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Cinquante millions de FCfa ! Tel est le montant remis par le khalife général des mourides pour enrôler 20.000 « ndongo daaras » (élèves d’écoles coraniques) dans la Couverture maladie universelle (Cmu) et la prise en charge des insuffisants rénaux à Touba.

Lors d’une rencontre, qui s’est déroulée à la Résidence Khadimou Rassoul à Touba, le khalife général des mourides a remis, par le biais de son porte-parole, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, une enveloppe de 50 millions de FCfa. Cette somme est destinée à enrôler, dans un premier temps, 20.000 élèves d’écoles coraniques et au Centre de traitement des dialysés en construction. Le secrétaire général de l’Agence de la Cmu (ACmu), Mamadou Racine Senghor, le directeur de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, Amadou Guèye Diouf, et les bénéficiaires ont magnifié le geste du khalife général des mourides.

Pour Serigne Abdoul Aziz Mbacké « Majalis », responsable d’une Ong et du programme « Cmu daaras » à Touba, un travail en amont a été fait pour établir la cartographie des « daaras » afin d’aboutir à un résultat qui fait état de 1.524 « daaras ». De l’avis de Serigne Moustapha Diattara, conseiller municipal en charge de l’éducation religieuse et directeur de la bibliothèque Khadimou Rassoul, la cité religieuse compte des milliers de disciples quotidiennement confrontés à des difficultés de prise en charge médicale. C’est pourquoi ce soutien aux maîtres coraniques est salutaire, car ces derniers ne sont pas salariés, alors qu’ils doivent assurer une prise en charge totale des enfants qu’on leur confie.

Mamadou Racine Senghor a, lui, exprimé sa satisfaction, car les 20 000 « ndongo daaras » ciblés seront en mesure d’être pris en charge dans les postes et centres de santé à travers les mutuelles de santé.

Outre l’enrôlement des élèves des écoles coraniques dans la Cmu, le khalife général des mourides a offert 30 millions de FCfa pour la construction d’un centre de traitement des dialysés. A l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, seule structure hospitalière de Touba qui accueille les insuffisants rénaux devant subir la dialyse, la demande est fortement supérieure à l’offre. Seuls 28 patients sont traités par mois avec les 7 machines disponibles. D’où la satisfaction de Moustapha Diakhaté, le président de l’Association des hémodialysés, qui a précisé que cette nouvelle va redonner espoir à tous les malades. Cette somme va ainsi servir l’association qui, en partenariat avec l’hôpital, est en train d’ériger un centre de dialyse de grande capacité sur 1.400 m2. Quant au directeur de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, il a indiqué que ce geste du khalife est un exemple à suivre par tous les leaders d’opinion.

Mamadou DIEYE

Annuellement, le continent africain perd 100 milliards de dollars, soit environ 53.267 milliards de FCfa à cause des questions liées au genre dans le monde du travail.

Selon la diplomate canadienne d’origine burundaise, Françoise Ndayirimana, l’Afrique perd annuellement 100 milliards de dollars, soit environ 53.267 milliards de FCfa à cause des questions liées au genre dans le monde du travail. Elle citait un rapport de 2016 du Pnud sur la parité. C’était, avant-hier, à Dakar, lors d’un atelier sur la Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse). Un atelier organisé en collaboration avec l’ambassade du Canada à Dakar et axé sur la politique d’aide internationale féministe de ce pays d’Amérique du Nord. Pour Mme Ndayirimana, la notion d’émancipation est une question collective et qui, au-delà des trajectoires individuelles, est importante pour regarder les goulots d’étranglement si l’on ne veut pas se priver de ces forces vives de la Nation que constituent les femmes. Elle estime qu’il faut s’en prendre aux «barrières systémiques dont personne ne parle». Il s’agit des préjugés, à l’endroit des femmes, lesquels font que «la pauvreté à un visage féminin». Le Canada, explique-t-elle, a adopté un «budget sensible au genre» ; une politique qui favorise les femmes évoluant dans le monde du travail.

Pour Philippe Barry, président de Responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse), le Sénégal s’est doté d’une Charte d’entreprise qui engage celle-ci sur quatre axes dont l’égalité homme-femme. Et dix entreprises sénégalaises se sont engagées dans cette charte. Ces entreprises, soutient-il, essaient tant bien que mal de répondre aux questions de diversité et d’inclusion dans le monde du travail. Pour M. Barry, au-delà de cet engagement, il faut des actes. A l’en croire, les entreprises, de manière générale, doivent, dans le cadre de la Rse, voir comment faire pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) pour ce qui concerne les femmes.

Le directeur général de Sodefitex, Bachir Diop, qui a adhéré à la Charte Rse Sénégal, est d’avis qu’il faut se défaire des préjugés qui pèsent sur les femmes en ce sens qu’ils plombent le développement. De son point de vue, il n’y a point de productivité sans mixité. Il en veut pour exemple l’inclusion de la charte équité genre au sein de la Sodefitex, laquelle a amélioré la productivité au sein de son entreprise. Pour Thérèse Toukara de la Sonatel dont la société a le prix Linguère Digital Challenge sur le genre, il est important d’encourager l’accès des femmes aux filières scientifiques où elles sont sous représentées.

Aly DIOUF

Le mémorial de Gorée va bientôt sortir de terre sur la Corniche Ouest. Son commissaire et secrétaire général, Amadou Lamine Sall, en a fait l’annonce. C’était hier au Centre d’information des Nations unies (Cinu) lors de la Journée de commémoration de l’esclavage.

Le chantier du mémorial de Gorée va bientôt démarrer. C’est le commissaire et secrétaire général du mémorial qui a fait l’annonce hier au Centre d’information des Nations unies (Cinu) lors de la Journée de commémoration de l’esclavage. Amadou Lamine Sall tient à ce projet. Lui et d’autres hommes d’histoire œuvrent inlassablement, depuis les années 1980, pour la réalisation de cet édifice. Aujourd’hui, les choses se dessinent car depuis l’accession du président Macky Sall à la tête de l’Etat, il y a une volonté politique pour réaliser cette œuvre. Et dans un film documentaire intitulé : «Le mémorial de Gorée, un monument de la reconnaissance africaine dans la transatlanticité» projeté au Cinu, des porteurs du projet ont témoigné.

L’historien Zoseph Ki-Zerbo, le Pr Abdoulaye Elimane Kane, ancien ministre de la Culture sous Abdou Diouf, l’actuel ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly, l’architecte conseil du projet Mamadou Berthé, entre autres, ont témoigné sur le bien-fondé de la réalisation de ce mémorial de Gorée. «Le projet du mémorial a été victime de plusieurs tentatives d’assassinat», a déclaré le Pr Abdoulaye Elimane Kane. Abdou Diouf avait exprimé sa volonté de le réaliser, a fait savoir l’ancien ministre de la Culture. Tout le contraire de son successeur Me Abdoulaye Wade. «D’abord ministre d’Etat sous le gouvernement d’Abdou Diouf, le président Wade avait dit non à ce projet. Après son accession à la magistrature suprême en 2000, il n’avait pas changé d’avis», a-t-il constaté. Le plus décisif dans la réalisation de ce projet était, dès lors, la volonté politique.

