A LA UNE (831)

Le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, a déclaré, samedi, que l’exploitation du pétrole est attendue entre 2021 et 2023. Il animait une conférence publique sur le thème « L’impact économique de la découverte de pétrole et de gaz au Sénégal ».

Tel un professeur dans un amphithéâtre, le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, a délivré un cours magistral aux étudiants de l’Institut universitaire de l’entreprise et du développement (Iued).

Pendant près de deux heures de temps, Thierno Alassane Sall, documents à la main, a expliqué à l’auditoire les enjeux liés à la découverte de pétrole et de gaz au Sénégal, en faisant l’état des lieux du secteur dans notre pays. Grand consommateur d’énergie, le Sénégal dépense entre 400 et 700 milliards de FCfa par an pour acheter du pétrole. Ce qui expose notre pays à une dépendance totale vis-à-vis de l’extérieur, selon Thierno Alassane Sall. Plus de 55% de nos besoins en énergie sont satisfaits à partir du bois. Une situation qui impacte sur l’environnement. La découverte de gaz sur la plateforme Saint-Louis offshore profond à la frontière mauritanienne laisse espérer des perspectives plus réjouissantes. « Une fois que notre production de gaz sera effective, on aura moins de pression sur nos ressource forestière », a assuré le ministre de l’Energie. Le potentiel de la plateforme est estimé à 500 milliards de m3. Le démarrage des exploitations est prévu entre 2020 et 2021. Thierno Alassane Sall a indiqué que Saint-Louis offshore profond a une durée d’exploitation de 30 ans.

Le Sénégal et la Mauritanie négocient un accord d’unification pour exploiter en commun ces ressources. Le ministre a abordé aussi l’état d’avancement des explorations sur le gisement pétrolier Sangomar offshore. « On prévoit de produire 50 000 à 100 000 baril par jour. Il s’agit d’un pétrole brut de très bonne qualité. Le démarrage des exploitations est attendu à partir de 2021 2023  », a déclaré Thierno Alassane Sall, insistant sur le fait que le Sénégal est toujours dans une phase d’exploration.

Pour profiter pleinement de ces ressources, le Sénégal se doit de garder un climat social, politique, environnement et institutionnel stable, a insisté le ministre, soulignant que le Sénégal ne compte pas être un pays de dévoués à la rente pétrolière et gazière.

« Pour éviter le risque d’addiction du pays aux ressources pétrolière, le Sénégal, à travers le Plan Sénégal émergeant, a déjà posé les jalons d’une économie diversifiée », a affirmé le ministre. En plus de la protection de l’environnement, la découverte de pétrole et de gaz au Sénégal aidera le Sénégal à moderniser son agriculture et le développement des infrastructures.

Pour assurer une transparence totale dans la gestion des ces ressources, le ministre a indiqué qu’en plus de la société Petrosen, qui est le bras armé de l’Etat dans ce domaine, le ministre a avancé l’idée d’une autorité qui aura la capacité de contrôler des compagnies nationales et étrangères. Il a ajouté aussi que la Société africaine de raffinage (Sar) sera une raffinerie de dimension plus importante.

Pour avoir des ressources humaines de qualités dédiées au secteur, le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables a indiqué que son département travaille avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il a invité les jeunes et les écoles de formations à s’intéresser au pétrole et au gaz. Le Professeur Ibrahim Thione Diop, directeur scientifique et pédagogique de l’Institut universitaire de l’entreprise et du développement se dit prêt à mettre en place des formations destinées aux jeunes dans ces secteurs.

Le porte-parole du gouvernement, Seydou Gueye, s’est félicité de la tenue de cette conférence qui, selon lui, est preuve de « transparence ». M. Guèye a affirmé que le Sénégal est dans une phase de capitalisation, de valorisation et de sauvegarde de ce « patrimoine national ».

Mamadou DIAGNE (Stagiaire)

La coalition Bby a finalement remporté les élections dans les départements de Guédiawaye et de Pikine où les 2 et 3 sièges étaient respectivement mis en jeu. Dans les deux départements, les élections se sont déroulées dans de bonnes conditions constatées par le président de la Cena, Doudou Ndir qui a visité le lieu de votes de Pikine (école 3) et celui de Guédiawaye (salle des fêtes sise à Hamo 4).

En effet, quelques minutes après la fermeture de l'unique bureau de vote de Guédiawaye, la porte de la grande salle s'est ouverte et une fiche afficha les résultats tant attendus. Sur un nombre de votants de 270 conseillers, 6 ont voté avec 1 bulletin nul. Ce qui porte le nombre de bulletins valablement exprimés à 264 voix. Sur ce nombre, Bby a eu 212 voix contre 25 pour Alternative patriotique.

Appel/3j a eu 22 voix tandis que la coalition Ldr/Yeesal a obtenu 5 voix. Une victoire nette acquise par la coalition Bby aux dépens de ses adversaires qui n'ont pas manqué de soulever un certain nombre de griefs par rapport au déroulement du scrutin. A l'image de Bassirou Diatta, coordonnateur de Alternative patriotique qui a estimé que le vote de certains conseillers a été influencé par le camp de Bby, estimant que c'est le pouvoir de l'argent qui est passé par là. C'est presque le même scénario à Pikine où il y avait 948 inscrits. 7 bulletins nuls ont été enregistrés. Bby a récolté 454 voix. Elle est suivie d’Alternative patriotique qui a eu 330 voix. La Ldr/Yeesal de Modou Diagne Fada n'a eu que 30 voix à Pikine. Lors de son passage à l'école 3 de Pikine, le président du Cena a salué l'atmosphère de sérénité qui a prévalu lors de ce scrutin. Il a constaté la même chose à Rufisque et à Guédiawaye. C’est-à-dire, un engouement de ceux qui sont concernés par les élections. « A l’heure où je vous parle, sur l’ensemble du collège électoral, la moitié des inscrits a voté sur les deux bureaux de vote. Le reste va  le faire tranquillement après », a-t-il déclaré. M. Ndir n’a pas remarqué un seul incident notable qui pourrait entacher la régularité et la transparence du processus. « Je ne suis pas officiellement saisi de cas d’omissions tels que déclaré par la presse », a-t-il répondu aux journalistes. Ces derniers lui ont dit avoir été informés de cinq cas d’omissions, avec deux cas confirmés. En guise de réponse, Doudou Ndir a répondu ceci : « j’ai consulté le préfet, le superviseur de la région de Dakar, le président de la Ceda, mais les chiffres que vous avancez ne sont pas ceux qu’ils détiennent », a-t-il réagi.

« Nous attentons la fin du scrutin pour régler les problèmes qui nous sont soumis dans la vision que nous avions au pays ».  Il a également remarqué qu’à Pikine, c’est l’élément féminin qui prédomine dans le vote à ce stade du scrutin. « Peut-être que les hommes viendront ce soir pour accomplir leur devoir », a-t-il soutenu.

Abdou DIOP

La coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » de Thiès a remporté haut la main les élections avec 499 voix sur  des suffrages  exprimés de 598 voix, suivie de la coalition Alternative patriotique avec  80 voix et la coalition les démocrates réformateurs/Yessal qui ferme la marche avec 15 voix. Il y a eu  8 bulletins nuls tandis que le nombre de votants 602 sur 875 inscrits.

C’est  l’école Iba Caty Ba, sise sur l’avenue Léopold Sédar Senghor, qui a accueilli sa première élection. Ils sont au nombre de 875 électeurs répartis dans deux bureaux de vote. Trois listes étaient en lice. Il s’agit de la coalition des démocrates réformateurs de la coalition/Yeesal, « Bennoo Bokk Yaakaar » et Alternative patriotique.

Les trois sièges mis en compétition dans le département de Thiès sont revenus à la coalition Bby. Ragaillardi par cette victoire, Dr Augustin Tine, coordonnateur départemental de l’Apr de Thiès se projette déjà sur les législatives de 2017 pour parachever la marche de « Bennoo Bokk Yaakaar ».

Mbaye BA

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a exprimé sa satisfaction après la victoire de la coalition, « Taxawou Dakar », dans le département de Dakar lors de l’élection des Hauts conseillers territoriaux. « C’est une belle victoire », a déclaré Khalifa Sall.

Le maire de Dakar a adressé ses félicitations aux jeunes maires et conseillers qui étaient dans sa coalition. Il a également félicité ses adversaires. « C’est le lieu de rendre hommage à ceux qui étaient en face de nous. Ils n’ont pas démérité. Ils ont combattu et ont perdu», a souligné le maire de Dakar.

Khalifa Sall a dit que son camp va tirer les enseignements du scrutin, mais il n’a pas manqué de déplorer l’attitude des hauts responsables de Bennoo Bokk Yaakaar. « L’adversité à laquelle on faisait face est inhabituelle. L’élection était un scrutin de second collège. C’est la première fois que je vois un parti donner des consignes contre sa propre coalition », s’est désolé M. Sall.

Babacar DIONE

Hangzhou - Le président chinois Xi Jinping a félicité, hier vendredi, à Hangzhou, le président de la République, Macky Sall, pour son engagement en faveur de l’intégration et du développement de l’Afrique.

Le chef de l’Etat sénégalais a été reçu par son homologue chinois, dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays pour laquelle Xi Jinping a exprimé toute sa satisfaction au regard des résultats obtenus.
Pour sa part, le chef de l’Etat, Macky Sall, a exprimé ‘’la confiance renouvelée entre le Sénégal et la Chine’’, avant de se dire ‘’honoré d’entreprendre une coopération mutuellement bénéfique’’ et de ‘’partager ce partenariat stratégique’’. "Nos relations ont franchi un niveau supérieur (…) et tout ce qui est important pour la Chine est important pour le Sénégal’’, a notamment ajouté le président Macky Sall, présent en Chine pour participer au Sommet du G20, prévu les 4 et 5 septembre prochains à Hangzhou, capitale de la province chinoise du Zhejiang.  

En marge de la visite en Chine, le chef de l’Etat, le président Macky Sall s’est entretenu, hier, à Hangzhou, en Chine, avec ses homologues sud-africain Jacob Zuma et tchadien Idriss Déby dans le cadre d’une réunion de coordination sur certains thèmes qui seront débattus au prochain Sommet du G20 prévu les 4 et 5 septembre dans la même ville.

Il s’agit d’une rencontre d’harmonisation entre le président Macky Sall en sa qualité de Président du Comité d’orientation du Nepad, du président Idriss Déby en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine et du président Jacob Zuma, pays membre du G20, principalement sur le thème de l’industrialisation de l’Afrique, mais également sur la question de l’évasion fiscale, souligne notre source.            

