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Soleil Grand Air (602)

Journaliste-critique d’art, documentariste, scénariste, de son vrai nom Ababacar Diop fait partie des rares journalistes spécialisés en culture notamment en ethnomusicologie. Au beau milieu de Bordeaux, ce pensionné du l’art, ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Warango », découvre le cinéma africain. De là est née sa passion pour l’art, en particulier le cinéma.

Baba et son chapeau, c’est comme l’homme et son ombre. Il s’en sépare rarement. D’ailleurs, en le confondant à un des collègues de l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic). Tout sourire, ce dernier répond dans un style taquin : «  Je ne suis pas Baba mais si vous voyez un homme avec son chapeau sachez bien que c’est le signal de son arrivée ».

Du couloir sombre des locaux qui abrite cet institut, une silhouette moyenne, le chapeau rabattu sur le visage, s’apprête à s’y engouffrer. Quand on parle de Baba, on voit son chapeau. Mais, quand on parle de ce journaliste, on pense également à la critique d’art.

Un des pionniers de la crique d’art après Ali Kheury Ndao et ponctuellement Bara Diouf, sa vocation de toujours est d’évaluer des films. Avec sa sensibilité d’ethnographe, il en dégage des sens mêmes cachés. Président sortant de la Fédération africaine de la critique littéraire (Facc), il a toujours milité pour le renforcement de la critique cinématographique sur le continent africain qu’il considère balbutiante ou inexistante dans certains pays.

Dans son bureau exigu, on a une revue de l’art sénégalais, surtout du cinéma. Que de documents sur l’actualité culturelle. Baba, un homme, deux passions : le journalisme et le cinéma.

Par un concours de circonstances, il rencontre le cinéma africain à Bordeaux où il était parti pour des études de droit. Travaillant dans les années 70 sur son mémoire de maîtrise « Cinéma et la société », il s’est imprégné du septième art. Au festival du cinéma africain qui se déroulait près de la banlieue bordelaise, il découvre les figures emblématiques du cinéma africain à l’instar de Sembène Ousmane. Dans cette industrie du cinéma, est né un journaliste-critique d’art. Le premier festival mondial du cinéma sur l’île de Madère en 1983, avec les réalisateurs de la planète chez lui. Dans un contexte où le journalisme politique dominait dans le paysage médiatique, il a choisi la presse culturelle et en fait son domaine de prédilection. Il accentue ainsi ses travaux universitaires sur la culture.

« L’art nous permet de voir le beau là où les gens y voient de laid »
Audacieux ou indécent ? Non, il voit le beau là où les gens y voient de laid. « Une femme nue ne me gène pas car je n’y vois pas l’élément sexuel mais une esthétique », atteste ce scénariste qui est à la base de plusieurs films : « Maël » d’Amadou Thior, « Picc mi » de Mansour Sora Wade, etc. Loin du sensationnel, il pousse des réflexions sur ce que représente ce corps féminin par rapport à ceux des hommes qui croient le dominer alors qu’ils ne dominent que son enveloppe. « Warango », un hebdomadaire dont il était le rédacteur en chef, s’est inscrit sous cet angle.

Jadis, contemplateur du corps féminin, aujourd’hui, il s’intéresse aux rapports entre la ville et ceux qui l’habitent. Autrement, comment les cinéastes perçoivent la ville. Un projet qui l’amène à accentuer ses recherches sur la sociologie linguistique du bâtiment. Spécialisé en ethnomusicologie, il a animé sur les ondes de la Sud Fm des émissions comme « Café des arts », « Le temps de vivre », la chronique « Le ramadan de Tons ».

Pour la presse écrite, il a fait presque tous les journaux. De son stage au « Soleil » à ses expériences de journaliste à « Afrique nouvelle », « Africa », « Souka magazine », « 52 l’hebdo »,  quotidien « Sud », en passant par la rédaction du journal de la Biennale de Dakar, il signe des critiques sur « Senciné », un magazine qui sort tous les trois mois.

