grandair

Soleil Grand Air (160)

L’eau et le feu

29 Juil 2016
1563 times

Un Indien, père de 7 filles, ne s'est pas lavé depuis 35 années, afin de s'assurer la naissance d'un garçon. Dans son village, on raconte plutôt qu'un voyant lui aurait prédit qu'il aurait un enfant de sexe masculin s'il arrêtait de prendre des bains. Kailash « Kalau » Singh remplace le bain et le brossage de dents par un « bain de feu », qui, d'après lui, aide à purifier le corps des germes et des infections. Le problème, c’est qu’à force de fuir l’eau pour le feu, aucune femme ne sera dans les dispositions de se frotter à lui pour lui faire un garçon.
Son compatriote K. Vijayan, 59 ans, est entré dans le livre Guiness des records pour n'avoir pas pris de jours de congé depuis plus de trois ans. Cet employé modèle travaille de nuit dans un hôtel et a remarqué qu'il n'avait pas pris un seul jour de congé depuis 1 100 nuits. Il n'a pas manqué une seule journée de travail et a travaillé tous les jours durant ces 3 ans. Un bourreau du boulot qui confie que le travail est sa religion.
Cet homme c’est du feu ! Mais gare au bain (d’eau), ça risque de rendre paresseux.

Last modified on vendredi, 29 juillet 2016 13:54

Le département de Keur Massar est bien parti pour jouer les principaux rôles dans l’attraction économiques de la banlieue dakaroise. Cette immense forêt perdue il y a de cela quelques années, est en train de s’agrandir à un rythme effréné.
Keur Massar est l'une des 16 communes du département de Pikine avec une population estimée à 337.611 habitants (dernier recensement de l’Ansd). Créée en 1962, Keur Massar couvre une superficie de 25 km². Elle est limitée à l’Est par le département de Rufisque, à l’Ouest par les communes d’arrondissement de Yeumbeul-nord et sud, au Nord par la commune d’arrondissement de Malika et au Sud par la réserve forestière de Mbao. Le réseau routier connaît déjà un tracé, cependant, seuls trois axes ont été stabilisés. Il s’agit de l’axe bitumé Nord-Sud entre Niakoulrab et la nationale 1 (route des Niayes), l’axe Ouest-Est Malika et Rufisque Est. Le troisième axe qui est le plus fréquenté passe par le village de Boune.

On note aussi un grand carrefour à hauteur du siège de la Sedima et à partir duquel se font des départs suivants les trois axes cités plus haut. La brigade de gendarmerie de Keur Massar se situe aux Parcelles Assainies unité 3 et couvre tout le territoire communal. La zone d’intervention de la brigade d'hygiène couvre cinq communes que sont : Keur Massar, Grand Mbao, Diamaguène Sicap Mbao, Tivaouane Diacksao et Thiaroye-sur-mer.

Économie
L’économie de la commune tourne autour du commerce, de l’élevage et de l’agriculture. Selon le dernier recensement mis à notre disposition par les services de la mairie de la localité, Keur Massar compte neuf marchés, un marché hebdomadaire et un parc à bétail. Les activités avicoles sont intenses dans la commune grâce à l’implantation de l’usine de la Sedima et la centaine de poulaillers qui entourent la commune. Sa position centrale entre les départements de Rufisque, Pikine et Guédiawaye fait de la commune un important pôle d’échanges de produits d’élevage et d’agriculture. Près de cent cinquante groupements de femmes y sont représentés. Répartis dans cinq réseaux, ils s’activent dans le commerce, la transformation des fruits et légumes et les céréales locales. Keur Massar abrite des infrastructures, telles que des cases des tout-petits, des écoles maternelles privées, des écoles élémentaires et secondaires privées et publiques. Keur Massar dispose également d'un lycée, d’un très grand marché situé au centre avec un marché hebdomadaire. Le plus grand hôpital traditionnel du Sénégal se trouve dans la zone.

L'accès à Keur Massar est, aujourd'hui, facilité par l'autoroute à péage Dakar-Diamnadio. Avec cette autoroute, la localité se trouve désormais à 20 minutes du centre-ville. Il faut aussi noter que le futur aéroport international Blaise Diagne de Diass sera à 30 minutes de la zone. Aux alentours, les hôpitaux Youssou Mbargane de Rufisque et de Thiaroye sont à quelques minutes de voiture. Ainsi, l’autorité décentralisée représentée par le conseil municipal, en la personne du maire, est le premier acteur administratif impliqué dans le processus de développement. Par ailleurs, avec le transfert de compétences consacré par la politique de décentralisation, le maire occupe une place centrale dans le développement de la commune.

Il oriente et applique la politique de développement. Sur le plan de la formation et de l’éducation, la commune abrite l’Inspection de l’enseignement et de la formation (Ief) qui polarise, en plus de la commune de Keur Massar, Yeumbeul-nord et Yeumbeul-sud. Elle regroupe 28 écoles élémentaires et plus de 230 établissements privés, huit Cem (Collèges d’enseignement moyen), 2 lycées et un centre polyvalent. Sur le plan de la santé, la commune abrite le district qui polarise, en plus des communes de Malicka, Yeumbeul-nord et Yeumbeul-sud, un centre de santé, six postes de santé publics, deux postes de santé privés et quatre cases de santé.

