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L’Organisation de la coopération islamique (Oci) vient de finaliser les critères et modalités du Prix international dédié aux médias. D’après, Dr Youssef Bin Ahmed Al Othaimeen, secrétaire général de l’Oci, ce prix est décerné aux médias et professionnels qui se sont distingués dans la promotion de la tolérance, de l’harmonie et du dialogue interculturel.

Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), Dr Youssef Bin Ahmed al Othaimeen, a annoncé le lancement du Prix international dédié aux médias et aux professionnels des médias les plus méritants, dont les critères et modalités ont été finalisés, le lundi 14 mai à Dakar par le Comité ad hoc chargé du suivi du lancement du prix. « C’est au cours de la 11ème session de la Conférence islamique des ministres de l’Information, tenue à Djeddah en décembre 2016, qu’une résolution a été, en effet, adoptée visant à créer un prix international pour honorer les médias et les hommes des médias qui se distinguent dans la promotion de la tolérance, de l’harmonie et du dialogue interculturel », a-t-il rappelé.

Le comité ad hoc chargé du suivi du lancement du Prix international, a expliqué M. Othaimeen, a tenu trois réunions successives afin de finaliser les conditions et les procédures d’attribution du Prix, dont la dernière s’est tenue à Dakar, le 14 mai et au cours de laquelle les critères et modalités du Prix ont été finalisés. « Nous espérons que le lancement effectif du Prix aura lieu très prochainement avec le soutien des Etats membres et des institutions de l’Organisation », a fait savoir le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique.

Dans le domaine culturel, Dr Youssef Bin Ahmed al Othaimeen a indiqué qu’ils ont continué à suivre de près les résultats des 9ème et 10ème sessions qui ont pris des décisions importantes pour faire de la culture une passerelle permettant de mettre à niveau les outils de la coopération entre les Etats.

« L’Organisation de la coopération islamique a pris de son côté des mesures concrètes, en invitant les institutions spécialisées à lancer un plan d’actions pour l’exécution de la stratégie culturelle dans le monde musulman et son actualisation périodique afin d’en garantir la mise en œuvre dans sa nouvelle version dûment revisitée et amendée dans un souci d’une plus grande efficacité », a-t-il informé. Non sans rappeler au monde musulman, la nécessité de protéger et de promouvoir leur riche patrimoine culturel.

A Dakar, le secrétaire général de l’Oci a fait part des nouveaux programmes et projets lancés par l’organisation tels que la Semaine culturelle de l’Organisation de la coopération islamique pour l’accès aux jeunes musulmans dans le monde musulman et au sein des communautés musulmanes dans ceux non musulmans.

Le secrétaire général de l’Oci n’a pas manqué pas de saluer les efforts du président de la République Macky Sall pour faire évoluer les activités du Comité permanent, dont la plus récente et louable initiative aura été la mise en place d’un Bureau national de coordination pour le Comiac dans un siège séparé et la nomination de l’ambassadeur Cheikhou Omar Seck en qualité de directeur de ce Bureau.

M. Seck supervise les travaux du Comiac et s’occupe de deux dossiers vitaux que sont les Médias et la Culture, deux domaines qui revêtent indéniablement une importance primordiale pour les Etats membres et les peuples de la Oummah islamique.

Par Ibrahima BA et Maguette Guèye DIEDHIOU

Le Sénégal n’a pas attendu longtemps pour réagir sur la situation à Gaza, en Palestine, où plusieurs dizaines de morts ont été enregistrées, lundi, lors de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem. Le Président Macky Sall a condamné cette violence, tout en appelant la Oumah islamique et les Nation unies à mettre un terme à cette tragédie. « Nous tenons nos assises dans un contexte d’émotion fortement exacerbée par la situation que vivent nos frères et sœurs palestiniens et rohingyas de la Birmanie pris dans l’étau infernal de la violence. J’appelle instamment la Oumah islamique et les Nations unies à se mobiliser pour mettre fin à ces tragédies humaines », a dit le Chef de l’Etat. « Je réaffirme notre ferme attachement au droit légitime de nos frères et sœurs de Palestine à un Etat indépendant et souverain avec Al Quods-Al Charif comme capitale conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies y compris celles relatives au statut de Jérusalem », a-t-il ajouté.

Dans le même sens, le Président Sall pense également à « tous les pays frères meurtris par le fléau du terrorisme et de la guerre ». Selon lui, la « Oumah ne peut être en paix quand un seul de ses membres sombre dans la guerre ; quand des vies humaines continuent d’être abrégées et des familles entières dévastées par le deuil et la souffrance ».

Par Ibrahima BA et Maguette Guèye DIEDHIOU

En assemblée générale ordinaire, samedi dernier, à Saly Portudal, l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal a plaidé pour un encadrement plus strict de l’exercice. Car selon son président, Dr Imam Thiam, la profession est infiltrée par des individus qu’il convient d’extirper pour éviter des problèmes de santé publique.

Après une année d’exercice, les docteurs vétérinaires du Sénégal se sont retrouvés ce week-end pour faire l’économie de leurs activités ordinales durant 12 mois. Une occasion également pour la corporation de voir comment faire pour effectuer des recadrages par rapport à la fonction vétérinaire au Sénégal. Un moment idéal pour le président de l’Ordre qui fédère les praticiens au Sénégal de souligner la nécessité de bien encadrer le secteur. « Le thème de cette rencontre portait sur l’assainissement du secteur. Parce qu’au Sénégal, on s’est rendu compte que pour être vétérinaire, il est facile. Il suffit d’acheter un mouton ou une volaille pour se faire valoir vétérinaire et faire ses traitements soi-même », a déploré le Dr Imam Thiam.

Pour lui, la médecine vétérinaire représente plus que cela : « il faut six années d’études pour devenir docteur vétérinaire. Et la médecine vétérinaire, ce n’est pas pour soigner des animaux uniquement ; c’est aussi pour protéger la santé publique vétérinaire mais la santé publique tout court ». Et dans un environnement où l’on parle aujourd’hui de communauté d’informations sur le plan sanitaire, il estime qu’on doit prendre des mesures idoines pour réglementer davantage la profession entre professionnels. Mais aussi la réglementer pour les non ayant-droits. « Aujourd’hui au Sénégal, comme on l’a entendu récemment avec cette importante prise de médicaments et qui n’est pas une première, on remarque que le médicament frauduleux est présent partout. On demande donc aux autorités de tutelle de réglementer davantage la circulation du médicament et du médicament vétérinaire en particulier », a-t-il plaidé.

Un message qui a eu un écho chez la ministre de l’Elevage et des Productions animales qui a présidé la rencontre. Aminata Mbengue Ndiaye a exhorté ces praticiens à travailler plus étroitement avec la direction des services vétérinaires, pour trouver des solutions pertinentes aux problèmes d’irrégularités souvent posées, dans le respect strict des dispositions réglementaires et des normes internationales en vigueur.

Ousseynou POUYE

 

Dans sa dernière note de conjoncture, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) relève de bonnes performances dans les secteurs primaire, secondaire et tertiaire. En conséquence, l’activité économique a enregistré une progression de 9,8% en mars 2018.

En raison du dynamisme constaté dans les trois secteurs primaire (+14,2%), secondaire (+11,8%), tertiaire (+8,4%), l’évolution de l’activité économique fait ressortir une hausse de 9,8% entre les mois de février et mars 2018. En effet, pour le primaire, il a été marqué par des performances simultanées des sous-secteurs de l’élevage (+14,7%) et de la pêche (+11,4%). S’agissant du secteur secondaire, il s’est raffermi de 11,8% en rythme mensuel, principalement soutenu par la construction, la fabrication de matériaux de construction et la production d’énergie. Toutefois, des contributions négatives à l’évolution du secteur sont particulièrement notées dans la production de sucre, les activités extractives et la fabrication de corps gras alimentaires. Cette même dynamique est aussi notée dans le secteur tertiaire qui s’est conforté de 8,4% entre les mois de février et mars 2018, principalement soutenu par les «transports et télécommunication», le commerce et les services financiers.