Un apport de 2 à 3 milliards de FCfa par an
Aujourd’hui, « cette volonté politique est là », a déclaré le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly qui est intervenu dans ce film de 30 minutes. Selon lui, le président de la République Macky Sall a toujours été fasciné par la réalisation de ce type de projet. «Nous sommes sur la bonne voie. On peut le faire et on va le faire», a-t-il réaffirmé. Le mémorial de Gorée sera comme un cordon ombilical avec l’île du même nom. D’après le commissaire et secrétaire général Amadou Lamine Sall, l’île de Gorée est aujourd’hui en danger face à la montée des Océans. Ainsi, grâce à cet édifice, Gorée pourra trouver des ressources financières supplémentaires pour faire face à cette menace climatique. Selon lui, le mémorial, quand il sera réalisé, pourra rapporter 2 à 3 milliards de FCfa par an. Une somme qui servira Gorée et à sa population.

«Nous travaillons pour l’île de Gorée. Nous voulons la sauvegarde de l’île», a soutenu Amadou Lamine Sall. Le mémorial de Gorée va aussi rendre Dakar, la capitale sénégalaise, plus attractive. En effet, le monument va disposer de musées, de salles de spectacle et d’une esplanade capable d’accueillir entre 1500 et 2000 personnes. « Le monde entier pourra venir à Dakar pour visiter un monument d’avant-garde. Quand le mémorial de Gorée va s’élever ici, le visage de Dakar va changer », a-t-il ajouté. Il sera un site de recueillement pour se rappeler la Traite des Noirs. Gorée, a indiqué le président de la République Macky Sall dans le film, « est le symbole vivant de la mémoire de ce que l’humanité a connu de plus ignoble».

Aliou Ngamby NDIAYE

En visite au Sénégal, le directeur exécutif d’OnuSida, Michel Sidibé, a apprécié positivement le plan national de rattrapage des trois 90 du pays. Il a estimé que le Sénégal a encore montré qu’il est un laboratoire qui doit servir d’exemple aux autres pays africains dans la lutte contre le Sida.

Le directeur exécutif d’Onusida, Michel Sidibé, est en visite au Sénégal. En compagnie de la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), Safiatou Thiam, il a visité la structure Santé services et développement (Ssd) où il a rencontré des acteurs de la lutte contre le Sida. Dr Mohamed Coulibaly, responsable du Bureau prise en charge des Personnes vivant avec le Vih (PvVih) à la Division de lutte contre le Sida du ministère de la Santé, a exposé le plan de rattrapage des trois 90 au Sénégal.

L’objectif, à l’horizon 2020, est d’avoir 90 % des PvVih connaissant leur statut, que 90 % de ces dernières reçoivent un traitement et que les 90 % de celles qui reçoivent ce traitement arrivent à la suppression de la charge virale. Même s’il y a eu une baisse de 37 % des infections à Vih, le Sénégal enregistre 1.200 cas chaque année, selon le Dr Coulibaly. Notre pays a aussi des perdus de vue avec seulement 69 % des séropositifs connaissant leur statut. Pour le traitement avec les antirétroviraux, nous en sommes à 52 % et seulement à 19 % pour la charge virale supprimée.

Le Sénégal a aussi son plan de rattrapage avec des objectifs intermédiaires qui doivent permettre d’avoir 80 % de dépistés d’ici à décembre 2018 avec au moins 78 % de mis sous traitement Arv et 61 % de suppression de charge virale. «Si on atteint ces chiffres à partir de décembre 2018, on est sûr d’atteindre les trois 90 en 2020. C’est pourquoi il faut rattraper le retard, et il y a tout pour le faire. Il y a les ressources humaines nécessaires et on a l’engagement du président de la République», a indiqué Mohamed Coulibaly.

Le plan de rattrapage vise ainsi le dépistage de 4688 PvVih, le traitement sous Arv de 29.000 personnes avec comme objectif aussi l’arrêt de la base virale pour 20. 300 personnes infectées d’ici à décembre 2018. Le financement de ce plan de rattrapage est de près de 12 milliards de FCfa et ce budget a commencé à être exécuté, selon le responsable du Bureau prise en charge des PvVih à la Division de lutte contre le Sida.

Le directeur exécutif d’Onusida a apprécié positivement ce plan et indiqué que le Sénégal a démontré qu’il peut continuer à être un laboratoire au service de l’Afrique. «On peut aller vers un dépistage démédicalisé avec une approche de prestation de soins. Il faut transférer les compétences des services du ministère de la Santé vers la communauté. C’est une dynamique nouvelle incarnée par Santé services et développement (Ssd)», a laissé entendre Michel Sidibé. En concluant, il a indiqué : «Le Sénégal est un exemple de succès pour nous et a montré qu’on peut utiliser, de bonne manière, les ressources».

O. KANDE

Hier, lors de la rencontre organisée par le Groupe parlementaire «Liberté et démocratie» avec l’implication d’autres députés non-inscrits, l’opposition parlementaire a décidé de boycotter la séance de questions au gouvernement, d’aujourd’hui.

L’opposition dénonce un manque de respect du gouvernement à l’égard de l’Assemblée nationale et un non-respect de ses engagements pris devant l’institution parlementaire. Me Madické Niang qui a présidé la rencontre avec la presse a, d’emblée, indiqué que c’est l’opposition significative, la «vraie opposition» qui se retrouve autour de la table parce que le Sénégal vit une situation grave. «Nous avons décidé de ne pas participer à la rencontre de demain (aujourd’hui) avec le Premier ministre. Parce que c’est un simulacre de débat démocratique dans la forme et dans le fond.

L’opposition ne dispose que de 12 mn dont 9 mn pour le groupe «Liberté et démocratie» et 3 mn pour les non-inscrits sur 120 mn de temps de parole», a-t-il dit. Il a poursuivi : «nous avons décidé de ne pas y participer pour marquer notre désapprobation à tout ce qui se fait». «Les questions orales, les questions d’actualité et les questions écrites sont la preuve d’un dynamisme parlementaire qui n’existe pas au Sénégal. Le gouvernement a plongé le pays dans une situation difficile sur le plan économique et financier. Le gouvernement a mis le pays dans une situation sociale et sécuritaire des plus difficiles», a-t-il argumenté. Pour le professeur El Hadj Issa Sall, le processus électoral est complètement escamoté partant des commissions d’inscription, des commissions spéciales, aux commissions de retrait de cartes et ce fameux parrainage. Déthié Fall constate que «l’heure est plus que grave. Ce parrainage est une chose catastrophique pour notre pays. Le président veut utiliser l’instrument politique pour écarter certains candidats de la course à l’élection présidentielle».

De l’avis de Mamadou Diop Decroix, «le Sénégal a cessé d’être un pays démocratique depuis quelques années». «Ce pays a déraillé du point de vue de son système démocratique. Nous allons rester ensemble et nous battre sur l’essentiel», a-t-il alerté.

Amadou DIOP

Face à une équipe bosniaque pugnace et compétitive hier au stade Océane du Havre, le coach Aliou Cissé à reconduit le système 3-5-2 comme pour son premier match de préparation face à l’Ouzbékistan. Galvanisés par un public venu en masse malgré le mauvais temps et le jour de semaine, les Lions du Sénégal ont fait une prestation rassurante face à la Bosnie. Un match rassurant selon le sélectionneur national, qui se dit satisfait de la prestation de ses hommes. «L’import est que nous n’avons pas enregistré de blessé et le match a été bien tenu par les jours» malgré l’absence de certains cadres de la tanière.

Hier au Havre, Sadio Mané a joué en numéro 10 et s’en est plutôt bien sorti même si ce n’est pas son poste en club. Le capitaine du jour a raté quelques occasions de buts mais il a été aussi un bon meneur pur son équipe. Quand à Pape Alioune Ndiaye, on peut dire sans se tromper qu’il a été l’homme du match par sa capacité à récupérer les ballons et à assurer ses relances au milieu.

