A LA UNE (2696)

Le Comité électrotechnique national du Sénégal (Cen-Sen), a installé les Comités techniques qui doivent travailler sur les normes à l’échelle nationale pour mener à bien les politiques publiques avec des infrastructures et installations aux normes.

Avec un secteur électrotechnique sénégalais dynamique, il faut définir des normes nationales adaptées en conformité avec la réglementation internationale de la Commission électrotechnique internationale (Iec). Le Comité électrotechnique national du Sénégal a enclenché la réflexion en installant 10 commissions techniques et des experts, en marge d’une Assemblée générale tenue, hier. Ces 10 experts doivent représenter le pays à la Commission électrotechnique internationale (Iec). Au niveau africain, 7 experts ont été désignés pour représenter le Sénégal à la Commission électrotechnique africaine de normalisation. Souleymane Ndiaye, Secrétaire général du Comité électrotechnique national du Sénégal rappelle que cette structure est  logée à l’Association sénégalaise de normalisation (Asa) qui assure le secrétariat général, la présidence étant confiée à la Senelec. L’objectif du Comité électrotechnique national du Sénégal créé en 1981 est de doter le Sénégal de normes électrotechniques adaptées au contexte sénégalais qui «vont permettre de mener à bien les politiques publiques, notamment le Pse mais aussi d’accompagner toutes les structures du secteur pour impulser leur développement économique dans le respect des normes».

Le Sénégal est affilié -pour le moment- au programme de la Commission électrotechnique internationale qui «aide les pays en développement à élaborer des normes nationales». Pour mieux profiter du secteur et du soutien de cette Commission internationale,  les autorités veulent réorganiser le Comité national. C’est pourquoi Barama Sarr, Directeur général de l’Association sénégalaise de normalisation estime que la présidence du Comité électrotechnique national du Sénégal assurée par la Senelec, par Djibril Mbaye, est un pas très intéressant. 

Devenir membre associé à l’Iec en 2019
Étant membre affilié, le Sénégal compte être membre associé à l’Iec en 2019. Le Directeur de l’Asa, Barama Sarr, est d’avis que le secteur de l’électrotechnique au Sénégal est un secteur dynamique mais, à son avis,  les normes doivent accompagner ce dynamisme. «On ne peut pas mener des politiques publiques sans s’appuyer sur des normes. Au niveau sous-régional, avec la Cedeao, on a adopté la politique qualité qui a été traduite dans chaque pays par une politique nationale de la qualité. Avec le Pse et toutes les politiques définies, il faut s’appuyer sur des normes pour une mise en œuvre de qualité. Pour les routes, les installations électriques, il y a des normes internationales. Il faut développer cette culture de la normalisation pour promouvoir la qualité et accompagner les politiques publiques afin d’atteindre l’émergence», recommande M. Sarr.

La Senelec étant l’institution qui assure la présidence du Comité électrotechnique national, son Secrétaire général a indiqué que la réflexion sur des normes de qualité est une nécessité pour le secteur de l’électricité. Abdoulaye Dia révèle que la Senelec a un vaste programme d’investissement, de maintenance et d’exploitation, mais tout ce programme ne peut pas se faire sans des normes car le matériel doit obéir à des critères techniques. «C’est la raison pour laquelle Senelec est intéressée par  la mise en place d’une entité de ce genre dans notre pays. Dans le Plan Yessal Senelec, nous avons un volet mise aux normes, c’est-à-dire, un manuel des procédures, une certification des risques avec Iso 9001, une certification financière que nous venons d’obtenir, mais également la mise aux normes des installations intérieures, du réseau», a-t-il souligné. Le Secrétaire général de la Senelec estime que le Sénégal ne doit pas être seulement consommateur de normes importées « mais nous devons apporter notre plus-value nationale pour être à l’origine de certaines normes».

Oumar KANDE

Malgré son importance dans la communauté, la Brigade d’hygiène fait face à des difficultés qui ne sont pas de nature à optimiser le rendement de son service. Cependant, l’Etat du Sénégal est dans de bonnes dispositions pour renverser la tendance. En attendant, l’heure est à la mutualisation des moyens pour une meilleure efficacité du service.

Pendant deux jours, les éléments de la Brigade d’hygiène de Pikine, renforcés par leurs collègues des autres départements de Dakar, ont mené une opération de prospection de masse destinée à se rapprocher des communautés. Cette stratégie permet de mutualiser les moyens de l’ensemble des six sous-brigades que compte le département de Pikine. En effet, prise individuellement, ces Sous-brigades font face à des difficultés liées particulièrement à l’insuffisance des effectifs et des moyens logistiques. A titre d’exemple, à Pikine Ouest, seuls deux agents sont chargés de faire le terrain et à pied. Cette stratégie permet donc d’élargir la présence d’agents sur le terrain et d’intensifier la recherche et la constatation des infractions en matière d’hygiène.

Le chef du Service d’hygiène de la région de Dakar, Rassoul Bâ, a rappelé la volonté de l’Etat de renforcer les moyens de son service. « Le Service d’hygiène reçoit des moyens, mais le flux sortant est plus important que le flux entrant », a-t-il soutenu. A l’en croire, le Service d’hygiène est dans une dynamique de renforcer la recherche et la constatation en matière d’hygiène dans les familles, les lieux publics (boutiques, marchés) avec un accent plus marqué dans les domiciles. « Nous visons le conditionnement des ordures à domicile en incitant les populations à collecter les déchets dans les poubelles réglementaires. Nous comptons également éradiquer les écoulements d’eau sur la voie publique », a affirmé M. Bâ.

Selon lui, les collectivités locales doivent savoir que les actions du Service d’hygiène consistent à améliorer la salubrité de leurs localités. De même, il a précisé que la gestion de la salubrité publique est une compétence des collectivités locales. Par conséquent, il les a appelés à se comporter comme les premiers partenaires du Service d’hygiène. « Au-delà de la salubrité publique, c’est la protection sanitaire de leurs populations qui est en jeu. Donc, j’appelle les collectivités à mieux participer aux activités des Brigades d’hygiène », a avancé le chef du Service d’hygiène de Dakar. Rassoul Bâ a saisi cette occasion pour rappeler les objectifs du Service d’hygiène qui consistent, entre autres, à renforcer le respect de la loi dans toute sa rigueur, avec beaucoup de pédagogie et d’éducation des populations en matière d’hygiène et de salubrité.

« Il s’agit également d’œuvrer à la promotion des pratiques familiales en matière d’hygiène : la promotion d’une bonne conservation des ordures au niveau des domiciles, l’entretien des latrines, la promotion du lavage des mains à l’eau et au savon, la bonne conservation des eaux à domicile, la protection des aliments dans les domiciles... Autant de choses qui participent à renforcer l’hygiène et la salubrité dans les ménages », a-t-il souligné.

Abdou DIOP

La délégation envoyée par l’Etat en Espagne, après la mort de deux émigrés, a procédé immédiatement au règlement des frais de rapatriement des dépouilles, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.  Selon le texte, les corps seront incessamment acheminés à Dakar.