Repli du niveau général des prix
Au mois de mars 2018, le niveau général des prix à la consommation a enregistré une baisse de 1,6% comparativement au mois de février. Ce repli, selon la Dpee, s’explique par une diminution de 4,2% des prix des « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées ». En particulier, le prix des « poissons frais » et celui du « Lait » se sont respectivement contractés de 17,9% et 2,3% sur la période. En revanche, sur un an, les prix à la consommation ont légèrement augmenté (+0,1%) au mois de mars 2018, principalement portés par les fonctions « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » (+0,2%) et « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (+0,2%) (…).

Abdou Diaw

 

 

Le Sénégalais Lat Déguène Cissé a mis au point un système qui régule à distance l’irrigation des exploitations agricoles et l’injection précise des doses d’engrais en fonction de la croissance de la plante. Le système d’irrigation se met automatiquement en marche dès que l’humidité du sol commence à baisser.

Une nouvelle innovation ! Elle contribuera à moderniser davantage le système d’irrigation et de production agricole. Elle est plus un système de contrôle de l’irrigation à distance. Elle a été conçue par un Sénégalais, Lat Déguène Cissé, né le 1er février 1976 à Dakar. L’ancien élève du lycée Galandou Diouf de Dakar a fabriqué un appareil intégré de régulation de l’irrigation et d’injection d’engrais baptisé : Pompe fertiliseur et sonde (Pfs). Le système est une chaîne de matériel électronique et électromécanique. « Il s'agit d'un ensemble de trois appareils (contrôleur de pompe, sonde d'humidité et d’injecteur d'engrais). Ces appareils fonctionnent avec une source photovoltaïque. Ils sont contrôlés par une télécommande électromagnétique compacte, étanche et facilement utilisable par n'importe quel producteur dans son exploitation agricole », décrit Lat Déguène Cissé.

L’appareil est mis en marche ou à l’arrêt de plusieurs façons. L’usager peut le faire fonctionner manuellement grâce à une télécommande ou choisir le mode automatique guidé par une sonde d’humidité ou par le niveau d’eau. L’innovation est une perfection, notamment dans la synchronisation entre l’apport en engrais minéraux et l’apport en eau. « L’unité de commande est connectée sans fil à la sonde d’humidité et à l’injecteur d’engrais pour synchroniser les apports d’engrais minéraux avec les arrosages. D’autre part, elle reçoit les informations de démarrage ou d’arrêt de la pompe venant de la sonde d’humidité », avance ce Sénégalais qui a travaillé pour le compte des institutions comme la Fao ou l’Isra.

La chaîne comporte, entre autres, un contrôleur, une télécommande, une sonde d’humidité et un fertiliseur, une électropompe, des panneaux solaires et une batterie. Grâce à ce système, le producteur agricole a la possibilité de démarrer ou d’arrêter des opérations de pompage sur une distance d’au moins 100 mètres. Il en est de même  pour  les opérations d’injection d’engrais. L’innovation vient alléger l’effort physique déployé et procure plus de précision dans l’épandage d’engrais. « La première innovation est la façon de contrôler les irrigations à distance jusqu'à 4ha de surface totale. Cela procure un gain de temps très précieux, car le producteur peut déclencher et arrêter l’irrigation ou l'injection d'engrais en une fraction de seconde tout en s'attelant à d'autres travaux. La télécommande est étanche à l'eau, très légère et simple d'utilisation : uniquement par deux boutons «on » et « off » », explique l’inventeur.

L’arrosage calé sur le stade végétatif
La sonde est plongée jusqu’à 40 cm dans la parcelle. Elle remonte l’information relative aux besoins en eau exacts de la plante. Elle évalue ainsi, de façon continue, l’humidité du sol. « La sonde est reliée à l’unité de commande de la pompe par liaison électromagnétique. Elle transmet les ordres de démarrage de la pompe de façon automatique si le sol est à un niveau d’humidité bas. Si le niveau d’humidité maximum est atteint, elle arrête aussi automatiquement la pompe », ajoute le technicien.

Le deuxième aspect innovateur, c’est que la sonde d’humidité « à contrôle d’irrigation automatisé » a rendu possible l’arrosage autonome d’une parcelle. « La sonde présente un bouton de réglage de seuil minima et maxima d'humidité qui permet d'ajuster les doses journalières en eau selon le stade de développement végétatif et la saison de culture. La sonde commande directement le démarrage ou l'arrêt de la pompe pour assurer une alimentation en eau adéquate suivant le stade végétatif des cultures. Elle participe donc à la prévention des manques d’eau autant qu’elle limite les excès en eau  néfastes aux cultures », souligne l’inventeur.
La sonde est alimentée par les panneaux solaires. L’énergie est stockée dans une batterie de 12 volts. Le fertiliseur injecte des doses. La solution fertilisante est stockée dans un réservoir d’une capacité de 200 l/h à 2 bars.

Lat Déguène Cissé est un passionné d’électronique, de mécanique et d’informatique. Déjà en 1991, il monte des systèmes électroniques, notamment un émetteur radio, et aussi une radio pirate sur la bande Fm. Après ses études jusqu’en classe de Première, il entre à l’école d’horticulture de Cambérène (Cfph) où il décroche un Bt en 1998. « Depuis cette date, j'ai travaillé à l'Isra et à l'Ancar ; ce qui m'a aidé à renforcer mon expérience dans les domaines de la recherche développement et conseil en production agricole », confie celui qui s’est spécialisé en maîtrise d’eau ey en agriculture, notamment le système goutte-à-goutte.

Idrissa SANE

 

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a présenté les condoléances de la nation à la famille d’El Hadji Baye Dama Diène, vice Imam de la grande Mosquée de Dakar, décédé le 04 mai dernier. Le déplacement du Président Macky Sall chez le défunt a été hautement apprécié par la famille éplorée qui lui a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance.

 

En marge de la finale du Drapeau du chef de l’Etat dimanche à Kolda, le ministre des Sports a accordé un entretien au quotidien national Le Soleil pour faire un tour d’horizon de l’actualité sportive. Matar Bâ a ainsi réitéré la volonté de l’Etat du Sénégal de mettre l’équipe nationale de football dans des conditions optimales de performance.

M. le Ministre des Sports, Matar Bâ, vous venez d’assister à la finale du Drapeau du chef de l’Etat organisée cette année à Kolda. Quelles sont vos impressions à l’issue de cette compétition ?
J’ai l’habitude de dire que le Drapeau du chef de l’Etat constitue un évènement extrêmement important dans le calendrier sportif sénégalais. La lutte, qui est notre sport national, bien évidemment, a un cachet particulier. Cette année, nous avons vécu des moments de communion avec toutes les populations de Kolda. Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter un lutteur, un ténor de la lutte, qui s’appelle Eumeu Sène. Pour cette édition encore, il nous a accompagnés avec son jeune frère Boy Niang 2 que je remercie également au passage. Je voudrais tout simplement noter que la fête du Drapeau du chef de l’Etat est un moment choisi par les acteurs de la lutte pour rendre hommage au chef de l’Etat Macky Sall, vu tous les efforts que son gouvernement est en train de faire pour accompagner le développement du sport en général et la lutte en particulier. Le président du Cng l’a dit. Depuis que le président de la République est là, le Drapeau du chef de l’Etat a pris une autre tournure. Il faut vous rappeler qu’il y a eu des moments où organiser le Drapeau du chef de l’Etat était un casse-tête pour le Cng.  

Certains acteurs locaux de la lutte ont saisi l’occasion que leur a offert cette 19e édition du Drapeau du chef de l’Etat pour demander l’érection d’une arène régionale à Kolda.
Si le problème n’était pas posé, il y aurait incohérence dans la démarche, parce que le président de la République Macky Sall a trouvé un désert. Il n’y avait rien, absolument pas grand-chose dans le domaine des infrastructures sportives. C’est pourquoi il nous a donné des instructions pour que nous engagions un combat contre le déficit en matière d’infrastructures sportives, et ce combat est en train d’être gagné. Bien évidemment, il y a beaucoup de choses qui manquent parce que la vision du chef de l’Etat est de démocratiser la pratique du sport dans le pays. Maintenant, nous avons une politique de décentralisation et aujourd’hui, quand on parle d’arène municipale, départementale et régionale, on devrait pouvoir penser aux collectivités locales qui ont en charge cette question, étant donné que le sport fait partie des compétences qui ont été transférées aux collectivités locales. Certes, si le niveau central a les possibilités d’accompagner comme il a l’habitude de le faire, il le fait. Les premiers qui devront faire face à cette question-là, ce sont les responsables des collectivités locales. Je vous donne l’exemple de Fatick. Nous avons une arène dans le vieux quartier de Ndiaye Ndiaye, mais je me suis investi pour que nous ayons une arène municipale actuellement en construction. Le maire devrait pouvoir le faire, de même que le président du Conseil départemental. Maintenant, s’il y a des difficultés entre temps, ils peuvent se rabattre au niveau central pour qu’on puisse trouver ensemble des solutions avec ces responsables qui ont été élus pour prendre en charge les préoccupations des populations.
 
