A LA UNE (2696)

Reconnu comme un pays d’accueil de référence, le Sénégal, ayant ratifié plusieurs traités internationaux, est une terre d’espoir pour nombre de personnes persécutées ailleurs. Ici, le statut de réfugié est une réalité. Tout en se félicitant des efforts déjà consentis, des organisations de la société civile invitent l’Etat du Sénégal à mieux se pencher sur la situation de ces personnes qui vivent un drame. C’était hier, veille de la Journée mondiale des réfugiés.

Célébrée le 20 juin de chaque année, depuis 2001, date marquant le 50ème anniversaire de l'adoption de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, la Journée mondiale des réfugiés vise à sensibiliser les autorités, acteurs et simples citoyens, sur cette cause. Selon Alassane Seck de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh), c’est depuis 1914 que l’Église catholique a institué une Journée mondiale du migrant et du réfugié pour se consacrer sur le sort des personnes persécutées du fait de leur race, religion ou appartenance politico-sociale.

Et c’est dans le cadre que cinq organisations de la société civile, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), la Lsdh, l’Action pour les droits humains et l’amitié (Adha), l’Internationale refugee rights initiative (IrriI) et West african refugee and internally displaced persons network (Waripnet), ont rencontré la presse, hier, à Dakar, pour se prononcer sur la situation des réfugiés au Sénégal. D’après Aboubacry Sadikh Niasse de la Raddho, citant le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr), ils étaient  14.725 réfugiés et 3.313 demandeurs d’asile, en provenance de pays de la sous-région, mais aussi du Rwanda, du Soudan ou de la République démocratique du Congo (Rdc), à être enregistrés au Sénégal en 2017.

Malgré une sérénité retrouvée au Sénégal, de sérieuses lacunes procédurales empêchent ces personnes vulnérables de bénéficier d’une bonne  protection liée à leur statut. Pour ces organisations de la société civile, « la Commission nationale d’éligibilité (Cne) est extrêmement lente dans le traitement des dossiers, laissant certains demandeurs d’asile attendre près de trois ans avant de recevoir une décision ». « Un retard injustifié, selon celles-ci, qui aggrave considérablement la vulnérabilité des demandeurs d'asile. » L’autre faiblesse notée est que le Sénégal n’a pas prévu de centres d’accueil pour les demandeurs les plus vulnérables, c’est-à-dire les femmes enceintes, les enfants non accompagnés et les personnes âgées.

Aussi, l’absence de document d’identité constitue-t-elle une entrave à la liberté de circulation et est à l’origine de la situation d’apatridie pour de nombreux réfugiés ayant séjourné longtemps dans le pays. C’est, souligne A. Seck, le cas de certains Mauritaniens présents au Sénégal depuis 1989, année du conflit entre les deux pays. En marge de la conférence de presse, Prosper Bamara, un Rwandais présent au Sénégal depuis 2012, a tenu à remercier les autorités et les Sénégalais pour leur ouverture et leur hospitalité. Il a ensuite demandé à l’Etat de renforcer ses bonnes actions, en tenant compte des faiblesses mises en exergue par les organisations de la société civile.

 

Amélioration du statut des réfugiés


Pour l’État du Sénégal et la Commission nationale d’éligibilité (Cne), son organe de régulation, comme pour le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) et les Organisations non gouvernementales (Ong), offrir un meilleur statut aux réfugiés du Sénégal est fort possible. C’est la conviction de la Raddho, de la Lsdh, de l’Adha, de l’IrriI et du Waripnet qui, dans leurs recommandations, demandent à l’État du Sénégal d’accorder encore plus d’attention à la situation des réfugiés en mettant en place des commissions d’accueils, d’assistance et d’orientation sociale autre que la Cne pour les demandeurs d’asile afin de leur fournir un accompagnement dès leur arrivée dans le pays.

Aussi, en appellent-elles à la création de centres ou de foyers d’accueil pour les demandeurs vulnérables (femmes, enfants, handicapés), mais surtout au vote du projet de loi de 2012 abrogeant et remplaçant la loi n°68-27 du 24 juillet 1968 modifiée par la loi n°75-109 du 20 décembre 1975 et portant statut des réfugiés, jugé obsolète.  À la Cne, il est conseillé de permettre au requérant d’asile d’être accompagné par un conseiller juridique et de bénéficier d’une assistance psychosociale, lors du dépôt du formulaire de la demande d’asile et des auditions, de réduire la durée dans le traitement des demandes d’asile (pour au maximum six mois à compter de la date de dépôt).

D’autres faits importants sont de préciser les motifs de rejet ainsi que les voies de recours possibles et de décentraliser les activités de la Cne dans les autres régions du Sénégal, possibles portes d’entrées des réfugiés. Le Hcr, selon toujours ces Ong, doit initier des politiques d’assistance et de prise en charge « minima » des demandeurs d’asile détenteurs d’un récépissé de dépôt délivré par la Cne. Il est assigné aux Ong de défendre et d’organiser des sessions de formation sur les droits des réfugiés, en mettant en place des bureaux d’accueil, d’orientation, de conseil et d’assistance juridique et en menant  des campagnes de plaidoyer pour pouvoir participer aux réunions de la Cne, en qualité d’observateurs.

Fara Michel DIEYE

 

Deux éminents intellectuels africains seront distingués, le 21 juin 2018,  à l’occasion d’un congrès qui s’ouvre à Dakar du 20 au 22 juin 2018. Cette grande rencontre qui aura pour cadre l’Université Cheikh Anta Diop  est organisée  par la Société sénégalaise de philosophie et l’Association caribéenne de philosophie. Les participants vont échanger sur le thème : « Subvertir la géographie de la raison. Modes de connaissances, passé et futur ». Il est attendu la participation de plus de 200 chercheurs venus essentiellement d’Afrique et de sa diaspora. L’Association caribéenne de philosophie saisira cette occasion pour attribuer des distinctions.  « Parmi les récipiendaires, il y a notamment notre compatriote le Professeur Souleymane Bachir Diagne qui recevra le Frantz Fanon Lifetime Achievement Prize pour l’ensemble de son œuvre. Un autre de nos compatriotes, le Professeur Felwine Sarr, recevra, quant à lui, le Nicolás Guillén Outstanding Achievements in Philosophical Literature Award », indique le communiqué parvenu à la rédaction.  

I. SANE

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a quitté Dakar, hier, pour la Russie où se déroule actuellement la Coupe du monde. Selon un communiqué de la Présidence de la République, le Président Sall fait partie des invités du Secrétaire général de la Fifa. Il profitera de son séjour pour assister au premier match de l’équipe nationale de football du Sénégal le 19 juin 2018. Parallèlement, il est prévu « un entretien bilatéral » avec son homologue russe, le Président Vladimir Poutine.

Après la Russie, le président de la République fera cap sur le Maroc où il prendra part, le 29 juin, au forum international d'Assilah. Il a prévu de faire une communication sur l’intégration africaine au cours de cette rencontre.

La dernière étape de son périple sera la capitale mauritanienne, Nouakchott, où le Président Macky Sall va participer au sommet de l’Union africaine. Ce sera du 1er au 2 juillet prochain.

Maguette NDONG

Kaluga : Le président de la Fédération sénégalaise de football salue la décision du chef de l’Etat Macky Sall de se rendre à Moscou pour pousser les Lions à la victoire. Dans cet entretien, Me Augustin Senghor s’est aussi réjoui des conditions d’accueil de la délégation du Sénégal à Kaluga.

Accueil de l’équipe à Kaluga : « Depuis notre arrivée, nous avons vu que la population locale était prête à accueillir les équipes qualifiées en coupe du monde. Kaluga n’est pas loin de Moscou et c’est un bon endroit pour se concentrer. Les infrastructures sont de qualité ; de même que l’hôtel où nous sommes les seuls à loger. En plus, les autorités locales n’ont ménagé aucun effort pour faciliter notre préparation ».

Rapport avec la Fifa :
« A ce jour, il n’y a aucune zone d’ombres avec la Fifa. L’organisation d’une Coupe du monde n’est pas une mince affaire, la Fifa la prépare pendant des années. Elle a eu le temps d’organiser plusieurs séminaires au profit des équipes qualifiées sur les règles à respecter en vue d’un bon déroulement de la compétition.

Certes ce sera notre deuxième participation, mais nous avons commencé à capitaliser une certaine expérience dans ce genre d’évènement. Nous savons que la bonne tenue d’une compétition ne dépend pas que de l’organisateur mais aussi des équipes qui y participent. C’est pourquoi en amont, il est important de prendre les bonnes dispositions ».