Ce journaliste au sourire facile est également un documentariste. Il dispense des cours en Histoire du cinéma et documentaire à l’Université Gaston Berger (UGB). Son autre talent caché, c’est son sens de l’humour et de la caricature.

Marame Coumba Seck

«Le département de la Défense utilise des disquettes souples 8 pouces dans le système qui contrôle les fonctions opérationnelles des forces nucléaires nationales», comme «les missiles intercontinentaux, les bombardiers nucléaires, et les ravitailleurs en vol», selon le rapport.

L'inquiétude ne vient pas tant de leur «souplesse» que du fait que ces disquettes sont utilisées avec des ordinateurs «IBM series/1», d'une capacité de 80 Ko (Environ 9.000 fois moins qu'un cd-rom), qui datent des années 1970. Petite plongée dans le musée de l'informatique:

Ce n'est pas ça. Mais pas de panique: selon le GAO, le département de la Défense a répondu qu'il prévoyait de mettre à jour «ses systèmes de stockage de données» et ses ordinateurs «portables et de bureau» d'ici «la fin 2017».

Par le surfeur

 

 

 

Ce câble sera le premier à relier les Etats-Unis au sud de l'Europe...
Les géants américains Facebook et Microsoft, veulent construire un câble sous-marin transatlantique pour répondre à la demande de services en ligne et d’informatique dématérialisée, rapporte ce vendredi Europe 1. Les travaux de construction de MAREA, long de 6.600 km, devraient débuter en août prochain et s’achever en octobre 2017, ont annoncé les deux mastodontes de l’informatique et de l’Internet jeudi. Ce câble sera le premier à relier les Etats-Unis au sud de l’Europe. Conçu pour faire passer 160 térabits de données par seconde, MAREA sera exploité par Telxius, la division infrastructures télécoms du géant espagnol Telefonica. Microsoft n’a pas voulu dévoiler les détails financiers de MAREA. Du côté de Facebook, personne n’était pas disponible dans l’immédiat pour faire de commentaire, précise Europe 1.

Par le surfeur

Last modified on lundi, 30 mai 2016 17:33

En France, environ une personne sur dix serait touchée par la maladie lithiasique, les hommes presque deux fois plus souvent que les femmes, volontiers entre 30 et 50 ans. Après un premier calcul rénal, le risque de récidive dans les dix ans qui suivent approche 70%. Comment le traiter ? Existe-t-il des moyens de prévenir sa formation ?

Les calculs rénaux, cailloux de taille variable produits par les reins, peuvent rester longtemps silencieux avant de faire parler d'eux. La maladie lithiasique responsable de leur formation est favorisée par des apports hydriques insuffisants (inférieurs à 1,5 à 2 litres par jour), certains métiers ou climats exposant à la déshydratation, et les excès alimentaires, en particulier riches en protéines.

Qu'est-ce qu'un calcul rénal ?
Un calcul rénal est une concrétion, c'est-à-dire une pierre formée dans les cavités du rein lorsque sels minéraux et substances organiques ou toxiques excrétés dans les urines s'agrègent et cristallisent. Ces calculs – composés de calcium (70 % des cas), acide urique (10 %), struvite (10 %), cystine, xanthine… – grossissent lentement pour atteindre une taille variable. Certains restent dans les cavités rénales, d'autres migrent le long des uretères (ces longs et fins tuyaux qui conduisent l'urine des reins vers la vessie), avant d'être, dans 70 % des cas environ, spontanément éliminés dans les urines, s'ils ne restent bloqués en chemin…

Comment découvre-t-on un calcul rénal ?
Le calcul peut être découvert au moment où il est uriné (il faut alors le conserver pour pouvoir l'analyser), ou bien fortuitement à l'occasion d'un examen radiologique, ou encore devant l'une de ses manifestations cliniques que sont :
•    La présence de sang dans les urines (visible à l'œil nu, les urines étant rouges du début à la fin de la miction, ou détectée lors d'un Examen Cyto-Bactériologique des Urines ECBU),
•    Une infection urinaire responsable de cystite, pyélonéphrite voire septicémie),
•    Une douleur lombaire discrète ou franche, violente, typique d'une crise de colique néphrétique, tellement intense que l'on ne sait pas quelle position prendre pour la calmer,
•    Très rarement une anurie : cette absence totale d'urine exceptionnelle peut s'observer, chez un patient ayant un rein unique, si le calcul entraîne un obstacle complet d'un uretère ou encore plus rarement en cas de migrations simultanées de calculs dans les deux uretères.