Pour certains le système de jeu adopté par l’équipe du Sénégal dans ce deuxième match de préparation n’a pas été très convaincant mais il peut être une bonne alternative pour la suite.

En l’absence de Cheikhou Kouyaté et Diao Baldé Keita indisponibles au dernier moment, les Lions de la Téranga ont montré un bon visage pour une bonne participation à la compétition mondiale à venir.

Au Havre, l’ambassadeur du Sénégal S. E. Bassirou Sène avait lui aussi fait le déplacement à la tête d’une forte délégation au sein de laquelle on pouvait noter le ministre conseiller Ngor Ndiaye et le Consul général Amadou Diallo. Le président de la Fédération sénégalaise de football Augustin Senghor et son vice-président Abdoulaye Sow étaient eux aussi dans les gradins de même que le président de la Ligue professionnelle Saër Seck.

Correspondant particulier, Ousmane Noël MBAYE

Pour le coach Aliou Cissé, le bilan plutôt positif dans la mesure où il n’a enregistré aucun blessé. En faisant jouer tous les joueurs, il a ainsi eu l’occasion de tester tout son groupe à l’issue des deux rencontres. « On a pu changer le système que je voulais mettre en place sur ces deux matchs. Il y a eu de très belles choses. Nous allons continuer à travailler. Dans l’ensemble, les garçons ont répondu. Ce n’est pas un système qui est figé. On a joué en 4-2-3 ou en 4-3-3. Pour ça, on a des acquis, on sait comment ça marche. J’ai pensé qu’on a des joueurs pour ce système de 3-5-2, c’est ce que j’ai voulu regarder pour donner les lignes directives. Cela m’a permis d’individualiser avec les garçons pour les mobiliser, les conscientiser de ce qu’est une Coupe du monde. Ce n’est pas une Coupe d’Afrique », a déclaré Aliou Cissé en conférence de presse.

Mais dans l’esprit de l’entraîneur sénégalais, le noyau dur est toujours là, puisque près d’une vingtaine de joueurs évoluent ensemble avec lui depuis maintenant trois ans. Mais, à son avis, les actions ne se terminent pas comme il l’entend, alors que le Sénégal a une attaque capable de jouer très rapide en contre. « Dans la conservation du ballon l’équipe peut être encore meilleure ; il nous appartient de travailler cela encore », a-t-il souligné.

Correspondant particulier, Ousmane Noël MBAYE

« Les Asp n’ont pas le droit de demander des permis aux usagers de la route. Nous les avons rappelés à l’ordre. Parce que ce n’est pas leur rôle. C’est aux policiers de faire les verbalisations », a tenu à préciser, hier, le ministre de l’Intérieur interpellé par un journaliste sur la question.

S. M. S. CISSE

Le panel présidentiel a été le prétexte pour le président Macky Sall et son homologue Paul Kagamé d’exprimer leurs points de vue sur la manière de bâtir des économies fondées sur la connaissance.

«Poser les bases d’économies fondées sur la connaissance». C’est ainsi qu’est intitulé le livre blanc préparé par le Nef. Ce document a servi de prétexte au panel présidentiel co-animé par les Présidents Macky Sall et Paul Kagamé. Les deux chefs d’Etat sont revenus sur la manière dont ils s’y sont pris pour mettre, chacun en ce qui le concerne, l’enseignement des sciences et la promotion de l’innovation au cœur de leurs politiques publiques.

Pour le Président Sall, tout est parti du diagnostic établi à la suite de la Concertation sur l’avenir de l’enseignement supérieur de 2013. Les recommandations qui en sont issues ont permis de dégager onze directives présidentielles, lesquelles sont actuellement appliquées. Depuis, a-t-il souligné, la carte universitaire s’est élargie avec la construction en cours de deux nouvelles universités qui vont s’ajouter aux cinq existantes. La création d’Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep), la diversification de l’offre de formation et les différentes réformes, relatives notamment à l’ouverture de l’université au monde professionnel, aux titres et aux grades, sont également le fruit de cette concertation. Si toutes ces actions ont un écosystème favorable, il reste que la question du financement est une préoccupation majeure, a indiqué le chef de l’Etat. Néanmoins, a-t-il relevé, malgré des moyens limités, le gouvernement a fait l’effort d’investir, sur cinq ans, plus de 830 millions de dollars dans le secteur de l’enseignement supérieur, dont les 42,5 % viennent des ressources publiques et le reste des partenaires comme la Banque mondiale, l’Afd... «L’effort financier fourni en cinq ans fait deux fois et demie tout ce qui a été consenti dans ce secteur depuis 52 ans. Depuis 2012, nous avons multiplié de 2,5% les investissements sur les infrastructures, les équipements en faveur de l’enseignement supérieur», a-t-il précisé. Le Partenariat public-privé est aussi une voie à explorer pour le financement de l’enseignement supérieur, a pensé Macky Sall.

Selon lui, les transformations en cours dans le domaine de l’enseignement supérieur sénégalais ont été rendues possibles grâce à un statut révisé, une volonté politique affirmée et une prise de conscience du rôle que doit jouer la jeunesse pour le développement de l’Afrique. Dans cet ordre d’idées, le président a estimé que l’Afrique n’a pas de complexe à se faire et doit s’inspirer de pays comme le Japon, la Chine et la Corée qui ont cru en la force de transformation de la science.

Promotion de la scolarisation des filles
Plus près de nous, le Rwanda est l’exemple parfait qu’on peut partir de rien pour créer un écosystème dynamique. Paul Kagamé a parié sur l’innovation au début des années 2000, son pays commence à en récolter les fruits. Selon le président rwandais, au lendemain du génocide, il a donné priorité à la sécurité et à l’éducation. Ce dernier secteur, a-t-il indiqué, est la colonne vertébrale de toutes les actions qu’il pose. «Il nous fallait tout reconstruire aux lendemains de ces évènements douloureux, car tout était à terre. Tout le monde devait participer à l’effort de reconstruction du pays. Par la formation, nous avons donné l’opportunité à tout le monde d’y contribuer. Quand nous avons pris cette option, beaucoup de gens pensaient qu’on n’y arriverait pas. L’histoire nous a donné raison», a-t-il expliqué. Pour y arriver, le gouvernement rwandais a fait la promotion de la scolarisation des filles et veillé à une utilisation équilibrée des ressources du pays. «Nous avons mis l’accent sur nos priorités tout en veillant à ne pas être submergé par nos défis. Nous avons eu aussi beaucoup de chance. En effet, des jeunes sont allés se former ailleurs et 80 % d’entre eux sont revenus après leurs études pour mettre leur expertise au service de leur pays. Nous avons tracé notre chemin et nous allons continuer à le parcourir. Je ne peux pas être Mark Zuckerberg, mais je vais essayer d’accompagner les autres à devenir des Mark Zuckerberg. Bref, nous sommes heureux de voir le Rwanda renaître de ses cendres», a ajouté le président Kagamé.

Le panel présidentiel a été clôturé par la remise des trophées aux lauréats du Nef 2018 parmi lesquels figure le Sénégalais Sidy Ndao, expert en éducation de la science et de la technologie, mais qui n’a pas fait le déplacement à Kigali.