Arrivée de Macky Sall à Moscou :
« La présence du chef de l’Etat, Macky Sall, à Moscou pour assister au match contre la Pologne est très réconfortante. Les autres pays n’ont pas eu cette chance. C’est une motivation supplémentaire pour nos joueurs. Et la meilleure façon pour nous de lui exprimer notre reconnaissance, c’est de remporter la victoire.  En tout cas, la fédération et le ministère des Sports se mobilisent pour qu’on puisse réaliser ce pari. L’ambassade du Sénégal à Moscou, en collaboration avec le ministère des Sports, travaille également pour que les supporters puissent bien accompagner les "Lions". D’ores et déjà, nous avons commandé des billets pour qu’au minimum, on puisse en avoir 250 pour chaque match, compte non tenu de ceux qui ont acheté leurs propres tickets ».

Gestion des primes :
« Jusqu’ici, nous n’avons pas connu de problème de primes. On peut même dire que le fait de participer à une coupe du monde sans que cette question ne pollue un peu l’atmosphère est chose rare en Afrique. Nous en rendons grâce à Dieu et prions pour que cette situation perdure. L’Etat et le ministère nous avaient donné des instructions afin que les primes soient réglées bien avant même que les joueurs ne les réclament. Cette fois, nous avons innové en leur ouvrant des comptes bancaires.

D’ailleurs, ces derniers jours, certains nous ont dit qu’ils ont commencé à percevoir leurs primes de participation et celles-ci ont été précédées par les primes de qualification qui ont été payées intégralement par la fédération. Nous prions, par ailleurs, pour que l’équipe se qualifie en huitième de finale. Dans ce cas, les joueurs auront 15 millions de FCfa chacun. Nous voulons même qu’ils franchissent le cap des huitièmes avec brio afin de voir avec l’Etat si nous pouvons leur octroyer des bonus. Notre souhait est que l’équipe aille le plus loin dans cette compétition.  Ce qui est fort possible car j’ai rarement vu une équipe aussi sereine et confiante ».

(Avec Dakaractu)

Moscou (Russie) : Il y a seize ans, il était le capitaine de l’équipe du Sénégal qui avait atteint les quarts de finale de la Coupe du monde. En 2018, Aliou Cissé est à la tête de la sélection avec comme rêve de suivre les pas d’un certain Bruno Metsu.

Les Sénégalais ne se souviendront peut être pas de Peter Schnittger, Guy Stephan, Otto Pfister, mais retiendront longtemps encore le nom de Bruno Metsu.

Sorti de nulle part, cet entraîneur a réussi là où plusieurs techniciens ont peiné : écrire les pages les plus glorieuses du football sénégalais. Après une finale de Coupe d’Afrique perdue en 2002 contre le Cameroun, Metsu a non seulement réussi l’exploit de qualifier le Sénégal à son premier Mondial, mais atteindre les quarts de finale en 2002 au Japon et Corée.

Après avoir ouvert d’entrée la succession de la France, son pays, dès le match d’ouverture. Aliou Cissé fait, aujourd’hui, partie des rares entraîneurs qui ont eu la chance de disputer une Coupe du monde en tant que joueur puis entraîneur. Nommé le 4 mars 2015 au poste de sélectionneur de l'équipe nationale A à la place d’Alain Giresse, il a réussi à redonner une nouvelle dimension au groupe et à qualifier le Sénégal à une 16e Can après un parcours sans faute (18 pts sur 18 possibles) en éliminatoires. Très attendu en 2017, au Gabon, le Sénégal que de nombreux observateurs avaient classé parmi les favoris, n’avait pas réussi à tenir son rang.

Les "Lions" ont trébuché en quart de finale face au Cameroun (0-0, 4tab5). Cet échec n’a pas pour autant sapé le moral d’Aliou Cissé et de son groupe qui ont frappé un grand coup en décrochant une qualification à la Coupe du monde 2018 en Russie, assurant ainsi leur retour sur la scène mondiale après quinze longues années d’absence. « Participer une première fois à une Coupe du monde en tant que capitaine, c’était quelque chose de très grand. Aujourd’hui, qualifier l’équipe en tant que sélectionneur aussi, c’est une grande fierté », déclarait-il. Et comme tout entraîneur, Aliou Cissé rêve d’exploit ; de passer au moins le premier tour. « Nous n’allons pas en Russie en touristes. Nous serons déterminés et solidaires pour réaliser un grand exploit », avait-il laissé entendre. Souvent sujet à critiques, Cissé reste cependant serein, ferme et concentré sur sa mission. Le public sénégalais, très exigeant, ne se suffit pas d’une participation à cette grande messe du football. Il attend beaucoup de cette équipe.

Mais avec sa génération, Cissé a écrit son histoire.

Il appartient aujourd’hui à Sadio Mané et à ses coéquipiers d’écrire la leur lors de cette phase finale qui les verra affronter la Pologne, le Japon et la Colombie. Et Aliou Cissé, tel un maestro,  sera à la baguette pour galvaniser ses joueurs, leur faire pousser des ailes. Comme le fit Bruno Metsu en 2002. Pour atteindre cet objectif, Cissé s’est entouré de certaines figures de la génération dorée de 2002 comme Tony Sylva, Lamine Diatta et autres Omar Daff.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
B. Khalifa NDIAYE (textes)

Kaluga : La Coupe du monde, Russie 2018, est l’occasion pour beaucoup d’habitants de Kaluga de voir en vrai, pour la première fois de leur vie, des Noirs. Les Sénégalais, qui ont débarqué dans cette ville pour les besoins de la couverture médiatique de cette compétition, ne passent pas inaperçus. Bien au contraire, ils sont, en permanence, interpellés en ces termes : « Photo, photo ». Même les plus vieux n’échappent pas à ce rituel, devenu, depuis quelques temps, un effet de mode.

A Kaluga, camp de base des "Lions" à cette 21e édition de la Coupe du monde, les Sénégalais cristallisent toutes les attentions. Les résidents de cette ville russe située à 158 kilomètres au sud-ouest de Moscou, la capitale, sont excités à l’idée de les rencontrer et de fraterniser avec eux. En ville, dans les rues, les jardins publics, les journalistes sénégalais sont constamment interpellés en ces termes : « photo, photo ! ».

Difficile de marcher 10 mètres sans faire l’objet d’une demande de « selfie ». D’autres les confondent même avec certaines vedettes de l’équipe du Sénégal. « Sadio Mané ? Koulibaly ? », s’interrogent-ils. Certains Sénégalais prennent, en tout cas, un malin plaisir à signer des autographes, au grand bonheur de leurs hôtes. « Nous sommes devenus des stars ici, hein », dit avec humour un confrère, étonné devant tant de curiosité. Même les personnes les plus âgées ne peuvent s’empêcher de prendre des séances de photos. Un rituel en passe de devenir un effet de mode, depuis que les journalistes sénégalais ont débarqué dans cette ville, il y a  une semaine pour les besoins de la couverture médiatique de la Coupe du monde. Ce samedi, de retour d’une promenade, un vieillard, le pas lent, les avait suivis pendant plusieurs minutes avant de rattraper le groupe. « Photo », demande-t-il avec émotion.

Pour beaucoup d’habitants de Kaluga, la présence de Noirs chez eux relève d’un évènement historique. C’est un fait inédit. « Tout ce que nous connaissons de l’Afrique c’est ce qu’on nous a appris à l’école, c’est sa géographie.

Nous ne voyions les Noirs qu’à travers la télévision, les films de cinéma. C’est la première fois de ma vie que je vois de visu un Noir », avoue, dans un français moyen, Anna Ianova, étudiante dans une université locale. Lieu cosmopolite, Kaluga est, sans conteste, une ville ouverte où se côtoient plusieurs nationalités. On y rencontre des Ouzbèks, des Kazakhs, des Arméniens, des Turques, des Polonais, beaucoup d’Ukrainiens etc.  A ce propos, Anna nous fait savoir que l’Ukraine n’est pas loin de Kaluga. Ce pays de l’Est a une histoire avec la Russie ; ayant été un important dispositif dans l’ex-Urss disparue au début des années avec la chute du Mur de Berlin.

Statue GagarineSignes de leur ouverture d’esprit, les habitants de Kaluga sont très accueillants. « Do you like Kaluga ? », (Est-ce que vous aimez Kaluga ?), ne cessent, d’ailleurs, de nous demander les personnes rencontrées dans la rue, dans un anglais approximatif. Il faut dire qu’ici, rares sont tout de même ceux qui parlent bien d’autres langues que le russe.

Toutefois, ses résidents sont conscients de l’importance de connaître les autres langues et par ricochet les autres cultures. Et c’est la raison pour laquelle certaines langues comme l’anglais et le français sont maintenant enseignées dans les écoles et intéressent de plus en plus, les Russes et notamment la jeune génération. Samedi passé,  Sharapovna, une jeune mariée était enthousiasmée à l’idée de parler de l’histoire de Kaluga dans la langue de Shakespeare. Une façon pour elle de tester son niveau en anglais. « Nous sommes des débutants dans l’apprentissage de l’anglais et c’est toujours une belle opportunité de converser dans cette langue », a-t-elle expliqué.