Toujours sur cette question des infrastructures, quel est aujourd’hui l’état d’avancement des travaux de construction de l’arène national et du palais des sports ?
L’arène nationale et le palais des Sports vont être réceptionnés en fin juillet. Tout Sénégalais devrait être fier de ces gros investissements que le sport n’a jamais connus. Il faut, par conséquent, féliciter le président Macky Sall qui est à l’écoute de la famille sportive. Tous les sportifs doivent rester mobilisés pour assister, les mois à venir, à l’inauguration et à la mise en service de ces grandes infrastructures que sont Dakar Arena et l’arène nationale. Cela fera honneur au pays parce que le palais des sports, on n’en retrouve même pas dans les pays maghrébins, je ne parle pas de la sous-région. Ces infrastructures constitueront une aubaine pour notre basket, notre tennis, notre football, notre volley-ball et toutes les autres disciplines qui pourront être organisées dans ses stades multifonctionnels. L’arène pourra contenir jusqu’à 20.000 places et cela est extrêmement important. Même les activités culturelles telles que les concerts pourront y être organisées, compte non tenu de la place qu’on donnera aux fédérations pour leurs bureaux, les salles de sport, le centre d’accueil et les activités économiques connexes. Cette belle infrastructure ne sera pas là que pour le sport parce qu’elle va booster les autres activités économiques dans la prise en charge de certaines préoccupations des populations. Avant même la réception de l’arène nationale, nous allons mettre en service les stades Ngalandou Diouf, Ndiarème et Mbao, en attendant la fin des travaux du stade des Parcelles assainies. A Kédougou, les travaux de construction ont démarré avec le terrassement. Nous avions effectué le mois passé une visite à Sédhiou où le stade est également en construction. Vous voyez l’énorme chantier engagé pour combattre le déficit des infrastructures sportives.

L’actualité de la lutte est aussi dominée par la polémique sur les coupes financières entre les lutteurs et le Comité national de gestion de la lutte. Quelle est la position du ministère de tutelle par rapport à cette question?
D’abord, dans les reproches qu’on fait aux uns et aux autres, personne n’a dit que le Cng applique des textes qui n’existent pas.

Celui qui a signé un contrat pour lutter, il sait que les combats sont régis par un règlement adopté par toutes les composantes de la lutte. Je crois qu’il faut plutôt adopter une démarche constructive, se parler et faire des propositions parce que le Cng ne peut pas rejeter les propositions qui vont dans le sens d’accompagner la lutte. Je rappelle que les responsables de cette structure ont la confiance totale de l’Etat du Sénégal. Ceux qui sont dans la lutte, qui vivent de la lutte et aiment la lutte devront savoir raison garder et régler les problèmes en toute sérénité au lieu de verser dans des invectives, la violence verbale parce que cela ne sert à rien. L’Etat ne peut pas être influencé pour enlever telle personne et mettre une autre à sa place. Tant qu’on aura un Cng de lutte, c’est l’Etat du Sénégal qui choisira les personnalités sur lesquelles il compte pour pouvoir conduire à bien les destinées de la lutte. Je voudrais faire cette précision et appeler le Cng et les lutteurs à s’asseoir autour d’une table, de manière organisée, afin de prendre en charge les questions qui les interpellent. La deuxième précision est que si on n’organise pas la lutte, il n’y aura plus la lutte et ce sont les acteurs qui doivent être les premiers à le savoir. On avance avec notre lutte, on gagne des centaines de millions parce qu’il y a eu une organisation. Et qui parle d’organisation, parle de textes. Maintenant, les textes ne peuvent pas être parfaits parce que les humains qui les élaborent ne le sont pas.

Le stade Demba Diop est fermé depuis le mois de juillet et le stade Léopold Sédar Senghor est dans un état de dégradation avancé. Qu’est-ce que votre département a prévu pour ces deux grands stades ?
Avec l’ouverture de Léopold Sédar Senghor à la lutte, il y a eu des difficultés que nous allons régler à partir du mois de mai, dans la mesure où il n’y aura plus de combat. Il faut dire que nous avons besoin de temps pour faire régénérer le gazon, reprendre certains détails pour permettre éventuellement à l’équipe nationale de pouvoir y jouer au mois de septembre et continuer le travail.

Nous allons réhabiliter Demba Diop. Nous avons, avec la coopération chinoise, un projet de réhabilitation et de transformation totale de ce stade pour en faire une infrastructure de dernière génération. Nous avons deux choix : Si le volume d’investissement atteint un certain niveau, 40 à 50 milliards, nous proposerions aux partenaires chinois de raser complètement Demba Diop pour en faire une infrastructure de dernière génération et laisser l’Etat prendre en charge la réfection de Léopold Sédar Senghor. Nous gagnerons doublement. Au même moment, nous avons à Thiès un gazon qui a atteint le niveau maximal, qui a été tondu deux à trois fois et il ne reste que l’éclairage pour permettre à ce stade de pouvoir abriter des matches internationaux. Donc, nous sommes dans un combat, un chantier énorme. Demba Diop ne sera pas fermé définitivement parce que c’est le seul stade fonctionnel dans le département de Dakar, en dehors de Marius Ndiaye et d’Iba Mar Diop dont nous attaquerons les mois, à venir, la réfection. Nous avons également beaucoup d’offres dans le cadre du partenariat public-privé mais aussi 400 millions FCfa qui permettront de remettre en service le stade Demba Diop. Ce sont là des projets sur lesquels nous travaillons. Je rappelle que la reprise de Demba Diop est une urgence. Aujourd’hui, dans le département de Dakar, tout est fermé.
 
M. le Ministre, nous sommes à un mois de la Coupe du monde 2018. L’Etat du Sénégal a-t-il pris toutes les dispositions pour mettre l’équipe dans de meilleures conditions ?
J’ai l’habitude de dire que quand des gens organisent des Coupes d’Afrique, plusieurs coupes d’Afrique de petite catégorie, on doit pouvoir leur faire confiance. Aujourd’hui, l’Etat du Sénégal est dans une dynamique de satisfaire le budget qui a été élaboré par le comité mixte qui est composé de la fédération et des experts du ministère des Sports. Cela démontre que l’Etat compte réunir toutes les conditions pour permettre à l’équipe de réussir de belles performances à la Coupe du monde. Tous les jours, il faut travailler à aller de l’avant, en adoptant une démarche de planification, de bonne organisation et de communication permanente. C’est ce travail intelligent que nous sommes en train de faire avec la fédération. C’est pourquoi, depuis que le président Macky Sall nous a confié le ministère des Sports, nous n’avons plus de problèmes de primes ; en tout cas, ce ne sont pas ces détails-là qui nous empêchent d’aller de l’avant. Que ce soit dans le basket, l’athlétisme, le football et les autres disciplines, nous faisons tout pour que l’athlète ne s’occupe que de son job.

Une mission avancée s’est rendue en Russie en perspective de la Coupe du monde. Pouvez-vous revenir sur les raisons de ce déplacement ?
 J’ai envoyé deux missions : une conduite par le comité mixte présidé par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne et une autre du ministère des Sports composée du Dage et du directeur de la Haute compétition accompagné du président de l’Association nationale de la presse sportive. Il fallait être sur place pour réserver l’hébergement, le site des supporters et celui des invités qui résideront dans un lieu situé à 5 mn de l’hôtel des Lions. C’est ce travail qui justifie l’envoi de ces deux missions et j’en profite pour féliciter l’ambassadeur du Sénégal en Russie, Abdou Salam Diallo, qui travaille en toute intelligence avec ces équipes.

