A LA UNE (2696)

Les défis actuels de la mobilité urbaine imposent de nouvelles stratégies de prise en charge de cette problématique pour une économie compétitive. C’est tout l’intérêt de la tenue, mardi dernier, à Dakar, du forum sur la politique de mobilité et d’accessibilité durables dans les villes sénégalaises, organisé par le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud).

L’Afrique enregistre un accroissement de taux d’urbanisation des plus élevés du monde. En 2010, il était de 39%. Selon les prévisions, il va se situer à 60% en 2050. Le Sénégal n’échappe pas à la règle. En 1990, Dakar comptait 1, 5 million d’habitants. Les projections sont estimées à 5 millions à l’horizon 2030. Cela va accentuer les pressions sur les services urbains parmi lesquels la mobilité urbaine, a déclaré Ibou Diouf, responsable du Programme politique de transport en Afrique (Ssatp). Il s’exprimait, hier, à l’ouverture du forum sur la politique de mobilité et d’accessibilité durables dans les villes sénégalaises. Cette rencontre initiée par le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), en partenariat avec le Ssatp, intervient six mois après les Assises nationale sur la mobilité tenues en décembre 2017. Pour M. Diouf, la mobilité urbaine sera au centre des préoccupations. Toutefois, a-t-il relevé, « l’urbanisation n’est pas un handicap mais plutôt une opportunité ». « Pour maîtriser l’urbanisation et donner aux villes la chance de porter la croissance dans nos pays, a expliqué le responsable du Ssatp, il faut que celles-ci aient une taille critique pour atteindre une économie d’échelle et que les services soient efficaces et efficients pour soutenir une productivité de l’économie urbaine ». Pour y arriver, il estime que cela doit passer par la mise à jour de l’environnement institutionnel et juridique, par l’intégration de la planification de l’occupation du sol et celle des systèmes de transports, l’intermodalité, la participation citoyenne dans la gestion de la mobilité, l’anticipation sur la planification dans les villes secondaires et le financement.

Pour le cas de Dakar, Ibou Diouf affirme qu’il « se porte en exemple dans l’anticipation, même si la situation est encore préoccupante ». Cela s’explique, selon lui, par le fait qu’elle dispose d’un cadre normatif, d’une autorité unique de gestion des transports urbains (Cetud), de transport en commun et de masse (Ter et Brt). « C’est une occasion d’or pour le Sénégal de se porter en exemple dans la gestion de l’intermodalité d’autant que la situation est favorable », a souligné le responsable du Ssatp.

Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Marcel Jules Sagna, a indiqué que « le forum se veut un cadre d’échanges tenant compte des enjeux de l’étude de l’intérêt fondamental pour les économies africaines et plus particulièrement celle de notre pays ». Pour sa part, le directeur général du Cetud, Dr Thierno Ibrahim Aw, a salué l’option des autorités d’investir massivement sur les transports de masse (Ter, Brt avec un investissement de plus de 1.000 milliards de FCfa). « Ce mode de transport nous amènera, dit-il, à développer la ville urbaine de Diamniadio ». Par ailleurs, souligne M. Aw, le Sénégal est seulement à 25 véhicules pour 1.000 personnes, malgré le niveau de saturation du réseau routier.

Ce taux peut aller, avertit-il, avec le rythme à 500 ou 600 véhicules pour 1.000 personnes.

Souleymane Diam SY

Une délégation de la Fiba composée de M. Jean-Michel Ramaroson, président de la commission des fédérations nationales de Fiba Afrique, M. Florian Pasquet, président de la commission des fédérations nationales de Fiba Monde, et de M. Lemou Benga du département des fédérations nationales de Fiba Afrique, est en mission au Sénégal depuis hier.

En effet, au cours de cette importante mission qui va durer deux jours, les officiels de la Fiba tiendront une session de travail avec les responsables de la Fédération sénégalaise de basketball. Ils vont également rencontrer le ministre des Sports Matar Bâ et effectueront une visite de chantier à Dakar Arena de Diamniadio. En fait, dans le cadre du programme de développement des Fédérations nationales, le Sénégal a été choisi par la Fiba parmi les associations nationales au monde qui ont un fort potentiel de développement.

Ces fédérations bénéficieront d’un programme de développement et d’un appui financier de la Fiba.

Absa NDONG

Exiimbank va mettre à la disposition du Sénégal une enveloppe d’environ 5,5 milliards de FCfa pour l’acquisition de 55 camions frigorifiques et la construction d’un grand complexe frigorifique au quai de pêche de Hann. C’est ce qu’a affirmé, hier, à Busan, en Corée du Sud, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye.

Le ministre Oumar Guèye a rappelé être venu en Corée sur invitation du ministère de la Stratégie et des Finances. «Les rencontres étaient prévues avec le président de Korea Eximbank pour parler des questions spécifiques au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Vous savez, nous avons une excellente coopération avec la Corée dans le secteur de la pêche », informe M. Guèye. Il cite les bateaux Aguène et Diambogne acquis avec le concours de la Corée. Il en est de même du port de Ndakhonga (région de Fatick), le complexe frigorifique de 2.000 tonnes de Ziguinchor.

«Nous avons d’autres domaines en perspective. Le président d’Eximbank vient de me confirmer que nos requêtes pour deux compacts de l’ordre de 5,5 milliards de FCfa sont accordés pour l’acquisition de 55 camions frigorifiques et la construction d’un grand complexe frigorifique au quai de pêche de Hann », a annoncé le ministre de la Pêche. Il précise que l’accord sera matérialisé en juillet-août 2018. Oumar Guèye ajoute que son département travaille avec la Corée sur d’autres projets notamment le programme spécial îles, l’acquisition de deux chaloupes pour la liaison Dakar-Gorée.

A. KANDE

Les performances du Sénégal en matière de mise en œuvre des exigences de la Norme Itie expliquent-elles la tenue à Dakar, en octobre prochain et janvier 2019, de deux rencontres internationales relatives à la gouvernance des ressources minérales ? Tout porte à le croire. En effet, la Conférence nationale africaine sur la propriété réelle se tiendra en fin octobre dans la capitale sénégalaise qui sera couplée avec le Conseil d’administration du Forum civil. Trois mois plus tard, en janvier 2019, l’Assemble mondiale de « Publish what do you pay » (Publiez ce que vous payez) se tiendra à Dakar, une première, en terre africaine.

Elh. I. THIAM

Le ministre conseiller chargé de la communication de la présidence de la République, El hadj Hamidou Kassé, a répliqué aux accusations de manipulation et de tentative de division du mouvement estudiantin adressées au chef de l’Etat suite à l’audience accordée, avant-hier, aux étudiants de l’Ugb de Saint-Louis. Selon lui, le président Macky Sall ne cherche pas à diviser les étudiants en recevant certains d’entre eux.

