A LA UNE (2696)

L’ambassadeur des Etats-Unis, à Dakar, James Zumwalt, a été reçu, hier, en audience par le chef de l’Etat, Macky Sall. Il a confirmé que le Sénégal va bénéficier d’un deuxième compact, réitérer l’appui de son pays au Pse. Face au terrorisme dans le monde et plus particulièrement dans la sous-région, les Etats-Unis d’Amérique comptent aussi apporter leur soutien à notre pays. Ainsi, dès le mois prochain, des manœuvres seront organisées au Sénégal entre les deux armées.
L’ambassadeur des Etats-Unis qui a été reçu hier par le président de la République, a réitéré le soutien de son pays pour la réussite du Plan Sénégal émergent (Pse) et de la politique de développement de l’énergie.  
A propos de l’éligibilité de notre pays au Millénium Challenge Account, l’ambassadeur a confirmé que le Sénégal bénéficiera d’un nouveau contrat dont il faudra déterminer les priorités.
Le premier Compact d’un montant de 540 millions de dollars Us, signé en 2009 par le gouvernement des Etats-Unis à travers le Millennium Challenge Corporation (Mcc), et la République du Sénégal visait à réduire la pauvreté et stimuler la croissance économique par le désenclavement des zones de productivités agricoles du pays et l’élargissement de l'accès aux marchés et aux services.    A travers Millennium Challenge Account-Sénégal, le gouvernement a mis en œuvre ce programme qui devait s’exécuter en cinq ans. Ce programme a pris fin en septembre 2015.
La réhabilitation des routes, l'irrigation, la gestion des ressources en eau, sont autant de projets du Mcc qui visent la modernisation du réseau routier et des systèmes d'irrigation importants, géographiquement situés dans la vallée du fleuve Sénégal et la région de la Casamance.
Les priorités du Compact ont été choisies pour s’aligner aux objectifs globaux à long terme de renforcement de la croissance nationale et d’atteinte de la sécurité alimentaire. Les deux axes les plus critiques du réseau routier du pays à savoir la Route nationale 2 (RN2) et la Route nationale 6 (RN6) qui connecte de grands centres urbains aux régions agricoles du pays ont bénéficié du projet américain. L’investissement sur la RN2 a réhabilité et a élargi 121.6 km de route de Richard-Toll à Ndioum, et a construit le pont de Ndioum et ses bretelles d’accès notamment à l’île à Morphil  et au réseau routier national. 

Manoeuvres militaires
Quant à la RN6, elle est la principale route par lequel transitent les produits agricoles de la Casamance vers le reste du Sénégal sans passer par la Gambie. 64 kilomètres de la RN6 ainsi que le pont de Kolda ont été réhabilités. Le Projet consiste à réhabiliter les routes selon les normes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).  Les investissements de Mcc dans le réseau routier du Sénégal visent à améliorer les conditions des routes, augmenter leur sécurité et diminuer les temps et coûts de transport et de permettre un meilleur acheminement des produits agricoles locaux vers les marchés nationaux et internationaux pendant toute l'année. En plus d'augmenter l’accès des producteurs et des consommateurs aux marchés, la réhabilitation des routes va accroître l’accès des populations aux services communautaires de base, tels que les écoles et les hôpitaux.
Le chef de la mission diplomatique américaine a aussi annoncé que notre pays abritera, dès le mois prochain, des manœuvres militaires entre Sénégalais et Américains pour faire face à la lutte contre le terrorisme.
Cet exercice militaire, selon l’ambassadeur, permettra de faire face au terrorisme mais surtout de renforcer les liens en matière de sécurité. Récemment, lors des événements du 20 novembre 2015, à l’hôtel Radisson de Bamako, une unité américaine était allée intervenir aux côtés des forces de sécurité maliennes pour faire libérer les otages.

El. H. A. THIAM


Le Colonel Daouda Diop a été officiellement installé comme nouveau directeur de l’administration pénitentiaire. Il a remplacé le magistrat Cheikh Tidiane Diallo qui était à la tête de cette direction depuis sept ans. Dans son intervention, le ministre de la Justice Me Sidiki Kaba a estimé que la prison est devenue un enjeu dans la politique de collecte de renseignements dans ce contexte de menaces.

« L’univers carcéral est devenu un enjeu dans la politique de collecte de renseignements. Il est le lieu de propagation des idéologies subversives fondées prétendument sur la religion et dont la dangerosité n’est plus à démontrer. La prison est un milieu où l’activité préventive et celle de riposte doivent être menées ». C’est ce qu’a préconisé, hier, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba. C’était lors de la cérémonie d’installation du Colonel Daouda Diop comme nouveau directeur de l’administration pénitentiaire, en remplacement du magistrat Cheikh Tidiane Diallo.

En outre, le Garde des Sceaux a rappelé que la mission de l’administration pénitentiaire est l’exécution des sanctions pénales. Ce qui est au croissement des questions de sécurité, de paix sociale, de politique criminelle et même de justice sociale. « C’est à travers elle qu’on assure la réinsertion des détenus, prévient la commission des crimes et assure la paix sociale. L’importance de l’administration pénitentiaire se mesure aussi à l’ampleur des ressources humaines et matérielles déployées pour l’exécution des tâches qui lui sont imparties », a déclaré Me Sidiki Kaba.

Il a aussi rendu un vibrant hommage à Cheikh Tidiane Diallo, « magistrat émérite au cursus exemplaire ». « Il a mérité de la République. Sa carrière est à la fois riche et exceptionnelle.  Il a dirigé cette direction certes avec rigueur et fermeté, mais surtout en démontrant des qualités managériales et humaines qui lui ont valu la reconnaissance de ces paires », a témoigné le ministre de la Justice.

Quant au Colonel Daouda Diop, a souligné Me Kaba, le choix porté sur sa personne par le président de la République n’est pas fortuit. « J’ai la certitude que vos qualités vous rendent apte à exercer vos fonctions. Tout le monde connaît votre rigueur et nous espérons que l’administration pénitentiaire en bénéficiera largement. Vous avez une solide assise universitaire. Vous êtes parfaitement imbus des valeurs des droits humains qui sous-tendent l’activité pénitentiaire des temps modernes », a affirmé Me Sidiki Kaba. Toutefois, il a demandé au directeur rentrant de se rappeler que « nous avons des engagements internationaux qui font que nous avons l’obligation de traiter nos détenus selon les standards les plus élevés ». « Au-delà même de la nécessité de respecter nos engagements internationaux, nous avons dans notre propre culture le respect de la dignité humaine », a soutenu l’ancien défenseur des droits de l’homme.

Pour sa part, Cheikh Tidiane Diallo, ex-directeur de l’administration pénitentiaire, dit quitter son poste avec la conviction d’avoir accompli sa mission. « Notre mission à la direction de l’administration pénitentiaire était d’exécuter la politique pénitentiaire définie par le président de la République, afin que celle-ci occupe sa place au sein des forces de défense et de sécurité », a-t-il souligné d’emblée. Dans la mise en œuvre de cette mission, poursuivit-il, quatre objectifs ont été fixés. Il s’agit d’abord de la modernisation de l’administration pénitentiaire. « A cet égard nous avons créé le corps des Eléments d’intervention pénitentiaire (Epi), l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (Enap) et l’érection de six Inspections régionales de l’administration pénitentiaire (Erap) », a dressé le magistrat.

Ensuite, il y a le respect des droits de l’homme sous le contrôle de l’observatoire national des lieux de privation de liberté et l’humanisation des conditions de détention. « Pour cela, nous avons créé 37 services socio-éducatifs pour la réinsertion sociale. La hausse de l’indemnité journalière d’entretien est aussi passée entre 2008 et 2016 de 310 FCfa à 1.000 FCfa », s’est félicité M. Diallo. Enfin, a noté le prédécesseur du Colonel Daouda Diop, le quatrième objectif atteint est l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel par la valorisation de la fonction pénitentiaire.

NOUVEAU DIRECTEUR DE L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE : « La rigueur, l’intégrité, l’équité et l’humanisme »
Le nouveau directeur de l’administration pénitentiaire, le Colonel Daouda Diop, compte fonder son action sur les principes de rigueur, d’intégrité, de professionnalisme, d’équité et d’humanisme. Il a invité tous les travailleurs de l’administration  pénitentiaire à se joindre à lui pour « relever tous les défis majeurs, afin de faire du service public pénitentiaire un outil performant au service de la collectivité ». Le Colonel Daouda Diop a aussi exprimé sa gratitude et sa reconnaissance au président de la République, Macky Sall, pour lui avoir confié cette mission à la tête de l’administration pénitentiaire. « Je voudrais lui assurer mon engagement total pour mériter cette confiance », a dit le gendarme.

960 libérations conditionnelles
 Selon Me Sidiki Kaba, à ce jour, pas moins de 960 détenus ont bénéficié de la libération conditionnelle. Si l’on en croit au ministre de la Justice, le gouvernement compte poursuivre cette dynamique qui n’est rien d’autre que la réinsertion sociale des détenus. C’est aussi, dit-il, une manière de désengorger les prisons. « C’est tout le sens qu’il faut donner à la réinsertion sociale qui est l’autre pendant de la sanction pénale qui n’est pas que répressive. J’ai tenu à ce que les libérations conditionnelles puissent être exécutées et allouées à tous les détenus qui offrent des gages d’adaptation et de réinsertion », a insisté le garde des Sceaux.

1.263 gardiens de prisons pour plus de 9.200 détenus
Au Sénégal, seulement 1.263 gardiens de prison dont un peu moins de 300 femmes sont chargés de veiller sur plus de 9.200 détenus. La révélation a été faite hier par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, lors de la cérémonie de passation de service entre l’ancien et le nouveau directeur de l’administration pénitentiaire. Ce département compte 37 établissements pénitentiaires. « A travers ces chiffres, on se rend compte que l’exécution des peines privatives de liberté a atteint une ampleur considérable dans les activités du ministère de la Justice. Que ce soit en termes de volume d’activités qu’en moyens consentis. C’est pour cette raison que l’Etat du Sénégal a toujours veillé à placer à la tête de ce secteur du ministère non seulement des hommes aux états de services irréprochables mais aussi  ayant le sens du commandement. Ce sont ces qualités qui caractérisent le directeur de l’administration pénitentiaire sortant, le magistrat Cheikh Tidiane Diallo et celui entrant, le Colonel Daouda Diop », a estimé Me Sidiki Kaba.

MORT SUBITE : Les derniers mots de l’inspecteur Ousmane Faye
L’inspecteur de l’administration pénitentiaire, Ousmane Faye, ne verra jamais le nouveau directeur de l’administration pénitentiaire, le Colonel Daouda Diop, dans ses œuvres. Il n’a même pas eu le temps de dire au revoir à ses frères d’arme avec qui il a cheminé depuis de très longues années. A peine la lecture de son discours terminée, il a fait un malaise et est tombé par terre. Il ne se relèvera plus jamais. L’inspecteur de l’administration pénitentiaire a rendu l’âme même avant son évacuation à bord de l’ambulance de SOS Médecin à l’hôpital principal de Dakar, selon une source de l’administration pénitentiaire. Né en 1956 à Gorom, vers Sangalkam, dans les zones Niayes, Ousmane Faye était le chef de la division des inspections et services. Il a été régisseur de prison à Kolda, chef de personnel à la direction de l’administration pénitentiaire. L’inspecteur Faye a aussi effectué des missions de l’Onu en Côte d’Ivoire, au Tchad, etc. Il est de la 11e pomotion  de l’Ecole  nationale de police où sont formés les agents de l’administration pénitentiaire. Voici ces derniers mots : « Nous osons espérer que la voie tracée par M. Cheikh Tidiane Diallo continuera d’avancer de plus belle avec l’arrivée du nouveau directeur de l’administration pénitentiaire, le Colonel Daouda Diop. Etant des Républicains convaincus, fortement attachés aux valeurs de loyauté, de dignité et de justice, vous trouverez des agents qui ne ménageront aucun effort pour vous accompagner et vous soutenir. Notre seul credo est de servir le service public pénitentiaire. Il ne me reste qu’à vous souhaiter plein succès M. le directeur entrant dans vos nouvelles fonctions ».

L’hommage du ministre de la Justice
"Au nom du président de la République, Macky Sall, du Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, de tout le gouvernement, de toute la compagnie judiciaire, celle des forces armées et de sécurité du Sénégal, je présente mes condoléances les plus attristées, les plus émues à toute la famille pénitentiaire à l’occasion du brusque rappel à Dieu, hier, de l’inspecteur Ousmane Faye de la Direction de l’Administration pénitentiaire, alors même qu’il s’apprêtait à finir son discours lors de l’installation du nouveau Directeur, le colonel Daouda Diop. En nom personnel et au nom de tout le personnel du ministère de la Justice, nous adressons nos condoléances aussi à la famille de l’inspecteur Ousmane Faye, à toutes et tous ceux avec qui il était en proximité dans son travail et dans son voisinage. La mort a arraché cet homme de devoir à notre affection «en plein midi» de son «existence», mais aussi en plein exercice de sa mission. Qu’Allah (Saw) l’accueille dans son paradis ! "

Compte rendu de Ndiol Maka SECK
et Oumar BA


La loi interdisant la production, l’importation, la détention, la distribution et l’utilisation de sachets en plastique fin est entrée en vigueur depuis le 4 janvier dernier. Cette mesure est saluée par certains commerçants, mais elle suscite chez eux quelques inquiétudes, notamment sur les solutions de rechange.
A travers les dédales du grouillant marché Tilène, ce mardi matin, lendemain de l’entrée en vigueur de la loi interdisant la production, l’importation, la détention, la distribution et l’utilisation de sachets plastiques fins, l’on ne manque pas d’en remarquer, accrochés aux esses au-dessus des étals achalandés. Ici, même si cette mesure est saluée, elle suscite des craintes chez certains commerçants. Comme s’ils s’étaient passé le mot, tous nos interlocuteurs regrettent qu’on ne leur ait pas proposé une alternative aux sachets plastiques légers. Mass Diallo, vendeurs de fruits, est de ceux-là. « L’idée d’interdiction des sachets plastiques est bien noble, car c’est pour protéger la nature, mais encore faudrait-il qu’on nous propose d’autres types d’emballages ».
Malgré l’entrée en vigueur de cette loi, il fait remarquer que les sachets en plastique légers continuent d’être vendus comme de petits pains. Lui-même en garde encore un important stock. Mass Diallo pose ainsi le problème du suivi et de l’application de cette mesure. « Le produit est toujours disponible sur le marché, le seul problème c’est que les gens en ont profité pour augmenter son prix d’achat », poursuit-il.

Démarche inclusive
Même son de cloche chez Mame Mor Ndiaye, un grossiste dont le local est coincé entre les vendeuses de légumes frais et les vendeurs de condiments. Dans sa boutique, on trouve des emballages de toutes sortes parmi lesquels les sachets plastiques légers noirs. « J’ai un stock qui peut tenir encore dix mois sans compter que je viens de faire débarquer un conteneur de plusieurs tonnes de sachets plastiques au port. C’est pour vous dire que cette interdiction ne fait pas encore son effet puisque l’importation continue de manière légale », confie-t-il. Selon lui, tant que l’importation de ce type de sachet ne s’arrête pas, il sera difficile d’appliquer la mesure, car la demande est forte. « Les Sénégalais préfèrent les sachets noirs parce qu’ils sont plus discrets que les sachets en couleur », précise-t-il.
Même si l’on en fabrique au Sénégal, le gros des sachets plastiques légers est importé de la Thaïlande d’après Mame Mor Ndiaye. « Au Sénégal, la production concerne essentiellement les autres sachets en couleur. Malheureusement l’offre est trop faible par rapport à la demande. Avec les emballages en papier que l’on attend encore de voir, ces sachets en couleur peuvent constituer une bonne alternative aux sachets en plastique fin », prône-t-il.  
Quant à Babacar Niang, autre grossiste établi au marché de Gueule Tapée, il pense déjà aux impacts négatifs que cette loi pourrait avoir sur son commerce si aucune alternative n’est trouvée aux sachets plastiques légers. « La logique voudrait que quand on interdit quelque chose, qu’on trouve également des solutions de rechange. Imaginez le manque à gagner que je risque de subir si jamais on m’interdit d’écouler l’important stock que j’ai encore sur moi. Certes c’est une mesure salutaire, car visant à protéger notre environnement, mais il fallait une démarche inclusive et participative pour sa meilleure application », souligne-t-il.
Au Sénégal, selon les données du ministère de l’Environnement et du Développement durable, 5 millions de sachets plastiques noirs sont quotidiennement jetés dans la rue. La loi qui vient d’entrer en vigueur a pour objectif de normaliser leur production et leur importation pour privilégier les produits de qualité supérieure résistants et réutilisables. Ainsi, seuls les sachets d’une épaisseur égale ou supérieure à 30 microns sont interdits.
La production ou la fabrication de sachets plastiques en infraction aux dispositions de cette loi est punie d’une amende de 10  à 20 millions de FCfa et d’un emprisonnement de trois à six mois ou de l’une de ces deux peines seulement. Par ailleurs, l’utilisation, la détention en vue de la mise en vente, la mise en vente et la vente ou la distribution à titre gratuit de ces sachets plastiques sont punies d’une amende de 20.000 à 50.000 FCfa. De même, est puni d’une amende de 10.000 à 30.000 FCfa quiconque abandonne ou jette des déchets plastiques ailleurs que dans les points de collecte ou de reprise prévus à cet effet.