Berceau de l’exploration spatiale
Créée au XIXe siècle sur la frontière sud-ouest de la Moscovie, Kaluga est reliée à Moscou par une ligne de chemin de fer et par une ancienne route, connue sous le nom de « route de Kaluga ».

Cette route fut la voie choisie par les troupes de Napoléon Ier pour s'échapper de Moscou à l'automne 1812. Voilà qui explique certainement le fait que Kaluga soit considérée comme la ville la plus française de Russie, en plus du fait qu’elle accueille aussi une bonne minorité de citoyens français.

  En Russie, Kaluga a un statut particulier. C’est une ville qui est très liée à l’histoire cosmonautique. L’astronomie russe a atteint son apogée au début des années 1960, du temps fort de la guerre froide avec le rival américain. Kaluga a donc été au cœur de la conquête de l’espace et est considérée comme « le berceau de l’exploration spatiale ». Une de ses larges et belles avenues porte d’ailleurs le nom de Youri Gagarine, en hommage au premier homme qui est allé dans l’espace en 1961, avant que l’Américain Neil Amstrong ne marche sur la lune en 1969. Kaluga abrite le musée d’Etat de l’astronautique qui attire un grand nombre de touristes, sans oublier son stade Sputnik qui renvoie encore à la glorieuse épopée de l’astronomie russe.

Autant de sites historiques qui font de Kaluga une localité très culturelle  et chargée d’histoires. Sur le plan religieux, une bonne partie de sa population est catholique. Le dimanche matin, les chapelles, qui ont étendu leurs tentacules un peu partout, sonnent sans discontinuer. « Il y a aussi des musulmans et des bouddhistes », révèle Sharapovna qui magnifie la cohabitation pacifique entre les adeptes de ces différentes religions.   L’autre spécificité de la ville de Kaluga est l’importance qu’elle occupe dans l’économie nationale. C’est un pôle industriel qui accueille de grands constructeurs automobiles tels que l’Allemand Volkswagen, le Suédois Volvo, le Français Renault etc. Une présence qui s’est traduite par le recours à une forte main d’œuvre locale et contribue, sans doute, au développement socio-économique de la localité. Avec ses immeubles qui poussent comme des champignons, ses ruelles propres et larges, ses espaces verts, ses jardins publics, ses KFC, ses fast-food « made in Russia » et banques, Kaluga est une ville à la fois moderne et développée.

Ce qu’il faut relever encore, c’est surtout cette volonté des autorités locales de bien maîtriser l’industrialisation à travers une politique écologique qui a fini de porter ses fruits. A Kaluga, la faune est très développée, de même que les espaces verts, faisant de cette région l’une des moins polluées de Russie. Et un lieu où il fait bon vivre.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Fantamady KEITA, Diégane SARR,
B. Khalifa NDIAYE (textes) et Abdoulaye MBODJI (photo)

La communauté layène a célébré la fête de l’Aïd-el-fitr, hier, à Yoff, à l’esplanade du mausolée Seydina Limamou Laye, noire de fidèles vêtus en blanc.

L’esplanade du mausolée Seydina Limamou Laye est littéralement envahie. Les chants à l’honneur du Prophète Mohammed (Psl) sont repris en chœur par des fidèles assis sur le sable fin. Sur ce site, où l’écrasante majorité des fidèles est dans une tenue blanche, la ferveur religieuse est contagieuse. Les fidèles sont venus de Ouakam, Yeumbeul, Diamalaye, Cambérène, Ngor, Malika… pour célébrer la fête marquant la fin du mois de Ramadan.

Après 9 heures 30 mn, une foule de talibés accompagnent l’imam dans la prière des deux « rakkas ». Par la suite, Mame Libasse Laye a revisité une partie de la vie et de l’œuvre de Seydina Limamou Laye. Son séjour à l’île de Gorée a été évoqué pour montrer la dimension exceptionnelle du fondateur de la communauté des layènes. « Lorsque les Blancs ont interné Seydina Limamou Laye à Gorée, il eut un tel vacarme que les prêtres vinrent demander aux responsables de l’administration coloniale de le libérer. Le bateau qui devrait le transporter n’avait pas pu quitter Gorée », a rapporté Mame Libasse Laye. L’escale de Gorée sur la route des forêts tropicales est riche en enseignements. Le fondateur de la communauté layène a été interné le 14 septembre 1887 à Gorée.

Il y passa 3 mois. L’échec de sa déportation est interprété comme la victoire de la puissance divine sur le pouvoir éphémère des hommes.

La dimension exceptionnelle de l’homme a été au centre de son sermon. Le guide spirituel, a-t-il rappelé, avait fait de la diffusion des enseignements de Dieu sa priorité. « Un musulman doit toujours souhaiter du bien à son prochain. Nous devons entretenir des relations de fraternité et d’amitié  », a insisté le religieux. L’amour du prochain, la solidarité, l’entraide, la crainte envers le Créateur sont, entre autres, les valeurs qu’un bon musulman doit incarner, a-t-il dit. « Les problèmes de la vie sur terre ne doivent pas nous détourner de l’essentiel. Nous devons faire plus d’efforts pour se conformer aux recommandations de Dieu et de son Envoyé Mohammed (Psl) », a exhorté Mame Libasse Laye.

L’autre point de son sermon est lié à l’interprétation des textes religieux. A son avis, cet exercice doit être fondé sur la connaissance avérée et solide des versets du Coran. Pour le guide, l’erreur à éviter, c’est le subjectivisme. « Nous devons avoir plus de temps à consacrer à la recherche de connaissances. De nos jours, les difficultés de la vie nous poussent souvent à nous détourner des choses essentielles », a constaté, pour le regretter, Mame Libasse Laye.

Idrissa SANE

L’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall a prié, hier, pour une prochaine présidentielle apaisée. Tout en invitant les politiques et candidats à préserver la paix, il a appelé les fidèles musulmans à s’ancrer dans la droiture et la perpétuation des bonnes œuvres.

L’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall a axé une bonne partie de son sermon d’hier sur la prochaine présidentielle. Il a d’emblée prié pour des « joutes apaisées » et un « climat serein pour le Sénégal ». Pour lui, ce moment de « hautes tensions politiques » ne devrait pas amener les politiques à « attiser un feu et à remettre en question la paix que tout le monde nous envie et que nous devons préserver à toute épreuve ». « Les politiques devront, le moment venu, se concentrer sur l’essentiel, à savoir, leurs programmes et projets de société, et surtout savoir raison garder par rapport à la conquête du pouvoir qui est une émanation divine. Quiconque s’en voit gratifié à l’issue de l’élection doit savoir qu’il lui sera demandé de rendre compte par rapport à sa gestion eu égard à la grande responsabilité qui pèse sur lui », a prévenu Thierno Seydou Nourou Mountaga devant une nombreuse assistance qui a pris d’assaut la mosquée omarienne très tôt le matin. Il a invité les électeurs à choisir en « toute vérité », en mettant l’accent sur la capacité du choisi à bien « conduire les destinées du peuple » et non pas sur la base d’« intérêts partisans ».

L’imam a insisté pour que les politiques dissertent de « questions qu’ils maîtrisent », comme pour coller à l’actualité récente. Mettre l’accent sur la politique et non pas sur Dieu ou son prophète. Le guide religieux a regretté les « insultes qui fusent sur les réseaux sociaux » et l’absence de « respect dû aux aînés ». L’éducation serait une belle alternative contre de telles dérives. Mais aussi pour « cultiver la paix », selon l’imam. Il a mis en garde tous ceux qui « veulent saper la paix, de se méfier du feu qu’ils allumeront et qui va les encercler ».

Le guide religieux est également longuement revenu sur le sens de la fête et la portée de ce jour qui voit le Seigneur élever et récompenser ses serviteurs pour avoir jeûné le mois. Il a, d’ailleurs, appris qu’en ce jour, les « anges sont heureux de voir les fidèles musulmans converger vers les lieux de prière ». La fête ne devrait nullement être comprise comme un « moment de distractions, mais une continuité dans l’adoration divine ». Il s’agit, pour l’imam, de continuer le combat contre « Satan et de parachever une victoire sur lui ». Il a exhorté les disciplines à multiplier les « bonnes actions » pour être dans les grâces divines. Ainsi, le gain de jours de jeûne complémentaires après le mois de Ramadan est une année de jeûne, a souligné l’imam. Aussi, les croyants doivent-ils s’attacher à aider les pauvres, perpétuer les bonnes actions, rendre visite aux malades.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Les fidèles de la communauté mouride ont prié hier à la grande mosquée affectée, sur l’esplanade dédiée, aux prières de Tabaski et de Korité. Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le khalife général des mourides, à travers une déclaration aux allures d’un cours magistral, a invité la communauté musulmane à s’adonner au culte de l’islam authentique. Il a invité la communauté musulmane à adopter une démarche conforme au legs au lieu de s’appesantir dans de puérils clivages entre les confessions.