Qu'apportent les examens biologiques ?
•    L'ECBU permet de repérer une infection urinaire ou un saignement. Si le calcul est transparent sur la radiographie standard, un pH urinaire acide est en faveur d'un calcul d'acide urique.

•    L'analyse de la fonction rénale est impérative avant une urographie intraveineuse.
•    L'analyse du calcul par spectrophotométrie donne avec précision la nature du calcul. L'analyse est possible, même sur de tout petits fragments évacués après la pulvérisation d'un calcul : elle est très importante car elle permet de prendre des mesures diététiques adaptées pour éviter une récidive. D'où l'importance de filtrer les urines notamment après un traitement ayant pulvérisé le calcul !
•    Un bilan biologique peut rechercher des anomalies métaboliques à l'origine de la maladie lithiasique.

Quels examens permettent de visualiser le calcul ?
•    Le scanner est devenu l'examen de référence permettant en urgence de visualiser le calcul et une éventuelle distension des cavités rénales en amont de l'obstacle déjà visible sur un scanner sans injection de produit de contraste.

•    L'uroscanner, c'est-à-dire le scanner avec injection de produit de contraste, donne des informations sur le calcul, les voies excrétrices et le parenchyme rénal (éléments permettant l'excrétion de l'urine à partir du sang filtré par le rein). L'urographie intraveineuse met en évidence le calcul et son éventuel retentissement rénal.

•    Sur le cliché de l'abdomen sans préparation, les calculs radio-opaques (90 % des cas) peuvent être visualisés au niveau du rein et de la vessie, plus difficilement au niveau des uretères, où l'opacité du calcul se projette au niveau des os du bassin.

•    L'échographie visualise les calculs du rein et de la vessie, pas ceux situés des uretères.
•    L'urétéro-pyélographie rétrograde, pratiquée sous anesthésie au bloc opératoire lorsque le rein est muet (si les urines sont bloquées) ou en urgence en cas de pyélonéphrite (infection du rein) obstructive avec rétention d'urine purulente en amont du calcul, permet de visualiser le calcul et de poser une sonde pour drainer les urines.

Last modified on lundi, 30 mai 2016 17:31

S’il est vrai que le travail permet à l’homme de s’enrichir, il lui permet également de tenir tête au temps. A 56 ans, Mansour Mbaye Madiaga paraît encore jeune. Il reste toujours le bel homme au teint noir qui faisait rêver les dames dans les pièces théâtrales. Ce qui a changé, c’est les rôles qu’il incarnait. « Soro », bon père, bon mari élégant et éloquent devient subitement un père « Zora », cynique et autoritaire. En tournage, il soutient que ses deux prochaines séries en cours resteront dans la logique de départ.

Se levant automatiquement de la chaise où il était assis, il sort de la salle les larmes aux yeux.Quel contraste entre ce qu’il est et ce qu’il incarne. « Père Zora », un homme cynique, audacieux et menaçant, capable de tout pour arriver à tout dans « wiri wiri ». Ces traits de caractère transposés dans la réalité donnent un homme sensible qui aborde quelques événements de sa vie avec beaucoup d’émotion. Ce qui en reste est peut-être la fougue dans son parler. « Les rôles que je joue, je les emprunte pour la plupart à mon vécu, dans le passé comme dans le présent », avoue cet artiste qui a fait une grande partie de sa carrière à « Daray Kocc ». Mais comme le disait le poète libanais Khalil Gibrane, nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit. Aube ensoleillé pour Madiaga qui se dévoile au beau milieu de ces rabatteurs et de vigiles plus vigilants de la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (Sogas) à cette période où les rumeurs sur la vente de la viande d’âne sur le marché grossissent comme un ânon qui est en âge de croissance. Voué à dépister le mal de cœur des téléspectateurs qui ont peut-être les mêmes penchants que lui par le rire où il les ravitaille également en viande.