RAMATOULAYE DIENG NDIAYE, SECRETAIRE GENERALE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE : « Nous sommes en train de travailler sur les emballages alternatifs »

Selon le Secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, tant que la loi n’entrait pas en vigueur, on ne pouvait pas interdire l’importation des sachets plastiques. Puisque c’est désormais le cas, un dispositif transitoire est nécessaire d’après Ramatoulaye Dieng Ndiaye. En ce qui concerne les emballages alternatifs, elle a expliqué qu’ils peuvent être en carton ou en une sorte de tissu recyclable comme ceux qu’on trouve en Mauritanie. « Nous sommes en train de travailler sur tout cela. Mais il faut préciser que ce ne sont pas tous les sachets en plastiques qui sont interdits », a-t-elle expliqué. Elle a rappelé que cette loi est un prétexte pour organiser la filière de gestion des déchets plastiques de façon générale.    

Elhadji Ibrahima THIAM

La caravane de sensibilisation sillonne Thiès
Le Ministère de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, a dirigé, hier, à Thiès, la caravane de sensibilisation sur la loi interdisant l’utilisation des sachets en plastique.
A l’occasion, le ministre a magnifié l’action des prestataires et collecteurs de l’Unité de gestion des déchets (Ucg) et du projet de gestion rationnelle et durable des sachets plastiques qui ont combiné leurs forces, dans la matinée, pour une vaste opération de ramassage des sachets à l’entrée de la ville de Thiès et ses alentours. Ce qui a permis la collecte de plusieurs tonnes de déchets en sachets plastiques. Abdoulaye Baldé a encouragé cette dynamique. Au lycée Amary Ndack Seck, il a apprécié, à sa juste valeur, les actions des élèves qui ont acquis le réflexe d’une bonne gestion des déchets à travers les opérations quotidiennes de ramassage dans l’enceinte comme aux alentours pour rendre plus attractif l’environnement de leur école. Celle-ci figure aujourd’hui parmi les plus entretenues de la ville. Un acte que le ministre souhaite voir essaimer dans les autres établissements scolaires. M. Baldé s’est prêté aux questions des élèves sur le climat, l’agriculture, la déforestation, entre autres. Ce qui montre combien la gestion durable de l’environnement les intéresse.
Revenant sur la tournée de sensibilisation et d’information, il a expliqué qu’elle vise une meilleure mise en application de la loi sur les sachets plastiques entrée en vigueur depuis le 4 janvier 2015. « Sur instruction du président de la République, nous démarrons une campagne nationale de collecte des sachets plastiques pendant une semaine ». Selon M. Baldé, Thiès « est une ville carrefour où il y a beaucoup de productions et d’activités économiques avec comme corolaire, l’utilisation de sachets plastiques ». Il s’est félicité de la mobilisation des acteurs. Ce qui, à son avis, « montre que la loi est bien comprise ». Il a indiqué qu’au-delà de l’interdiction, l’Etat vise une gestion rationnelle des déchets plastiques.
A son avis, « les industriels ont compris, à travers cette loi, qu’il y a toute une chaine qu’il va falloir organiser ». Et de d’indiquer : « il y a du business à faire. C’est au secteur privé de saisir toute l’opportunité que lui offre cette loi pour développer son business. Mais aussi, des groupements vont  se créer avec la forte demande que favorisera la mise en œuvre du Programme d’appui à la création des emplois verts (Pacev). Un important programme qui sera bientôt lancé et que cette loi va accompagner ».

Mohamadou SAGNE


Selon le document « la Banque de données économiques et financières 2014», publié par l’Ansd, la valeur ajoutée créée par les entreprises du secteur moderne, a baissé de 8,6 %, se chiffrant à 1.348 milliards de FCfa en 2014 contre 1.474 milliards en 2013. Soit une baisse de 126 milliards en valeur absolue. Cette situation est imputable à la dégradation de la valeur ajoutée des industries (-39,8 %) atténuée par la progression notée dans les Btp (+14,2 %), le commerce (+6,9 %) et les services (5,9 %).
En dépit des conditions « plus propices » liées à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent et à la consolidation des échanges avec le Mali, la valeur ajoutée des entreprises du secteur moderne a enregistré un repli de 8,6 % en 2014 par rapport à 2013. Elle se chiffre à 1.348 milliards contre 1.474 milliards en 2013. L’Ansd explique cette situation par la détérioration de la valeur ajoutée des industries (-39,8%). Toutefois, celle-ci est atténuée par la progression notée dans les Btp (+14,2%), le commerce (+6,9%) et les services (5,9%).
La perte de valeur ajoutée des industries est plus marquée dans les hydrocarbures (93 milliards), les industries pharmaceutiques (56 milliards) et la fabrication de produits agro-chimiques (48 milliards). Pour les hydrocarbures, certaines unités qui ont démarré leurs activités de prospection ont fait face à de nombreuses charges en particulier les services extérieurs. S’agissant des industries pharmaceutiques, les autres charges notamment les charges diverses ont alourdi les consommations intermédiaires. Quant aux industries agrochimiques, la contraction de la valeur ajoutée découle d’une baisse de la vente de produits fabriqués.

Prédominance des services
La structure sectorielle de la valeur ajoutée fait ressortir une prépondérance des services (62,5%), suivis de l’industrie (21,4%) et du commerce (11,4%).  Les Btp et annexes demeurent, comme par le passé, le secteur générant le moins de valeur ajoutée en 2014 (4,7%). La part des services s’est accrue en passant de 50,4 % en 2013 à 62,5 % en 2014. Les entreprises du secteur moderne, note l’Ansd, se caractérisent par leur capacité relativement limitée à générer de la richesse avec un taux de valeur ajoutée de 19,5 % en 2014 contre 21,9 % en 2013. Le document souligne que la richesse créée doit servir à rémunérer le personnel et les apporteurs de capitaux, à payer les impôts sur le résultat et à s’autofinancer. Sur ce point, il faut noter que les salariés sont les principaux bénéficiaires de la richesse générée par les entreprises. En effet, le taux de rémunération du travail - charges de personnel sur valeur ajoutée globale - a atteint 53,3 % en 2014 contre 49,2 % en 2013, en particulier pour les industries (60,2 %).

Hausse de 1,6 % de la pression fiscale
 La pression fiscale, mesurée par le ratio « impôts sur le résultat sur valeur ajoutée », s’est accrue de 1,6 % en 2014. Elle se situe à 10,3 % en 2014 contre 8,7 % en 2013. Elle est en moyenne de 8 % sur la période 2008-2014. Par macro-secteur, les Btp ont la pression fiscale la plus élevée avec un taux de 13,6 % en 2014 contre 16,8 % en 2013. Elle est de 9,7 % en 2014 contre 8,7 % en 2013 pour le commerce, 7,4 % contre 4,8 % pour les industries et 11,1 % contre 10,5 % pour les services.
S’agissant de l’impôt sur le résultat concernant la valeur ajoutée globale, elle s’est accrue de 0,7 point en se situant à 7,5 % en 2014 contre 6,8 % en 2013. La distribution sectorielle des impôts va dans le même sens que celle de la valeur ajoutée avec une prédominance des services (54,3 %) suivis des industries (24,8 %), du commerce (14,8 %) et des BTP (6,2 %).

Les entreprises face au défi du remboursement des dettes
La dégradation du ratio capacité d’autofinancement des entreprises sur dettes financières s’est poursuivie en 2014. Ce ratio s’est établi à 12,7 % en 2014 contre 17,7 % en 2013 sous l’effet d’un affermissement de 10,1 % des dettes financières et d’une baisse de 21,3 % de la capacité d’autofinancement. Environ huit exercices sont nécessaires pour le remboursement des dettes à long terme. Cette tendance baissière de la capacité de remboursement a été notée dans les industries, le commerce et les services. Concernant le poids des dettes financières des entreprises - mesuré par le ratio « dettes financières sur total passif -, elle est restée stable en 2014, en se situant à 24,4 % en 2014 contre 24,5 % en 2013. Les industries (-1,6%), les Btp (-1,3%) ont connu des diminutions tandis que le commerce (+1,3%) et les services (+1,2%) ont enregistré des hausses. Toutefois, le niveau d’endettement des entreprises sénégalaises demeure encore satisfaisant relativement à leurs passifs, d’après l’Ansd. Elles disposent d’une marge d’endettement avec toutefois une capacité de remboursement limitée. S’agissant du ratio « endettement global sur capitaux propres », il s’est établi à 1,43 % contre 1,42 % en 2013. Ainsi, l’endettement global des entreprises reste largement supérieur à leurs capitaux propres dans tous les secteurs, surtout dans les industries du fait des mauvais résultats enregistrés ces dernières années. Parmi les instruments sollicités par les entreprises pour financer leurs activités figurent en grande partie les établissements bancaires. Le poids des concours bancaires courants sur l’endettement global des entreprises a diminué de 0,3 %, passant de 18,3 % en 2013 à 18,0 % en 2014. Cette diminution est observée dans tous les grands secteurs : le commerce (-4,6 point), les Btp (-0,6 %), les services (-0,3 %) et les industries (-0,6 %).                                      

10.818 entreprises recensées en 2014
Le nombre d’entreprises répertoriées au Centre unique de collecte de l’information  (Cuci) s’est établi à 10.818 en 2014 dont 46,3 % dans les services, 33 % dans le commerce, 12,4 % dans les industries et 8,3 % dans les BTP. 97,4% de ces entreprises sont Pme.        

Abdou DIAW


En collaboration avec le ministère de la Culture et de la Communication, l’association culturelle « Cébé Arts », dirigée par notre confrère Cheikh Bâ, va organiser une exposition (photos, plus archives sonores et articles de presse) sur la vie et l’œuvre de Samba Diabaré Samb. Le vernissage de l’exposition aura lieu du 8 au 15 janvier à la Galerie nationale.

L’association culturelle « Cébé Arts » organise, du 8 au 15 janvier prochain, une exposition (photos, plus archives sonores et articles de presse) sur la vie et l’œuvre de Samba Diabare Samb. Le journaliste Cheikh Bâ, initiateur de « Cébé Arts », est revenu hier sur les raisons de cette initiative. « Cela fait une trentaine d’années qu’on a célébré un artiste de son vivant. Certains de nos artistes ont beaucoup de mérite. Malheureusement, ils risquent de disparaître sans qu’on les connaisse véritablement », a-t-il déclaré, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à la Galerie nationale. Il a cité, entre autres artistes, Lalo Kéba Dramé, Sobé Faye, Soundioulou Cissokho et plus récemment des musiciens modernes comme Pape Seck, Maguette Ndiaye. Et au théâtre, souligne-t-il, des « monuments » comme Douta Seck, Isseu Niang, etc.

« Beaucoup de personnes qui ont représenté l’art sénégalais sous une forme ou sous une autre n’ont jamais reçu de mérites pour leur travail », a regretté l’initiateur de cette exposition. Ce sont entre autres raisons qui ont motivé « Cébé Arts » à organiser une exposition sur la vie et l’œuvre de cet artiste de renom, Samba Diabaré Samb qui selon l’initiateur constitue un « monument inconnu ». Cheikh Bâ suit l’artiste depuis une trentaine d’années, depuis qu’il a affûté ses premières armes au quotidien « Le Soleil ». Sa conviction est que le mérite d’un artiste de la dimension de Samba Diabaré Samb « doit être salué par la nation et enseigner aux plus jeunes afin que leur héritage se perpétue ».Aussi, le journaliste décèle quelques craintes pour la survie de cette forme musicale. « Le xalam, selon lui, est un instrument traditionnel joué par peu de personnes car exigeant des connaissances empiriques, du temps, de la patience, de l’abnégation ». « On y consacre une vie », relève-t-il. Pour Cheikh Bâ, « il est triste de voir quelqu’un y consacrait une vie, laisser l’œuvre entre des mains plus ou moins fragiles pour la perdre demain à cause d’un manque d’inattention. C’est dommage ».

Le xalam, au-delà du Sénégal, existe partout dans la sous-région, rappelle-t-il. « Mais un virtuose à la dimension de Samba Diabaré Samb ne court pas les rues. C’est pourquoi nous devons nous approprier son œuvre et éventuellement l’enseigner aux jeunes pour que ça soit toujours un socle impérissable », a-t-il indiqué. Sa conviction est que le fait d’honorer cet artiste peut également servir de « déclic pour une prise en charge communicationnelle importante et culturelle si tout le monde s’y engage ».

Cheikh Bâ reste d’avis que ce ne sont pas les « hommages de grands formats, lucratifs » qui parviendront à régler ce problème, mais plutôt de « l’engagement de tous ainsi qu’un réflexe pédagogique pour que les paroles de Samba Diabaré Samb, de Boukounta Ndiaye, entre autres, puissent être traduites et être à la portée des jeunes intéressés plus ou moins à la musique rap ».

« Il y a un travail pédagogique à faire. Si à l’invocation du xalam il n’y a aucune réaction de notre part, nous trahissons quelque part. Parce que les hommes comme Samba Diabaré Samb ne sont pas nés le xalam à la main. Ils l’ont appris et lui ont consacré leur vie, avant d’en arriver à des résultats insoupçonnables », a-t-il fait remarquer. L’autre volet demeure la « prospection », a laissé entendre Cheikh Bâ.

« Il m’arrive souvent, dit-il, d’aller à l’intérieur du pays et de voir de jeunes talents qui apprennent le xalam, des petits virtuoses qui méritent d’être encadrés ». Cheikh Bâ souhaite également qu’un hommage national soit rendu à ce grand « xalam katt ». « Beaucoup de gens, du fait des contraintes de la vie et des vicissitudes, oublient l’art en fin de compte », déplore l’initiateur de « Cébé Arts ».Pour sa part, l’administrateur de la Galerie nationale a salué cette initiative. « Samba Diabaré Samb est un trésor humain vivant. Nous avons été très enthousiaste à l’idée d’organiser cette exposition pour lui rendre hommage », a insisté Oumar Danfakha et non sans préciser que « la Galerie nationale n’est pas la chasse gardée de la peinture ».