La Coordination nationale des étudiants du Sénégal (Cnes) qui regroupe les cinq universités du pays, en grève illimitée depuis le décès de leur camarade Mouhamadou Fallou Sène de l’Ugb, le 15 mai dernier, souhaitait rencontrer « sans intermédiaires » le chef de l’Etat pour lui exposer ses doléances. Toutefois, elle a été surprise d’apprendre que seule la section de Saint-Louis a été reçue par le président de la République. Ce qu’elle considère comme une entreprise savamment élaborée et planifiée pour manipuler et casser la dynamique unitaire du mouvement estudiantin.

Pour taire la polémique, le chargé de la communication de la présidence de la République, El Hadj Hamidou Kassé, a rejeté toute idée de vouloir diviser les étudiants à travers cette audience accordée, par le chef de l’Etat, à certains d’entre eux. « Le président de la République, Macky Sall, ne cherche pas à diviser les étudiants en recevant certains d’entre eux. Ses actions ont été, depuis le début des évènements de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis, d'appeler et d'œuvrer pour l'apaisement, le retour au calme », a-t-il déclaré. Il s’est ensuite expliqué sur le pourquoi de la primauté de l’audience accordée, mardi dernier, aux étudiants de l’Ugb. Selon lui, « si le chef de l'Etat a reçu en premier les étudiants de l'Ugb, c'est parce que l'évènement s'est passé à Saint-Louis, ce qui traduit son souci d’apaiser le climat tendu pour un retour au calme ». Il a, en outre, annoncé qu’une autre audience élargie est prévue avec les responsables de la Coordination nationale des étudiants du Sénégal. « Il a pris des décisions fermes pour faire face à ce problème dans nos universités. Si mes informations sont exactes, il a été même acté une audience avec la Coordination nationale des étudiants du Sénégal », a-t-il indiqué. Par conséquent, « il n'y a donc aucune tentative, encore moins une volonté de diviser », a renchéri M. Kassé.

Mamadou Lamine DIEYE

Elle était venue de la Guinée pour rejoindre son époux mais elle est devenue une icône du « Soleil ». De lui, on se souvient vaguement qu’il était un employé des Eaux et Forêts, un des gros employeurs de ce populaire quartier de Hann Yarakh grouillant de vie et voisin du Parc forestier de Hann. Peu importe, tout le monde connaissait et aimait cette femme peuhle de grande taille, au teint clair et d’humeur toujours égale et bienveillante. Au « Soleil », la plupart d’entre nous qui n’étions pas du quartier, ne lui connaissions que cette appellation empreinte de respect : « Mère Barry ». Pas besoin d’en savoir plus, elle était d’une grande discrétion et ne se plaignait jamais de rien. De ne pas avoir donné la vie, de vivre seule après le décès de son mari et d’entretenir, avec son petit commerce, toute la maisonnée.

Avec Mère Barry, à chaque jour suffisait sa peine et elle ne manquait pas de remercier le Ciel plusieurs fois par jour en pliant les genoux pour faire ses dévotions rituelles. Il était difficile de lui arracher une confidence, elle se cachait derrière un sourire qui en disait long pour qui avait été éprouvé par les morsures de la vie. Au fait, Mère Barry, sans être une journaliste ou un employé du « Soleil », était un personnage, une personnalité que dis-je, de notre entreprise de presse au même titre que les madrés chauffeurs du « Soleil », les techniciens de la maquette et de l’imprimerie, les photographes, les techniciens de surface et autres catégories de l’administration de notre Astre national. Elle était un membre à part entière de l’entreprise, reconnue comme telle par nous tous et participait à la vie du « Soleil » à son modeste niveau.

Sage conseillère
A tel point que notre rédacteur-en-chef, le regretté Abdallah Faye, avait « croqué » son portrait, en 1999, dans les pages du « Soleil » Vacances. Parce qu’elle le valait bien. Nous l’aimions et elle nous le rendait bien. Grand-mère de substitution pour les uns, sage conseillère pour les autres, médiatrice pour la communauté, elle avait un mot gentil pour tous et pour les familles des employés. De fait, elle nous considérait comme les enfants qu’elle n’avait pas eus et nous l’avions adoptée comme notre aïeule. A l’image d’une grand-mère gâteau, Mère Barry nous régalait de friandises et d’amuse-bouche qu’elle était censée pourtant vendre. Pas question de refuser ses cadeaux, au risque de la vexer. Alors pour compenser, nous aussi nous l’obligions à accepter nos menus présents, échanges de bons procédés. Dans son fief situé dans le hall du « Soleil », elle faisait partie des meubles du « Soleil ». Elle acclimatait les reporters nouveaux venus, parce qu’elle en connaissait plus qu’eux sur le journal.

Et lorsque le grand âge et ses ennuis corollaires sont arrivés, la clouant chez elle dans sa maisonnette du quartier, nous avons continué à entretenir des liens avec elle et à la visiter, particulièrement l’Amicale des femmes du « Soleil ». Même absente, son ombre a continué à planer sur la rédaction et l’entreprise en raison de son implication sociale vertueuse. Pas un jour sans que nous ne parlions d’elle entre nous sur l’air de la nostalgie ou ne demandions de ses nouvelles, tellement elle nous avait marqués. Depuis hier, elle repose au cimetière de Hann Yarakh où une foule vibrante venue du quartier et des locaux du « Soleil », l’a accompagné à sa dernière demeure, qu’elle partage désormais avec nos regrettés Abdallah Faye, le rédacteur-en-chef qui lui avait consacré un portrait et Dieumbe Ndiaye le talentueux cruciverbiste du « Soleil », également arrachés à notre affection, il y a quelques années.

Aux habitants de Hann Yarakh et à sa famille de cœur, le quotidien national « Le Soleil » présente ses sincères condoléances et prie pour que Dieu l’Accueille en Son paradis. Elle va nous manquer et vraiment, nous sommes peinés. Un pan de l’histoire de notre quotidien s’en va avec Mère Barry qui a connu tous les directeurs généraux et les générations de grands journalistes qui ont fait sa gloire et formé la relève. Merci à eux aussi et paix à l’âme de nos illustres devanciers disparus.

Dié Maty FALL

En sit-in à la grande porte de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), une semaine après la mort de Fallou Sène, le Collectif des étudiants de l’Ucad exige une audience avec le Chef de l’Etat. Ayant décrété une grève illimitée, il estime que le président de la République est le seul interlocuteur qui peut actuellement régler les problèmes. Marc Daddy Diatta, le porte-parole, soutient que les étudiants de l’Ucad vont finaliser un document de plateforme revendicative qu’ils comptent remettre au chef de l’Etat.  « L’Etat est solvable. L’ultimatum, c’est tant que nous ne rencontrerons pas le président de la République, il n’y aura pas cours à l’université », a-t-il averti.