Importante réserve foncière
Keur Massar dispose d’importantes réserves foncières comparée aux autres communes environnantes de la ville de Pikine. Les réserves actuelles sont estimées à 54 hectares. La topographie, à l’instar de celle de la région, est plate. On note deux cuvettes au Nord-est. La pédologie de la zone est constituée essentiellement de sol « dior » propice à l’agriculture et à l’habitat. Cependant, il existe une zone marécageuse  aux environs du lac de Mbeubeuss. Ainsi, la végétation est clairsemée, contrastant avec la réserve forestière de Mbao. De ce fait, la faune est presque inexistante, se résumant, pour l’essentiel, à des rongeurs et quelques reptiles.

Last modified on vendredi, 29 juillet 2016 13:09

Ava (www.avawomen.com) détecterait 5,3 jours de fertilité par mois, avec 89 % de précision en moyenne, contre deux jours pour les méthodes traditionnelles...
Détecter la fertilité des femmes pour les aider à tomber enceintes. C’est ce que promet Ava, un bracelet connecté mis au point par la startup suisse Ava Sciences.
Porté durant la nuit, il calcule plusieurs éléments comme la température de la peau, le pouls ou encore la qualité du sommeil… Les données sont ensuite recueillies dans une application (disponible uniquement sur IOS pour le moment) et présentées sous la forme d’un graphique indiquant le moment idéal pour concevoir un enfant.

89 % de précision en moyenne
Selon ses concepteurs, Ava aurait fait ses preuves lors d’une étude menée durant un an à l’hôpital universitaire de Zurich, auprès d’une quarantaine de femmes âgées de 20 à 40 ans.
L’expérience a permis de montrer que le bracelet détectait 5,3 jours de fertilité par mois, avec 89 % de précision en moyenne, contre deux jours pour les méthodes traditionnelles.
Clubic indique que le bracelet, vendu près de 200 dollars aux Etats-Unis, « attend des homologations » avant de pouvoir être commercialisé dans le reste du monde.

Le lac de Guiers est une véritable aubaine pour les populations de Keur Momar Sarr. Avec la disponibilité de l’eau, beaucoup d’entre elles s’adonnent au maraîchage pendant la saison sèche.
A la sortie du village de Keur Momar Sarr sur la route de Gnith, se trouve la localité de Mérina, située à moins d’un km. A l’entrée du village, Maly Coumba Niang, la cinquantaine entamée, prépare sa parcelle. Aidé de deux autres parents, il s’apprête à entamer la contre saison chaude. Sa parcelle de près d’un hectare, située près du lac, est divisée en plusieurs lots. Ici, le tournesol sera la principale variété.

« Avec l’aide de partenaires, je cultive du tournesol. Dans trois mois, ce sera la récolte. Je compte faire d’autres variétés comme les carottes », a expliqué M. Niang, un des notables de Mérina qui s’intéresse beaucoup à l’histoire de son terroir. Grâce à la disponibilité de l’eau, beaucoup de personnes s’activent dans le maraichage. Sur les rives du lac, de Keur Momar Sarr à Suyer sur une distance de près de 30 km, les parcelles sont visibles. Il en est de même sur la route qui mène à Gnith.

A la sortie de Keur Momar Sarr, Amadou Kâ exploite une parcelle d’un hectare et demi. Il est à la préparation des plans et espère récolter dans quatre mois. Depuis 40 ans, il s’active dans le maraichage, d’abord, à Mboro, puis Fass Boye et Lompoul. « Faute de moyens, je n’utilise qu’une partie de la parcelle qui m’a été prêtée par le conseil municipal », a confié M. Kâ. Selon lui, beaucoup de gens s’activent dans ce secteur, mais ils n’ont pas assez de moyens. Les charges liées aux intrants, engrais et carburant sont importantes. Vulcanisateur de profession, le jeune Babacar Thiam s’est lancé également dans le maraîchage. Il exploite une parcelle de moins d’un hectare prêtée par le conseil municipal. Lui aussi déplore le manque de moyens.

« Le maraîchage, a-t-il soutenu, est rentable mais les charges sont lourdes. Trouvé près de son champ de manioc en train de réparer un tuyau endommagé, il demande au gouvernement d’aider les jeunes qui veulent se lancer dans ce secteur qui peut combattre le chômage. «Il y a beaucoup de jeunes qui souhaitent s’investir dans le maraîchage, mais les moyens font défaut. C’est un secteur qui peut contribuer à la diminution du taux de chômage», a regretté M. Thiam. 

Sepam : Une exploitation agricole qui lutte contre le chômage
Une exploitation agricoleA côté du maraichage à Keur Momar Sarr, de grandes exploitations se développent également. Profitant de la disponibilité de l’eau et ayant des moyens considérables, elles exploitent de grands domaines. C’est le cas de la Société d’exportation de produits agricoles et maraichers (Sepam). A la sortie de la ville, sur la route de Gnith à environ un km, se trouve le domaine de la Sepam. Il couvre une superficie de 1.000 hectares, dont 500 sont actuellement exploités. Entièrement clôturée, elle participe activement à la lutte contre le chômage.

Situé à 1 km du lac, le domaine est irrigué grâce à un tuyau qui déverse l’eau dans un bassin de 7.500 m3. Sont cultivés dans ce domaine, des haricots verts, des tomates, des melons et des oignons qui, après la récolte, sont conditionnés à Keur Ndiaye Lô (département de Rufisque), puis exportés vers l’Europe.

Selon Abdou Niasse, directeur administratif et responsable phytosanitaire, la Sepam, qui a démarré depuis 2005, emploie 12 permanents. Pour les travaux de semis, sarclage et binage du sol, elle fait recours à 60 personnes par jour. Les besoins de main-d’œuvre augmentent lors de la récolte. « En période de récolte, nous prenons entre 300 et 400 femmes par jours », a précisé M. Niasse. Il a ajouté que chaque femme peut gagner jusqu’à 4.000 FCfa par jour. Il n’y a pas que la Sepam qui intervient à Keur Momar Sarr.

