogieux sur fond de lutte contre la pauvreté réussie, lutte contre la corruption, l’initiative de la ceinture et de la route, le second souffle donné à l’organisation des BRICS. Pendant ces cinq dernières années, le taux de croissance moyenne annuel du Pib est de 7,2%. Le Pib de 2016 a augmenté de 32% par rapport à celui de 2012. Pendant la même période, le Pib par habitant a enregistré une hausse de 29% ; le ratio des habitants urbains permanents dans la population totale a atteint 57,35% fin 2016, contre 52,57% fin 2012 ; l'investissement direct étranger a augmenté à un taux annuel de 3,1% à 489,4 milliards de dollars pendant la période 2013-2016 et le nombre des habitants ruraux vivant dans la pauvreté a baissé à 43,35 millions l'année dernière, contre 98,99 millions en 2012.

Depuis 1949, la Chine est entrée dans une ère moderne avec la proclamation de la République populaire de Chine par Mao Zedong. Le Pcc avait choisi le socialisme à la sauce chinoise comme système politique. Après la mise en œuvre de réformes et d’ouverture, le Pcc s’est fixé l’objectif stratégique de développer, en trois étapes, le pays. Jusqu’ici, soutient le Sg du Pcc, Xi Jinping, ce sont deux des trois objectifs qui sont réalisés à savoir mettre la population à l’abri des besoins essentiels et lui assurer une vie de moyenne aisance dans son ensemble. Le Pcc est fondé en 1921. Il va célébrer son centenaire en 2021. D’ici là, note Xi Jinping, il veut « parachever la construction de la société de moyenne aisance caractérisée par une économie plus développée, une démocratie plus avancée, un niveau scientifique et éducatif plus élevé, une culture plus prospère, une société plus harmonieuse et une vie plus aisée (…). Il faudra avoir réalisé, pour l’essentiel, la modernisation du pays pour le transformer en un Etat socialiste moderne ».

Parachever l’édification intégrale de la société de moyenne aisance
Pour le président Xi Jinping, le socialisme à la chinoise est entré dans une nouvelle ère. « Nous unirons le peuple chinois de tous les groupes ethniques et le mènerons à une victoire décisive dans la construction d'une société modérément prospère sous tous les aspects et dans les efforts visant à assurer le succès du socialisme à la chinoise pour une nouvelle ère. La Chine se trouve encore dans une importante période d'opportunité stratégique pour son développement. Les perspectives sont brillantes, mais les défis sont sérieux », a-t-il indiqué.

Aly DIOUF, Correspondant en Chine

Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, a effectué une visite dans différents sites abritant des cases des tout-petits à Dakar le 17 octobre. D’après elle, d’autres infrastructures devraient voir le jour sur l’étendue du territoire national pour un coût de 1 milliard de FCfa.

L’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) compte 1378 structures accueillant 104.489 enfants. Ces structures publiques et communautaires sont composées de 739 cases des tout-petits, 343 écoles maternelles publiques et 296 centres ou garderies d’éveil communautaires. Le ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a annoncé un projet de relance de construction et de réhabilitation de cases des tout-petits dont le coût est évalué à 800 millions de FCfa. Cela sans compter l’apport des partenaires techniques et financiers qui portera l’enveloppe à un milliard de FCfa. Elle l’a révélé au terme de la tournée de rentrée effectuée le 17 octobre 2017.

Cette visite a démarré par la commune de Ndiarème Limamoulaye, plus exactement au quartier Angle Mousse. La délégation ministérielle a constaté que les travaux de construction de la case des tout-petits sont avancés. Selon les termes du contrat, cette case devra être livrée en novembre 2017.

Le maire Mamadou Baïdy Sèye, qui a accueilli le ministre, s’est félicité du soutien de la directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp), Thérèse Faye Diouf. « Nous avons à nos côtés des gens engagés », a indiqué le ministre qui s’est ensuite rendu à la case des tout-petits de Tawfekh Yakaar. Une structure plus adaptée aux enseignements-apprentissages et réceptionnée en octobre 2015. « Ce que nous investissons sur les enfants nous sera rétribué. Nous allons multiplier nos efforts pour répondre aux attentes des populations », a déclaré Mme Diop, qui a remis à la case des tout-petits de Tawfekh Yakaar des ordinateurs, ustensiles de cuisine, un fourneau amélioré, des denrées alimentaires, entre autres. « Nous vous appelons à son utilisation à bon escient », a exhorté Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop. Aliou Moussa Bâ, président du Comité de gestion de la case des tout-petits de Tawfekh, a salué les autorités de la case. « Nous n’avons pas des moyens de mobilité. La cotisation par enfant de 6.000 FCfa n’est pas suffisante. Nous sollicitons plus d’appui », a-t-il plaidé. Auparavant, la délégation s’était rendue au quartier Darou Salam 5, situé dans la commune de Yeumbeul-nord, pour constater l’état d’avancement des travaux d’une case des tout-petits qui devra être livrée dans un mois.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les propriétaires de maisons sises à la Cité Port, objet d’« expropriation pour cause d’utilité publique », ne seront finalement pas déguerpis. L’annonce a été faite hier par le gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall, selon qui le décret faisant état de la cession de leurs propriétés a été tout bonnement annulé par le président de la République.

Le déguerpissement envisagé par le gouvernement pour les besoins de l’implantation d’un parking sur le site devant abriter l’Institut islamique de « Massalikoul Jinan » n’aura plus lieu. Le gouverneur de la région de Dakar, porteur d’un message du président de la République, a déclaré que « dès qu’il a été bien informé du projet d’embellissement et de l’agrandissement la rue Cheikh Ahmadou Bamba, a donné comme instruction, de ne toucher à aucune maison ». Ainsi, « le recul qui était programmé sur cet axe de 5 mètres, est abandonné et définitivement abandonné. Aucun centimètre même de clôture ne sera touché. Au contraire, le président de la République, soucieux de la tranquillité sociale, du bien-être des populations, s’est fortement ému de cette question et a demandé à ses services techniques d’arrêter et de revoir le réaménagement des trottoirs », a-t-il ajouté.

El Hadji Malick Ndaw, président du Collectif des riverains de l’avenue Cheikh Ahmadou Bamba de la cité Port, a exprimé la reconnaissance des populations. «Le gouverneur, accompagné du préfet, nous a amenés une très bonne nouvelle. Juste pour signaler que le combat que l’on menait n’était pas contre l’Etat mais celui de la légalité. Qui dit légalité, dit la loi, la Constitution. Une République est fondée sur la loi », a-t-il soutenu. Considérant que c’étaient des titres de propriété de populations, M. Ndaw s’est dit « très soulagé du retour du respect de la loi, sur les titres de propriété des populations en ne touchant à aucun centimètre de nos habitations ».

