Sénégalais de la Banque africaine de developpement : A la découverte des « Gorguis » d'Abidjan

07 Fév 2017
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Cette communauté fait la fierté du Sénégal au sein de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan, siège de l’institution. L’Association des Sénégalais de la Bad (Senbad), portée sur les fonts baptismaux il y a une décennie, regroupe de grands cadres, produits pour l'essentiel du système éducatif sénégalais. L’association, prolongement des activités professionnelles, est le lieu de retrouvailles des Sénégalais qui se soutiennent dans l’épreuve tout en essayant de donner la meilleure image du Sénégal. De passage en Côte d'Ivoire où les Sénégalais sont habituellement dénommés par leurs cousins locaux les « Gorguis », notre reporter est allé à leur rencontre et à la découverte de ce que certains considèrent comme un bel exemple du savoir-faire et du savoir-être des Sénégalais.

Cheikh Bailley MbayeSenbad ! A ne surtout pas confondre avec les deux syllabes qui dénommaient le célèbre contingent du Sénégal au pays du Cèdre (Senbatt) dans le cadre de la Finul (Mission des Nations Unies au Liban). Ici, le bataillon en question a la fleur au lieu du fusil à l’épaule et le développement de l'Afrique en ligne de mire. L’Association des Sénégalais de la Banque africaine de développement (Senbad) est le réceptacle ou le lien de la soixantaine de compatriotes qui évoluent aujourd’hui du côté de la Lagune Ebrié, en terre ivoirienne. A Abidjan plus précisément, les Sénégalais de la BAD s’activent et donnent corps et âme à une vie associative, prolongement des activités professionnelles. « Il existait déjà une association de Sénégalais avant le départ pour Tunis de la banque (Ndlr : délocalisée en Tunisie en février 2003 du fait de la crise ivoirienne et retour au siège à Abidjan en 2014). C’est une fois à Tunis qu’elle sera néanmoins plus formalisée. Le besoin d’être ensemble a été plus ressenti une fois en Tunisie puisque probablement cette société ne nous intégrait pas », explique Cheikh Balley Mbaye, le secrétaire général de Senbad. Il fait remonter l’« initiative de l’association au doyen Maguette Wade (Ndlr : actuel Maire de Ngaye Mékhé et ancien directeur de la Communication de la Bad) », mais aussi à nombre de leurs aînés aujourd’hui retraités. Une fois l’association formalisée, l’« engouement » et l’« adhésion » ont été tels, surtout « chez les dames », que d’autres ressortissants de pays étrangers ont voulu se « joindre à nous ». Ces « étrangers » provenaient surtout de pays voisins du Sénégal (Gambie, Mali, Mauritanie, Guinée) et pouvaient même justifier une « certaine sénégalité ». Le critère de reconnaissance au groupe sénégalais restait pertinent pour les membres du Senbad. « Peut devenir, en effet, membre associé toute personne travaillant à la Bad ainsi que son conjoint ayant des affinités avec le Sénégal qui en exprime le désir au bureau… », selon les statuts. Le secrétaire général de citer également le cas de ce « jeune Algérien, marié à une Sénégalaise, devenu membre de l’Association ». « Il faut, pour adhérer, être sénégalais ou marié à une Sénégalaise ou un Sénégalais travaillant à la Bad», disent les statuts de l’association. Il faut néanmoins considérer les nombreux Ivoiriens d’origine sénégalaise travaillant à la Bad, qui ne sont pas comptabilisés dans la soixantaine de Sénégalais, mais avec lesquels l’association entretient des liens particuliers. Le statut de travailleur à la Banque africaine englobe aussi bien les membres du staff que les stagiaires et consultants. L’association vise à créer, au-delà des liens de solidarité, une « grande famille sénégalaise sans discrimination de sexe, de race, d’ethnie, d’origine ou de religion ».

Mais aussi d’« initier et développer des projets et actions d’intérêt commun » en vue de « participer à l’épanouissement des membres et de leurs familles en organisant, entre autres, des conférences, séminaires, débats, des activités récréatives et des séances de formation ». La particularité de ces Sénégalais de la Bad est qu’ils évoluent, pour la plupart, dans les sphères de décision. Aussi reflètent-ils le dynamisme du « système éducatif sénégalais ».

« Que ce soient dans les Complexes des Opérations, les départements sectoriels, au Complexe des Finances en passant par les Services généraux ou le Complexe de l’Economiste en Chef, nous retrouvons les Sénégalais dans les grands centres de décision. Ils sont des économistes, ingénieurs, médecins, juristes… Il y a aussi un peu de personnels subalternes constitués surtout de Sénégalais qui avaient migré en Côte d’Ivoire et qui n’ont pas fait l’objet d’un recrutement international », explique Cheikh Balley Mbaye qui lui-même a quitté les Nations Unies à New-York pour intégrer la Bad.