Sur le plan sportif, un objectif a-t-il été fixé à l’équipe nationale de football ?
Vous savez, le chef de l’Etat a un discours qui galvanise et on s’en limite à cela. Ce n’est pas la première fois qu’on participe à une Coupe du monde. On y a été et on s’est arrêté en quarts de finale. Le chef de l’Etat a demandé à l’équipe nationale de se battre pour faire mieux que celle de 2002. C’est ce discours galvanisant qui montre que la population, l’Etat, nous tous avons confiance en nos joueurs. Nous avons envie qu’ils fassent un parcours honorable et par conséquent, le peuple restera mobilisé pour accompagner nos Lions.

Propos recueillis par Diégane SARR

La capitale sénégalaise accueille, pour la première fois, le Congrès régional panafricain de médecine militaire (Cimm). L’événement sera couplé aux 19èmes journées médicales de l’hôpital Principal de Dakar (11-13 mai 2018) sur deux thèmes majeurs : les cancers et la médecine militaire.

Les 19èmes journées médicales de l’hôpital Principal de Dakar (11-13 mai 2018), qui s’ouvrent aujourd’hui, sont conjointement organisées avec le Congrès régional panafricain de médecine militaire (Cimm). Deux thèmes majeurs sont retenus. Il s’agit des « Cancers dans les pays en développement » pour les journées médicales de l’hôpital et « La médecine militaire face aux nouvelles menaces » concernant le Congrès panafricain. En conférence de presse, les Pr  Abdourahmane Niang et Racine Kane ont évoqué le premier thème, rappelant que les cancers constituent un véritable fléau mondial. Ils ont révélé 42.986. 000 décès par cancer ont été recensés à travers le monde en 2016. Selon ces spécialistes, l’augmentation des cancers en Afrique, qui était épargnée de ces maladies chroniques, s’explique par la croissance et le vieillissement de la population, l’urbanisation avec les changements de mode de vie, entre autres.

Au cours de ces journées, une session sera consacrée à l’état des lieux sur l’épidémiologie en faisant le point sur l’importance des registres qui permettent d’avoir une bonne visibilité sur les cancers et de déterminer les plus fréquents.

Le Pr Kane a confirmé l’existence du registre des cancers à l’hôpital Principal, sauf qu’il n’a pas voulu donner le nombre de cas recensés. Les moyens biologiques et radiologiques qui permettent de préciser et d’évaluer le stade de la maladie, étape fondamentale dans le traitement, feront, par ailleurs, l’objet de discussions. De même, une conférence sera consacrée à la disponibilité et à l’accessibilité des anticancéreux au Sénégal, mais aussi à la radiothérapie.

Après ces généralités, des sessions seront consacrées aux cancers spécifiques d’organes, notamment  le foie, le colon, l’utérus, le sein, le poumon et la prostate. « Ce sont les cancers les plus fréquents au Sénégal », a affirmé Racine Kane.

Evoquant « La médecine militaire face aux nouvelles menaces », le Pr Sara Boury Gning, président du Comité exécutif du Cimm, a indiqué que la médecine a changé de visage à cause des catastrophes naturelles, des actes de terrorisme, du nucléaire… Des phénomènes faisant que la médecine militaire doit s’adapter pour être plus performante.
Des sessions se tiendront aussi autour de l’organisation pré-hospitalière des soins et secours en cas d’attaques terroristes mais également sur la réponse hospitalière adaptée aux nouvelles menaces, sans oublier la prise en charge psychologique des victimes.

Le général de Brigade Boubacar Wade, ancien médecin-chef et directeur de l’hôpital Principal de Dakar, est choisi comme parrain de cette édition. Il fut l’un des pionniers de l’organisation de ces journées médicales. La conférence inaugurale de ces deux évènements, intitulé «Médecine et Ethique»,  sera introduite par l’éminent cardiologue Abdoul Kane, Pr des universités.

Eugène KALY

 

Suite à sa saisine par un groupe de députés de l’opposition et du camp des non-alignés, aux fins de statuer sur la constitutionnalité de la loi sur le parrainage et sur la violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent. Le Conseil constitutionnel s’est déclaré, avant-hier, incompétent pour statuer sur la constitutionnalité de la loi portant révision de la Constitution et adoptée par l’Assemblée nationale, le 19 avril dernier. Cette loi élargit en clair, le parrainage à tous aux différentes élections.

Aussi, le Conseil constitutionnel déclare-t-il n’avoir pas compétence pour statuer sur la conformité au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, de la résolution portant vote sans débat de la loi constitutionnelle et de l’adoption de l’amendement. Le Conseil constitutionnel a ainsi rendu son délibéré en sa séance du 09 mai 2018, où ont siégé ses sept membres avec l’assistance du greffier en chef. En effet, les députés requérants demandaient au Conseil constitutionnel de dire que le vote de la loi n° 14/2018 en date du 19 avril 2018 «est entaché d’illégalité» en ce que la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale ont été méconnus.

Amadou DIOP

 

 

Le président de la république, tirant les conclusions du débat général du Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi dernier et après avoir pris connaissance des recommandations formulées lors du conseil interministériel sur la campagne agricole, a décidé de porter à 50 milliards de FCfa le budget d’investissement de la prochaine campagne agricole 2018-2019. Selon Dr Pape Abdoulaye Seck, par cet acte, «le chef de l’Etat vient ainsi de prendre une mesure exceptionnelle, une mesure très forte, mais à l’évidence, une mesure qui est en harmonie avec sa vision stratégique qui fait de l’agriculture sénégalaise un secteur hautement prioritaire». Le sous-secteur de l’agriculture, qu’«on pourrait, du reste, assimiler à une des forces motrices pour l’avènement d’un Sénégal émergent », dit-il. Pour lui, par cette mesure, le Président Macky Sall «réaffirme son ambition de doter notre pays d’une agriculture compétitive, diversifiée et durable pour l’émergence économique du Sénégal».

Selon lui, le chef de l’Etat «veut changer, en profondeur et positivement, le statut de l’agriculture et des agriculteurs sénégalais, dans le sens bien compris de leurs intérêts et de ceux de la Nation sénégalaise». En d’autres termes, «il a une ambition très forte pour l’agriculture ; laquelle devrait se traduire par notre capacité à reconquérir graduellement nos parts de marchés mais aussi à nous positionner sur les marchés internationaux». En outre, avec une agriculture qui est dans «une dynamique de progrès, durable et continue, qui nous nourrit au mieux et durablement», le ministre-académicien (il est membre de l’Académie des Sciences) pense que cette mesure «va incontestablement amplifier la marche de l’agriculture sénégalaise vers une émancipation réelle et c’est une très bonne chose car quand l’agriculture va bien l’économie sénégalaise va bien».

Mamadou Lamine DIEYE

Selon le directeur de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), l’Internet est devenu moteur de croissance économique mondiale. Abdou Karim Sall a annoncé une croissance trimestrielle de 2,7 % du parc global de lignes Internet au Sénégal.

« Nous osons espérer qu’avec l’arrivée des trois nouveaux fournisseurs d’accès à Internet, nous pouvons améliorer la concurrence, renforcer le taux de pénétration et démocratiser l’accès Internet… », a-t-il souligné. M. Sall a informé de la promotion de la nouvelle technologie comme l’Internet des objets et du protocole d’adressage Internet, IPv6. Lequel est nécessaire à la croissance à long terme d’Internet, d’autant plus que l’Internet des objets devient réalité.

I. BA

Le Premier ministre a exhorté les acteurs, notamment les fournisseurs d’accès Internet (Fai), à s’inscrire dans une perspective de baisse continue du coût d’accès à Internet. Mahammed Abdallah Dionne, qui a rendu un hommage mérité à Alex Corenthin, « Père de l’Internet » au Sénégal, a indiqué que le Sénégal compte jouer pleinement son rôle dans le concert des Nations africaines de référence en matière de promotion et de développement des Tic. « Je voudrais lancer un appel pour une Afrique encore plus forte, plus puissante et plus riche de ses talents, de ses intelligences et de ses énergies créatrices dans ce secteur ô combien important du numérique qui est en train de transformer le monde. C’est à cette fin d’ailleurs que le président de la République exhorte tous les acteurs à travailler à l’inclusion et à la digitalisation de l’économie », a-t-il déclaré.