Pour lui, « le chef de l’Etat a pris une très bonne décision, une décision opportune ». L’aménagement des alentours de la Grande mosquée « Mazalikoul Djinan » et la construction d’un parking pour l’Institut islamique, a amené l’État à décider de l’expropriation de 20 familles de leurs maisons. Les concernés ont, 17 mois durant, réclamé justice et engagé une bataille. Cette décision du président de la République rend de facto caduque la saisine de la Cour suprême par les concernés.

M. L. DIEYE

Le Premier ministre Mahammed Boune Abdallah Dionne est attendu à Paris, dans la capitale française où il présidera, avec son homologue, un séminaire gouvernemental, le 19 octobre. Selon notre ambassadeur en France, Bassirou Sène, cette rencontre, la 3ème du genre, connaîtra un développement majeur dans les relations entre les deux gouvernements.

Excellence Monsieur l’ambassadeur, dans quelques jours, le Premier ministre Mahammed Boune Abdallah Dionne va entamer une visite en France. Quel sens donnez-vous à cette visite du chef du gouvernement qui va présider un séminaire gouvernemental. Certainement on pourrait parler d’un retour aux sources pour ce dernier qui a servi ici à l’ambassade.
Les deux pays s’apprêtent à connaître un développement majeur, avec la rencontre en perspective des deux gouvernements. Ce séminaire dont nous pouvons légitimement nous réjouir pour sa portée économique et son poids politique, se déroulera au lendemain de processus électoraux très suivis qui ont vu l’avènement de nouveaux exécutifs conduits par les Premiers ministres Messieurs Edouard Philippe et Mahammad Boun Abdallah Dionne reconduit. Ledit séminaire intergouvernemental franco-sénégalais prévu le 19 octobre 2017, sera la troisième édition d’une concertation politique au Sommet entamée à Paris le 24 juillet 2015, sous le magistère de Messieurs François Hollande/Manuel Valls et poursuivie à Dakar le 23 septembre 2016, dans une belle symbiose et une entente parfaite au mieux des intérêts des deux Etats.

Cette session nous apparait donc comme la poursuite d’un destin commun, la continuité des relations exemplaires qui existent si harmonieusement entre le Sénégal et la France. Ce cadre d’échanges rare, car la France n’en n’entretient qu’avec très peu de pays, verra la participation d’une dizaine de ministres de chaque côté, mais sera l’occasion de plancher sur des thèmes brulants et ponctuels comme : la mobilité, les migrations, l’éducation, la santé, la sécurité et l’accélération du Pse, qui correspondent aux priorités du Sénégal.

Nous attendons beaucoup de ce séminaire qui va permettre de donner un contenu concret au nouveau partenariat que le président Macron veut nouer avec l’Afrique sur la base du respect ainsi que des bénéfices mutuels et partagés.

Il s’ajoute dans l’ordre des réalisations concrètes entre les deux gouvernements, au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique dont la quatrième édition est prévue les 13 et 14 novembre 2017, à la fructueuse et prestigieuse visite d’Etat du président Macky Sall en France, en décembre 2016 et à la rencontre entre les présidents Emmanuel Macron et Macky Sall, le 12 juin 2017, à Paris.

Cela fait plus de deux ans que vous êtes à la tête de la mission diplomatique du Sénégal en France. Quel bilan tirez-vous de la coopération entre la France et le Sénégal dans les domaines de l’économie, de l’éducation, de la culture et de la Francophonie ?
Vous me demandez là de me soumettre à un exercice bien difficile tant il est mal aisé de dresser son bilan. Sans être exhaustif, je peux souligner que dans le cadre de la diplomatie économique décidée par le chef de l’Etat, plusieurs forums économiques franco- sénégalais (une vingtaine environ), des salons, se sont tenus en France, mettant en perspective hommes d’affaires sénégalais et français, d’où sont issus nombre de conventions et d’accords de partenariat qui fonctionnent effectivement aujourd'hui. De nombreux investisseurs français ont été envoyés au Sénégal, porteurs de projets intéressants à haute intensité d’emplois. Le pôle industriel de Diamniadio, moderne et futuriste, constitue une attractivité et une curiosité pour les investisseurs de ce pays et notre plaidoyer met l’accent sur la sécurité juridique et les opportunités d’affaires qu'il offre, en écho à la récente émission télévisée sur ce site.

Dans cette veine, il convient de rappeler que la France est le premier bailleur du Sénégal au sein de l’Union européenne, avec un volume d’aide de 150 millions d’euros/an en moyenne, ces 10 dernières années. C’est aussi le premier investisseur dans notre pays, représentant 40 % des Investissements directs étrangers, avec une présence et une contribution fortes et historiques, des entreprises françaises implantées au Sénégal. Sur les actions les plus récentes, il est possible de citer le financement du Train Express régional, l’implication de l’Agence française de Développement dans la mise en œuvre du Pse avec près de 800 millions d’euros, les appuis au secteur privé et le soutien à l’entrepreneuriat surtout des jeunes avec les start-ups.

Dans le domaine de l’éducation, l’acquisition d’un super calculateur d’Atos sur financement garanti par la BPI France, l’augmentation du nombre d’étudiants sénégalais en France, la signature de plusieurs conventions de mise à disposition de logements pour nos étudiants avec des bailleurs sociaux français sans oublier les conventions d’accueil de nos bacheliers d’excellence avec les meilleurs lycées français sous la supervision de l’Ecole polytechnique de Paris, l’instauration annoncée au Sénégal de formations délocalisées par certaines universités et centre de formation français et l’ouverture à Dakar de l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation (Ifef) sont des décisions qu’il convient de saluer et de soutenir.

Concernant la santé, la France fournit un appui à la gouvernance du système de santé avec la mise à disposition d’un expert technique international (Eti) auprès du ministre de la Santé et de l’Action sociale, finance par l’intermédiaire de l’Afd un projet de 14 millions d’euros en faveur de la santé mère-enfant dans la région de Louga et appuie la recherche avec un soutien à l’Institut Pasteur de Dakar, à l’Agence nationale de Recherche sur le Sida (Anrs) et à l'Institut de recherche pour le développement (Ird).