        (Avec Aps)

 

A la veille du scrutin pour l’élection des Hauts conseillers des collectivités territoriales qui se tient, demain, dimanche, à travers les 78 bureaux de vote répartis sur le territoire national, tout est en place du côté de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de la supervision de l’élection.

D’après le doyen Amsata Sall, membre de la Cena, tous les contrôleurs ont reçu les moyens nécessaires pour l’accomplissement de leur mission.
« Nous avons un à deux contrôleurs dans chaque bureau de vote. On leur a donné tous les moyens nécessaires », a-t-il précisé. Ainsi, pour l’élection des 80 conseillers à travers les 45 départements des 14 régions administratives, 36 listes sont en compétition à travers les 78 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire. Une compétition qui se tiendra uniquement dans les communes.
Au sujet de la réclamation de la coalition « And Taxawu Ndakarou » pour la mise à disposition des candidats de la liste des électeurs pour le scrutin, il est indiqué, dans une correspondance adressée par la Cena au ministre de l’Intérieur, que l’assemblée générale, en s’appuyant sur les articles L.5-1 du code électoral et L.11-7, a demandé au ministre en charge des élections, si ce n’est déjà fait, « de mettre à la disposition de tous les mandataires, dans le cadre de cette élection, la liste des électeurs de toutes les circonscriptions électorales ».
Une lettre qui n’a pas manqué de rappeler que « tout acte lié au processus électoral, quelle qu’en soit la motivation de droit ou non, doit contribuer, par essence, au bon déroulement de celui-ci ». A signaler que le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a autorisé la remise de la liste des électeurs du département à toute entité participant à ce scrutin et qui en formulerait la demande.

Amadou DIOP

Tout est fin prêt à Mbacké
Le préfet de Mbacké, Mamadou Lamine Mané, a affirmé que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement du scrutin dans le département de Mbacké. Le préfet a souligné que ces élections ne concernent que les conseillers des communes et ceux des départements.

S’agissant de la bonne organisation, il a déclaré que  tout est en place pour un bon déroulement des élections de dimanche. Deux bureaux de vote sont aménagés à l’école Mame Mor Diarra de Mbacké pour les 834 électeurs. A signaler qu’il y a deux listes. Il s’agit respectivement de « Bennoo Bokk Yaakaar » (Bby)  et de la coalition (Pds, Bokk Guiss-Guiss et l’Ucs). Les deux listes en compétition ont également respecté la parité. Elles sont dirigées, pour Bby, par Serigne Sidy Mbacké de Touba Mosquée, Mme Néné Ndiaye de Mbacké et Lamine Top de Sadio. Pour la coalition du Pds, il y a Serigne Cheikh Abdou Bara Dolly de Touba, Sokhna Astou Mbacké Borom « Deurbi » de Touba et Serigne Moustapha Mbacké de Missirah.

M. DIEYE

A THIES ET TIVAOUANE : Les futurs membres connus demain
C’est ce dimanche que seront connus les futurs membres de ce qu’il est convenu d’appeler le Haut conseil pour les collectivités territoriales (Hcct).
« Le vote concerne uniquement les conseillers élus municipaux comme départementaux », a précisé hier le préfet de Thiès, Alioune Badara Samb. Tout en indiquant que seuls trois (3) membres de ce Haut conseil des collectivités territoriales seront élus dans le département de Thiès où trois listes sont en lice. Il s’agit de la liste de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », du Parti démocratique sénégalais (Pds) et de la coalition des démocrates réformateurs « Yessal ». Et dont les candidats ne sont autres que : Momar Ciss, maire de Keur Mousseu, Talla Diagne, maire de Thiénaba (parti à la Mecque) et Yéya Ly de l’Afp conseillère municipal à Thiès titulaires sur la liste de Bby et comme suppléants : Ndiassé Kâ, maire de Kayar, Maty Ndiaye conseillère municipale, le maire de Pout, Moustapha Sarr.
Les candidats du Pds sont : Pape Moussé Diop, conseiller départemental et secrétaire élu, Abdoulaye Sall, conseiller municipal à Keur Mousseu, Mme Fatou Sy Ndiaye de Djender avec comme suppléants : Mame Bana Dieng Gaye de la mairie de Thiès, Ousmane Diop et Ndioba Diouf. La coalition de Modou Diagne Fada à Thiès est dirigée par l’ancien maire de Khombole, Babacar Ba qui est demeuré un conseiller municipal.

900 électeurs pour le choix de 2 membres
« Mais en attendant, tout est fin prêt pour un bon déroulement du vote », a lassé entendre le préfet de Thiès. Alioune Badara Samb ajoute que le matériel électoral déjà sur place, sera installé dans le seul centre de vote de l’école élémentaire Iba Katy Ba où tous les conseillers des 15 communes du département et du conseil départemental se donneront rendez-vous pour accomplir leurs droits citoyens. D’ailleurs, une formation a été organisée à l’endroit des différents membres de bureaux de vote qui vont assurer la bonne organisation du processus. A Tivaouane également, le préfet Makane Mbengue et son équipe sont dans le même tempo et comptent assurer un bon déroulement du processus de vote. Selon lui, « ce sont prêts de 900 conseillers électeurs de 18 communes et du conseil départemental qui vont choisir les futurs membres du Hcct sur les sièges octroyés au département de Tivaouane dans les deux bureaux de vote qui seront ouverts à l’école 3, seul centre de vote.
D’ailleurs, il a indiqué que tout le matériel électoral est sur place et que les arrêtés ont été pris nommant les membres des bureaux de vote, le tribunal d’instance a été aussi saisi et toutes les questions de sécurité liées au scrutin abordées pour des mesures appropriées.
Trois listes ont été enregistrées à Tivaouane, avec notamment, la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar », la coalition des démocrates réformateurs « Yessal » et la coalition alternative patriotique (Pds). Elles ont présenté comme candidats : Magor Kane, maire de Darou Khoudoss, Mariama Ndiaye, conseillère à Ngaye Mékhé avec comme suppléants : Cheikh Mbacké Dione maire de Pambal et Coumba Ndiaye de Darou Khoudoss, pour la liste de Bby, Modou Fall, le maire de Koul pour la liste des libéraux et Sidy Lamine Ndoye, conseiller municipal de Tivaouane pour la liste des démocrates réformateurs « Yessal ».

Mouhamadou SAGNE

514 votants pour un siège à Guinguinéo
A l’instar des autres départements du Sénégal, Guinguinéo sera de la partie pour l’élection des 80 membres du Haut conseil. Dans cette circonscription au nord  de la région de Kaolack, ils seront 514 conseillers municipaux ou départementaux à élire l’unique représentant  du département dans cette nouvelle institution.
La bataille sera âpre dans le département pour remporter l’unique siège dévolu à la circonscription. Trois listes de candidats seront en lice à Guinguinéo. D’abord celle de « Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) donnée largement vainqueur qui a investi le jeune maire de Ndiago, Balla Sall comme candidat titulaire et la conseillère municipale  Yandé Diop de Maka Kahone. Une liste qui fera face, ensuite, à celle des libéraux conduite par l’ancien maire de Gagnick, Mamadou Bakhoum. Enfin, une candidature indépendante sera de la partie avec le conseiller municipal de Gathie Naoudé, Cheikh Mbacké Sow. Ils seront 514 électeurs à départager les trois listes de candidats pour l’attribution du seul siège réservé à l’ancien bastion politique de l’ex-Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye.

Elimane FALL   

A Saint-Louis, 324 élus appelés aux urnes
Dans le département de Saint-Louis, trois coalitions sont en lice pour les deux places en jeu à cette élection des conseillers au Hcct. Il s’agit de la coalition les démocrates réformateurs/Yeesal, le « Bennoo Bokk Yaakaar » (qui regroupe l’Apr au pouvoir et ses alliées) et la coalition alternative patriotique (avec le Pds comme socle). Au total, 324 élus se rendrons à l’Espace jeune de la ville, unique centre de vote avec un seul bureau. Ils devront élire la liste gagnante avec deux conseillers qui vont siéger, au Haut conseil des collectivités territoriales, pour le département de Saint-Louis. Du côté de la commission électorale départementale autonome (Ceda) et même des autorités administratives, toutes les dispositions sont prises pour un bon déroulement.

Amadou Maguette NDAW

611 conseillers appelés à voter à Sédhiou
L’élection des membres du Haut conseil concernera, pour le département de Sédhiou, quelque 611 conseillers municipaux et départementaux. Un seul lieu de vote, l’école Dembo Coly qui abritera les deux bureaux prévus. Selon le préfet du département, Ibrahima Fall, toutes les dispositions sont prises pour un bon déroulement du scrutin.  C’est ainsi les deux salles devant abriter le scrutin ont été désinfectées et des bâches sont également  prévues pour faire face éventuellement à la pluie qui tombe presque tous les jours. Le matériel électoral au complet a été acheminé sur les lieux de vote. Les textes sont clairs concernant le lieu de vote : c’est le chef lieu de département, ceux qui pensaient que les grandes communes pouvaient être des lieux de vote n’auront pas satisfaction.

Particularité de cette élection, elle est faite au suffrage indirect, ce sont les conseillers qui votent. Autre particularité, il n’y a pas de cartes d’électeurs, seule la carte nationale d’identité suffit pour que l’électeur accomplisse son acte citoyen.  L’autorité administrative pense que les élections se dérouleront dans la transparence, la sérénité, le verdict des urnes devra être accepté par les vaincus alors qu’il est souhaité que les vainqueurs soient humbles. Les mandataires et les plénipotentiaires auront toutes les informations dont ils auront besoin.
Signalons que seules trois listes sont en lice à Sédhiou : celle de la coalition : Bby,  avec comme titulaire Pape Amadou Diallo, maire de Diendé et comme suppléante Mme Combé Mbaye, vice-présidente du conseil départemental, celle du non conduite par le Pds  avec comme titulaire Ibrahima Niassy,  maire de Djibabouya et comme suppléante Mme Ndèye Koma Souané   et la liste du parti des démocrates et réformateurs : Yeesal de Modou Diagne Fada  dirigée par Mame Diarra Camara Danfa.           