Souleymane Diam SY


Si le théâtre sénégalais s’est illustré de l’indépendance jusqu’aux années 90, il traverse, depuis quelques décennies, un lot de difficultés. Elles ont pour noms, entre autres, manque de moyens, absence de qualité dans la production, défaillance dans l’encadrement des acteurs. Diagnostic d’un secteur en déclin…

Le théâtre sénégalais a connu des périodes fastes des années 70 jusqu’à 90. Cette période a vu des représentations de dimensions internationales faites par la troupe dramatique du Théâtre national Daniel Sorano. Toutefois, depuis quelques années, le secteur est en proie à des maux qui ont freiné cette ascension fulgurante.
Parlant des difficultés qui secouent le milieu, Pape Faye, président de l’Association des artistes comédiens du théâtre (Arcots), souligne que le problème le plus crucial auquel le milieu fait face reste celui du manque de moyens. Ce faisant, il préconise une bonne politique culturelle. A l’en croire, les manifestations culturelles et artistiques nécessitent des moyens adéquats. « Il faut beaucoup de moyens pour monter une bonne pièce de théâtre. Les costumes, décors, lumières et autres coûtent les yeux de la tête », explique Pape Faye. Aux yeux du metteur en scène, il s’agit de l’une des principales raisons qui font que les séries téléfilms cartonnent actuellement sur les écrans des télévisions sénégalaises. « Ces téléfilms sont faits avec un moindre coût et sont plus faciles à consommer », avance le président de l’Arcots.
Au Sénégal, l’absence des moyens a porté un coup dur au quatrième art. Certains événements à l’image du Festival du rire (Fest’rire) de Kaolack ont été tout bonnement arrêtés. « Le Fest’rire, pendant toutes ces années, a souffert du manque de subventions. Guedel Mbodj, son organisateur, a été le seul à débourser, pendant de longues années, pour la tenue de ce festival », soutient Pape Faye.  Selon lui, dans ce contexte, l’Arcots a décidé d’organiser ses manifestations de façon sectorielle.
De son côté, Samba Wane, comédien, ancien pensionnaire de la Troupe nationale dramatique de Daniel Sorano, voit en l’agonie du secteur l’absence d’une politique culturelle digne de ce nom. Ce sexagénaire, qui aura passé 38 ans de sa vie au service du 4ème art, se souvient de l’époque faste du président Léopold Sedar Senghor et du directeur du Théâtre Maurice Sonar Senghor. Des personnalités qui ont donné au théâtre sénégalais ses lettres de noblesse. Les vrais problèmes, avance-t-il, sont arrivés dans les années 80. Et d’après lui, le théâtre a continué sa chute libre avec certaines personnes nommées aux commandes de ce secteur.  
« Après Senghor le culturel, les problèmes ont vraiment débuté à cette période. La cause étant une mauvaise politique culturelle. Le théâtre fonctionnait sur la base d’un calendrier précis qui permettait de répéter à plein régime », fait-il comprendre.

Le défi de la qualité
Autre chose qui gangrène le milieu, juge Samba Wane, c’est le fait que les anciens comédiens ne sont pas associés aux académies de formations. A cela, s’ajoute que des acteurs de la trempe de feu Abou Camara, Doura Mané, Isseu Niang, Boubacar Guiro ne sont plus sur scène. A son avis, l’autre fait qui explique cet état de déliquescence du théâtre incombe tant aux auteurs qui n’écrivent pratiquement plus ou donnent des « navets », aux acteurs qui ne jouent plus comme avant, qu’aux directeurs du théâtre et de troupes qui se sont plus préoccupés de la matière que du jeu.
L’absence de moyens a aussi impacté de plein fouet la qualité de la production théâtrale au Sénégal.  « On est dans une phase de passivité intellectuelle qui nous mène à préférer rester chez nous, bien au chaud, et à consommer des produits finis dont les meilleurs séquences et les meilleurs sons ont été choisis pour nous », explique Pape Faye

Formation
Pourtant, au Sénégal, depuis quelques années, les acteurs de séries, pour la plupart, sont formés dans les académies et les ateliers des Arcots. « Ils sont bien formés sur la parole, la gestuelle, l’expression scénique ; la capacité de recevoir une réplique est aussi importante que le sens de l’improvisation », laisse-t-il entendre. Pape Faye ajoute dans ce sens : « Nous savons tous que la majorité de ces séries sont écrites sur la base de zéro scenario. Il faut alors que le comédien soit extrêmement talentueux pour imaginer un dialogue à la base. L’improvisation est tout aussi importante que la diction, le travail corporel, le travail sensoriel… Le sens de l’improvisation est essentiel au comédien surtout dans les séries. Ce travail en amont est exactement ce que nous leur dispensons dans ces ateliers. »
Pour Samba Wane, le défi de la qualité ne se limite pas seulement aux acteurs mais aussi aux auteurs. Il préconise le retour aux anciennes formules consistant à relancer les concours d’écriture de pièces dramatiques sur le plan sous-régional. A ses yeux, ce sera une occasion de sélectionner les meilleures pièces afin de les éparpiller au niveau des différentes troupes théâtrales. A cela, s’ajoute la nécessité de créer des festivals.
Quant au comédien Lamine Ndiaye, il mise sur la formation des acteurs du milieu. Il déclare en ce sens que « le défi majeur concerne la formation. Nous nous devons de plus miser sur celui-ci pour redorer le blason. Il est aussi à signaler qu’un comédien ne part pas à la retraite. Etant des agents de l’Etat certes, nous sommes tenus, à un certain moment, de nous retirer du circuit. Nous pouvons toujours cependant servir. A tout âge. Que ce soit sur scène, ou pour notre expérience professionnelle. »Dans ce cadre, il préconise, pour sortir de cette situation, la relance de la « diplomatie culturelle ».
Ces échanges culturels internationaux, selon lui, permettront, par l’expression théâtrale, de relancer le développement culturel.

TROIS QUESTIONS A… IBRAHIMA MBAYE SOPE, COMEDIEN : « Pour des pièces de qualité, le théâtre doit être subventionné »
L’artiste comédien et metteur en scène, Ibrahima Mbaye Sopé, plaide pour la réouverture de la section Art dramatique de l'Ecole nationale des arts. Il estime que le théâtre sénégalais doit être subventionné pour mettre en scène des pièces de qualité.

Qu’est-ce-qui explique la léthargie du secteur du théâtre sénégalais ?
La léthargie du théâtre sénégalais est due à plusieurs facteurs comme, entre autres, le fait que les rares compagnies qui se produisaient régulièrement n'existent presque plus… Les Gueules Tapées, les 7 Kouss, Faro… Il faut aussi noter que le théâtre sénégalais n'est pas subventionné, qu’il est absent aux grands rendez-vous internationaux comme les Festivals d'Avignon, de Limoges, de Carthage, entre autres. Il y a aussi, notoirement, le manque de formation des comédiens et la presque inexistence de festival digne de ce nom, qui est capable de regrouper les compagnies étrangères au Sénégal. Le statut de l'artiste doit aussi être revu. En dernier lieu, il y a la télévision qui, inexorablement, tue le théâtre à petit feu. Tout cela est la résultante d'un manque de politique culturelle au Sénégal.

Qu’est-ce qui explique la prédominance des téléfilms par rapport au théâtre ?
Les séries télévisées vont de plus en plus occuper une place importante par rapport au théâtre. La population désinformée pense le théâtre comme une activité exportée. Elle considère le théâtre comme une activité coûteuse. Certains raisonnent en termes de paramètres multiples : le transport pour aller à Sorano, le ticket d'entrée pour accéder à la pièce, le temps que l’on passe dans la salle. Contrairement à cela, la série nous est servie à domicile sans effort. Plus encore, elle est souvent interprétée par des célébrités d'autres secteurs qui n'ont rien à envier aux professionnels du théâtre. Les séries aussi, à bien des égards, sont plus rentables financièrement.

A votre avis, quelles sont les pistes pour faire retrouver au théâtre sénégalais son lustre d’antan ?
Il faut d'abord, en premier lieu, que la réouverture de la section Art dramatique de l'Ecole nationale des arts soit effective. Elle permettra de relever le défi de la formation des comédiens. Ensuite, le théâtre sénégalais doit être subventionné pour mettre en scène des pièces de qualité. Et enfin revoir le statut des artistes mais aussi avoir une bonne politique culturelle qui aidera à l’accompagnement.

Réalisé par Dieynaba DJIGO (stagiaire)


Au cours de la cérémonie mensuelle de levée des couleurs, hier, au Palais de la République, le chef de l’Etat a invité nos compatriotes à se mettre au travail pour que le pays atteigne les objectifs fixés en 2016.
Le chef de l’Etat, le président Macky Sall a demandé, hier, aux Sénégalais de se mettre au travail pour que les objectifs fixés soient atteints au cours de cette nouvelle année. C’était à l’occasion de la première cérémonie mensuelle de levée des couleurs au Palais, en présence du Premier ministre, Mahammad Boune Abdallah Dionne, des membres du gouvernement et des proches collaborateurs du chef de l’Etat. Selon le président Macky Sall, les Sénégalais, et plus particulièrement les jeunes, doivent puiser dans nos valeurs fondamentales. Le gouvernement, selon le chef de l’Etat, doit persévérer dans la voie qui mène en direction de l’émergence. « Le combat est collectif », a rappelé Macky Sall. Le chef de l’Etat s’est félicité de la communion qui a marqué les différents événements de la fin de l’année (Magal, Gamou et Noël) avec les célébrations dans le partage, la joie, l’allégresse et la solidarité.  Une communion qui, selon le président de la République, démontre la tradition qui nous a été léguée par les anciens.
A cette occasion, il a demandé à la jeune génération à préserver ce legs à tout prix en puisant dans les valeurs sénégalaises. Quant au gouvernement, le président de la République lui a demandé de persévérer dans la voie de l’émergence ajoutant que l’ensemble des opérations à mener (exécution du budget et procédures) doivent accompagner le combat. Pour lui, ce combat est d’abord individuel ensuite collectif.
La cérémonie a vu la participation des enfants de la Case des Tout-petits de la Voie de dégagement nord (Vdn), invités d’honneur pour la promotion de l’éducation des valeurs de la République et de la citoyenneté.

El. H. A. THIAM


L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a consacré un module sur la sécurité et sa perception au Sénégal dans le cadre de son enquête dénommée « A l’écoute du Sénégal 2014 ».  Cette étude a révélé que plus de 8 ménages sur 10 font confiance à la police en matière de protection des biens et des personnes contre les crimes et les violences.
Dans cette enquête intitulée « A l’écoute du Sénégal », un module est consacré à la sécurité, en vue de se faire une idée de l’éventuel sentiment d’insécurité qui pourrait animer la population. Pour faire face à la criminalité, l’Etat dispose de corps armés censés traquer les malfaiteurs et assurer la quiétude des populations, en l’occurrence la Police nationale. Dans le cadre de cette enquête, une question relative à la confiance vis-à-vis de cette institution a été posée aux ménages. Il en est ressorti qu’un peu plus de 8 ménages sur 10 font confiance à la police en matière de protection des biens et des personnes contre les crimes et les violences. Le maximum s’observe dans les autres milieux urbains (85,6%). Ainsi, pour améliorer la sécurité des individus, l’essentiel des ménages interrogés (54,8%) prônent une augmentation des patrouilles de police, ce qui sous-tend une augmentation des moyens, aussi bien matériels qu’humains, mis à la disposition des forces de l’ordre pour veiller à la sécurité des personnes et des biens. Toutefois, selon le milieu de résidence, on constate un écart très net en ce qui concerne les moyens de protection suggérés. En effet, les patrouilles de police ne représentent que 48,2% du choix des ménages ruraux contre respectivement 56,6% et 66,8% des ménages urbains de Dakar et des autres villes. En zone rurale, plus du tiers des ménages préconise la mise en place d’une police communautaire.

Le signalement des crimes s’érige en règle chez les ménages
En général, les populations sont tentées de se faire justice elles-mêmes lorsqu’elles attrapent en flagrant délit des criminels. Toutefois, comme le souligne l’enquête de l’Ansd, le signalement des crimes à la police semble être la règle. En effet, quel que soit le milieu de résidence considéré, les ménages soutenant cette idée sont plus nombreux, en particulier en milieu urbain (43,6% à Dakar urbain et 53,1% dans le milieu urbain des autres régions). En zone rurale, un peu plus du tiers des crimes sont signalés auprès d’une autre autorité (pouvoir local ou chef traditionnel), probablement du fait de l’absence des forces de police. D’ailleurs 14,5% des ménages ruraux évoquent cette absence comme une raison du non signalement des crimes et délits subis. En milieu urbain, cela concerne respectivement 3,0% et 5,5% des ménages urbains de Dakar et des autres villes. Il est à noter, par ailleurs, le pessimisme des citadins dakarois puisqu’environ 21,2% considèrent inutile le signalement du crime à la police, soit par désintérêt de celle-ci (environ 11%) soit du fait de son incapacité à résoudre le problème (10,2%).

Plus du tiers des ménages ne se sent pas en sécurité
A la question de savoir si les individus se sentent protégés face à certaines situations, il est à relever que le sentiment d’insécurité plane même lorsqu’on est chez soi, mentionne le document de l’Ansd. En effet, plus du tiers des ménages « ne se sentent pas en sécurité » même étant chez eux. La proportion la plus forte de ménages dans cette situation s’observe dans les autres milieux urbains (37%). Cela pourrait être lié au fait que les principaux cas de crime surviennent au sein des maisons. Cette proportion, souligne la même source, est bien plus importante quel que soit le milieu de résidence, en cas de circulation à pied ou à vélo dans le quartier de jour comme de nuit. Toutefois, précise la publication de l’Ansd, ce sentiment d’insécurité est bien plus marqué lorsqu’on circule de nuit dans le quartier quel que soit le moyen utilisé (marche ou vélo). Il est à noter par ailleurs, qu’un peu de la moitié des membres des ménages urbains (51,9% dans le milieu urbain dakarois et 51,8% dans les autres milieux urbains) ne se sente pas protégé lorsqu’il circule la nuit à pied ou à vélo dans son quartier. Il se pose ainsi la question des modalités de protection des biens et des personnes au sein des foyers, qui en principe devraient assurer aux individus une certaine quiétude. D’ailleurs, note l’enquête, dans la grande majorité des cas, les ménages considèrent que la sécurité de leurs familles n’a pas évolué au cours de l’année écoulée (environ 59% des cas). Ce n’est qu’à Dakar urbain où plus du tiers des ménages déclare une amélioration de la sécurité durant cette période. Cette situation concerne respectivement 20,4% et 28,7% des ménages des autres milieux urbains et ceux du milieu rural.

Recul de la violence domestique
Un des modules de l’enquête de référence du projet « A l’écoute du Sénégal » aborde les actes de violence infligés à un membre du ménage par un autre membre quel que soit son sexe. Toutefois, ce volet n’a été administré qu’au répondant principal du ménage. Au Sénégal, relève l’étude, il est noté une certaine rareté de la violence au sein du ménage. En effet, la violence verbale qui semble être plus fréquente que celle physique est observée dans moins de 2% des ménages (1,47% pour les menaces et 1,78% pour les humiliations publiques). Quelle qu’en soit la forme, elle est plus importante dans les autres milieux urbains et semble être l’apanage des hommes. En ce qui concerne la violence physique, on note un très faible écart selon le sexe de l’auteur. En général, les agresseurs se trouvent en pleine possession de leurs facultés mentales. Ce n’est qu’en milieu rural que les quelques cas de violences physiques relevées ont été perpétrés en situation d’ébriété. Le plus souvent, souligne le document de l’Ansd, ces actes de violences domestiques ne font pas l’objet d’une plainte auprès des autorités publiques ou d’une demande d’aide auprès d’autres autorités.

Abdou DIAW


La politique du gouvernement pour atteindre la sécurité alimentaire semble produire ses premiers résultats. Selon le rapport de la Fao, intitulé « Suivi du marché du riz », le Sénégal fait partie des pays de la sous-région qui ont boosté la production en riz en 2015.
La production de riz en Afrique de l’Ouest devrait croître de près de 4 % en 2015 en raison notamment de fortes hausses de la production en République de Guinée, au Mali, au Sénégal et en Sierra Leone en dépit des contractions au Tchad, au Ghana, en Mauritanie et au Nigéria. C’est ce qui ressort  du rapport de mise à jour des prix et du Suivi du marché du riz de la Fao de décembre 2015. Ce document analyse l'évolution récente du marché mondial du riz et les perspectives à court terme. Ces pays ouest africains, précise le document, ont  bénéficié d’un appui de leur gouvernement en vue d’atteindre l’autosuffisance en riz. Selon ce rapport, la campagne 2015 en Afrique devrait se clôturer à 28,4 millions de tonnes, en recul de seulement 1 % par rapport aux excellents résultats de 2014.  
Cette baisse, note le document, s’explique par des résultats négatifs en Afrique centrale, orientale, australe et du Nord où une combinaison de facteurs – des pluies intempestives, des sécheresses et des inondations – ont nui aux cultures, en particulier en Égypte et à Madagascar. Les baisses les plus importantes en volume sont prévues dans ces deux pays. Toutefois, la Fao indique que l’essentiel des déficits de production enregistrés dans ces sous-régions devrait être compensés par les excellents résultats en Afrique de l'Ouest où une arrivée tardive des pluies a été suivie par d'abondantes précipitations en juillet.