Connu plus sous sa veste d’artiste comédien, son principale activité est la boucherie. Dans sa tenue de travail, Mansour Mbaye Madiaga dit Soro aborde son parcours avec beaucoup de fierté. Tambour major, puis rabatteur, il s’est converti en artiste et finit par trouver une place auprès du scénariste sénégalais Cheikh Tidiane Diop à qui il doit son succès

« Tout ce que j’ai, je le dois au théâtre »
A-t-on l’habitude de dire que le tambour peut raconter l’histoire des hommes de génération à génération, en l’absence de tout support d’écritures. S’il en est ainsi, il est aussi capable de changer le cours d’un destin. « J’ai été un bon tambour major jusqu’au jour où Cheikh Tidiane Diop m’a remarqué et a décidé de me mettre à la tête du ballet », rappelle cet éminent artiste qui apparaît pour la première fois dans la pièce théâtrale « Sama allumette » de la troupe « Daraay Cocc ». La première leçon qu’il a apprise dans cette école est le culte du travail.

« Cheikh posait une condition pour rester dans sa formation : un boulot d’abord. En effet, je suis venu faire le rabattage devant les portes de cette société », renseigne ce chevillard qui est aujourd’hui actionnaire dans cette structure d’autorégulation.

Autre chose que son métier d’artiste lui a apporté dans sa vie, la marche de ses activités de boucher. « Les clients, en me voyant, venaient toujours acheter auprès de moi », s’en glorifie-t-il. D’ailleurs, c’est grâce à cet art qu’il a pu également accéder à la Sogas et en devenir un des actionnaires. « Les enfants du directeur de la Sogas à l’époque m’avaient reconnu en tant qu’artiste. En effet, il avait demandé à leur père me de donner une autorisation pour pouvoir y travailler. C’était dans les années 1980. Ainsi, le directeur m’avait appelé avant de me demander de lui apporter mes pièces d’identité », témoigne cet artiste.

Acteur principal de la pièce « une Sénégalaise à Paris », une série qui parle des conditions difficiles des femmes en dehors de leur pays puis dans « Minetou » traitant la question des castes, il commence à se faire une place dans le cœur des Sénégalais qui, tous les mardis, se retrouvaient devant le petit écran. Après le décès du fondateur de Daraay Kocc, il décide de former la troupe « Diam » de Pikine, son lieu d’habitation. De cette formation sont nées « Borom Keur » et « Kou diay sa ker yendou ci naathie bi », des pièces qui s’inscrivent sur la même logique des thématiques abordées par son maître : corriger les mœurs par le rire.

Par Marame Coumba Seck

Last modified on lundi, 30 mai 2016 17:01

Tem-Tem et ton mari t’aime, « Adja safal bi gueune », « Jongué ba ci biir ciin », avec Maggi, « Chaque femme est une étoile », autant de qualificatifs pour attirer l’attention des cuisinières. Rares sont les dames qui peuvent s’en passer. Ces bouillons culinaires sont devenus pour elles, des « Corrige-Dame » pour une cuisine délicieuse et agréable.

 Des murs peints en jaune avec des étoiles rouges sur la façade, voici le décor de cette boutique se trouvant au marché Tilène. Une lampe allumée en plein jour du fait de l’obscurité des lieux surplombe la fenêtre à travers laquelle est fait le marchandage. Juste au-dessus d’elle, une bande sur laquelle est écrit « Aka Saparal ».

Cette même lumière projetée surles sachets fluorescents de bouillons crée un jeu de couleurs. « On accepte que nos murs soit peints ou décorés par des commerciaux fabricants de bouillons culinaires, en échanges de paniers de marché, de bol, de baignoires en caoutchouc et des réductions de prix sur les produits », avoue le boutiquier Alpha Barry.