Des professionnels sénégalais à tous les niveaux : un vice-président en charge de l’Energie, Amadou Hott, un directeur de la communication, notre confrère Ismaïla Dieng, la trésorière de la banque, le chef de la division de la recherche (évaluant tous les projets du secteur privé), entre autres. Autant de positions enviables obtenues avant ou avec l’arrivée du nouveau président, le nigérian Akinwimi Adesina. Portée à « participer à l’effort national et/ou international pour assister des groupes vulnérables au Sénégal et ailleurs », l’association œuvre aussi dans le social. Aussi a-t-elle organisé une grande collecte durant le dernier mois de ramadan pour venir en aide à des fidèles d’une mosquée d’Abobo qui est l’un des quartiers les plus pauvres d’Abidjan.

Tout comme un don avait été offert à un orphelinat de Dakar pendant que la Bad était délocalisée. Ou encore des bâches à une mosquée de Tunis. La mosquée sénégalaise de Treichville avait aussi sollicité l’Association pour disposer d’un chandelier pour la décoration du lieu de culte nouvellement rénové.

« Nous partageons entre nous nos événements heureux comme malheureux et nous nous soutenons. Nous pouvons faire appel à des contributions volontaires de nos membres pour un soutien ponctuel », explique M. Mbaye. Les membres de Senbad sont aussi confrontés aux défis auxquels font face tous les émigrés, tels qu’« acquérir des terrains au Sénégal », ou encore venir à bout de certains problèmes ponctuels comme la confection d’un passeport. « Nous réfléchissons en permanence sur ce que nous pouvons faire pour le Sénégal », souligne le secrétaire général. Les Senbad se félicitent des « bonnes relations » tissées avec l’ambassadeur actuel du Sénégal en Côte d’Ivoire. L’association a « tenté une rencontre avec l’Association professionnelle des Sénégalais d’Abidjan », avec laquelle les échanges sont encore timides. Toutefois, le mini-colloque que Senbad a organisé à l’occasion de la dernière Fête de l’indépendance a vu la participation et la communication de nombreux Sénégalais non membres de Senbad.

Massamba Diène, Chef de la division de la Bad : L’efficacité dans la discrétion
Expert haut vol, sous apparence anodine, le Sénégalais Massamba Diène est très respecté dans l’institution bancaire.
A tel point qu'il est tout désigné pour servir par ses compatriotes et collègues d'exemple à présenter.

Massamba DièneMassamba Diène fait l’unanimité au sein des Sénégalais de la Bad. Un compatriote à croquer ? Un confrère qui a fait les beaux jours de la première radio privée Sud-Fm est aujourd’hui à la Bad après un passage à la Banque mondiale. Birima Fall n’est pas le seul à ne pas tarir d’éloges sur « Grand Mass » comme lui et d’autres l’appellent  affectueusement. Ils semblent tous subjugués par le personnage. Une certitude : ils respectent l’homme pour son parcours, son professionnalisme et son sérieux. A première vue, Mass dégage plutôt l’allure d’un timide qui détourne son regard et fuit le vôtre. Rien d'impressionnant chez lui à première vue. Mais en apparence seulement. Mass est à même de vous fixer dans le blanc de l’œil pour étayer son argumentaire. Pour convaincre, ce personnage qui se définit d’emblée comme un Thiessois convoque tout son bagage technique traduit en langage clair, d’une douce voix qui flirte le bégaiement, pour expliquer, démontrer, expliciter. En bon scientifique. « Je suis né à Thiès où j’ai grandi et poursuivi toutes mes études du primaire à l’Ecole Polytechnique. Je suis de la 4ème promotion, sortie en 1981», explique Massamba Diène. Présenté comme un génie par certains, le brillant élève et étudiant qu’il fut relativise sur son parcours : « Je devais d’emblée m’en sortir à l’école puisque je ne suis pas né avec une cuiller d’argent dans la bouche. Je devais donc travailler du mieux que je pouvais. Il n’était pas question de céder aux sirènes de la littérature, mais plutôt de m’orienter vers une série scientifique qui pouvait me donner un métier. Je ne m’amusais donc pas à l’école tout comme je ne me stressais pas. Je travaillais simplement ». Massamba Diène intègre l’administration dès sa sortie de l’Ecole Polytechnique. Après un bref passage au Secrétariat d’Etat à la recherche scientifique, sous Jacques Diouf, ancien ministre et ancien patron de la Fao, il va travailler au ministère de la Santé, notamment à la Direction des hôpitaux, plus précisément à la division de la Construction hospitalière. L’opportunité d’une spécialisation en génie civil s’offre à lui en 1984, pour un doctorat qu’il obtiendra à l’université Laval (Québec, Canada) en 1989. De retour au pays, il retourne à l’Ecole Polytechnique pour enseigner. Il sera même désigné par ses pairs chef du département génie civil jusqu’en 1991. Il prendra deux années pour monter, dans le privé, un laboratoire de géotechnique tout en continuant à intervenir à Polytechnique qu’il avait quitté de façon volontaire. Il avait fréquenté auparavant, avant son doctorat, pendant deux ans l’Ecole Polytechnique de Lausanne (Suisse), notamment son Institut des Sols, Roches et Fondations et son laboratoire Voies de circulation.