Une baisse mondiale de 2 millions de tonnes par rapport à 2014
Globalement, souligne le Smr de la Fao, la campagne 2015 paddy touche à sa fin. Mais l’influence probable d'une anomalie climatique liée à El Niño pourrait, au cours des prochains mois, avoir des répercussions notables sur les récoltes de 2015. Car la fin de l’année coïncide avec la période de développement des cultures secondaires.
Les prévisions concernant la production de cette campagne ont été revues à la baisse d’environ 2 millions de tonnes depuis le mois d'octobre, après que les perspectives de précipitations insuffisantes dans les principales régions productrices ont été confirmées.
Si l’on se fie au rapport de la Fao, sur la base des prévisions actuelles, à savoir 740,2 millions de tonnes (491,5 millions de tonnes de riz blanc), la production mondiale de riz paddy en 2015 devrait se contracter de 4 millions de tonnes. Soit un recul de 0,5 % par rapport à la campagne « déjà décevante de 2014 ». Ce repli devrait être imputable à la fois à des conditions météorologiques défavorables et à la baisse des prix qui ont limité les plantations à 161,1 millions d'hectares. Les rendements se sont établis en moyenne à 4,6 tonnes par hectare. L’essentiel de la baisse prévue de la production mondiale devrait se concentrer en Asie, en particulier en Thaïlande qui a souffert de sécheresses inhabituelles pour la saison. Selon le rapport, même si la contraction en Thaïlande devrait fortement contribuer au repli de 3,1 millions de tonnes de la production prévu en Asie – qui s’élèverait ainsi à 670 millions de tonnes – l'Inde, le Myanmar, le Népal, le Pakistan et les Philippines devraient également enregistrer de fortes baisses.

Les cours internationaux du riz modérés au dernier trimestre de 2015
Selon le rapport de la Fao du mois de décembre, les cours internationaux du riz sont restés modérés au cours du dernier trimestre de 2015. La période a coïncidé avec des récoltes abondantes. Les prix n’ont ainsi cessé de baisser en octobre et novembre 2015, portant l'indice Fao des prix du riz en moyenne à 199 points en octobre et à 196 points en novembre. Le retour prévu des principaux acheteurs sur le marché et les activités d’achats publics en cours ont quelque peu soutenu les prix en décembre portant l’Indice à 197 points. Un niveau qui reste néanmoins inférieur de 4 % à celui de septembre. Le fléchissement des prix observé ces derniers mois a été particulièrement marqué dans le secteur des riz aromatiques dont l'indice a perdu 10 % entre septembre et décembre sous l’effet d’une combinaison de facteurs : la pression des nouvelles récoltes, des stocks de report abondants et un intérêt modéré des acheteurs.

Les importations africaines en baisse d’un million de tonnes en 2015
Selon les dernières estimations de Smr, le commerce international de riz au cours de l’année civile 2015 pourrait fléchir et s’établir à 44,7 millions de tonnes de riz blanc. Soit 2 % de moins que le record enregistré en 2014. La contraction par rapport à l’année précédente s’explique principalement par un fléchissement de la demande d'importation. Plusieurs pays parmi les principaux importateurs traditionnels, ont rentré des récoltes exceptionnelles ou détiennent des stocks abondants.
Sur le plan régional, poursuit-le rapport, les pays africains devraient être responsables de l’essentiel de la contraction à l’échelle mondiale. Les exportations à destination du continent africain devraient s’élever à 14,3 millions de tonnes, soit une baisse de près de 1 million de tonnes due notamment à la faiblesse des monnaies nationales et à des politiques axées sur l'autosuffisance en riz.

Ndiol Maka SECK


Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, a présidé, hier, à Diamaguène Sicap Mbao, la Semaine nationale de ramassage des déchets plastiques. Il a annoncé l’entrée en vigueur de la loi 2015/09 relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle des déchets plastiques.

La loi interdisant la production, l’importation, la détention, la distribution et l’utilisation des sachets plastiques de faible micronage, votée le 4 mai 2015, est entrée en vigueur au Sénégal, depuis hier 4 janvier 2016. L’annonce a été faite par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé. Il présidait le lancement de la Semaine nationale de ramassage des déchets plastiques, en présence d’Alioune Sarr, ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme. Pour le ministre de l’Environnement, le péril plastique se pose encore aujourd’hui avec acuité dans notre pays, au regard du spectacle désolant qu’offre la prolifération des sachets plastiques de faible micronnage utilisés comme emballages. Jetés partout, ces déchets se dispersent dans les milieux naturels et artificiels au niveau de nos villes et de nos campagnes. « La dissémination de ces déchets plastiques, qui ont une longue durée de vie  de 3 à 4 siècles dans ces différents milieux, constitue un sérieux problème environnemental qui affecte inéluctablement d’autres secteurs clés du développement économique et social comme, entre autres, la santé, l’agriculture, la pêche, l’élevage et le tourisme », a-t-il déclaré.

A l’en croire, c’est fort de ce constat que le gouvernement du Sénégal a pris la mesure d’interdire les sachets plastiques. A travers le vote et la promulgation de cette loi, l’Etat du Sénégal pose ainsi les bases d’une gestion écologiquement rationnelle et durable du plastique et de ses déchets. « Le président Macky Sall a donné des instructions fermes pour l’organisation, sur l’ensemble du territoire, d’une campagne nationale de ramassage des déchets plastiques pour marquer l’entrée en vigueur de cette loi et d’y impliquer tous les acteurs évoluant dans le domaine de l’environnement », a-t-il indiqué.
Abdoulaye Bibi Baldé s’est réjoui de ladite loi qui, selon lui, « vient à son heure quand on sait que la gestion des déchets ménagers et assimilés, ceux en plastique en particulier, constitue encore de véritables préoccupations environnementales pour le gouvernement et nos collectivités locales ». Juste signaler que cette Semaine nationale se poursuivra jusqu’au 10 janvier 2016. Une occasion pour les acteurs de se rendre dans les régions de Thiès, Louga, Diourbel et Kaolack.

Abdou DIOP


Le Sénégal est la 64e démocratie au monde pour la période 2013-2014 sur un classement de 113 pays recensés par le « Global democray ranking » publié par l’Ong autrichienne « The democracy ranking association ».

Classés respectivement 39e, 49e et 56e, l’Ile Maurice, le Ghana et la Nambie sont les premiers pays africains suivis du Sénégal (64e) dans ce classement publié en décembre 2015 sur le site de l’Ong autrichienne. Dans un précédent classement établi pour la période 2010-2011, le Sénégal occupait la 79e place. Pour établir son classement, « The democracy ranking association » s’appuie sur les critères suivants : les droits politiques, les libertés civiles, l’égalité homme-femme, la liberté de la presse, l’indice de perception de la corruption, le nombre de changement de chef du gouvernement sur les 13 dernières années et l’alternance politique démocratique du chef du gouvernement sur les 13 dernières années.

A la tête de ce classement, l’on retrouve respectivement la Norvège (1er), la Suisse, la Suède, la Finlande, le Danemark, la Hollande, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande, l’Irlande, la Belgique. Au bas de l’échelle, il y a le Mali (104e), la Guinée, la Chine, le Nigeria, l’Egypte, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Pakistan, la Syrie et le Yémen (113e). L’Ong « The democracy ranking association » vise à sensibiliser sur la qualité de la démocratie dans le monde.

(APS) 


Ce mandat du Sénégal au sein du Conseil de sécurité, débuté ce 2 janvier 2016, sera axé principalement sur la prévention des conflits. Une orientation liée au contexte de crise et de guerre noté dans ce monde si agité.
Le Sénégal compte mettre à profit son mandat au sein du Conseil de sécurité pour promouvoir la diplomatie préventive. C’est l’orientation que l’ambassadeur Fodé Seck, le représentant du Sénégal au sein du Conseil, va donner à cette mission de deux années qui a débuté ce 2 janvier 2016 et ce jusqu’au 31 décembre 2017. « Dans un monde affligé par maintes situations de crise et même de guerre et un Conseil de Sécurité de nouveau en butte à des clivages internes, le Sénégal entend privilégier le dialogue et la recherche du consensus pour le règlement de ces conflits », lit-on dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères qui nous est parvenu. Il s’agit donc, pour le Sénégal, d’amener le Conseil à « faire davantage de prévention » en introduisant, dans son agenda, des thématiques nouvelles comme « Eau-Paix-Sécurité », « Santé-Paix-Sécurité et en contribuant activement à la mise en œuvre de celles actuellement examinées comme « Femmes-Paix-Sécurité » et « Jeunes-Paix-Sécurité ». Le Sénégal va aussi jouer son va-tout dans des d’autres thématiques telles que « Prévention des conflits en Afrique de l'Ouest » et « protection des enfants en périodes et zones de conflits », en plus d'être « Porte-Plume » (Pen Holder) pour la situation dans le Sahel et la situation en Guinée-Bissau. Notre pays interviendra dans ces thématiques en qualité de vice-président.
Il s'agit, explique-t-on dans le texte, d'un mandat national certes, mais aussi ouest-africain, africain, et international même, car le Sénégal a battu campagne tant sur ses propres priorités nationales que sur celles sous régionales, africaines et mondiales.
L'élection du Sénégal au Conseil de sécurité traduit, comme l’a mentionné le chef de l’Etat dans son discours de nouvel An 2016, toute la considération et tout le crédit que la Communauté internationale accorde à ce pays, « véritable puissance diplomatique » qui, de façon dynamique et positive, participe au traitement des grandes questions qui agitent le monde. Surtout en ce qui concerne les questions de paix, sécurité, développement, état de droit et démocratie. Le Sénégal va dérouler son mandat en même temps que l'Egypte, le Japon, l'Ukraine et l'Uruguay.
Cette année donc, le Sénégal va siéger pour la troisième fois de son histoire au sein de « cette instance restreinte et exclusive de la gouvernance sécuritaire mondiale ». Ses précédents mandats remontent aux biennium 1968-1969 et 1988-1989.

Maguette NDONG


Dans la partie consacrée aux dépenses et à la consommation, l’enquête « A l’écoute du Sénégal » de l’Ansd révèle que durant le mois d’octobre à novembre 2014, les dépenses des ménages sénégalais se sont élevées à 312.100 milliards de FCfa, soit 31 000 FCfa en moyenne par personne. Un peu plus des deux tiers de ces dépenses sont concentrées à Dakar (46%).

Dans cette enquête de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), les dépenses des ménages sont alimentaires et non alimentaires. Les premières sont collectées sur les sept derniers jours avant l’interview et les secondes, le dernier mois ou les douze derniers mois précédant l’enquête. Il ressort de cette étude que les dépenses des ménages sénégalais sont estimées à 312.100 milliards de FCfa, soit 31.000 FCfa en moyenne par personne. A Dakar, les ménages dépensent plus de 59.300 FCfa en moyenne par personne et par mois alors que dans les autres villes, la dépense par habitant et par mois est d’environ 28.500 FCfa contre 14.900 F Cfa seulement en milieu rural. La part des dépenses alimentaires dans le budget des ménages est de 68 % en milieu rural contre 51,9 % dans les autres villes et 38,9 % à Dakar.
L’examen de la structure des dépenses annuelles des ménages sénégalais révèle que plus de la moitié de leur budget (58%) sont consacrée à l’alimentation et à la boisson non alcoolisée. Cependant, on note une disparité selon la strate avec des proportions de 72 % en milieu rural contre 63 % dans les autres villes et 47 % dans la zone urbaine de Dakar. Ainsi, les Sénégalais ont un besoin plus alimentaire. Après les besoins en alimentation, les charges (électricité, eau, gaz et autres combustibles, chauffage) et la communication constituent la part la plus importante dans les dépenses annuelles particulièrement en milieu urbain (14 % à Dakar urbain et 12 % dans les autres villes contre 7 % en milieu rural). Les dépenses en produits d’hygiène et d’entretien corporel et les frais de transport se positionnent respectivement en troisième et quatrième places. Une part très négligeable dans le budget des ménages est réservée aux loisirs et divertissements (0,1 %). Cela signifie que les ressources financières des ménages servent à couvrir les besoins essentiels : alimentation, eau, électricité, communication, transport, logement, éducation, habillement.
En 2014, les ménages sénégalais résidant en zone urbaine ont plus dépensé que ceux vivant en milieu rural. Selon l’Ansd,  cette tendance reste la même pour les dépenses moyennes mais aussi pour celles par personne quelle que soit la période de référence considérée. Si l’on considère les dépenses alimentaires, un habitant de la capitale sénégalaise dépenserait par jour en moyenne 1.130 FCfa pour s’alimenter contre 685 FCfa pour un résident des autres centres urbains et 410 FCfa pour un habitant du milieu rural.
Les dépenses mensuelles non alimentaires, c’est-à-dire celles liées au tabac, au logement, à la communication, au transport etc., les dépenses journalières par personne s’élèveraient respectivement à 1.980, 950 et 500 FCfa. Ces deux types de dépenses combinées à celles annuelles en santé, éducation, habillement et biens durables font que quotidiennement un Sénégalais dépenserait 1.185 FCfa.
44,9% de ménages déclarent avoir vécu une situation d’insécurité alimentaire en 2014
44,9% de ménages sénégalais soutiennent avoir vécu une situation d’insécurité alimentaire en 2014, selon l’étude de l’Ansd. Cette insécurité alimentaire s’atténue en zone urbaine  avec respectivement 33,7 % à Dakar et 38,4 % dans les autres centres urbains. En revanche, elle s’intensifie en milieu rural. 54,8 % des ménages sont dans une situation d’insécurité alimentaire.  Les résultats de l’enquête montrent que la situation alimentaire est meilleure dans les ménages dirigés par les femmes. Le taux est de 46,5 % pour les premiers contre 47,6 % pour les seconds.
Le même cas de figure est observé aussi bien dans les autres centres urbains que Dakar et en zone rurale. En revanche, cette situation s’inverse à Dakar où la proportion de ménages dirigés par un homme confrontés à un manque de nourriture est de 30,5 % contre 44,6 % pour les femmes. Les contributions à l’insécurité alimentaire sont moindres pour les ménages dirigés par des femmes. Elle est de 23,1 %. La même situation est observée quelle que soit la strate considérée surtout en milieu rural où les femmes contribuent à hauteur de 16 % seulement.
La situation alimentaire en tenant compte du statut matrimonial du chef de ménage indique un niveau favorable par rapport à l’ensemble pour les ménages dirigés par des célibataires. 39,5 % ont été en manque de nourriture. La situation est moins reluisante comparée à l’ensemble surtout pour les ménages dirigés par des veufs ou divorcés avec 51,8 % de ménages qui ont été confrontés à une insécurité alimentaire. Pour les célibataires et les veufs ou divorcés, la même situation est observée aussi bien dans les autres centres urbains que Dakar et en milieu rural.  

La cherté des denrées, l’une des premières causes de l’insécurité alimentaire
Si l’on se fie aux résultats de l’enquête de l’Ansd, la situation d’insécurité alimentaire des ménages est essentiellement due à la cherté des denrées sur le marché avec un peu plus du quart des ménages concernés (27,6%), suivie du manque de pluies (27,0%) qui entraîne une insuffisance des provisions. Le manque de ressources des ménages est aussi cité par 24,4 % des ménages comme faisant partie des principales causes de l’insécurité alimentaire. Cette situation est notée sur les trois strates. Dans les zones urbaines de Dakar et des autres centres, la cherté des denrées, le manque de ressources sont les premières causes de l’insécurité alimentaire. En milieu rural, c’est la sécheresse et les manques de ressources qui sont les premières causes.  Les ménages confrontés à une situation d’insécurité alimentaire, plus du quart (26,6%) l’ont été pendant un mois, en 2014. Un peu plus de trois ménages sur cinq (61,4%) l’ont été pendant un trimestre. Toutefois, plus d’un dixième de ces ménages (13,0%) est confronté à cette situation d’insécurité alimentaire durant toute l’année.

Les enquêteurs pour un meilleur accès aux intrants, aux terres
Dans leurs recommandations, les auteurs de l’enquête plaident pour un meilleur accès aux intrants, aux terres et aux services agricoles mais aussi aux technologies liées à la pratique agricole et aux marchés. Ils suggèrent aussi des mesures favorables au développement rural, à la protection sociale pour les personnes les plus vulnérables pour lutter efficacement contre la faim et la malnutrition.