M. Diatta a aussi demandé la prise en charge des 7 blessés graves enregistrés à l’Ucad lors des échauffourées avec les forces de l’ordre. « L’un risque de perdre son œil et l’autre son pied. Nous exigeons la prise en charge de tous ces blessés », a martelé le porte-parole du Collectif. Les étudiants continuent également de réclamer la démission du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

O. KANDE

Le Service de dermatologie de l’hôpital Aristide le Dantec a une triple mission : la formation, les soins et la recherche. Selon son chef, il constitue « le seul service d’hospitalisation dans ce pays concernant les maladies de la peau ». Il dispose de 20 lits accueillant 250 hospitalisations par an. Annuellement, le service effectue 7000 consultations. « Nous constituons un des plus grands centres de formation en Afrique francophone avec 5 Professeurs titulaires, 3 assistants, 3 internes et 55 médecins en cours de spécialisation », a soutenu le Pr Suzanne Niang, rappelant que plusieurs centaines de médecins ont été formés dans ce service depuis l’année 2000 avec des étudiants qui viennent de l’Afrique francophone et du Maghreb.

Le ministre de l’Environnement, avant son entrée dans le gouvernement, a réaffirmé la qualité des ressources humaines de cette structure. « On forme les meilleurs dermatologues de la zone dans ce service. Les Maghrébins viennent se former ici. Et dans leur pays, ils sont recherchés. La dermatologie au Sénégal a de beaux jours devant elle, car il y a des gens compétents dans ce service », a souligné Mame Thierno Dieng.

O. KANDE

Les propos de l’ancien Premier ministre mettant en doute la Kaaba comme le lieu choisi par Dieu où doivent s’orienter tous les musulmans aux heures de prières, ont ému et choqué au-delà des frontières sénégalaises. La preuve, le Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi, Professeur à l’Université Al Azhar, au Caire, a réagi, dans un document parvenu au « Soleil ».

Le Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi, Professeur à l’Université Al Azhar, au Caire, s’est attelé à démontrer à quel point Idrissa Seck a eu tort de soutenir pareille thèse. «Dieu, le Très Haut a créé la Mecque, la première mosquée et l’a érigée comme un lieu pour les anges autour duquel ils tournent. Lorsque Adam a été créé, il a tourné autour de la Kaaba pour une durée de 40 ans. Après la création de la Kaaba, Dieu a créé la Mosquée Al Aqsa. Ceci a été rapporté par le Prophète Sidna Mohamed, que la Paix et le Salut soient sur lui» dit-il. Poursuivant son argumentaire, le Docteur Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi informe que «La Kaaba est la première mosquée bâtie sur terre. Ensuite, ce fut la mosquée Al-Aqsa. Les compagnons du Prophète lui demandèrent quelle était l’intervalle du temps entre leurs construction, il répliqua : quarante ans». Sur ce, la mosquée sacrée est le lieu où tous les Musulmans s’orientent pour accomplir leurs prières. «La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l'univers». (Sourat Al Imrane, verset 96)

Dieu a fait de la mosquée sacrée la qibla comme écrit dans le coran : «Là sont des signes évidents, parmi lesquels l'endroit où Ibrahim (Abraham) s'est tenu debout; et quiconque y entre est en sécurité. Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d'aller faire le pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas... Allah Se passe largement des mondes.» (Sourate Al Imrane, verset 97).

«Certes nous te voyons tourner le visage en tous sens dans le ciel. Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. Certes, ceux à qui le Livre a été donné savent bien que c'est la vérité venue de leur Seigneur. Et Allah n'est pas inattentif à ce qu'ils font.» (Sourate Al Baqqara, verset 145).
Pour ceux qui ont des doutes là-dessus comme Idrissa Seck et autres, je leur dis que «leur doute constitue un éloignement du livre saint. Celui qui doute du Coran est un mécréant et celui qui a emprunté sa voie a triomphé. Par conséquent, ceux qui évoquent ce sujet sont des gens qui ne résonnent pas, car la parole du très Puissant est décisive et son jugement n’est pas une plaisanterie. Ceci dit que tout débat sur ce sujet en dehors du Coran et de la Sunna n’a pas de valeur dans la vie».

Le Docteur Fathi Abderrahmane Ahmed Hiujazi d’ajouter : «La mosquée Al Aqsa est le lieu où le prophète Mohamed (Psl) a voyagé. Le Prophète avait souligné que la guerre sévira dans ce lieu jusqu’au jour de la résurrection. Et on assisté à cela. Le Khalife Omar Ibn Al Khattab avait libéré cette mosquée et elle avait été libérée une deuxième fois par Salah Eddine Al Ayoubi. Nous voulons que la mosquée Al Aqsa retourne sous l’autorité des musulmans. Ceci ne peut se réaliser que si on suit la voie de Dieu. On ne peut triompher Dieu que si on emprunte sa voie et on croit en ce qu’a été écrit dans le Coran et ce que le prophète avait dit. Le mot Makka est Bakka, M et B s’interfèrent dans la langue des Arabes.»

Yakham C.N. MBAYE

L’archevêque de Dakar, se veut catégorique : «  nous ne sommes pas dans un monde qui s’oppose à Dieu, mais nous sommes bien dans le monde des hommes ». Selon Mgr Benjamin Ndiaye, chaque fidèle du Christ doit assumer pleinement sa mission en mettant en valeur les talents reçus de Dieu. « Nous devons rompre avec notre timidité, pour mieux nous engager dans les différents segments de la vie sociale. D’une manière ou d’une autre, nous avons dit Oui à la société, et nous avons pris des engagements vis-à-vis de nos pays, pour intégrer un corps de métier », a soutenu Mgr Benjamin Ndiaye. «  Alors que notre Oui soit un Oui ! Un Oui sans contournement ! Un Oui qui inspire notre vécu quotidien et honore nos engagements, dans le respect des lois et règlements », a insisté le prélat. Il invité les pèlerins à prier pour leurs pays et leurs dirigeants. « Confions aussi nos intentions à nos familles, nos communautés et pour le prochain hivernage », a prié le père évêque.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, qui conduisait la délégation gouvernementale, a magnifié, hier, lors de la cérémonie officielle du pèlerinage marial de Popenguine, le rôle stabilisateur et fédérateur des communautés religieuses du pays. Aly Ngouille Ndiaye a réitéré l’engagement du gouvernement à toujours cheminer aux côtés de l’Eglise pour préserver la jeunesse sénégalaise de la propagation d’idéologies aux antipodes de nos valeurs de paix et de cohésion sociale.

A la tête d’une forte délégation composée des ministres Augustin Tine, Serigne Mbaye Thiam, Sophie Gladima, Samba Sy, Benoit Sambou, mais aussi de députés, de l’administration territoriale, de maires et autres membres du Hcct, Aly Ngouille Ndiaye a rendu hommage aux milliers de fidèles venus de tous les horizons et aux marcheurs à la quête de bénédictions aux pieds de la Dame de la Délivrande. Pour le ministre de l’Intérieur, moment ne pouvait être mieux choisi que la Pentecôte pour honorer Notre Dame de Popenguine en mettant à profit sa sainteté pour implorer d’elle, dans la ferveur et la communion, des prières et autres actions de grâces. De l’avis d’Aly Ngouille Ndiaye, l’édition de cette année revêt un cachet particulier dans la mesure où elle coïncide avec le Ramadan, également vécu dans la ferveur par la communauté musulmane. Il a profité de l’occasion pour magnifier la cohabitation pacifique entre chrétiens et musulmans, dans la tolérance et le respect.