     Malamine KAMARA

C’est la veillée d’armes à Kolda et à Médina Yoro Foulah
Les états-majors des partis politiques et coalitions de partis se disent fin prêts pour les élections de dimanche.
Toutes les dispositions d’ordre matériel ont été prises par les autorités administratives pour un bon déroulement des élections au Haut conseil des collectivités territoriales, prévues demain.  C’est le cas notamment pour la désignation des membres des bureaux de vote, la formation des mandataires de différentes listes en compétition et le dispositif sécuritaire. L’agent assermenté chargé de l’acheminement des procès verbaux  et des pièces annexes destinés au tribunal d’Instance de Kolda pour la proclamation des résultats provisoires a également été désigné.
ans le département de Kolda, quatre listes sont en compétition dont la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » qui regroupe l’Apr, le parti socialiste et leurs alliés, la coalition Alternative patriotique composée du Pds, de « Rewmi », de l’Ucs et de « Bok Guis Guis », la coalition Les Démocrates réformateurs/Yeesal et Dental Sénégal action patriotique. Ces quatre listes seront départagées par 756 électeurs répartis entre les conseillers départementaux et municipaux élus dans les 16 collectivités locales que compte le département de Kolda. Ils voteront dans deux bureaux situés dans l’enceinte du Cdeps sis au quartier Escale. Les partis politiques et coalitions de partis en lice pour ce scrutin se disent déjà fin prêts pour rafler les deux sièges de titulaires et leur suppléant prévus pour le département de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Offrir un service de qualité aux populations et veiller sur l’accueil et les urgences qui font partie des modules de la formation. C’est ce que promettent les 165 infirmiers et sages-femmes d’Etat bénéficiaires du Programme de formation en e-learning.

Les ministres de la Santé et de la Fonction publique, le Pr Awa Marie Coll Seck et Viviane Laure Elisabeth Bampassy, ont procédé, hier, à une remise de diplômes à 165 infirmiers et sages-femmes d’Etat. Ces agents de santé, recrutés dans la fonction publique avant 2009, avec le niveau du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem), ont bénéficié d’une formation. C’est dans le cadre du Programme de renforcement des capacités des infirmiers et sages-femmes (Precis), initié par la Fondation africaine pour la médecine et la recherche (Amref/Health Africa).

A la fin de cette formation en ligne de 200 candidats, un examen de certification nationale a été organisé et à l’issue duquel 165 apprenants ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 82,2 %. Ils constituent la première promotion de ce programme de formation en « e-learning » des infirmiers et sages-femmes d’Etat du Sénégal. Ils ont été formés grâce à la collaboration entre le ministère de la Santé et Amref Health Africa. Cette formation, selon le ministre de la Santé, a permis aux bénéficiaires d’avoir les mêmes outils que leurs collègues titulaires du baccalauréat plus trois ans. « Avec cette formation, tout le monde est au même niveau », s’est réjouie Mme Seck. Elle a rappelé que les infirmiers et sages-femmes recrutés dans la Fonction publique avant le relèvement du niveau de recrutement de ce corps au baccalauréat faisaient le même travail dans les structures de santé, mais n’avaient pas le même statut hiérarchique, puisque les ainés étaient de la hiérarchie B4. « Cette formation en ligne met un terme à cette sorte de frustration », a soutenu le ministre de la Santé. Car toutes les personnes qui ont participé à cette formation ont acquis de nouvelles compétences.
« Elles ont été formées pendant deux ans sans bouger de leurs postes d’affectation. Très souvent, les populations se plaignent de l’absence des agents de santé à cause des formations », s’est félicitée le Pr Awa Marie Coll Seck. Les bénéficiaires sont formés sur dix modules qui concernent, entre autres, les domaines de l’accueil, des urgences, de la prise en charge de la question de la santé de la mère et de l’enfant.
Le ministre de la Fonction publique s’est, de son côté, félicité de cette formation. Mme Viviane Laure Elisabeth Bampassy a dit compter sur les bénéficiaires pour qu’ils offrent aux populations un service de qualité, rappelant que le Sénégal a besoin de ressources humaines de qualité. « Sans qualité, nous n’aurons pas une bonne administration. C’est pour cette raison que nous avons opté d’utiliser les nouvelles technologies qui permettront à tous les fonctionnaires, même ceux qui trouvent dans les zones les plus reculées, de se former sans se déplacer », a-t-elle insisté.
La présidente du conseil d’administration d’Amref Afrique de l’Ouest, le Pr Anta Tal Dia, a magnifié le partenariat entre cette structure et le ministre de la Santé. Lequel a permis la mise à niveau de ces 165 infirmiers et sages-femmes d’Etat. Mme Dia a informé que la formation de la deuxième cohorte de 300 apprenants (infirmiers et sages-femmes) est déjà en cours.
Selon le directeur d’Amref, Dr Sylla Thiam, la finalité est de former 2.400 agents de santé au Sénégal. Les porte-paroles des bénéficiaires ont promis de prodiguer des soins de qualité aux populations.

Eugène KALY

Fonction publique : Le recrutement de 1.000 agents de santé annoncé avant fin 2016
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a annoncé, hier, que le gouvernement va recruter, avant la fin de l’année 2016, 1.000 agents de santé dans la fonction publique. « Mon collègue de la Fonction publique et moi avons l’autorisation du président de la République et du Premier ministre de recruter ces 1.000 agents », a affirmé le Pr Awa Marie Coll Seck.
Elle a précisé que le directeur des Ressources humaines du ministère de la Santé travaille en étroite collaboration avec les membres de la Commission recrutement du ministère de la Fonction publique sur cette question. Ce recrutement constitue, selon Mme Seck, un pas important et un soulagement pour les populations, parce que le secteur de la santé souffre encore de déficit de personnel et des problèmes de répartition des ressources humaines dans certaines localités. Elle a d’ailleurs invité tous ceux qui ont des diplômes dans les différents domaines de la santé à déposer leurs candidatures, s’ils ne l’ont pas encore fait.

E. KALY

 

Il y a quelques années, Kharakhéna était cette localité difficile à trouver sur la carte du Sénégal. Le village était dans  le plus grand anonymat. Aujourd’hui, il suffit de lancer un moteur de recherche sur Internet pour se rendre compte que cette bourgade, située à environ 80 km de Kédougou, sur la route du Mali, est internationalement connue. L’or est passé par là. Kharakhéna est devenu le spot préféré des fêlés du métal précieux.  Il conditionne les modes de vie.

Au milieu d’un creux d’environ deux mètres de profondeur, à moitié rempli d’eau de pluie, Fanta Keita, pagne retroussé jusqu’aux genoux, filtre différents matériaux contenus dans une petite calebasse. Prudemment, elle bascule d’abord l’objet  de gauche à droite afin que les infimes particules se retrouvent au-dessous. Ensuite tout doucement, elle reverse l’eau  flottante dans la fosse et commence un travail d’exploration manuelle, les yeux grandement ouverts. Au bout de quelques minutes de recherche, elle s’immobilise. Avec le bout d’un doigt, elle extrait une petite lame brillante de la calebasse et affiche un petit sourire.  « C’est de l’or », nous informe-t-elle. Cette sorte de paillette en poudre est négligeable  aux yeux du visiteur, mais lui procure, elle, un grand bonheur.
Nous somme dans les sites d’orpaillage de Kharakhéna  communément appelés les « diouras ». Ce village aurifère situé à une soixantaine de kilomètres  de Kédougou, la capitale du Sénégal oriental, vit au rythme de l’or. Près d’elle, Abdoulaye s’active. L’argile qui couvre son corps mêlé à la sueur qui coule de son front, l’empêche de voir normalement.  Néanmoins, l’homme poursuit son œuvre.  Du fond du trou d’environ trois mètres de profondeur dans lequel il s’est engouffré, il extrait de la matière qu’il projette dehors. Deux gaillards, tous armés de  pelles artisanales, embarquent le matériau extrait de la fosse dans un mototaxi. A peine rempli,  le conducteur qui attendait impatiemment démarre, contourne les nids de poule et disparait.
Il va conduire le matériau au village, le faire laver pour espérer y trouver  le métal précieux. Il existe aussi, au village, une machine qui broute le matériau pour déceler l’or, s’il y en a. Son voisin d’à côté, lui, dispose de son propre appareil détecteur. Du fond de son trou, Mamadou pose son outil éclectique par ci et par là et écoute attentivement l’alerte qui tarde à venir. Mais il ne se décourage guère. « Un orpailleur n’abandonne jamais », nous lance-t-il depuis le fond de la fosse. Ici, chacun a son système et sa stratégie. L’essentiel, c’est de trouver le métal qui brille, même au péril de sa vie.  Kharakhéna, ce village qui, il y a 10 ans, était dans l’anonymat le plus absolu, est, aujourd’hui, sous la rampe des projecteurs. Sénégalais, Guinéens, Maliens, Gambiens, Burkinabés etc., y campent. Le but est le même : trouver de l’or.  Ceux  qui sont juste à l’entrée du « dioura » et dont les trous ne dépassent pas quatre (4) mètres sont appelés les « Kara-kara ». Mais plus loin, au pied de la montagne, l’activité d’orpaillage s’intensifie. Bienvenue dans les « damas », les vraies mines. Ici, les puits sont beaucoup plus profonds et le travail beaucoup plus mécanisé. On peut trouver un puits de 30 mètres de profondeur, voire plus. Cependant, la majorité dispose de perceuses électriques alimentées par des groupes électrogènes. « Nous travaillons en équipe. Si quelqu’un entre dans la mine, les autres restent dehors pour tirer la corde afin d’extraire le matériau. Au bout d’un moment, il sort et quelqu’un d’autre le remplace et ainsi de suite», explique Tidiane Boiry, un Malien venu se faire de l’argent dans ces « diouras ».

Selon Abdoulaye Ka, dans ces mines d’or, il y a plus de bruit et de fatigue que d’argent. « Les gens pensent que nous gagnons des millions ici, mais c’est loin d’être le cas. Nous n’avons que de quoi aider un peu la famille et pas plus. Le secteur souffre d’un manque d’organisation », estime ce « baol-baol » qui travaille dans ces sites d’orpaillage depuis 2013. A l’en croire, il n’y aucun risque dans ce travail comme beaucoup de personnes le pensent. «  La largeur de ces puits ne dépasse pas 1,5m. Je ne vois pas comment ils peuvent s’effondrer. Nous tenons aussi beaucoup  à nos vies. En tout cas, depuis que je suis là, je n’ai jamais vu quelqu’un perdre la vie dans les fosses. Les gens disent parfois des choses qu’ils ne maîtrisent pas », déplore Abdoulaye. Il reconnait n’avoir aucune difficulté particulière dans ce milieu très éloigné de son Baol natal.

