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L’ancien défenseur des Lions, reconverti comme consultant à Canal+, estime que le Sénégal comme les autres équipes africaines a le potentiel pour bouleverser la hiérarchie mondiale du football. Dans cet entretien réalisé en marge de la conférence de presse de Canal+, il a réaffirmé sa confiance à l’endroit de la sélection nationale.

Les chances des équipes africaines
« Toutes les sélections ont leur chance. Ce qui est important de rappeler, c’est qu’aujourd’hui, tant qu’on n’arrivera pas à déplacer les plafonds de verre que sont les quarts de finale, on n’ira jamais très loin. J’ai l’impression que dès qu’une équipe africaine arrive en quart de finale, 8e de finale en coupe du monde, les gens pensent qu’elle a réussi la compétition.

Il faut qu’on prenne conscience qu’on a l’opportunité, la capacité et la qualité au Sénégal, en Egypte, en Tunisie, au Maroc et au Nigeria, de bouleverser la hiérarchie mondiale, européenne, sud-américaine. C’est très difficile, mais c’est fort possible. En 2002, on n’est pas passé loin d’une demi-finale à la coupe du monde. Il faut que mentalement, qu’on arrive à dépasser cette limite qui veut faire croire qu’on n’est invités que pour les quarts de finale. Lorsqu’on arrivera à dépasser cela mentalement, on aura l’opportunité, avec la qualité qu’on a, d’aller très loin en coupe du monde. Lorsque je regarde une équipe comme celle du Sénégal, on a un joueur comme Sadio Mané, buteur en finale de Ligue des champions. Il fait partie des meilleurs joueurs au monde. Il a brillé en Ligue des champions. Il a marqué 10 buts. Ce n’est pas rien. Salah a marqué 10 buts. Lorsqu’on prendra conscience de nos capacités, on pourra aller très loin. Je pense qu’il n’y a aucune limite à se fixer ».

Le rôle de Sadio Mané 
« Il est leader technique de cette équipe, le meilleur joueur incontestablement de cette équipe du Sénégal et il doit, en quelque sorte, la guider. Mais guider une équipe, ce n’est pas prendre toute la responsabilité du jeu tactique. Sadio ne peut pas tout faire. Il est au service d’un collectif et c’est ce collectif qui doit magnifier un peu son talent et je crois qu’il faut lui enlever une certaine pression. Lorsque je compare Sadio et El Hadji Diouf, ils sont complètement différents. El Hadj était capable d’encaisser toute la pression d’un pays, d’un continent parce que c’était son caractère, c’était un peu ce qui le faisait avancer. Sadio, il est un peu différent. Il est introverti, c’est quelqu’un de très discret et qui a peut-être besoin de moins de pression pour évoluer. Et lorsqu’on aura compris que peut-être que les espoirs ne reposent pas seulement sur Sadio, on aura une équipe qui va se libérer un peu et la force collective de cette équipe va se dégager. J’ai une grande confiance à l’endroit de cette équipe du Sénégal, une grande confiance en Sadio Mané qui a fait une saison fantastique.

L’importance des matches amicaux
« Les matches amicaux sont une façon, pour le sélectionneur, de voir l’état physique de ses joueurs. On attend toujours des victoires, qu’il y ait énormément du spectacle. Il faut que les gens sachent que Aliou est dans un cheminement pour emmener son équipe à 200 % le jour du match contre la Pologne. Ce qui se passe avant, c’est très bien pour gérer un effectif. J’étais, par exemple, très surpris d’entendre des critiques relativement au système d’Aliou notamment lors du match contre la Bosnie. Or, je pense que c’est une bonne chose dans les matches de préparation d’essayer de juger quel peut être l’aspect tactique d’une équipe, de savoir si elle est capable de jouer dans un tel système parce, justement, les matches amicaux sont faits pour ça.

Je pense qu’un entraîneur doit prendre en compte tous les paramètres. Le Sénégal va jouer la Pologne, la Colombie, le Japon, trois équipes différentes avec un style de jeu différent. Pour Aliou aussi, c’était une façon de voir comment son équipe se comporte dans un style de jeu différent, comment son équipe se comporte avec des joueurs différents, une façon aussi de voir quelle peut être la meilleure solution.

C’est pourquoi je trouve dommage d’entendre beaucoup de journalistes, que ce soit en Europe ou au Sénégal, de juger Aliou Cissé sur ses choix-là ou sur sa façon de manager son équipe. Encore une fois, je dis laissez le rendre son bilan et ce jour-là, on pourra juger. Mais tant qu’il n’a pas fait son bilan, on est dans l’analyse. »

Recueillis par D. SARR

Sur invitation du Premier ministre Canadien, le président de la République, Macky Sall, se rend à Charlevoix (Canada) ce jeudi 07 juin 2018 pour prendre part au Sommet du G7. Cette rencontre porte sur le thème: « Conservation des océans et gestion durable des pêches ». Le Chef de l’Etat participe à cette rencontre en sa qualité de président du Comité d’orientation des Chefs d’Etat et de gouvernement du Nepad. Selon le communiqué publié, le président de la République sera de retour à Dakar le dimanche 10 juin 2018.

La communauté sénégalaise prête pour un accueil chaleureux au Président Macky Sall

 

Les organisations de la société civile appellent les acteurs du processus électoral à mettre à profit la commission ad hoc sur le parrainage pour renouer le fil du dialogue et rétablir la confiance afin de trouver des consensus forts sur les modalités de sa mise en œuvre (examen de la loi organique). 

Selon l’expert électoral Valdiodio Ndiaye, membre du collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce), «l’histoire politique du Sénégal est émaillée de différentes controverses et autres blocages. Mais, comme nous l’avons toujours préconisé dans la société civile, une démarche inclusive sur la question est la solution, c’est-à-dire impliquer le maximum d’acteurs possibles». Il est vrai que c’est le postulat de base même qui a été dénoncé par l’opposition dite significative, «elle n’est pas d’accord avec la loi sur le parrainage». C’est pourquoi leur participation en tant que société civile se justifie d’autant plus qu’ils sont acteurs et en leur qualité d’observateurs du processus électoral, ils doivent «être présents à toutes les étapes du processus pour relever tous les actes qui pourraient avoir un impact négatif sur le processus», dit-il.

