Diaspora plurielle se rêve un destin à la « Podemos »

14 Jui 2016
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Un mouvement citoyen appelé Diaspora plurielle, créé en France (Paris et 15 provinces), a décidé d’entrer en politique. A la suite d’une réunion tenue samedi 28 mai, dans le 18ème arrondissement de la capitale française, Diaspora plurielle a décidé de présenter des candidats pour les législatives de 2017. Le mouvement souhaite avoir le même itinéraire que « Podemos » en Espagne.

Il est passé le temps où le « oui » et le « non » sur le référendum du 20 mars était en concurrence à Paris. Désormais, c’est le moment de tirer profit des nouveaux apports de la nouvelle constitution. En effet, depuis le référendum du 20 mars 2016, les partis politiques n’ont plus « le monopole pour présenter des candidats aux élections ». Les femmes et les hommes issus de la société civile peuvent se présenter à tous les types d’élections, ce qui induit que « les Sénégalais de l’extérieur auront la possibilité d’élire des députés issus de leurs rangs ». Diaspora plurielle souhaite favoriser une représentation effective des Sénégalais de l’extérieur dans la gestion publique notamment, par le biais de la présence de députés issus de la société civile au sein de l’Assemblée nationale. Les Sénégalais de l’étranger qui ne se reconnaissent pas dans la configuration des structures politiques souhaitent battre en brèche ce qu’ils appellent « une politique de cloisonnement, une gestion et un exercice du pouvoir dévolus aux seuls partis politiques au détriment de la majorité silencieuse des citoyens ». Au sein de la diaspora, l’idée qu’elle ne doit pas être seulement « une vache à lait » ou un vivier électoral que l’on utilise à la veille d’élections, fait son chemin. « La diaspora doit s’inscrire dans une démarche d’optimisation de la manne financière, se constituer non seulement en force de proposition mais aussi en acteur, maître de son destin ». Diaspora plurielle se présente comme un « acteur novateur » dans le paysage politique.

« L’originalité est que nous sommes une organisation issue de la société civile qui s’invite dans le débat politique dans le cadre d’une démarche nouvelle en dehors des partis politiques », estime Boubacar Bengelloun, un de ses membres. Elle se différencie par son envie de ne plus laisser l’exclusivité de la gestion des affaires publiques aux partis politiques, mais aussi par sa volonté d’agir et de ne pas subir. Les professionnels de la politique ont démontré leur limite dans l’exercice du pouvoir. C’est un mouvement de veille citoyenne qui se veut être un vivier d’actions et une force de propositions. C’est un mouvement apolitique au sens commun du terme, c’est-à-dire qu’il ne s’inscrit pas systématiquement dans l’objectif ultime de la conquête et de l’exercice du pouvoir ». Dans le 18ème arrondissement de Paris, Diaspora plurielle a rappelé que la société civile et les mouvements associatifs ont toujours endossé le rôle de vecteurs de développement par la mise en place des projets, « par des plaidoyers remarquables souvent soumis aux décideurs politiques, mais sans aucun résultat ».

La principale cause de leur mobilisation se trouve dans « l’échec des différentes politiques publiques de développement mises en place au Sénégal par tous les gouvernements qui se sont succédé ».

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