« Tout se règle à l’amiable »
Ces mines sont sous la surveillance de près de 200 « tomboulmas ». Ce groupe composé que de Sénégalais a en charge  la sécurité du site et des travailleurs. Ils ont aussi pour mission de faire la médiation en cas de malentendus. « Tout se règle ici à l’amiable. D’ailleurs, nous anticipons le plus, sur les différends. C’est  pourquoi il est très rare de voir des  problèmes ici», raconte notre guide, membre du groupe des « tomboulmas ».
Cependant, beaucoup d’orpailleurs -surtout les étrangers- les voient d’un autre œil. « Les tomboulmas nous causent beaucoup de problème ici. Avant de  commencer à travailler, tu leur verses 15 000 FCfa. En plus de cela, ils nous font payer 10 000 FCfa tous les dimanches et 1000 FCfa tous les mercredis. C’est vraiment insoutenable pour nous. Et si tu ne paie pas, ils t’expulsent de la mine. C’est vraiment difficile  », se lamente Yaya Kane.
Cet  orpailleur malien qui dit travailler tous les jours, sauf les vendredis et les lundis, se plaint aussi du fait que les mines ne sont plus rentables comme avant. « Si je gagne un peu d’argent, je retourne dans mon pays. Ici, le travail est très difficile. Chaque jour, on vient à 07 heures du matin pour ne rentrer qu’à 19 heures », déclare le jeune Malien. Youssou Zongo, un Burkinabé qui travaille sur le site depuis quelques années, embouche la même trompette. Il pointe du doigt aussi bien aux « tomboulmas » qu’aux gendarmes. « En plus de la tracasserie des « tomboulmas » qui réclament trop d’argent, les gendarmes aussi nous créent beaucoup de problèmes.  Ils saisissent souvent nos mototaxis et nous réclament 12 000 FCfa pour la contravention. Les étrangers souffrent beaucoup dans le  « diouras » », laisse-t-il entendre. Les tomboulmas balaient d’un revers de mains ces accusations. « Ce qu’ils racontent est sans fondement ! ». Selon eux, les 10 000 FCfa demandés tous les dimanches ne leur appartiennent pas. Ce fonds est divisé en trois parties : la première va aux « dioulatiguis » (les propriétaires fonciers), la deuxième sert  à « négocier » avec les agents et la dernière est réservée à l’accueil des hôtes. « Par exemple, si vous nous aviez averti de votre visite, nous allions tout préparer avant que vous ne veniez : la boisson, les repas, etc. », explique un de leurs responsables.

Sous la hantise de la fermeture des « diouras »

Les orpailleurs vivent sous la hantise de la fermeture des « diouras ». Depuis quelques jours, on agite, ici, l’idée selon laquelle, les autorités veulent fermer « les diouras ».
« Je ne sais pas si c’est vrai où pas mais si c’est le cas, sachez que  c’est une très mauvaise décision. En ce moment, nous n’avons que ce travail pour gagner notre vie et subvenir aux besoins de nos familles», se plaint Abdoulaye Ka, ce chercheur d’or venu de Touba. Selon lui, en cette période de l’année où il est déjà trop tard d’aller cultiver les champs, si les mines sont fermées, tous ceux qui y travail iront en chômage. Lansana, « tomboulma » de son état, abonde dans le même sens.
Selon lui, ces mines contribuent à réduire la délinquance dans le pays. « Beaucoup de jeunes qui travaillent dans les « diouras » étaient dans des choses pas du tout catholiques. Aujourd’hui, il gagne honnêtement leur vie à la sueur de leur front. Dans les « diouras, les gens qui travaillent viennent de toutes les régions du Sénégal », explique-t-il. Ibrahima Keita, un autre « tomboulma », précise que s’il s’agit d’inciter les gens à cultiver la terre, les autorités doivent savoir que les cultivateurs de Kharakhéna n’ont pas abandonné leurs champs au profit de l’orpaillage. « Je viens comme ça des champs. Ici, tout le monde s’adonne à l’agriculture », tente-t-il de convaincre. Cependant, il souligne que si cette mesure devrait entrer en vigueur, il faut qu’elle soit applicable à tout le monde. «  Il arrive qu’on interdise aux populations locales l’accès aux mines, mais les étrangers, en complicité avec ceux qui sont chargés de la sécurité, y vont nuitamment pour exploiter. Nous l’avons vu de nos propres yeux », soutient-il.
De son côté, le secrétaire général des « tomboulmas », Tamba Keita, mène un plaidoyer pour l’ouverture d’autres mines. « Depuis 4 ans, nous n’exploitons que 27 hectares.  Cette surface s’est même réduite parce qu’un Blanc est venu avec des papiers nous dire que tout ce domaine lui appartient désormais. Il nous a parqués dans un petit carré», dénonce-t-il.

Par Maguette NDONG, Ndiok Maka SECK (textes) et Ndèye Seyni SAMB (photos)

Préparer les échéances futures à travers ce dernier match des éliminatoires  de la Can 2017, aujourd’hui face à la Namibie, c’est l’ambition d’Aliou Cissé. Bien que déjà qualifié avant terme, le sélectionneur national pense déjà à la Coupe du Monde. Il entend ainsi aborder ce match comme les autres. Avec le même engagement. Et il fait confiance à son équipe.

Malgré le manque d’enjeu du match d’aujourd’hui (17h30) au stade L.S. Senghor face à la Namibie, Aliou Cissé n’entend pas lever le pied. Le sélectionneur national le prépare comme tous les autres, déjà remportés dans ces éliminatoires de la Can 2017. « Il n’y a pas de match sans enjeu », tient-il à préciser même s’il reconnaît que son équipe n’a pas de pression particulière. Qualifiée avant terme avec 15 points sur 15 possibles dans le Groupe K, l’équipe du Sénégal promet de se donner à fond.
Comme si sa survie en dépendait. « Ce match est aussi important que les autres, parce que c’est un match qui nous permettra de préparer les prochaines échéances comme les éliminatoires de la Coupe du monde. Actuellement, nous sommes sur une phase ascendante, ce n’est pas le moment de se gargariser.
Nous devons être concentrés parce qu’il y a d’autres échéances qui nous attendent. Nous avons déjà joué et gagné cinq matches. On sait que l’équilibre est quelque chose de très fragile, donc c’est  le moment de garder notre humilité et de continuer à travailler. Nous avons eu une semaine exceptionnelle durant laquelle les garçons ont été très engagés. Ils ont bien suivi le travail qu’on a eu à mettre en place, maintenant j’espère que ça se concrétisera à travers un grand match », cet après-midi. En fait, Aliou Cissé a fait l’essentiel durant les séances à huis clos en milieu de semaine. Au programme de la dernière séance, hier en début d’après-midi sur la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor, les Lions ont répété quelques ateliers, notamment le travail devant les buts.

Boukhary Dramé incertain
A l’exception de Boukhary Dramé, incertain pour cause de santé, le reste du groupe s’est entraîné. Après quelques tours du terrain, le latéral gauche des « Lions » a suivi la séance depuis le banc. Mais le sélectionneur national ne désespère pas de le récupérer. Il attend l’avis du staff médical. Saliou Ciss pourrait ainsi saisir sa chance cet après-midi. Dans les buts, Khadim Ndiaye a aussi de fortes chances de débuter la partie. En fait, Aliou Cissé avait déjà annoncé quelques chamboulements dans le groupe pour le dernier match aujourd’hui.

Ansoumana SAMBOU

Le 12e Gaindé mauritanien derrière les Lions
Les Lions pourront compter sur le soutien des voisins mauritaniens cet après-midi. Une quinzaine de supporters du 12e Gaindé mauritanien a fait le déplacement à Dakar pour soutenir Sadio Mané et ses coéquipiers aujourd’hui. Leur président, Seydina Issa Laye Diop, a remis un boubou au capitaine des Lions, Cheikh Kouyaté, à titre de cadeau. Un geste que M. Diop qualifie de « devoir citoyen » parce que le Sénégal et la Mauritanie « sont des pays frères ».

A. SAMBOU

Dans le camp adverse : Les « Brave Warriors » veulent surprendre  

Arrivée dans la nuit de jeudi à vendredi à Dakar, l’équipe de la Namibie s’est entraînée, hier dans l’après-midi, sur la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor. Une séance légère pour préparer le match de cet après-midi, qui, pour l’entraîneur namibien, ne compte pas pour du beurre.

A la veille de son match contre le Sénégal, la Namibie a effectué, hier, son unique séance d’entraînement sur la pelouse du stade L.S. Senghor. Les « Brave Warriors » de Ricardo Giovanni Manetti ont procédé à des jeux de passes avant de livrer, durant une quinzaine de minutes, une opposition avec deux équipes de huit joueurs de chaque côté. De leur côté, les deux gardiens présents se sont exercés avec un membre du staff. Une séance légère, que les dix-huit joueurs Namibiens ont terminée en s’appliquant sur les longs ballons. Face à la presse, Ricardo Giovanni Manetti a confié qu’il ne prend pas cette rencontre de la 6ème et dernière journée des éliminatoires de la CAN « Gabon 2017 » comme un simple match de gala, malgré l’élimination de son équipe, actuelle troisième du groupe K, à égalité de points avec le Burundi, deuxième (6 points). Pour lui, ce match peut permettre à ses jeunes joueurs de progresser, en affrontant l’une des meilleures équipes du continent : « Notre objectif, c’est de faire partie des meilleurs en 2019.

Nous voulons nous améliorer en nous confrontant aux meilleurs et le Sénégal est l’une des meilleures équipes africaines. Nous jouerons donc sans pression ». Le sélectionneur, qui s’est longuement entretenu avec ses joueurs avant et après la séance d’entraînement, compte impressionner son adversaire : « Nous devons faire mieux que ce que nous avons réalisé dans le passé. Nous voulons surprendre le Sénégal et le renverser ».  
Le milieu de terrain Wangu Gome s’attend à un match difficile : « ce ne sera pas un match facile. Nous nous sommes préparés à leur faire face. Nous n’allons pas baisser les bras ».

Habib GAYE (Stagiaire)

Le président de  l’Association nationale des élus départementaux (Aned), Maodo Malick Mbaye, a organisé une session dans la capitale du Nord, pour sensibiliser les élus, sur les enjeux du scrutin de dimanche prochain et sur l’importance du Haut conseil.

Cette rencontre fait suite à celle qui s’est tenue dans le sud et le centre du pays, à l’initiative de l’Aned. Dans son propos, M. Mbaye a rappelé que « cette session de partage est initiée afin d’anticiper sur le déficit de communication sur l’élection des membres du Hcct ».