I. BA

Le Parti socialiste a exprimé, avant-hier, sa satisfaction sur les opérateurs de vente des cartes de membres en cours sur toute l’étendue du territoire national. C’était lors d’une Assemblée générale des secrétaires généraux de coordination présidée par Ousmane Tanor Dieng. «Le secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng a fait un tour d’horizons des opérations dans toutes les coordinations. Le constat  général est que cette vente se passe très bien», a déclaré le Porte-parole adjoint du Parti, Moussa Bocar Thiam, lors du point de presse qui a suivi les travaux. Le Porte-parole a souligné que la rencontre a eu lieu sur convocation du secrétaire, Ousmane Tanor Dieng. Elle a vu la présence de  l’ensemble des secrétaires généraux de coordination.  « Il y avait un seul objectif, faire le point de la vente des cartes qui a été lancée, il y a deux mois », a indiqué le maire de Ourossogui.

Le Ps n’a pas donné une estimation du taux de vente des cartes, mais il a laissé entendre qu’il y a un engouement autour des opérations. «Notre parti est respecté. Dans tout le Sénégal, les gens ont plaisir à se réclamer du Ps. Il y a un engouement des militants à acquérir la carte du Ps», a-t-il dit. Selon le Porte-parole adjoint, la direction du parti envisage de terminer les opérations en fin mai. «D’ici à la fin du mois de mai, on aura fini la vente des cartes et l’on procédera au renouvellement des instances du parti», a-t-il souligné.  

Il a relevé quelques difficultés liées à l’éloignement de certaines sections  et à la récupération du  solde de la vente dans les zones agricoles.  Me Thiam a aussi souligné que les opérations se déroulent bien à Grand-Yoff et dans les autres communes du département de Dakar où les responsables ont été exclus du Ps. « Un responsable exclu ne peut pas réclamer des cartes. S’il y a des personnes qui, manifestement, ne font plus partie du Ps, elles ne peuvent en aucune façon réclamer des cartes», a-t-il laissé entendre avant d’avertir : «ces personnes sont ciblées. Des mesures seront prises. Ces  personnes travaillent à la déstabilisation du parti. Nous n’accepterons pas des sabotages».  

B. DIONE

 

Un an après son entrée à l’Elysée, quel bilan tirer de la politique d’Emmanuel Macron à destination de l’Afrique ? RFI a posé la question à des chercheurs, humanitaires, politologues, politiques et proches du président. Lundi, nous sommes revenus sur le changement de style et les promesses formulées par le président français. Aujourd’hui, gros plan sur les aspects économique, politique et stratégique de la politique française. Comment expliquer notamment le silence de Paris sur les dossiers congolais, togolais et tchadien ?

Professeur au département d’histoire de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Omar Guèye est un spécialiste de l’histoire sociale du Sénégal contemporain. Son opus sur Mai 1968 au Sénégal : Senghor face aux étudiants et au mouvement syndical, fait autorité. Il revient pour RFI sur les tenants et aboutissants de la crise estudiantine et syndicale qui ébranla le régime sénégalais en mai-juin 1968 et ses convergences et divergences avec le mouvement de Mai-68 en France, dont on commémore cette année le cinquantenaire. Entretien.

C'était il y a un an jour pour jour, Emmanuel Macron remportait l'élection présidentielle française en battant au second tour Marine Le Pen. Quel premier bilan tirer de l'action du président français sur la scène africaine ? RFI a posé la question à plusieurs chercheurs, humanitaires, politologues, politiques et proches du chef de l’Etat. Sécurité, migrations, politique, économie... A partir d'aujourd'hui et jusqu'à vendredi, nous vous proposons chaque jour un focus sur l'un des axes de la politique africaine du président français. Premier épisode ce matin. Emmanuel Macron et l'Afrique, ça a d'abord été une rupture et des promesses…

Le Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a appris, avec tristesse et consternation, le décès de notre compatriote Mansour Nalla Bâ en République du Congo Brazzaville. Son corps a été retrouvé le vendredi 04 Mai au matin, dans un parc forestier, du quartier de Diata. Le Gouvernement du Sénégal condamne énergiquement ce meurtre et demande qu’une enquête impartiale soit ouverte pour déterminer les causes et circonstances de la mort de notre compatriote. Notre Ambassadeur au Congo-Brazzaville qui suit le dossier, s’occupe du rapatriement du corps au Sénégal. En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement présente ses condoléances à la famille du défunt et à l’ensemble de la communauté sénégalaise établie en République du Congo Brazzaville.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions fait le bilan de la célébration du 1er mai. Samba Sy revient aussi sur les défis multiples et pressants à relever, dans un monde où la question de l’emploi est de plus en plus préoccupante. Entretien.

Monsieur le ministre, on sort de la fête du 1er mai. Quel bilan tirez-vous ?
Nous sortons effectivement de la Fête internationale du travail. A l’évaluation, nous avons des motifs d’être satisfaits de ce qui s’est passé. Les centrales syndicales, les organisations de travailleurs se sont, sur toute l’étendue du territoire, mobilisées. Il y a eu différentes manifestations. Les travailleurs se sont exprimés dans la joie. Ils ont surtout profité de ce moment pour dire quelles étaient les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Nous avons pu vivre un tel événement de manière sereine, ce qui en dit long sur la nature de notre pays. Nous ne faisons pas suffisamment attention à cet aspect, mais ce pays dispose d’une respiration démocratique avérée. Il est bien qu’il en soit ainsi. C’est un rendez-vous inscrit dans le calendrier ordinaire de la vie de la République. C’est un événement qui a été vécu, me semble-t-il, de manière heureuse. La cérémonie de remise des cahiers de doléances au Palais de la République a également constitué un moyen, pour les travailleurs, de rencontrer les plus hautes autorités dont Son Excellence le Président de la République. Ce dernier en a profité aussi pour apporter des éléments de réponse, autant que faire ce peut, aux légitimes préoccupations des partenaires sociaux.

Justement, la remise des cahiers de doléances a été une occasion pour les leaders syndicaux d’énumérer une kyrielle de maux dont souffriraient les travailleurs. Pensez-vous que l’Etat a répondu à leurs attentes ?
Tout d’abord, le fait que des problèmes aient été relevés démontre qu’il y a de la vie dans notre pays. Je disais à certains travailleurs, le jour où nous n’aurions plus de doléances, en tant qu’être humain, de défis à relever, d’écueils à franchir, d’obstacles à surmonter, je me demande ce que la vie serait. La vie n’a de sens que pare ce qu’il y a encore des défis à relever. Les travailleurs ont effectivement des revendications. Ils aspirent à de meilleurs salaires. Ils veulent que leurs droits soient davantage reconnus dans les entreprises. Ils veulent que le passif social soit soldé. Ils formulent des revendications nouvelles, qui tournent globalement autour de l’amélioration de leur sort, parce qu’ils savent bien que dans notre pays des performances ont été réalisées. Ils pensent que le temps du partage est arrivé. Tout cela est absolument compréhensible. Du côté de l’autorité, la tâche a consisté à essayer d’expliquer que les moyens de la République servent à toute la République. Elle couvre, en réalité, un champ plus large que le seul spectre des travailleurs. Si on prend ceux qui sont dans les organisations syndicales, ce sont eux qui interviennent dans le champ du formel. Mais, au-delà de ces femmes et de ces hommes très importants dans la marche du pays, il y a également d’autres honnêtes citoyens qui ont besoin d’avoir accès, par exemple, à l’eau potable, un peu partout dans le pays. Il nous faut de l’électricité dans les villages, les hameaux, les coins et recoins les plus reculés. Il nous faut des écoles qui répondent à leur fonction sociale et qui donnent envie d’apprendre. Il nous faut des postes de santé. Il nous faut des routes carrossables. Il nous faut tout cela, un peu partout, à travers le Sénégal. Devoir le faire avec les moyens de tout le monde suppose également gérer, distribuer de manière équitable et rationnelle, essayer de penser, surtout à ceux-là qui, pendant trop longtemps, ont été laissés au bord de la route.

Quelles sont les avancées notées et que faire pour améliorer le reste ?
Le Président de la République a patiemment rappelé aux travailleurs ce qui a été fait depuis 2012. Les prix de denrées de première nécessité sont globalement contenus. Bien qu’un peu partout dans le monde, avec l’infléchissement des prix, par exemple, pour le pétrole ça remonte de manière spectaculaire. Pourtant, nous avons à côté des prix des denrées qui ont été gelés depuis 2012. Nous accusons également la baisse du coût de l’électricité de 10%. La fiscalité sur les salaires a diminué. Ce qui a permis aux moins fortunés d’avoir en supplément l’équivalent de quoi au moins acheter un sac de riz. Il y a un nombre d’efforts qui ont été consacrés à ce niveau. Il y a également le relèvement de l’âge de la retraite pour les médecins, l’accord, dernièrement noué, avec les enseignants. Beaucoup d’efforts ont été faits.