Directeur technique de l’Agence de développement municipal (1998-2000), Massamba Diène, de son mètre 70 et d’une noirceur d’ébène, n’hésite pas à passer, en 2000, une entrevue à la Bad qui cherchait un ingénieur principal des Transports pour le Département des politiques.

Il rejoint la Banque en avril 2000
Au lendemain donc de la première Alternance démocratique qui a consacré la victoire d’Abdoulaye Wade. Une fois à la Bad, il connaîtra une carrière fulgurante qui fait de lui aujourd’hui l’un des Sénégalais les plus en vue. Soutenant les opérations et écrivant des politiques et stratégies institutionnelles et opérationnelles, M. Diène passe, en 2005, d’ingénieur principal des transports à spécialiste en chef des infrastructures sur la base d’une compétition. En 2008, à la faveur d’une réforme, il est versé dans le Département des Résultats et de l’Assurance qualité dans la division de Sauvegarde environnementale et sociale. Là, il a en charge la catégorisation environnementale des projets et le contrôle de conformité avec les politiques de sauvegarde environnementale et sociale du Groupe de la BAD. Il revient, par exemple, sur l’importance d’une prise en compte de cette dimension sociale, en citant le cas du barrage de Bujagali en Ouganda. La réalisation de ce projet avait entraîné la destruction d’un site cultuel ancestral, provoquant ainsi une plainte des populations affectées ; ce qui a avait occasionné une inspection du projet par le Mécanisme Indépendant de Revue, obligeant ainsi la BAD et ses partenaires à envisager des réparations.
 
De ce Département, il postule encore pour la Division du département des politiques où il était auparavant. Et depuis 2009, il est manager dans ce département. « Je me plais bien à la Bad. Si je considère les possibilités que m’offre la banque au quotidien de participer à tout ce qui se fait pour le développement de l’Afrique, de parfaire mes connaissances sur ce continent, bref de me sentir de jour en jour un peu plus africain, je me sens comblé. Aussi, il faut savoir que dans cet environnement multiculturel, l’effet d’intégration est puissant. Je vis, comme probablement tous ceux qui travaillent ici, dans ma propre chair ce dont nous avons besoin pour le développement de l’Afrique », analyse-t-il. Acteur du développement, il ne rechigne pas à jeter un regard critique et lointain sur son pays d’origine. Pour lui, il faudrait encore en faire beaucoup plus : « Chaque jour, je me surprends à me dire que nous Sénégalais devrions travailler probablement dix fois plus que ce que nous faisons actuellement. Nous disposons de nombreux atouts, mais nous n’en sommes pas très conscients. Nous comptons parmi les meilleurs ouvriers même si nous ne sommes pas toujours conscients de l’importance de la formation professionnelle ». La question du développement est chez lui une passion. Loin de s’arrêter à des théories toutes faites, il esquisse des pistes. « Nous devons consolider l’économie et nous faire mieux représenter dans le monde. On peut vraiment mieux s’en sortir en décuplant notre part du travail. Nous avons aidé à la construction de nombreux pays africains depuis les indépendances. Le développement est une quête quotidienne renouvelée, mais aussi très lourd. Il faut avancer par petits bouts. Il faut aussi avoir à l’esprit que certains problèmes de développement ne peuvent être réglés que par des ressources financières importantes, surtout quand il s’agit de reproduire à grande échelle des expériences concluantes », explique-t-il. Aussi met-il en avant la qualité des ressources humaines pour impulser, mais aussi de la politique et de la vision qui animent les dirigeants de pays engagés dans le développement. Ou encore les « facultés d’absorption de financements importants ». Mettant en exergue la propension d’un pays du Maghreb à absorber par exemple des volumes de ressources financières plus importants comparativement à un pays subsaharien.

« Pour construire des routes, le Sénégal est très privilégié puisqu’ayant au moins quatre entreprises nationales de catégorie D (Cse, Jean Lefèvre, Eiffage…) qui vont jusqu’au Niger faire des infrastructures.