Aussi, pense-t-il que «le président de la République devrait inlassablement s’impliquer pour trouver des solutions parce que cela relève de sa responsabilité en tant que chef de l’Etat». En outre, considérant que «même quand il y a boycott, il y a nécessité de dialoguer», M. Ndiaye estime qu’«il lui revient de faire des pas et de lancer des signaux extrêmement forts pour rassurer les autres acteurs». Non sans rappeler que la société civile a fait la médiation avant l’adoption de la loi. «Mais c’est au moment clé où l’on était sur le point de trouver une solution que le président de la République ne nous a pas suivis, alors que nous lui demandions juste de surseoir à l’adoption de la loi», a-t-il fait savoir. Pourtant, poursuit-il, «il y avait, à l’époque, une bonne volonté qui s’était manifestée du côté de l‘opposition». Toutefois, pour lui, «le processus n’est pas encore achevé» et l’adoption de cette loi constitue «une opportunité de renouer le fil du dialogue d’abord dans la commission ad hoc ensuite avec le gouvernement qui va se présenter à l’Hémicycle, une fois de plus, avec la venue du ministre de l’Intérieur pour l’intégration de cette loi dans le Code électoral».

C’est ainsi qu’il a appelé l’opposition « à faire preuve d’ouverture, en acceptant de répondre favorablement à cette invitation du président de la République. Sous ce rapport, il a plaidé pour «des discussions entre les différents partis politiques. Le dialogue doit être renoué afin d’avoir un document consensuel».

Mamadou Lamine DIEYE

Un comité de pilotage sera mis en place pour définir le plan architectural et fixer le coût du projet de reconstruction et de réhabilitation du marché Sandaga de Dakar, a annoncé mardi le ministre du Commerce, Alioune Sarr. « Je vais signer un arrêté ministériel dès aujourd’hui, pour la création d’un comité de pilotage chargé de la reconstruction du marché Sandaga. Le comité va regrouper les commerçants, des techniciens du ministère du Commerce et de l’Agetip (Agence d’exécution des travaux d’intérêt public), ainsi que l’architecte du président de la République », a-t-il précisé.

Alioune Sarr intervenait à une réunion consacrée à ce projet, en présence du directeur technique de l’Agetip, du directeur du commerce intérieur, Ousmane Mbaye, des techniciens du ministère du Commerce et de représentants des commerçants du marché Sandaga. Selon M. Sarr, le comité de pilotage va se réunir tous les mardis, pour pouvoir lui remettre un plan architectural avant la fin du mois en cours. Il a invité les membres du futur comité de pilotage à être « participatifs et inclusifs », pour recueillir de bonnes propositions auprès des acteurs concernés par la reconstruction du marché. Les représentants des commerçants se sont réjouis des mesures prises par le ministre du Commerce. Aussi, souhaitent-ils être impliqués « en amont et en aval » de la réhabilitation du marché, en insistant sur la nécessité d’élargir cet espace commercial au centre-ville de Dakar et ravagé par un incendie en 2013.

(APS)

Sambou Oumané Touré, le dernier président du Conseil régional de Kaolack n’est plus. Ce responsable du Parti socialiste, pendant longtemps secrétaire général de l’Union régionale de Kaolack, a occupé de hautes fonctions politiques et administratives.

Sambou Oumané Touré, ancien secrétaire général de l’Union régionale de Kaolack a tiré sa révérence. La nouvelle qui est tombée dans la matinée du lundi 04 juin a jeté l’émoi dans la grande famille du Parti socialiste où il avait gravi les échelons sur le plan local. De militant à la base à la fonction de patron de l’Union régionale de 2009 à 2014, il s’est forgé une légitimité locale qui s’est traduit par une présence au bureau politique et au comité central des verts.

Parallèlement, cet administrateur civil principal a occupé de hautes fonctions dans les cabinets ministériels avant de se voir confier la direction générale de la Sapco. Sous sa férule, cet organisme public chargé de piloter les investissements dans le secteur touristique, va connaître son apogée avec la sortie de terre de dizaines de nouveaux réceptifs hôteliers. Conseiller depuis la création de l’institution dans sa région de Kaolack, il succéda à Mata Sy Diallo en avril 2009 en faisant le plein des voix des 50 élus de l’instance régionale. Un avènement à la tête de l’exécutif local du Saloum marqué par la réception du nouveau stade Lamine Guèye entièrement rénové grâce à la coopération bilatérale avec la République populaire de Chine. Sur le plan culturel, on lui doit la relance du Festival international des arts et traditions du Saloum (Fint’Arts). Dans un contexte de profonde déchirure de la famille socialiste, tiraillée entre partisans du secrétaire général et inconditionnels du maire de Dakar, dans une tribune libre publiée dans les quotidiens de la place, le 28 décembre, il se démarque de Ousmane Tanor Dieng. « Depuis les années 2012-2013, le Parti Socialiste est devenu un parti souteneur qui glisse inexorablement vers la cohorte des partis qui ne servent plus à rien, sinon à entretenir une nomenklatura dont l’exercice favori est de tromper ses militants de base en leur faisant croire que son bien-être personnel correspond à leur intérêt, ce qui, on s’en rend compte, est totalement faux », avait-il diagnostiqué. Depuis, engagé dans le combat pour la libération du maire de Dakar, en dépit d’une santé fragile, Sambou, comme l’appellent familièrement ses camarades, fait la navette entre Dakar et son fief électoral du département de Nioro.

Elimane FALL

Israël espère consolider ses relations avec les pays africains dansdes secteurs essentiels tels que l’eau, la sécurité, l’agriculture,les énergies renouvelables etc. Gideon Behar, l’ambassadeur adjoint en charge de la Division Afrique l’a rappelé au groupe de journalistes africains actuellement en visite à Tel Aviv.

Le gouvernement israélien entend raffermir ses relations avec les pays africains. Et ce, sur bien des domaines essentiels pour l’Afrique. L’annonce a été faite, hier, par l’ambassadeur Gideon Behar, responsable de la division Afrique au ministère israélien des Affaires étrangères. « Nous pensons que ces relations doivent être beaucoup améliorées. Il y a de la place pour améliorer et agrandir ces relations, notamment dans les domaines essentiels dans lesquels l’Afrique a un grand besoin », a indiqué le diplomate israélien à l’occasion d’une visite d’un groupe de journalistes francophones à Tel Aviv.