Durant cette rencontre, les syndicalistes ont aussi dénoncé des licenciements abusifs. Quelles sont les mesures prises par le gouvernement pour apporter des solutions ?
Si nous faisons le bilan, il faut le faire de manière exhaustive. Oui, il y a des emplois perdus. Mais, à côté, des emplois ont également été créés. La dynamique de la vie, malheureusement -je me demande d’ailleurs, s’il faut dire malheureusement-, c’est un peu cela. C’est la mort qui enfante la vie. Je ne dis pas que nous devons prier pour que des entreprises ferment. Mais, très objectivement, il y a des entreprises qui vont s’essouffler du fait de devoir disparaître au fil du temps et d’autres seront crées. Une des questions les plus agitées, dans le monde, c’est celle de l’avenir du travail. Nous sommes à une ère de renouvellement et il faut que nous nous mettions en perspective. Le fait qu’il y ait des entreprises qui ne puissent plus suivre, cela entraîne des pertes d’emplois. Mais, à côté, il y a des créations d’emplois. A côté, il y a tous les efforts du gouvernement pour maîtriser la situation. Des entreprises ont été portées par le gouvernement.

Maintenant, que faut-il faire pour relancer l’emploi et donner davantage de possibilités aux Sénégalais, pour en trouver ? C’est ce qui en train d’être fait autour du Programme Sénégal émergent (Pse). Nous relançons notre agriculture. Personne ne peut contester les performances réalisées à ce niveau. Cette année, nous avons même un problème d’achat de nos graines d’arachide, puisque la production est d’un million quatre cent mille tonnes. Cette récolte n’est pas tombée du ciel. Il a fallu mettre des intrants, de la logistique, de l’accompagnement, pour la production.

Ce qui a été fait dans le secteur de l’arachide vaut également pour d’autres secteurs : ognons, tomates, riz où les performances sont nettes. Les Domaines agricoles communautaires sont là et cela donne des opportunités d’emplois à la jeunesse. Ensuite, l’idée de faire en sorte que les différentes contrées de notre pays soient « vivables » confirme que s’il y a des possibilités d’épanouissement dans d’autres localités du Sénégal. Tout le monde ne va pas s’engloutir à Dakar pour vivre d’expédient. Qui n’est pas frappé par le fait qu’à longueur de journée, il n’y a pas que de très jeunes garçons, mais il y a aussi de très jeunes filles qui courent derrière les voitures avec de « petits riens » entre les bras, respirant à pleins poumons les effluves des voitures ?

Tout cela est à corriger et à revoir. Par cette approche, le gouvernement veut veiller à ce que nos campagnes soient plus porteuses. Des efforts sont faits dans le domaine du tourisme, de la pêche. On essaye, aujourd’hui, de permettre à certains de nos jeunes d’avoir un pied à l’école et l’autre dans l’entreprise. L’un des problèmes que notre pays rencontre découle du fait qu’il n’y a pas d’adéquation entre le profil et les emplois disponibles. Tout cela est à corriger. Il y a, bien entendu, la grande perspective des ressources naturelles dans nos pays. Nous en sommes à une période où la nuit n’a pas fini de passer. Nous en sommes à une sorte d’aube. Mais, cette aube est prometteuse. Il faut, ensemble, que nous préservions l’existant afin que les fruits puissent répondre à la promesse des fleurs.

Vous avez en charge le département du Travail. Selon le Président de la République, plus de 400.000 emplois ont été créés depuis 2012. Ce que d’aucuns contestent. Que leur répondez-vous ?
C’est toujours facile de contester. Prenons le seul exemple de Diamniadio qui est en train d’être transfiguré. Les bâtiments construits là-bas sont en train de changer le visage de cette partie du pays. On peut toujours contester, mais les faits sont visibles. Il y a le Train express régional (Ter), ce sont des choses qui sont tangibles. Le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) à l’intérieur du pays, ce sont des réalisations tangibles. Tout cela enclenche bien évidemment une dynamique. Des efforts faits permettent de dire que sur le plan de l’emploi, des réalisations sont là. La question est maintenant de savoir si celles-ci sont à l’aune de ce que nous souhaitons tous en tant que pays. C’est évident que la réponse est non. Mais, incontestablement, en termes de bilan, il y a des choses sur lesquelles il faut se féliciter. Le problème d’emplois transcende le Sénégal. C’est une question quasi planétaire.

Le Président Macky Sall annonce aussi la création de 75.000 à 80.000 emplois en 2018. Pouvez-vous revenir sur les domaines ciblés ?
Il y a deux secteurs qu’il faut prendre en compte : le formel et l’informel. Au niveau de la Fonction publique, il y a des recrutements, dans les domaines de la santé, de l’enseignement, de l’éducation et de la formation. Il y a les Domaines agricoles communautaires. Des efforts sont faits pour accompagner le monde de la pêche. Tout cela crée des niches d’emplois. Des efforts sont faits dans la reconstruction et la transfiguration de nos cités. Cela génère des emplois dans le domaine du bâtiment. Pour la Sphère ministérielle de Diamnadio, c’est entre 900 et 1.300 jeunes sénégalais qui ont eu à travailler. Cela, c’est du concret. Dans différents domaines, nous avons des possibilités de faire bouger des lignes.

Qu’est-ce que le gouvernement entrevoit de faire pour la promotion de l’auto-emploi ?
Un plan a été spécialement mis sur pied pour pourvoir de l’emploi et très rapidement. Nous avons une Délégation à l’emploi rapide (Der). Les cibles, ce sont essentiellement les jeunes et les femmes. Ce sont aussi les personnes qui ont des compétences qu’il faut renforcer. Des personnes qui peuvent être utiles dans différents domaines pour pouvoir eux-mêmes s’élargir et éventuellement il y aura un appel d’air, ce qui va créer des emplois supplémentaires. Tout le monde ne peut pas émarger à la Fonction publique. On va aider les gens qui sont dans des métiers de la coiffure, de la couture, de la menuiserie… Bref, il y a beaucoup de choses à faire. A côté, l’agriculture est un domaine important sans pour autant négliger d’autres secteurs de la société.

Nous venons de célébrer, ce 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse. Que comptez-vous faire pour améliorer les conditions de travail dans ce secteur ?
Sans faire de l’intrusion dans votre profession, je crois qu’il faudra que nous nous parlions de manière nette et claire. Il faut que les travailleurs dans le secteur de la presse s’organisent et défendent rigoureusement leurs droits. Il faut également que les entreprises jouent leur rôle. Elles doivent le faire de manière intégrale et totale. Nous sommes en train d’aboutir à la conclusion de la signature de la convention collective des médias. Seulement, le tout n’est pas de disposer d’instruments, il faut également qu’il y ait une organisation et que chacun joue son rôle et qu’on parvienne à reconnaître les uns et les autres. Vous parlez d’entreprise de presse. Sans vouloir juger, j’en arrive à me demander s’il n’y a pas suffisamment à « manger et à boire » là dedans.

N’est-il pas nécessaire de regarder dans le fond pour que les choses se passent comme il faut ? N’y a-t-il pas nécessité à réviser un certain nombre de choses pour que les professionnels du métier soient là dedans. Il faut qu’il y ait un personnel dédié aux métiers de la presse qui dispose des compétences et des attributs requis. C’est compliqué quand tout le monde veut en faire partie. Il nous faut être plus attentif à la formalisation si des outils viables sont mis en place, l’Etat accompagne les entreprises de presse. Il faut juste que tous les acteurs concernés jouent le jeu.