De notre envoyé spécial à Kigali : Elhadji Ibrahima THIAM

Le ministre de la Culture a annoncé, hier, que le Président de la République, Macky Sall, va procéder, en juillet prochain, à la réception officielle du Musée des civilisations noires dont l’ouverture au public est prévue le 6 décembre 2018. « Ce projet structurant qui plonge ses racines dans la sève nourricière du panafricanisme a connu une gestation longue et parfois difficile mais combien passionnante pour toutes celles et ceux qui ont eu l’opportunité d’accompagner cette fabuleuse aventure en un moment ou un autre », a souligné Abdou Latif Coulibaly.

Abordant la question de la restitution des œuvres africaines, il a annoncé qu’un débat est déjà ouvert avec désignation, par l’Elysée, de l’historienne de l’art Bénédicte Savoy et l’écrivain et universitaire sénégalais Felwine Sarr pour réfléchir sur la question. « La restitution se fera tôt ou tard suivant des modalités que les politiques et les experts auront à définir. En ce sens, la déclaration faite, à Ouagadougou, par le Président français Emmanuel Macron marque un point d’inflexion significatif dans la refondation de la gouvernance culturelle mondiale où l’Afrique n’entend pas être spectatrice mais actrice à part entière du débat sur le futur de son patrimoine en exil », a-t-il indiqué.

I. BA

Le Secrétaire général du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), Docteur Boly Diop, a tiré un bilan positif, au sortir de leur réunion avec le gouvernement. Pour ce dernier, la rencontre présidée, hier, par le Premier ministre a été un tournant dans l’application des accords signés depuis 4 ans. «C’est une réunion de prise de décisions. Le Sames est sorti vraiment satisfait de cette rencontre, ce que nous attendions depuis 4 ans, nous l’avons obtenu», confesse Boly Diop qui a toute de même ajouté : «nous allons faire l’évaluation avec la base et tirer les dernières conclusions».

I. SANE

Les deux parties ont eu également une convergence de vues sur le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans. Mais le préalable, c’est l’examen de la faisabilité technique d’une telle mesure qui exige la prise en compte des cotisations à verser à l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) et au Fonds national de retraite (Fnr) et le Code du travail. «Le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans a été un autre point satisfait. Il y a des dispositions à prendre concernant l’Ipres, le Fnr et le Code du travail. Nous sommes tombés d’accord qu’il faut trouver des solutions pérennes», a rapporté le porte-parole du gouvernement Seydou Guèye. Selon ce dernier, le Premier ministre a préconisé la mise en place d’un comité technique composé des membres du Sames, du ministère du Budget, du ministère des Finances, du ministère du Travail et du Haut conseil du dialogue social pour réfléchir sur la question. «Le Premier ministre a donné un échéancier qui est fixé à la fin du mois de décembre 2018 pour examiner la faisabilité technique en tenant compte des modifications des textes. Et pour le suivi, le chef du gouvernement a décidé de tenir tous les mois une réunion», a ajouté M. Guèye.

En dépit de ces préalables, l’organisation syndicale verse déjà le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans, dans le compte des points satisfaits. «La retraite à 65 ans est un acquis pour le corps des médecins, des pharmaciens et des chirurgiens-dentistes. Ce qui reste à faire, c’est de voir la meilleure voie pour rendre la mesure effective au plus tard en décembre 2018», a noté Boly Diop.

I. SANE

Le président Macky Sall prend part aujourd’hui, à Kigali, à la deuxième édition du Next Einstein Forum (Nef). Organisé par l’Institut africain des sciences mathématiques, le Nef est co-parrainé par les Présidents Macky Sall et Paul Kagamé en leur qualité de présidents champions de l’éducation au sein de l’Union africaine, souligne le communiqué reçu. Le Nef vise à promouvoir l’enseignement de la science et de la technologie en Afrique, en particulier chez les jeunes, et à encourager les initiatives aptes à soutenir le développement économique et social du continent par la science et la technologie. La première édition du Nef s’était tenue à Dakar du 8 au 10 mars 2016 en présence des présidents Sall et Kagamé. Le président Sall sera de retour à Dakar, aujourd’hui.

 

Le Premier ministre a réitéré l’engagement du président Sall à combattre les enlèvements d’enfants. «Ce sont les instructions du Président de la République avec tolérance zéro et nous travaillons là-dessus», a-t-il rassuré.

S. M. S. CISSE

Le ministre de l’Intérieur et de Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a visité les sites retenus pour la construction des nouveaux commissariats à Pikine, Guédiawaye et Rufisque. Cela entre dans le cadre d’un programme de renforcement de la sécurité intérieure, notamment dans la région de Dakar où sévit, ces derniers jours, un phénomène d’enlèvements d’enfants.

En réalité, il s’agit d’un programme mis en place bien avant et même évoqué lors du dernier vote du budget du ministère de l’Intérieur. Cependant, les récents cas d’enlèvements d’enfants ont favorisé son accélération. C’est ainsi que la construction en urgence d’au moins cinq commissariats à Dakar va démarrer. Les procédures administratives sont terminées et le budget déjà bouclé.

Ce qui a fait dire au ministre que les travaux vont démarrer sans délai à Keur Mbaye Fall, Rufisque, Yeumbeul, Thiaroye, Keur Massar, Guédiawaye. A Thiaroye, Aly Ngouille Ndiaye a estimé que le commissariat construit sur un endroit inondable doit être transféré dans le camp militaire. C’est ainsi qu’en relation avec l’Apix, cette question est en train d’être étudiée.

A Rufisque, il est prévu la construction de deux commissariats. En attendant, le ministère va prendre en location une maison capable d’abriter un poste de police, le temps que la construction des deux nouveaux commissariats se termine. «Rufisque doit disposer d’un grand commissariat qui sera érigé sur le site de l’ancien commissariat aujourd’hui en état de délabrement et qui menace ruine. Le bâtiment sera complètement rasé et un autre reconstruit sur le site», a-t-il révélé. En outre, le maire de Rufisque-Est, Alby Ndoye, a mis un terrain à la disposition du ministère qui va y ériger un commissariat. Interrogé sur les délais prévus pour la livraison de ces nouveaux commissariats, Aly Ngouille Ndiaye a souligné que «la construction d’un commissariat peut durer quatre à six mois».

«Il faut cependant préciser qu’il s’agira d’un contrat que l’Etat va signer avec l’entreprise qui aura la charge de construire le commissariat. Si l’Etat respecte les paiements et l’entreprise les délais d’exécution, l’ouvrage sera prêt dans six mois», a-t-il expliqué.

Aly Ngouille Ndiaye a rappelé que la construction de postes de police ou de commissariats est une préoccupation de la quasi-totalité des communes. Et que certaines d’entre elles ont même inscrit dans leur budget un montant destiné à cela. «En cas de manifestation de phénomènes, comme les rapts d’enfants et autres, il est important que la population sente la présence de la police. La construction de ces nouveaux postes de police et commissariats va permettre cela», a-t-il conclu.

Abdou DIOP

Plusieurs ministres ainsi que de hauts responsables de la mouvance présidentielle ont réitéré leur engagement à œuvrer pour la victoire de Macky Sall en 2019. Le ministre du Travail Samba Sy, Mame Mbaye Niang en charge du Tourisme, Pape Gorgui Ndong (Jeunesse), Mor Ngom, Yakham Mbaye, Directeur de la Sspp «Le Soleil», Luc Sarr ont salué les efforts faits par le gouvernement pour améliorer le quotidien des Sénégalais notamment l’accès des jeunes à l’emploi et aux soins tout en reconnaissant les défis que le gouvernement doit relever.