Pour cet ancien ambassadeur d’Israël au Sénégal, son pays a l’avantage d’être un « pont terrestre » entre l’Afrique et le reste du monde.D’où le souci de l’Etat hébreu d’aider l’Afrique dans des domaines tels que l’eau, l’agriculture, la sécurité, les énergies renouvelables etc. Pour ce qui est du liquide précieux, Israël a déjà une maîtrise en traitement des eaux usées et la désalinisation. « Nous sommes, aujourd’hui, le premier pays à traiter 90% de ses eaux usées. Le deuxième pays est l’Espagne avec un taux de 25% », renseigne le diplomate. Le deuxième secteur sur lequel Israël souhaite apporter son appui à l’Afrique est l’agriculture. Ceci compte tenu du boom démographique que connait l’Afrique avec actuellement 850 millions de personnes qui vivent en terre africaine. « En 2050, explique Gideon Behar, il estprévu 2, 5 milliards de personnes en Afrique. L’Afrique a donc besoin d’augmenter sa production agricole et cela doit se passer par les techniques d’irrigation comme le goutte à goutte ». L’autre domaine clé sur lequel Israël entend aider l’Afrique est la sécurité. Seulement,relève Gideon Behar, il y a encore « une grande distance entre l’Afrique et le reste du monde ». Cette sécurité passe, selon l’ambassadeur Behar, par la digitalisation des systèmes d’informationbancaire, de l’économie etc.

Mais Israël veut aussi développer sa coopération avec l’Afrique dans les domaines comme les énergies renouvelables, la santé et l’éducation. « Nous voudrions véritablement travailler avec l’Afriquedans ces domaines, aider l’Afrique à faire face aux défis qui existentaujourd’hui », a dit l’ambassadeur Gideon.

De notre envoyé spécial à Tel Aviv, Maguette NDONG

NOUVEL AMBASSADEUR AU SENEGAL : ROI ROSENBLIT PREND FONCTION EN AOÛT
Israël vient de nommer un nouvel ambassadeur au Sénégal. Il s’agit de Roi Rosenblit, un diplomate chevronné qui a en charge le département Iran et Irak au ministère israélien des Affaires étrangères. Agé de 50 ans, Roi Rosenblit qui va remplacer  Paul Hirschson en août prochain a une expérience de 24 ans dans la diplomatie israélienne.

« J’espère que nous allons travailler avec le gouvernement sénégalais et tout  le peuple sénégalais pour donner un nouvel élan à nos relations », nous a confié le diplomate qui dit modestement qu’il vient à Dakar « pour apprendre ». En effet, le nouvel ambassadeur d’Israël à Dakar a servi, au cours de sa riche carrière diplomatique, au Qatar, à Oman, en Russie et au Caire. Dakar va donc être son premier contact avec l’Afrique sub-sahrienne. Polyglotte et grand connaisseur du Moyen-Orient, Roi Rosenblit parle notamment l’anglais, l’arabe et unpeu le russe. Il a commencé à apprendre le français. Le nouvelambassadeur d’Israël à Dakar est marié et père de trois enfants.

M. NDONG

Sadio Mané au Real, c'était quasiment fait. Et puis Zinedine Zidane a annoncé son départ. Si cela complique forcément les choses, le transfert pourrait tout de même aboutir.

Tout était ficelé. Ou en tout cas particulièrement bien engagé. L'arrivée de Sadio Mané au Real Madrid devait être la première d'une longue série de recrutements cet été, décidée par le président Florentino Pérez en amont de la troisième victoire d'affilée en Ligue des champions. Conscient des manques de son équipe, en particulier en Championnat où le Real a été rapidement largué par le Barça, le boss madrilène a eu très tôt la sensation qu'il fallait absolument renforcer, donc chambouler, le groupe au prochain mercato, et le gain d'une treizième C1 n'y a rien changé. Madrid attend du lourd cet été. Et cela devait donc commencer avec Sadio Mané. Avant même Harry Kane, David De Gea ou Eden Hazard, autres cracks ciblés par le club merengue, l'attaquant sénégalais de Liverpool (26 ans) était prévu pour être le premier étage de la fusée mercato du Real. L'intérêt de longue date - une rumeur côté espagnol avait déjà fuité sur le sujet il y a un an - s'était même encore renforcé après la finale de Ligue des champions où, au relais d'un Mohamed Salah sorti prématurément, l'ancien Messin avait été de loin le meilleur des Reds (1-3), inscrivant le seul but de la rencontre en faveur du club anglais. Les contacts s'étaient donc accentués ces derniers temps, et il ne restait plus qu'à convaincre Liverpool de céder son joueur, lequel avait donné son accord au Real après l'intervention des plus hautes autorités sénégalaises pour démêler et aplanir un éventuel problème d'agent. Mais le départ soudain de Zinédine Zidane, lequel avait été en toute première ligne dans cette opération, vient tout remettre en cause. Si la démission du coach français ne signifie pas forcément l'annulation du transfert, elle complique inévitablement les choses. Tout dépendra de son successeur.

Sources : France football

 

A l’issue des travaux de rénovation des comptes nationaux, l’Ansd révèle que le Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal est ressorti à 9.775 milliards de FCfa, en hausse de 29,4%, comparativement à son niveau de 2014 évalué, selon l’ancienne année de référence 1999. Cette même tendance haussière est également notée sur la consommation finale et l’investissement en valeur qui ont augmenté respectivement de 22% et 18,1%, par rapport à la base 99.

Le Sénégal vient d’adopter une nouvelle année de base (2014) des comptes nationaux qui remplace celle de 1999. L’Ansd indique qu’au terme des travaux, le Produit intérieur brut (Pib) est évalué à 9.775 milliards de FCfa, en hausse de 29,4%, comparativement à son niveau de 2014 évalué selon l’ancienne base 1999. Cette hausse, « assez substantielle, résulte essentiellement des améliorations méthodologiques, d’une amélioration de la couverture de l’activité économique, notamment avec la réalisation du Recensement général des entreprises (Rge), la meilleure prise en compte des activités comme l’exploration minière, la pêche continentale et l’aquaculture, l’hydraulique rurale. L’Ansd note que malgré le niveau des échanges extérieurs qui sont uniquement impactés par la ventilation du Service d'intermédiation financière indirectement mesuré (Sifim), tous les agrégats ont connu des révisions à la hausse.