Il n’existe pas d’entreprises nationales de catégorie D en Côte d’Ivoire par exemple. Toutes les entreprises de cette catégorie sont françaises », souligne-t-il comme pour mettre en avant les avantages comparatifs du Sénégal par rapport au reste de la sous-région. Se refusant, par devoir de réserve, à parler du prix de l’autoroute à péage Patte-d’Oie-Diamniadio jugé exorbitant par certains, Massamba Diène ne porte pas moins de gants pour aborder la question du Programme Sénégal Emergent ou du Pudc.

« Il y a un effort certain dans les infrastructures depuis 2008. Je pense néanmoins qu’en termes de grandes infrastructures, le président Macky Sall, avec tout ce qui est en cours (l’autoroute Ila-Touba, le prolongement de la VDN, Somone, Ndiass) est en passe de faire plus que le président Abdoulaye Wade qui a eu quand même le mérite d’impulser les grands travaux. S’il parvient à réaliser le Train express régional, cela se ressentira dans le quotidien des populations », soutient Massamba Diène. Mais en bon Thiessois qui regrette les nombreux mouvements de trains qui ont égayé son enfance, il ne peut occulter la place  et le rôle des Chemins de fer dans le développement. Il faut d’urgence, assène-t-il, réhabiliter la ligne Dakar-Bamako, mais aussi faire le contournement de la Gambie. « Si vous empruntez la route de Saint-Louis, vous vous rendrez compte qu’il n’existe plus de gisements de matériaux de construction pour la maintenance des routes ; même emprunts de banco coquillier jadis utilisé pour les couches de base des routes s’épuisent. La plupart des matériaux nobles, le basalte notamment, se trouvent dans la région de Thiès ou à Kédougou. Le transport des matériaux coûtant très cher dans cette partie du Sénégal, seule la réhabilitation de la voie ferroviaire pourrait aider à réduire les besoins de maintenance sur la route de Saint-Louis, notamment en permettant le transfert du trafic de fret de la route au rail », avance-t-il afin d’appuyer le train pour le développement. Ce développement passe aussi par une promotion de l’investissement, notamment par une augmentation du pourcentage du budget qui lui est consacré. Il milite donc carrément pour un « Plan Marshall en faveur des chemins de fer ». « Il faudrait au moins mettre 300 milliards par an dans les chemins de fer et en faire un projet phare. Je suis convaincu qu’il ne peut pas y avoir de développement inclusif sans un réseau structuré de chemins de fer », soutient-il.

Sur le Pudc, il pense d’emblée que sa force réside dans sa « simplicité » et ses composantes : identification des besoins de base et leur satisfaction. « Le programme met l’accent sur la nécessité de mettre des forages là où il n’y a pas d’eau. Ce qui a pour conséquences, au-delà de l’accès à l’eau potable, d’implanter des périmètres maraîchers, mais aussi d’appuyer l’élevage et l’agriculture de façon générale. Une autre dimension du programme est aussi de faire de l’électrification rurale là où des populations n’ont jamais pu voir un poteau électrique. Le Pudc gagne donc en popularité. Il constitue un investissement dans l’égalité des citoyens puisque des indicateurs d’accès à l’eau sont de l’ordre de 80 % en ville par exemple alors que ce ratio est très faible, voire indécent en milieu rural. Le projet n’est pas très compliqué et est conçu en quelque sorte pour faire du rattrapage. En matière de développement, les projets les plus simples et visant les besoins de base sont les meilleurs », analyse Massamba Diène.

Un autre avantage du Pudc selon notre expert : « Booster le taux de croissance tout en redistribuant les ressources ». Sur le Pse, il salue des «axes convaincants » tout en souhaitant que d’autres soient encore mieux « retravaillés ». « L’option de viser l’autosuffisance alimentaire est merveilleuse. Nous pouvons oublier le pétrole et le gaz et nous concentrer sur elle puisqu’elle est basée sur un principe très simple : la dignité. Il nous faut continuer à développer les infrastructures dans un schéma cohérent qui veut dire servir l’appareil de production, mais aussi consolider l’unité nationale », invite-t-il. Très cohérent avec lui-même, Massamba Diène, la cinquantaine bien sonnée, dit ne pas « improviser dans le boulot ». Sa famille est aujourd’hui à Dakar ; elle était retournée au Sénégal lors de la crise dans le pays-hôte à l’époque pour ne pas perturber la scolarité des enfants.

« Quant à la famille, je tiens à régler les problèmes pour lesquels j’ai l’aptitude ou la responsabilité. Au-delà, je ne fais rien pour ma propre personne ». Un retour au bercail ? « Pourquoi pas si les conditions sont réunies », répond-il.
 
Par Ibrahima Khaliloullah NDIAYE
Last modified on jeudi, 09 février 2017 14:44
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