Face à l’intolérance, l’extrémisme, au racisme et à la haine qui connaissent, aujourd’hui, un niveau jamais égalé, le ministre de l’Intérieur s’est dit convaincu que les messages de prudence et de discernement seront bien assimilés pour préserver encore le Sénégal des dérives du terrorisme et des guerres fratricides. « Le gouvernement est rassuré par l’image que nous renvoie l’attitude de des jeunes catholiques qui constitue une jeunesse disciplinée, consciente et à l’écoute de ses pasteurs », a laissé entendre Aly Ngouille Ndiaye qui a invité les différentes communautés religieuses à poursuivre la sensiblisation des masses pour une meilleure appropriation des valeurs de paix, de tolérance et d’humanisme qui sont le socle de ces religions révélées. Le gouvernement, a-t-il dit, demeure conscient du rôle stabilisateur et fédérateur de nos communautés religieuses. De même, le ministre de l’Intérieur a réitéré l’engagement du gouvernement à toujours cheminer aux côtés de l’Eglise pour préserver la jeunesse de la propagation d’idéologies aux antipodes de nos valeurs de paix et de cohésion sociale.

S’inspirer de la Vierge Marie
Pour Aly Ngouille Ndiaye, le thème de cette édition « Ô Marie, aide-nous à dire Oui au Seigneur » est en parfaite harmonie avec notre vécu spirituel dans ce monde actuel en perpétuelle mutation. Et de rappeler que « la Vierge Marie est restée fidèle et obéissante à Dieu par son Oui à douze fois réitéré à son Seigneur ». La Sainte Vierge a été et reste, selon le ministre, un modèle pour tous les fidèles, quelle que soit leur appartenance religieuse. « L’Eglise ne s’y trompe pas. Depuis quelques années, elle nous propose cette femme exceptionnelle comme modèle de vie », a-t-il souligné. « La profondeur de ce thème transcende l’Eglise catholique pour interpeler tout honnête homme », a fait savoir Aly Ngouille Ndiaye qui a exhorté les uns et les autres à imiter le comportement de Marie.

En outre, il a insisté sur les dangers qui guettent la famille, aujourd’hui en proie à des difficultés multiples, mais aussi à nos sociétés et communautés en perte de valeurs et de repères. « On note de plus en plus dans les familles une déliquescence de l’autorité, de la stabilité, de la responsabilité, fondement de la liberté, de la sécurité, de la fraternité au sein de la société. En exaltant le rôle de mère, et d’éducatrice inspiré par la Vierge Marie, vous exprimez votre souci de la bonne éducation à inculquer à nos enfants, mais aussi votre ardent désir d’une société plus juste, équitable, harmonieuse et paisible », a relevé le ministre.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

POUR UN ENGAGEMENT CITOYEN DE TOUS
Sur un autre registre, le ministre de l’Intérieur a rappelé que la marche vers l’émergence et le développement du Sénégal ne saurait se faire que par un engagement citoyen de tous les fils et filles du pays. Avec les événements malheureux survenus récemment, il a invité la jeunesse à faire preuve de responsabilité, davantage de tolérance vis-à-vis du devenir socio-économique de notre nation en construction et dont les fruits sont déjà perceptibles et le seront davantage à moyen terme. En perspective des prochaines échéances électorales, Aly Ngouille Ndiaye a également exhorté les uns et les autres à faire preuve d’une implication citoyenne constructive à l’horizon. « Au-delà des passions, je voudrais vous réitérer le message de Macky Sall qui en appelle à la retenue et à la mesure dans les propos et les actes », a dit le ministre. Il a réaffirmé auprès de Mgr Benjamin Ndiaye la ferme volonté du Président Macky Sall de poursuivre le travail de modernisation du sanctuaire de Popenguine, un programme qui, selon lui, s’impose au regard de la dimension spirituelle de plus en plus grandissante de la cité religieuse. Il a sollicité auprès de l’Eglise des prières pour un Sénégal de paix et prospérité.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

Le Chef de l’Etat, Macky Sall, a apporté un important soutien à la famille de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, décédé le mardi 15 mai dernier, lors des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. En effet, le Chef de l’Etat a envoyé chez le défunt, à Pattar, le dimanche, une importante délégation comprenant, entre autres, le ministre conseiller Mor Ngom, le gouverneur de Diourbel, Mouhamadou Moustapha Ndaw, et dirigée par Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Le président de la République a offert à la famille 10 millions de FCfa et deux billets pour La Mecque. Par ailleurs, il va trouver des emplois à deux membres de la famille du défunt Fallou Sène (sa veuve une fois sa période de viduité terminée et son frère). Par ailleurs, le fils du défunt est déclaré « Pupille de la Nation ». Il sera ainsi pris en charge par l’Etat jusqu’à l’âge de 18 ans.

D. MANE

Dakar est très mal classée dans le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) sur la pollution de l’air. Sur dix villes africaines, la capitale sénégalaise occupe la deuxième place.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Mame Thierno Dieng, relativise cependant cette classification tout en admettant que Dakar héberge de la pollution due à plusieurs facteurs.

L’Organisation mondiale de la santé (Oms) a récemment publié son dernier rapport sur la pollution de l’air sur dix villes africaines. Depuis quelques années, cette organisation élabore un recueil de données sur la qualité de l’air ambiant des grandes villes du monde. Et ce, en se basant sur des données de particules (Pm 10 et Pm2, 5). Pour 2016, la base de données utilisée concerne dix capitales africaines, dont Dakar. Dans le classement de l’Oms, la capitale sénégalaise est la deuxième ville la plus polluante. A ce propos, le ministre de l’Environnement et du Développement durable relativise. Selon le Pr Mame Thierno Dieng, l’Oms n’a utilisé que les données de 2016 que seul le Sénégal a fournies. « Notre pays est l’un des rares Etats africains qui mesurent la qualité de l’air en continu », déclare-t-il.

Selon le ministre, Dakar est la seule ville à disposer de cet outil parmi toutes celles citées. Il souligne aussi « qu’il y a très peu d’éléments de comparaison par rapport à d’autres villes africaines ». Sa conviction est que « la méthodologie est scientifiquement inopportune et illogique ».  « Pour comparer des données en toute rigueur scientifique, explique-t-il, il faut que celles-ci soient produites à la même date et à la même heure ». « On ne peut pas comparer des données de 2011 à celles de 2016. Si la méthodologie n’est pas adaptée, les résultats ne sont pas valides », rejette le Pr Dieng.

Sur le tableau de classement dressé par l’Oms, le ministre relève que cinq villes ont une constance supérieure à celle de Dakar qui est à 146, alors qu’Onitsha, au Nigeria, est à 594 sur le Pm 10. « Si on peut donner une valeur à la classification de l’Oms, elle relève d’une alerte », insiste-t-il.