Le Sénégal avait signé une série d’accords lors de la visite du chef de l’Etat, le président Macky Sall, en décembre 2016, pour environ 200 millions d’euros. Il s’agit de la réalisation du Train express régional par la société Alstom très attendu au pays. Et récemment ce groupe a fusionné avec Siemes. Ne craignez-vous pas des retards sur la livraison des infrastructures ?
Nous devrions plutôt nous attendre à une accélération des travaux car la fusion donnera plus de moyens à l’entreprise. Plus précisément, le Sénégal a signé un contrat avec ALSTOM et nous n’avons aucun doute ni aucune crainte sur la bonne exécution des clauses du contrat. Je suis affirmatif sur le respect scrupuleux des termes du contrat. A ce jour, tout se passe comme prévu conformément aux engagements pris devant le chef de l’Etat lors de sa visite des installations d’Alstom le 19 décembre 2016 à Strasbourg.

La France, avec ses universités, accueille un très grand nombre d’étudiants, on parle de plus de 10.000 mais il est souvent constaté qu’à la fin de leurs études ces jeunes ne rentrent pas au pays malgré les investissements de l’Etat. Pensez-vous qu’une meilleure solution pourrait être apportée pour éviter la fuite des cerveaux ?
C’est une question globale et complexe mais il est important de dire que le Sénégal ne doute nullement du patriotisme de ses fils. Qu’ils soient au pays où qu’ils décident de rester en France pour avoir une première expérience professionnelle, nous sommes convaincus qu’ils contribuent au développement économique et social du pays et qu’ils nourrissent tous le rêve de rentrer, un jour, servir leur patrie.

C’est le lieu de souligner, pour les saluer, deux nouveaux dispositifs incitatifs au retour de nos étudiants contenus dans la nouvelle politique nationale d’attribution des allocations à l’étranger, à savoir la bourse de mobilité et la bourse doctorale de cotutelle en alternance. L’étudiant sénégalais bénéficiaire de la bourse de mobilité dispose d’un billet d’avion aller-retour et une indemnité forfaitaire de 60.000f/mois pour des stages de 4, 6, ou 10 mois au Sénégal. Quant à la bourse de cotutelle qui est de 600.000f/ mois pendant le séjour à l’étranger de l’étudiant et d’un billet d’avion aller-retour sur 3 ans, elle permet de retenir nos doctorants dans nos universités tout en leur offrant la possibilité d’avoir une inscription dans une école doctorale étrangère.

En outre, la signature, depuis 2 ans, par les boursiers d’excellence sénégalais d’un engagement à servir le pays milite en faveur d’un retour de nos diplômés.

D’autres initiatives et programmes ont été mis en place par le gouvernement pour accompagner, surtout dans le domaine de l’entrepreneuriat, celles et ceux qui décident de revenir et les exemples de retour réussi sont nombreux.

La mobilité est une richesse dont nous entendons tirer pleinement profit en parfaite intelligence avec la Diaspora sans aucune forme de contrainte.

Sur le plan culturel, des accords ont été aussi signés par des institutions françaises pour collaborer avec le Musée des civilisations de Dakar. Où en est-on depuis ?
Je rappelle que cette Convention se proposait d’établir un partenariat scientifique et culturel avec une assistance mutuelle dans les domaines pour lesquels chaque partie dispose d’une expertise ou d’une compétence particulière.

L’organisation au musée des civilisations noires ou/et au musée du quai Branly d’expositions consacrées aux arts, aux traditions ou aux cultures d’Afrique et le prêt d’œuvres dans le cadre de ces expositions, l’organisation au musée des civilisations noires d’expositions déjà conçues par le musée du quai Branly, l’association de personnes désignées par le musée des civilisations noires aux programmes d’enseignement et de recherche développés par le musée du quai Branly et réciproquement, la participation de personnes désignées par le musée des civilisations noires aux activités de développement des publics et de médiation culturelle du musée du quai Branly en fonction de ses capacités et réciproquement, de projets éditoriaux communs, l’accueil des personnels du musée des civilisations noires sous la forme de visites ou des stages professionnels, afin d’encourager la connaissance mutuelle et de développer des cultures et des pratiques communes étaient les principaux domaines retenus.

Sur le plan pratique, les actions de coopération, décidées conjointement par les Parties, doivent donner lieu à l’établissement de conventions spécifiques d’application précisant les objectifs, les moyens et les modalités de mise en œuvre.

Récemment, le nouveau Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour que vous avez reçu a demandé au personnel diplomatique en poste en France de prêter une forte attention à nos compatriotes. Quel commentaire sur ce message du chef religieux…
Avant de répondre à votre question, j’aimerais exprimer à nouveau mes sincères condoléances à tout le peuple sénégalais suite au rappel à Dieu du Khalife général des Tidianes Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. A son successeur, Serigne Mbaye Sy Mansour, je renouvelle mon estime et mon affection ainsi que mes ferventes prières pour une longue vie, une excellente santé et une mission bien accomplie. Durant son séjour, en France, il nous a fait l’honneur de venir nous rendre visite à l’Ambassade et au consulat, comme il le faisait chaque année.

Son message très sage a été perçu et salué comme un conseil bienveillant sur le rapport Administration/administrés et un excellent rappel d’une directive ferme de Monsieur le président de la République Macky Sall sur l’attention de tous les jours que nous devons à nos compatriotes. Nous nous consacrons à leur apporter la protection et l’assistance nécessaires mais nous tirons également profit de leur savoir-faire car ils sont des réservoirs de compétences et des modèles d’engagement patriotique. Ils contribuent grandement à l’émergence du Sénégal par le transfert de plus de mille milliards de cfa au pays, plus que l’Aide publique au développement.

Propos recueillis à Paris, par El hadji Abdoulaye THIAM

Le sélectionneur national des Lions, Aliou Cissé, a publié, mercredi à Dakar, une liste de 25 footballeurs en perspective de la double confrontation avec l’Afrique du sud le 10 et 14 novembre prochain comptant pour les 2e et 6e journées du groupe D et du 3e tour des préliminaires de la Coupe du monde Russie 2018.