64,8% des ménages jugent assez bien leur bien-être
Concernant le bien-être, les ménages soutiennent qu’il ne dépend pas uniquement du niveau de revenus des membres, mais d’un ensemble de variables dans le domaine de la santé, l'éducation, l'emploi.  L’enquête de l’Ansd indique que dans le meilleur des cas, le bien-être est moyennement apprécié, avec un peu moins des deux tiers des ménages (64,8 %). Les auteurs de cette étude mettent en évidence une corrélation positive entre le niveau de bien-être global du ménage et celui du sentiment de sécurité financière. Ils expliquent qu’un peu moins de trois ménages sur cinq, c’est-à-dire, 59,5 % ont un sentiment de sécurité très satisfaisant et qualifient leur bien être global de « très bien ». Plus de neuf ménages sur dix (92,8%) déclarent être « assez bien satisfaits » de leur sécurité financière et jugent assez bien le niveau de bien être global de leur ménage.

Les ménages à l’épreuve de la qualité des aliments
S’agissant de la baisse de la qualité des aliments qui composent l’assiette des ménages par défaut de ressources et la réduction du nombre d’aliments, l’étude souligne que plus de la moitié des ménages du Sénégal, respectivement (55,9% et 51,5%) ont été confrontés à ce phénomène. Elle note que la situation est plus marquée en milieu rural où respectivement 63,8% et 58,7% des ménages sont concernés. Les risques de malnutrition chez les enfants âgés de moins de 15 ans ont été aussi mis en exergue. Au cours de l’année 2014, un peu plus du tiers des ménages (36,1%) a été dans l’impossibilité de faire manger sainement les enfants âgés de moins de 15 ans du fait de manque de ressources.
Cette situation, d’après les résultats de l’enquête, est vécue plus en milieu rural où un peu plus de deux ménages sur cinq (44,0%) sont concernés. Une autre stratégie, adoptée par manque de ressources, portant sur une restriction du nombre d’aliments servis aux enfants âgés de moins de 15 ans est utilisée par un peu plus du tiers des ménages (37,4%). Elle est essentiellement pratiquée en milieu rural avec près de 43,8% des ménages.

Par Abdou DIAW


Vendredi dernier, en début de soirée, le public était au rendez-vous pour communier avec les trois structures indépendantes mais solidaires formant la compagnie théâtrale Daniel Sorano. L’ensemble national de ballet, la troupe nationale dramatique et l’ensemble lyrique traditionnel ont communié dans le cadre des festivités du cinquantenaire de ce temple de la culture. Un spectacle à couper le souffle qui a tenu en haleine un public venu nombreux.
Ils déballent, déboulent, rassurent et émeuvent parfois. Les acteurs de la troupe théâtrale de Sorano se sont illustrés samedi, à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire de la troupe. Une troupe dramatique qui a marqué l’histoire du Sénégal à travers ses talentueux artistes qui y ont évolué. Toutes la diversité culturelle a été représentée sous l’œil ébloui du public. Toutes les générations confondues étaient représentées dans la salle mythique de Sorano, conférant ainsi à la rencontre un cachet tout particulier. Les artistes ont, dans un élan commun, revisité le très riche répertoire théâtral, artistique, lyrique et poétique sénégalais. Toutes les cultures du    pays ont été dignement évoquées dans un essor fait de diversité. 
C’est aux environs de 22h que la troupe a fait son apparition. Une entrée en pas de danse. Quatre jeunes hommes accompagnés par autant de filles se mettent alors à s’illustrer dans une chorégraphie diversifiée, mettant avant tout la diversité des ethnies sénégalaises.
Avec des danses sérère, diola, pulaar, wolof, entre autres, les artistes ont exprimé le Sénégal, dans sa miniature. Des tours acrobatiques diversifiés et cohérents ont tenu en haleine le public. Des tours qui prennent leur source dans la teneur physique, mettant en avant la résistance, pour les hommes, et la pudeur pour les femmes. Tout ceci dans un esprit artistique d’ordre à couper le souffle. Ensuite, les artistes ont rendu un vibrant hommage aux grands rois du Sénégal.
La bravoure, la dignité, la vaillance de ces hommes qui ont marqué l’histoire du Sénégal, ont été remémorées.  Dans une approche tout à fait originale, les artistes ont revendiqué un hommage aux rois. Voici Lat-Dior Ngoné Latyr Diop prêt à résister au prix de sa vie. Voilà Alboury Ndiaye qui, malgré l’armement très avancé du colonisateur, renouvelle sa détermination à défendre son « honneur ». Les voix très rayonnantes des griottes sénégalaises ont fait vibrer le public venu à Sorano.
Des tonalités suaves et graves à la fois ont remis au goût du jour des thèmes très variés du répertoire musical sénégalais. Ces voix parfois étreintes d’émotions, sans que l’on sache immédiatement pourquoi, s’illustrent dans le spectacle. Elles s’accordent dans une harmonie déconcertante.  

Renouveau du théâtre national
Les artistes ont également revisité le riche répertoire des poètes sénégalais. Dans une perspective salutaire, les textes du premier président de la République du Sénégal et non moins poète, Léopold Sedar Senghor, ont ravi la vedette. Des orateurs à la voix suave ont ainsi chanté, dans une tonalité à donner la chair de poule, la poésie « senghorienne ». La représentation du poème « Femme nue, femme noire », avec à l’appui une illustration, aura marqué la soirée.  Les compositions de Birago Diop ont également été revisitées.      
Doudou Ndiaye Rose et Vieux Sing Faye, deux percussionnistes qui ont marqué leur temps, arrachés à notre affection, ont refait surface, le temps de la soirée, à travers leur legs. Les tambours ont « pleuré », ils ont vibré en leur mémoire et les danseuses se sont, dans élan unique, jointes aux ryhtmes, rendant ainsi un vibrant hommage à ces deux illustres artistes. 
La circoncision, une étape déterminante dans la vie d’un homme, n’a pas été en reste. A travers une représentation réaliste, les artistes sont revenus sur la solennité qui entoure ce cérémonial. La voix douce de l’interprète est venue davantage égailler les nouveaux circoncis, leur expliquant le sens et l’importance de cette étape déterminante dans la vie d’un homme.  « Vous êtes maintenant des hommes, votre virilité s’est confortée, gare aux jeunes filles avec des seins frêles et bien debout », a-t-elle lancé aux nouveaux circoncis.
La chasse au gibier, une activité prégnante dans la culture africaine, a également reçu un tour d’hommage. Des chasseurs aguerris, aux méthodes ingénieuses, ont ravi le public à travers des stratagèmes remplis d’énigmes et de mystères. Une capture faite avec patience et efficacité a découlé sur une bonne récolte.       
Dans son discours de bienvenue, le directeur général de la compagnie théâtrale, Sahite Sarr Samb, aindiqué que ce cinquantenaire revisite les idées du passé. Mais c’est aussi une rétrospective qui doit permettre de se projeter sur l’avenir, qualifié par M. Samb comme « un présent ignoré ».
Selon lui, il faut un esprit du renouveau du théâtre national afin que ce temple de spectacles puisse retrouver son lustre d’antan. M. Samb se dit convaincu que la compagnie théâtrale Daniel Sorano reste un creuset pour les artistes.
Le président du Conseil d’administration de la compagnie nationale Daniel Sorano, Alioune Badara Bèye, a révélé, qu’il a joué sa première pièce théâtrale dans ce temple culturel en 1982. « Sorano a beaucoup fait pour moi ; je dois tout à cette compagnie », a souligné l’écrivain et dramaturge.
Il a aussi rappelé les figures de proue qui ont fait les beaux jours de ce temple tels que Isseu Niang, Thierno Ndiaye Doss, Moussa Sow et tant d’autres.

Par Omar BA et Serigne Mansour Sy CISSE

REACTIONS…. REACTIONSAMINATA TOURE, ANCIEN PREMIER MINISTRE

« La culture est un point de repère pour tout pays »
« Ce spectacle est une célébration de notre culture. Le théâtre Daniel Sorano est mythique. Cette rétrospective des 50 ans de Sorano nous montre comment la culture est importante, un point de repère pour tout pays. Je pense que c’est le président Senghor qui parlait d’enracinement et d’ouverture. Ce spectacle du genre reste intéressant ».

ALIOUNE BADARA CISSE, MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE : « Je suis ravi de voir tant de mémoires revisitées »
« Je suis animé par un immense bonheur d’avoir été là, pour assister au cinquantenaire de la compagnie théâtrale nationale Daniel Sorano, et de voir tant de mémoires revisitées. Le philosophe a raison de dire que la mémoire est le plus sûr des tombeaux, parce qu’il entretient celui de nos morts, leur esprit. Voilà évoqués, tour à tour, ceux-là qui ont fait l’histoire du Sénégal. Ceux-là qui ont fait les beaux jours de ce que nous sommes et de ce que nos enfants seront. Ils ont, tour à tour, évoqué Léopold Sédar Senghor, mais également les différents artistes qui nous ont marqués et nous ont aujourd’hui quittés. La mémoire a encore rendu éternel et immortel. Je pense que c’est un moment historique de célébration pour le Sénégal. Nous prions Dieu pour que les artistes continuent d’être remémorés. Cette posture d’hommage est très importante, en ce qu’elle rend éternels les artistes qui nous ont très tôt quittés. A travers cette approche, nous continuons, nous-mêmes, à perpétuer notre propre culture, et c’est l’esprit d’aujourd’hui. »

MASSAMBA GUEYE, ANCIEN DIRECTEUR DU TNDS : « Un très bon spectacle à revoir plusieurs fois »
« C’est une fierté d’avoir assisté à ce spectacle. Nous avons toujours pensé qu’il était possible d’assurer la relève. Il fallait rajeunir, mettre du sang neuf dans le théâtre. Je suis heureux, aujourd’hui, de voir que la perspective des 50 ans annoncés s’est réalisée. Aujourd’hui, il est heureux de voir que les Sénégalais veulent aller voir des spectacles. Nous devons leur faire l’offre. Ce n’est pas la peine d’aller loin ; les Sénégalais n’ont pas boudé les salles de théâtre comme d’aucuns le pensent. Ce sont les salles de théâtre qui ne présentaient plus de spectacle. Même si en théâtre on ne décerne jamais de spectacle, je suis satisfait de l’intelligence du spectacle. Et je pense que c’est un très bon spectacle qui doit être vu plusieurs fois ».

SEYBA TRAORE, METTEUR EN SCENE : « Le devoir de mémoire a primé »
« C’est un moment important pour faire le point, et surtout pour se projeter vers l’avenir. Il y a eu des choses extraordinaires qui ont été faites dans des conditions parfois pas faciles. Des choses de qualité ont été représentées par des artistes bourrés de talents, avec des ressources tout à fait limitées. Il s’agissait surtout de perpétuer un héritage. L’esprit Sorano de collecte de représentations artistiques doit demeurer à travers les générations. Je crois que la nouvelle génération s’y attelle merveilleusement. C’est un spectacle qui a été monté par Léopold Sédar Senghor dans un esprit d’immersion des fêtes aux villages, une sorte de veillée nocturne. Une époque où il n’y avait pas de séparation entre artistes danseurs, chanteurs ou comédiens. Tout le monde faisait tout à la fois. Des artistes absolument complets qui répondent totalement aux attentes du public. C’est cet esprit que nous avons essayé de représenter sur la scène. Le devoir de mémoire, a dès lors, primé. » 

MARIE NGONE nDIONE DE L’ENSEMBLE LYRIQUE : « Chaque région du pays devait avoir une salle comme Sorano »  
« Ce spectacle qui vient d’être joué, nous l’avions monté depuis le Sommet de la Francophonie. Il a été reconduit pour ce début d’année en guise de cadeau à nos spectateurs. Nous sommes satisfaits de cette prestation ; mon souhait était surtout que le public soit satisfait. J’espère que cela a été le cas parce que la prestation a été jugée courte par les spectateurs. Ce spectacle était prévu pour une heure; on ne voulait pas dépasser le timing. Quand ça devient très long, les gens s’ennuient. Aujourd’hui, il est reconnu qu’il n’y a pas assez de salles de spectacle au Sénégal. Ce n’est pas normal. Chaque région devrait, au moins, disposer de sa salle de spectacle comme Sorano. Je lance un appel aux autorités. Moi, je suis de Thiès, j’aimerais bien fêter mon anniversaire dans une salle digne de ce nom avec mes amies, ma famille… ».


DIARAF – NDIAMBOUR 1-2 : La bonne dynamique des « Vert et blanc » brisée
En match comptant pour la 7e journée disputé samedi au stade Demba Diop, le Ndiambour a battu le Diaraf par 2 buts à 1. Mi-temps : 1-1. Buts : Papa Ibrahima Niang sur pénalty (13e) et Abdel Kader Diop (83e) pour le Ndiambour, Ibrahima Ndiaye (45e) pour le Diaraf. Carton jaune : Sang Pierre Mendy (12e) du Diaraf, Ablaye Diallo (90e) du Ndiambour. Carton rouge : Assane Mbodj (20ème mn) du Diaraf. Arbitres : Fallou Galasse Kane (Cra de Diourbel) assisté par Djibril Camara (Cra de Dakar) et Mqamùadpou Cissokho (Cra de Diourbel).
Les équipes : Diaraf : Ousseynou Ndiaye, Matar Kanté (cap), (puis Baba K.K Kébé, 84e), Amadou Bah, Alioune Ndiaye, Sang Pierre Mendy, Bonaventure Mancabou, Alioune B. Tendeng, Baye Serigne Mbaye (Fidel Gomis, 61e), Ibrahima Ndiaye (Ousmane C. Guèye, 79e) Ibrahima Diop, Assane Mbodj. Coach : Alassane Dia
Ndiambour : Cheikh Dieng, Sidy Dieng (cap, El Hadj Nfamady Cissokho, 72e), Mohamed Ba, Valentin Kény, Papa Ibrahima Niang (Abdoulaye Touré, 56e), Tahirou Ndaw, Fadel Fall, Abdoulaye Kader Diop, Ndiarga Fall, Ablaye Diallo, Souhaibou Fall (Mouhamed S Diop. Coach : Boucounta Cissé
  Ils étaient pourtant annoncés en péril à Dakar. Face au Diaraf en plein redressement, les Lougatois risquaient gros. Mais, les promus n’entendent pas trop respecter les présumés favoris de la compétition. Samedi, ils se sont même payé le luxe de prendre l’avantage dans le premier quart d’heure sur un pénalty transformé par Papa Ibrahima Niang (13e). Et comme un malheur ne vient jamais seul, le Diaraf va perdre, 7 minutes plus tard, Assane Mbodji, l’un de ses attaquants les plus actifs en ce début de saison, expulsé (20e). Mais, les hommes d’Alassane Dia parviendront à rétablir l’équilibre, malgré leur infériorité numérique. Sur un corner, Ibrahima Ndiaye égalise d’une tête au second poteau dans le temps additionnel de la première période.
  De retour des vestiaires, le Ndiambour obtient un second pénalty, mais cette fois, Ousseynou Ndiaye, le gardien du Diaraf, détourne le tir d’Abdel Kader Diop (74e). Mais ce n’était que partie remise puisque le Lougatois se rachètera à 7 minutes le la fin. Servi à l’entrée de la surface, l’attaquant lougatois bat d’une superbe reprise de volée le gardien du Diaraf, surpris par la soudaineté du tir. Un avantage jalousement conservé par les visiteurs qui confirment ainsi leur domination des débats en ce début de saison. Jusqu’ici maître à domicile, le Ndiambour voyage bien aussi.
En tout cas, il vient de casser la bonne dynamique du Diaraf, qui était en phase de redressement, avec deux succès consécutifs lors de ses précédentes sorties.