Présidant, la première prière de korité de son magistère, Serigne Mountakha a déchargé l’Imam du sermon en wolof. Il  a transmis aux disciples ses recommandations, à la communauté musulmane en général et celle mouride en particulier. Le discours s’est voulu un appel rassembleur autour de l’islam, qui selon lui constitue le legs du prophète Mohammed (Psl), revivifié par ses compagnons, parmi lesquels son serviteur Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul. Dans un discours engagé, le khalife général des mourides a dit avoir constaté depuis quelques années un retour à la case départ : « Sur ces terres mêmes qui ont vu naitre l’islam, des meurtres y sont perpétrés, sans raison valable : des assassinats et la réduction à l’esclavage de la descendance (masculine et féminine) du prophète Mohamed (Psl), il ne peut y avoir plus grave désagrément », selon lui. Dans un tel contexte, l’Islam « poursuit une progression dans un labyrinthe qui obscurcit sa face ». La solution serait alors de « davantage nous réaliser en islam, mais nous n’y accéderons qu’en retrouvant la volonté d’Allah (Swt) qui est celle du prophète, Mohamed (Psl), qui est aussi celle de son serviteur Khadim Rassoul ». Le khalife a invité les musulmans au respect des 5 prières canoniques, des préceptes de l’islam, d’effectuer la prière à l’heure en état de pureté, et tous les autres préceptes.

« Il nous revient à tous les musulmans de reconsidérer de toutes nos forces l’islam à sa juste valeur, de  vivre la religion dans sa forme la plus  authentique et de le revivifier.  Plus de 1400 ans et plus, nous ne devons avoir de préoccupation à notre époque, que de revivifier l’islam et l’élever davantage », a exhorté le khalife. Très en verve, il a poursuivi en indiquant que « c’est cela qui doit être notre devoir, notre préoccupation première, il nous faut privilégier l’islam avant de nous préoccuper des « tarikhas » ou confessions, car de la survie de l’islam, dépendent celle de nos différentes confessions. Il nous faut nous engager et nous impliquer davantage pour la sauvegarde de l’islam, dans sa dimension et sa démarche, du fait de la multiplicité des obstacles ».

Mamadou DIEYE

La fête de l’Aïd El Fitr ou Korité qui marque la fin du mois de Ramadan durant lequel la communauté musulmane jeûne, se ressource aux textes coraniques et aux enseignements du prophète Mouhamed (Psl), a réuni, hier, à Tivaouane, des fidèles, l’administration territoriale et des membres du gouvernement.

Aux abords de Khalkhous, cimetière mythique, la prière de Korité a été dirigée par Serigne Aboubacar Sy Dabakh, plus connu sous le nom de Ndiol Fouta, en présence du khalife général des tidianes, Serigne Aboubacar Sy Mansour, de  Serigne Mawdo Malick Sy Dabakh, entre autres personnalités religieuses de la famille de Seydi El Hadji Malick Sy.

Dans son adresse aux fidèles, le khalife général des tidianes dit se conformer aux enseignements de Seydi El Hadji Malick Sy qui a indiqué la voie. «  Il a toujours prié pour les dirigeants du pays, c’est pourquoi nous saluons le président de la République Macky Sall et prions pour lui, son gouvernement et toute son administration. Nous ne pouvons pas déroger à cette règle », a-t-il lancé.

Il a ensuite invité les uns et les autres à se ressaisir pour éviter la médisance très présente dans les relations humaines au Sénégal. «  Or, seul Dieu est juge, en tant que guide, notre devoir est de rappeler la voie que nous indique Dieu dans le Coran, tout comme dans les enseignements du Prophète (Psl). Maintenant, l’engagement des uns et des autres dans cette voie du salut n’est plus de notre ressort, mais celui de Dieu, responsable de toute créature », a-t-il ajouté.

Selon lui, Dieu est le seul habilité à reconnaître les siens mais « malgré tout, nous devons avoir le sens de la mesure tant dans la joie que dans la peine, ce qui nous évitera des dérapages inutiles préjudiciables  à des rapports civilisés entre croyants », a-t-il martelé.

Dans le même sillage, Serigne Aboubacar Sy Mansour, Khalife général des tidianes, souligne que « l’ouverture, le sens de l’écoute doivent être la tasse de thé de tout  leader responsable ; cependant,  face  à des problèmes agités dans l’espace public, il n’a pas le droit de  se taire et dire que cela ne le concerne pas. En tant que responsable, il doit  apprécier, analyser la situation et s’exprimer chaque fois que de besoin, sans tenir compte des états d’âme des uns et des autres. Car, Dieu reconnaît les siens », a-t-il confié.

Pour le Khalife général des tidianes, en rappelant l’histoire du déluge du temps de Noé, Serigne Mawdo Malick Sy Dabakh a voulu montrer que la fin tragique du fils de  ce dernier qu’il a voulu sauver du tsunami, est due  à son manque de respect à l’autorité de son père. « C’est dire que toute liberté a besoin de balises pour éviter des dérives même souvent préjudiciables à son auteur », a réaffirmé Serigne Aboubacar  Sy Mansour. Avant de prier pour l’assistance, il a félicité, remercié et salué tous ses homologues du pays, sans exception car, « le genre humain est un trésor de Dieu ; donc il mérite respect, solidarité sans aucune discrimination de races, d’ethnies, de religion entre autres », a-t-il indiqué.

Mbaye BA

La première séance d’entraînement de l’équipe nationale du Sénégal ouverte au public ce vendredi a créée un vrai engouement chez la population de Kaluga qui est sortie en masse soutenir les Lions.

La population locale s’est fortement mobilisée ce vendredi pour soutenir l’équipe sénégalaise qui a permis à leur ville de baigner dans la fièvre du Mondial. Dans une bonne ambiance, les Lions ont offert deux heures de prestation à tout ce beau monde qui s’est déplacé en masse pour les voir à l’œuvre.

Les enfants, visiblement plus nombreux dans les tribunes, ont agité de nombreux drapelets aux couleurs du Sénégal et ovationné chaleureusement les joueurs d’Aliou Cissé. Ils ont scandé sans arrêt « Si-ni-gal » (comprenez Sénégal).

L’attaquant de Liverpool, Sadio Mané, joueur le plus connu de la sélection, a également eu droit à un traitement très particulier. L’assistance déchaînée a scandé son nom durant toute la séance. Après deux heures très rythmées, Cheikhou Kouyaté et sa bande ont montré toute leur disponibilité en signant des autographes et en posant longuement avec la population locale qui n’a pas caché sa joie. Tous les joueurs se sont prêté à cet exercice qui restera longtemps dans les annales de cette ville située au sud-ouest de Moscou.

Les Lions joueront leur premier match de Coupe du monde le 19 juin face à la Pologne, au stade du Spartak de Moscou. Ils affronteront ensuite le Japon le 24 juin et la Colombie le 29 juin.

Samba O. Fall (Envoyé spécial)
@lesoleilonline

Deux jours après l'annonce de libération de Jean-Pierre Bemba, la Belgique a répondu favorablement ce jeudi 14 juin à la demande de la Cour pénale internationale d'accueillir l'ancien vice-président congolais et s'apprête à le recevoir dans les prochains jours.

Cinq cent vingt-sept (527) personnes condamnées pour des infractions diverses et incarcérées dans différents établissements pénitentiaires du Sénégal, viennent de bénéficier de la grâce présidentielle à l’occasion de la célébration de la fête de Korité qui marque la fin du ramadan.

Dans ce groupe, il y a quatre cent quarante (440) remises totales de peines, soixante-seize (76) remises partielles de peines, trois (03) mineurs et huit (08) grands malades, a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué.

La même source souligne que ‘’le chef de l’Etat reste ainsi fidèle à son engagement résolu de donner une seconde chance à une catégorie de citoyens momentanément en conflit avec la loi’’.

‘’Toutefois, précise le communiqué, avec la recrudescence du vol de bétail, du viol, des détournements de deniers publics, des crimes de sang et de certaines infractions liées à l’environnement comme le trafic illicite de bois ou d’espèces protégées, le Président de la République n’a pas jugé opportun d’élargir sa mansuétude aux auteurs de tels faits’’.

La Korité, fête marquant la fin du jeûne musulman, est célébrée vendredi au Sénégal, le croissant lunaire ayant été aperçu dans plusieurs localités du pays, annonce la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONACOC).

Dans une déclaration rendue publique jeudi soir, le président de la CONACOC, Ahmed Iyane Thiam, a dit que les membres de la commission avaient reçu des appels de plusieurs localités du Sénégal faisant état de l’apparition du croissant lunaire.

L’apparition de la lune a été notamment attestée par des imams et des correspondants de la CONACOC, dans la région de Tambacounda notamment, a rapporté Ahmed Iyane Thiam.

Sur cette base, la CONACOC, conformément aux prescriptions islamiques, appelle les musulmans à rompre leur jeune et à célébrer la Korité vendredi, a indiqué Ahmed Iyane Thiam.