Le Dac d’une superficie de près de 5.000 hectares a démarré depuis 2015. « L’agrobusiness se développe. Il y a la Sepam qui fait travailler beaucoup de personnes, sans oublier le Dac. La Saed a également prévu d’aménager de grandes superficies dans le diéri », a confié Diomaye Sène, le chef du Centre d’appui au développement local (Cadl).

Plante aquatique : Le typha valorisé à Keur Aya
Plante aquatiqueLe typha est une plante aquatique envahissante qui occupe une bonne partie du Lac de Guiers. Il empêche la navigabilité, mais freine également les activités de pêche. Malgré ces effets sur l’environnement, le typha constitue une source de revenus pour les habitants de Keur Aya, un quartier de la commune. A l’entrée de la ville, à gauche, se trouve ce quartier habité principalement par des Maures. Ici, toutes les clôtures des maisons sont faites à base de typha. Les Maures valorisent cette plante en fabriquant des nattes. Ils en tirent leurs principales sources de revenus. Ndèye Fall, la quarantaine, s’active dans la fabrication de nattes à base de typha depuis près de 40 ans. C’est son gagne-pain et elle en est fière.

Elle fabrique deux à trois nattes par jour en plus des travaux ménagers. «Je vends une natte entre 1.500 et 2.500 FCfa », explique-t-elle. Sa voisine, Marème Fall, maitrise parfaitement aussi l’art de fabrication des nattes. « C’est un travail que je fais depuis mon enfance et qui me permet de subvenir aux besoins de la famille », raconte Mme Fall. Avec le produit de la vente des nattes, elle appuie son mari. Mais ces deux dames trouvent difficile la récolte de cette plante aquatique. « La récolte du typha n’est pas facile. C’est même risqué. Il y a beaucoup de moustiques et des insectes, mais également des serpents dangereux dans le lac», a expliqué Ndèye Fall.

Après la coupe, le typha est séché pendant une semaine. Les nattes sont prisées lors des cérémonies religieuses. «Lors des Gamou, nous parvenons à écouler beaucoup de nattes. Nous faisons aussi le tour des marchés hebdomadaires », a ajouté Marème Fall. Ces dernières envisagent tout de même d’abandonner ce travail qu’elles jugent harassant. «Si nous trouvons des parcelles de terre, nous allons nous investir dans l’agriculture et abandonner le tissage des nattes», note Ndèye Fall qui confie que les Peuls s’adonnent également au tissage. Chef du Centre d’appui au développement local (Cadl), Diomaye Sène souligne qu’il y a des tentatives de la part de partenaires au développement pour transformer le typha en charbon.

Reportage de Aliou KANDE et El Hadji Ibrahima THIAM (Textes) et Ndèye Seyni SAMB (Photos)

Last modified on vendredi, 29 juillet 2016 12:40

C'est sans doute l'opération la plus massive des autorités américaines contre le téléchargement illégal depuis l'action contre Kim Dotcom. Mercredi, c'est KickAss Torrents, le site BitTorrent qui avait détrôné The Pirate Bay pour devenir le plus visité au monde, qui a été visé par le département américain de la Justice. Son fondateur et propriétaire présumé, l'Ukrainien Artem Vaulin, a été arrêté en Pologne, et sept noms de domaines sont en instance d'être saisis.

A minuit, l'adresse principale, kat.cr fonctionnait encore au ralenti mais cela ne devrait pas durer. Avec des serveurs dans plusieurs pays, c'est juste une question de temps avant que les autorités US n'obtiennent gain de cause via des traité d'assistance judiciaire mutuelle.

Des contenus évalués à « plus d'un milliard de dollars»
Les autorités fédérales américaines ont inculpé Vaulin d'infraction au copyright et de blanchiement d'argent. Ce citoyen ukrainien âgé de 30 ans, est accusé d'avoir «distribué des centaines de millions d'exemplaires de films, jeux vidéo, séries télé et d'enregistrements musicaux évalués à plus d'un milliard de dollars». On rappelle que comme The Pirate Bay, KickAss Torrent n'hébergeait pas directement les contenus mais des torrents, un index contenant les adresses de toutes les personnes partageant un fichier.

Selon les autorités, KickAss Torrent avec en moyenne 50 millions de visiteurs mensuels, ce qui en fait le 69e site le plus visité au monde. Ses revenus publicitaires atteignaient entre 12,5 et 22,3 millions de dollars annuellement, selon l'estimation de la justice.

Un compte bancaire et sept noms de domaine ont été saisis, dont kickasstorrents.com, kat.ph et kat.cr. Vaulin a été arrêté mercredi en Pologne, à la demande des autorités américaines, qui demanderont bientôt son extradition.

Par le surfeur

L’envers de la politique

27 Juil 2016
1286 times

Sous nos latitudes, quand quelqu’un est nommé ministre, une expression rend bien compte de l’admiration de ses concitoyens : « arrivé na »*. Ce qui signifie qu’il a atteint le but de sa vie : la réussite sociale. Mais c’est surtout dans le monde de la politique que cette expression prend tout son sens. Le but de l’engagement politique, c’est l’exercice du pouvoir et les commodités qui vont avec. Les signes de la réussite, dit-on chez nous, c’est la belle bagnole, la belle villa, la belle femme et le compte en banque bien fourni. Toutes choses qu’un strapontin ministériel facilite grandement.
Il arrive pourtant que de longues années de militance soient aussi stériles qu’une vieille génisse. Alors, au moment du bilan, seul dans l’intimité de sa conscience, il arrive que l’homme politique se laisse aller à de sombres résolutions. Et, comme pour ce maire traîné en justice pour abus de confiance portant sur 21 bœufs non payés, la politique se révèle être le cruel cimetière des ambitions perdues.