Ils ont aussi promis de faire face à l’opposition. «Nous devons être déterminés face à toutes ces pollutions dont le seul but est de faire percevoir ou accepter aux Sénégalais une autre vérité», a déclaré Yakham Mbaye, responsable de l’Apr à Dakar-Plateau. Pour M. Mbaye, celui qui se positionne comme figure centrale de l’opposition doit dire sa qualification professionnelle. «Le président de la République a un métier (géologue), le Premier ministre fut le directeur de l’Industrie, un haut cadre à la Bceao. Qui au Sénégal peut dire exactement, la profession, le métier d’Idrissa Seck»,, s’est interrogé M. Mbaye.

Si cette question a soulevé un brouhaha dans la salle, le Dg du Soleil a demandé à l’assistance, de ne pas stigmatiser, mais plutôt de se poser des questions intelligentes et sérieuses. Et continue-t-il, que nous devons nous rappeler ce qui s’est passé entre 2011 et 2012 au Sénégal.

S. M. S. CISSE

«Je veux rassurer l’opposition. Je pense que demander des élections transparentes dans un pays qui a vécu deux alternances successives, c’est dire ce que l’on veut ; on ne peut pas voler des élections. Pourquoi ? Parce que l’acteur clé, c’est la Commission électorale nationale autonome (Cena) et l’administration territoriale gère la logistique électorale. Que ces gens reviennent à la raison. Le 24 février prochain, nous allons leur administrer la leçon du passé», a dit un Premier ministre sûr de lui.

Il a aussi rappelé que le parrainage existait dans le Code électoral. «Le Chef de l’Etat ne l’a pas créé. On appliquait cela aux candidats indépendants, il veut qu’on l’applique à tout le monde. En 2012, il y avait le parrainage et pourquoi pas pour 2019 ? Ce qui reste, c’est le vote à l’Assemblée nationale. Cela n’a rien à voir avec le 23 juin 2011. Selon le Premier ministre, la décision de parrainer par des signatures citoyennes va éviter le spectre des élections législatives avec 47 listes. «On sillonnait le Sénégal et la diaspora avec 9 tonnes de bulletins de vote. Des milliards ont été dépensés. Seuls les représentants des 14 listes sont à l’Assemblée nationale : les 5 ont eu plus de 2 députés, les 9 sont passés grâce au plus fort reste. Les 33 n’ont pas eu 18.000 voix.

Maintenant, c’est le parrainage pour tous», a-t-il justifié.

S. M. S. CISSE

Le ministre de la Culture qui a pris part à la cérémonie d’inauguration de la galerie "Villa des arts" a salué l’initiative d’Ousmane Ndiaye Dago. Ce dernier, selon Abdou Latif Coulibaly, est un « digne » ambassadeur du Sénégal.

Car, a-t-il dit, il a contribué au rayonnement de l’art de notre pays. Parlant de la collection de la « Villa des arts », le ministre a indiqué qu’il s’agit d’œuvres remarquables portées par des personnes dont le travail ne lui est pas totalement inconnu ». Selon M. Coulibaly, le travail d’Ousmane Ndiaye Dago s’inscrit en droite ligne des responsabilités de son département. « Cette passion artistique, mise au service de l’entreprenariat culturel à travers cette « Villa des arts », interpelle notre attention surtout dans cette période de refondation de notre politique culturelle marquée par le désir du gouvernement de faire de la culture un des leviers de développement économique et social. J’ai compris que ce lieu ne sera pas seulement un espace de démonstration de la création artistique. Ce sera aussi un lieu d’échanges, de formation, de réflexion et d’introspection », a-t-il souligné.

I. BA

Sur les ondes de la Rfm, le Président de la République, Macky Sall, juge positif ses six ans à la tête du Sénégal. Mais il souligne que son ambition est de faire mieux pour que le Sénégal soit un pays émergent.

«Il appartient aux sénégalais d’apprécier mon travail. Je ne peux pas m’auto-évaluer sur ce que j’ai fais, mais si je dois simplement, objectivement, évaluer ce qui a été fait en 6 ans par rapport à ce qui a été réalisé avant, je pense que le bilan est globalement très positif», a déclaré le chef de l’Etat qui s’exprimait sur les ondes de nos confrères de la Rfm. La preuve, a-t-il argumenté, «c’est d’abord notre croissance économique mais c’est surtout, les politiques d’inclusions sociales».

Macky Sall a souligné que ces politiques sociales sont un marqueur fondamental de sa politique. «Rappelez-vous, depuis qu’on a débuté en 2012, les prix des denrées n’ont jamais connu d’augmentation. Cela est inédit au Sénégal. Rappelez-vous les problèmes de coupure de l’électricité que notre pays a connue, avec toutes les émeutes. Aujourd’hui, c’est derrière nous, définitivement», a dit le président de la République. Macky Sall a aussi rappelé les efforts réalisés pour ramener la paix en Casamance.

Même s’il exprime sa satisfaction, le Chef de l’Etat a précisé qu’il veut faire mieux. «On peut être fier de ce qui a été fait, mais mon ambition est beaucoup plus importante que ce que j’ai déjà fait.

Mon ambition est de faire du Sénégal, véritablement, un des grands pays africains en matière de croissance économique, d’émergence et en matière de modernisation», a-t-il affirmé. Selon lui, cette ambition doit être réalisée « dans une politique inclusive et dans un Etat de droit ». «C’est pourquoi nous sommes sur le chemin. Nous restons motivés plus que jamais, pour l’atteinte des objectifs fixés dans le plan Sénégal émergent (Pse).  Il appartiendra ensuite,  à ceux qui viendront après moi, de poursuivre cette œuvre parce que c’est une construction qui continue», a-t-il affirmé.

Babacar DIONE

Son excellence, Zhang Xun, Ambassadeur de Chine à Dakar a indiqué que la coopération bilatérale sur l’investissement a pris les premiers pas. « On assiste à une augmentation considérable de l’investissement des entreprises chinoises au Sénégal, lequel  a totalisé 100 millions de dollars américains (53 131 43 610 de FCfa) en  2017, soit le double de celui de l’année 2016. C’est là un potentiel important. La Chine encouragera activement d’autres entreprises chinoises à prendre part à la construction des parcs industriels et au développement des industries manufacturières. Cela participera à élargir la coopération dans de nouveaux chantiers comme l’exploitation des ressources d’hydrocarbures, l’énergie solaire et les recherches scientifiques, pour transformer la coopération bilatérale dominée par des aides et travaux forfaitaires en une coopération sur les capacités de production et les services techniques. On apportera ainsi une contribution active au développement industriel et agricole du Sénégal. En outre, «chaque année, nous octroyons 60 bourses gouvernementales aux Sénégalais. Plus de 300 Sénégalais ont subi différentes formations en Chine. Nous voulons réaliser un développement partagé. Sur tous les plans, nous sommes ouverts pour former des techniciens sénégalais».

A. DIOP

Santy Ngom a honoré hier, contre l’Ouzbékistan, sa première cape en sélection. Et pour son baptême du feu, le néo-Lion a bien accompli son rôle. Il a séduit de par son aisance technique et a démontré qu’il méritait bien la confiance d’Aliou Cissé.

Lancé dans le grand bain pour la première fois en sélection, Santy Ngom a prouvé hier à Aliou Cissé qu’il n’avait pas tort de le titulariser. En l’absence des cadres, l’attaquant nantais, positionné en milieu excentré gauche et parfois dans un rôle beaucoup plus offensif, s’est bien illustré. Et de fort belle manière. Propre techniquement et avec son toucher de balle remarquable, son jeu tourné vers l’avant et ses belles ouvertures, Santy Ngom a marqué de son empreinte la rencontre. Extrêmement rapide et doué dans les enchaînements, il a impressionné les observateurs en animant parfaitement le jeu et dictant avec succès la partition sénégalaise.