Source : APS

La Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS, publique) et le Groupe Futurs Médias (GFM, privé) vont assurer la retransmission des matchs de la Coupe du monde 2018 qui a démarré ce jeudi à Moscou (Russie), à la suite d’une médiation du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne.
 
Les deux chaînes de télévisons se disputaient l’exclusivité des droits terrestres de retransmission des matchs de la Coupe du monde Russie 2018.
 
La RTS affirme être la seule détentrice des droits terrestres de diffusion des matchs de la Coupe du monde 2018 sur le territoire national. Le groupe de presse privé soutient de son côté que "(…) la FIFA et Econet, le géant sud-africain des télécommunications, propriétaire de Kwesé Free Sport, [l’] ont autorisé [...] à être diffuseur au Sénégal de 32 matches de la Coupe du monde."

"En perspective de la retransmission de la Coupe du monde Russie 2018, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a réuni ce mercredi, la Radiotélévision Sénégalaise (RTS) et le Groupe Futurs médias (GFM), en présence du ministre en charge de la Communication et du Président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)", rapporte un communiqué.

"Considérant la Coupe du monde de football comme un événement exceptionnel mobilisant toute la nation et une grande opportunité pour la promotion de la destination Sénégal et le renforcement de la cohésion nationale, le Premier ministre a instruit le deux parties (RTS et GFM) à surseoir à toute procédure judiciaire et à privilégier le dialogue dans le règlement de tous les différends", lit-on dans le texte.

La même source ajoute que M. Dionne a demandé aux deux parties ‘’de faire preuve de dépassement, d’œuvrer à la pacification du climat social et de mobiliser toutes les énergies autour de notre équipe nationale’’.

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) avait mis en garde contre "toute retransmission ou diffusion illégale" des matchs de la Coupe du monde, annonçant des sanctions pouvant même aller "jusqu’au retrait de la licence".

"La retransmission ou la diffusion des compétitions sportives internationales est conditionnée par l’acquisition de droits qui y sont relatifs", écrit l’instance de régulation dans un communiqué.

Elle signale qu’en conséquence, "les chaînes ne bénéficiant pas d’autorisation de commercialisation ou de diffusion, doivent respecter les droits des opérateurs qui ont l’exclusivité de distribution et/ou de diffusion des matchs".

Source : APS

Le ramadan reste un mois sacré et spécial pour la communauté musulmane. Mais, chaque peuple l’observe avec une forte dose culturelle. Au Caire, la particularité, ce sont les lanternes traditionnelles (fanous en arabe) aux couleurs vives qui illuminent les rues de la capitale et l’éclosion des feuilletons télévisés. Un tour dans les artères nous permet d’en avoir le cœur net. Reportage.

Lorsque le ramadan s’annonce en Egypte, on le sent à travers les rues. Le décor change complètement. En ce mardi 8 mai 2018, les rayons du soleil réchauffent les habitants et étrangers qui empruntent la voie, menant vers la cité de la production médiatique, située à 30 km du centre de la ville. Le constat qui s’offre à nous est celui-ci : à chaque coin du Caire, les panneaux publicitaires attirent les attentions. D’une part, ce sont des appels à la consommation accrue, du lait aux dattes en passant par les céréales, pâtes alimentaires, d’autre part, ce sont des séries télévisées qui rappellent l’approche du mois béni. D’ailleurs, il est écrit en arabe sur un grand tableau qui surplombe l’hôtel « Dar al Mudaraat », avenue Salah Salem, ce qui suit : « le ramadan des étoiles », une émission qui sera diffusée sur une radio cairote. Toujours, dans les artères de la capitale, impossible, presque, d’échapper à ces panneaux gigantesques sur lesquels s’affichent les visages expressifs des comédiens et autres animateurs. On a l’impression d’avoir affaire à des mannequins. Ces sketchs sont suivis par des millions d’Egyptiens. Les lampes colorées appelées « fanous ramadan » commencent déjà à être accrochées aux balcons des immeubles, dans les marchés, etc. Elles sont ornées de versets du Coran ou de simples vœux de ramadan tels que « Ramadan Karim » (formule pour souhaiter que le mois soit celui du partage et de la générosité) ou « Ramadan Moubarak » (formule pour souhaiter un mois béni), tandis que d’autres lampes en métal sont couvertes de tissus brillants, aux couleurs vives. En réalité, l’origine de ces lanternes aux décorations chargées remonte à la dynastie fatimide en Égypte qui a régné entre 969 et 1171. Quant aux enfants, ils exhibent fièrement leurs lanternes toutes neuves, en chantant les célèbres cantiques du ramadan. En clair, pas de Noël sans sapin pour les chrétiens certes, mais, pour un Egyptien, il est impensable d’observer ce 3ème pilier de l’Islam sans ces lanternes illuminant maisons et devantures d’habitation.

Au marché « Al-Attaba », à l’aéroport du Caire et dans plusieurs lieux, si ces lampes fabriquées en Chine ne sont pas accrochées, on procède à leur représentation artificielle par le biais de tissus colorés. Au-delà des drapeaux ou guirlandes lumineuses de couleur orange apparaissant dans les quartiers commerçants, les fruits aussi débordent sur les étals. Qu’ils s’appellent Khaled, conducteur de taxi, Amr, Sara ingénieure, Mostafa, journaliste, etc., les Cairotes vivent cette ferveur « ramadanesque ». En Egypte, il y a d’abord cette atmosphère festive qui précède le début du mois béni et annonce même la couleur.

La floraison des feuilletons
Selon Mme Maha Imam, en charge de la relation publique au Centre des médias du Caire, on allume les lampes « fanous ramadan » après la rupture du jeûne durant toute la soirée. « Nous l’allumons toute la soirée. Nous préparons aussi le jus appelé miche-miche», déclare Maha. A côté de ces mets, les Egyptiens n’oublient pas le « koshari », un plat à base de riz aux lentilles et à la sauce rouge très pimentée. Comme partout ailleurs, les mosquées ne désemplissent pas. De la lecture du Saint Coran, aux séances d’interprétation, on reste une bonne partie de la nuit à faire des « tarawih » ou prières surérogatoires.

Une autre facette qui rime avec ramadan au Caire , ce sont les nombreux feuilletons qui passent quasiment sur la soixantaine de chaînes de télévision que compte l’Egypte. Parce que depuis la révolution populaire de 2011, il y a beaucoup plus d’audace dans les sujets traités. « Je n’arrive pas à compter toutes ces séries et je ne sais pas pourquoi autant de feuilletons», ajoute, placide, la dame Maha Imam. Ces feuilletons, nombre de Cairotes le suivent avec une grande attention. Car, d’après une source anonyme, ils traitent des sujets quotidiens du pays comme la corruption. En 2017, les scénaristes avaient multiplié les ressorts dramatiques, car la concurrence est féroce?: 33 séries ont été tournées en Égypte, leader du marché dans ce domaine pendant le mois de ramadan.

Sayed travaille dans un hôtel d’Urghada, une ville balnéaire située à plus de 452 km du Caire. Pour lui, le ramadan est un moment de pénitence, de partage et de pardon. « Lorsque vous avez même un différend avec une personne, tu passes l’éponge le temps du mois béni. Dans les rues, plusieurs bonnes volontés offrent gratuitement des repas durant l’heure de rupture », confie-t-il dans un anglais presque limpide. « Nous faisons des décorations dans les rues et maisons. A l’heure de la rupture, nous distribuons des dattes, de l’eau pour ceux qui sont dans leurs voitures et piétons en train de rentrer », explique Amr El Sawy, interprète au département des relations internationales à la cité de production médiatique du Caire.

Serigne Mansour Sy CISSE (envoyé spécial au Caire)

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a soutenu que le Sénégal n’a pas de problème de trésorerie, mais avec la rigueur budgétaire, il faut être prudent.

Après la présentation du directeur général de la comptabilité publique et du trésor, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a confié que la mission assignée par le président de la République est de travailler en toute rigueur et en toute transparence. «C’est la première fois que le trésor ouvre ses portes de cette manière et invite la presse à une cérémonie de présentation des comptes du trésor certifiés à la Bceao. Le président exige de nous que nous ayons une démarche rigoureuse et de transparence dans la gestion des comptes publics», dit-il. Le ministre rassure en réaffirmant : «nous n’avons pas, aujourd’hui, de problème de trésorerie». Pour lui, la mise en œuvre du Pse produit des résultats, mais cela ne signifie pas que nous n’avons pas de difficultés. «En termes de trésorerie, on n’a pas de difficultés majeures avec plus de 700 milliards de FCfa disponibles, soit le budget du Sénégal en 1997. C’est peut être au niveau du budget que nous avons quelques contraintes. Mais, lorsqu’on a de la trésorerie et au budgétaire on a des contraintes, on peut laisser déraper, mais ce n’est pas responsable et c’est l’attitude d’un gouvernement qui ne se soucie pas de demain», explique l’argentier de l’Etat. Ce dernier rappelle que le budget 2017 a été bâti sur des hypothèses de croissance, d’un déficit budgétaire, d’un niveau de recettes et de dépenses projetées etc.