Les joueurs sélectionnés pour ces matchs internationaux sont :

  • Clément Diop (Los Angeles Galaxy, Etats-Unis)
  • Khadim Ndiaye (Horoya Athletic Club, Guinée)
  • Alfred Gomis (Spal 2013, Italie)
  • Kalidou Koulibaly (SSC Naples, Italie)
  • Lamine Gassama (Alanyaspor, Turquie)
  • Pape Alioune Ndiaye (Galatasaray, Turquie)
  • Cheikh Tidiane Ndoye (Birmingham City, Angleterre)
  • Cheikhou Kouyaté (West Ham, Angleterre)
  • Idrissa Gana Guèye (Everton, Angleterre)
  • Keïta Baldé (As Monaco Fc, France)
  • Moussa Sow (Al Ahly, Dubaï)
  • Moussa Konaté (Amiens Sporting Club Football, France)
  • Moussa Wagué (Kas Eupen, Belgique)
  • Salif Sané (Hanovre 96, Allemagne)
  • Alfred Ndiaye (Wolverhampton Fc, Angleterre)
  • Opa Nguette (Football Club de Metz, France)
  • Fallou Diagne (Football Club de Metz, France)
  • Sadio Mané (Liverpool, Angleterre)
  • Adama Mbengue (Caen, France)
  • Diafra Sakho (West Ham, Angleterre)
  • Saliou Ciss (Angers SCO, France)
  • El hadji Assane Dioussé (As Saint-Etienne, France)
  • Mbaye Hamady Niang (Torino Football Club, Italie)
  • Youssouf Sabaly (Girondins de Bordeaux, France)
  • Serigne Modou Kara Mbodji ( Anderlecht, Belgique)

Source : APS

Les acteurs du secteur de l’assainissement de l’Ouganda, de la Zambie, de l’Afrique du Sud effectuent une mission de Benchmarking au Sénégal. Ils sont venus s’inspirer du modèle Sénégal.

Le Sénégal fait figure de bon élève en matière d’assainissement. Plusieurs pays d’Afrique viennent pour s’inspirer du modèle sénégalais. Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Lansana Gagny Sakho, a reçu, le 16 octobre 2017, des acteurs de l’assainissement venus de l’Ouganda, de la Zambie, de l’Afrique du Sud, entre autres. Cette visite entre dans le cadre des activités du Partenariat par les pairs pour le renforcement des capacités des opérateurs d’assainissement (Resop). Le partage d’expériences est la voie indiquée pour les pays africains d’accélérer leur marche vers la réalisation des nouveaux Objectifs de développement durable (Odd). « Cette visite arrive à son heure avec le changement de paradigmes avec le passage des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) aux Objectifs de développement durable (Odd). Ce changement nous amène à nous poser la question sur notre approche globale de développement. Les pays africains ont les mêmes difficultés », a fait savoir le directeur général de l’Onas.

Le Sénégal s’est engagé sur la voie de la valorisation des sous-produits de l’assainissement. Selon plusieurs experts, le secteur présente des atouts susceptibles de créer de la richesse et des emplois. « Le Sénégal a décidé d’impliquer des privés dans la gestion des boues de vidange. Nous allons passer à l’échelle », a annoncé M. Sakho.

Prenant la parole, le directeur des programmes de l’Association africaine de l’eau (Aae), Dr Siméon Kenfack, n’a pas douté que les membres de la délégation capitaliseront les bonnes pratiques du Sénégal. « Nous espérons qu’au sortir de cette réunion, chacun prendra un peu du Sénégal. Ce partage d’expériences va aussi profiter au Sénégal. C’est par cette approche que l’Aae pense contribuer à l’amélioration de l’assainissement en Afrique », a-t-il indiqué. Après la cérémonie officielle, place à la présentation des acquis. La responsable de la communication de l’Onas, Mme Ngalane, a exposé le chemin parcouru par le Sénégal. A titre illustratif, le taux de dépollution du Sénégal qui était de 13% en 2004 est passé à 44,5% en 2016, celui du traitement qui était de 19% se situe à 69,9% en 2016.

En réponse aux interrogations des membres de la délégation, le secrétaire général de l’Onas, Ousmane Camara, a fait savoir que l’Etat prend en charge les investissements avec son budget, mais aussi par le concours des bailleurs de fonds. L’Onas a reçu, au cours des dernières années, plusieurs missions de Benchmarking des pays d’Afrique.

Idrissa SANE

La mort d’A. Diallo, une jeune fille âgée de 12, survenue à l’hôpital de Pikine défraie la chronique en banlieue où les langues continuent à se délier dans un sens ou dans un autre. Le directeur de cette structure hospitalière a rejeté la thèse de non-assistance à personne en danger qu’auraient évoquée les parents de la défunte.

Si, du côté de la famille de la défunte, l’hôpital est indexé comme étant coupable de négligence à l’origine de la mort de cette enfant, pour l’administration de la structure hospitalière, cela relève d’une accusation gratuite. Mouhamed Abdallah Guèye, directeur de l’hôpital de Pikine, donne sa version par le biais d’un communiqué de presse. Pour rappel, c’est un quotidien de la place qui a livré cette information lundi en laissant entendre que la jeune A. Diallo a perdu la vie après que l’hôpital de Pikine a tardé à lui assurer une prompte intervention nécessaire aussitôt après son admission. Il précise que c’est parce que les parents de la jeune patiente n’étaient pas en mesure de mobiliser la somme de deux cents mille que l’hôpital lui aurait exigée pour sa prise en charge que la malade a finalement rendu l’âme. Dans son communiqué, le directeur de l’hôpital, Mohamed Guèye, précise que la version de l’auteur de l’article est en porte-à-faux avec ce qui s’est réellement passé. A l’en croire, l’enfant a bien été prise en charge dès son arrivée, « comme l’atteste son dossier médical qui revient chronologiquement sur le parcours qu’elle a effectué », écrit-il.

« Aïssatou Diallo a bien été reçue aux urgences et mise en observation le vendredi 13 octobre. Le lendemain, samedi 14, elle est acheminée au bloc opératoire vu la complexité de son état et après avis des gynécologues », ajoute-t-il. « Après avoir subi une intervention chirurgicale, elle été hospitalisée au service Chirurgie. Par la suite, elle sera transférée en réanimation puisque son état commençait à se dégrader au fil du temps », explique-t-il. Le directeur a rappelé qu’en cas d’urgence, le système d’organisation (à l’hôpital de Pikine) est configuré de telle sorte qu’un patient qui arrive est pris en charge médicalement avant toute formalité d’ordre administratif ou financier et conformément à la réglementation en vigueur. En ce qui concerne le montant de 200.000 FCfa évoqué dans l’article comme étant la somme réclamée par l’hôpital à la patiente, Mohamed Guèye les nie en bloc. « Le tout relevé depuis lors aux services compétents s’élève à 114.000 FCfa, et n’a été payé que le lundi 16 octobre 2017 après le décès de la petite. À relever que plusieurs actes ont été exonérés (l’échographie d’urgence à son arrivée, la mise en observation aux urgences, l’acte opératoire et l’hospitalisation en chirurgie) », mentionne le communiqué.

Abdou DIOP

La Cedeao (15 pays) a demandé aux premières dames d’Afrique de l’Ouest réunies à Abidjan de lutter contre une démographie galopante qui, mal maîtrisée, génère la pauvreté dans cette région qui compte 330 millions d’habitants.