Propos recueillis par Abdoulaye DIALLO et Oumar BA

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C’est connu, le transport, la logistique et les infrastructures sont nécessaires pour le développement économique et pour le renforcement des relations économiques. Consciente de cela, la Tunisie, dans un souci d’intensifier la connexion entre ses pays partenaires comme le Sénégal, a décidé d’inaugurer une ligne maritime directe entre un port du sud tunisien et celui de Dakar. Cette ligne maritime se prolongera jusqu’en Côte d’Ivoire et au Ghana. « Des moyens de transport réguliers et sûrs pour les hommes comme pour les marchandises sont indispensables à l’expansion et à la diversification des relations d’affaires viables », a soutenu Bassem Loukil, président de Tunisia-Africa Business Council. Cette ligne maritime viendra renforcer une ligne aérienne assez dense qui sera elle-même renforcée, selon le ministre de l’Industrie et des Pme de la Tunisie. « Nous avons déjà une dizaine de vols aériens sur le continent africain dont un vol quotidien sur Dakar. Nous allons en lancer d’autres sur le continent. Nous le faisons parce que nous estimons que Tunis doit être le hub entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen Orient », a-t-il souligné.

Elh. I. THIAM

La campagne de lutte préventive d’une semaine (2-8 mai 2018) contre les Maladies tropicales négligées (Mtn) a été lancée, hier, à Pout, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

Populations, acteurs communautaires, responsables locaux, administratifs, sanitaires, tout comme des partenaires techniques ont participé à l’évènement. Les Mtn dont le développement est lié à un difficile accès à l’eau ou à des conditions d’hygiène précaires dans des zones péri-urbaines et rurales sont devenues, selon des spécialistes, un véritable problème de santé publique. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a ainsi exprimé toute sa compassion aux victimes de ces maladies. Des pathologies qui, au vu des sketches joués par des troupes théâtrales, peuvent faire basculer la vie de beaucoup de personnes atteintes et qui cachent leurs maladies pour échapper à la stigmatisation. C’est pourquoi Abdoulaye Diouf Sarr a indiqué qu’après la période 2007-2011, puis 2011-2016, un nouveau plan stratégique pour lutter contre les Maladies tropicales négligées (2016-2020) vient d’être lancé. « Durant cette période, nous accordons une attention particulière aux vers intestinaux, à la bilharziose, à la filariose lymphatique avec comme objectif leur éradication au Sénégal », a-t-il confié.

D’où le lancement de cette campagne de chimiothérapie préventive pendant laquelle le ministre a demandé aux populations d’accueillir, à bras ouvert, les équipes devant effectuer le travail sur le terrain. « Au-delà de cette campagne, j’invite aussi les équipes cadres des régions à mettre en place des plans de lutte contre la morbidité », a-t-il ajouté.

Revenant sur les efforts consentis par les partenaires techniques et financiers de l’Etat du Sénégal, M. Sarr, après les avoir félicités pour leur appui, leur a demandé de poursuivre l’effort aux côtés des agents de santé pour atteindre l’objectif visé, à savoir « Eradiquer les Maladies tropicales négligées dans le pays ».

Mbaye BA

...CINQ DISTRICTS SANITAIRES DE FATICK JUGÉS ENDÉMIQUES
C’est dans les districts sanitaires de Dioffior, Fatick, Gossas, Niakhar et Sokone que va se dérouler, dans la région de Fatick, la campagne de distribution de masse de médicaments contre les Maladies tropicales négligées.

Dans la région de Fatick, sur les 9 districts sanitaires, 5 sont concernés par la campagne annuelle de Distribution de masse de médicaments (Dmm) ou chimiothérapie préventive de masse sur les Maladies tropicales négligées. C’est ce qui ressort de l’atelier d’orientation organisé, le 30 avril 2018, à l’intention des journalistes d’organes de presse représentés à Fatick. Il s’agit des districts de Dioffior, Fatick, Gossas, Niakhar et Sokone où, selon Mme Seynabou Ndour, de l’antenne régionale de l’Institut de recherche et de développement, indépendant et non lucratif, « certaines zones de polarisation sont jugées endémiques à la filariose lymphatique avec une prévalence supérieure ou égale à 1 % révélée par l’enquête de base. Mais, pour ce qui concerne la bilharziose, seul le district sanitaire de Sokone est ciblé pour la campagne 2018 ».

Toutefois, il faut retenir, a souligné Daniel Ndecky, responsable régional de l’éducation pour la santé, « que la Distribution de masse va toucher les trois Mtn que sont la filariose lymphatique, la bilharziose et la géo helminthiase. Ces dernières constituent les cas les plus fréquents dans la région et pour lesquels un accent particulier sera accordé ».

Ayant presque les mêmes caractéristiques communes à impact important sur la morbidité et la mortalité favorisées pour la plupart par la pauvreté et l’exclusion sociale, les Mtn constituent un lourd fardeau sanitaire, social et économique pour le Sénégal. Elles sont, entre autres, à l’origine de handicap de longue durée, de stigmatisation, de difformités, de retard dans le développement des fonctions cognitives chez les enfants, de grossesses compliquées... Elles contribuent ainsi à maintenir les populations, surtout les plus démunies, dans un cycle maladie-pauvreté et représentent un obstacle majeur au développement durable de notre pays. Une lutte efficace est donc nécessaire pour leur éradication totale à défaut de réduire leur propagation.

Car ce sont des maladies qui touchent plus d’un milliard d’individus (1 personne sur 7) dans le monde et plus de la moitié des cas est recensée en Afrique.

Mohamadou SAGNE

Le chef de l’Etat s’est réjoui, hier, de voir de nombreux Sénégalais contribuer à la construction de la sphère ministérielle. « 60% des travaux ont été réalisés par les Sénégalais », a expliqué le Pca de Envol Immobilier, Madani Tall, qui a salué l’engagement des travailleurs sénégalais ainsi que des entreprises nationales comme la Senelec, à réussir ce projet. Pour le Président Sall, les Sénégalais prouvent, une fois de plus, leur génie légendaire. « C’est bien la preuve que les nationaux peuvent réaliser des choses merveilleuses lorsqu’ils sont mis dans des conditions pour réaliser des prouesses », a-t-il martelé, hier, non sans lancer un appel au privé national à saisir les nombreuses opportunités offertes par Diamniadio. « J’encourage le secteur privé à se saisir de toutes les opportunités d’affaires offertes par notre politique de renouveau urbain », a dit le chef de l’Etat qui s’est dit conscient de la nécessité d’agir à tous les niveaux avec les moyens et les méthodes de notre temps. « Notre temps, du reste, complexe rime avec vitesse et incertitude ; notre temps exige de l’anticipation, de la célérité dans les décisions et dans l’exécution coordonnée et efficiente des actions », a expliqué le chef de l’Etat.

M. NDONG et A. DIOP

Le pôle urbain de Diamniadio est entré dans une phase active. « Il entame sa vitesse de croisière », selon le chef de l’Etat, Macky Sall. Car, après l’érection des premières infrastructures telles que le Centre international de conférence Abdou Diouf et le parc industriel, c’est actuellement la construction d’une Smart city qui est en cours. Ce qui est symbolisé par la  construction de la Sphère ministérielle, du Parc d’exposition, du Parc technologique ainsi que par l’érection du Complexe sportif multifonctionnel de Dakar Arena. Une nouvelle ville moderne et pleine d’avenir, symbole du génie sénégalais.

«Diamniadio, en termes d’aménagement, d’occupation et de mixité urbaine, entame sa vitesse de croisière. Cette ville du futur est le symbole de la pertinence, de la vision d’un Sénégal émergent; un Sénégal précurseur, ambitieux et pragmatique. Un Sénégal réaliste et prospère dans la solidarité et l’équité. Un Sénégal qui travaille dans l’efficacité, dans l’unité et dans l’humilité», note le Président.

Maguette NDONG, Amadou DIOP (textes)

La 7ème édition de la Journée internationale des filles dans les Technologies de l’information et de la communication se tient demain. Pour cette année, il a été retenu comme thème « L’accès des jeunes et des femmes au secteur des Tic : unité nationale pour la diversification de l’économie et la création d’emploi pour un développement durable ».

Le ministère des Postes et Télécommunications célèbre, ce jeudi 26 avril, la Journée internationale des filles dans les Tic, pour inciter et encourager davantage les filles à choisir les filières Tic. En prélude à cet évènement initié en 2012, la conseillère technique en Genre du ministère des Postes et Télécommunications, Bitilokho Ndiaye, a échangé, lundi, avec la presse sur le thème de la journée et les activités organisées à cette occasion. Selon Mme Ndiaye, la thématique de cette année porte sur « L’accès des jeunes et des femmes au secteur des Tic : unité nationale pour la diversification de l’économie et la création d’emploi pour un développement durable ». A l’en croire, ils ont retenu ce thème suite à la décision du président de la République de décréter l’année 2018 comme année sociale consacrée aux jeunes et aux femmes.
« Nous voulons vraiment mettre l’accent sur la création d’emploi, l’innovation technologique, l’entreprenariat et  l’appropriation du numérique par toutes les franges de la population, notamment les femmes », a-t-elle indiqué.