A cet égard, la consommation finale et l’investissement en valeur ont augmenté respectivement de 22% et 18,1%, par rapport à la base 1999. En termes de structure par secteur, le poids du tertiaire a enregistré une augmentation passant de 52% à 54%, comparativement aux résultats des comptes nationaux de 2014 base 1999. La prépondérance de ce secteur est notamment renforcée par la prise en compte des produits de la recherche & développement (R&D) et de l’exploration minière dans le tertiaire. En revanche, les poids des activités du primaire et du secondaire sont restés quasiment stables. Par ailleurs, relève l’Ansd, le poids des taxes s’est replié en s’établissant à 10,8% du Pib contre 12,8% dans l’ancienne base, sous l’effet d’une réévaluation plus importante du Pib.

Les raisons du changement de l’année de base
En outre, le changement d’année de base a permis d’avoir une nouvelle structure de l’économie. En effet, les intrants qui entrent dans le processus de production sont actualisés pour toutes les branches d’activités. En conséquence, des produits comme l’électricité et les services de télécommunication gagnent de l’ampleur dans les charges des unités de production.

Selon l’Ansd, plusieurs raisons justifient le changement de l’année de base des comptes nationaux. La première est d’ordre conceptuel ou méthodologique. Il s’agit de prendre en compte les nouveautés du dernier Système de comptabilité nationale adopté par les Nations-Unies (le Scn 2008) ainsi que les nouvelles classifications nationales et internationales des activités et des produits, impliquant la reconstitution d’une série de comptes différente de l’ancienne. La deuxième raison est l’évolution structurelle de l’activité économique, due à l’apparition de nouvelles activités et de nouveaux produits ou à la disparition d’autres, au changement dans les habitudes de consommation, de production et de commercialisation et à la modification sensible de la qualité́ des produits.

Enfin, la troisième motivation est le souci d’améliorer la qualité des comptes nationaux, dégradée par l’éloignement de l’année de base. En effet, explique l’Ansd, les erreurs sur les évolutions annuelles peuvent se cumuler et les choix méthodologiques ou les arbitrages opérés sur l’année de base peuvent se révéler inappropriés et moins pertinents pour les années courantes, contribuant à altérer la série des comptes.

Vers une amélioration des critères de convergence
Une modification du niveau du Pib a un impact direct sur le niveau de ces indicateurs, fait remarquer l’Ansd. A cet effet, le relèvement du Pib améliore le classement du Sénégal sur les critères de convergence de l’Uemoa concernant le déficit budgétaire fixé à 3% du Pib. Par contre, elle dégrade ses performances selon l’indicateur sur la pression fiscale. En définitive, le changement d’année de base permettra d’avoir une bonne référence pour l’évaluation des politiques économiques mises en œuvre par le gouvernement. Le suivi de la performance des pays s’appuie essentiellement sur l’analyse d’indicateurs spécifiques tels que le Pib par tête, le déficit budgétaire global, la pression fiscale, le taux d’ouverture, le taux d’endettement. Tous ces indicateurs sont définis par rapport au Pib.
 
Les comptes nationaux, une des composantes du système national des statistiques
Une des composantes essentielles du système national d’information statistique, les comptes nationaux sont élaborés en référence au Système de comptabilité nationale (Scn), adopté par la Commission statistique des Nations Unies. Elle fixe les concepts et définitions, les nomenclatures, les modes de valorisation ainsi que les différents comptes à produire. Les comptes nationaux fournissent une description synthétique et cohérente de l’économie. Ils permettent, en particulier, de déterminer le Produit intérieur brut (Pib) et de disposer d’indicateurs d’évolution pour mesurer les performances de l’économie nationale dans le temps.

Les comptes nationaux sont établis à partir d’une année de base, qui constitue, en général, l'année de référence des structures et des agrégats macroéconomiques. Cependant, précise l’Ansd, au fur et à mesure que l’année de base vieillit, la qualité des comptes nationaux se dégrade. Il devient, ainsi, impératif de la renouveler pour mieux appréhender les changements affectant les structures de l’économie.

 

Abdou DIAW

 

Après avoir effectué son premier vol commercial Dakar-Ziguinchor le 14 mai dernier, la Compagnie nationale, Air Sénégal, lance son deuxième vol quotidien à destination de la capitale du Sud. Selon la compagnie, à partir de ce jeudi 7 juin, tout individu désirant se rendre dans le Sud du pays aura le choix entre deux vols : le matin et le soir.  

Soutenant que la ligne Dakar-Ziguinchor est très convoitée, Air Sénégal souligne qu’elle entend faire de cette desserte une priorité avant de dérouler son plan d’expansion. Ces vols, précise-t-on,  seront opérés par les deux Atr 72-600 que possède cette compagnie.

Après Ziguinchor, le pavillon national compte déployer, très prochainement, ses ailes vers Praia, Bissau, Banjul, Nouakchott et Abidjan.

«En juillet, Air Sénégal va renforcer sa flotte avec la location de deux moyens courriers, des A319. Ces avions lui permettront de desservir la sous-région. Créée depuis avril 2016, la nouvelle compagnie Air Sénégal a pour ambition de rendre accessible le transport aérien à tous les Sénégalais », renseigne le document.

Cette compagnie de transport aérien a obtenu son permis d’exploitation aérienne (Pea) le 30 avril dernier.  

Aliou KANDE

 

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, est le nouveau vice-président du Conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation. La nomination de M. Thiam a été saluée par les responsables de cette structure qui ont reconnu son engagement en  faveur de l’éducation.  

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, est nommé vice-président du Conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation (Global partnership for education : Gpe). Selon un communiqué, « cette nomination de M. Thiam par le Conseil d’administration du Gpe marque la reconnaissance dans l’amélioration du système éducatif du Sénégal, de son leadership mondial en faveur du droit à l’éducation pour tous, ainsi que de son soutien au Gpe au cours des dernières années ».

Le document ajoute qu’avec cette nomination, Serigne Mbaye Thiam fera bénéficier au Gpe de son leadership et assistera la présidente dans la gestion des affaires du Conseil d’administration. « Je suis ravie d’accueillir Serigne Mbaye Thiam comme vice-président du Partenariat mondial pour l’éducation », a déclaré Julia Gillard, présidente du Gpe et ex-Premier ministre d’Australie. D’après elle, « Serigne Mbaye Thiam est un leader dans le monde de l’éducation hautement écouté et respecté en Afrique et au-delà. Nous saluons son engagement au Conseil d’administration du Gpe ces dernières années ».