* Il a réussi

Last modified on mercredi, 27 juillet 2016 13:08

Dans sa livraison n°597 du 09 au 15 novembre 2007, l’hebdomadaire Nouvel Horizon révèle que « l'Anoci a adoubé la Société Tse de Cheikh Amar pour la réalisation d'un projet immobilier de très grande envergure, qui sera implanté sur l'emprise de l'Aéroport international LSS de Dakar Yoff ». « Ce projet dit des villas présidentielles de l'Oci », poursuit l'hebdomadaire dakarois, « serait estimé autour de 15 milliards de FCfa. Il s'agit d'un complexe immobilier de plusieurs villas de très haut standing pour accueillir les grosses pointures politiques du prochain sommet de l'Oci, en mars 2 008 ». L'heureux bénéficiaire de ce projet qualifié de pharaonique par N.H. « a déjà obtenu des services de l'Etat toutes les autorisations requises pour la mise en valeur du vaste terrain qui lui a été attribué ».

Elu « Homme de l’année » par le jury des « Sedar » de Nouvel Horizon en 2008 et en 2010 – une première –, le patron de TSE-TRE est une belle réussite dans le monde des affaires sénégalais. Inconnu du grand public il n’y a guère longtemps, le frère d’Ameth occupe aujourd’hui une place enviable au box-office des célébrités sénégalaises. Pas un album (de mbalakh) ne sort aujourd’hui sans qu’une chanson ne lui soit dédiée. Youssou Ndour him self y est allé de sa chansonnette. Cheikh a cherché la notoriété, la célébrité et l’a obtenu. Le directeur général de Tracto Services Equipement (Tse) est donc un homme ambitieux qui doit, en grande partie, sa réussite à la première alternance sénégalaise.

Arrivé en France après le bac pour les besoins de ses études en 1991, il faisait de petits boulots pour pouvoir financer ses études commerciales. Son Bts commercial en poche, il créé une petite entreprise qui s’occupe de transit et vend aussi des voitures. En 2001, il lâche tout et rentre au pays sur demande du défunt Khalife des Mouride Serigne Saliou Mbacké, son marabout. Il se lance dans l’importation des matériels agricoles. Khelcom et quelques paysans lui servent de tremplin et l’ex-pensionnaire du lycée Delafosse en fait un filon qui lui permettra de créer en 2002 Tracto Services Equipement (Tse).

Depuis plus d’une dizaine d’années, il dirige Tracto services équipement (Tse), une société anonyme qui épaule les paysans en leur vendant des matériels agricoles importés d’Inde. Mais c’est surtout le coup de pouce de son marabout et du président Wade qui lui permet de décoller. Il fait la connaissance de Me Wade en 2003 lors d’une foire agricole. Ils se retrouveront à Touba où le marabout l’introduit auprès du Président. Wade multiplie les marchés pour son coreligionnaire en mouridisme. L’effet boomerang est positif.

Les agences de l’Etat lui font confiance aussi. L’heureux bénéficiaire du projet pharaonique des villas de l’Anoci a déjà obtenu des services de l’Etat toutes les autorisations requises pour la mise en valeur du vaste terrain qui lui a été attribué. Il revient à la charge en fournissant à l’État, plus exactement à Me Wade, les 510 tracteurs et les 800 motopompes qui avaient été réceptionnés en grande pompe au Cices (coût estimé de ces équipements : 16 milliards de FCfa). C’était le 8 février 2006.

Présent dans la riziculture, du nord au sud du Sénégal, Cheikh Amar se signale presque dans tous les secteurs touchant l’économie du pays. En 2010, il a multiplié sa présence dans certaines entreprises nationales. Récemment, il a été nommé Pca de Seniran auto après son entrée remarquable dans le capital de cette société. Lorsque le chef de l’Etat a été invité aux Usa pour rencontrer les investisseurs noirs américains, c’est Cheikh Amar qui a été désigné pour représenter le Sénégal et toute l’Afrique de l’Ouest. Après avoir lancé son entreprise TRE spécialisée dans l’immobilier, M. Amar est en train de finaliser son grand projet immobilier «Touba Almadies ».

Par Sidy DIOP

Un quart d'heure quotidien d'activité physique pour les seniors est un objectif raisonnable qui permettrait de réduire leur risque de mortalité.

15 minutes d'activité sportive quotidienne améliorerait la santé des seniors et réduirait leur risque de mortalité, selon les résultats d'une étude présentée au Congrès EuroPRevent 2016 de l'European Society of Cardiology et publiée sur le site Eurekalert. Un objectif raisonnable plus facile à atteindre que les 150 minutes de sport par semaine recommandées par les professionnels de la santé. Les chercheurs du CHU de Saint-Etienne en France, ont étudié les données médicales de deux cohortes. Pendant 12 ans, ils ont étudié 1011 sujets français âgés de 65 ans. Ils ont aussi suivi pendant 10 ans, 122 417 sujets internationaux âgés de 60 ans.