Toutefois, Mame Thierno Dieng reconnait que « Dakar héberge la pollution ». « Il y a énormément de facteurs qui relèvent de nous et de nos comportements qui contribuent à polluer nos villes », admet-il. A cette pollution anthropique, ajoute le ministre, viennent s’ajouter des facteurs exogènes, notamment la pollution venant du désert. A ce niveau, il rassure : « l’Etat s’est donné les moyens d’adresser cette question de la manière la plus appropriée » avec, entre autres, la mise en place du Centre de gestion de la qualité de l’air (Cgqa) dans six sites de la capitale. La Grande muraille verte a contribué à atténuer ce phénomène, fait savoir le Pr Dieng pour qui c’est toute la pertinence de la tenue, la semaine prochaine (22-23 mais 2018, Ndlr), d’un atelier sur les enjeux de la qualité de l’air avec toutes les parties prenantes et avec en ligne de mire la mise sur pied d’un Observatoire national de la qualité de l’air.

Souleymane Diam SY

L’équipe du Sénégal qui prendra part à la Coupe du monde 2018 (14 juin au 15 juillet) effectuera une séance d’entrainement ouverte au public vendredi après midi avant son départ pour la seconde partie de sa préparation qui aura lieu à Vittel (France), a annoncé ce dimanche le président de la Fédération sénégalaise de football (Fsf), Augustin Senghor.

"Nous invitons le public à répondre présent à cette manifestation, ce sera une belle communion entre les joueurs et leurs supporters", a déclaré le président de la Fsf aux médias.

Le président de la Fsf a fait cette annonce après la remise du trophée de la Coupe du Sénégal remportée (2-0) par Génération Foot aux dépens de la Renaissance de Dakar.

Des voix se sont élevées contre le manque de match amical de préparation des Lions au Sénégal qui en joueront trois avant la phase finale de la Coupe du monde.

Le premier match opposera le Sénégal au Luxembourg, le 31 mai, contre la Croatie, le 8 juin et contre la Corée du Sud trois jours plus tard.

Les Lions qui démarrent leur stage ce lundi à Saly Portudal, recevront le Drapeau national des mains du chef de l’Etat, Macky Sall, jeudi au palais de la République.

Après cette remise, les joueurs retenus s’envoleront pour la France où aura lieu la 2ème partie de leur stage de préparation.

Les protégés du sélectionneur Aliou Cissé qui a publié jeudi dernier une liste de 23 joueurs et quatre suppléants, joueront le premier tour du Mondial 2018 respectivement contre la Pologne (19 juin), le Japon (24 juin) et la Colombie (28 juin).

Source : APS

Au Sénégal, c'est une offensive massive. La grande distribution, en particulier les groupes français, crée des supermarchés dans toutes les grandes villes et, comme ailleurs, les méthodes de vente sont agressives, les prix tirés vers le bas. Cette situation, cette arrivée en force, inquiète les associations de consommateurs qui craignent que les petits commerces et le secteur de l'informel, essentiel pour de nombreuses familles, ne résistent pas à cette déferlante.

Le Programme alimentaire mondial va renforcer sa présence au Sénégal et intensifier le partenariat.

Il s’agit, pour le Pam, d’accroître la production agricole en milieu rural et de redynamiser les mécanismes d’alimentation scolaire pour favoriser les bonnes performances des élèves à l’école.

La révélation a été faite hier par  David Beasley,  directeur exécutif du Pam au sortir d’une audience avec le chef de l'Etat.

 

L’Ambassadeur de la Pologne, Mme Margareta Kassangana, a indiqué que son pays veut hisser sa coopération avec le Sénégal à la hauteur des nombreuses potentialités existantes entre les deux Etats. C’est pourquoi, Dakar est parmi les pays prioritaires des programmes d’aide au développement de Varsovie.

Mme Margareta Kassangana a déclaré que le Sénégal est parmi les pays prioritaires pour les programmes d’aide polonaise au développement qui ont une dimension  régionale mais aussi bilatérale.  Selon Mme Kassangana, les « activités qui entrent dans ces programmes sont axées sur la santé des femmes et des enfants, l’assainissement, l'entrepreneuriat et la promotion du secteur privé ainsi que l’enseignement supérieur à travers des programmes de bourses en faveur des étudiants sénégalais pour leur permettre de poursuivre leur formation en Pologne ».  

L’ambassadeur s’exprimait lors de la réception offerte pour la célébration de la fête nationale de la Pologne. Le gouvernement du Sénégal a été représenté par le ministre de l'Emploi, de l'Insertion professionnelle et de l'Intensification de la main-d'œuvre, Abdoulaye Diop. L’ambassadeur  a souligné que sur le plan multilatéral, la Pologne est le quatrième contributeur au Fonds fiduciaire d'urgence de l'Ue pour l’Afrique. « La Pologne participe également à la mise en œuvre de la politique de développement de l'Union européenne, par des contributions au Fonds européen de développement (Fed), a-t-il rappelé.   

L’ambassadeur a rappelé que « la Pologne et le Sénégal ont toujours entretenu des relations diplomatiques, cordiales et fructueuses qui remontent à l’indépendance du Sénégal, en 1960 ».  « Ces relations reposent sur les valeurs que nous avons en commun, telles que la démocratie, le respect des droits de l’Homme, la promotion de la paix et de la sécurité internationales », a dit l’ambassadeur.  

Selon l’ambassadeur, en procédant à la réouverture des deux missions diplomatiques, respectivement en 2015 pour le Sénégal à Varsovie et en 2016 pour la Pologne à Dakar, les deux gouvernements ont voulu donner un nouvel élan à la coopération bilatérale.  A titre d’exemple, Mme Margareta Kassangana souligne la visite officielle que le Président Macky Sall a effectuée à Varsovie, en octobre 2016. «  Cette visite traduit cette volonté renouvelée de hisser la coopération bilatérale à la hauteur des nombreuses potentialités existantes », a indiqué Mme Kassangana.  

Cette fête nationale commémore la constitution du 3 mai 1791, la première constitution nationale en Europe continentale et la deuxième au monde. Les Polonais estiment que la promulgation de cette Constitution est l’un des évènements phares de l’histoire de notre pays, parce que ce texte fondamental a introduit des innovations de taille, en mettant en place la séparation des pouvoirs entre le législatif (à travers un Parlement bicaméral), l’exécutif, incarné par le Roi et son Conseil, et le judiciaire qui reposait sur des tribunaux indépendants. Selon l’ambassadeur, il s’y ajoute la création d’une armée nationale,  la protection des paysans, sans omettre la liberté de conscience et de culte.

Babacar DIONE

 

Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a procédé, hier, jeudi 17 mai, à l’installation officielle du Comité d’organisation chargé de la préparation de l’inauguration du Musée des civilisations noires, prévue le 6 décembre prochain.

L’inauguration du Musée des civilisations noires est prévue le 6 décembre prochain, à Dakar. Hier, le ministre de la Culture a procédé à l’installation officielle du Comité d’organisation chargé de la préparation de cette inauguration.