Impact de la hausse du prix du baril du pétrole
Cependant, il rappelle que l’environnement international a changé dans le second semestre de l’année 2017, avec la hausse du baril du pétrole, «et on s’est retrouvé avec une moins-value de recettes de 130 milliards de FCfa ». «Dans une situation pareille, le gouvernement s’était engagé sur une cible de déficit budgétaire de 337 milliards de FCfa; dès lors, avec la moins-value  de recettes, on pouvait partir de 337 plus 130 milliards de FCfa, soit un déficit budgétaire de 6%; si on l’avait fait, sur le marché international, on n’aurait pas eu ces taux. Cela ôterait au Sénégal toute crédibilité. Durant cette période 2017, nous avons pensé tout faire pour que la cible du déficit soit respectée et reporté à certaines dépenses sur 2018», ajoute-t-il. Avec la hausse du baril du pétrole, le ministre précise que le Président n’a pas voulu qu’on tire les conséquences de l’évolution du prix du baril sur les prix du carburant et sur l’électricité. «Le Président pense qu’il faut soutenir davantage les consommateurs. En 2018, on a fait des reports de dépenses de 2017, mais l’environnement international a continué de se dégrader; le pétrole a atteint 80 dollars le baril», lance Amadou Bâ qui insiste sur l’importance du prix du baril sur nos recettes.  Par rapport à certaines revendications, le ministre soutient que la réponse, c’était soit de dépenser l’ensemble de nos trésoreries et de se retrouver dans des difficultés soit «on avance avec méthode, avec prudence pour maintenir les bases actuelles de la stabilité économique». Et, il a soutenu que «c’est cette option qui a été décidée». Le ministre confirme également que «l’économie sénégalaise se porte bien mais nous sommes dans un environnement incertain qui nous oblige à faire preuve de prudence parce qu’un budget, c’est une programmation annuelle». Sur le budget de 3.700 milliards de FCfa voté par l’Assemblée nationale à la date d’aujourd’hui, il indique que le Sénégal est à 45,81% d’engagement.

O. KANDE

Revenant sur la situation des établissements privés d’enseignements qui réclament une dette de 16 milliards de FCfa à l’Etat, le ministre des Finances rappelle que c’est depuis 2013 que le président a pris la mesure avec une première dotation de 3,7 milliards FCfa. Depuis lors, 5 milliards de FCfa sont inscrits chaque année dans les différents budgets. «Toutes les sommes inscrites dans le budget ont été engagées par la direction générale du Budget et effectivement payées par le trésor. Maintenant, dans le pratique budgétaire, il est possible qu’il y ait des difficultés ça et là et que, peut être, des étudiants qui n’étaient pas prévus dans le budget soient inscrits et que les factures reçues par le ministère de l’Enseignement supérieur dépassent le budget prévu. Mais, l’obstacle juridique, c’est de devoir faire face à une dépense qui n’est pas inscrite dans le budget», martèle le ministre de l’Economie. Il salue l’attitude du ministre de l’Enseignement supérieur et indique que ses services vont mettre en œuvre les instructions du président de la République. C’est ainsi que les deux ministres vont se rencontrer dès ce lundi «pour trouver une solution à cette question douloureuse». En outre, pour prendre en charge toutes ces questions, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan apprend qu’ils iront bientôt à l’Assemblée nationale pour une Loi de finance rectificative (Lfr) pour changer les priorités du budget avec, notamment l’intégration des mesures prises pour le secteur de l’éducation (150 milliards de FCfa), l’augmentation des bourses, avec les imprévus dans l’agriculture etc.

O. KANDE

Dans quelques jours, le Sénégal fera face à des équipes qui font preuve d’une étonnante efficacité devant les buts. Le Japon, considéré comme le petit poucet du groupe H, en a claqué 44 lors des éliminatoires, là où la Pologne et la Colombie en ont respectivement mis 28 et 21. Dernier de la classe, le Sénégal qui veut réussir un bon mondial, a besoin de retrouver des attaquants au top, capables de déstabiliser n’importe quelle défense.

Dans quelques jours, l’équipe nationale du Sénégal entrera de plain-pied dans la Coupe du monde. Les Lions ne partiront certes pas avec les faveurs des pronostics dans le groupe H, compte tenu de leur manque d’expérience dans cette compétition, mais seront de sérieux outsiders. L’équipe qui a réussi à valider son ticket pour cette grande messe du football est capable de bonnes choses, mais a souvent pêché par le manque de régularité de son attaque, de ses buteurs. A chaque match, ce sont d’énormes occasions gâchées, faute de réalisme. Lors des deux derniers matches de préparation, l’attaque sénégalaise est restée muette. Et contre le Luxembourg, le 31 mai dernier, Aliou Cissé a regretté le manque d’efficacité de ses attaquants. « Pour gagner un match, il faut marquer des buts, travailler la finition, mettre au fond les occasions qu’on se crée », avait laissé entendre le technicien. C’est dire donc que l’attaque constitue l’un des maillons faibles de cette équipe qui devra en découdre dès le 19 juin prochain avec la Pologne. Et Cissé est parfaitement conscient des efforts que vont devoir fournir ses joueurs pour espérer sortir indemne de cette poule où ils sont aussi attendus de pieds fermes par le Japon et la Colombie. Hier encore, l’attaque ne s’est pas trop bien illustrée face à la Croatie, en amical, malgré le but d’Ismaïla Sarr, son troisième en sélection. Diafra Sakho, Mame Biram Diouf, Mbaye Niang et Moussa Sow ont été quasi transparents.

Crise de régularité Depuis qu’Aliou Cissé est aux commandes, il y a un peu plus de trois ans, l’équipe nationale a marqué 50 buts en 33 rencontres. Au total, dix-huit buteurs se sont illustrés et les plus efficaces de nos internationaux restent Sadio Mané et Moussa Konaté (8 buts), suivis de Moussa Sow (5 buts). Mais le constat est que neuf attaquants seulement se sont illustrés pendant ces rencontres, le reste des buts étant inscrits par les défenseurs et milieux de terrain. A l’analyse des statistiques, l’on ne peut pas dire que nos buteurs soient dans une forme éblouissante. Assez brillants dans leurs championnats respectifs (aucun d’eux n’a atteint la barre des 15 buts cette saison), ils ont pêché par leur manque de régularité en sélection. D’ailleurs, sur les huit attaquants convoqués par Aliou Cissé pour disputer le mondial russe, Sadio Mané et Moussa Sow restent les plus constants. L’attaquant de Liverpool n’a certes plus marqué en équipe nationale depuis le 5 septembre 2017 en éliminatoire du mondial contre le Burkina Faso, mais il a fait preuve d’une belle régularité. Il fait partie des rares joueurs à avoir inscrit le plus grand nombre de buts (4) en 2017 (contre Tunisie, Zimbabwe, Côte d’Ivoire et Burkina Faso). Mané a souvent été décisif avec trois buts en phase éliminatoire de la Can 2017 (Burundi, Namibie, Burundi), deux buts à la Can 2017 (Tunisie et Zimbabwe), deux buts en éliminatoire de la Coupe du monde (Burkina Faso, Madagascar).  Aujourd’hui, c’est une lapalissade de dire que la ligne offensive sénégalaise souffre d’une étonnante irrégularité. Souvent appelé par Cissé, Mame Biram Diouf n’a plus marqué depuis le 4 juin 2016 contre le Burundi en éliminatoire de la Can 2017, soit un mutisme de deux longues années. Pour voir les buts de l’attaquant de Stoke City en sélection, il faut en effet remonter à 2015. Diouf s’était illustré contre le Burkina Faso, lors de la double confrontation contre Madagascar et contre le Rwanda en amical. De son côté, Moussa Konaté a beau être, avec Mané, l’un des meilleurs buteurs sous Cissé, mais hormis son but inscrit le 23 mars 2018 contre Ouzbékistan, l’attaquant d’Amiens n’a frappé qu’une seule fois en 2016 (contre Niger).

Auteur du seul doublé à mettre à l’actif de l’équipe en 33 matches contre le Ghana (premier match d’Aliou Cissé sur le banc comme entraîneur), l’attaquant d’Amiens a été plus régulier en 2015, s’illustrant contre le Havre, le Burundi, le Madagascar à l’aller et au retour.