Ansoumana SAMBOU

MPC-STADE DE MBOUR 2-0 : Le derby a tenu toutes ses promesses !
  En match comptant pour la 7e journée disputé hier au stade Caroline Faye, MPC a pris le meilleur sur Stade Mbour 2-0. Score acquis à la mi-temps.  Arbitres : Dame Sall (Cra de Vélingara) assisté d’Ousmane Sagna (Cra de Vélingara) et de Souleymane Mané (Cra de Kolda). Buts : Mouhamed Pouye (2e et 41e). Carton jaune : Moustapha Kassé (26e) et Alpha Ba (78e) pour Mbour PC ; Kaba Sambou (24e) pour Stade Mbour.
 Les équipes : Mbour PC : Baye Assane Cissé, Samba Samaké, Alpha Ba, Moussa Guèye, Pape Modou Ndiaye, Moustapha Kassé, Ibou Sène Diouf, Mohamed Conteh (Abdel Kader Coulibaly, 48e), El Hadij Abdou Samb, Benoît Toupane (cap, Pape Seny Touré, 83e), Mouhamed Pouye (Modou Lô, 90e). Entraîneur : Abdou Karim Mané.
  Stade Mbour : Aldiouma Coulibaly (cap), El Hadji Abib Diop, Kaba Sambou, Abdou Diallo (Baye Abdoulaye Kama, 46e), El Hadji Abite Diop, Christian Dione, Pape Aliou Faye (Omar Sarr, 48e),Amdy Moustapha Bèye, Mamadou Sow, Mamadou Gando Ba, Alfussouny Gassama (Djiby Diop, 58e). Entraîneur : Al Ousseynou Sène.
  C’était la rencontre au sommet du la 7e journée et elle a tenu toutes ses promesses. Devant une belle chambrée, Mbour Petite Côte et Stade de Mbour ont livré un très beau spectacle. Mais ce sont les joueurs d’Abdou Karim Mané qui ont frappé un grand coup en s’octroyant une victoire de prestige, faisant chuter leur rival pour la première fois cette saison. Beaucoup plus entreprenants, les joueurs de Mbour Petite Côte se sont mis en exergue dès la 2e minute. Mouhamed Pouye, très efficace, va ouvrir le score à la réception d’un coup-franc d’Ibou Sène Diouf. MPC ne va lâche pas prise et appuie sur l’accélérateur, ne laissant aucune chance au Stade de Mbour. Mouhamed Pouye, à la réception d’un joli centre de Muhamed Conteh, s’offre un doublé (41e) et permet à son équipe de prendre le large. La réaction du Stade de Mbour ne se fait pas attendre, mais les joueurs d’Al Ousseynou Sène ne parviennent pas à déstabiliser l’équipe de MPC qui réussit un début de saison remarquable. A l’arrivée, l’équipe de Karim Mané qui s’est imposée 2 à 0 enregistre sa quatrième victoire et consolide sa place de dauphin.

S. O. F.


Conseil de SecuriteLe Sénégal a officiellement entamé, samedi, son mandat en qualité de membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a annoncé le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Le Sénégal a été élu, le 15 octobre 2015, membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU au titre de la période 2016-2017 avec 187 voix. Il intègre le Conseil de l’ONU pour la troisième fois (1968/1969, 1988/1989).

Le Conseil de sécurité, outre les cinq membres permanents (Chine, Etats-Unis, Fédération de Russie, France, Grande-Bretagne), est composé de 10 membres non-permanents élus pour un mandat de deux (02) ans.

Le Sénégal entame son mandat qui court jusqu’au 31 décembre 2017, en même temps que l’Egypte, le Japon, l’Ukraine et l’Uruguay.

Comme l’a indiqué le président de la République dans son adresse solennelle à la Nation à l’occasion du Nouvel An 2016, « l’élection du Sénégal au Conseil de Sécurité traduit toute la considération et tout le crédit que la Communauté internationale accorde à ce pays, +véritable puissance diplomatique+ », selon le ministère des Affaires étrangères.

Dans un communiqué reçu à l’APS, le ministère souligne que cette élection va contribuer « de façon dynamique et positive au traitement des grandes questions qui agitent le monde, en particulier les questions de paix, sécurité, développement, état de droit et démocratie ».

La même source relève qu’il s’agit « d’un mandat national certes, mais aussi ouest-africain et africain, international même », le Sénégal « ayant battu campagne tant sur ses propres priorités nationales que celles sous-régionales, africaines et mondiales ».

Au Conseil de sécurité, le Sénégal « entend privilégier le dialogue et la recherche du consensus pour le règlement de ces conflits » et y jouera aussi à fond « la diplomatie préventive pour amener le Conseil de sécurité à faire davantage de prévention que ce n’est le cas actuellement ».

Dans cette perspective, le Sénégal va introduire dans son agenda « des thématiques nouvelles comme Eau-Paix-Sécurité, Santé-Paix-Sécurité et en contribuant activement à la mise en œuvre de celles actuellement examinées comme Femmes-Paix-Sécurité et Jeunes-Paix-Sécurité. »

Le pays va également d’entrée de jeu « assumer des responsabilités particulières au sein du Conseil de sécurité dont il est chargé de présider deux importants organes subsidiaires ».

Le communiqué cite le Groupe de travail sur les Opérations de paix -le Sénégal étant le 7ème plus gros contributeur mondial de troupes (militaires, police et civils), 3ème au plan africain et 1er à l’échelle ouest-africaine- et le Comité des sanctions concernant la République du Soudan du Sud.

Le Sénégal est aussi Vice-président pour les thématiques "prévention des conflits en Afrique de l’Ouest" et "protection des enfants en périodes et zones de conflits", en plus d’être "Porte-Plume" (Pen Holder) pour la situation dans le Sahel et la situation en Guinée-Bissau.

Source : APS

Sénégalaises, Sénégalais, mes chers compatriotes,
Hôtes étrangers qui vivez parmi nous,
A l’occasion du nouvel an, je suis heureux de m’adresser à vous pour vous présenter mes vœux.
En souvenir de nos chers défunts qui nous manquent ce soir, je voudrais d’abord joindre mes prières aux vôtres pour qu’ils reposent en paix.
Aux malades, j’adresse tous mes souhaits de prompt rétablissement.
Je salue et encourage nos compatriotes de la diaspora, ainsi que nos vaillantes Forces de défense et de sécurité, engagées au service de la paix en Afrique et dans le monde.
Je renouvelle aussi mon soutien constant au processus de dialogue  pour la consolidation de la paix en Casamance.
En ces temps d’insécurité exacerbée, restons vigilants et sereins.  
Ce soir, mes chers compatriotes, j’ai surtout à cœur de vous entretenir de notre idéal d’émergence et de prospérité partagée, dans le cadre d’un Etat de droit rénové et d’une démocratie renforcée.
Malgré une conjoncture internationale difficile,  l’année 2015 s’achève sur de bons résultats en matière de croissance, de maitrise de l’inflation et du déficit public.
Les bonnes performances de notre économie se consolident. En effet, les prévisions en fin 2015 situent notre taux de croissance économique à 6,4%.
Au-delà d’une pluviométrie favorable, cette dynamique positive résulte aussi des efforts de mise en œuvre des projets et réformes phares du PSE.
Assurément, nous sommes sur la bonne voie pour atteindre l’objectif moyen de 7% de taux de croissance annuel fixé dans le Plan Sénégal Emergent.
Dans le même élan, et pour la première fois, notre budget national a dépassé le seuil des 3.000 milliards, et sera essentiellement financé sur ressources propres.
Mieux que les années précédentes, la campagne agricole a donné d’excellents résultats. Rendons grâce à Dieu pour le bon hivernage.
Nos efforts de modernisation de l’agriculture ont largement porté leurs fruits.
Ainsi, pour 2015, les récoltes  céréalières sont estimées à 2.271.000 tonnes, soit une hausse de 82% par rapport à 2014.
La production d’arachides se chiffre à 1.121.474 tonnes, soit 68% de hausse.
Celle du riz paddy a augmenté de 64%, passant de 559.000 à 917.371 tonnes.
La production horticole, en hausse de 14%, s’établit à 1.133.430 tonnes.
En soutien aux producteurs, nous avons maintenu à 200 Francs au minimum le prix du kilogramme d’arachides.
Les mesures prises par le Gouvernement, en concertation avec tous les acteurs, facilitent désormais la commercialisation de nos produits agricoles. Nous traduisons ainsi en actes le vieux slogan du « consommer local ». C’est un grand pas vers l’autosuffisance alimentaire qui nos libérera, au plus vite, du fardeau des importations coûteuses.
Parallèlement, la mise en œuvre du Programme des Domaines agricoles communautaires (PRODAC) se poursuit. Les DAC de Séfa, Itato, Keur Samba Kane et Keur Momar Sarr, mobilisent déjà 177 Groupements de producteurs ; 2.555 hectares sont mis en valeur et plus de 7.000 emplois créés.
Pour 2016, 20 milliards additionnels seront investis dans le PRODAC pour pérenniser ses activités toute l’année.
S’agissant de l’élevage, le Projet régional d’Appui au Pastoralisme,  financé à hauteur de 15 milliards, soutiendra la santé animale, l’accès aux marchés et la gestion des ressources naturelles. Il bénéficiera à 100.000 ménages des régions de Kaffrine, Louga, Matam, Tambacounda et Saint-Louis.
Nous poursuivons en même temps nos efforts de modernisation de la pêche artisanale.
Les quais de pêche de Yoff, Soumbédioune, Fass Boye et Gokhou Mbath sont en  construction.
Pour l’année 2016, nos efforts porteront sur:
• la réalisation des quais de Ngaparou, Pointe Sarène, Potou et Bargny ;
• l’aménagement des aires de transformation de Saint-Louis, Potou, Kafountine, Mbao et Pencum Sénégal à Thiaroye sur mer ;
• l’extension du port de commerce de Ziguinchor et la construction d’un port de pêche à Boudody.

En ce qui concerne l’artisanat, trois sites d’exposition et de commercialisation seront livrés en juillet 2016, à Diamniadio, Mékhé et ThionkEssyl.
En outre, la réhabilitation des infrastructures et villages artisanaux, notamment à Sédhiou, Thiès, Diourbel Kébémère et Bambey sera poursuivie.

Mes chers compatriotes,
La réussite de notre objectif d’émergence passe nécessairement par les infrastructures. Il ne peut y avoir de développement si, faute d’infrastructures adéquates, nous restons isolés les uns des autres ; si les produits de nos campagnes ne peuvent pas accéder à nos marchés, et si nos malades peinent à se rendre à la structure sanitaire la plus proche.  
Voilà pourquoi, après une année pleine de mise en œuvre du PSE, je me dois de vous donner un aperçu sommaire de la nouvelle carte d’infrastructures et de désenclavement de notre pays.
Trente-trois projets ont ainsi été achevés en 2015 ; soit un linéaire de 965 km de routes et 2281 mètres linéaires de ponts, pour un coût total de 238 milliards.
Parmi ces réalisations, figurent les axes :
• Tambacounda-Dialacoto ;
• Mako-Kédougou ;
• Kafountine-Diouloulou ;
• et Koukané-Kolda-Tanaff
Vingt-cinq autres projets ont été engagés, dont un total linéaire de 810 km de routes ; 685 km de pistes rurales et 6 ponts de désenclavement : à Baïla, Diouloulou, Foundiougne, Ganguel Soulé, Marsassoum et Wendou Bosséabé.
Les autres chantiers routiers concernent notamment : les axes Touba-Dahra-Linguère ; Joal-Keur Samba Dia-Djiffere ; Kédougou-Salémata ; Bambey-Baba Garage ; les grandes Niayes, entre Rufisque, Lompoul, Bayakh, Mboro et Diogo ;  ainsi que les boucles du Boudier, du Fouladou et des Kalounayes.
De même, l’autoroute Thiès-Touba, en chantier, transformera nos conditions de transport, grâce à ses différentes connexions, dont les autoroutes AIBD-Mbour et AIBD-Thiès.
L’étude de faisabilité du projet d’autoroute Thiénaba-Tivaouane est aussi achevée. Nous avons, en outre, acquis le financement pour le désenclavement complet de l’île à Morphile et la réhabilitation de la Route nationale N°2, sur l’axe Ndioum-Ourossogui-Bakel.
Avec la livraison  prochaine des travaux de prolongement de la VDN vers Guédiawaye, la mobilité urbaine à Dakar sera sensiblement améliorée.
A ces chantiers, s’ajoutent le Programme de modernisation des cités religieuses et le Programme de Modernisation des Villes, PROMO-VILLES, avec des volets assainissement, voierie et éclairage public. La phase initiale couvrira 13 localités.  
Je me réjouis d’annoncer que les travaux du Train Express Régional (TER) Dakar-Diamniadio-AIBD, première liaison ferroviaire rapide du Sénégal, démarreront en 2016. Le TER desservira 14 gares et pourra transporter jusqu’à 115.000 passagers par jour, en moins de 45 minutes entre Dakar et l’aéroport international Blaise Diagne.
Nous allons, en outre, réhabiliter la voie ferrée Dakar-Kidira sur 644 km. La construction de ce chantier de grande envergure génèrera plusieurs milliers d’emplois. Avec ce projet, outre le transport à bon coût, nous ferons ainsi renaitre toute une vie économique et sociale dans nos villes et campagnes le long de cet axe ferroviaire historique.  
Je suis également heureux d’informer que les premiers hangars du Parc industriel de de Diamniadio seront livrés dès ce mois de janvier. De grandes compagnies internationales vont y délocaliser des activités à haute intensité de main d’œuvre, pour générer au moins 50.000 emplois dans les cinq premières années.
Concernant le secteur de l’énergie, les nouvelles centrales de Taïba Ndiaye et du Cap des Biches seront mises en service au 1er semestre de 2016. De même, un projet de 200 MW en énergie solaire est en cours de finalisation.
Vous le savez, en juillet dernier, j’ai lancé le Programme d’Urgence de Développement Communautaire, le PUDC, destiné aux localités rurales particulièrement défavorisées. La phase initiale est financée à hauteur de 113 milliards.
Ainsi, en plus des 37 forages réceptionnés en 2015 dans le cadre du Programme national de 300 forages, les premiers résultats du PUDC en seulement quatre  mois d’activité sont très satisfaisants : 63 forages ont été réalisés et 69 châteaux d’eau et 847 km de pistes rurales sont en chantier pour 462 villages des régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou et Thiès.
Grâce au concours du Génie militaire, 18 forages ont été réalisés dans les régions de Kédougou et Tambacounda.
Pour l’hydraulique urbaine, nous allons construire une troisième usine d’une capacité de 200 000 m3/jour à Keur Momar Sarr, pour un coût de 255 milliards, et une autre de dessalement d’eau de mer sur le site des Mamelles, financée à hauteur de 135 milliards. Ces deux unités permettront de sécuriser l’approvisionnement de Dakar et ses environs pour vingt ans, au moins.
Au titre de la solidarité nationale et de la réduction des inégalités sociales, 300.000 familles au total bénéficieront des Bourses de Sécurité familiale en 2016.
La Couverture Maladie universelle a permis de prendre en charge gratuitement deux millions  d’enfants de 0 à 5 ans. A ce jour, 600 mutuelles de santé ont été constituées.
Les prix de 270 médicaments ont été réduits ; 1.000 agents, dont 500 sages-femmes ont été recrutés pour le compte du Ministère de la santé. Enfin, sur trois ans, nous avons acquis et distribué 150 ambulances, avec l’objectif d’en faire le double en 2016.

Mes chers compatriotes,
Pour l’année 2016, l’éducation et la formation resteront encore au cœur de nos priorités. Dans une société du savoir et du savoir-faire, je reste en effet convaincu  que l’éducation et la formation de qualité conditionnent le progrès des  Nations.
Aucun investissement n’est de trop pour réaliser une école pour tous, une école de qualité, une école viable, stable et pacifiée.
C’est dans cet esprit que le Gouvernement a procédé à la validation aux deux tiers des années de contractualisation et de vacation des corps émergents.
S’agissant des infrastructures scolaires, au cours des trois dernières années, nous avons réalisé 4.485 salles de classe dans l’élémentaire et 89 collèges. De plus, 5 lycées 42 blocs administratifs et 28 blocs scientifiques et techniques sont en cours de construction.
Grâce à ces efforts, nous avons ramené le pourcentage des abris provisoires de 18% en 2011, à 11% en 2015.
En soutien aux parents, j’ai décidé de rendre effective la gratuité du manuel scolaire pour l’enseignement élémentaire, pour un total de 5.400.000 livres.
Je tiens à féliciter ici le CEM d’Anambé Couta, dans la Région de Kolda, pour ses excellents résultats. Malgré son état d’abri provisoire, cet établissement s’est en effet distingué avec un taux de réussite de 100% à l’examen du BFEM pour ses 150 candidats. En récompense de son bel exemple, le CEM d’Anambé Couta sera entièrement construit et équipé.   
L’Enseignement supérieur retient aussi  notre attention.
Avec la construction des nouvelles universités Amadou Makhtar Mbow de Dakar et El Hadj Ibrahima Niasse du Sine Saloum, le renouvellement des équipements et des plateaux techniques, nos investissements dans ce secteur  cumuleront à 302 milliards à la fin du PTIP 2015-2017.
Je félicite tous les acteurs et partenaires de l’Enseignement supérieur qui ont permis l’élaboration consensuelle du projet de Loi-cadre sur les universités publiques, récemment adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale.
Grâce à nos efforts concertés de réforme et d’investissement, notre système universitaire pourra garder intacte sa tradition d’excellence et rivaliser avec les meilleurs.
Le chemin de l’excellence, c’est celui qu’ont emprunté nos « Lionnes » du basket-ball, championnes d’Afrique pour la 11e fois, et notre équipe nationale de football des moins de 23 ans, vainqueur des derniers  Jeux Africains. Je leur renouvelle mes chaleureuses félicitations. Pour soutenir cette dynamique d’excellence, il sera édifié sur le site de Diamniadio un complexe sportif multifonctionnel de 15.000 places, avec des aires de jeu pour le basket-ball, le volleyball, le handball, la boxe et le patinage.