A cette occasion, Abdou Latif Coulibaly a souligné que le Comité d’organisation sera une structure opérationnelle en vue de relever tous les défis liés à la tenue de cet important événement.

« Je veux un comité opérationnel et très efficace », a indiqué le ministre à l’endroit des membres du comité. Il a réitéré l’importance que le président de la République, Macky Sall, accorde à l’inauguration du Musée des civilisations noires.

Avant son inauguration en décembre, le musée sera réceptionné au mois de juillet prochain par les chefs d’Etat du Sénégal et de la République populaire de Chine.

Assane DIA (Correspondance particulière)

L’Observatoire national des lieux de privation de liberté (Onlpl) a initié, hier, à Dakar, un atelier de deux jours de réflexion sur les obstacles à la mise en œuvre des peines alternatives à l’incarcération et à l’aménagement des peines. Cette activité, qui entre dans le cadre du projet d'appui à l'Etat de droit au Sénégal, est financée par l'Union européenne (Ue).

La surpopulation dans les établissements pénitentiaires préoccupe les acteurs judiciaires. Ce mal endémique empêche l’administration pénitentiaire de respecter les standards internationaux consistant à séparer inculpés, prévenus et condamnés en tenant compte de leur personnalité et des infractions qu’ils ont commises. L’atelier thématique, portant sur les obstacles à la mise en œuvre des peines alternatives à l’incarcération et à l’aménagement des peines, s’inscrit dans cette perspective. Organisé par l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (Onlpl), avec l’appui financier de l’Union européenne (Ue), ledit atelier vise à inciter les magistrats à prononcer et à faire appliquer les décisions tendant au désengorgement des prisons.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a réaffirmé la volonté politique du gouvernement en matière de renforcement des garanties de protection accordées aux personnes privées de liberté. « L’engagement du Président Macky Sall à œuvrer dans le sens de changer positivement le visage des établissements pénitentiaires ne fait l’objet d’aucun doute », a indiqué le ministre qui a laissé entendre que les actions prioritaires de son ministère s’orientent vers l’organisation et le fonctionnement d’un dispositif performent d’aménagement des peines et d’application des peines alternatives à l’incarcération.

Engagements internationaux
Pour lui, l’enjeu c’est d’éviter les effets désocialisants de la prison, en offrant une chance aux condamnés qui présentent des gages sérieux de réadaptation. Aussi, a-t-il rappelé que le Sénégal est le premier pays en Afrique francophone à ratifier le protocole facultatif relatif à la convention de la torture et les autres peines. Ainsi, il a institué, à travers la loi 2009-613 du 02 mars 2009 et de son décret d’application 2011-842 du 16 juin 2011, l’Onlpl. A cela, s’ajoute la modification du code de procédure pénale intervenue avec l’adoption de la loi n° 2016-30 du 08 novembre 2016, suivie de la circulaire n° 179 du 11 janvier 2018 autorisant la présence de l’avocat dès l’interpellation de son client.

Pour sa part, Mme Josette Marceline Lopez Ndiaye, responsable de l’Onlpl, a souligné que la surpopulation carcérale est incompatible avec la nécessaire protection de la dignité des détenus.

C’est pourquoi elle a préconisé un état des lieux de la situation en vue d’apporter des thérapies réalistes. Dès lors, il est légitime de se demander pourquoi autant de personnes détenues provisoirement se retrouvent aussi nombreuses derrière les barreaux. « Désengorger les prisons ne signifie pas être laxiste, mais c’est démontrer que la prison est davantage réservée aux délinquants qui menacent la sécurité publique. C’est tout le sens du recours aux alternatives à la peine qui devrait assurer également une meilleure prise en charge sociale dans le règlement des problèmes et des conflits qui aboutissent devant les tribunaux », a expliqué Mme Ndiaye.

Selon elle, prononcer l’ajournement de la peine, après une condamnation pécuniaire assortie d’une contrainte par corps au maximum, constitue une réelle alternative qui permet à l’auteur d’une infraction de réparer la faute pénale et de bénéficier, ultérieurement, d’une peine assortie du sursis, voire d’une dispense de peine. Mme Ndiaye a regretté l’absence d’étude sérieuse sur l’évaluation des peines prononcées et les effets qu’elles ont produits sur les personnes concernées.

Tata SANE

La Journée internationale de l’infirmier a été l’occasion pour le président de l’Association nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’Etat du Sénégal (Aniides) de souligner que la profession fait face à plusieurs préjugés. Ismaïla Mbaye veut aussi que leur profession soit encadrée.

Les infirmiers et infirmières du Sénégal ont célébré, le 12 mai, la Journée internationale qui leur est dédiée, en hommage à leur marraine, Florence Nightingale. Pour l’occasion, ils se sont retrouvés, à Saly Portudal, autour d’activités leur ayant permis de faire le tour de la pratique dans le pays. Par ailleurs, de « rappeler, enseigner, orienter, mais susciter aussi le débat et l’engagement des uns et des autres sur l’avenir de la profession », a déclaré le président de l’Association nationale des infirmiers et infirmières diplômés d’Etat du Sénégal (Aniides), Ismaïla Mbaye.
Selon lui, cette profession fait face à plusieurs difficultés dont la délimitation de leur champ d’exercice et la formation continue. Sur la première, il a indiqué que « dans les structures sanitaires, on pense que tous ceux qui portent des blouses blanches sont considérés comme des infirmiers, alors que l’infirmier est un diplômé d’Etat qui a reçu un enseignement, des compétences avérées pour répondre aux attentes légitimes des populations en matière de soins ». D’où son appel à définir les rôles et attributs des uns et des autres. « Parce que nous travaillons avec d’autres professionnels de la santé. Et dans l’équipe, si certains ont leur ordre, il faudrait nécessairement que nous aussi, nous cherchions à avoir le nôtre pour nous protéger et pour sécuriser davantage les soins des populations », a ajouté M. Mbaye.

La formation et le recrutement préoccupent aussi les infirmiers. « Avant d’évaluer l’individu, il faut le mettre dans les conditions, c’est-à-dire nous mettre en quantité suffisante dans les structures sanitaires », a-t-il également estimé. Ismaïla Mbaye veut ainsi éviter la surcharge de travail pour ses collègues qui pourraient faire valoir efficacement leur rôle dans l’équipe de soins. Des préoccupations qu’ils aimeront voir prises en compte par les pouvoirs publics. Concernant le problème de la formation, le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Aloyse Waly Diouf, a souligné : « Nous sommes en train de voir, avec les partenaires sociaux, comment assainir davantage ce milieu-là, comment rendre beaucoup plus performant l’enseignement qui est prodigué et comment faire en sorte que les infirmiers puissent, enfin, voir le système Lmd (Licence-Master-Doctorat) leur être appliqué ». « Nous sommes très avancés pour démarrer la certification cette année », a-t-il renchéri.