Le communiqué renseigne également que le « gouvernement suit de très près les suites judiciaires de cette affaire et entend réaffirmer que les intérêts des familles des défunts seront bien défendus comme le gouvernement l’a toujours fait lorsque des Sénégalais sont confrontés à des difficultés à l’étranger ». Dépêchée en Espagne par le gouvernement, la délégation  a rencontré, avec le Consul général du Sénégal à Madrid, les Autorités municipales de cette ville ainsi que le commissaire général de la Police des étrangers et des Frontières à qui elle a signifié l’exigence d’une enquête impartiale pour établir les causes et les circonstances des décès de Mame Mbaye Ndiaye et de Ousseynou Mbaye.  Selon la note, elle a aussi rencontré les familles des défunts et la communauté sénégalaise à qui elle a présenté les condoléances du président de la République, Macky Sall, et celles du gouvernement.

B. DIONE

Les travaux de modernisation du site du «Daaka» vont se poursuivre, selon le Chef de l’Etat qui était, hier, l’hôte de la retraite spirituelle de Madina-Gounass. Il a mis à profit sa présence pour demander des prières pour la réalisation de son «dessein pour le pays». Macky Sall a aussi sollicité les mêmes prières pour les disparus du crash de l’hélicoptère et un bon hivernage.

Le Président de la République, Macky Sall, a soutenu, hier, que les travaux entamés sur le site de la retraite spirituelle de Madina-Gounass vont se «poursuivre». Il a souligné qu’ils ne constituent qu’une «infime partie» par rapport à ce qu’il voudrait réaliser pour le «Daaka». Suscitant alors des applaudissements de l’assistance pourtant bannis par le marabout. «Nous poursuivrons les travaux selon les vœux de notre guide Thierno Amadou Tidiane Bâ et suivant ses orientations», a insisté le Chef de l’Etat juste après la prière médiane de la journée qu’il a célébrée sur le site du «Daaka» même. Arrivé en milieu de journée à Madina-Gounass, le Président Sall y a sacrifié à la prière du vendredi après 16 heures, sous un soleil ardent. Son immense cortège prendra juste après la destination du «Daaka», faisant sortir nombre de bonnes dames de la ville pour voir le défilé de bolides.

Accompagné des ministres des Transports et des Infrastructures, Abdoulaye Daouda Diallo, et de la Communication, Abdoulaye Baldé, le Président a sollicité les prières des figures religieuses et des pèlerins pour un bon hivernage mais surtout pour que la paix prévale dans le pays. Idem pour le repos de l’âme des disparus de l’accident de l’hélicoptère militaire survenu le mercredi dernier au large de Missirah. Il a également demandé de dire des prières pour conjurer tout malheur qui pourrait se faire jour dans le pays.

Disant nourrir un «grand dessein pour le Sénégal», Macky Sall a appelé les pèlerins à l’aider, par des prières, à le «réaliser». Il a, en outre, vivement remercié le khalife de Madina-Gounass pour sa posture dans la perpétuation du leg de son père mais aussi pour son statut de combattant de l’Islam. Poursuivant, le Président de la République a imploré le Seigneur pour que le khalife ait une «longue vie et une excellente santé», saluant, au passage, les pèlerins venus des différents pays de la sous-région qu’il a cités nommément.

Le khalife Thierno Amadou Tidiane Bâ a remercié le chef de l’Etat pour sa «vision en faveur des foyers religieux qu’il veut moderniser». Une «volonté» qui, du reste, se concrétise dans nombre de localités religieuses du pays. Il a naturellement prié pour qu’Allah l’aide à parvenir à ses fins mais aussi pour que la même «inspiration anime ses collaborateurs qui l’accompagnent dans sa tâche».

Le guide religieux a lancé un appel à la jeunesse du pays pour qu’elle s’investisse davantage dans la «pratique religieuse et le travail ». Tout cela, dans l’ «unité et la concorde». «Nous vivons dans un pays béni où il pleut et où l’on peut avoir de bonnes récoltes si on cultive. Que les jeunes de ce pays se consacrent aussi à l’agriculture et à l’élevage avec l’appui du gouvernement», a exhorté Thierno Amadou Tidiane Bâ.


Avant le khalife, son jeune frère, Thierno Abdoul Aziz Thierno Bâ, a rappelé les fondamentaux du «Daaka» pour magnifier «l’engagement du président Macky Sall». Selon lui, son illustre père, El Hadji Mamadou Seydou Bâ, à l’origine de la retraite, voulait subvenir, au début, aux besoins des pèlerins pour que ceux-ci se «consacrent exclusivement à l’adoration divine». Il se rendra vite compte qu’il serait «plus bénéfique pour chaque pèlerin de se prendre en charge». Cette volonté première du fondateur du «Daaka» est, de l’avis d’Abdoul Aziz Bâ, prise, aujourd’hui, en compte par le président de la République. Confirmant la «poursuite des travaux», il a révélé que le recensement des pèlerins «est en train d’être effectué pour mieux envisager la modernisation et l’affectation des habitats».

De notre envoyé spécial, Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

 

Fin, hier, de la 11ème édition du Siagro (Salon international des industries et techniques agro-alimentaires). Les participants ont salué les avancées enregistrées lors de cette édition (13 au 16 mars) qui se tenait au Cices à Dakar. Ils invitent les organisateurs à miser sur la communication.

Les rideaux sont tombés sur la 11ème édition du Salon international des industries et techniques agro-alimentaires (Siagro). Trouvé à son stand en train de ranger ses affaires, Destin Louzolo Kimona est visiblement satisfait. Cet entrepreneur du Congo Brazzaville affirme que cette 11ème édition a été une réussite pour lui. « Le salon s’est bien déroulé. J’ai constaté une forte représentation des entreprises agro-alimentaires. Celles qui s’activent dans le froid comme la nôtre sont sous-représentées. Le Siagro m’a permis de faire connaître ma structure, son expertise »,  a confié ce jeune qui est à sa seconde participation au Siagro. Benoit Simonnet qui s’active également dans le froid solaire, dit constater que le Siagro gagne en taille et prend de l’ampleur. « Nous avons pu nouer des contacts avec de futurs clients. Il y a eu des choses intéressantes durant cette 11ème édition », commente M. Simonnet. «J’ai un sentiment de satisfaction. Je vous donne comme indicateur, le taux d’affluence des visiteurs. Notre stand était le lieu de rencontre entre le top management du groupe et les producteurs. Nous en avons profité pour signer des conventions de partenariat entre notre abattoir et les producteurs intégrés »,  a déclaré avec satisfaction, Dr Mamadou Bâ, responsable de l’appui technique et vétérinaire du groupe Sedima. Selon M. Bâ, avec cet abattoir, les producteurs sont assurés d’écouler facilement leurs produits. Le Groupe Sedima, précise-t-il, s’est engagé à acheter toutes les productions avicoles. Dr Yakhya El Hadj Thior, chef du bureau bétail-viande au ministère de l’Élevage et des Productions animales estime que son département a su tirer profit des quatre jours du salon. « Notre stand a enregistré beaucoup de visiteurs. Nous en avons profité pour sensibiliser et informer les uns et les autres sur les missions de notre ministère, les projets et programmes, les opportunités », a expliqué M. Thior. A l’Adepta   (Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires) fortement représentée, on parle de réussite de cette 11ème édition. « Cette 11ème édition a été intéressante. Les entreprises membres de Adepta étaient bien représentées. Nous avons eu des contacts. Il reste à travailler pour concrétiser les projets », a déclaré Anaïs Fabre, chargée de développement Afrique subsaharienne à Adepta.