Samba Oumar FALL

Auteur de 5 buts, Moussa Sow n’a plus marqué depuis le 10 juin 2017, contre la Guinée Equatoriale, comptant pour les éliminatoires de la Can 2019. Keita Baldé Diao n’a plus marqué depuis le 11 janvier 2017 contre Congo. Diafra Sakho (1 but) est le dernier attaquant à avoir marqué en 2017 lors du match de qualification pour la Coupe du monde contre l’Afrique du Sud. Appelé pour la première fois en sélection le 7 octobre 2017, Mbaye Niang qui comptabilise maintenant trois sélections est le seul attaquant à n’avoir toujours pas ouvert son compteur but.

En 2018, l’équipe qui n’a marqué que deux buts (contre Ouzbékistan et Croatie) se doit de faire d’énormes progrès dans le secteur offensif. Les attaquants devraient reprendre du poil et retrouver leur instinct de « tueur » pendant la Coupe du monde qui devrait servir de vitrine aux meilleurs buteurs de la planète foot.

S. O. FALL

A une semaine du coup d’envoi de la Coupe du monde 2018, la Fifa a publié son classement du mois de juin. Le Sénégal a gagné une place et se retrouve 27e au niveau mondial. La Tunisie rétrograde de 7 places, mais reste toujours la première équipe africaine. Malgré ses deux matches nuls contre l’Ouzbékistan (0-0) et la Bosnie (1-1) en mars dernier, le Sénégal a réalisé un bond d’une place. L’équipe qui pointait à la 28e place en mars dernier, se retrouve avec le classement publié hier à la 27e place. Le Sénégal est moins bien loti que ses deux prochains adversaires à la Coupe du monde, Pologne et la Colombie, respectivement 8e et 16e, tandis que le Japon occupe la 61e place du classement.

La première nation africaine reste la Tunisie qui a pourtant réalisé une très mauvaise opération. Malgré ses matches nuls contre la Turquie et le Portugal, les Aigles de Carthage ont perdu 7 places et rétrogradent à la 21e position. Les autres mondialistes africains, le Maroc, l’Egypte et le Nigeria sont respectivement 41e, 45e et 48e. Au niveau africain, la Rd Congo est classée troisième. Le Ghana arrive en sixième position et le Cameroun est huitième. Le Burkina Faso et le Mali figurent aussi sur le top 10.

Au niveau mondial, l’Allemagne mène toujours la course en tête. Elle est suivie du Brésil, de la Belgique, du Portugal et de l’Argentine.

Samba Oumar FALL

Parmi les projets de l’Aéroport international Blaise Diagne, figurent en bonne place un centre de maintenance aéronautique, un Aéroport City de 1.000 hectares avec des bureaux et bâtiments administratifs et des hôtels. « Nous avons une offre hôtelière avec des gammes différentes pour satisfaire tout le monde. Pour protéger l’environnement, l’Aibd compte s’équiper en ferme photovoltaïque afin de s’assurer une autoconsommation et réduire sa facture d’électricité. Le surplus de production pourrait même être injecté dans le réseau de la Senelec. Autre projet, c’est la galerie commerciale, «nous avons hâte de la voir arriver. Nous travaillons à faire un espace convivial avec de petites superettes, des produits bio sénégalais», a déclaré Xavier Mary. Une station de carburant sera aussi installée «dans les semaines qui viennent», sans oublier la grande attente : le Train express régional (Ter) dont l’arrivée à Diass est prévue en 2021. Le directeur de Las a évoqué les ambitions de sa structure dans la Responsabilité sociétale d’entreprise, notamment avec la formation des jeunes aux métiers aéroportuaires grâce au projet de Las Académie, un appui aux populations riveraines.

Changer le modèle de gestion des chariots
Par ailleurs, les autorités de Las ont minimisé l’affaire des places de parkings qui seraient payants pour les gendarmes positionnés à l’aéroport. «Nous discutons avec eux», a assuré Papa Mahawa Diouf, directeur des opérations de Las. Selon lui, les forces de sécurité veulent plus de places. Quant au contrat sur les chariots, il constate des difficultés au démarrage, « les Sénégalais ne sont pas contents. Nous souhaitons changer de modèle de gestion, ce n’est pas seulement un problème de prix, a-t-il ajouté. La presse a révélé que Las a cassé le marché des chariots payants à l’Aibd.

M. CISS

Lors d’un point de presse conjoint, le directeur de l’Exploitation de la Sénégalaise des eaux (Sde) et la directrice des Travaux de la Sones ont expliqué les raisons du déficit en eau noté à Dakar.

Il s’agit, entre autres, d’une perte de production d’environ 12.000 m3 par jour due en partie à la déstabilisation avec les travaux de Keur Momar Sarr. Mais, avec les travaux de la Sones, la situation devrait s’améliorer.

Depuis les travaux de raccordement au dispositif sécuritaire anti bélier de Keur Momar Sarr (Kms), le 12 mai dernier, il y a des problèmes d’eau dans certains quartiers comme Niarry Tally, Ben Tally, les Parcelles Assainies, etc. Le directeur de l’Exploitation de la Sde, Diery Bâ et la directrice des Travaux de la Sones, Fatou Ndiaye, ont tenu un point de point de presse conjoint pour expliquer ce dysfonctionnement. Selon M. Bâ, il y a eu une petite déstabilisation dans le réseau de distribution en eau avec les travaux de Kms.

Après la fin des travaux, Keur Momar Sarr n’étant pas isolé du système, à côté, il y a l’usine de Gnith. Il y a toujours la possibilité de les faire fonctionner de façon complémentaire. Ce qu’il faut dire, c’est que depuis la fin des travaux de raccordement de Kms, nous accusons globalement une perte de production d’environ 12.000 m3 par jour. Le chantier n’étant pas totalement terminé, parce qu’il y a plusieurs phases de raccordement, le système n’est pas encore remis dans sa pleine capacité de production ; ce qui cause un déficit», laisse-t-il entendre.

Ce déficit, poursuit-il, vient s’ajouter à un autre déjà existant, car le système est dans un déficit que la Sones tente de résoudre à travers ses projets. «Nous étions en train de courir derrière un déficit, les travaux de Keur Momar Sarr, comme un mal nécessaire, sont venus en facteur de déstabilisation. Avec le processus qui se poursuit toujours, on produit légèrement en deçà de ce qu’on produisait. Cela vient s’ajouter à la survenue de la période de pointe», explique M. Bâ. Pour lui, l’intervention à Kms a agi un peu sur le système de deux façons : l’arrêt de presque 72 heures à Keur Momar Sarr et un système déstabilisé. «Quand le système de Dakar est déstabilisé, il prend 3 jours à une semaine pour se remettre», explique-t-il.

Confirmant cette thèse, la directrice des Travaux de la Sones, considère que les quartiers actuellement touchés sont des zones problématiques. «Les quartiers impactés sont ceux qui avaient des problèmes d’approvisionnement. Cela s’explique par le déficit de production pour Dakar. Nous nous approchons également de la pointe, période pendant laquelle la demande en eau de la capitale est importante», souligne Fatou Ndiaye. Interpellée sur une supposée panne de pompe à Kms, elle balaie d’un revers de la main et affirme que si cela avait été le cas, le déficit serait énorme à Dakar. Mme Ndiaye rassure que la Sones va continuer sa politique pour l’amélioration de la distribution en eau.

Oumar KANDE

BEN TALLY ET NIARRY TALLY : UNE SITUATION DUE À UNE ABSENCE DE CHÂTEAU D’EAU
Le déficit d’eau noté à Dakar touche principalement les quartiers de Ben Tally et Niarry Tally. Le directeur de l’Exploitation de la Sde, Diery Bâ, indique que la difficulté, c’est le manque de château d’eau dans ces quartiers. « Vous savez habituellement qu’un réseau est alimenté en termes de distribution avec un château d’eau qui est un ouvrage plus élevé que l’ensemble des habitations. Quand vous regardez autour de Niarry Tally, il n’y a pas de château d’eau. Le réservoir qui alimente les quartiers de Ben Tally et Niarry Tally est situé à Liberté 3. Et c’est juste une petite bute sur laquelle on a placé un réservoir il y a de cela plusieurs décennies et qui aujourd’hui, est visiblement insuffisant pour alimenter ces quartiers. Aujourd’hui, les habitations de cette zone sont à la même hauteur que le réservoir qui les alimente». Compte tenu de cela, Diery Bâ soutient que le système de distribution à Dakar a besoin d’avoir des châteaux d’eau en hauteur pour alimenter sans pompe les habitations.

En outre, le directeur de l’Exploitation fait savoir que par rapport au dispositif d’accompagnement plus de 80 camions citernes ont été mobilisés pour soulager les populations.