Pour lui, cette mission est d’abord citoyenne et non politique, car elle va permettre d’anticiper sur les incompréhensions qui pourraient découler d’un déficit de communication avec les acteurs concernés par le scrutin du 4 septembre prochain. Il a notamment insisté sur la nécessité d’œuvrer pour une participation massive des élus à ce scrutin, en expliquant à ses pairs que le faible  taux de participation souillerait la légitimité du Haut conseil.

Ce déplacement de l’Aned est une suite logique de son engagement à voter « Oui » lors du référendum du 20 mars 2016. Il faut juste rappeler que cette tournée est organisée de concert avec le ministère de l’Intérieur.

A.M.NDAW

Accusé de fraude et d’achat de consciences : L’administrateur de l’Apr recadre « And Taxawu Dakar »
Face aux accusations de « fraude et de corruption à grande échelle » de la majorité présidentielle et autres menaces de la coalition « And Taxawu Dakar » d’empêcher la tenue de l’élection des membres du Haut conseil des collectivités territoriales dans le département de Dakar, l’administrateur de l’Apr les juge « légères et infondées ». Selon Pape Maël Thiam, l’opposition doit respecter le peuple en acceptant les règles du jeu démocratique car « la stratégie de victimisation » ne saurait prospérer.

« Après s’être dédit en moins d’une semaine, le pouvoir ne compte sur autre chose que l’achat de conscience, la corruption et éventuellement le vol pour gagner les élections. Nous n’accepterons pas, dans les trois bureaux de vote où nous siégeons, qu’une quelconque élection se tienne  si le fichier électoral ne nous est pas remis avant la date du scrutin et si le code électoral n’est pas respecté et çà c’est élémentaire», a déclaré Barthélémy Dias de la coalition « And Taxawu Dakar ». Qui plus est, le mandataire, Moussa Sow s’est rendu à la Direction générale des élections et à la préfecture de Dakar pour avoir le fichier, en vain. C’est ainsi qu’ils ont saisi la Commission électorale nationale autonome (Cena) et la Commission électorale départementale autonome (Ceda) « pour les avertir et leur demander de prendre leurs responsabilités », à défaut, « il n’y aura pas d’élection à Dakar ».  Ces accusations et menaces n’ont pas laissé la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » indifférente. Et c’est l’administrateur de l’Apr, le parti présidentiel, « en mission politique à Tambacounda » qui est monté au créneau pour les balayer d’un revers de la main. Selon Pape Maël Thiam, « accuser le président Macky Sall d’achat de conscience et de corruption, c’est lui faire un mauvais procès et on doit respecter les institutions de la République ».  

En outre, « les invectives, les fausses allégations et la stratégie de victimisation qui leur permettront de maintenir Dakar  sous leur coupe ne prospèreront pas car la bataille se situe sur le terrain politique ». Aussi, « dire que « Bennoo Bokk Yaakaar » est en train de procéder à des achats de consciences en promettant à des élus de l’argent et des moutons de Tabaski, est un manque de respect notoires vis-à-vis des personnes responsables et une insulte aux sénégalais assez mâtures pour faire leurs choix et à la démocratie ».

M. L. DIEYE

And Jëf Pads/A appelle à un vote pour «Bby»
Dans la préparation de l’élection des Hauts conseillers des collectivités territoriales, le Secrétariat exécutif  de And Jëf Pads/Authentique en réunion avant-hier, a exhorté les futurs membres de faire du Haut conseil « une authentique assemblée susceptible de prendre en considération l'ensemble des territoires pour un développement harmonieux et durable de notre pays ».

Aj Pads/A a appelé ses militants à voter les listes de la coalition « Bennoo Bokk Yaakaar » pour une large victoire afin que cette nouvelle institution serve de « levier d’actions pour  le renforcement et la consolidation de la décentralisation  par une mutualisation des ressources entre collectivités territoriales ».

Le parti compte jouer sa partition à l’occasion de l’élection des Hauts conseillers de la quatrième institution de la République. Dans un contexte marqué par une recomposition des territoires qui dépasse les anciens clivages ville/campagne ou ville centre/ banlieue,  « les collectivités territoriales ont des atouts indéniables pour jouer la carte de la proximité et de l'efficacité de leurs actions », souligne le communiqué. C'est pourquoi son secrétaire général, Landing Savané et ses camarades disent « saluer »  la mise en place du Haut conseil, « légitimé par le référendum du 20 mars dernier,  qui prendra sans aucun doute en considération l'ensemble des territoires pour un développement harmonieux et durable de notre pays et  pour une décentralisation équitable », poursuit le texte. Pour les « Follistes », il s’agira  aussi  de faire de cette nouvelle institution « un outil de travail susceptible de placer les collectivités territoriales au cœur de la solidarité par un système de mutualisation qui permettra  de  redistribuer une part des ressources d’une collectivité plus nantie à  ses voisines plus défavorisées, afin d’éviter le creusement des fractures territoriales et des égoïsmes locaux ».

M. L. DIEYE

La plateforme de messagerie U-Report a été lancée officiellement, hier, en présence du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang et Laylee Moshiri, représentante de l’Unicef Sénégal. Les U-Reporters ont manifesté leur engagement à contribuer au développement de leur pays.

Des T-shirts et polos à l’effigie de la nouvelle plateforme, des jeunes pleins d’enthousiasme sont venus en nombre assister à la cérémonie de lancement d’U-Report Sénégal, dans une ambiance décontractée. Destinée à renforcer la participation des jeunes dans le dialogue social et politique, la plateforme U-Report se veut un outil interactif. Présidant la cérémonie, le ministre de la Jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne, Mame Mbaye Niang s’est félicité de l’initiative. Il considère U-Report comme une plateforme qui permet de « remonter des expériences ». « L’Etat a besoin de ce genre d’outils pour connaitre l’impact des politiques sectorielles », a-t-il affirmé. Le ministre a souligné qu’U-Report doit prendre en compte la majorité silencieuse, c’est-à-cire ces jeunes qui n’ont pas accès à l’électricité, qui n’ont pas un certain niveau scolaire et ne peuvent interagir et donner leurs avis. Toutefois, Mame Mbaye Niang a appelé les jeunes à utiliser la plateforme de manière responsable. « Il faut défendre la liberté et non le libertinage », a-t-il lancé. Laylee Moshiri, représentante résidente Unicef Sénégal déclare qu’U-Report donne la parole aux jeunes qui, selon elle, doit se faire naturellement.

Le président du Conseil national de la jeunesse Me Aliou Sow a salué cet outil. Il a demandé que le contenu soit à la hauteur des enjeux pour que les jeunes puissent s’impliquer dans la politique et le développement communautaire. Mame Tacko Diouf porte-parole des U-Reporters a assuré que les jeunes comptent saisir l’opportunité que leur offre la plateforme.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Le ministre de la Culture et de la Communication procédera demain jeudi, à 10h, au lancement officiel des travaux de construction des mausolées de Bour Sine Coumba Ndofféne Famak à Ndoffane Nomad et de Maba Diakhou Bâ à Fadame.

Cette cérémonie, entre dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme national de réhabilitation des lieux de mémoire et de culte de notre patrimoine historique.
Selon un communiqué de presse, après le Sine, Mbagnick Ndiaye se rendra très prochainement au Fouta Toro pour la réhabilitation de la vieille mosquée d’El hadji Omar à Halwar et celle de l’Almamy Abdel Kader Kâne à Kobilo, avant d’aller en Casamance où la plus vieille église de Casamance à Carabane ainsi que les mosquées de Karantaba et Baghère seront, également, réhabilitées.

« Ce programme de réhabilitation qui s’intègre dans la vision de territorialisation des politiques publiques de Son Excellence Monsieur Macky Sall, président de la République, ambitionne de contribuer à la revalorisation de notre patrimoine culturel et à la promotion des cultures des terroirs pour un développement local durable », souligne le document.

La réhabilitation de ces sites historiques qui cristallisent la mémoire collective de notre Nation est un devoir historique qui participe de la réappropriation des valeurs de notre patrimoine et de leur transmission aux générations futures.

La réalisation de l’ensemble de ces travaux bénéficie d’une dotation budgétaire de 610.000.000 de FCfa octroyée au ministère dans le Budget consolidé d’investissement 2016.

O. DIOUF

 

Pour se conformer aux exigences de la norme spéciale de diffusion des données, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie a procédé, hier, au lancement de sa page nationale récapitulative des données. Une innovation qui permettra aux décideurs, intervenants et au public, d’accéder gratuitement aux données statistiques.

Des représentations en histogrammes et tableaux sont visibles sur l’interface de la plateforme. Au moindre clic sur l’option choisie, on est redirigé vers un autre onglet. La page nationale récapitulative des données se veut interactif. Devant une assistance particulièrement concentrée, l’équipe technique de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie présente la plateforme.

L’outil ultra moderne publie des données macroéconomiques destinées aux décideurs politiques ainsi qu’à un large éventail d’intervenants nationaux et internationaux, y compris les investisseurs et les agences de notation. La plateforme Open data a été mise en place par la Banque africaine de développement en collaboration avec le Fmi en vue d’aider le Sénégal à rédiger sa page nationale récapitulative des données dans la préparation de l’adhésion à la Norme spéciale de diffusion des données (Nsdd). Le directeur adjoint de l’Ansd, Babacar Ndir, considère le lancement de la plateforme comme le début d’une nouvelle révolution culturelle pour « notre système statistique ». « Le site délivre, en temps réel, l’état de santé macroéconomique de notre pays », souligne-t-il. La page nationale récapitulative des données regroupe des informations de plusieurs partenaires de l’Ands : le ministère de l’Economie et des Finances, la Bceao, le Fmi. Les données peuvent être téléchargées à partir du site sous plusieurs formats. Présidant la cérémonie, le représentant de la Banque africaine de développement (Bad), Nna Alian salue l’engagement des agents de l’Ansd qui, selon lui, ont fait montre de volonté, d’organisation et de compétence. Il a réaffirmé le soutien et la disponibilité de la Bad à accompagner le Sénégal dans sa volonté de souscrire à la Norme spéciale de diffusion des données. La page nationale récapitulative lancée, l’Ands compte s’atteler à la publication de métadonnées qui permettront au public de savoir comment et dans quelles conditions ses données ont été recueillies. Elle compte aussi publier des données de manière régulière, conformément aux exigences du Fmi.

Mamadou DIAGNE(stagiaire)

Un financement global de 100 milliards de FCfa est mobilisé pour la mise en œuvre du projet de désenclavement de l’Île à Morphil. L’annonce a été faite par le président du Conseil départemental de Podor, Mamadou Dia, ancien directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), qui a informé que les travaux prévus dans le cadre de ce projet vont démarrer avant fin 2016. Ce programme sera mis en œuvre avec l’appui financier de l’Etat et de la Banque africaine de développement (Bad).