Les participants n’ont pas manqué de faire des recommandations pour la prochaine édition prévue en 2020. Si Mme Fabre demande que la logistique soit bien prise en compte pour la prochaine édition, Dr Mamadou Bâ du groupe Sedima souhaite que l’accent soit mis sur la communication. « Les organisateurs doivent faire des efforts sur la communication pour que le public soit bien informé », recommande M. Bâ.  « Il faut sensibiliser davantage le grand public sur l’importance du Siagro. Il faut faire plus de communication », ajoute Dr Thior du ministère de l’Élevage.

Aliou KANDE

 

Monsieur le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne prendra part, au nom de Son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République, au 8ème Forum mondial de l’eau, prévu à Brasilia au Brésil, du 18 au 23 mars 2018, sous le thème «Partager l’eau».

Environ 40.000 participants issus de 160 pays, représentant l’ensemble des acteurs de l’eau (décideurs, politiques, experts, Ong), sont attendus pour ce grand rendez-vous d’échanges autour des enjeux de l’eau et de l’assainissement au plan mondial.

Le retour de Monsieur le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne à Dakar est prévu pour le 21 mars 2018.

La Cellule de Communication

La mairie de Madrid a lancé, hier, un appel au calme, au lendemain de la mort controversée d’un vendeur à la sauvette sénégalais ayant débouché sur de violentes manifestations de protestation dans le centre.

“Nous voulons lancer un appel au calme”, a déclaré, à l’Hôtel de ville, la première adjointe Marta Higueras, alors que le quartier populaire et métissé de Lavapiés, théâtre du décès et des heurts, restait sous tension.  Elle a annoncé que la maire de Madrid, Manuela Carmena, avait écourté un séjour à Paris pour rentrer précipitamment. Hier en fin de matinée, quelques dizaines d’immigrés ont débordé la police anti-émeute, déployée dans ce quartier du centre historique, lançant des projectiles et des chaises sur les forces de l’ordre.

Ce quartier de ruelles en pente de plus en plus à la mode - où vivent en bonne intelligence Espagnols et immigrés de toutes nationalités - est en ébullition depuis la mort de Mame Mbaye Ndiaye, un Sénégalais de 35 ans, habituellement vendeur à la sauvette sur la place de la Puerta del Sol, la plus célèbre de Madrid. Jeudi en fin d’après-midi, Mbaye avait été chassé de la place par une intervention de la police et avait fui, vraisemblablement avec son lourd ballot, jusqu’à la rue de l’Ours, distante d’un kilomètre.

Il s’y est effondré, victime d’une crise cardiaque. Les secours ont reçu un appel à 16h52, car il était pris de convulsions. Quelques heures après le décès, des dizaines de protestataires avaient lancé des pierres, gros pavés, bouteilles, etc., sur un camion de pompiers et les nombreux policiers nationaux déployés.

Les agents anti-émeute avaient répliqué, notamment en tirant des balles en caoutchouc. Des éléments de mobilier urbain, des entrées de succursales bancaires et des deux roues avaient été incendiés. La police a compté dix blessés dans ses rangs et a rapporté six arrestations. “Nous comprenons les expressions de douleur spontanées (...) mais nous voulons manifester notre rejet de tout type de vandalisme qui n’ont rien à voir avec le modèle de vivre ensemble et d’intégration de Lavapiés”, a déclaré l’élue de gauche, Marta Higueras, au nom de la mairie.

Condoléances
Dans le local du Mouvement contre l’intolérance, à Lavapiés, l’Espagnol Esteban Ibarra a assuré à l’Afp que “beaucoup de jeunes encapuchonnés, qui n’étaient pas noirs, avaient monté la bataille rangée (avec les policiers)” et “des Sénégalais s’étaient joints”.
Le gouvernement espagnol a présenté ses condoléances “à la famille et aux amis” de Mbaye, tout en dénonçant aussi la violence. Des bougies et des fleurs marquaient, hier, le lieu du décès. Et une nouvelle manifestation était annoncée à 18H00 (17H00 Gmt) dans le quartier.

Selon l’élu en charge de la police municipale, José Javier Barbero Gutiérrez, Mbaye a succombé à un arrêt cardiaque environ 15 ou 20 minutes après s’être “apparemment trouvé Puerta del Sol où s’était produite une intervention policière concernant la vente ambulante”. “Nous n’avons pas connaissance d’une intervention policière le visant personnellement”, a ajouté l’élu, alors que de nombreux Sénégalais assuraient qu’il avait été contraint de courir parce qu’il était pourchassé par la police.

Pour écarter les doutes, la mairie a annoncé une enquête approfondie et sollicité les enregistrements des caméras sur le parcours.
Et le sort des “manteros” (vendeurs à la sauvette) a soudain fait la Une.

M. Barbero a appelé à réfléchir sur “la façon dont se vivent les situations quotidiennes de lutte pour la survie pure et dure, quand on fuit en permanence la présence policière, avec la peur constante d’être arrêté”.

Cet homme vivait “depuis 12 ou 15 ans sans papiers, sans possibilité de trouver un travail digne”, a regretté M. Barbero, évoquant “un stress chronique”.

L’association Sos Racisme a, pour sa part, dénoncé des “rafles racistes et contrôles au faciès”. Les associations de défense des droits de l’Homme critiquent régulièrement les conditions d’accueil des migrants en Espagne, avec des centre de rétention saturés, voire insalubres, et un accès parfois limité aux demandes d’asile à la frontière.

L’Espagne, 46,5 millions d’habitants, compte environ 10% d’étrangers, dont seulement 64.000 Sénégalais.

(AFP)

 

Le Chef de l’Etat a invité, hier, les acteurs, notamment les fournisseurs d'accès, à s'inscrire dans une baisse continue du coût de l'Internet. «Je sais que les jeunes Sénégalais sont ingénieux, talentueux et ambitieux. Vous êtes nombreux dans les start-up. Vous êtes nombreux dans les réseaux sociaux comme espace d'expression. Vous êtes nombreux à vouloir faire du  numérique une opportunité d'affaire, de création d'emplois et de richesses. Alors, vous trouvez en moi un appui sans réserve », a soutenu le président Macky Sall. Il a informé ainsi, qu’il veillera au renforcement des capacités des jeunes Sénégalais qui interviennent dans le numérique. « En baissant le coût d'accès à Internet, nous offrons à tous des atouts supplémentaires permettant à chaque jeune, en particulier, d’éclore son talent et de réaliser ses projets », a-t-il insisté.

A. DIOP

Le Président de la République a estimé que chaque Sénégalaise, chaque Sénégalais  doit être impliqué. «Pour tous les Sénégalais, homme ou femme, vivants en  ville comme en campagne, lettrés ou analphabètes, quels que soient leurs revenus, le numérique doit être un bien partagé », a dit le président Sall. Dans cet esprit, le gouvernement dotera les campagnes d'infrastructures modernes permettant l’accès au haut débit pour réduire fortement les inégalités et faire d’internet une opportunité pour tous, notamment  les jeunes», a-t-il promis.