S’exprimant sur les activités qui vont marquer cette journée des filles dans les Tic, Bithiloko Ndiaye fait savoir qu’il y aura une vingtaine de manifestations organisées par leurs différents partenaires aussi bien à Dakar que dans 10 départements du Sénégal, en particulier dans les Universités et les lycées. Il s’agit, entre autres, des portes ouvertes de la Direction du traitement automatique de l’information (Dtai) du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, celles de l’Adie, de Neurotech, du programme de mentorat dénommé en wolof « Goungué Ba Tekki » qui sera mis en place. Sans compter les autres activités dans les régions universitaires, à Kolda, Podor et Tambacounda avec le Réseau des femmes enseignantes pour l’équité et l’égalité du genre qui organise, au mois de mai, une journée de sensibilisation à l’endroit des femmes enseignantes et des jeunes filles dans la filière des sciences de la région pour qu’elles puissent intégrer et s’engager dans le domaine des Tic.

Quant à la cérémonie officielle de la Journée  internationale des filles dans les Tic, elle aura lieu demain, et plusieurs thématiques y seront abordées, notamment la formation. « Il y aura deux grandes sessions. L’une sur le leadership transformationnel et l’autre session portera sur l’appropriation du numérique  par les femmes. Et ce sera l’occasion, pour restituer tous les travaux faits au niveau des Nations unies sur cette thématique pour s’en inspirer et mieux affiner nos stratégies », a informé Bitilokho Ndiaye.

Maguette Guèye DIEDHIOU

 

La Russie est prête pour l’organisation de son Mondial. Face à la presse l’ambassadeur de Russie au Sénégal, Sergey Kryukov, a rassuré hier sur le dispositif mis en place dans son pays pour garantir une bonne organisation de la Coupe du Monde 2018. Sur le plan des infrastructures, 12 stades répartis sur 11 villes seront disponibles pour accueillir les différents matches prévus à l’occasion de ce tournoi.

La Russie s’apprête à accueillir les 32 équipes qualifiées à la Coupe du Monde 2018 ainsi que leurs délégations respectives. Hier, l’Ambassade de la Russie à Dakar a organisé une réception au profit des acteurs du football sénégalais y compris la presse sportive afin de présenter le dispositif que le pays hôte a mis en place pour permettre un bon déroulement de la compétition et un bon séjour des différentes délégations.  L’ambassadeur Sergey Kryukov a, d’emblée, rassuré sur la capacité de son pays à être à la hauteur des attentes. Il a, en effet, souligné que la Russie a une forte expérience en matière d’organisation de compétitions internationales citant en exemple la finale de la Ligue des Champions en 2008, le championnat du monde de Natation 2015 et les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2015. Il par ailleurs soutenu qu’au plan sportif, 12 stades ont été choisis pour accueillir les différents matches. Parmi ces infrastructures sportives, 9 ont été nouvellement construites ; tandis que 3 stades ont fait l’objet d’une rénovation. Selon le diplomate, la Russie est aussi un pays de football et c’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles, elle a été choisie pour abriter la Coupe du Monde, devenant ainsi le « premier pays de l’Europe de l’Est retenu pour organiser ce tournoi ». Sergey Kryukov est revenu sur la forte passion footballistique qui anime ses compatriotes. Il a laissé entendre que sur les 147 millions de citoyens russes, la moitié est composée de férus du ballon rond et de pratiquants. L’ambassadeur russe pense qu’au vu du dispositif en place, le Mondial russe est parti pour être une belle réussite. Il n’a pas manqué de souhaiter une belle participation pour l’équipe du Sénégal dont il ne veut toutefois pas que la Russie croise. Tout le contraire du ministre des Sports Matar Bâ qui prie pour une finale entre le Sénégal et la Russie. Il a magnifié le geste de l’ambassadeur russe qui, à l’en croire, participera à assurer un bon séjour à la délégation du Sénégal. Il a saisi l’occasion pour magnifier à nouveau l’excellent travail qui a été abattu pour permettre aux Lions du Sénégal de se qualifier. Matar Bâ a assuré que les efforts seront poursuivis sans relâche pour permettre au Sénégal de faire une bonne participation en terre russe. Et au-delà de l’aspect sportif, il sera question, selon lui, de vendre la destination Sénégal tout au long de la compétition. Matar Ba a d’ailleurs indiqué que la mission de prospection partira bientôt en Russie en vue d’établir un village Sénégal. Le ministre a enfin affirmé que la délégation sénégalaise se conformera aux lois et règlements en vigueur en Russie.

Diégane SARR

 

Dénonçant des conditions de «détention inhumaines», les détenus de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès observent une grève de la faim depuis lundi. Mais le ministre de la Justice, garde des Sceaux, le Pr Ismaïla Madior Fall et le directeur de l’Administration pénitentiaire, le colonel Jean Bertrand Bocandé, ont tenu à recadrer les choses. Une fouille qui a permis de faire d’importantes découvertes serait à l’origine de la colère des détenus.

Selon le ministre de la Justice, la Mac de Thiès est la prison qui respecte le plus les standards de détention avec l'effectif le plus petit de toutes les prisons du pays. «Ce qui s'est passé, c'est que l'administration pénitentiaire a procédé à un nettoyage des prisons qui a occasionné une fouille de toutes les cellules. C'est ainsi qu'ils ont découvert des stupéfiants et des téléphones portables... et ils ont tout saisi. Vous n'êtes pas sans savoir que c'est formellement interdit en prison. Voilà ce qui s'est passé. C'est après qu'il y a eu une grève de zèle de quelques détenus, mais l'administration pénitentiaire a pris les devants, tout est rentré dans l'ordre et la grève est terminée », a-t-il recadré.

Dans le détail, le directeur de l’Administration pénitentiaire, joint par nos soins, confirme et donne des chiffres. «Ça s’est calmé. J’ai lu dans la presse que c’était 400 détenus qui étaient en grève, ce qui n’est pas vrai. C’est un mouvement d’humeur qui a concerné deux chambres, notamment les chambres 3 et 5 de la Mac de Thiès. C’est un mouvement qui concerne moins de 30 détenus. Après le début de la grève, ils ont reçu la visite de l’Inspecteur régional de l’administration pénitentiaire de Thiès, Lamine Diop, et ils sont revenus sur leurs revendications. Ils n’avaient qu’une seule doléance : les détentions préventives longues. Et ils exigeaient de rencontrer le procureur de la République qui a accepté de faire le déplacement », a révélé le colonel Bocandé. Mais il a souligné que si la tension est aussi vive, c’est parce que les équipes légères d’intervention de l’Administration pénitentiaire, assistées par deux maîtres-chiens du cyno groupe, ont mené une opération de fouille conduite depuis le 13 février 2018 dans l’ensemble des locaux de la Mac de Thiès. «Durant cette fouille, nous avons pu saisir une somme de 102.500 FCfa, 55 téléphones portables et des accessoires, 24 cornets de chanvre indien, des armes blanches et des armes, des denrées alimentaires faisant l’objet de trafic dans les chambres. A l’occasion des fouilles répétées initiées après le 13 avril, de nouvelles saisies ont été effectuées avec 35 nouveaux portables, 11 cornets de chanvre indien et 8 détenus ont été mis à la disposition de la police ou la gendarmerie pour enquêter sur ces infractions», a ajouté M. Bocandé, qui estime que «certains détenus sont très gênés par l’ordre qui règne dans la prison parce qu’ils sont sevrés de chanvre indien et ne détiennent plus de portables en chambre ».

Par ailleurs, il a appelé les mouvements de soutien, notamment l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred), à plus de responsabilité. Parce que, a-t-il dit, «l’auteur du communiqué n’a jamais mis les pieds dans une prison alors que je suis là depuis 5 à 6 mois. Des gens comme Seydi Gassama prennent la peine de demander des autorisations, je le leur accorde, ils vont dans les prisons pour s’enquérir de la situation des détenus. Mais on ne peut se contenter de ce que racontent les détenus », a fait remarqué le colonel.

Oumar FEDIOR

 


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