Les risques de décès associés à l'intensité de l'activité physique chez les seniors
L'activité physique a été mesurée en « MET » (Metabolic Equivalent of Task) minutes par semaine qui révèle les niveaux d'inactivité suivants :
1 MET minute = quantité d'énergie dépensée assis.
Entre 3 et 5,9 MET minutes = activité d'intensité modérée
6 MET minutes = activité d'intensité vigoureuse
Les niveaux recommandés d'exercice équivalent à 500 à 1.000 MET minutes/ semaine.
Les auteurs ont examiné le risque associé de décès pour les quatre intensités d'activité physique hebdomadaire mesurée en MET.

15 minutes d'activité sportive réduit le risque de mortalité
Les résultats de l'étude ont montré que le risque de décès diminue dès que le niveau d'exercice augmente. Par rapport à ceux qui étaient inactifs, les personnes à niveaux d'activité faible, moyen et élevé voient respectivement leur risque de décès réduit de 22%, 28% et 35%. «Nous avons constaté que le faible niveau d'activité, qui est la moitié de la quantité recommandée, a été associée à un risque réduit de décès chez les personnes âgées par rapport à ceux qui étaient inactifs de 22%», a déclaré le Dr Hupin. "Ce niveau d'activité équivaut à 15 minutes de marche rapide chaque jour." "L'âge n'est pas une excuse pour ne pas faire de l'exercice», a déclaré le Dr Hupin. «Il est bien établi que l'activité physique régulière a un meilleur effet global sur la santé que tout traitement médical. Mais moins de la moitié des personnes âgées atteignent le minimum recommandé de 150 minutes d'intensité modérée ou 75 minutes d'exercice d'intensité vigoureuse chaque semaine."

Pas assez de sport
42 % des 60 ans et plus ne pratiquent aucun sport régulièrement et un tiers d’entre eux déclarent à peine consacrer 5 heures à une activité sportive par semaine, selon un sondage réalisé pour la Fédération des Prestataires de santé à domicile. « Les seniors savent que l’activité physique est excellente pour leur santé et permet de mieux vieillir, pourtant ils sont trop nombreux à être sédentaires », explique Jean-Philippe Alosi, directeur général de Fédération des Prestataires de santé à domicile. En effet, la moitié des seniors déclarent que l’activité physique permet de lutter contre l'obésité et les troubles cardiovasculaires. Un tiers d’entre eux avouent même qu’elle  améliore le sommeil, maintient ou améliore le désir sexuel et  permet aussi de lutter contre l'isolement. Ils considèrent également qu’elle est essentielle pour réduire le risque de chute et améliorer l'équilibre. Pourtant 42 % des seniors ne pratiquent aucune activité sportive régulière et seul un tiers d’entre eux déclarent y consacrer 5 heures par semaine, selon ce sondage.

Préférences pour la randonnée pédestre
En moyenne, les seniors pratiquent 3 heures de sport par semaine. 13 % d’entre eux  plus motivés déclarent  y consacrer 5 à 7 heures et 12 % plus de 8 heures. La majorité d’entre eux est plutôt attirée par des activités d’endurance, comme la randonnée pédestre, la marche rapide, le vélo et la natation, ou les activités douces comme la gym douce ou le yoga. Ils sont moins nombreux à s’adonner à des sports plus énergiques comme le fitness, le cardio, le tennis ou le ski. Ce sondage a été réalisé pour la Fédération des Prestataires de santé à domicile par OpinionWay auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes de 60 ans et plus.

Sa capacité de mener des politiques et d’apporter des changements n’est plus à démontrer. Si d’importantes réalisations ont été notées dans le secteur de la santé, c’est bien grâce à elle. La riposte contre la maladie à virus Ebola en est une parfaite illustration.

Un seul cas importé a semé une grande panique au sein de la population sénégalaise. Au moment où les germes de la stigmatisation commençaient à naître. Au moment où les Européens pensant être à l’abri de ce danger, laissant les pays infectés à eux-mêmes, bien évidemment, celui qui ne sait pas prendre en charge son mal ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort, Awa Marie Coll Seck y a fait face avec beaucoup de lucidité et de leadership. Au moment où ces « omnipotents » n’ont pu trouver un vaccin à ce virus dévastateur qui a emporté quelques de leurs citoyens, elle mobilisa tout le personnel médical pour couper la route à ce dernier.

Pour ceux qui connaissent sa trajectoire professionnelle, cet exploit ne les surprendra point. Car, quand on parle également de l’éradication ou presque du paludisme au plan national comme international, c’est bien grâce à elle. Avec le travail remarquable qu’elle a pu effectuer avec le programme Roll Back Malaria (RBM) créé en 1998 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), l’Unicef et la Banque mondiale, elle voyage aux quatre coins du monde pour faire reculer le paludisme. Si des milliers de Sénégalais dorment sous des moustiquaires toute l’année aujourd’hui, ils le lui doivent.

Syndicaliste, militante, après vingt ans d’exercice, Eva Marie Coll Seck a diagnostiqué le premier cas de sida au Sénégal. Au service de l’être humain, elle décide, en 1996, de s’engager dans l’action internationale de lutte contre le sida en acceptant de diriger, depuis Genève, le département Politique, stratégie et recherche de l’Onu sida.