«Nous avons une croissance démographique très dynamique, une des plus élevées au monde», a rappelé le président de la Commission de la Cedeao, Marcel Alain de Souza. «Notre région a un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme (7 au Niger, pays très pauvre, Ndlr), le plus élevé au monde», a-t-il ajouté. Selon lui, «tant que nous n’arrivons pas à arrimer la croissance démographique avec la croissance économique, la lutte contre la pauvreté est vaine. Au contraire, chaque fois, la pauvreté s’accroit».

M. de Souza s’exprimait à l’ouverture de la conférence des premières dames d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, consacrée à la lutte contre les violences, la traite, l’exploitation et le travail des enfants.

La rencontre qui a réuni les premières dames venues de Gambie, du Ghana, du Mali, du Sénégal, du Niger, de Mauritanie et de Sierra Leone, a également débattu de l’»autonomisation des femmes».

De son côté, Mme Dominique Ouattara, première dame de Côte d’Ivoire, engagée dans la lutte contre le travail des enfants dans les plantations de cacao, a évoqué «des milliers d’enfants qui restent menacés par la persistance de pratiques néfastes qui les privent de leurs droits». «Ces menaces pour l’épanouissement de nos enfants requièrent de notre part des actions urgentes et concertées pour leur protection. Car lorsqu’une Première Dame d’un pays choisit de défendre une cause au niveau national, toutes ses sœurs lui emboîtent le pas et ce sujet fait des progrès remarquables», a assuré Mme Ouattara.

AFP

Pour la poursuite du Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles), le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a signé avec la Banque islamique de développement (Bid) un accord de financement de près de 80 milliards de francs Cfa. Ce financement permettra d’intervenir pour la voirie des villes de Géudiawaye, de Tambacounda, de Pikine, de Mbour, de Rufisque, entre autres.

En marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (Fmi) et de la Banque mondiale, Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, a signé avec la Banque islamique de développement (Bid) un accord de financement d’un montant de près de 80 milliards de francs Cfa à Washington DC. Ce financement est destiné à la poursuite du Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles). D’après un communiqué du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement parvenu à la rédaction, le financement de la Banque islamique de développement interviendra pour la voirie routière dans les villes de Guédiawaye, de Pikine, de Dakar, de Rufisque, de Mbour, de Touba et de Tambacounda. En plus de la voirie et de ses dépendances, le communiqué précise qu’il est prévu le reprofilage et la couverture du canal de l’Ouest à Rufisque sur un linéaire de 975 mètres avec la construction de pompage, la réalisation d’ouvrages de drainage (aménagement de bassins et réalisation de canaux de drainage vers la mer) pour certaines zones inondables des communes de Yeumbeul-nord et sud et Malika. Ce financement permettra aussi la réalisation d’une digue route à Matam entre le premier pont de Matam et le quartier Nawel sur un linéaire de 3,75 km.

Le document du ministère des Infrastructures de rappeler qu’avec le concours financier de la Bid, quatre projets sont en cours de mise en œuvre dans le domaine des infrastructures routières. Il s’agit des travaux de construction de la Vdn section 2 sur 8 km en 2x2 voies avec des ouvrages spéciaux comme le viaduc et bowstring de Cambérène, des travaux de réhabilitation de la route nationale n°2 sur la section Ndioum-Goléré (69 km), sur la section Goléré-Thilogne (68 km) et des travaux de réhabilitation de la route nationale n°7 sur la section PK120-Mako (63 km).

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo. Le programme Promovilles consiste à contribuer au renforcement de la décentralisation pour promouvoir le développement économique et social du pays. Sur le plan sectoriel, le projet vise à augmenter le taux d’équipement collectif et les ressources financières propres des collectivités locales. Plus spécifiquement, le projet permettra d’améliorer dans les villes retenues : le niveau de service des voiries et les conditions de transport.

Oumar KANDE

Les préparatifs du Magal de Touba vont train. Les dispositions sont déjà prises pour permettre un déroulement de l’évènement dans de très bonnes conditions. La réunion nationale consacrée aux préparatifs s’était déroulée hier au ministère de l’Intérieur sous la présidence d’Aly Ngouille Ndiaye, en présence des services concernés et de la délégation de Touba.

D’emblée, le ministre de l’Intérieur a rappelé que le Magal de Touba est un évènement national de dimension internationale. Ainsi, Aly Ngouille Ndiaye a transmis le souhait du président Macky Sall de « faire plus par rapport aux éditions précédentes ». Il a demandé que les dispositions idoines soient prises pour rendre le séjour des pèlerins agréable. « Le gouvernement veut que le Magal se déroule sans problème », a-t-il indiqué. Le ministre a insisté sur les questions de l’eau, de l’électricité et de la sécurité. Les différents services (Sde, Senelec et Forces de sécurité) se sont engagés à bien mener leur mission. Depuis le 12 octobre dernier, les opérations de sécurisation de Touba et environs ont démarré. La gendarmerie a prévu six escadrons. Elle compte augmenter l’effectif en fonction de l’évènement et prévoit de tout mettre en œuvre pour instaurer une sécurité maximum. Quant à la police, 150 éléments participent aux opérations de sécurisation. Afin de rendre fluide la circulation, le ministre de l’Intérieur a demandé à la gendarmerie de collaborer avec les autorités locales de Mbacké, une agglomération dont les populations se plaignent beaucoup de leur accès difficile à Touba. Les sapeurs-pompiers ont prévu 78 véhicules et 411 agents.

Touba et Mbacké dont les maires étaient présents n’ont pas manqué d’évoquer les problèmes d’éclairage et de déficit d’eau dans certains secteurs de leurs communes respectives. Il existe beaucoup de zones où l’éclairage public fait défaut et plusieurs lampadaires sont brûlés. Les édiles ont alors demandé à ce que la Senelec procède à leur remplacement. La maire de Touba dit avoir acheté des ampoules et ne demande qu’à la Senelec de lui porter assistance.

Opération de saupoudrage et de désinfection
La ville sainte va connaître sa première opération de saupoudrage et de désinfection jeudi prochain par le Service national d’hygiène qui va mobiliser 240 agents durant l’évènement. Il y aura 55 ambulances et en plus de 165 postes médicaux pour veiller à la santé des pèlerins. La région compte 40 ambulances et attend environ 95 spécialistes en soins diverses, malgré un budget en baisse. Puisque cette année, elle dispose de 95 millions de FCfa. Du côté de l’armée, on annonce quatre postes médicaux en plus d’un hôtel de campagne.

