Les Sénégalais dans la guerre civile en Sierra Leone

02 Avr 2018
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Les Sénégalais dans la guerre civile en Sierra Leone Photo d'archives

Un patriote, quasi jusqu’à la mort. Hamidou Dia a failli mourir durant la guerre civile. Pourquoi ? Pour défendre la présence de son pays en Sierra Leone. Lorsque les rebelles arrivent à Freetown en 1999, soit huit ans après le début de la guerre, mettant la capitale à feu et à sang, ils ne comptaient évidemment pas épargner le consulat. « Ils voulaient le brûler ! », se souvient celui qui n’était pas encore consul honoraire, mais juste un proche de son prédécesseur. « J’ai négocié avec eux, aidé par un Sierra-Leonais. Ils m’ont finalement laissé la vie sauve mais ils ont tué le Sierra-Leonais », regrette-t-il. Ils n’ont finalement pas non plus réduit en cendres le bâtiment. A l’époque, Abdou Diouf, alors président du Sénégal, a également organisé le rapatriement de Sénégalais, via les airs, en envoyant des hélicoptères dans le pays. Une action qui contribue à diminuer la diaspora sénégalaise en Sierra Leone et qui en a limité le nombre encore aujourd’hui.

Le Sénégal en grand soutien militaire
En tant que membre de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Sénégal s’est aussi impliqué sur le terrain militaire. En 1990, alors que la guerre civile ravageait le Libéria, pays frontalier de la Sierra Leone, les membres de la Cedeao avaient décidé de créer l’Economic Community of West African States Cease-fire monitoring group (Ecomog).

Cette brigade est principalement chargée de faire respecter les cessez-le-feu lors des conflits armés. En plus du Libéria, elle est intervenue dans la guerre civile en Guinée-Bissau et donc en Sierra Leone. Le Sénégal est l’un des principaux pourvoyeurs de soldats à l’Ecomog, qui est désormais appelée la Force en attente (Fac).

En 2017, la Fac s’est déployée en Gambie, à la suite de la crise suivant l’élection présidentielle, lors de laquelle le président sortant, Yahya Jammeh, a refusé de quitter le pouvoir, après avoir perdu l’élection de décembre 2016.

Correspondance particulière de Maïla MENDY

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