Mes chers compatriotes,  
Au plan international, notre diplomatie nous a valu de réels motifs de satisfaction. En témoigne la brillante élection de notre pays au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette performance, qui s’ajoute à nos autres responsabilités africaines et internationales, conforte l’estime et la  confiance dont jouit notre pays.

Mes chers compatriotes,
Pendant plus de cinq décennies, les mécanismes institutionnels de notre pays, adossés à une maturité politique et citoyenne, ont donné corps à notre idéal de démocratie.
Mais un idéal reste toujours une réalité en construction. Notre propre expérience nous a, hélas, suffisamment renseignés sur la précarité du régime démocratique quand la Constitution qui en garantit la protection est-elle-même soumise à une instabilité permanente.   
C’est pour mettre définitivement notre démocratie à l’abri d’une telle situation que, dès mon accession à la magistrature suprême, j’ai engagé des réformes visant à stabiliser la Constitution, asseoir la bonne gouvernance et consolider la démocratie et l’Etat de droit.
C’est notamment le sens des lois sur :
• le Code de Transparence dans la Gestion des Finances publiques ;
• la Cour des comptes ;
• l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) ;
• l’Acte III de la décentralisation, par la territorialisation des politiques publiques ;
• la déclaration de patrimoine ;
• la réforme de l’organisation judiciaire, visant à rapprocher la justice du justiciable.

Et enfin, c’est aussi le sens de l’adhésion de notre pays à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).
Dans le même esprit et en parfaite cohérence avec nos traditions d’ouverture et de dialogue politique, j’ai institué en mai 2013 une Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), en lui demandant de mener des concertations sur la réforme des institutions, et de formuler toutes propositions visant à améliorer le fonctionnement des institutions, à consolider la démocratie, à approfondir l’Etat de droit et à moderniser le régime politique.
J’avais indiqué que les réformes proposées pourraient se traduire par une modification subséquente de la Constitution.
La Commission s’est attelée avec diligence à la tâche et m’a rendu ses conclusions et propositions de réformes.
Il en résulte que, sur le fondement de nos acquis, l’assise démocratique de notre système politique est solide et qu’en  définitive, nous pouvons apporter à notre Constitution les changements consensuels appropriés sans provoquer de rupture normative dans la nature même de notre régime politique.
Moderniser, stabiliser et consolider notre démocratie, renforcer l’Etat de droit et améliorer la gouvernance des affaires publiques : tels sont les fondements du projet de révision constitutionnelle que je vous proposerai.
Conformément à l’article 51 de la Constitution, je recueillerai, au préalable l’avis du Président de l’Assemblée nationale et celui du Conseil constitutionnel.
Dans sa substance, le projet de révision constitutionnelle apporte des innovations importantes, notamment :
1.    la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ;
2.    la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection ;
3.    la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut Conseil des collectivités territoriales ;
4.    la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, droit sur leur patrimoine foncier et leurs ressources naturelles ;
5.    le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoirs du citoyen ;
6.    la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel, y compris la question de l’applicabilité immédiate de la réduction à cinq ans du mandat de sept ans en cours ;
7.    le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ;
8.    la représentation des Sénégalais de l’extérieur par des députés à eux dédiés ;
9.     l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de  contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques ;
10. la soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité avant leur promulgation ;
11. l’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7 ;
12. la désignation par le Président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel ;
13. l’élargissement des compétences du Conseil constitutionnel pour donner des avis et connaître des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant  la Cour d’Appel ;
14. la constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration ;
15. L’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, la laïcité, le caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’Etat,  le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du Président de la République.

En définitive, l’essence même de la République, c’est l’égale dignité des citoyens ; c’est le Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.
Voilà pourquoi je tiens à ce que le Gouvernement reste dans le temps du réel ; le temps de l’action, à l’écoute et au service exclusif des populations.
La quête de l’autosuffisance alimentaire, la réalisation d’infrastructures de développement, l’éducation et la formation, la santé, la lutte contre le chômage et les inégalités : voilà ce qui continuera de mobiliser mes efforts et d’occuper mon temps, pour un Sénégal meilleur ; le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous.
A tous et à toutes, mes chers compatriotes, je renouvelle mes sentiments de profonde affection. A tous et à toutes, j’adresse mes vœux ardents de bonne santé, de bien-être et de réussite.
Bonsoir et Déwéneti.


Sacrifiant à la tradition républicaine, le président Macky Sall s’est adressé, au soir du 31 décembre 2015, à l’ensemble de la communauté nationale, dans un discours-bilan, dressant une cartographie des réalisations du gouvernement dans de nombreux domaines où les attentes des populations s’expriment au quotidien. A l’analyse, son discours est pragmatique et sa méthode porteuse de résultats appréciables.

Au seuil de cette année 2016, il a rassuré des millions de Sénégalais en listant les projets réalisés ou en cours de réalisation dans des domaines assez variés. En effet, les progrès sont remarquables dans l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, la réalisation d’infrastructures de développement, l’éducation et la formation, la santé, la lutte contre le chômage et les inégalités, etc. Ces résultats satisfaisants à consolider fondent son appel à nos compatriotes, les invitant à s’engager, à ses côtés, « pour un Sénégal meilleur, le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous », dans le culte de l’effort et de la solidarité.

Au chapitre de ses engagements, le Président de la République a, encore une fois, rassuré ses compatriotes sur sa volonté de réduire son mandat, de sept à cinq ans, au moment où des chefs d'état cherchent à rallonger fraudulement leur mandat, en instrumentalisant la constitution de leur pays. Par ailleurs, son autre engagement de proposer aux Sénégalais des réformes institutionnelles majeures a été réitéré et des pistes importantes ont été ouvertes par lui.

Dans le processus de développement, toutes les actions d’investissement sont liées et interagissent. La réalisation de pistes de production et de routes impacte positivement sur la vie des populations riveraines et même sur celle de ceux qui sont bien au-delà. Un centre de santé ou un lycée implanté dans une localité lointaine booste la qualité des ressources humaines sans lesquelles un pays ne peut aspirer à l’émergence. Par cet effet, levier bien connu des économistes, le président Macky Sall entend mettre le Sénégal sur les rampes de l’émergence, en posant des jalons importants de réalisations d’infrastructures.

Didactique et volontaire, le chef de l’Etat a égrené, dans une approche méthodique, la cohérence des projets en cours de réalisation sur l’ensemble du territoire. Et nul doute qu’en 2016, les Sénégalais assisteront à l’inauguration de ces nombreux projets dont l’objectif est l’amélioration des conditions de vie des populations. Sous la houlette du Premier ministre, Mahammad Dionne, les différents départements ministériels, les agences et entreprises publiques ont mis en œuvre cette vision du président Macky Sall, dont la clé de voûte est l’action au quotidien.

Que cela soit en ville ou dans les campagnes, des dizaines de chantiers ont été ouverts, certainement pas encore visibles pour de nombreux Sénégalais. Mais, cette année sera, manifestement, le moment pour beaucoup de nos compatriotes d’apprécier ces actions de développement posées dans des secteurs variés et souvent complémentaires, pour une amélioration notable des conditions de vie des populations.

A côté de plusieurs centaines de projets en cours de réalisation, le président Macky Sall a aussi opté pour la mise en œuvre de grands projets, avec des partenaires au développement partageant la vision du Sénégal. Le lancement des travaux de l’autoroute à péage Thiès-Touba en est une illustration, ainsi que le projet concernant la réhabilitation de la ligne ferroviaire Dakar-Kidira d’un coût de 754 milliards de FCfa, avec comme partenaires stratégiques et financiers des entreprises chinoises.

Sur la voie de l’émergence sur laquelle il veut mener le Sénégal, le président Macky Sall a décliné ses choix stratégiques, des choix ambitieux portant plusieurs finalités : élever la croissance économique et atteindre l’objectif de 7% par an au moins, créer des emplois pour répondre à la forte demande qui s’exprime sur le marché de l’emploi, offrir une réponse intelligente à la demande sociale dans l’éducation et la santé, etc. Les défis présents sont nombreux et urgents, mais l’engagement de chaque Sénégalais dans la réussite des projets nationaux est un acte citoyen qui doit dépasser les clivages politiques partisans.

• Par Cheikh THIAM


Le Directeur général de l’Agence de développement des Pme, Mabousso Thiam, annonce le lancement, au cours de ce mois, d’un concours national de « Businnes Plan » en direction des animateurs des Pme. Selon lui, cette grande manifestation qui sera présidée par le président de la République, sera l’occasion de travailler à la résorption du déficit constaté en entrepreneuriat au Sénégal.  

Quel est le projet majeur sur lequel vous travaillez afin de mieux positionner les Pme sénégalaises sur le plan international ?
Nous  sommes en  train de travailler sur quatre  grands axes  et  nous faisons des avancées spectaculaires. D’abord, il faut savoir qu’on a un déficit en entrepreneuriat au Sénégal. Au cours du mois de janvier, nous allons lancer un concours national de Business Plan. Le chef de l’Etat  l’a accepté et nous  fera l’honneur de le présider. Nous allons tout faire pour le rendre le plus populaire possible car il s’agit de sortir le Sénégalais d’une certaine forme de torpeur. On fera ainsi preuve d’innovation dans l’avenir en promotion des Pme. Nous l’organiserons en partenariat avec la Banque mondiale. Ensuite, nous avons constaté le même problème, à savoir un déficit technologique au Sénégal. En mai dernier, nous avions inauguré le premier centre de démonstration technologique à Liberté  6 Extension. En 2016, nous comptons bien inaugurer un deuxième à Ziguinchor. L’impact de ces centres sera réel car il s’agit de  mettre  à  la disposition de tous les entrepreneurs sénégalais la technologie dont ils ont besoin pour développer leurs affaires. Ce sont de solides technologies indiennes. Elles sont aussi fiables et bon marché. Nous allons aussi poursuivre le développement de tous les services non financiers. C’est toute la signification du récent lancement du fonds à frais partagés au sein de l’Adepeme.

Quels sont les contours du fonds à frais partagés ?
C’est un mécanisme par lequel les besoins d’assistance technique des entreprises sont pris en charge à hauteur de 50 % par l’Adepme.75 % de ces fonds sont destinés à la formation dans les Pme. Le fonds est doté d’un budget de plusieurs centaines de millions par an. Ce n’est pas négligeable. Sur la question du financement, nous travaillons avec le Fongip, le Fonsis  et la Bnde où nous sommes membres du conseil d’administration. L’un dans l’autre,  le dispositif est en train de s’améliorer  pour la réduction du chômage et la création de richesses dans notre pays. L’avenir appartient aux Pme. Quand on voit une région comme la Casamance naturelle et le potentiel qu’il y a, ce sont des milliers de Pme qui peuvent être créées.
Le bureau de mise à niveau des entreprises vient de primer  une dizaine de petites et moyennes entreprises de la Casamance naturelle. Quel est le sens de cette activité?
C’est l’expression concrète de la volonté des autorités de mettre un accent fort sur le développement économique des Pme en Casamance. L’Adepme, le Bureau de mise à niveau  et les bailleurs de fonds ont décidé de mutualiser leurs efforts pour permettre rapidement de remettre la Casamance sur les rails du développement. N’eût été la malheureuse crise qui a perturbé cette zone pendant près de 35 ans, la Casamance, on le sait tous, est la région la plus riche du Sénégal. C’est un grenier, un réservoir. Bref, une région bénie avec un énorme potentiel sur le plan rizicole, horticole, du tourisme, de la pêche, des produits forestiers, etc. C’est une région  qui est appelée à jouer un rôle de premier plan notamment dans la mise en œuvre du Pse. C’est vrai que l’enclavement de la région pose problème  mais je crois que ces problèmes vont trouver rapidement une solution. Il y a quelques temps, il n’y avait plus de bateau, aujourd’hui, il y en a trois. Il y a aussi une liaison aérienne. Les entrepreneurs ne doivent pas faire dans l’immobilisme au vu des problèmes identifiés.

Quel type de collaboration entretenez-vous avec le bureau de mise à niveau des entreprises ?
Nos deux structures se connaissent bien. Il y a quelques années, le Bureau de mise à niveau était logé au sein de l’Adepeme. Il se trouve que  nous sommes dans le même métier mais il y a des choses que nous savons faire et que le Bmn ne fait pas et vice-versa. Nous sommes très complémentaires. C’est pourquoi, nous travaillons en étroite collaboration en faisant des économies d’échelle. Du coup, l’essentiel de nos ressources est orienté vers la Pme et son fonctionnement.

Propos recueillis par Mamadou Lamine DIATTA


Tout est fin prêt pour la bonne tenue de la ziarra annuelle de la famille omarienne de Louga, prévue du 8 au 9 janvier 2016. C’est l’assurance donnée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique qui a présidé avant-hier la réunion nationale consacrée à cet événement religieux.

La réunion nationale consacrée aux préparatifs de la ziarra annuelle de la famille omarienne de Louga, prévue du 8 au 9 janvier 2016, s’est déroulée jeudi dernier sous la présidence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Cette rencontre a eu lieu en présence de Thierno Mountaga Cheikh Oumar Tall et de son frère Thierno Nourou Tall, porte-parole du Khalife général de la famille omarienne.

A l’ouverture de la réunion, le gouvernement de la région de Louga a fait le compte rendu du Crd spécial consacré à cette ziarra tenu en novembre dernier. Selon Ange Faye, toutes les dispositions ont été prises par la mairie et le Conseil départemental de Louga pour un bon déroulement de la manifestation.

Le service d’hygiène sera, par exemple, en œuvre à partir du 5 janvier 2016 pour les opérations de désinfection et désinsectisation des sites d’hébergement des pèlerins. Au même moment l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) va procéder à l’entretien des caniveaux à partir du 4 janvier. Son représentant Cheikh Tidiane Niang a laissé entendre que l’Onas va louer des toilettes mobiles qu’il mettra à la disposition du comité d’organisation.

L’ambassadeur Seydou Nourou Bâ a, de son côté, exprimé toute la « respectueuse gratitude » du Khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachir Tall, au chef de l’Etat, Macky Sall et à son gouvernement. « Année après année, les choses se font de mieux à mieux grâce à votre vigilance et à celle de vos collaborateurs », a-t-il déclaré en s’adressant au ministre de l’Intérieur. Thierno Nourou Cheikh Oumar Tall, porte-parole du Khalife général de la famille omarienne, a  salué l’engagement du président de la République pour la modernisation des cités religieuses. « Depuis son avènement à la tête du pays, il n’a jamais cessé d’accorder beaucoup d’importance aux familles religieuses et particulièrement à la famille omarienne », a-t-il témoigné.

Enfin, le ministre de l’Intérieur dira : « Nous sommes rassurés de tout ce qui a été fait ; il n’y a plus de difficultés ». Abdoulaye Daouda Diallo a félicité le gouverneur de la région de Louga et ses collaborateurs ainsi que le comité d’organisation, tout en invitant les uns et les autres à « plus de vigilance parce que nous sommes à une semaine de l’événement et des surprises peuvent surgir ». « A l’état actuel des réalisations et des engagements, nous sommes très optimistes. Nous pouvons dire que tout est fin prêt pour la bonne tenue de la manifestation », a affirmé le ministre. Des prières ont été formulées pour un Sénégal de paix, uni et émergent.

Souleymane Diam SY


Armoiries SNSénégalaises, Sénégalais, mes chers compatriotes,
Hôtes étrangers qui vivez parmi nous,

A l’occasion du nouvel an, je suis heureux de m’adresser à vous pour vous présenter mes vœux.

En souvenir de nos chers défunts qui nous manquent ce soir, je voudrais d’abord joindre mes prières aux vôtres pour qu'ils reposent en paix.