A. DIOP

«J’ai décidé de mettre en place un grand prix du Chef de l’Etat pour l’innovation numérique », a annoncé, hier, le président de la République. Ce prix sera doté d’une enveloppe de 20 millions de Fcfa, selon le chef de l’Etat. Le président Sall a dit que le forum sera institutionnalisé. Il a promis d’accompagner le Sénégal numérique. « Nous allons tout faire pour que l’internet coute moins cher. Des efforts soutenus ont été faits dans la modernisation de nos infrastructures, y compris la fibre optique, mais aussi la facilitation de l'accès à internet. Toutefois, il nous faut intensifier nos efforts de modernisation de la gouvernance de ce secteur », a souligné le président de la République. « Tant qu'une seule Sénégalaise, tant qu'un seul Sénégalais reste en dehors de cette révolution à la fois économique, culturelle et sociale, on dira avec force qu'elle est inachevée», a-t-il dit.

A. DIOP

Le chef de l’Etat, Macky Sall a fait part, hier, de sa ferme volonté de faire « un examen objectif et rigoureux » des 5 points de désaccord sur le processus électoral. Il l’a dit en recevant les membres du Cadre de concertations sur le processus électoral avec à leur tête l’ambassadeur Saïdou Nourou Bâ qui a conduit cette équipe composée de la société civile, des partis de l’opposition, des non-alignés  et de Benno Bokk Yaakaar (Majorité). « Ces points de désaccord feront l’objet d’un examen objectif et rigoureux par le gouvernement et par moi- même en tenant compte de l’intérêt exclusif du Sénégal et de ma ferme volonté de parfaire notre système politique et démocratique », a dit le président Sall.

Le Chef de l’Etat s’est réjoui tout de même des points d’accord déjà trouvés au cours des travaux. Pour lui, le plus important dans cet exercice était de se parler dans le but « d’améliorer la transparence et la crédibilité » de système électoral sénégalais. En tant que coordonnateur des travaux, l’ambassadeur Saïdou Nourou Bâ s’était réjoui du climat dans lequel les travaux s’étaient déroulés. «Les travaux se sont déroulés dans une atmosphère qui m’a surpris. Parce que quelque fois il y a des passions. Je respecte toujours ceux qui défendent leur point de vue, mais sans écart. Et l’atmosphère était conviviale, empreinte de respect et de fraternité. J’ai été agréablement surpris par cette cordialité, cette convivialité », avait-il dit le 26 février dernier, lors de la rencontre avec le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Aly Ngouille Ndiaye.

 M. NDONG

Après une trentaine d’années de service au sein de la Société sénégalaise de presse et de publications (Sspp) éditrice du journal «Le Soleil», Mbaye Babacar Dramé dit Mbaye Dramé (journaliste) et Charles Bassène (agent administratif) ont reçu les hommages de leurs collègues encore en activité hier. C’était à l’occasion d’un pot d’adieu, à l’initiative du Syndicat des travailleurs libres du Soleil (Stls) dont ils étaient membres.

En théorie, un pot de départ est une formalité. L’occasion de passer un dernier bon moment avec ses collègues encore en activité avant de s’envoler vers une nouvelle étape de sa vie. Celui d’hier a été riche en émotion. Comme un seul homme, le personnel du quotidien national «Le Soleil», à l’initiative du Syndicat des travailleurs libres du Soleil (Stls), a rendu un hommage mérité aux jeunes retraités : Mbaye Babacar Dramé et Charles Bassène. C’est dans une salle comble que s’était donné rendez-vous une bonne partie du personnel. Toutes les franges de l’entreprise étaient présentes. Des discours courtois ponctués de témoignages sincères ont prévalu tout le long de la cérémonie.

A tour de rôle, les anciens collègues des jeunes retraités ont salué « leur dévouement, leur détermination, leur combativité et surtout leur discrétion ». Cheikh Aliou Amath, qui a parlé au nom des journalistes, a salué en Mbaye Dramé « sa posture de justicier, l’amenant à toujours se battre pour le respect exclusif des droits des travailleurs ». Selon lui, toutes les fois où Mbaye s’est engagé, c’est pour aller jusqu’au bout de sa logique. Il a su raviver la flamme du refus au sein de notre entreprise à une période où les gens se laissaient souvent piétiner », a-t-il rappelé. En Charles Bassène, il a salué «la discrétion, la disponibilité, la jovialité et un respect à l’égard de tout le monde ». Les deux concernés se sont dits particulièrement « émus » par la belle initiative de leurs collègues.

Auparavant, Chérif Thiam, secrétaire général du Stls, parlant de Mbaye Babacar Dramé, avait rendu hommage « à un grand-frère soucieux du bien-être de ses collègues et toujours disponible dans les batailles syndicales ». Evoquant Charles Bassène, il a parlé « d’un homme de devoir, discret et disponible à la fois ». Prenant la parole, Mbaye Babacar Dramé s’est réjoui « des formidables moments passés au sein de l’entreprise, en compagnie de collègues qui sont, par la force des choses, devenus pour certains de véritables frères et sœurs ». De l’entreprise, le concerné dit ne garder que « de bons souvenirs ». Charles Bassène s’est inscrit dans la même logique. Il a invité ses collègues en activité « à cultiver l’entente, l’entraide et la solidarité ».

Le directeur général du journal «Le Soleil», Yakham Mbaye, s’est réjoui de l’initiative prise par le Stls pour magnifier le rôle joué par ses membres retraités. « Rendre hommage à un ancien collègue relève de l’ordre naturel dans l’agenda d’une entreprise », a dit l’actuel patron de la société qui s’est aussi engagé à « sublimer tout retraité de l’entreprise ». C’est ce que Yakham Mbaye a appelé « l’incontournable nécessité pour la direction générale de prendre désormais en main la fête des retraités ». Une première. Et joignant la parole à l’acte, il a fait remettre aux retraités une substantielle enveloppe financière. Après avoir invité le personnel à « davantage communier dans un élan unitaire », il a conclu par « des annonces fortes pour un rayonnement continu du Soleil » dans le paysage médiatique du Sénégal.

Oumar BA

Durant son séjour en Gambie, le Chef de l’Etat, Macky Sall, a rencontré la forte communauté sénégalaise qui vit dans ce pays. Au total, 200 associations sénégalaises composées de groupements féminins, de structures de jeunes et de responsables politiques ont assisté à cette rencontre qui s’est tenue au Coco Ocean Beach, résidence où logeait le Chef de l’Etat et sa délégation. Une occasion saisie par les ressortissants sénégalais pour soulever les difficultés qu’ils vivent au quotidien notamment en matière d’éducation, de transport et de santé principalement. Sensible à leur requête, le Chef de l’Etat leur a offert 28,5 millions de FCfa, soit 50.000 dollars. Une somme destinée à la mise sur pied d’une mutuelle de santé au profit de ses membres. Ladite somme a été remise à l’ambassadeur du Sénégal à Banjul, Saliou Ndiaye. Toujours en réponse aux sollicitations des Sénégalais vivant en Gambie, le Chef de l’Etat a annoncé la création, par la société nationale de transport Dakar Dem Dikk, d’une ligne devant relier Dakar à Banjul.