Au cœur du jeu, il s’est imposé avec une facilité déconcertante, faisant parfaitement le liant entre la récupération et l’attaque. Vivacité et percussion ont été au rendez-vous avec ce joueur qui avait en bandoulière engagement et détermination. Très remuant sur son côté gauche, il a été très généreux aussi bien dans les passes qu’au niveau de la défense. Le milieu de terrain a touché beaucoup de balles et a été dans tous les bons coups. Santy n’a pas marqué, mais le but égalisateur est venu de lui. A l’heure où la sélection se cherche désespérément un dépositaire fiable de son jeu, beaucoup de regards se tournent vers lui ; même s’il est difficile d’évaluer sa vraie valeur lors de ce seul match. Mais avec cette prestation de haute facture, le Nantais a donné raison à Aliou Cissé qui l’a titularisé dès sa première convocation. Et il tient logiquement la corde pour être titulaire lors de la prochaine rencontre des Lions prévu le 27 mars contre la Bosnie-Herzégovine.

S. Fall

La disponibilité des jeunes ruraux en dehors des travaux champêtres est une opportunité pour l’entreprise de grands travaux à forte intensité de main-d’œuvre. Couplée à la volonté des pouvoirs publics de promouvoir le volontariat citoyen pour pallier certaines insuffisances, elle se présente comme une aubaine pour un territoire en chantier. Kahène, une commune rurale sinistrée après des inondations, a servi de laboratoire à ce qui pourrait devenir sous peu un label ainsi exposé : encadrer les jeunes et les mettre au service de la communauté. Sept mois après avoir été presque rayé de la carte, ce village-centre du département de Koumpentoum revit.

Ses traits fins et réguliers posés sur une face angélique trahissent ce qui a été une beauté de jeunesse. Sa coquetterie - foulard de mise, tatouages sur le pourtour de la bouche, henné aux pieds et aux mains -, rehaussée par un port à la fois rustique et altier, détonne dans le brouhaha du chantier de ce qui sera sa nouvelle maison. Elle ne boude pas son plaisir dans une ambiance de jour de marché au milieu de la foule. Les choses avancent vite. On en a terminé avec les fondations. Les murs sont sortis de terre. Les ouvriers en sont maintenant au coulage. Mme Oumou Hawa Bâ revient de loin. Elle réajuste son boubou en « thioup » (indigo) pour répéter le film de cette funeste soirée. « C’était au cours de la nuit du 26 au 27 août 2017. Du jamais vu ici ! », se remémore-t-elle, entre deux salamalecs car celle qui est aussi l’adjointe au maire, est l’une des attractions de la journée. Son exemple a donné à la communauté « la force d’accepter le décret divin » car, en dépit de son statut de « privilégiée », elle a partagé le sort de ses voisins alors que la possibilité d’aller loger chez quelques proches parents dans les hameaux alentours s’offrait à elle.

La dame d’âge mûr explique que lors de cette soirée, « les trombes d’eau sont tombées toute la nuit et ont causé des dégâts un peu partout dans le village ». Les témoignages convergent. Cela a été une nuit dantesque et, au petit matin, la désolation se lisait dans les yeux des 800 âmes qui peuplent ce village au cœur de ce qu’on appelait « les terres neuves », dans le Niani, à des encablures de la frontière gambienne, au Sud du département de Koumpentoum. Les 200 mm d’eau avaient quasiment détruit le chef-lieu de la commune située dans la sous-préfecture de Bamba Thialène. « Heureusement, nous n’avons pas déploré de pertes en vies humaines », soupire le maire de Kahène, Mamady Thiam, enseignant de formation et responsable local de l’Alliance pour la République (Apr).

En janvier, la commune a adopté son budget 2018 estimé à 210 millions de FCfa : 123,2 millions pour les investissements et 86,12 millions pour le fonctionnement. Ils n’auront toutefois pas besoin de consacrer une partie de ce budget pour creuser 08 puits, d’autant que le camp de vacances citoyen s’en charge. Aux lendemains du sinistre, les populations sacrifiaient à la corvée d’eau parfois jusqu’en Gambie. Ce que confirme l’imam Thierno Oury Diallo, lui aussi endimanché, alerte et vif d’esprit en dépit de ses 82 hivernages. Il reçoit, lui, sur sa natte ses interlocuteurs sur un « taara », sous une ombrière en bambou que retiennent quatre piquets en bois : « Nous rendons grâce à Allah, ils ont pensé à nous ! » Pourtant, cette eau, ils avaient imploré sa venue, prié pour que le ciel ouvre ses vannes et reverdisse champs et pâturages. Tributaires de l’hivernage qui détermine dans une large mesure l’accès à des revenus via l’agriculture (arachide, maïs, sorgho, fonio…), les paysans avaient fini par vite déchanter…

135 volontaires, une seule mission

Ce samedi 24 février, les cases détruites, les greniers perdus avec leur précieuse charge, le bétail emporté par les trombes d’eau, les torrents dans les ruelles latéritiques, la boue qui englue l’espoir qu’avait suscité un bon hivernage, sont de mauvais souvenirs. « C’est le temps de la reconstruction », résume Mbacké Diouf, la cinquantaine, un inspecteur de la jeunesse, pas peu fier de l’énergie que déploient ses 135 volontaires. Et ce n’est pas tous les jours qu’un ministre foule le sol de cette contrée éloignée de l’asphalte de 60 latéritiques kilomètres. Loin d’une randonnée bucolique, il s’agit de célébrer l’engagement citoyen. Savoir mobiliser pour la bonne cause. Cent cinquante (150) millions de nos francs pour « restaurer l’habitat après la désolation, tout en insistant sur le civisme », insiste le commandant Sylla du service civique national.

A quelques mètres, un groupe de volontaires s’active pour terminer une toiture. L’harmonie du mouvement d’ensemble fait oublier la dureté du labeur. Les pelletées de ciment volent à hauteur d’homme pour s’entasser en « altitude », alors que celui qui semble être un important relais donne de la voix pour galvaniser ses camarades. Nous sommes en fin février, les températures sont encore clémentes, et la fournaise qui fait la réputation de cette vaste savane n’a pas encore prise sur les hommes. Et les volontaires ont de la volonté à revendre… « L’importante transition que nous opérons consiste à la fin du banco et au nouvel usage du ciment pour construire en dur », explique Mbacké Diouf avec l’objectif de réaliser 100 nouvelles maisons.

Les volontaires viennent d’un peu partout de la région : 35 sont de Koumpentoum ; 20 habitent Tambacounda à 170 km alors que 80 vivent à Kahène, un bourg qui polarise 45 villages. Coachés par le Service civique national conduit par le commandant Mohamadou M. Sylla, les volontaires bénéficient aussi de l’appui du génie militaire au sein d’un encadrement technique composé de trois équipes: militaire, pédagogique et technique. «Malheur est bon à quelque chose», dit Voltaire, les responsables du camp entendent profiter de l’opportunité pour installer dans le village « un habitat rural amélioré ». Tout n’était pas évident, quand l’Etat, mis devant le fait accompli, avec des communes rurales sans grands moyens et des paysans pieds et poings liés face à la fin annoncée de la rente arachidière, a dû faire face pour assister des citoyens « dans la détresse ».