Le ministre sénégalais de l’Education s’est dit honoré par cette nomination. « Je me réjouis de ma future collaboration avec Julia Gillard et Alice Albright pour soutenir l’importante mission du Gpe », a-t-il déclaré. Le communiqué rappelle que Serigne Mbaye Thiam a été membre du Conseil d’administration du Gpe, en tant que représentant de la circonscription Afrique 2 comprenant 18 pays francophones. Il a occupé également ce poste de janvier  2013  à décembre 2014. Il a été président du comité de gouvernance, d'éthique, des risques et du financement entre février 2014 et décembre 2015. Cette fois-ci, il sera aux côtés de la présidente du Conseil et de la directrice générale.

Le ministre de l’Education sera aussi le représentant de premier ordre du Gpe lors des événements de haut niveau, ainsi que dans les relations avec les chefs politiques et leaders internationaux du développement. Avec cette nouvelle nomination, Serigne Mbaye Thiam va contribuer à la gestion des affaires de la gouvernance du Gpe et remplira la fonction de conseiller et confident auprès de la présidente et de la directrice générale. Mme Alice Albright, directrice générale du Partenariat mondial pour l’éducation, a adressé ses félicitations à Serigne Mbaye Thiam. « Il a largement contribué au succès de la Conférence de financement du Gpe à Dakar en février dernier », a rappelé Mme Albright. Tout comme la présidence du Conseil du Gpe, la vice-présidence est une fonction bénévole non rémunérée au service du développement et de l’éducation. Cette nomination est valable pour une période initiale de deux ans. Le vice-président a été choisi, le 30 mai 2018, à l’issue d’un processus ouvert, compétitif et transparent.

Eugène KALY

 

Malgré l'état d'urgence, une coalition de partis et d'associations d'opposition a organisé samedi 2 juin à Bamako une manifestation pourtant interdite. La mobilisation a été violemment dispersée par les forces de l'ordre, faisant seize blessés. Parmi ses revendications, l'opposition réclame le droit d'avoir, comme la majorité, un accès égal aux médias publics.

Au moins 48 corps de migrants ont été repêchés et 68 personnes ont été secourues au large du sud de la Tunisie, a indiqué dimanche le ministère de la Défense tunisien dans un bilan encore provisoire. Dans la nuit de samedi à dimanche, une embarcation de migrants a été repérée alors qu'elle était « sur le point de couler », au large des côtes du gouvernorat de Sfax, avait indiqué plus tôt le ministère de l'Intérieur. 

Le ministre Ivoirien du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des Pme de la Côte D’Ivoire, a soutenu que l’accord sur la Zone de libre échange continentale (Zlec) pourra améliorer le niveau commerce intra-africain. Pour Souleymane Diarassouba, d’après les projections, en 2022, «si nous maintenons le cap, le niveau du commerce intra-africain va augmenter de plus de 52%, ce qui est une opportunité pour l’ensemble des opérateurs économiques du continent et pour même les investisseurs étrangers».

Il souligne que l’accord cadre, signé en mars dernier à Kigali, porte sur la libéralisation de 90% de nos lignes tarifaires. Souleymane Diarassouba affirme que l’objectif est de supprimer tout ce qui est barrière tarifaire et non tarifaire entre les pays membres de la Zlec, ce qui permettra d’avoir un niveau d’échanges à la hauteur des attentes et des ambitions des populations.

Selon les projections de la Commission économique africaine, affirme-t-il, nous aurons, au cours des prochaines années, plus 600 millions d’Africains de classe moyenne, ce qui fait que l’Afrique sera en plus d’un continent exportateur de matières premières, un continent de consommation et il faut profiter de ce potentiel en mettant en œuvre une politique d’industrialisation de l’Afrique.

«L’objectif de ce système multilatéral de commerce est de baisser ou de supprimer la fiscalité de porte, c'est-à-dire les droits de douane, pour avoir une fiscalité intérieure plus dynamique permettant la fluidité de la circulation des différents produits», confirme M. Diarassouba.

O. KANDE

Le Dr Sokhna Mariama Samb Dieng, experte en développement, plaide pour la publication des archives sur Cheikh Ahmadou Bamba, de sa résidence surveillée jusqu’à sa déportation au Gabon. « Cet appel est lancé aux autorités françaises, américaines et occidentales de manière générale. L’appel est aussi lancé à toutes les organisations des Nations-Unies qui œuvrent pour la paix dans le monde pour qu’enfin le Cheikh soit érigé comme un modèle de paix universelle et qu’une journée mondiale lui soit dédiée », a appelé, samedi, à l’occasion de la journée de commémoration de la bataille de Badr,le Dr Sokhna Mariama Samb Dieng. Elle indique que la Ummah islamique peut trouver en Serigne Touba « une référence qui peut permettre de régler beaucoup de choses dans ce monde ».

A. Ng. NDIAYE

Le Syndicat des travailleurs des établissements scolaires et universitaires (Stesu) a exprimé, le 28 mai dernier, son désarroi de voir le rectorat réduit en cendres à la suite des échauffourées entre étudiants et gendarmes. Les travailleurs, par le biais de leur secrétaire général, Ousmane Ndiaye, ont dénoncé la destruction de leurs lieux de travail « par le feu, le saccage ou pire le vandalisme ». Pour le Stesu, « l’Ugb est à terre, mais il appartient aux travailleurs de la relever », a indiqué M. Ndiaye, soulignant que « le chaos est parfois source d’espoir et nous allons contribuer sans relâche à la renaissance de ce joyau ».

A. M. NDAW

Des collectivités territoriales comme Mbour et Bambilor, entre autres, ont des problèmes liés à la délimitation de leur territoire. Selon le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane, l’Agence nationale pour l’aménagement du territoire (Anat) travaille sur un projet de loi relatif à la délimitation des collectivités territoires.

Cette loi, poursuit-il, devra permettre de bâtir un consensus durable pour un apaisement des relations entre collectivités territoriales voisines. Les décrets en matière de délimitation des collectivités territoriales, soutient le ministre Yaya Abdoul Kane, sont très souvent explicites. Toutefois, poursuit-il, il s’agira d’adopter une approche inclusive afin de trouver des solutions consensuelles dans le dialogue et la concertation avec tous les acteurs locaux.