Aux malades, j'adresse tous mes souhaits de prompt rétablissement.

Je salue et encourage nos compatriotes de la diaspora, ainsi que nos vaillantes Forces de défense et de sécurité, engagées au service de la paix en Afrique et dans le monde.

Je renouvelle aussi mon soutien constant au processus de dialogue  pour la consolidation de la paix en Casamance.

En ces temps d’insécurité exacerbée, restons vigilants et sereins.  

Ce soir, mes chers compatriotes, j’ai surtout à cœur de vous entretenir de notre idéal d’émergence et de prospérité partagée, dans le cadre d’un Etat de droit rénové et d’une démocratie renforcée.

Malgré une conjoncture internationale difficile,  l’année 2015 s’achève sur de bons résultats en matière de croissance, de maitrise de l’inflation et du déficit public.

Les bonnes performances de notre économie se consolident. En effet, les prévisions en fin 2015 situent notre taux de croissance économique à 6,4%.

Au-delà d’une pluviométrie favorable, cette dynamique positive résulte aussi des efforts de mise en œuvre des projets et réformes phares du PSE.

Assurément, nous sommes sur la bonne voie pour atteindre l’objectif moyen de 7% de taux de croissance annuel fixé dans le Plan Sénégal Emergent.

Dans le même élan, et pour la première fois, notre budget national a dépassé le seuil des 3000 milliards, et sera essentiellement financé sur ressources propres.

Mieux que les années précédentes, la campagne agricole a donné d’excellents résultats. Rendons grâce à Dieu pour le bon hivernage.

Nos efforts de modernisation de l’agriculture ont largement porté leurs fruits.

Ainsi, pour 2015, les récoltes  céréalières sont estimées à 2  271 000 tonnes, soit une hausse de 82% par rapport à 2014.

La production d’arachides se chiffre à 1 121 474 tonnes, soit 68% de hausse.

Celle du riz paddy a augmenté de 64%, passant de 559 000 à 917 371 tonnes.

La production horticole, en hausse de 14%, s’établit à 1.133.430 tonnes.

En soutien aux producteurs, nous avons maintenu à 200 Francs au minimum le prix du kilogramme d’arachides.

Les mesures prises par le Gouvernement, en concertation avec tous les acteurs, facilitent désormais la commercialisation de nos produits agricoles. Nous traduisons ainsi en actes le vieux slogan du « consommer local ». C’est un grand pas vers l’autosuffisance alimentaire qui nos libérera, au plus vite, du fardeau des importations coûteuses.

Parallèlement, la mise en œuvre du Programme des Domaines agricoles communautaires(PRODAC) se poursuit. Les DAC de Séfa, Itato, Keur Samba Kane et Keur Momar Sarr, mobilisent déjà 177 Groupements de producteurs ; 2.555 hectares sont mis en valeur et plus de 7000 emplois créés.

Pour 2016, 20 milliards additionnels seront investis dans le PRODAC pour pérenniser ses activités toute l’année.

S’agissant de l’élevage, le Projet régional d’Appui au Pastoralisme,  financé à hauteur de 15 milliards, soutiendra la santé animale, l’accès aux marchés et la gestion des ressources naturelles. Il bénéficiera à 100 000 ménages des régions de Kaffrine, Louga, Matam, Tambacounda et Saint-Louis.

Nous poursuivons en même temps nos efforts de modernisation de la pêche artisanale.

Les quais de pêche de Yoff, Soumbédioune, Fass Boye et Gokhou Mbath sont en  construction.

Pour l’année 2016, nos efforts porteront sur:

- la réalisation des quais de Ngaparou, Pointe Sarène, Potou et Bargny ;
- l’aménagement des aires de transformation de Saint-Louis, Potou, Kafountine, Mbao et Pencum Sénégal à Thiaroye sur mer ;
- l’extension du port de commerce de Ziguinchor et la construction d’un port de pêche à Boudody.

En ce qui concerne l’artisanat, trois sites d’exposition et de commercialisation seront livrés en juillet 2016, à Diamniadio, Mékhé et ThionkEssyl.

En outre, la réhabilitation des infrastructures et villages artisanaux, notamment à Sédhiou, Thiès, Diourbel Kébémère et Bambey sera poursuivie.

Mes chers compatriotes,

La réussite de notre objectif d’émergence passe nécessairement par les infrastructures. Il ne peut y avoir de développement si, faute d’infrastructures adéquates, nous restons isolés les uns des autres ; si les produits de nos campagnes ne peuvent pas accéder à nos marchés, et si nos malades peinent à se rendre à la structure sanitaire la plus proche.  

Voilà pourquoi, après une année pleine de mise en œuvre du PSE, je me dois de vous donner un aperçu sommaire de la nouvelle carte d’infrastructures et de désenclavement de notre pays.

Trente-trois projets ont ainsi été achevés en 2015 ; soit un linéaire de 965 km de routes et 2281 mètres linéaires de ponts, pour un coût total de 238 milliards.

Parmi ces réalisations, figurent les axes :
- Tambacounda-Dialacoto ;
- Mako-Kédougou ;
- Kafountine-Diouloulou ;
- et Koukané-Kolda-Tanaff

Vingt-cinq autres projets ont été engagés, dont un total linéaire de 810 km de routes ; 685 km de pistes rurales et 6 ponts de désenclavement : à Baïla, Diouloulou, Foundiougne, Ganguel Soulé, Marsassoum et Wendou Bosséabé.

Les autres chantiers routiers concernent notamment : les axes Touba-Dahra-Linguère ; Joal-Keur Samba Dia-Djiffere ; Kédougou-Salémata ; Bambey-Baba Garage ; les grandes Niayes, entre Rufisque, Lompoul, Bayakh, Mboro et Diogo ;  ainsi que les boucles du Boudier, du Fouladou et des Kalounayes.

De même, l’autoroute Thiès-Touba, en chantier, transformera nos conditions de transport, grâce à ses différentes connexions, dont les autoroutes AIBD-Mbour et AIBD-Thiès.

L’étude de faisabilité du projet d’autoroute Thiénaba-Tivaouane est aussi achevée. Nous avons, en outre, acquis le financement pour le désenclavement complet de l’île à Morphile et la réhabilitation de la Route nationale N°2, sur l’axe Ndioum-Ourossogui-Bakel.

Avec la livraison  prochaine des travaux de prolongement de la VDN vers Guédiawaye, la mobilité urbaine à Dakar sera sensiblement améliorée.

A ces chantiers, s’ajoutent le Programme de modernisation des cités religieuses et le Programme de Modernisation des Villes, PROMO-VILLES, avec des volets assainissement, voierie et éclairage public. La phase initiale couvrira 13 localités.  

Je me réjouis d’annoncer que les travaux du Train Express Régional (TER) Dakar-Diamniadio-AIBD, première liaison ferroviaire rapide du Sénégal, démarreront en 2016. Le TER desservira 14 gares et pourra transporter jusqu’à 115 000 passagers par jour, en moins de 45 minutes entre Dakar et l’aéroport international Blaise Diagne.

Nous allons, en outre, réhabiliter la voie ferrée Dakar-Kidira sur 644 km. La construction de ce chantier de grande envergure génèrera plusieurs milliers d’emplois. Avec ce projet, outre le transport à bon coût, nous ferons ainsi renaitre toute une vie économique et sociale dans nos villes et campagnes le long de cet axe ferroviaire historique.  

Je suis également heureux d’informer que les premiers hangars du Parc industriel de de Diamniadio seront livrés dès ce mois de janvier. De grandes compagnies internationales vont y délocaliser des activités à haute intensité de main d’œuvre, pour générer au moins 50 000 emplois dans les cinq premières années.

Concernant le secteur de l’énergie, les nouvelles centrales de Taïba Ndiaye et du Cap des Biches seront mises en service au 1er semestre de 2016. De même, un projet de 200 MW en énergie solaire est en cours de finalisation.

Vous le savez, en juillet dernier, j’ai lancé le Programme d’Urgence de Développement Communautaire, le PUDC, destiné aux localités rurales particulièrement défavorisées. La phase initiale est financée à hauteur de 113 milliards.

Ainsi, en plus des 37 forages réceptionnés en 2015 dans le cadre du Programme national de 300 forages, les premiers résultats du PUDC en seulement quatre  mois d’activité sont très satisfaisants : 63 forages ont été réalisés et 69 châteaux d’eau et 847 km de pistes rurales sont en chantier pour 462 villages des régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou et Thiès.

Grâce au concours du Génie militaire, 18 forages ont été réalisés dans les régions de Kédougou et Tambacounda.
Pour l’hydraulique urbaine, nous allons construire une troisième usine d’une capacité de 200 000 m3/jour à Keur Momar Sarr, pour un coût de 255 milliards, et une autre de dessalement d’eau de mer sur le site des Mamelles, financée à hauteur de 135 milliards. Ces deux unités permettront de sécuriser l’approvisionnement de Dakar et ses environs pour vingt ans, au moins.

Au titre de la solidarité nationale et de la réduction des inégalités sociales, 300 000 familles au total bénéficieront des Bourses de Sécurité familiale en 2016.

La Couverture Maladie universelle a permis de prendre en charge gratuitement deux millions  d’enfants de 0 à 5 ans. A ce jour, 600 mutuelles de santé ont été constituées.

Les prix de 270 médicaments ont été réduits ; 1000 agents, dont 500 sages-femmes ont été recrutés pour le compte du Ministère de la santé. Enfin, sur trois ans, nous avons acquis et distribué 150 ambulances, avec l’objectif d’en faire le double en 2016.

Mes chers compatriotes,

Pour l’année 2016, l’éducation et la formation resteront encore au cœur de nos priorités. Dans une société du savoir et du savoir-faire, je reste en effet convaincu  que l’éducation et la formation de qualité conditionnent le progrès des  Nations.

Aucun investissement n’est de trop pour réaliser une école pour tous, une école de qualité, une école viable, stable et pacifiée.

C’est dans cet esprit que le Gouvernement a procédé à la validation aux deux tiers des années de contractualisation et de vacation des corps émergents.

S’agissant des infrastructures scolaires, au cours des trois dernières années, nous avons réalisé 4 485 salles de classe dans l’élémentaire et 89 collèges. De plus, 5 lycées 42 blocs administratifs et 28 blocs scientifiques et techniques sont en cours de construction.

Grâce à ces efforts, nous avons ramené le pourcentage des abris provisoires de 18% en 2011, à 11% en 2015.

En soutien aux parents, j’ai décidé de rendre effective la gratuité du manuel scolaire pour l’enseignement élémentaire, pour un total de 5 400 000 livres.

Je tiens à féliciter ici le CEM d’Anambé Couta, dans la Région de Kolda, pour ses excellents résultats. Malgré son état d’abri provisoire, cet établissement s’est en effet distingué avec un taux de réussite de 100% à l’examen du BFEM pour ses 150 candidats. En récompense de son bel exemple, le CEM d’Anambé Couta sera entièrement construit et équipé.   

L’Enseignement supérieur retient aussi  notre attention.

Avec la construction des nouvelles universités Amadou Makhtar Mbow de Dakar et El Hadj Ibrahima Niasse du Sine Saloum, le renouvellement des équipements et des plateaux techniques, nos investissements dans ce secteur  cumuleront à 302 milliards à la fin du PTIP 2015-2017.

Je félicite tous les acteurs et partenaires de l’Enseignement supérieur qui ont permis l’élaboration consensuelle du projet de Loi-cadre sur les universités publiques, récemment adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale.

Grâce à nos efforts concertés de réforme et d’investissement, notre système universitaire pourra garder intacte sa tradition d’excellence et rivaliser avec les meilleurs.

Le chemin de l’excellence, c’est celui qu’ont emprunté nos « Lionnes » du basket-ball, championnes d’Afrique pour la 11e fois, et notre équipe nationale de football des moins de 23 ans, vainqueur des derniers  Jeux Africains. Je leur renouvelle mes chaleureuses félicitations. Pour soutenir cette dynamique d’excellence, il sera édifié sur le site de Diamniadio un complexe sportif multifonctionnel de 15 000 places, avec des aires de jeu pour le basket-ball, le volleyball, le handball, la boxe et le patinage.

PR - CopieMes chers compatriotes,  

Au plan international, notre diplomatie nous a valu de réels motifs de satisfaction. En témoigne la brillante élection de notre pays au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette performance, qui s’ajoute à nos autres responsabilités africaines et internationales, conforte l’estime et la  confiance dont jouit notre pays.

Mes chers compatriotes,

Pendant plus de cinq décennies, les mécanismes institutionnels de notre pays, adossés à une maturité politique et citoyenne, ont donné corps à notre idéal de démocratie.

Mais un idéal reste toujours une réalité en construction. Notre propre expérience nous a, hélas, suffisamment renseignés sur la précarité du régime démocratique quand la Constitution qui en garantit la protection est-elle-même soumise à une instabilité permanente.   

C’est pour mettre définitivement notre démocratie à l’abri d’une telle situation que, dès mon accession à la magistrature suprême, j’ai engagé des réformes visant à stabiliser la Constitution, asseoir la bonne gouvernance et consolider la démocratie et l’Etat de droit.

C’est notamment le sens des lois sur :
- le Code de Transparence dans la Gestion des Finances publiques ;
- la Cour des comptes ;
- l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) ;
- l’Acte III de la décentralisation, par la territorialisation des politiques publiques ;
- la déclaration de patrimoine ;
- la réforme de l’organisation judiciaire, visant à rapprocher la justice du justiciable.

Et enfin, c’est aussi le sens de l’adhésion de notre pays à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

Dans le même esprit et en parfaite cohérence avec nos traditions d’ouverture et de dialogue politique, j’ai institué en mai 2013 une Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), en lui demandant de mener des concertations sur la réforme des institutions, et de formuler toutes propositions visant à améliorer le fonctionnement des institutions, à consolider la démocratie, à approfondir l’Etat de droit et à moderniser le régime politique.

J’avais indiqué que les réformes proposées pourraient se traduire par une modification subséquente de la Constitution.

La Commission s’est attelée avec diligence à la tâche et m’a rendu ses conclusions et propositions de réformes.

Il en résulte que, sur le fondement de nos acquis, l’assise démocratique de notre système politique est solide et qu’en  définitive, nous pouvons apporter à notre Constitution les changements consensuels appropriés sans provoquer de rupture normative dans la nature même de notre régime politique.

Moderniser, stabiliser et consolider notre démocratie, renforcer l’Etat de droit et améliorer la gouvernance des affaires publiques : tels sont les fondements du projet de révision constitutionnelle que jevous proposerai.

Conformément à l’article 51 de la Constitution, je recueillerai, au préalable l’avis du Président de l’Assemblée nationale et celui du Conseil constitutionnel.

Dans sa substance, le projet de révision constitutionnelle apporte des innovations importantes, notamment :

1.    la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ;

2.    la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection ;

3.    la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut Conseil des collectivités territoriales ;

4.    la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, droit sur leur patrimoine foncier et leurs ressources naturelles ;

5.    le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoirs du citoyen ;

6.    la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel, y compris la question de l’applicabilité immédiate de la réduction à cinq ans du mandat de sept ans en cours ;

7.    le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ;

8.    la représentation des Sénégalais de l’extérieur par des députés à eux dédiés ;

9.     l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de  contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques ;

10.     la soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité avant leur promulgation ;

11.     l’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7 ;

12.    la désignation par le Président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel ;

13.    l’élargissement des compétences du Conseil constitutionnel pour donner des avis et connaître des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant  la Cour d’Appel ;

14.     la constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration ;

15.    L’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, la laïcité, le caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’Etat,  le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du Président de la République.

En définitive, l’essence même de la République, c’est l’égale dignité des citoyens ; c’est le Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

Voilà pourquoi je tiens à ce que le Gouvernement reste dans le temps du réel ; le temps de l’action, à l’écoute et au service exclusif des populations.

La quête de l’autosuffisance alimentaire, la réalisation d’infrastructures de développement, l’éducation et la formation, la santé, la lutte contre le chômage et les inégalités : voilà ce qui continuera de mobiliser mes efforts et d’occuper mon temps, pour un Sénégal meilleur ; le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous.

A tous et à toutes, mes chers compatriotes, je renouvelle mes sentiments de profonde affection. A tous et à toutes, j’adresse mes vœux ardents de bonne santé, de bien-être et de réussite.

Bonsoir et Déwéneti.



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