Les cadres et responsables de l’Alliance pour la République (Apr) de l’arrondissement de Gamadji Sarré dans le département de Podor ont organisé un forum samedi dernier à Ndioum. La rencontre a permis aux participants de revisiter les enjeux et les perspectives de l’Acte 3 de la décentralisation, du Plan Sénégal émergent (Pse) et du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), qui sont des axes importants du programme de développement économique et social du président Macky Sall. Le président du Conseil départemental de Podor, Mamadou Dia et ses proches collaborateurs ont remis sur le tapis la question de développement de Podor. Mamadou Dia a d’ailleurs annoncé le démarrage prochain des travaux de désenclavement de l’Île à Morphil. Il a révélé que 100 milliards de FCfa sont mobilisés pour désenclaver l’île. Ce programme, a-t-il poursuivi, permettra aussi de construire la route qui relie Médina Ndiatbé à Pété en passant par Cas-Cas et Saldé. Le tronçon qui rallie Ndioum à partir de Médina Ndiatbé, Cas-Cas, Démeth et Alwar est aussi annoncé. A ces infrastructures s’ajoute la route Alwar-Diattar-Guia. Selon le président du Conseil départemental de Podor, toutes les conditions sont réunies pour la mise en œuvre de ce programme de désenclavement. Les entreprises chargées d’exécuter ces travaux routiers ont été sélectionnées et les populations impactées indemnisées. « Donc, tout est fin prêt pour que les travaux soient lancés », a-t-il insisté. D’autres travaux routiers, a-t-il souligné, seront effectués sur l’axe Ndioum-Bakel avec un appui financier de la Banque islamique de développement. Mamadou Dia a informé qu’avec le Budget consolidé d’investissement (Bci), l’Etat va réaliser l’axe routier « Boubé-Niandane-Guia », une partie de la route « Tar Edji-Podor » et mettre en place des ouvrages de franchissement, notamment des ponts à Nianga, Dodel et à Guelongal. Il a rappelé que le département de Podor dispose de 140.000 hectares (ha) de terres cultivables (sur les 240.000 ha de terres de la vallée). « Avec ce projet de désenclavement de l’Île à Morphil, les deux tiers de cette superficie cultivable seront, à coup sûr, aménagés », a-t-il assuré. Avant de soutenir que le désenclavement de l’Île à Morphil permettra à l’Etat de mettre à la disposition des populations de cette partie du département de Podor dans la région de Saint-Louis du matériel agricole et de faciliter leur accès aux périmètres irrigués villageois (Piv).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les cadres de l’Apr invités à sensibiliser les populations sur les projets du chef de l’Etat
Les cadres de l’Alliance pour la République (Ap) sont invités à partager des informations avec les populations sur les grands projets et travaux du président de la République, surtout concernant le développement local. Il a rappelé que le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture (Pracas) sont devenus une réalité. A ces programmes s’ajoutent des projets de construction et de réhabilitation d’infrastructures routières, de développement et de modernisation des secteurs de l’élevage et de la pêche. Les populations doivent être au courant de tous programmes de développement lancés par le président de la République.

Mb. Kh. DIAGNE

Le budget nécessaire à la construction du Mémorial « Bateau le Joola » est ficelé sur les deux prochaines années pour un montant initial de 1,5 milliards de francs Cfa. Une procédure d’appel d’offres sera « bientôt lancée », a annoncé, hier à Ziguinchor, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye.

A Ziguinchor pour présider une réunion technique sur le site devant abriter le mémorial, Mbagnick Ndiaye a réaffirmé la détermination de l’Etat à réaliser ce monument. « Plus rien ne s’oppose à la construction du site. Sur le 1,5 milliard de francs Cfa nécessaire à sa construction, les 300 millions sont déjà disponibles, le reste sera ficelé dans les deux prochaines années budgétaires », a-t-il assuré. Ont pris part à cette rencontre de partage sur ce projet, le gouverneur de la région Al Hassan Sall, le préfet Cheikh Ibra Fall, les élus locaux, des services techniques comme l’environnement, le cadastre et le domaine maritime, des représentants des familles des victimes, entre autres. Un représentant du Centre expérimental et d’études pour l’équipement (Cereq) et des architectes ont participé à cette rencontre technique où il a été beaucoup question d’études d’impact environnemental, de nuisances et d’autres contraintes sur le site qui va abriter le mémorial. « Nous en sommes aux derniers réglages d’ordre technique et environnemental avant le démarrage de la construction. Sous peu, après la phase d’études techniques, nous allons procéder à l’ouverture d’appels d’offres pour trouver l’entreprise qui aura en charge de ce mémorial », a promis M. Ndiaye. Prévu au bord du fleuve sur une superficie initiale de deux hectares offerts par la mairie de Ziguinchor, le site situé entre une station d’épuration et un canal d’évacuation d’eau usée, a été décalé de 50 mètres. « Mieux encore, la superficie a été revue à cinq hectares. Des voies d’accès y seront construites. Si l’on ne peut pas accéder au site, on ne pourra pas y construire (…) le mémorial étant un projet étatique très sérieux, toutes les dispositions sont prises pour réaliser le monument », a insisté le ministre de la Culture et de la Communication.

En avril dernier, une maquette avait été dévoilée suite à concours national d’architecture. Sous forme de bateau, l’architecture d’une superficie de 1800 m² comporte une esplanade, des espaces de recueillement pour différentes confessions, une salle des archives, un bureau du conservateur, des bureaux administratifs, des aménagements touristiques, des centres commerciaux, une salle d’exposition, un parc automobile, etc.

(APS) 

Après la restitution du stade Assane Diouf, le Collectif René Sanchez a organisé, samedi, à Rebeuss, une cérémonie pour remercier le président Macky Sall. Occasion saisie par les personnalités présentes pour réfléchir sur la manière de rendre à ce stade sa vocation.

A peine ont-ils remporté une bataille, que les membres du Collectif René Sanchez se lancent dans une autre. Après la restitution du stade Assane Diouf, pour laquelle ils se sont battus pendant plus de douze ans, ils souhaitent voir l’infrastructure sportive retrouver sa vocation. Car, selon Abdoulaye Makhtar Diop, Grand Serigne de Dakar, « hormis la natation, tous les sports y étaient pratiqués, à l’époque où il s’appelait encore Stade des Abattoirs. Le champion de France d’athlétisme (en 1948, ndlr) Papa Gallo Thiam, s’entraînait ici, de même que Habib Thiam, ancien Premier ministre et ancien champion de France de 200 mètres et Abdoulaye Seck, qui a remporté une médaille olympique avec la France en 1960 ».

Il appelle ainsi les membres du collectif à veiller à ce que les 20 milliards de FCfa promis par le président de la République pour la reconstruction du stade soient soient utilisés à bon escient. Il appelle même à faire du stade Assane Diouf « un centre de formation des jeunes sportifs du Sénégal ».

Pour le président de l’Asc Koussoum, Kader Niang, un stade doit être considéré comme une infrastructure sacrée : « Il ne doit jamais être détruit mais seulement amélioré, parce que c’est un besoin vital pour la population ». Il a aussi salué la forte mobilisation des jeunes adhérents d’écoles de football de la localité. Selon lui, le collectif « a été bien inspiré de faire appel aux écoles de football. Ce combat, c’est pour nos neveux, pour nos petits-enfants ». Pour le coordonnateur du collectif, Pape Cheikh Niang, ils mènent leur combat pour la jeunesse : « Un stade est plus utile aux jeunes qu’aux vieux. Si nous nous battons depuis douze ans, c’est pour qu’ils aient un espace où s’entraîner convenablement ».

La manifestation, organisée par le Collectif René Sanchez pour la restitution et la réhabilitation du stade Assane Diouf, s’est tenue dans une ambiance festive, animée par les « assiko », qui accompagnaient chaque orateur à sa prise de parole. Un rassemblement qui, comme s’est empressé de le souligner Pape Cheikh Niang, est apolitique. Même si, ajoute-t-il, ils ont « le devoir de remercier le président de la République parce qu’il a tenu sa promesse ».

Habib GAYE (stagiaire)

 

Le président de la République, Macky Sall, a fait une intervention, samedi, à Nairobi, à l’occasion de la 6ème Conférence internationale sur le développement de l’Afrique (Ticad VI). Le débat général s’est déroulé en présence du président de l’Union africaine, du Premier ministre du Japon, du Secrétaire général des Nations Unies, et une dizaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Le chef de l’Etat a demandé de faire de la Ticad un processus d’appropriation mutuelle.

D’entrée, le chef de l’Etat a remercié chaleureusement le président Uhuru Kenyetta pour l’accueil de ce premier Sommet de la Ticad VI en terre africaine du Kenya.

« Je salue également l’esprit de collaboration de notre partenaire japonais, sous le leadership du Premier ministre Shinzo Abe, pour faire de la Ticad un processus d’appropriation mutuelle, tenant compte des priorités de développement de l’Afrique », a martelé le président Macky Sall. Il ajoute : « l’électrification de l’Afrique constitue, à mon sens, une de ces priorités majeures. L'énergie, c’est la clef du développement. Tous les efforts de développement du continent seront vains s’il ne dispose pas d’une électricité abondante et compétitive ». Selon le chef de l’Etat, nous savons tous que le potentiel énergétique du continent est énorme. Il a poursuivi que l’Agence internationale de l’Energie estime que près de 30 % des découvertes mondiales de pétrole et de gaz des cinq dernières années proviennent de l'Afrique subsaharienne.

Interconnexion à grande échelle
Le président de la République a cité le dernier Rapport 2015, Africa 2030, Roadmap for a renewable Energy future de l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) qui considère que pour couvrir les besoins de l’Afrique en électricité d’ici à 2030, au moins 300 GW pourraient venir des énergies renouvelables, 100 GW de l’énergie éolienne et 93 GW du solaire, entre autres sources. De l’avis du président Sall, « nous sommes toujours dans une situation véritablement paradoxale ». « D’une part, l’Afrique éclaire les autres continents par ses ressources et reste elle-même dans l’obscurité », a noté le chef de l’Etat ajoutant que, d’autre part, l’Afrique demeure le continent le plus affecté par le changement climatique, alors que sa contribution aux émissions de CO2 liées à l'énergie est la plus faible ; devant atteindre seulement 3 % en 2040.