Pour répondre aux besoins d’accès à la ville sainte, il est prévu l’aménagement de parkings pour les automobilistes. La société de transport publique « Dakar Dem Dikk » a déjà annoncé 250 bus pour le transport des pèlerins. Plusieurs routes de Touba sont en pleine réfection. Concernant l’héliport, il est question d’augmenter la longueur de la piste d’atterrissage. Même la voie ferrée est presque achevée, puisque les responsables rassurent que les 1.500 m de rails à remplacer sont dans leur ultime phase. Ils promettent des rotations allant de 10 à 15 en aller et retour avant et après le Magal. A propos de l’eau, les services concernés rassurent qu’il n’y aura pas déficit en la matière. Selon le représentant de la Sde et des sociétés impliqués, tous les forages fonctionnent à ce jour à Touba. Il y aura également 100 camions citernes. La Sde ajoute même que des techniciens sont déjà sur place pour la maintenance des 28 forages. Des extensions de 40 km autour de Touba sont en train d’être réalisées.

Concernant l’assainissement, l’Onas prévoit des opérations de vidange dix jours avant le Magal. Cinquante (50) toilettes mobiles seront installées pendant six jours. Le maire de la ville sainte dit mettre à la disposition 5.000 litres de carburant. D’autres questions ont été abordées comme l’abattage clandestin. Les services de l’élevage avouent qu’il serait difficile de canaliser les gens vers l’abattoir moderne. Serigne Bassirou Mbacké dirigeant la délégation de Touba a remercié le gouvernement pour les efforts consentis. Quant à Serigne Cheikh Gaindé Fatma, il a rappelé que la Magal 2016 a généré 200 milliards de FCfa de chiffre d’affaires.

Cheikh Malick COLY

Avec 170.000 passagers sur l’exercice qui prend fin ce mois d’octobre, la destination Sénégal est, avec la Côte d’Ivoire, l’une des plus importantes pour Corsair. C’est donc avec stupéfaction que le siège de Corsair à Paris a appris les spéculations sur un prochain départ définitif du Sénégal avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne (Aidb). Antoine Huet, Directeur général adjoint commercial de Corsair, joint au téléphone à Paris, apporte des précisions.

Une annonce fait état d’un départ de Corsair du Sénégal avec l’ouverture de l’Aidb. La confirmez-vous ?
Je ne confirme absolument pas cette annonce. L’attachement de Corsair pour le Sénégal dure depuis 25 ans. L’information parue dans la presse sénégalaise de ce lundi n’est pas juste. On ne comprend pas sa provenance ni ses objectifs. Avec l’ouverture du nouvel aéroport, Corsair reste au Sénégal et continuera d’y être avec 7 vols par semaine. C’est ce qui a été retenu et acté après concertation avec les autorités sénégalaises. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de retour d’un manque de satisfaction de celles-ci.

Quel accord vous lie au Sénégal ?
Depuis 1992, il y a eu plusieurs accords entre Corsair et l’État du Sénégal. Le dernier date d’octobre 2015 et a la particularité de ne pas avoir d’échéance ; donc pas de limite dans le temps. C’est un accord extra bilatéral donné par les autorités sénégalaises pour exploiter la ligne Dakar-Paris. Toutes les décisions appartiennent aux autorités sénégalaises et dernièrement elles nous ont même encouragés dans la desserte du Sénégal par Corsair.

Est-ce que l’exploitation du nouvel aéroport fait partie de l’accord avec le Sénégal ?
L’accord ne précise pas d’aéroport spécifique. Il s’agit de l’exploitation de la ligne Dakar-Paris. Pour nous, il n’y a pas de changement. Nous avons déjà réservé un local pour nos équipes dans l’enceinte du nouvel aéroport. Et mieux encore, nous avons programmé un vol exceptionnel pour l’ouverture de l’Aidb.

La reconduction de l’accord dépendrait des résultats de Corsair dans l’accroissement du tourisme au Sénégal…
Le trafic vers le Sénégal a augmenté fortement depuis que Corsair a mis en place une desserte régulière Dakar-Paris. En cela, nous nous appuyons sur Tui, un tour operator associé et des partenariats avec le ministère du Tourisme. Grâce à Corsair et Tui, des Belges et Néerlandais se rendent de plus en plus régulièrement au Sénégal. Quand l’accord a été signé, il n’y avait pas de conditions particulières.

Allez-vous mettre en place une stratégie pour augmenter le nombre de visiteurs afin d’être plus conforme aux ambitions touristiques sénégalaises avec ce nouvel aéroport ?
Avec l’Aibd, Corsair continuera à effectuer 7 vols vers Dakar par semaine. Cependant, nous entamons une variation des modules des avions. Désormais, Corsair proposera l’A 330/200 avec une capacité de 300 places mais aussi l’A 330/300 avec 360 places et enfin le Boeing 747 avec une capacité de 520 voyageurs. Dans le nouvel aéroport, nous travaillons avec la future compagnie Air Sénégal à travers des correspondances ou des « code share » (partage de codes entre les deux compagnies). L’ouverture de l’Aibd est l’occasion de la mise en place de notre nouvelle classe business sur le Sénégal. Elle démarre dès le 8 décembre.

Propos recueillis par Moussa DIOP

Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a annoncé, hier, au cours d’une conférence de presse, la volonté du gouvernement d’appuyer, de manière « décisive », le film du réalisateur sénégalais Alain Gomis qualifié aux Oscars du cinéma 2018. « Félicité » sera en compétition avec 91 autres films dans la catégorie « Meilleur film en langue étrangère ». Les lauréats seront connus le 4 mars 2018.

Sélectionné avec 91 autres films pour les Oscars du cinéma 2018, le film « Félicité » du réalisateur sénégalais Alain Gomis va représenter, pour la première dans l’histoire du septième art, notre pays à ce prestigieux rendez-vous organisé par « Academy of motion picture arts and sciences » des Usa Conscient de cette « belle » performance, le ministre de la Culture a annoncé, hier, au cours d’une conférence de presse, l’appui « total » et « entier » du gouvernement pour cette « belle » qualification.

Pour Abdou Latif Coulibaly, « ce qui se passe, aujourd’hui, est un phénomène remarquable et tout le peuple doit se mobiliser, notamment ceux qui ont une connaissance approfondie et une expertise avérée » dans le domaine. « Il faut qu’il y ait, dans ce combat, des voix autorisées capables de présenter ce que nous sommes et dire ce qu’est le film « Félicité ». Et pour cela, vous avez le soutien décisif du président de la République, du Premier ministre, du ministre de la Culture et de l’ensemble du gouvernement sénégalais », a-t-il rassuré. Cet appui de l’Etat du Sénégal a été réaffirmé par Pr Hamidou Dia, conseiller spécial du président de la République pour la Culture.