S’agissant de l’encadrement de la pratique, Dr Sarr a surtout évoqué la prolifération des écoles de formation en santé. L’ancien directeur du Service national de l'éducation et de l'information pour la santé (Sneips) de dire que la formation est régie par une réglementation. Toutefois, « nous travaillons à assainir le milieu de la formation en général. Parce que quand l’école délivre un brevet et que celui-ci n’est pas à la hauteur de la qualification du titulaire, cela peut poser un problème », a-t-il reconnu.

Ousseynou POUYE

Le chef de l’Etat a reçu, hier, les familles des victimes du drame de Demba Diop, accompagnées des dirigeants et du comité des supporters du stade de Mbour.

Le président Macky Sall leur a demandé d’accepter le message de pardon du monde football pour débloquer l’évolution du championnat de ligue 1. A cet effet, le ministère et la fédération vont se rencontrer pour trouver la meilleure formule.

Par ailleurs, les familles ont remercié le président de la République qui leur a assuré de son soutien.

Un des cinq piliers de l’Islam, le ramadan, démarre pour une grande partie de la communauté musulmane sénégalaise, aujourd’hui. L’annonce a été faite, hier, par la Commission nationale d’observation du croissant lunaire, qui s’est appuyée sur des informations faisant état de l’apparition de la lune dans plusieurs localités du pays.
Le Sénégal entame ainsi le jeûne le même jour que l’Arabie Saoudite, la France, l'Indonésie, mais aussi l'Algérie, la Tunisie, etc. Toutefois, certains fidèles sénégalais avaient déjà entamé le jeûne, depuis hier, mercredi, s’alignant ainsi sur la Mauritanie, le Maroc et le Mali.

Matel BOCOUM

 

Au lendemain de la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis,  la tension reste palpable. Atterrés, les étudiants demandent que les responsabilités soient situées. Ils ont aussi décrété une grève illimitée.

Tour de l’œuf de l’Ugb. D’habitude, les étudiants se rassemblent ici pour fêter des évènements ou dire leur courroux. Le moral est au plus bas, les visages sont marqués. La nuit a été certainement très longue. A l’heure de l’assemblée générale, ils sont arrivés des différents villages universitaires, main dans la main, partageant leur douleur et consternation, dans une marche blanche et silencieuse que seul le bruit de leurs pas sur le pavé trahissait.

Sur une pancarte, les écrits traduisent le désarroi : « Je suis Fallou Sène », « Frère, tu resteras parmi nous ». Têtes baissés, le visage triste, les étudiants, avant de tenir les Ag, se sont recueillis sur l’endroit où Mouhamadou Fallou Sène est tombé. Ensuite, les orateurs ont, tour à tour, dit leur peine et frustration. Un mot d’ordre de grève illimitée a été décrété.

Les membres de la Commission sociale ont néanmoins exhorté leurs camarades à garder le calme et la sérénité. Ce moment a été aussi l’occasion pour rappeler aux autorités la gravité de la situation qui résulte de cette décision prise par le recteur de l’Ugb, Baydallaye Kâne. Le porte-parole Alexandre Sambou, par ailleurs président de séance de la Coordination des étudiants de Saint-Louis, a clarifié qu’ils ne faisaient que réclamer leurs bourses, a-t-il réclamé « la démission du recteur Baydallaye Kâne, du directeur du Crous, Ibrahima Diao, et du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane ». M. Sambou s’est aussi réjoui de la compassion  des autres universités du pays.

Omar Ndiaye, étudiant en Sciences politiques a, quant à lui, demandé que « les responsabilités soient situées ». Il a également proposé d’interdire immédiatement l’accès au campus social aux forces de l’ordre.

Au Rectorat, la fumée s’échappe encore des bâtiments calcinés. Tout est parti en vrille avec ce saccage. Point de documentations et d’archives. Les splits sont au sol, les tables de travail se consument encore, de même que les papiers et autres documents. Quant aux vitres, elles ont volé en éclats.

L’université, un champ de ruine…
A la direction du Crous, le social, qui devait être au service de l’excellence, a laissé place au chaos : des bureaux éventrés, des murs calcinés… Le désordre est indescriptible. A l’entrée de la cité universitaire, les vitrines cassées changent le décor. Les restes de pierres envahissent la chaussée, des panneaux en vert également détruits. Il faut se rendre au siège de la scolarité ou au Centre de documentation pour mesurer aussi l’énormité des dégâts. Malgré tout, les étudiants ont toujours cette fibre civique. Ainsi, Abdoulaye Guèye, de l’Ufr Lettres et sciences humaines, a fait savoir qu’il est « resté devant la porte du Centre de documentation pour veiller sur les lieux, afin qu’ils ne puissent pas déplacer les livres et certains documents de grande importance ». A son avis, malgré la douleur, « certains objets méritent d’être sauvegardés ». L’agence comptable et le guichet automatique n’ont pas non plus résisté à la furie des étudiants. Il sera ainsi difficile pour l’Ugb, du point de vue administratif et social, de se relever de ces saccages.

 Amadou Maguette NDAW

IBRAHIMA NDOYE, PROCUREUR DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE SAINT-LOUIS « L’ENQUÊTE PROGRESSE CONVENABLEMENT »
Le procureur Ibrahima Ndoye, du Tribunal de grande instance de Saint-Louis, a fait une déclaration pour évoquer le déroulement de l’enquête suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène. D’emblée, il a souligné que tous les moyens sont mis en œuvre et l’enquête « progresse convenablement. D’ici dimanche, nous allons avoir les conclusions », a-t-il clarifié, informant que « le résultat de l’autopsie a conclu à une mort par arme à feu ». Poursuivant, il a indiqué : « Notre devoir nous appelle à agir à  l’endroit de ceux qui ont posé des actes ayant entrainé mort d’homme, des blessés, de même que des dégâts ». Pour lui, « tout sera mis en œuvre pour identifier l’origine du coup fatal et les auteurs de violence et de saccages perpétrés lors de cette journée ».

Du point de vue sanitaire, le seul étudiant opéré avec succès attend de repartir chez lui, tandis que le gendarme victime de traumatisme crânien s’est réveillé et va de mieux en mieux, a informé Ibrahima Ndoye, relevant que sur  la soixantaine d’éléments de la gendarmerie présente sur les lieux lors des manifestations, la majorité a été entendue. « Nous espérons progresser rapidement dans l’enquête avec surtout l’apport d’éléments venus de Dakar », a-t-il dit. Le procureur a, pour sa part, soutenu : « Si les faits d’usage d’arme à feu nous mène vers l’identification d’un auteur dans les Forces armées, avec un statut militaire, nous allons transférer le dossier au procureur du Tribunal de grande instance de Dakar, seul compétent dans des affaires d’ordre militaire ». Néanmoins, il a rappelé la disponibilité du parquet de Saint-Louis si l’auteur du coup de feu s’avérait être un civil, donc un droit commun. En effet, dans cette enquête, il sera beaucoup question de la qualité de l’auteur du coup de feu qui a tué Mouhamadou Fallou Sène et après, éventuellement, évoquer les poursuites.