« Au début, il nous fallait beaucoup insister sur l’aspect volontaire du camp pour doper la motivation des volontaires », informe son directeur Mbacké Diouf, même s’ils ne reçoivent que 2000 francs par jour. Qu’ils ont été transportés pour certains, ensuite tous logés - soit dans des tentes, soit dans les rares concessions qui ont pu résister aux eaux - et nourris. « Ils sont également pris en charge au plan sanitaire, Le ciment et le fer sont achetés à Koumpentoum et on peut dire que le budget est resté dans les poches des populations, si l’on peut s’exprimer ainsi, et l’économie du département en a profité même si c’est pour 17 jours ».

La présence du ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, Pape Gorgui Ndong, pour le lancement d’un camp de reconstruction à l’initiative du gouvernement, semble doper aussi bien l’ardeur des volontaires que le sentiment de redevabilité des populations. L’officiel, accompagné de l’exécutif régional venu depuis Tambacounda, visite au pas de charge les chantiers ouverts, dont beaucoup en voie de finition.
Il s’enquiert des conditions de travail de plusieurs équipes occupées à la confection de briques, l’agencement des structures, la construction, avant de visiter une des deux maisons témoins presque achevées. Avec, à toutes les étapes, des interrogations sur la qualité des nouveaux bâtiments et le mental des volontaires. Les encourager d’abord, les questions sur la logistique et, de manière récurrente, un plaidoyer pour l’engagement civique des jeunes.

Dans les nouveaux bâtiments en toits de tôle, on compte deux chambres en plus d’une véranda contrastant avec les cases en banco surmontées de chaume et dont les débris encore visibles témoignent de la désolation qui s’était abattue sur les lieux en fin août. Le camp compte six équipes de volontaires, réparties entre les trois quartiers de la commune. Ils s’activent dans la maçonnerie, les fouillis et la charpenterie.

Se rendre utile, servir

Mamady Thiam, maire de cette commune frontalière, s’est dit soulagé et « fier » du gouvernement pour ce geste dont l’annonce avait été décrite, selon lui, comme une « chimère ».
« Mon appel a été entendu », a-t-il ajouté. Selon lui, « après le Pudc et le Puma, l’Etat est en train d’installer toutes les commodités et les infrastructures de base dont a besoin Kahène ». Le forage et la marie sont réhabilités par les sapeurs du génie. Et systématiquement, le Service civique national fait d’une pierre deux coups : 38 chefs de village ont reçu le drapeau national, ainsi que les écoles où, en marge de la reconstruction des maisons et édifices, des enseignements sur la symbolique du drapeau, des sceaux de la République et des institutions ont été délivrés aux potaches.

Et les volontaires dans tout ça, eux les principaux concernés, en dehors des sinistrés ? Leurs motivations sont diverses. Si Mory Danfakha, habitant de Mereto, la vingtaine dépassée, estime qu’il lui fallait « en profiter pour apprendre le métier (sic) », d’autres, à l’instar de Sana Doumbia, révèlent avoir « sauté au plafond quand ils ont appris le recrutement (sic) pour Kahène car on ne se plaint pas du traitement. On ne faisait que nous tourner les pouces après les récoltes… »  Un autre, visiblement plus mature, révèle qu’après « deux ans de service militaire », son retour a coïncidé avec l’initiative du ministère de la Jeunesse et cela lui a permis « de se sentir utile ; et en plus, il y a les souvenirs, la discipline, l’organisation et la fierté qu’on en tire ». Peu de filles. Normal, c’eût été incongru dans cette contrée encore dans les limbes du cloisonnement professionnel. Des filles, mains dans le ciment, les gravillons et le sable, feraient mauvais. Elles sont plutôt associées à l’intendance. Mais, chacun tire son épingle du jeu. On sent que beaucoup veulent se rendre utiles…

L’Etat compte mettre à profit le volontariat des jeunes au service du développement et du bien-être de la communauté. Et « le camp de Kahène en est une parfaite illustration », selon le ministre. En 2017, le Programme « Vacances Citoyennes », qui n’avait pu se tenir en raison du remaniement ministériel de septembre dernier, instaurant un ministère de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat a été remplacé en ce début 2018 par une activité d’envergure qui sera l’occasion de permettre aux « jeunes de contribuer au mieux-être des populations en mettant leurs compétences à profit dans un cadre nouveau de gestion des besoins communautaires.

Citoyens à part entière

« En participant volontairement à la reconstruction de Kahène, victime des intempéries hivernales, les jeunes volontaires démontrent leur engagement à servir leur patrie partout où le besoin se fera sentir et constituent ainsi des exemples pour leurs pairs », renchérit le député-maire de Koumpentoum, Sidy Traoré, ceint d’une écharpe de parlementaire, jonglant entre les différentes langues du terroir, le peul, le socé, le wolof et le sérère que les générations successives venues du Sine, à l’initiative du président Senghor au début des années 70, entretiennent. A cet effet, le « Programme Vacances citoyennes » continuera à participer à la réalisation des objectifs du Plan Sénégal émergent en son Axe 2, « capital humain, protection sociale et développement durable », promet le ministre. Cette « option stratégique » fait des jeunes des vecteurs de cette transformation sociale nécessaire à l’atteinte des objectifs projetés à l’horizon 2035, selon Pape Gorgui Ndong. Mme Bâ peut être satisfaite, d’abord en tant qu’ancienne sinistrée, ensuite en tant que porte-voix des paysans : « Nous n’avons pas les mêmes problèmes ! Quand vous, les Dakarois, pestez contre la qualité du réseau téléphonique, nous, nous sommes très loin de ces préoccupations. On veut vivre dignement comme tous les Sénégalais. Nous aussi voulons des routes en goudron, des centres de santé, un réseau téléphonique fiable. Nous aussi, nous pourrions avoir à aider un jour ces citadins » ! L’horreur de cette longue nuit a montré que bien des gens sont encore capables de se dévouer à leur patrie, d’apporter un soulagement à des âmes en détresse.

Profil de volontaire : Maguette Sow

Cœur d’or

Maguette Sow a répondu à l’appel des âmes dévastées de Kayène. Il fait partie des jeunes volontaires qui se sont investis dans la reconstruction de ce village victime d’inondations. Son engagement est empreint d’altruisme et porteur de belles promesses.

Le don de soi. L’altruisme de Maguette Sow, jeune homme de 27 ans, un des 135 volontaires en charge de reconstruire 100 maisons détruites par les inondations à Kayène, est une leçon de vie et secoue les impassibles consciences. Cet habitant de Saré Guilèle, un « quartier difficile » de la commune de Tambacounda, a été présenté au ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Pape Gorgui Ndong, pour son engagement inspirant et ses compétences.

Ancien tailleur reconverti dans la maçonnerie pour suivre les sillons tracés par son père, il a dû renoncer à un contrat pour répondre à l’appel de populations désemparées dont la dignité était blessée par la nature qui les a laissées sans toit. Compatissant et informé par le directeur du Cdeps de Tambacounda, « fier du garçon », il quitte son espace de confort distant de Kahène de 170 kilomètres pour rejoindre la centaine de jeunes épousant ces mêmes valeurs de solidarité.