A. DIOUF

Vainqueur (2-0) du Honduras lundi dernier, la Corée du Sud (61e mondial) qui disputera son dixième mondial cette année affrontera la Bosnie le 1er juin, puis la Bolivie le 7 juin avant de croiser le fer avec le Sénégal le 11 juin. Ce match prévu à Vienne (Autriche) se disputera à huis clos et sera la septième confrontation entre les deux équipes. De 1982 à aujourd’hui, les chemins des Lions de la Téranga et des Guerriers Taeguk se sont croisés à six reprises avec 3 victoires pour les Sénégalais ; les Coréens n’ayant battu (2-0) qu’une seule fois les Lions. C’était lors de leur dernière confrontation le 14 octobre 2009, à Séoul.

Ce match sera un bon test pour la Corée qui aura maille à partir avec de solides équipes dans le groupe F qu’elle partage avec l’Allemagne, tenant du titre, le Mexique et la Suède. Il le sera autant pour le Sénégal qui devra toutefois se méfier de cette coriace équipe. La bonne nouvelle est que les « Guerriers Taeguk » ont souvent perdu face à des équipes africaines. Que ce soit contre le Maroc (1-3), la Tunisie (0-1) ou encore le Ghana (0-4). Si la Corée a perdu (2-3) le 27 mars dernier face à la Pologne, elle a tout de même réussi à battre (4-1) le Japon (Coupe d’Asie de l’Est) et en amical la Colombie (2-1), deux autres adversaires du Sénégal.

Pour cet ultime match de préparation, le sélectionneur Shin Tae-yong devra se passer de joueurs clés comme Lee Keun-ho, Kim Min-ja, Kwon Chang-hoon et de Yeom Ki-hun.

Il pourra cependant compter sur Son Heung-min, Kim Shin-wook, Hwang Hee-chan, Park Joo-ho, Lee Chung-yong, Jung Seung-hyun, Lee Seung-woo, Moon Seon-min. Ce match sera la dernière occasion pour les joueurs d’Aliou Cissé de rassurer les sceptiques avant de rejoindre la Russie où ils disputeront le match d’ouverture du groupe H contre la Pologne, le 19 juin, avant de jouer le Japon le 24 et la Colombie, le 28 juin.

S. O. F.

Après le Luxembourg, le Sénégal affrontera pour son deuxième match, une belle équipe de Croatie (18e mondial). Un sacré client pour les Lions qui devront bien hausser le rythme face à cette équipe qui possède un solide vécu international et qui a aussi l’ambition de jouer les grands rôles en Russie.

L’équipe à la tunique au damier a hérité d’un groupe D assez relevé qu’elle partage avec l’Argentine, le Nigeria et l’Islande. La formation de Zlatko Dalic complète dans presque toutes les lignes, se reposera comme d’habitude sur ses cadres : Ivan Rakitic, Luka Modric et Mario Mandzukic. Le grand absent sera, sans conteste, l’inusable défenseur Darijo Srna, capitaine de la sélection, contrôlé positif lors d’un test antidopage en mars 2018. Avec de la qualité dans le jeu, de l’intensité et un milieu de terrain enviable, la Croatie se présente comme l’adversaire le plus sérieux de l’équipe du Sénégal qui aura, à n’en pas douter, du grain à moudre. Le 8 juin donc, les Lions gagneraient bien à s’inspirer du Pérou qui s’est payé le luxe de battre (2-0) le 24 mars dernier cette séduisante équipe de Croatie, qui s’est bien rachetée en battant quatre jours plus tard le Mexique (1-0) grâce à une réalisation d’Ivan Rakitic. Ce test sera très significatif pour le Sénégal qui aura à se confronter aux meilleurs. Les Lions ne doivent nourrir le moindre complexe et devront réaliser une prestation de très haut niveau pour donner un signal fort à leurs adversaires. Avant cette confrontation, les hommes de Zlatko Dalic se frotteront au Brésil le 3 juin, en Angleterre.

S. O. F.

L’annonce de l’augmentation des bourses des étudiants et de la baisse du prix des tickets de restauration a été bien appréciée par les étudiants de l’Ucad. Du campus social au campus pédagogique, les étudiants au fait de cette information n’arrêtaient de la commenter. Sur le hall de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines (Flsh), Mouhamadou Diallo, debout, son sac en bandoulière, scrutait les dernières informations du tableau d’affichage de son département. Il a salué la décision du chef de l’Etat suivie de la suspension du mot d’ordre de grève à l’Ucad. « C’est une bonne chose du chef de l’Etat de vouloir apaiser le milieu universitaire.

La Faculté des Lettres est en retard et la grève est arrivée au moment où on devait commencer nos examens. Je veux qu’on retourne dans les amphis pour continuer nos examens », a déclaré l’étudiant en 3ème année de géographie. Toutefois, il a martelé que même si les étudiants doivent retourner dans les amphis, justice doit être faite pour le défunt Fallou Sène.

Même avis chez Doudou Sèye, en Licence 3 du Département d’histoire, qui trouve ces mesures du Président louables, vu que les apprenants vivent dans des conditions difficiles et viennent pour l’essentiel de l’intérieur du pays. Il a soutenu aussi que cela ne doit pas occulter toutefois le fait que la justice devra être rendue pour Fallou Sène. Son ami, Kéba, inscrit en deuxième année d’Histoire, intervient et appuie la thèse de Doudou Sèye. Venant de la Casamance, il a apprécié positivement la mesure du chef de l’Etat, car, à son avis, seule la bourse aide l’étudiant à se prendre en charge.

O. KANDE

« Homme d’honneur et de serment, qui ne recule ni devant la salve nourrie, ni devant le lion rouge subi ; homme fermement accroché aux vertus cardinales qui se fait pilier superbe, rempart magnifique quand tout tremble et s’écroule alentour ; ma passion c’est l’honneur, ma qualité c’est le courage et ma devise vaincre loyalement ou mourir dignement pour laisser un bon nom à la postérité ». À l’image du colonel Mandickou Guèye (8e promotion), tous les sortants de l’École nationale des officiers d’active (Enoa) ont en mémoire cette réplique de Niokhor, un personnage d’une pièce de théâtre intitulée « La bataille de Paoskoto », qu’ils apprennent par cœur. Issu de la 12e promotion de cette prestigieuse école, Mbaye Diagne a incarné ces valeurs jusqu’au bout.