Amadou Maguette NDAW

AUGUSTIN TINE, MINISTRE DES FORCES ARMÉES : « NOUS DÉPLORONS CETTE DISPARITION »
Sur instruction du chef de l’Etat, Macky Sall, Augustin Tine, ministre des Forces armées, a rendu visite, le même jour (15 mai 2018) dans la soirée, aux blessés admis à l’hôpital régional de Saint-Louis. Cela, suite aux incidents enregistrés à l’Université Gaston Berger. Devant la presse, il a indiqué que ces accrocs sont consécutifs « au processus d’informatisation de la disponibilité des bourses en cours ». Le ministre a, en outre, fait savoir que plus d’une vingtaine de blessés (18 chez les forces de l’ordre et 2 chez les étudiants) ont été enregistrés, avec un traumatisme crânien pour un gendarme, des factures...

Sur le déroulé de ces incidents, M. Tine a rappelé la nécessité pour les populations « de revoir leur manière de manifester, car les forces de défense sont là pour assurer la sécurité ». Il a informé que « le groupe de gendarmes était encerclé et le commandant, sentant ses hommes en danger, a usé de son arme pour faire un tir de sommation ». Pour l’heure, a souligné le ministre, « le corps de Mouhamadou Fallou Sène sera autopsié à Dakar, suivi de son inhumation à Touba ». Revenant sur les faits, le lieutenant colonel Pape Souleymane Cissé, commandant de la Légion nord, a souligné que, « vers 8 heures, plus de 3000 étudiants ont attaqué l’escadron mobile, dépêché sur les lieux pour sécuriser les restaurants ». Pour lui, « cet incident est regrettable, d’autant que la gendarmerie est très républicaine, et c’est pourquoi une enquête est ouverte afin de faire la lumière sur cette affaire ».

Amadou Maguette NDAW


GRÈVE DE SOLIDARITÉ DE 48 HEURES DU SAES ET DU SUDES
Suite aux évènements du mardi 15 mai à l’Ugb qui ont été sanctionnés par le décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur a décidé d’observer 48h de grève, le mercredi 16 et le jeudi 17 mai 2018, en signe de solidarité avec les étudiants. « Le Saes dénonce, avec énergie, l’usage disproportionné de la violence aveugle et irresponsable face à des étudiants désarmés qui, en toute légitimité, ne demandent que le paiement de leurs bourses et cela, après plusieurs alertes envers les autorités. Il est important de rappeler que l’intervention des forces de l’ordre dans le campus est encadrée par la loi 94-79 relative aux libertés et franchises universitaires », a indiqué le syndicat dans un communiqué de presse. Pour le Saes, il est inadmissible que la violence des forces de l'ordre ait entrainé mort d'homme dans le campus, surtout que cette intervention fait suite à une violation des libertés et franchises universitaires. Le décès de l’étudiant Fallou Sène est le énième cas de violation flagrante des droits humains au sein des campus universitaires sénégalais. Le Saes, condamnant la violence d’où qu’elle vienne, invite les autorités compétentes à prendre toutes les dispositions ainsi que les mesures qui s’imposent. La section Enseignement supérieur et Recherche du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) a aussi exprimé un message de solidarité suite à ces douloureux évènements. Dans sa déclaration, le Sudes se pose plusieurs questions à la suite du décès de l’étudiant Fallou Sène. Comme pour le Saes, le Sudes-Esr invite ses membres des universités publiques du Sénégal à observer une grève d’avertissement de 48h les 16 et 17 mai 2018.

O. NDIAYE

A l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), dès l’annonce de la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, les apprenants ont commencé à se regrouper, ruminant leur colère. Très vite, ils ont pris d’assaut l’avenue Cheikh Anta Diop en y érigeant des barricades et en brûlant des pneus, des bacs à ordures, bloquant ainsi la circulation. Prises au dépourvu et dépassées par la furie des étudiants, les forces de l’ordre ont réagi en balançant des grenades lacrymogènes dans le campus de l’Ucad. La fumée des feux allumés et celle des gaz lacrymogènes se mélangèrent et enveloppèrent les campus pédagogique et social de l’Ucad. Les travailleurs de l’Ucad tentaient de sortir de l’espace universitaire, mais toutes les issues étaient bloquées.

Pendant ce temps, une autre marée d’étudiants se dirigeait vers la corniche ouest. Beaucoup criaient « Combattons pour la liberté, nous ne sommes pas des animaux qu’on tue comme on veut ».

Là aussi, des barricades sont érigées sur les voies y menant. En face de la Faculté des Sciences juridiques et politiques, les étudiants ont déplacé le tronc d’un arbre sur la voie pour empêcher aux policiers d’arriver avec leurs véhicules. Ces derniers ont tiré plusieurs grenages lacrymogènes pour tenter de disperser la foule en colère. Sur la corniche ouest, la circulation des véhicules était devenue impossible. L’on annonça alors qu’un véhicule de la police a été incendié à la grande porte de l’Ucad. Les étudiants se mirent à jubiler et à jurer que justice sera faite pour Fallou Sène. Au même moment, une jeune fille qui venait de recevoir un message d’Ecobank annonçant la disponibilité des allocations s’interrogea : « Pourquoi attendre qu’un étudiant soit tué pour annoncer le paiement des bourses ? »

Oumar KANDE

Suite à la mort d’un étudiant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le président de la République a instruit le gouvernement « à faire toute la lumière et à situer les responsabilités ».

Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en 2ème année de Lettres modernes à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, a été tué, hier, lors d’incidents ayant opposé les pensionnaires de Sanar aux forces de sécurité. Le chef de l’Etat et le gouvernement ont présenté leurs condoléances à la famille du défunt et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés. Le Président Macky Sall, selon un communiqué, a déjà instruit le gouvernement à faire toute la lumière et à situer les responsabilités. Le communiqué du gouvernement souligne que le procureur de la République a diligenté l’ouverture d’une information judiciaire à cette fin. Une autopsie est en cours. « Le gouvernement réaffirme son souci quotidien d’apporter les solutions les meilleures aux attentes des citoyens, à celles des étudiants en particulier, et appelle l’ensemble des acteurs à privilégier les voies pacifiques dans leurs relations avec l’administration publique », lit-on dans le document.

Une vingtaine de blessés a été dénombrée à l’issue de ces incidents, dont dix-huit du côté des forces de sécurité, tous évacués à l’hôpital régional de Saint-Louis pour leur prise en charge médicale. Les étudiants étaient en mouvement pour réclamer le paiement de leurs bourses. Le retard du paiement s’explique, d’après les autorités, par la mise en place de nouvelles procédures de gestion électronique, sur l’étendue du territoire national, des bourses d’études allouées aux étudiants sénégalais. « A ce jour, plusieurs centaines d’étudiants n’ont pu disposer des cartes bancaires requises pour percevoir leurs bourses, sur une population totale de près de quatorze mille inscrits à l’Ugb », explique le communiqué.

Eugène KALY

 


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