« C’est pour sortir de ce cercle vicieux que, dans le suivi de la COP21, nous avons initié, au Sommet de l’Union africaine, en juillet dernier, la création d’un Fonds d’appui à l’électrification de l’Afrique qui sera logé à la Banque africaine de développement (Bad), a souligné Macky Sall.

« Nous voulons, à travers ce mécanisme, mobiliser les ressources nécessaires pour financer des projets de production et d’interconnexion d’électricité à grande échelle », a encore dit le chef de l’Etat au débat général de la Ticad VI. « Pour y parvenir, a-t-il ajouté, nous devons combiner toutes les sources d’énergie disponibles, y compris les sources classiques les moins coûteuses, en recourant aux technologies qui permettent d’améliorer l’efficience thermique et de réduire les émissions des centrales à charbon ».

Pour le chef de l’Etat sénégalais, l’Afrique est trop en retard sur le processus de d’industrialisation pour qu’on lui impose l’usage exclusif d’énergies propres mais encore trop coûteuses pour être compétitives. Il pense que seule une coopération efficace pour développer un mix énergétique équilibré nous permettra d’impulser le développement de nos pays en protégeant l’environnement.
« C’est l’objectif du Fonds d’appui à l’électrification de l’Afrique. En tant que président en exercice du Nepad, j’appelle tous nos partenaires de la Ticad à soutenir ce fonds. Je propose ainsi que le Japon verse au Fonds un milliard de dollars sur le programme de dix milliards de dollars que le Premier ministre Abe vient d’annoncer », a conclu Macky Sall.

El hadji Abdoulaye THIAM

Entre la Chine et le Japon, la bataille de l’Afrique semble engagée. En décembre 2015, lors du sommet sino-africain de Johannesburg, l’Empire du milieu avait mis sur la table 60 milliards de dollars sur cinq ans pour soutenir les pays africains. Le 27 août dernier, lors de l’ouverture de la Ticad VI à Nairobi, l’Empire du Soleil levant a répliqué avec 30 milliards de dollars d’investissements en Afrique, d’ici à 2018. Tout porte donc à croire que le Japon qui vient de se rendre compte du retard qu’il a sur la Chine dans la course vers l’Afrique, veut se poser, dorénavant, en sérieux concurrent de son voisin de l’Ouest. En effet, les données actuelles donnent un large avantage à la Chine. Depuis 2014, elle est devenue le premier partenaire commercial du continent avec un volume d’échanges de plus de 210 milliards de dollars. Et le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a dit, en mai 2014, vouloir atteindre 400 milliards de dollars d’ici à 2020. Ce qui constituerait un doublement du volume de ces échanges. Quant au Japon, il exporte 11 fois moins que la Chine en Afrique et son commerce avec le continent ne représente que 1,5% de son commerce total. Autre avantage de la Chine, ce sont ses immenses capacités financières (malgré la crise) qui lui permettent de financer à tour de bras toutes sortes de projets d’infrastructures à travers l’Afrique, le plus souvent réalisés par ses ingénieurs et ouvriers. Entre 2000 et 2011, le montant des financements publics chinois en Afrique s’est élevé à 75 milliards de dollars. Les entreprises chinoises s’implantent de plus en plus sur le continent et les produits chinois ont évincé une bonne partie de la concurrence grâce à leurs prix plus accessibles pour la majorité des Africains.

Au moment où la Chine mise sur une stratégie globale qui ne laisse à l’écart aucune partie de notre continent, le Japon avait privilégié une approche par zones de croissance avec un accent particulier sur l’Afrique australe, orientale et le Maghreb. Et les entreprises japonaises étaient plus enclines à s’implanter sur les autres continents qu’en Afrique perçue comme éloignée et pas encore comme un marché important.

A partir de cette Ticad VI, on pense que les choses vont changer. D’ores et déjà le grand nombre d’entreprises nipponnes présentes à Nairobi (on parle de 600) renseigne sur la volonté du Japon de développer davantage ses relations économiques avec l’Afrique. Même s’il n’a pas les capacités financières de la Chine, il peut miser sur sa haute technicité et la qualité de ses produits manufacturés.

Entre la Chine et le Japon, notre continent n’est pas obligé de choisir l’un contre l’autre, car tout le monde à sa place sur cette terre de croissance où tout est en train de se construire. Le plus important, c’est l’établissement d’un partenariat gagnant-gagnant.

Par Ibrahima MBODJ

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), s’est réunie en Sommet extraordinaire le 27 août 2016 à Nairobi, au Kenya, sous la présidence de Mme Ellen Johnson Sirleaf, présidente de la République du Libéria, présidente en exercice de la Cedeao, annonce un communiqué du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Entre autres décisions, le Sommet de la Cedeao a endossé la candidature du Professeur Abdoulaye Bathily comme candidat unique de la Communauté au poste de président de la Commission de l’Union africaine (Ua) lors des élections qui auront lieu au prochain sommet prévu les 30 et 31 janvier 2017 à Addis-Abeba, en Ethiopie. Ancien ministre d’Etat sous Mack Sall et Me Abdoulaye Wade, Abdoulaye Bathily, historien de formation, actuel représentant de l’Onu en Afrique centrale, a été ministre de l’Environnement dans le gouvernement de majorité élargie initié par l’ancien président Abdou Diouf.

Ce samedi 27 août, les électeurs gabonais votent pour élire leur président. Le scrutin est à un seul tour; il oppose dix candidats. Et, parmi eux, deux favoris, le chef de l'Etat sortant, Ali Bongo Ondimba et l'ancien président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping.

Timide affluence constatée pour l'instant aux premières heures de la matinée, seuls quelques électeurs sont là. C’est le mois d’août, c’est les vacances, c’est le week-end et les gens en profitent pour se lever un peu plus tard.

Pierre-Marie est arrivé en premier avec une heure d’avance. Il explique être venu très tôt pour éviter les embouteillages de la journée et rentrer tranquillement chez lui au quartier PK12, qui est environ à 15 minutes en voiture. Il a confiance en cette journée et il pense que tout se passera bien. Il ne craint pas d’éventuels débordements.

Un des présidents des bureaux a expliqué que l’équilibre politique de chaque bureau sera respecté, lui-même travaille dans la Fonction publique. Il aura à ses côtés deux vice-présidents, un de l’opposition et un de la majorité. Même équilibre chez les accesseurs.

On votera donc en retard dans cette école. Le personnel explique que les bureaux fermeront à 18 heures, sauf s’il y a de l’affluence de dernière minute. Dans ce cas, les bureaux resteront ouverts pour laisser les gens voter.

Dans le quartier populaire de Rio, à Libreville, un bureau de vote, installé dans une école, a ouvert peu avant 8h (7h Gmt), soit avec près d'une heure de retard sur l'horaire prévu. L'affluence n'était pas très importante en ce début de matinée dans la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP. Au total, près de 628 000 électeurs sont appelés à choisir leur futur président. Les bureaux doivent fermer à partir de 18h (heure locale).

Le Soleil en partenariat avec rfi.fr
(France Médias Monde)

De la théorie à la pratique, l’Acte 3 de la décentralisation a touché de plein fouet les municipalités de la région de Dakar. Entre grèves à répétition et recherche de fonds, elle attend avec impatience les correctifs afin de mener encore à bien sa mission d’administration de proximité. Une administration plombée par des retards et même le non paiement de salaires dans les mairies à cause du manque des ressources financières alors que le personnel municipal a augmenté.

Des bureaux presque tous fermés, c’est ce qu’offre l’hôtel de ville de Cambérène en cet après-midi d’août. Seuls quelques visiteurs circulent dans les couloirs du grand bâtiment blanc. « Les syndicats ont décrété une grève illimitée », indique Ramatoulaye Wade, chef du service financier et administratif, toute en sueur. Elle revient de la Recette-perception de Dakar Bourguiba. « Les salaires du mois de juillet ne sont pas encore payés», explique-t-elle. Régulièrement elle fait le même trajet. Actuellement, la municipalité procède au recouvrement de la patente. Son challenge, rassembler les fonds nécessaires pour assurer le paiement des salaires de juillet. Les retards de salaire sont devenus monnaie courante depuis l’entrée en vigueur de la réforme de l’Acte 3, renseigne la jeune dame.

Avec 46 agents de l’ancienne ville de Dakar reversés en 2014, la masse salariale est passée de 3 à 15 millions. Pour Ramatoulaye, l’Acte 3 est une réforme préjudiciable pour les petites communes. Plongée dans la paperasse, la dynamique « financière sans finance », comme elle aime à le dire avec sourire, vérifie ses comptes. La commune ne compte plus que sur ses maigres recettes fiscales pour payer les salaires. Le « petit » marché implanté dans la commune génère à peine 5000 FCfa de taxes par jour. « Nous venons de payer les salaires du mois de juin grâce aux recouvrements de juillet combinés aux mois précédents », explique Ramatoulaye. Ils s’élèvent à quelque 18 millions de FCfa.

A quelques mètres de là, le centre de santé de Cambérène tourne au ralenti. Dans les couloirs aux murs en rose et blanc, il n’y a pas beaucoup de monde. Des malades et accompagnants attendent sur les bancs. Sur le tableau d’information, on lit plusieurs avis de grève. Les 36 agents permanents et la cinquantaine d’agents de santé communautaire sont en grève. En plus des retards de salaire, le personnel ne bénéficie plus d’imputation budgétaire ni de cotisations sociales. C’est le cas d’autres travailleurs de la commune. « C’est difficile. Il y a des agents auxquels on a coupé l’eau et l’électricité. Certains n’arrivent plus à payer leur loyer. En plus, la tabaski se profile à l’horizon », témoigne Aziz, habillé d’une jacket en treillis militaire. Le préposé à la sécurité du centre de santé s’insurge contre la précarité dans laquelle sont plongés certains agents municipaux. Toutefois le personnel assure un service minimum.

Dans la maternité, trois sages-femmes et une infirmière sont présentes selon un calendrier établi par le médecin chef. Dans la salle de garde au fond d’un couloir, quelques membres du personnel discutent autour du thé. Mme Sène Awa Sarr, redéployée de la ville de Dakar, est déléguée du personnel. « Le mois dernier, j’ai dû faire une découverte de 50 000 FCfa pour subvenir à mes besoins », enrage-t-elle. Elle explique qu’il arrive que des agents se retrouvent avec 3000 FCfa après les prélèvements de la banque.