Des qualités « intrinsèques de jambaar » qui ont justifié l’instauration d’une médaille « Capitaine Mbaye Diagne », en 2014, par le Conseil de sécurité de l’Onu. « C’est une distinction extrêmement rare, parce que jusqu’à présent, à l’exception de Mbaye Diagne, aucun autre casque bleu ne l’a obtenue », explique le colonel Jean Paul Ntap, directeur des Archives et du Patrimoine historique des Forces armées. Pour perpétuer la mémoire de ce « digne fils du Sénégal », l’armée vient d’inaugurer une salle à son nom au Musée des forces armées.

S. KA

Les principaux responsables libyens ont conclu, hier, un accord de sortie de crise de la Libye, pour des élections de la base au sommet, vers la fin de l’année. Le Premier ministre Fayez al-Sarraj, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays, le président de la Chambre des représentants Aguila Salah Issa, et celui du Conseil d'Etat Khaled al-Mishri ont scellé leur entente en présence de représentants de 19 pays impliqués dans le dossier parmi lesquels les cinq membres du conseil de sécurité de l'Onu, de l'Italie, des voisins que sont l’Egypte, la Tunisie et le Tchad.

Denis Sassou-Nguesso, qui préside le comité de haut niveau de l'Union Africaine sur la Libye, était aussi de la partie, de même que le chef de la mission de l'Onu pour la Libye, Ghassan Salamé, chargé de superviser le processus.

Une forte assemblée de dirigeants, à hauteur de l’ampleur de la crise libyenne et de ses ramifications, notamment en Afrique, et l’appel d’air qu’elle constitue pour des centaines de jihadistes chassés du front syrien depuis quelques mois.

Cette rencontre au sommet est le moins que puissent faire les puissances occidentales qui ont abusivement interprété une résolution des Nations Unies pour mettre fin au régime de Mouammar Kadhafi en 2011 sans se soucier des conséquences sur l’équilibre intérieur et sous régional. Un chaos qui a fait du pays un no man’s land de plus d’un million et demi de kilomètres carrés de désert sans fin à la merci des jihadistes, trafiquants d'armes, de drogue et d'êtres humains, depuis sept ans.

S’en est suivie une déstabilisation de toute la bande soudano saharienne, du bassin du Lac Tchad et de l’Afrique centrale, poussant la France, dans un effort sans précédent, à se jeter en première ligne avec la force Barkane au Sahel.

Lorsque la crise migratoire vient s’y greffer avec son lot de morts au quotidien et la forte mobilisation de l’opinion publique occidentale, le Président Macron a toutes les raisons d’en faire l'une des priorités de sa politique internationale pour gagner le suffrage des électeurs français. Il avait fait un pas important en organisant, en juillet 2017, une rencontre entre les deux protagonistes Sarraj et Haftar, à Paris, dans le sillage des efforts diplomatiques menés par l'Onu et les pays d'Afrique du Nord.

Cet accord est un grand pas dans le sens des aspirations des populations civiles libyennes, pressées d’en finir avec l’insécurité et le chaos économique. En témoigne l'enregistrement de plus de 2,5 millions d’électeurs dont 43% de femmes, sur une population de six millions d'habitants.

L’incertitude demeure, cependant, avec les milices et autres jihadistes à qui profite la situation sur le terrain.

Par Alassane DIAWARA

Les ressources gazières et pétrolières représentent des défis énormes en matière de gouvernance et d'impacts environnementaux. C'est la conviction de l'ambassadeur des Pays-Bas, Théo Peters. Il a assuré l'entière disponibilité de son pays à appuyer le Sénégal dans la gestion économique, environnementale et sociale liée aux activités pétro-gazières.

L'ambassadeur des Pays-Bas, qui s'exprimait hier à l'ouverture de la troisième Conférence nationale sur le développement durable, a indiqué que la découverte de pétrole et de gaz au Sénégal pourrait fortement impacter sur l'environnement si l'exploitation n'inclut pas le respect de l'environnement. Les Pays-Bas, a dit M. Peters, ont connu un certain nombre de difficultés consécutives à la découverte du plus gros  gisement gazier au monde sur son sol en 1959. Les difficultés, a fait savoir le diplomate, étaient de plusieurs ordres : inflation, perte de compétitivité des secteurs industriels, chute des exportations, chômage, etc. « Ces difficultés qui ont entraîné la "maladie hollandaise" ont pu être maîtrisées avec le développement d’un cadre  de loi et protection environnementale », a fait savoir M. Peters.

L'ambassadeur a mis en exergue la méthodologie néerlandaise d'évaluation environnementale et stratégique qui a permis de relever les défis et valu aux Pays-Bas d'être aujourd'hui 8ème producteur de gaz au monde. Cette méthode, selon M. Peters, se base sur une grande transparence, l'inclusion dans des consultations de toutes les parties prenantes et sur l'identification de tous les intérêts pertinents. Pour le diplomate, son pays a des apprentissages à partager avec le Sénégal pour lui éviter les mêmes erreurs. « Nous sommes disposés à appuyer le Sénégal dans la gestion économique, environnementale et sociale liée aux activités pétro-gazières », a dit l'ambassadeur. Le diplomate a rappelé la nécessité de créer un cadre de régulation pour un développement durable du secteur, mais aussi de formuler des politiques qui permettent au secteur privé d'investir sereinement. Le dialogue avec toutes les parties prenantes est aussi important, selon le diplomate. Pour M. Peters, « une exploitation inclusive, transparente et mesurable des ressources pétro-gazières permettra à la population et aux générations à venir de bénéficier des retombées ».

En outre, a noté l'ambassadeur, le Sénégal a fait de l'éducation et de la formation professionnelle dans le domaine pétro-gazier une priorité. Sur cette même optique, le diplomate a renseigné qu'en fin juin, il est prévu une table ronde sur le pétrole et le gaz des Pays-Bas sous l'initiative d'un groupe d'entreprises néerlandaises dans le secteur en collaboration avec l'Institut national du pétrole et du gaz du Sénégal. A cet effet, les professionnels du secteur tout comme les étudiants, bénéficieront de deux jours de formation.

S. O. FALL et S. D. SY

En Russie, les Lions pourront compter sur le « 12e Gaïndé » et « Allez Casa ». Ils auront également un soutien de taille en la personne du président de la République, premier supporter de l’équipe nationale. Macky Sall a remercié le président de la Fifa, Gianni Infantino, pour lui avoir envoyé une invitation d’honneur pour la Coupe du monde qui s’ouvre le 14 juin. « Cette invitation me permettra d’être à vos côtés pour quelques rencontres de votre poule », a lancé le président aux Lions qui a promis de « prendre un congé de douze jours pour aller en Russie et soutenir l’équipe ».