De notre envoyé spécial à Banjul, Maguette NDONG

Face à la presse hier, au terme de la tenue de la première session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, le Président Adama Barrow a estimé que le jugement de son prédécesseur est «obligatoire». Il a rappelé d’ailleurs qu’une commission a même été installée afin de produire «un bon document d’accusation». Car, selon lui, il faut des preuves avant d’avancer quoi que ce soit.

Toutefois, le Président Adama Barrow précise qu’au-delà de Yahya Jammeh, toute autre personne qui sera accusée de crime, de trafic ou de violation durant les 22 ans de règne de Jammeh sera traduite devant les tribunaux. Yahya Jammeh a quitté la Gambie le 21 janvier 2017 après avoir perdu la présidentielle de décembre 2016. Depuis lors, il s’est réfugié en Guinée Equatoriale.

Maguette NDONG

Le domaine de la sécurité demeure une priorité entre le Sénégal et la Gambie. Et particulièrement la lutte contre le trafic de bois. A cet effet, les deux gouvernements ont décidé d’intensifier «les patrouilles mixtes» sur le long de la frontière. Les Présidents Macky Sall et Adama Barrow ont reconnu qu’un tel trafic a causé trop de torts aux deux Etats. Adama Barrow a même relevé «la compléxité» du problème à cause des nombreuses personnes qui y travaillent. Et pour lui, il faut plus que jamais établir «un partenariat dynamique» entre les deux pays pour mettre un terme à ce fléau. A cet effet, les deux gouvernements ont décidé de se retrouver en fin juillet 2018 dans le cadre de la première réunion de la Commission mixte paritaire pour définir les modalités opérationnelles de ces patrouilles. Dans le domaine du tourisme, les deux pays ont décidé de réaliser le Plan d’actions conjoint convenu pour la mise en œuvre effective de l’Accord signé en mars 2017.

En matière d’Energie, les deux chefs d’Etat ont donné des instructions à leurs gouvernements pour la mise en service, en avril 2018, du point de livraison de Karang en vue de fournir un Mégawatt en plus et l’alimentation de la zone Amdalai- Barra. Des engagements ont été pris dans les domaines de l’environnement (tenue de la réunion du comité mixte ) ainsi que dans les affaires consulaires (mise en œuvre d’un accord) dans le but de consolider «des actions concrètes» assorties de délais précis. Enfin, les deux Chefs d’Etat ont, à travers le communiqué conjoint, demandé à leurs gouvernements respectifs de veiller à la mise en œuvre rigoureuse, diligente et effective des recommandations issues de ce Conseil présidentiel.

Maguette NDONG

Les travaux du pont sur le fleuve Gambie sont réalisés à hauteur de 60 à 65%, en attendant les gros œuvres qui devraient s’achever d’ici à la fin de l’année 2018, a indiqué, lundi, à Banjul (Gambie), l’ambassadeur Paul Badji, Secrétaire exécutif du secrétariat permanent sénégalo-gambien. « J’ai été en mission avant-hier (samedi) sur le chantier, les travaux sont réalisés entre 60 % à 65%. Nous espérons que d’ici à la fin de l’année, les gros œuvres seront achevés », a-t-il dit dans un entretien avec l’Aps.

S’exprimant en marge d’une réunion ministérielle préparatoire à la première session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, M. Badji a assuré qu’après les gros œuvres, il ne restera que les voies secondaires devant permettre d’accéder au pont. « Les travaux sont très avancés. Tous les piliers ont été plantés. Les travaux sont réalisés entre 60% à 65%. C’est du concret », a insisté le Secrétaire exécutif du secrétariat permanent sénégalo-gambien. Le futur pont de plusieurs centaines de mètres entre les localités gambiennes de Farafegni et Soma, devrait faciliter le transport des personnes et des marchandises entre le nord et le sud du Sénégal, pays à l’intérieur duquel se trouve le territoire gambien. La Banque africaine de développement (Bad) a financé la construction de ce pont dont les travaux ont été lancés en 2016. Pendant plus d’une décennie sous le magistère du président Yaya Jammeh, le gouvernement gambien avait souvent fait valoir ses droits de propriété sur le fleuve Gambie pour imposer des taxes jugées surélevées par les transporteurs sénégalais. Ces derniers avaient boycotté le territoire de la Gambie pendant plusieurs mois, en 2016, à cause du décuplement, par les autorités de ce pays, de la taxe à payer pour emprunter le cours d’eau.

(APS)

Le chef de l’Etat a annoncé qu’à partir du mois de juillet, plus de la moitié des ministères va s’installer à Diamnaidio. Dans le site, il est prévu une importante sphère ministérielle toujours dans le but de décongestionner la capitale, Dakar.

Dans le pôle, le président compte aussi construire une « Maison des Nations-Unies » qui aura une capacité d’accueillir 3000 agents des institutions onusiennes.

M. NDONG

Le nouveau premier président de la Cour des comptes du Sénégal, Mamadou Faye, a été installé, hier, après sa prestation de serment. Il a décidé, à cette circonstance, de faire de son action prioritaire, l’amélioration de la qualité des rapports entre acteurs, le recrutement de personnels magistrats, le renforcement des relations avec les partenaires…

La cérémonie officielle s’est tenue, hier, à la salle d’audience de la Cour suprême, en présence du ministre de l’économie, des finances et du plan et une forte délégation de la Cour des comptes de l’Uemoa. Le nouveau premier président de la Cour des comptes du Sénégal, Mamadou Faye, qui a magnifié l’option prise par le président Macky Sall en faveur d’une promotion interne a indiqué qu’il ne ménagera aucun effort pour amener la juridiction financière qu’il dirige à poursuivre, dans l’indépendance et dans la compétence, ses actions multiformes de promotion de la transparence et de l’efficacité de la gestion des ressources publiques».  Dans ce sens, «la culture de la reddition des comptes exige de la Cour des efforts pour une augmentation du nombre de ses rapports de contrôle, une amélioration de la qualité desdits rapports ainsi que leur publication à bonne date», a-t-il éclairé. Aussi, selon Mamadou Faye, une solution rapide devra être trouvée pour le parachèvement de la construction et l’équipement du nouveau siège de la Cour afin de la permettre d’accomplir ses missions dans la sérénité indispensable pour une justice financière performante.

Informant que l’effectif actuel est de 21 magistrats dont neuf emplois supérieurs du siège, il a insisté sur « l’urgence capitale à doter la Cour de ressources humaines de qualité ». «C’est ce qui justifie nos attentes pour des postes budgétaires qui permettront à la Cour de recruter, cette année-ci, aussi bien des magistrats que des assistants de vérification», a-t-il exprimé.