Une action au service de sa nation
Awa M Coll Seck 3Quand le pays l’a appelée parce qu’ayant besoin de son expertise, elle a fait fi de tout le conforts matériel du système des Nations Unies pour répondre présent. Ministre de la santé dans le gouvernement de Wade qui, un an après son élection à la présidence du Sénégal, a battu le rappel de l’élite du pays à l’étranger. En effet, le professeur revient au pays pour prendre les rênes du ministère de la Santé et de la Prévention. De 2001 à 2003, une courte durée à la tête de cette institution, mais assez de réalisation qui ont fait que son nom restera à jamais gravé dans l’agenda des hommes politiques au sens noble du terme. Des arguments sans illustrations n’ont point de fondement. En deux ans, elle réussit à élargir la couverture vaccinale des enfants de 30% à 70%, à améliorer la santé maternelle, à instaurer la gratuité de la césarienne, entre autres. A l’origine du siège du ministère de la Santé et de l’action sociale, elle est partie quelque temp après son inauguration. Mais, comme Dieu fait bien les choses, elle est rappelée en 2012 par le président Macky Sall. Elle y était et elle est y encore.

Un exemple de réussite féminine
Elle fait partie des femmes leaders qui ont compris très tôt que leurs noms n’étaient pas une faiblesse ni une légèreté mais plutôt une identité. Elle n’a jamais demandé quelque chose. Elle s’est toujours imposée. La parité n’est même pas de Dieu mais l’égalité si. Dotant chacun de nous d’une intelligence, il faut se battre avec des résultats pour gagner sa place dans le concert des individus d’abord et des nations ensuite. Ce qu’elle a compris.

Ancienne militante du mouvement « Yeewu Yeewi », d’Angélique Savané, elle a fait bouger les lignes de par ces résultats. Premier Secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action social (Sutsas) à sa naissance, ce pur produit de la fonction publique a choisi à une époque où il n’y avait pas beaucoup de femmes médecins de faire son parchemin dans la médecine.

Diplômée de médecine à l’université de Dakar en 1978, elle se spécialise et devient, en 1989, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital universitaire de la ville. A trente trois ans, le professeur est le premier médecin agrégé en maladies infectieuses du Sénégal.

Par Marame Coumba Seck

Last modified on mercredi, 27 juillet 2016 12:56

La région de Kolda recèle un potentiel diversifié et richement fourni qui devrait lui conférer une place de leadership dans le développement d’un tourisme compétitif. Mais ce créneau s’apparente à un véritable filon d’or dormant. Ce riche patrimoine histoire et culturel inexploité attend toujours d’être mis sur le marché, dans les circuits touristiques. Kolda pourrait devenir un pôle touristique et culturel digne de la richesse dont elle regorge, mais, en attendant, l’existant est surtout lié à la chasse en raison de ses potentialités fauniques et forestières.

Kolda ne dispose pas de plage à perte de vue encore moins d’aires de détente ou de forêts récréatives, mais cette région, avec son passé historique très riche, peut se targuer d’être un véritable creuset de cultures et de civilisations. De Kolda à Vélingara en passant par Médina Yéro Foula, presque chaque contrée regorge de sites historiques qui sommeillent dans les méandres de l’oubli.

Des ruines du palais de Moussa Moolo au village de Hamdallaye à son tata à Ndorna en passant par son magasin de munitions au village de Djignawouling, l’emplacement du palais de la reine Sona, à Mansacounda, les vestiges du château des rois mandingues.

Sans compter l’ancienne capitale des rois Pathiana, la grotte de Kadiama, l’ancienne capitale du roi de Mandé, Faramba Tamba, dans le village de Kabendou, les ruines du château de l’ancien roi Malick dans le village de Malick-Thiangel, le puits centenaire de Kandian, le Lingué de Kaoné, arbre multiséculaire dont les feuilles et les branches sont tatouées ou encore les fromagers de Biaro, deux arbres accolés représentant deux jeunes filles frappées par une malédiction. Autant de curiosités qui, ajoutées aux cultures populaires, aux savoir-faire séculaires et coutumes anciennes, constituent une attraction à haute valeur touristique, mais ce créneau s’apparente à un véritable filon d’or dormant parce qu’inexploité. Tous ces sites qui ont défié le temps et qui ont réussi à survivre sommeillent en attendant d’hypothétiques visiteurs.

Une activité au petit trot
Aujourd’hui, force est de reconnaître que le tourisme n’est pas un secteur très dynamique à Kolda. Dans la région, les professionnels du secteur sont unanimes sur ce constat. Cette situation se perçoit à travers le nombre peu important de réceptifs.

Pour le chef de service régional du Tourisme de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, la capacité d’hébergement de cette région est relativement faible. Cela résulte, selon Tekhéye Faye, de la faiblesse des flux touristiques en direction de la destination Kolda. « La capacité d’hébergement est d’environ 320 chambres et 450 lits répartis entre les différents réceptifs touristiques dont dix à Kolda et douze à Vélingara », a expliqué M. Faye.

Alpha Diallo, un professionnel du secteur, explique cette morosité du tourisme par le fait que Kolda n’ait pas beaucoup de choses à montrer, faute de valorisation du patrimoine. De plus, ajoute M. Diallo, l’activité touristique ne peut se développer sans l’existence d’infrastructures d’accueil. « Si l’on veut que le tourisme marche, il faut que l’Etat s’investisse et crée des infrastructures », relève-t-il en invitant les pouvoirs publics à réaliser des infrastructures hôtelières de qualité à même de satisfaire les ambitions touristiques de la zone.

Avec l’ancienne route Tanaff-Ziguinchor, souligne-t-il, beaucoup de touristes passaient par Kolda parce que l’accès était plus facile pour aller à Ziguinchor. La plupart partaient visiter le parc national Niokolo Koba, allaient à Kédougou puis venaient dormir à Kolda.