La situation est identique à la collectivité locale de Grand Dakar où la mairie peine à payer les salaires. « Nous ne faisons que payer des salaires. On est des guichetiers », regrette la deuxième adjointe au maire de Grand Dakar, Aïssatou Fall. En 2015, la commune est restée deux mois sans payer de salaires faute de ressources financières. Une situation qui risque de se répéter cette année, selon elle. La municipalité ne peut plus accomplir la plupart de ses actions sociales. Avec un fonds de dotation passé de 150 à 30 millions de FCfa et un fonds de concours passé de 16 à 8 millions de FCfa, la mairie a revu à la baisse sa prévision de budget. La commune de Grand Dakar ne peut plus faire de grands investissements.

D’ailleurs celle-ci compte sur la solidarité entre communes pour continuer les programmes entrepris dans l’éducation, notamment les uniformes des élèves et « le lait à l’école ». A la Patte d’Oie, le conseil municipal projette de délibérer pour trouver de nouvelles recettes. « Nous n’avons pas les moyens d’investir sur fonds propres », déclare le secrétaire municipal Mamadou Kaba. Sur les 15 millions de FCfa payés en salaires mensuellement, 12 sont destinés au personnel du centre de santé Nabil Choucair. Il compte 48 agents. En septembre 2015, la commune a eu des difficultés pour payer les salaires. Pendant trois mois, c’est l’Etat qui a payé les salaires. Avant la dévolution de 70 agents en 2014, les salaires étaient estimés à 5,5 millions de FCfa.

Reportage d’Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

La grève des transporteurs était au cœur de la conférence de presse organisée hier par la Fédération nationale des transporteurs du commerce et des services (Fncs). Selon la structure fédérale, la grève des transporteurs est illégale. Les organisations syndicales affilées à cette Fédération ont réclamé la formalisation du secteur du transport public.

La Fédération nationale des transporteurs du commerce et des services (Fncs) dénonce la grève des transporteurs des 17 et 18 août 2016. «Cette grève ne se justifie pas », soutient le secrétaire général de la Fncs. Pour Sara Camara, ces transporteurs grévistes doivent d’abord se conformer aux lois et règlements qui sont définis dans la Convention collective des transports publics. «Ils emploient des travailleurs dans des conditions très précaires avec des horaires excessifs, sans paiement de primes de panier encore mois d’heures supplémentaires et refusent de les affilier aux institutions sociales », fait remarquer M. Camara. Il estime que l’Etat doit prendre toutes ses responsabilités pour faire face à ces «lobbies » des temps modernes. Le syndicaliste a dénoncé le fait que « des entreprises ou des Gie de transport et leurs syndicats, au gré de leurs intérêts personnels, prennent nos dirigeants et le peuple entier en otage».

Il a dénoncé les conditions de travail des employés de l’Association pour le financement du transport urbain (Aftu) qui, selon lui, « a enterré la Convention collective du transport public pour présenter aux salariés un barème de salaire complètement en dessous des barèmes en vigueur ». Abondant dans le même sens, le régulateur du Gie « Nayobé », Cheikh Omar Sow, qualifie ces transporteurs de «vamp... qui sucent le sang de leurs employés». M. Sow estime que les travailleurs d’Aftu vivent « une injustice notoire, une exploitation et un manque de respect de la part de leurs employeurs ».

D’où l’appel à une formalisation du secteur du transport public. Les syndicalistes pensent qu’un tel secteur ne doit pas être contrôlé par des informels ou des Gie qui ne connaissent rien du service public. «Il est temps que l’Etat revoie sa politique en matière de transport », indique Abdoulaye Mbaye de la Ligue des consommateurs du Sénégal. Dans son réquisitoire, le défenseur des consommateurs estime que le Cetud doit bien jouer sa partition dans ce domaine. «Il est garant de l’atteinte de l’objectif fixé par les autorités lors de la création de l’Aftu », a-t-il rappelé.

Tata SANE

Kidira est l’une des portes d’entrée des petits ruminants qui viennent du Mali et de la Mauritanie. A ce jour, quelque 187 camions sont passés par cette ville, transportant 28.567 moutons, soit un gap de 18.210 têtes, puisque l’année dernière, à la même période, 46.767 moutons avaient été enregistrés.

A pas de charge, le ministre de l’Elevage et des Productions animales a visité les Services de défense et de sécurité de Kidira pour s’enquérir de leur travail à moins de trois semaines de la fête de Tabaski. Depuis le 29 juillet, ces services ont sonné la mobilisation pour faciliter l’approvisionnement correct du Sénégal en moutons. Ces services, conformément aux instructions des plus hautes autorités du Sénégal, veillent au respect des mesures d’assouplissement à la frontière pour le transport des petits ruminants avec la suspension des taxes sur ce bétail. A la mairie, le ministre a sensibilisé les éleveurs, les élus et autres autorités sur les efforts consentis par le gouvernement pour assurer la disponibilité du mouton pour la plus grande fête religieuse du Sénégal. Aminata Mbengue Ndiaye a aussi demandé aux éleveurs de travailler à la modernisation de leur activité. De même, elle a félicité les éleveurs de Bakel qui font montre de célérité dans le décaissement des crédits mis à leur disposition. Cette année, les institutions de microfinance ont mis à leur disposition une enveloppe substantielle qui a permis aux éleveurs de débloquer 195 millions de FCfa, en plus des 90 millions pour l’achat de l’aliment de bétail.

L’adjoint au maire de Kidira, Samba Abdoul Diallo, qui a reçu le ministre, s’est félicité, entre autres, de la réalisation de l’aire d’abattage de la localité et de la mini laiterie pour les femmes. Il a indiqué que la vaccination se fait sous un bon auspice, comme l’on toujours souhaité les éleveurs. M Diallo a demandé également la réalisation d’un espace de vente dans la ville compte tenu de sa position, puisque le bétail venant du Mali et de la Mauritanie y transite. Quant aux éleveurs, ils ont salué cette démarche du gouvernement qui permet de sécuriser les aires de vente et le transport des animaux dans les différents centres urbains du Sénégal.

Pape Demba SIDIBE

Retourner au pays pour le servir après les études. C’est le défi que comptent relever les 39 boursiers d’excellence qui vont poursuivre leurs études à l’étranger. Un pacte signé avec la nation sénégalaise, hier, à la Place du souvenir africain, devant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et des différentes autorités de l’éducation nationale.

Place du souvenir africain, symbole de la renaissance africaine. La signature du contrat dans cet endroit a une charge symbolique. Les 39 boursiers d’excellence ont pris l’engagement de rentrer au pays après leurs études pour participer à la construction du Sénégal de demain. Dans la grande salle, d’une voix timide, Anta Ndiaye, mention « Très Bien » au bac, lit, au nom de ses camarades, l’engagement qu’ils viennent de signer. « Nous, soussignés boursiers d’excellence de l’Etat du Sénégal, nous nous engageons, sur l’honneur, à terminer le cycle d’études entrepris (…) à retourner sur le territoire national et à participer au développement économique et social de notre pays. En cas de violation des dits engagements, notre demande d’emploi dans la fonction publique n’est pas recevable ».

Après un classement général par ordre de mérite des 136 dossiers reçus, la commission d’attribution a choisi les 39 meilleurs bacheliers sénégalais résidents au Sénégal et à l’étranger. La série S1 vient en tête avec 24 récipiendaires. La série S2 et les séries littéraires ont chacune 4 boursiers. Les élèves sénégalais ayant eu leur bac à l’étranger sont au nombre de sept. Tous vont dans des lycées de France comme le lycée Louis le Grand, le lycée Henry IV, le lycée du Parc et l’Ensiame. Des négociations sont toujours en cours avec des classes préparatoires. La bourse d’excellence comprend, entre autres, une allocation mensuelle de 650 euros et un billet d’avion aller/retour pour chaque année. Un partenariat qui sera renouvelé avec ces établissements, indique le directeur des Bourses, Lassana Konaté.

Mais, souligne-t-il, ce renouvellement est basé sur « votre réussite ». Le Sgee compte assister les boursiers d’excellence en termes de logement, de parrainage et d’ouverture de compte bancaire, afin de percevoir la bourse dès l’arrivée sur le sol français. C’est l’occasion choisie par M. Sarr pour remercier Campus France. L’institut a allégé ses procédures dans les démarches en ligne et l’obtention du visa. Ceci, dans le but de leur permettre d’arriver à temps en France avant le début des cours. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, cette cérémonie « contribue à la vitalité et à l’excellence de notre système éducatif ». Il exhorte les nouveaux bacheliers au courage et à l’abnégation pour franchir les obstacles. « Centrer son projet autour de sa propre personne n’engendrera que déception », prévient le ministre. C’est une manière, pour lui, d’encourager ces jeunes forces vives de la nation au retour après les études. Car celui qui réussit à construire, innover et inventer pourra « dire fièrement je sers mon pays », assure M. Niane.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Le Premier ministre adjoint de la République de Maurice, Xavier-Luc Duval, entame depuis hier une visite de quatre jours au Sénégal. Selon le communiqué du service de presse du ministère de l’Economie et des Finances, cette visite s’inscrit dans la perspective de la consolidation du dialogue entre le Sénégal et l’Île Maurice afin de renforcer la coopération économique, industrielle, technique.

L’objectif de cette visite est également de promouvoir la mise en relation d’entreprises, la coopération entre opérateurs économiques, l’échange d’expériences dans la gestion des zones économiques spéciales, l’amélioration du climat des affaires et la promotion des investissements. Au cours de son séjour, M. Duval sera reçu par les plus hautes autorités sénégalaises et tiendra des séances de travail avec divers membres du gouvernement notamment le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, Mme Maïmouna Ndoye Seck, Aly Ngouille Ndiaye, Omar Guèye. Plusieurs visites de terrains sont prévues au cours du séjour du Premier ministre adjoint de l’Île Maurice. Il s’agit du Pôle urbain de Diamniadio, son Parc industriel, le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), l’Aéroport International Blaise Diagne (Aibd) et les aménagements touristiques de la Sapco sur la Petite-Côte.

ans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, le Sénégal a entamé en 2014 un programme avec l’appui du Fmi, pour s’inspirer des meilleures pratiques, rappelle la note reçue. Elle ajoute que des délégations gouvernementales et de hauts cadres de l’administration se sont rendus en Île Maurice en 2015 pour s’imprégner de l’expérience mauricienne dans divers domaines tels que la mise en œuvre d’un numéro unique d’identification, le registre de transfert des propriétés, la modernisation de la gestion foncière, la mise en place des Bureaux d’Information sur le Crédit (Bic), l’accompagnement des jeunes promoteurs, le tourisme, l’aménagement de zones économiques spéciales, le renforcement des capacités de l’administration.

El. H. A. THIAM


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