Interroger les mécanismes d’intervention
Tout au plus, « la performance de la Cour appelle un partenariat toujours plus fort avec l’Assemblée nationale. Elle demande également une collaboration avec les autres organes de contrôle de l’Etat pour ce qui est du contrôle interne, avec les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, la presse, le monde académique…», a-t-il renchéri. Le premier président de la Cour des comptes a indiqué, quant aux nouvelles missions qui lui incombent, que la Cour des comptes devra désormais donner son avis sur le système de contrôle interne et le dispositif de contrôle de gestion mis en place par le responsable de programme, la qualité des procédures comptables et des comptes ainsi que sur les rapports annuels de performance en évaluant les résultats obtenus. «Elle est aussi appelée à faire l’évaluation des politiques publiques», a-t-il détaillé.

Il estimé que la Cour doit interroger ses mécanismes d’intervention afin de mieux accompagner, par ses observations et ses recommandations, les réformes de l’Etat et les programmes au service des citoyens, contribuables et usagers». Le nouveau président a, en outre, estimé, au sujet de la régulation budgétaire, que cette pratique pourrait non seulement empêcher la Cour d’amplifier sa contribution à une gouvernance vertueuses et efficace des finances publiques mais aussi et surtout, affecter l’indépendance de la Cour qui, faudrait-il le rappeler, est une institution constitutionnelle bénéficiant d’une autonomie financière. C’est pourquoi, il a demandé que la Cour soit sortie du périmètre de la régulation budgétaire.

Tout compte fait, le président de la chambre des entreprises publiques du Sénégal et doyen de la Cour, Abdou Magib Guèye qui a présidé la cérémonie, a salué la contribution «appréciable» du nouveau premier président, au contrôle de l’exécution des lois des finances. «Votre nomination pour assurer les fonctions de premier président de la Cour des comptes suscite de réels espoirs.

Quant à notre confiance en vous, elle est enracinée dans notre foi à votre attachement à trois valeurs phares de vos nouvelles fonctions : l’indépendance, la rigueur et le sens des responsabilités», a-t-il certifié.

Amadou DIOP

Les membres de la section « Soleil » de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) viennent de reconduire Souleymane Fall au poste de secrétaire général.

Les membres de la section « Soleil » de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), étaient, récemment, réunis en assemblée générale pour le renouvellement de leur bureau. Ils ont élu Souleymane Fall au poste de secrétaire général (Sg). M. Fall était candidat à sa propre succession. A travers cette reconduction, la majorité des membres de cette organisation syndicale a renouvelé sa confiance à Souleymane Fall qui a dit prendre cette nouvelle charge avec « beaucoup de reconnaissance et surtout de détermination ».

Il s’agira, pour lui, de lutter pour la consolidation des acquis et l’amélioration des conditions de travail, une perpétuelle demande des agents de l’entreprise. Il a rappelé, au passage, un certain nombre d’acquis obtenus dans une logique de bataille teintée de solidarité. L’ensemble des syndicats de l’entreprise s’étaient retrouvés alors dans une intersyndicale. Il s’est dit « prêt à continuer le travail entamé avec l’ensemble des organisations syndicales de l’entreprise. «L’essentiel est de veiller au bien-être des travailleurs», a-t-il dit.

Il a rappelé les acquis pour les saluer : indemnité de logement, accord cadre, régularisation des prestataires. Par le renouvellement du bureau la section « Soleil » de la Cnts, Souleymane Fall a salué la cure de jouvence à travers une alternance générationnelle. « Les jeunes ont massivement répondu à l’appel », s’est-il félicité.

Oumar BA

Les perturbations notées dans l’approvisionnement en eau de certains quartiers de Dakar sont liées aux travaux de raccordement d’un nouveau transformateur qui renforcera l’alimentation en énergie du surpresseur de Mékhé.

Ces travaux ne peuvent pas se faire sans la mise à l’arrêt de certains ouvrages de production du système d’alimentation en eau de Dakar à partir du Lac de Guiers. Par conséquent, l’eau n’a pas coulé dans les localités alimentées par les conduites du Lac de Guiers comme en temps normal. Il s’agit des localités de Louga et Thiès, de Rufisque et ses environs, de Dakar et sa banlieue. Sur ce, « un dispositif de camions-citernes sera mis en place pour soulager les populations des quartiers les plus impactés par ces perturbations », indique un communiqué de la Sde parvenu à la rédaction.

I. SANE

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur a décidé de renouer avec la grève. Il a, à cet effet, décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures renouvelables. Ceci, après qu’aucune évolution n’a été notée suite à leurs discussions avec le gouvernement. « Aucune évolution positive n’ayant été notée au sujet de la convocation de la séance plénière Saes-gouvernement de validation des résultats issus des différentes réunions de commissions mises en place par Monsieur le Premier ministre et face au mutisme des autorités, le Saes décrète un mot d’ordre de grève de 48 heures renouvelables le lundi 12 et le mardi 13 mars 2018 », note-t-on dans un communiqué du syndicat. Le Saes a ainsi demandé à ses militants de surseoir à toutes les activités pédagogiques et à toute participation à des activités administratives et aux réunions. Le point central de la revendication du Saes, relatif à la question de la retraite, avait dernièrement connu une évolution lors de la rencontre entre le Premier ministre et ce syndicat. Lors de cette réunion, qui a eu lieu le 16 février dernier, le gouvernement avait décidé la mise en place d’un comité technique pour étudier les hypothèses sur cette question de la retraite. Lequel comité qui devait se réunir permettrait de voir tous les scenarios et toutes les hypothèses qui pourront éclairer une décision du gouvernement sur la retraite des enseignants du supérieur.

Le Saes avait proposé la mise en place d’une retraite complémentaire, d’une retraite supplémentaire, l’abrogation de la loi sur le principe de l’écrêtement et d’un nouveau processus de suivi et de pilotage du système de retraite. Le gouvernement avait, pris des engagements pour l’écrêtement, l’élargissement de l’assiette et de l’intégration de l’indemnité spécifique de recherche dans la base de cotisation. Toutes ces propositions devraient être discutées autour d’une séance plénière entre le Saes et le gouvernement pour ainsi valider les résultats issus des différentes réunions de commissions mises en place par le Premier ministre.

Oumar NDIAYE

La Sénégalaise Nogaye Mbaye a permis de mettre en évidence les défaillances de certains composants électroniques. Les travaux de cette enseignante-chercheure à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sont pris en considération par de grandes compagnies comme Airbus.

Une enseignante-chercheure à la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a réalisé des travaux qui ont forcément des incidences sur l’amélioration de la sécurité dans le domaine de l’aviation pour ne pas dire de l’aéronautique. Le sujet de sa thèse : « Contribution à l’étude de la fiabilité des technologies avancées en environnement radioactif atmosphérique et spatial par des méthodes optiques », énonce les enjeux de la connaissance de la fiabilité des composants électroniques.

Les résultats des recherches du Dr Nogaye Mbaye sont utilisés dans le domaine de l’aéronautique par les grandes compagnies. « Ma thèse porte sur l’étude de fiabilité de composants électroniques. Il s’agit de voir, dans la composante, qu’est-ce qui la rend défaillante et de mettre en place un système qui permet de prévenir la défaillance. Ce sont des composants qu’Airbus me fournissait. Je faisais les tests, et une fois que je trouve la défaillance, celle-ci est envoyée à Airbus qui en tenait en compte », a révélé cette dame titulaire d’un Doctorat en électronique.