C’était un circuit bien dessiné. Des gens quittaient même la Gambie, visitaient le parc, puis passaient par Kolda. A l’époque le campement de Simenti fonctionnait à merveille et recevait beaucoup de touristes qui, au retour, partaient pour Ziguinchor et étaient obligés de s’arrêter à Kolda. Aujourd’hui, le campement ne fonctionne plus. Du coup, 80% des touristes qui passaient par Kolda ne reviennent plus. Depuis quelques années, le parc a perdu de son attractivité et cela a tué le tourisme dans la zone », note M. Diallo. Les mêmes griefs sont soulevés par Mamadou Dramé, gérant de l’hôtel Moya. Selon lui, le tourisme à Kolda souffre de l’absence de touristes étrangers et reste tributaire de la clientèle nationale à travers les séminaires et autres. Pour Mamadou Dramé, il y a un travail de longue haleine qui devrait se faire dans le but d’attirer beaucoup de touristes.

Pour attirer davantage de touristes, Alpha Diallo soutient qu’avec le manque d’attractivité du parc Niokolo Koba, la région de Kolda devrait se doter d’une réserve animalière. Une telle initiative, selon le colonel Allé Seck, inspecteur des Eaux et Forêts de Kolda, nécessite beaucoup de moyens et, à son avis, l’Etat ne peut pas tout faire. « Une réserve animalière demande beaucoup de ressources financières, surtout pour faire voyager des girafes, des hippotragues et autres espèces. Il faut une initiative privée pour concrétiser ce souhait des acteurs et nous sommes prêts à les appuyer », indique-t-il.

Absence de syndicat d’initiative depuis 2000
Le chef de service régional du tourisme de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, Tékhéye Faye liste ainsi, les contraintes au développement du secteur sont nombreuses. En plus de l’insuffisance des capacités d’accueil, les principaux facteurs de blocage ont pour nom faible taux de fréquentation de la région résultant de plusieurs paramètres dont l’enclavement de la région. « Le voyage par la route est long et les vols aériens inexistants. Il y a aussi la dégradation des routes en dehors de la commune et des pistes de production, de même que la concurrence déloyale », indique M. Faye. Il s’y ajoute l’état de certains campements qui ont souffert de la situation qui a prévalu dans cette partie sud du pays et l’absence de zones à vocation touristique aménagées. L’inexistence d’un syndicat d’initiative et de tourisme a constitué un frein considérable à la promotion de la destination. En effet, Kolda s’est retrouvé sans syndicat d’initiative depuis 2000 suite au décès de son président. Selon Alpha Diallo, il était difficile de rassembler tous les acteurs qui avaient préféré aller chacun de son côté. « Depuis 2000, on a essayé de redémarrer la structure, mais elle n’arrive pas à être fonctionnelle. L’absence de syndicat d’initiative est l’un des facteurs qui ont plombé le secteur », estime-t-il.

La culture en appoint
Kolda Jrnee CulturellePour M. Faye, la redynamisation du syndicat d’initiative constitue une priorité. « Un syndicat d’initiative est une nécessité dans toute zone touristique, car permettant aux acteurs de parler d’une même voix, de bénéficier de la subvention du ministère. Une bonne occasion pour assurer une promotion adéquate de la destination au niveau national et international », indique-t-il.

Pour le directeur du Centre culturel régional, le tourisme et la culture sont les revers d’une seule médaille. L’un ne peut aller sans l’autre. Et, à son avis, le secours que la culture peut apporter, c’est un contenu culturel à ces différents sites à haute valeur touristique. « La touriste ne vient pas pour le confort, mais pour la touche culturelle. C’est pourquoi il faut leur proposer des animations culturelles, des séances d’apprentissage aux instruments de musique traditionnelle », fait savoir Abdoulaye Lamine Baldé. Selon lui, le tourisme doit s’appuyer sur la culture parce que seule la culture peut vendre une localité. Pour le maire de Kolda et non moins ministre de l’Environnement et du Développement durable, la région a d’énormes potentialités qui ne sont pas suffisamment exploitées. « Sur le plan touristique, Kolda est dans la Casamance, donc bénéficie de mesures prises par l’Etat pour relancer le tourisme. On va essayer d’accompagner tout cela pour rendre la destination plus attrayante parce que ce n’est pas une grande destination », indique Abdoulaye Bibi Baldé tout en magnifiant les nombreuses initiatives qui ont été prises jusque-là. « On peut encore franchir des pas importants parce qu’il y a un tourisme spécifique lié à la chasse, qui est un tourisme de luxe. C’est une opportunité que nous allons saisir pour rendre encore plus dynamique l’industrie touristique à Kolda », assure M. Baldé. « La culture était une fenêtre, on va en faire une porte pour l’industrie touristique ».

Malgré la situation actuelle, le chef de service régional du Tourisme estime que des perspectives favorables s’ouvrent à l’industrie touristique à Kolda. Pour M. Faye, le développement du secteur passe d’abord par une redynamisation du syndicat d’initiative pour assurer une très bonne promotion de la destination. « Il faut aussi inciter les agences de voyage et autres tours operators à s’intéresser, à programmer et à organiser des circuits en direction de la région de Kolda qui regorge d’attraits culturels et historiques parfois méconnus », indique-t-il. Le rétablissement de la ligne aérienne, après avoir satisfait à tous les aménagements aéroportuaires nécessaires au bon fonctionnement de l’aéroport, constitue également une priorité, selon M. Faye. D’autres actions pourraient également jouer en faveur du développement du secteur. Il s’agit de l’attractivité de la commune par la lutte contre l’insalubrité et la pollution, l’aménagement de zones à vocation touristique, la création d’infrastructures d’accompagnement au secteur (centre culturel, village artisanal, réserves animalières, etc.).