De même, il s’est également engagé à prendre les dispositions pour permettre à certains supporters de faire le déplacement sur la Russie.Par ailleurs, Macky Sall a demandé à tout le peuple sénégalais à faire bloc derrière l’équipe à l’image du « 12e Gaïndé » et « Allez Casa » qui supportent l’équipe avec ardeur, patience, enthousiasme dans les moments de victoire et de défaite.

« Il nous faut une union sacrée autour de l’équipe pour lui permettre de relever les défis », a-t-il dit en se félicitant également de la présence du trio arbitral sénégalais (Malang Diédhiou, El Hadji Malick Samba et Djibril Camara) à la Coupe du monde. Le Président Sall a également assuré que le gouvernement continuera à prendre toutes les dispositions pratiques pour accompagner l’équipe nationale afin qu’elle soit dans les meilleures conditions de concentration et de sérénité, gage de réussite dans toute compétition. Il a félicité Me Augustin Senghor et tous les membres de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) et l’a invité à persévérer pour faire de la participation sénégalaise une réussite totale. Macky Sall a aussi renouvelé ses félicitations et ses encouragements au ministre des Sports, Matar Bâ, et ses collaborateurs.

Macky Sall a ensuite remis le drapeau au capitaine de l’équipe, Cheikhou Kouyaté. Après cette étape, l’équipe tiendra sa dernière séance d’entraînement cet après-midi, au stade Léopold Sédar Senghor, pour dire au revoir à son public.

Les Lions quitteront Dakar le samedi, direction Vittel, en France, où ils entameront la seconde phase de leur préparation.

Par Samba Oumar FALL, Diégane SARR, Moussa DIOP (textes)

A l’occasion de la journée de l’Afrique célébrée, chaque année, le 25 mai, le secrétaire général des Nations Unies a fait un discours. D’après Antonio Guterres, « L’Organisation des Nations-Unies est fermement déterminée à soutenir les efforts de l’Afrique ».

« En cette Journée de l’Afrique, j’engage instamment toutes les nations à soutenir l’idée d’une Afrique pacifique et prospère. Ce qui est bon pour l’Afrique est bon pour le monde entier », a souligné, hier, dans une adresse, le secrétaire général des Nations-Unies à l’occasion de la journée de l’Afrique célébrée chaque année le 25 mai. L’Afrique, soutient Antonio Guterres, prend de plus en plus en main sa propre destinée. La vision du développement de l’Afrique est énoncée dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Appelé à compléter le Programme de développement durable à l’horizon 2030, cet agenda jette les bases de la résilience et du progrès social et économique de l’Afrique dans son ensemble. « L’Organisation des Nations Unies est fermement déterminée à soutenir les efforts de l’Afrique », a insisté Antonio Guterres selon qui l’Onu et l’Union africaine ont signé, en 2017, des accords-cadres pour la paix et la sécurité et pour la mise en œuvre cohérente de l’Agenda 2063 et du Programme 2030.

Antonio Guterres s’est réjoui du fait qu’au mois de mars dernier, les dirigeants africains avaient lancé la Zone de libre-échange continentale (Zlec). Avec 1,2 milliard de consommateurs, la Zlec représente l’un des plus grands marchés du monde. Selon le secrétaire général des Nations-Unies, elle peut renforcer l’intégration régionale, stimuler la croissance économique, créer des emplois pour les jeunes africains, atténuer la pauvreté et promouvoir l’avènement de sociétés plus stables et pacifiques.

A l’en croire, il s’agit là de l’avancée la plus récente accomplie sous les auspices de l’Union africaine (anciennement Organisation de l’unité africaine), en 55 ans d’existence. Antonio Guterres s’est également réjoui de quelques progrès enregistrés par le continent comme la création, un peu partout, d’entreprises, l’amélioration de l’accès à l’éducation, la diminution de la mortalité infantile, le fait qu’il y ait de plus en plus de femmes parlementaires, l’enregistrement par plusieurs pays d’une croissance économique plus forte que dans d’autres régions du monde, etc.

Sur un autre point, le secrétaire général des Nations Unies a estimé que « nous devons, ensemble, renforcer les moyens dont nous disposons pour détecter et désamorcer les crises avant qu’elles ne s’aggravent et affûter nos outils pour en éliminer les causes profondes ». D’après lui, la paix et le développement durable sont intimement liés et l’un ne saurait être réalisé sans l’autre. Ainsi donc, dit-il, pour promouvoir la paix, l’Onu continuera d’œuvrer à la prévention. Mieux, elle appuiera également l’engagement pris par l’Union africaine de « faire taire les armes » d’ici à 2020 et de promouvoir le rôle indispensable que les femmes et les jeunes ont à jouer dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

Aly DIOUF

Le Général de Corps d’Armée, Meïssa Niang, Haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la Justice militaire, s’est rendu, à Saint-Louis, hier, au chevet des gendarmes blessés lors des manifestations à l’Université Gaston Berger (Ugb). Ils sont au nombre de 37 dont un évacué à l’hôpital Principal de Dakar, informe un communiqué de la gendarmerie.

D’après le document, au moment des faits, le Haut commandant était hors du territoire. C’est pourquoi, «il s’est fait le devoir d’aller évaluer les conditions d’engagement de ses troupes à la suite de la réquisition du recteur de l’Ugb », note le document. Conscient du professionnalisme de ses hommes «qui ont agi conformément à la loi 70-37 du 13 octobre 70 et à l’Instruction n°20 relative à la participation des Forces armées au maintien de l’ordre», le Haut Commandant a tenu à se rendre sur le site pour «s’enquérir de l’état de santé des 37 gendarmes blessés lors de l’intervention», informe le communiqué.

Général Niang a regretté le décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène et prié pour le repos de son âme. Il a également témoigné son soutien aux gendarmes blessés dans l’exercice de leur devoir régalien. Après leur avoir apporté une «assistance psychologique» par le biais du Service de Santé de la Gendarmerie, il a promis à ses unités «une assistance juridique relativement aux engagements contenus dans son ordre du jour n°1 prononcé lors de sa prise de fonction le 16 novembre 2016».

D. MANE


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