O. KANDE

L’évolution démographique et l’urbanisation fulgurante ne sont pas proportionnelles aux investissements destinés à la construction des ouvrages d’assainissement. Depuis plusieurs années, la cité religieuse s’est développée à un rythme qui a abouti à un déficit de prise en charge des besoins d’assainissement. Aujourd’hui, les autorités comptent faire de leur mieux afin d’inverser la tendance. La Banque Ouest africaine de développement (Boad) a financé un projet d’une grande envergure pour la ville sainte de Touba. Les objectifs, c’est d’offrir à des milliers de ménages des services d’assainissement. « Un projet inédit visant l’assainissement des eaux usées d’un coût de 15 milliards de FCfa va démarrer avant la fin du mois de juillet. Ce projet constitue une avancée majeure. Tout ces acquis nous permettent d’affirmer que dans les deux ans à venir, Touba va se départir des problèmes d’assainissement. Il faut toutefois reconnaître que le rythme de croissance de la cité religieuse est rapide », précise le directeur général de l’Onas. Lansana Gagny Sakho ajoute : « le Président Macky Sall nous a instruits d’effectuer un travail à la dimension de la ville de Touba. Je ne dis pas aussi qu’il n’y aura pas d’inondation à Touba cette année, mais, elle sera sensiblement réduite ».

I. SANE et M. DIEYE

D’après les projections de la banque mondiale, la croissance régionale de l’Afrique subsaharienne se consolidera pour atteindre 3,1 % en 2018 et 3,5 % en 2019, mais elle restera en deçà de sa moyenne de long terme. Ainsi, cette zone continue d’enregistrer une reprise économique modeste soutenue par une augmentation de la production de pétrole et de métaux, elle-même stimulée par la hausse des prix des produits de base, sous l’effet de l’amélioration des conditions agricoles et de l’accroissement de la demande intérieure. Plusieurs pays, dont le Ghana, le Kenya et le Nigéria, ont connu une reprise des activités manufacturières, tandis que l’engagement renouvelé des pouvoirs publics en faveur des réformes du cadre macroéconomique et de dispositif de gouvernance renforce la confiance des investisseurs et des consommateurs en Angola, en Afrique du Sud et au Zimbabwe. Ailleurs, notamment au Kenya et en Gambie, les dépenses de consommation augmentent, à la faveur d’une inflation faible et d’un rebond des envois de fonds, note la Banque mondiale. En effet, souligne le document de la Banque mondiale, au Nigéria où le faible niveau d’investissements continue de peser sur l’expansion du secteur non pétrolier, le taux de croissance s’établira à 2,1 % cette année, et à 2,2 % l’année prochaine. L’Angola devrait afficher une croissance de 1,7 % cette année et de 2,2 % l’année prochaine, à la faveur d’une disponibilité accrue de devises, de la hausse de la production de gaz naturel et d’un regain d’optimisme de la part des entreprises. Pour l’Afrique du Sud, où la reprise de la confiance des entreprises et de la population est propice à l’augmentation des investissements et des dépenses de consommation, on anticipe une croissance de 1,4 % en 2018 et de 1,8 % en 2019.

L’expansion de la production minière et la stabilité des prix des métaux devraient stimuler l’activité des pays exportateurs. Dans les pays pauvres en ressources naturelles, l’amélioration des conditions agricoles et la progression des investissements dans l’infrastructure devraient permettre à la croissance de rester vigoureuse.

Ruée des Etats vers les émissions obligataires
D’après la Banque mondiale, les pays d’Afrique subsaharienne sont en train de délaisser les traditionnelles sources bilatérales et multilatérales d’emprunt pour recourir à des émissions obligataires et à des créanciers non membres du Club de Paris, d’où des coûts de service de la dette plus élevés et des vulnérabilités croissantes de certains pays sur le plan de la dette.
 
S’agissant des déficits des comptes courants des Etats, ils sont en train de se résorber dans les pays exportateurs de pétrole, mais ils se creusent dans d’autres où la croissance des importations est forte en raison d’investissements publics importants. Alors que l’inflation baisse dans de nombreux pays, notamment au Kenya, au Mozambique et en Ouganda. Elle s’établît à deux chiffres dans plusieurs autres, y compris en Angola, au Nigéria et au Soudan. Pour les déficits budgétaires, ils se sont réduits, dans les pays exportateurs de pétrole, mais ils se sont accrus dans les pays exportateurs de métaux, et de gros déficits budgétaires entrainent des niveaux d’endettement élevés dans la région.
 
CES RISQUES QUI PLANENT SUR LES ÉCONOMIES
Ces belles perspectives qui se dessinent pour l’économie de l’Afrique subsaharienne sont, toutefois, sous une menace d’éventuelles baisses des cours des produits de basses, prévient la Banque mondiale. En effet, l’institution financière internationale explique qu’une chute des prix des matières premières aurait un impact néfaste sur la région. Si les transitions politiques dans plusieurs pays (Afrique du Sud, Angola et Zimbabwe) ouvrent des perspectives de réformes, elles présentent aussi le risque d’affaiblir les réformes déjà à engagées. Les risques liés à la viabilité de la dette sont également importants. Non sans compter un resserrement plus rapide que prévu de la politique monétaire dans les économies avancées qui pourrait refréner l’appétence des investisseurs pour des actifs à plus haut risque sur les marchés pionniers. La banque ajoute que l’épidémie d’Ebola pourrait ralentir la croissance en République démocratique du Congo et dans la sous-région si elle se propage plus rapidement que prévu dans les grands centres urbains et dans les pays voisins. Le retour de la sécheresse constitue un autre risque important d’assombrissement des perspectives régionales et pourrait gravement perturber la reprise économique.
 
Abdou DIAW
 
UNE CROISSANCE MONDIALE DE 3,1% EN 2018
 
Analysant la situation à l’échelle internationale, la Banque mondiale indique que la croissance économique mondiale, malgré son tassement récent, restera solide en 2018, à 3,1 %, avant de se modérer progressivement sur les deux années suivantes. A ce titre, Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, note que si cette croissance économique peut être maintenue cette année, elle  pourrait permettre à des millions de personnes de sortir de la pauvreté, en particulier dans les économies d’Asie du Sud à forte croissance. Toutefois, nuance-t-il, la croissance ne suffira pas à elle seule à faire disparaître les poches d’extrême pauvreté dans d’autres parties du monde. Pour lui, les décideurs doivent trouver les moyens de soutenir la croissance à plus long terme, en faisant progresser la productivité et la participation de la main-d’œuvre, afin de parvenir plus rapidement à éliminer la pauvreté et à favoriser une prospérité partagée. D’après l’édition de juin 2018 des Perspectives économiques mondiales, l’activité devrait progresser de 2,2 % dans les économies avancées cette année, avant de retomber à 2 % l’année prochaine, en raison de la suppression progressive des mesures de relance monétaire par les banques centrales. Dans l’ensemble des pays émergents et en développement, la croissance devrait se consolider à 4,5 % en 2018, puis à 4,7 % en 2019, alors que la reprise chez les exportateurs de produits de base atteint sa phase de maturité. Cependant, avertit la Banque mondiale, des risques de détérioration considérables pèsent sur ces perspectives. Ainsi, le risque d’accroissement non maîtrisé de la volatilité des marchés financiers s’est accru, de même que la vulnérabilité de certains pays émergents et en développement. Les velléités protectionnistes gagnent du terrain, tandis que les incertitudes politiques et les risques géopolitiques demeurent substantiels.

Abdou DIAW

 

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale regrette les  différents mouvements d’humeurs observés, ces dernières semaines, par certains syndicats de la santé. Pourtant, d’après lui, l’essentiel des points de la plateforme revendicative a été réglé par le gouvernement. Seules les questions nouvelles connaissent encore des blocages.   

Interpellé sur le mouvement d’humeur des agents de la santé qui paralysent le secteur depuis quelques semaines, le ministre de la Santé et de l’Action sociale indique que le gouvernement est en train de travailler pour trouver des solutions. Abdoulaye Diouf Sarr se veut rassurant : « Nous ne  laissons pas les syndicalistes dérouler leurs plans d’actions en pensant que cela n’impacte pas négativement sur le fonctionnement du système de la santé. Nous sommes en train d’échanger avec eux ». Selon lui, « l’essentiel des préoccupations des travailleurs du secteur de la santé a été dressé et réglé. Il n’y a plus d’arriérés dans le cadre de la contractualisation ni pour ce qui concerne le projet Jica. Les questions liées à l’Endss et aux centres de formation régionaux ont été réglées ». La question du statut est aussi en bonne voie, parce que le ministre de la Fonction publique y travaille. Le gouvernement et les syndicalistes ont aussi retenu une date pour la réunion qui permettra de discuter sur des questions d’urgence. « L’essentiel des points de la plateforme 2014 a été réglé. Il n’y a plus de divergences fondamentales. Il n’y a que les questions nouvelles qui connaissent un blocage », soutient M. Sarr.

Ces questions concernent le régime indemnitaire et la retraite à 65 ans. « Sur ces points, nos partenaires seront d’avis qu’il faut ouvrir une discussion plus globale pour les traiter. Nous pensons que, dès la prochaine réunion d’évaluation, nous allons nous entendre sur l’essentiel et que tout le monde retourne au travail pour l’intérêt du secteur de la santé  », souhaite le ministre.

E. KALY


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