Le tourisme cynégétique se porte bien
Kolda Jrnee Cult Bibi BaldeLa forte présence du gibier constitue un facteur déterminant dans le développement du tourisme cynégétique à Kolda. Dans le but de développer cette activité et permettre aux touristes cynégètes venus particulièrement de France de chasser le petit gibier (francolins, lièvres, pintades, gangas, tourterelles), onze zones ont été amodiées entre Dabo, Médina Yéro Foula, Fafacoura, Pata, Salikégné et autres localités.

Selon Tékhéye Faye, Kolda recèle d’énormes potentialités axées particulièrement sur le tourisme cynégétique, avec une moyenne de 2.500 touristes qui séjournent chaque année dans la région entre décembre et février », a-t-il souligné. L’importance et la diversité des ressources fauniques, a-t-il dit, offrent des opportunités réelles au développement du tourisme cynégétique dans la région. Ce qui, à son avis, justifie l’augmentation des superficies amodiées.

Comme beaucoup d’acteurs, Alpha Diallo a développé depuis trois décennies une économie tournée vers le tourisme cynégétique.

Pour cet amodiateur, cette activité marche bien. Le seul hic, déplore-t-il, c’est le vieillissement de la clientèle. « Chaque année, ce sont les mêmes clients qui font de la chasse depuis 50 ans qui reviennent pour une à deux semaines au maximum. On est en train de faire des pertes de clientèles parce que la nouvelle génération ne suit pas », regrette-t-il. Selon Alpha Diallo, il faut vraiment aimer la chasse pour pratiquer cette activité qui demande beaucoup de moyens. Et avec la crise économique qui sévit en Europe et la retraite, ce n’est pas toujours évident, reconnaît-il.

Pour rentabiliser leurs affaires, précise M. Diallo, les amodiateurs sont obligés de faire leur propre promotion. « Dans ce contexte de rareté de la clientèle, il faut faire une très bonne promotion. Il faut dégager un budget pour aller dans les salons en France. Ce qui demande beaucoup de moyens et de sacrifices », souligne M. Diallo, qui invite l’Etat à s’impliquer davantage, surtout dans la création d’infrastructures. « Si l’on a un réceptif d’une capacité maximale de 50 chambres et qu’on reçoit un groupe de 120 chasseurs, cela pose problème ». L’autre contrainte, selon M. Diallo, est la dégradation de l’habitat sauvage, la disparition de certaines espèces. « Dans les zones de chasse à Kolda, il y a beaucoup plus d’habitations, donc moins de forêt. L’accès est devenu très facile parce qu’il y a des routes un peu partout, et avec les coupeurs d’arbre, le gibier n’a plus d’endroit où se reposer, où se cacher. Et quand la population locale se met à pratiquer la chasse, cela devient inquiétant pour les amodiateurs. Tous ces facteurs contribuent à diminuer le gibier qui se retrouve sans refuge et s’en va », fait-il savoir. Pour M. Diallo, la chasse a encore de beaux jours à Kolda, mais, précise-t-il, cela dépend en partie de la conservation de la forêt qui est aujourd’hui envahie. « La chasse va durer 20 ans environ, mais si l’on arrive à bien conserver la forêt, on va faire plus. Toutes les forêts classées sont habitées, elles ne le sont plus que de nom », avertit-il.

Potentiel sous-exploité
Kolda descente pontPour le colonel Alla Seck, la chasse est rentable. Du point de vue économique, fait-il remarquer, cette niche s’avère être une manne séduisante pour les opérateurs qui y trouvent leur compte. Elle fait aussi rentrer beaucoup d’argent dans les caisses du trésor public, entre location de la zone amodiée par hectare, la taxe d’amodiation, la licence de chasse, le permis qui varie, le timbre entre autres.

Dans cette partie du pays, affirme le colonel Seck, c’est la petite chasse qui est pratiquée et le francolin est très prisé. « Cette espèce arrive à partir de janvier parce qu’on a fait en sorte de la protéger. La chasse s’ouvre en général le 25 décembre et jusqu’en fin janvier les chasseurs n’ont pas droit au francolin, qui est très demandé », indique le colonel Seck, qui assure que l’activité de chasse menée de décembre à avril par les touristes ne menace nullement le gibier. « C’est de la chasse touristique, de l’écotourisme qu’on est en train de faire. Ces chasseurs ne sont pas venus ici pour le gibier. Ce sont des gens qui ont de l’argent et qui ont la chasse dans le sang. Ils ne tuent pas le gibier pour le manger. C’est un sport qu’ils pratiquent. Ils peuvent rester une journée sans rien tuer et ça ne se cumule pas », précise-t-il.

Malgré la bonne tenue du tourisme de chasse, le potentiel reste encore sous-exploité, selon le colonel Seck. Pour sa part, M. Tékhéye Faye estime qu’il y a nécessité à réfléchir sur la possibilité d’élaborer un plan d’aménagement de mise en valeur des ressources naturelles et culturelles pour soutenir le tourisme cynégétique dans la compétition existante par rapport aux autres destinations concurrentielles et l’exigence de plus en plus accrue de la clientèle internationale.

De nos envoyés spéciaux Samba Oumar FALL et Souleymane Diam SY (textes) et Pape SEYDI (photos)

Last modified on mercredi, 27 juillet 2016 12:52


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.