L’étude trouve, d’une part, sa pertinence dans l’évolution fulgurante des systèmes embarqués dans le domaine aéronautique et, d’autre part, l’impératif de concevoir des systèmes répondant aux normes de fiabilité. D’autant plus que ces systèmes sont sujets à des rayonnements (les rayons cosmiques, solaires, les protons et les électrons piégés par les ceintures radiatives). « L’interaction de ces systèmes avec ces radiations ionisantes peuvent affecter leurs performances et provoquer des défaillances prématurées limitant leur durée de vie », a soutenu Nogaye Mbaye.

Depuis plusieurs années, des chercheurs se sont concentrés sur des prototypes et des composants commerciaux et la technologie de silicium pour comprendre les effets dans une optique de prédire la probabilité de leur occurrence. L’enseignante-chercheure s’est intéressée à ce que l’on qualifie dans la physique « les effets singuliers », c’est-à-dire ceux provoqués par une seule particule. Parmi ces effets, il y a des composants de puissance comme le Single Event Burnout (Seb) et le Single Event Gate Rupture (Segr). Dans sa thèse, elle a rappelé que le silicium a pendant longtemps, été utilisé comme matériau de base dans la fabrication des dispositifs de puissance. Toutefois, les performances de ces dispositifs sont limitées en termes électriques, a assuré Dr Mbaye, en particulier le problème de compromis entre la résistance spécifique à l’état off et la tenue en tension malgré le faible coût et la maîtrise parfaite de cette technologie. Les composants, a-t-elle indiqué, étaient appliqués dans les calculateurs des avions. Nogaye Mbaye est aussi active dans le domaine de la vulgarisation des sciences. Elle milite comme les autres membres de son groupe pour la révision du modèle d’enseigner les mathématiques.

Une autre approche pour enseigner les maths
Beaucoup d’enseignants et d’universitaires s’accordent sur ce sujet. L’approche de transmission et d’acquisition des connaissances n’est pas incitative. Mouhamadou Lamine Ndiaye, chercheur en pédagogie, Dr Diomba Sambou, Professeur de maths à l’Université catholique de Santiago du Chili, Assane Ndiaye, technicien en informatique, et Dr Nogaye Mbaye ont conçu des outils, dont des puzzles, pour décomplexer l’enseignement de cette discipline.

« Nous développons des produits de vulgarisation scientifique. Nous essayons de mettre en place un système qui ne permet pas d’enseigner les mathématiques de manière théorique. Nous avons mis en place des jeux et des puzzles qui facilitent la démonstration des théorèmes et de faire des calculs sans utiliser la craie », a décrit l’enseignante-chercheure à la Fst de l’Ucad. Les membres de cette équipe, pour se fier à cette approche basée sur moins de théorie et plus de pratique, privilégient les démonstrations dans les écoles et les lycées. Avec ces outils, l’équipe matérialise les concepts et les théorèmes. In fine, la discipline est enseignée de manière ludique. L’apprenant est alors mis devant une situation concrète. Jusqu’ici, de manière générale, la référence à l’abstrait domine l’approche d’acquisition des connaissances en mathématiques.

« Nous sommes de plus en plus sollicités par des enseignants pour aller faire des démonstrations dans des écoles. Notre but, c’est de mettre en place un dispositif qui rend plus vivant l’enseignement des mathématiques. Nous voulons que l’on enseigne autrement les mathématiques », a insisté Nogaye Mbaye. Depuis 2014, cette enseignante et les autres membres de l’équipe se mobilisent pour résoudre l’équation de la simplification de l’enseignement des mathématiques. Ils le font avec conviction, d’autant plus qu’ils n’attendent rien en retour. Ils consacrent une partie de leur temps et de leur énergie à la vulgarisation de leurs outils.

Idrissa SANE

Samedi, vers 12 heures, au bout du fil, mon rédacteur en chef m’informe que Mouhamadou Mbodj, coordonnateur du Forum Civil, est décédé. Je suis aussitôt envahi d’une grande tristesse. Un homme bien est parti. Un homme fin et élégant a fini de servir ses compatriotes.

L’illustre disparu, je l’ai connu à travers mon métier après l’élection présidentielle de février 2007. Mais avant, je le suivais à travers les médias et me délectait de ses sorties médiatiques marquées par la profondeur de ses analyses, sa fine connaissance de la scène politique et surtout des acteurs qui l’animent.

Quand il fallait décortiquer la victoire au premier tour de Me Wade, Président sortant et de ce qui allait structurer la vie politique durant son second mandat, j’ai pensé à lui et proposé à ma rédaction de l’interviewer. Il me donna rendez-vous au siège du Forum Civil.

Le jour de l’entretien, il était déjà sur place mais l’entretien est décalé d’une heure. M. Mbodj rencontrait une délégation de l’Union européenne. Oui, grâce à sa science, il était consulté par tous ceux qui s’intéressent à la vie et à la marche du Sénégal. Après l’entrevue, qui a tiré en longueur, il est venu personnellement me chercher en me présentant ses excuses pour l’attente.

Un échange à bâtons rompus a suivi. A la fin, il me dit qu’il était content de l’entretien et des questions abordées. Celles-ci tournaient, en substance, autour de la configuration du champ politique avec la victoire de Me Wade et la contestation des résultats de l’élection présidentielle, la posture de l’opposition et que faire pour sortir du pays d’un blocage avec les positions tranchées des deux camps.

Je peux l’avouer, aujourd’hui. Ce jour-là, j’ai rencontré un homme d’une exquise courtoisie avec une vaste culture politique, qui connait bien la chose politique. Avec des mots simples, accessibles, il m’a permis et, à travers les colonnes du Soleil, à de nombreux Sénégalais, de décrypter la situation politique d’alors et la trajectoire du pays au cours du second mandat de Me Wade. Dans l’entretien, il m’avait dit qu’on allait vers une rupture du dialogue politique et il lançait un appel pressant et insistant à la classe politique pour que le pouvoir et l’opposition s’asseyent autour d’une table pour discuter et arriver à des consensus forts, pour consolider la démocratie sénégalaise et l’Etat de droit.

Tel était l’homme. Un combattant infatigable de la démocratie et de l’Etat de droit. Malheureusement, sa prédiction s’est réalisée. Après avoir contesté les résultats de l’élection présidentielle, l’opposition d’alors boycotta les législatives de 2007 et organisa les Assises nationales avec d’autres acteurs notamment ceux de la société civile. Et Mouhamadou Mbodj faisait partie de ceux qui pensaient que ces Assises nationales allaient être une excellente tribune pour discuter et parvenir à des consensus forts. Malheureusement, tel ne fut pas le cas. Le camp présidentiel boycotta ces assises nationales.

Depuis ce premier entretien, nous avons gardé de bonnes relations. Et chaque fois que j’avais besoin d’un éclairage sur certaines questions, il me recevait et on discutait. Je garde de lui un homme simple, accessible. Et comme l’a écrit l’ancien Premier ministre Aminata Touré, il était « un combattant valeureux qui savait allier engagement sans faille et courtoisie exquise ».