« Quand je suis arrivé dans le camp-chantier, je l’ai trouvé en train de travailler jusqu’à 21 heures. Cela m’a frappé. C’est un jeune homme généreux dans l’effort », confie le responsable de l’intendance.
Mais pour Maguette, l’œuvre accomplie entre dans l’ordre normal des choses. « Ma conscience ne me donnait pas trop le choix. Quand on m’a informé du désarroi dans lequel se trouvaient les habitants de ce village et qu’il y avait des tentatives de leur venir en aide, je n’ai pas hésité. Je ne voulais pas rater l’occasion de faire partie d’une si belle aventure humaine ». Le bonhomme n’est pas seulement animé de bonne volonté, son savoir-faire a été très utile dans la reconstruction de ce Kahène, espace de promotion d’une forme de citoyenneté active.  Il a apporté une contribution considérable dans son domaine de compétence, la maçonnerie qu’il a commencée en 2002. N’ayant pas été à l’école française, il a très tôt, par admiration pour son père, délaissé la machine à coudre de son maître-tailleur au profit de la truelle. La sienne soulage, aujourd’hui, les habitants de ce village sinistré. Une bienveillance bien appréciée par le ministre de le Jeunesse et de la Construction citoyenne, Pape Gorgui Ndong : « Ce geste est un témoignage éloquent sur le nouveau type de jeune sénégalais qui n’est pas seulement demandeur et râleur. Il est aussi prêt à servir, à donner de sa personne pour venir en aide aux autres ».

Maguette Sow n’a pas perdu la motivation même quand, arrivé à Kahène, on lui notifie qu’il n’a droit qu’à un pécule de 30.000 FCfa. « Ce n’est pas une question d’argent sinon je serai resté chez moi », précise-t-il, heureux tout de même d’avoir envoyé quelques billets de banque à sa mère souffrante.

 

Samboudian KAMARA – Alassane A. MBAYE (textes)
et Ndèye Seyni SAMB (photos)

Le gouvernement commence à apporter une réponse à la requête du privé supérieur qui réclame, depuis quelques mois, le paiement des montants que le l’État lui doit. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan soutient qu’à la date d’hier,  dans le budget 2018, sur les 5 milliards de FCfa prévus, à la date d’aujourd’hui (ndlr : hier), 3.284.400.000 de FCfa sont déjà payés.

Une petite bouffée d’oxygène pour les établissements supérieur d’enseignement privé. Le gouvernement a commencé à débloquer de l’argent pour ces écoles et instituts qui comptent une part importante d’étudiants sénégalais. A en croire le service de communication du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, «dans le budget 2018, 5 milliards de FCfa sont prévus. À la date d’aujourd’hui (ndlr : hier) 3.284.400.000 de FCfa sont déjà payés». Et le communiqué ajoute qu’«en avril, le reliquat de 1.714.600.000 de FCfa sera réglé. L’apurement de la dette se poursuivra progressivement avec les services du ministère des finances», précisant que le gouvernement, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, évalue la dette à 9 milliards de FCfa.

Du côté du privé supérieur, le président de la Conférence des établissements privés d’enseignement supérieur (Cepes), Mamadou Gningue, confirme que sur le montant global de la dette de 2017, le ministre Mary Teuw Niane a dit avoir utilisé les 5 milliards de FCfa dans son budget 2018 pour le privé supérieur en engageant d’abord 3.284.400.000 de FCfa et une deuxième partie équivalant à 1.714.600.000 de FCfa et il a envoyé aux Finances pour paiement.
Toutefois, précise Mamadou Gningue, «à la date d’aujourd’hui, nos établissements n’ont pas encore reçu de paiements effectifs ; en tout cas, au niveau de la Cepes qui regroupe le plus grand nombre d’établissements». Mieux, ajoute Mamadou Gningue, «pour le compte de 2018, nous devrions recevoir, à cette date, 50 % de a facture globale, soit 7 milliards de FCfa, mais rien n’est encore engagé». Du côté de la Fepes, des sources confirment que les bons d’engagement sont bien arrivés au Cof qui fait les mandats.

Daouda MANE

Faisant une présentation sur la Couverture maladie universelle dans le cadre d'un panel de la Coalition pour la santé et l'action sociale (Cosas), le directeur de l'Agence de la Cmu est revenu sur les avancées notées. La preuve, 7 millions d’enfants âgés de 0 à 5 ans ont bénéficié d’une prise en charge gratuite.

Les acteurs de la santé tirent un bilan positif de la mise en œuvre de la Couverture maladie universelle (Cmu). Selon le directeur de l'Agence de la Cmu, Dr Bocar Mamadou Daff, le taux de couverture maladie est passé de 18 % en 2012 à plus de 49 % en fin 2017. Et ce, grâce à la Cmu. Dans cette même lancée, il a confié qu’avec ce projet 676 mutuelles de santé ont été mises en place, dont 90 % sont fonctionnelles. Ce qui fait qu’il y a au moins une mutuelle dans chaque commune. Avec la Cmu aussi, Dr Daff a avancé que plus de 2,5 millions de Sénégalais ont été enrôlés. Dans ce lot, on dénombre un million de détenteurs de cartes d’égalité des chances et des bourses de sécurité familiale.

Toujours concernant la prise en charge médicale, plus de 7 millions d’enfants âgés de 0 à 5 ans ont bénéficié de consultations gratuites. Cependant, pour une meilleure exécution de la Cmu, son directeur a estimé qu’il y a des défis à relever. Compte tenu des retards dans le paiement, il est d’avis « qu’il faut trouver des mécanismes pour régler ce problème ». Bocar Mamadou Daff a demandé aussi de développer le contrôle médical de même qu’un contrôle systématique d’éligibilité aux services de la Cmu, de voir la période légale de l’enrôlement, de professionnaliser les mutuelles, etc.

Lui emboitant le pas, l’expert Fabra Lamine Sall a souligné que la couverture sanitaire est une question transversale qui permet de réduire les inégalités d’accès aux soins. «Les hommes politiques comme le président Macky Sall veulent maintenant aller vers la couverture sanitaire. C’est une opportunité que nous, techniciens, devons saisir», a-t-il dit. Toutefois, Dr Sall a pensé qu’on ne peut pas porter un jugement sur la Cmu après seulement 3 ans d’exécution, car il faut du temps pour construire la couverture sanitaire d’un pays. L’expert a donc proposé de faire un ciblage rigoureux pour encadrer la gratuité, d’aller vers l’assurance obligatoire...

La présentation de ces données a été faite lors d’un panel organisé par la Coalition pour la santé et l'action sociale (Cosas). Revenant sur le bilan de la Cmu, Bocar Mamadou Daff a rappelé qu’il y a eu beaucoup de résultats. Le taux de couverture sanitaire est passé, selon lui, de 18 % en 2012 à plus de 49 % en décembre 2017.  A l’en croire, avant la Cmu, la quasi totalité des Sénégalais du secteur informel, du monde rural et des non salariés n’avaient pas de couverture sanitaire. Il a ajouté que l’objectif de la Cmu est d’enrôler 75 % de la population sénégalaise. Cependant, a précisé M. Daff, «il ne s’agit pas seulement de se focaliser sur ce but visé. Il faut aussi insister sur les efforts et les progrès qui ont été faits pour avoir une couverture de base». 

Oumar KANDE

L’affaire Cambridge Analytica plombe Facebook à bien des niveaux, y compris auprès de ses utilisateurs. Plusieurs milliers de personnes appellent à quitter le réseau social, coupable d’avoir laissé l’entreprise britannique détourner les données personnelles de plusieurs millions de personnes à des fins commerciales et politiques. Plus gênant encore, certains utilisateurs et actionnaires ont porté plainte contre Facebook devant la justice californienne, mercredi 21 mars. La société paye aussi cet énième scandale par une forte baisse de sa valorisation en bourse.


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