Selon le ministre, un plan de travail a été déjà arrêté, de concert avec le réalisateur et le producteur du film, Oumar Sall de la Société de production Cinekap. Il veut que les expertises les plus éclairées par rapport à cette question soient présentes afin de pouvoir bien tenir le flambeau sénégalais durant ce grand banquet dédié au monde cinématographique. « Nous avons le sentiment profond qu’on a déjà bien balisé le chemin. La qualité de ce film et les prix qu’il a gagné à l’étranger constituent une preuve éloquente de ce que nous pensons, que demain il fera jour à Los Angeles », a indiqué Abdoulaye Latif Coulibaly.

Dans le même sillage, il a annoncé la projection, prochainement, de « Félicité » devant les autorités parlementaires et du gouvernement afin de travailler davantage à cette entreprise de sensibilisation et mobilisation pour le succès du film. En dehors de « Félicité », 7 autres films africains sont qualifiés pour la 90ème édition des Oscars dans la catégorie « Meilleur film en langue étrangère ». La liste des films nominés pour les Oscars sera connue le 23 janvier 2018.

La cérémonie des Oscars est prévue le 4 mars au Dolby theatre à Hollywood et Highland center aux Etats-Unis.

Par ailleurs, le ministre de la Culture s’est félicité du travail « remarquable » qui est en train d’être fait par Alain Gomis et Omar Sall pour une « relance effective » du cinéma sénégalais. Si le Sénégal a connu, par le passé, de grands noms du cinéma à l’image de Sembène Ousmane, il a relevé la pertinence de mener « des actions décisives » afin que naissent d’autres champions.

C’est ce qui justifie sans doute la vision du président de la République, Macky Sall, qui a « apporté un soutien non pas seulement à la production mais également à la chaîne de valeurs global du cinéma à travers la formation et l’infrastructure ». En effet, a souligné M. Coulibaly, le gouvernement, à travers le Fopica, a mobilisé 275 millions de FCfa pour reprendre les salles de cinéma via un partenariat public-privé. L’objectif, à long terme, est d’arriver à une couverture de l’ensemble des régions du Sénégal.

Ibrahima BA

ALAIN GOMIS, REALISATEUR : « JE SUIS HONORÉ DE POUVOIR PRÉSENTER CE FILM AUX OSCARS »
Depuis le début de sa carrière cinématographique, Alain Gomis semble s’être bien habitué au goût du succès. Ces films ont toujours reçu des distinctions dans différents festivals à travers le monde. Sa qualification aux Oscars 2018 pour son dernier long métrage, « Félicité », nourrit encore davantage d’appétit chez le réalisateur sénégalais. Pour lui, il s’agit d’un honneur de pouvoir présenter ce film à cette prestigieuse vitrine du septième art mondial. Il s’est félicité du travail remarquable des techniciens sénégalais. « On va continuer à avancer pour ne pas se contenter des succès », a-t-il déclaré. D’après Alain Gomis, « nous avons, depuis le Sénégal, des choses à montrer et à enseigner au reste du monde ». Dans le cadre cette campagne de promotion et de sensibilisation vers le succès aux Oscars, il a annoncé la multiplication des séances de projection et la mobilisation autour du film.

I. BA

Après la visite à la maison du Ter, à l’Aibd et au centre de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (Cicad), le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a indiqué qu’il est très impressionné par ce qu’il a vu et a félicité le président Macky Sall. «Nous avons fait une série de visites qui ont été très importantes pour moi et ma délégation. Nous avons visité deux projets structurants pour le Sénégal. Le premier projet c’est le Train Express Régional (Ter) et dont l’achèvement sera une véritable révolution en matière de mobilité urbaine et régionale au Sénégal parce que Dakar devient extrêmement étroit avec des embouteillages fréquents lorsqu’on veut rentrer à Dakar. Je pense que le Ter va non seulement assurer la mobilité des hommes mais aussi le transport des marchandises. Un certains nombre de villages et de villes seront traversés par le Ter avec des gares et tout cela va créer une activité économique qui sera favorable à l’évolution économique du pays», a apprécié le président du Burkina Faso. Par rapport au projet du nouvel aéroport International Blaise Diagne (Aibd) de Dias, M. Kaboré a dit aussi sa satisfaction de voir toute l’économie qui sera créée autour. «C’est un projet que nous avons regardé et qui est très impressionnant et qui donne une autre dimension en termes de facilité et d’accueil de plus de passagers au Sénégal. Je crois que cela est très important et ça induit la construction d’autoroutes qui vont permettre le déplacement des passagers. Ces deux projets sont très importants», souligne le président Burkinabé. Dans ce sens, il soutient que son pays est aussi en train de travailler pour que le nouvel aéroport de Donsin, à 30 kilomètres au nord de Ouagadougou, soit une réalité.

Kaboré félicite le président Sall pour sa vision
Après l’exposé qu’il a suivi sur le Pse au Cicad, le chef de l’Etat du Faso a aussi félicité le président Macky Sall pour sa vision. «Je voudrais vraiment féliciter le président Macky Sall pour la vision qu’il a développée pour créer la nouvelle ville de Diamniadio ; nous voyons déjà que les pôles y sont, les ministères sont en construction. Le Cicad existe depuis la Francophonie, nous avons les logements qui commencent à prendre forme ; ce qui est important, au-delà des projets, c’est l’aspect du développement du capital humain, la prise en compte de l’Homme dans le développement.

Je salue cette vision qui englobe le progrès en même temps que l’homme se sente responsable dans ce progrès là», se réjouit le président burkinabé.

O. KANDE

Le communiqué conjoint publié renseigne que les deux chefs d’Etat ont exprimé leurs vives préoccupations face à l’expansion des attaques menées par les groupes terroristes dans certains pays de la sous-région. Le texte rapporte que les deux chefs d’Etat ont souligné la nécessité d’une synergie d’actions entre les pays de la sous-région pour lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité organisée. Ils ont, par ailleurs, salué les «avancées démocratiques en Gambie et noté, avec satisfaction, les progrès récemment accomplis dans la mise en œuvre de l’Accord d’Alger au Mali ». Sur le plan économique, ils ont incité leurs secteurs privés à développer leurs partenariats à travers des contacts réguliers entre les Chambres de commerce. Les présidents sénégalais et burkinabé ont aussi instruit leurs gouvernements respectifs à travailler à approfondir les relations commerciales entre les deux pays. Macky Sall et Roch Marc Christian Kaboré ont « également réitéré leur appel aux acteurs politiques bissau-guinéens à instaurer la paix dans l’intérêt de leur pays », informe le communiqué.