Oui, dans ses analyses et différentes sorties, parfois, malgré la gravité de la situation, il savait utiliser les mots justes, sans blesser ou verser dans le catastrophisme ou l’outrance, pour décortiquer les situations les plus complexes et proposer des solutions. Son sens des responsabilités faisait qu’il avait la parole rare.

Ce qui est une grande qualité dans ce pays. Je retiens de l’illustre disparu qu’il a contribué, dans la discrétion, à la pacification de l'espace politique sénégalais, à la fortification de la société civile. De son vivant, il s’est battu pour l’émergence d’un espace citoyen où les questions de bonne gouvernance et de transparence doivent être au cœur de l’action publique. Avec son décès, le Sénégal perd un grand homme. Et les mots me manquent pour dire tout le bien que je pense du défunt. Je m’honore de l’avoir connu et prie le bon dieu qu’il l’accueille dans son paradis.

Par Mamadou GUEYE

Dans les années 1990, au plus fort des guerres civiles qui déchiraient plusieurs pays africains (Angola, Libéria, Sierra Leone…), on a appelé « les diamants du sang », les pierres précieuses extraites de ces pays, vendues clandestinement en toute illégalité pour servir en retour aux protagonistes à financer leurs effroyables tueries. L’émotion suscitée sur le mondial a conduit à l’imposition d’un certificat de traçabilité attestant que les diamants vendus ne proviennent pas de ces zones de conflit et plus connue sous le nom de processus de Kimberley, depuis mai 2000.

Le même esprit doit également conduire à déclarer comme « minerais de sang » ceux qui sont, aujourd’hui, extraits en Rdc, ravagée, depuis 20 ans, par une guerre entretenue par une kyrielle de groupes rebelles. Pays immense, aux ressources minières faramineuses, la Rdc est ainsi victime des convoitises que suscitent ses richesses chez de grands groupes miniers et de certains de ses voisins. Du temps où Mobutu tenait le pays d’une main de fer, la société nationale Gécamines, aujourd’hui privatisée (mais l’État reste l’unique actionnaire), gérait l’exploitation des minerais. Mais actuellement, elle semble échapper au contrôle de l’État congolais et noue avec les multinationales des contrats de concession très avantageux pour ces dernières. D’une gestion mobutuesque, elle est passée à une gestion kabilesque, sans que le pays en tire des avantages substantiels pour son développement. Plongé dans une instabilité politique permanente, l’État congolais est très faible pour défendre ses ressources. L’est du pays est soumis à des seigneurs de guerre exploitant, à leur profit, les ressources minières dans les zones qu’ils contrôlent, avec la complicité de groupes miniers. En fait, ces derniers n’ont pas intérêt à voir un État congolais fort et la multiplication des rebellions fait leur affaire. Un minerai stratégique comme le cobalt dont la Rdc est le principal producteur voit en ce moment son cours flamber avec la demande importante de l’industrie des voitures électriques, des téléphones portables… C’est à un véritable pillage auquel on assiste dans ce pays où quelque 120 groupes rebelles font de l’est de la Rdc une zone de non droit. Le récent code minier qui a sensiblement augmenté les taxes sur certains minerais comme le cobalt ou le cuivre, fait grincer les dents aux grands groupes miniers. Ils font du lobbying auprès du président Kabila pour une baisse des taxes.

Aujourd’hui, selon les observateurs, si l’on tient compte des différents contingents de la Monusco présente depuis 2010 avec près de 20.000 hommes, 52 armées nationales sont en Rdc. Toutefois, les populations ne sont pas pour autant bien protégées contre les violences exercées par les groupes rebelles. Près de 4,5 millions de personnes déplacées sont dénombrées en Rdc et le conflit a fait 8 millions de morts depuis 1998. Soit les plus grosses pertes dans un conflit depuis la Seconde guerre mondiale. Et tant que les entrailles de son sol continueront de vomir les minerais essentiels dont ont besoin les industries des pays développés, la « communauté internationale » ne s’émouvra de la situation en Rdc que pour se donner bonne conscience.

Par Ibrahima MBODJ

Profitant de la Journée mondiale de la femme, le Women’s Investment Club ou club d’investissement des femmes sénégalaises (Wic), regroupant 72 femmes entrepreneures, a organisé un panel sur l’entrepreneuriat au féminin. Déjà présent sur le marché financier de l’Uemoa avec le «fonds d’investissement créé par des femmes et pour des femmes», le Wic a bénéficié d’un appui de taille de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide. La présidente du club d’investissement des femmes sénégalaises, Madjiguène Sock et le Délégué général à l’entrepreneuriat rapide, Papa Amadou Sarr, ont signé un accord de parteneuriat permettant à ces femmes de bénéficier d’un financement de 500 millions de FCfa. La présidente du Wic a indiqué que ce processus permettra de renforcer ce club de femmes qui avait déjà près de 400 millions de fonds propres. «Nous sommes en négociation depuis plusieurs semaines pour identifier les approches de partenariat. La Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide cherche des plateformes qui existent déjà, qui sont structurées et qui peuvent investir dans l’entrepreneuriat féminin et des jeunes. Nous avons présenté notre modèle financier et il y a eu beaucoup de discussions ; le fonds du Wic travaille en partenariat avec les investisseurs institutionnels et individuels», a expliqué Mme Sock. Selon elle, la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide devient un partenaire institutionnel qui s’engage à investir 500 millions de FCfa à travers le Wic dans les entreprises des femmes qui sont passées par notre processus de sélection avec nos critères.

Le Délégué général à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes, Papa Amadou Sarr, s’est félicité de cet accord avec cette structure qui fait confiance à d’autres femmes et qui les positionne comme des actrices de l’économie. Il assure que les 500 millions seront disponibles en avril pour accompagner ces entrepreneures.

Mme Sock a expliqué que le Wic est un club d’investissement qui a été créé par les femmes et pour les femmes et est en train de développer des mécanismes de financement innovants. «Nous avons mobilisé presque 400 millions qui sont investis à la Bourse régionale des valeurs mobilières et nous allons bientôt lancer le fonds qui va se focaliser sur les startups et les très petites entreprises», a indiqué la présidente du Wic. Pour elle, l’idée c’est de créer de nouveaux mécanismes de financement en plus de ceux qui existent déjà pour soutenir les besoins des femmes entrepreneures allant de 10 millions à 150 millions de FCfa.

Abordant les difficultés de l’entrepreneuriat féminin débattues lors des panels, la présidente du Wic reconnait que les femmes ont des contraintes qui leur sont propres sur le plan social, sans oublier les contraintes liées à l’environnement des affaires notamment la fiscalité, l’accès au financement. «Nous essayons de régler ces difficultés en créant un nouveau mécanisme de financement qui n’existe pas jusque-là. Cela demande de l’innovation et que le cadre réglementaire de l’Uemoa puisse évoluer pour que les réseaux d’investisseurs puissent s’organiser de manière différentes, prendre des risques», a-t-elle dit. Anta Babacar Ngom du Groupe Sedima déclare que les femmes « ont envie d’entreprendre », estimant qu’il faut continuer à se battre malgré les difficultés en tant que femmes, «car on a, après, des histoires à raconter».

Oumar KANDE


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.