Oumar BA

Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture, a été élue hier soir directrice générale de l’Unesco face au Qatari Hamad Al-Kawari, au terme d’une élection marquée par de multiples rebondissements, dont le retrait des Etats-Unis et d’Israël de cette agence internationale.

« Félicitations à Audrey Azoulay ! La France continuera à se battre pour la science, l’éducation et la culture dans le monde », a twitté le président Emmanuel Macron. Lors de l’ultime tour d’un scrutin très serré entamé lundi, les 58 membres du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, ont préféré la candidate Française au représentant qatari, par 30 voix contre 28. Audrey Azoulay a reçu le soutien de l’Egypte, dont la candidate avait été éliminée sur la dernière ligne droite. Mais Le Caire a néanmoins demandé à l’Unesco, dont le siège se trouve dans la capitale française, « la vérification des violations détectées tout au long du processus électoral », selon un porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères.

Le candidat du Qatar, qui faisait la course en tête depuis le début malgré la résurgence de vieux soupçons d’antisémitisme relayés par le Centre Simon Wiesenthal Europe, ne faisait pas l’unanimité des pays arabes en délicatesse avec Doha. En juin, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont en effet rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l’Iran. Ces quatre pays ont imposé un embargo au Qatar, qui a rejeté toutes les accusations à son encontre, y voyant une ingérence dans sa politique étrangère. La bataille a cependant été âpre pour prendre le leadership d’une organisation déjà fragilisée par ses dissensions et ses difficultés économiques, et à laquelle les Etats-Unis et Israël avaient porté «un coup dur» avec l’annonce jeudi de leur départ, selon la directrice générale sortante de l’organisation, la Bulgare Irina Bokova.

Washington et Tel Aviv ont voulu ainsi exprimer leur exaspération face à une organisation qu’ils accusent d’être devenue anti-israélienne. Les Etats-Unis avaient déjà suspendu leur contribution financière régulière il y a six ans.

AFP

Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall, a dit toute sa satisfaction à l’administration pénitentiaire après avoir effectué une visite de courtoisie aux services déconcentrés.

Avant hier, c’est vers 9h30mn que le ministre de la Justice, garde des Sceaux a effectué la visite tambour battant. Après s’être entretenu avec les agents de la Direction de l’administration pénitentiaire (Dap) dirigée par le colonel Daouda Diop, Ismaïla Madior Fall et sa délégation se sont dirigés vers le Camp pénal Liberté 6. Sur place, le ministre de la Justice a apprécié à sa juste valeur le travail des pensionnaires de la Cpl qui ont réalisé des fauteuils et lits manufacturés. Au quartier spécial où se trouvent les détenus spéciaux, le garde des Sceaux a visité le bâtiment de ces détenus (surveillé par des Eléments pénitentiaires d’intervention - Epi : forces spéciales) en passant par la salle des avocats. L’entrée y est filtrée ; les journalistes n’ont pas le droit de franchir la porte d’entrée. « Je me félicite du professionnalisme des gardes pénitentiaires, de la qualité de notre administration et de la réinsertion sociale ; leur travail est remarquable. Je vais rendre compte au président de la République », a dit Ismaïla Madior Fall, qui s’est réjoui de la haute main-d’œuvre qualifiée des détenus. « Ici, le matériel utilisé est fabriqué par eux», a-t-il remarqué.

Par la suite, le ministre a emprunté le couloir qui mène à la Division médicale qui comprend un cabinet dentaire, où la prise en charge est globale et surtout à moindre coût. La structure comporte aussi une pharmacie, une cardiologie, etc. « Le matériel se met en place mais nous voulons un référencement dans la carte sanitaire », a plaidé le colonel Daouda Diop, directeur de l’administration pénitentiaire. La galerie et la boulangerie de la réinsertion ont aussi reçu la délégation ministérielle.

Le colonel Diop a révélé que pour assurer l’autosuffisance en pain, des détenus sont formés à la boulangerie et qu’un boulanger a été embauché ailleurs. « Si ce projet marche bien, nous avons l’ambition de construire des mini-boulangers », a laissé le M. Diop.

Ismaïla Madior Fall a été aussi l’hôte de la Maison d’arrêt pour femmes (Maf) de Liberté 6 qui renferme une salle polyvalente dédiée à l’alphabétisation et placée sous la responsabilité de Mme Fatou Faye Fall de l’Ong Tostan. « Les détenues responsables », selon ses propres mots, sont initiées à la couture et coiffure, à la transformation des fruits, légumes et céréales.

Arrivée à la Mac pour femmes de Rufisque, la délégation a fait une brève halte sans que le ministre ne fasse une déclaration publique. Les visiteurs ont eu droit à une pause-déjeuner à la Maison de correction (Mc) de Sébikhotane pour constater après l’évolution des chantiers avant de continuer sur l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap). L’étape de la Maison d’arrêt (Ma) de Rebeuss, où le ministre s’est entretenu avec des détenus a mis un fin à cette visite.

Serigne M. Sy CISSE

Le Petit Train de banlieue (Ptb) va désormais assurer un «transport régulier» entre Dakar et Tivaoune à partir de lundi prochain par la gare de Colobane pour une phase test de trois mois, a annoncé, jeudi, à Dakar, son directeur général, Oumar Bounkhatab Sylla.

«Le Ptb-Sa s’estime capable d’assurer un transport régulier sur l’axe Tivaoune-Dakar. Ainsi, une phase test de 3 mois à raison de 6 circulations par semaine sera nécessaire», a-t-il dit lors d’un point de presse.

Le directeur de Ptb Sa a ajouté que le même ticket de train sera valable pour les passagers souhaitant regagner l’intérieur de Dakar à partir de la gare de Colobane, grâce à un partenariat avec Dakar Dem Dikk (Ddd). Oumar Bounkhatab Sylla a ajouté que des initiatives sont en cours pour le «confortement» de la ligne Diourbel -Touba pour les besoins du grand Magal.

«Sous peu également, nous allons progresser jusqu’à Mékhé pour élargir cette initiative sur l’axe Mékhé-Louga-Saint-Louis, des inspections sont en cours pour cette ligne», a-t-il indiqué.
«Des aménagements spéciaux sont prévus pour les citoyens qui souhaitent aller faire leurs prières du vendredi dans les villes saintes de Touba et Tivaouane», a-t-il fait savoir, indiquant que le Ptb dispose également de wagons pour les marchandises.

APS

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