Différents par leurs couleurs et par leurs prix, ces bouillons produisent différents effets. Adja Thiam est une habitante de la Gueule Tapée. Une bouteille de vinaigre à la main et un sachet d’Adja tomate, elle ouvre son panier pour les plonger dedans. Selon elle, cette épice donne une couleur rougeâtre et un goût de tomate fraîche au riz aux poissons. « J’entends que ces produits ont des effets néfastes mais dans un contexte où le poisson se fait rare, ils deviennent incontournables pour relever le goût  des plats », soutient-elle.

Une autre dame, panier à la main, s’arrête un instant pour serrer son châle noir. Elle estime que l’utilisation des cubes pose moins de problèmes que celle des bouillons en poudres. « Chez nous, on utilise que les produits faits par Maggie. C’est local et qu’il y a moins de danger », affirme-t-elle avec un sourire.

Autant en apporte la publicité
Le bouillon cube a pénétré le marché africain avec la colonisation. Dans les années 1970, les multinationales créent des filiales en Afrique de l’Ouest. Des entreprises locales se lancent ensuite dans la production de bouillon cube, n’hésitant pas à imiter les caractéristiques dominantes de la première marque. Ainsi apparaissent des concurrents arborant les couleurs rouge et jaune de celle-ci, ou baptisant leur bouillon cube de noms similaires. (Source : article Voyages et découvertes de Cécile Benoist, le bouillon en Afrique de l’Ouest).

L’affrontement commercial entre les différentes marques pousse chacune à développer des stratégies promotionnelles de toutes sortes. Les usines offrent ainsi des cadeaux aux consommateurs, parrainent des tournois de lutte traditionnelle, font des affiches bénissant le « Ndogou » (rupture du jeûne). Aujourd’hui, la tendance est la création d’émissions culinaires dans les différentes chaînes nationales, qu’elles soient privées ou publiques.

Sont-elles néfastes pour notre santé ?
Si les vielles marmites font les meilleurs plats, nos grands-mères et mères sont des cordons bleus comparées à nous. De leur temps, tous ces épices n’existaient pas. En croire à leurs témoignages, les bons plats qui embaumaient tous les foyers du fait de leur bon goût n’existent plus. Se tenant debout devant la porte de sa maison, le chapelet entre le pouce et l’index, elle se distrait en suivant le match qui se déroule depuis le terrain en face de chez-elle. Mariétou Guèye, une septuagénaire habite Sicap Mbao. « A notre époque, nous ne mettions que du cymbium et du poisson sec pour relever le goût de nos plats », se rappelle-t-elle. En plus de ces épices, elle se désole de la disparition de certaines plantes aromatiques telles que les oignons verts et les lauriers épices au profil des bouillons. « En mangeant, j’ai à côté de moi une bouteille », poursuit Mère Guèye selon qui les bouillons ne favorisent que des remontées gastriques.

Par ailleurs, certains affirment que l’usage abusif des bouillons et cubes a favorisé l’apparition de certaines maladies qui n’étaient pas fréquentes à l’époque. De cette rumeur sociologique, née la thèse qui consiste à dire : des substances toxiques pourvoyeuses d'impuissance, d'insuffisance rénale, d'obésité, entre autres.

Les méfaits d’une consommation excessive sont dénoncés en raison de la quantité importante de sel contenu dans ces bouillons cube. « Les bouillons sont principalement composés de sel et, de ce fait, ils augmentent les apports en sodium chez les consommateurs. Des études scientifiques prouvent clairement les effets néfastes pour la santé d'une consommation excessive de sel, notamment sur la pression sanguine, qui entraînent des maladies cardiovasculaires, des cancers de l'estomac, les calculs rénaux et le diabète », confirmait Fatou Sock, experte en sécurité sanitaire des aliments dans les colonnes du journal Enquête plus. Ce que confirme un ancien travailleur d’une usine de production des bouillons cubes de la place. « J’ai travaillé pendant six ans dans cette entreprise. 80%  des substances de production sont le sel, la farine de poisson et le borax (produit chimique) », avoue-t-il.

La substance qui fait l’objet de controverse s’appelle le glutamate mono sodique (GMS, E621). C’est un exhausteur de goût qui est utilisé depuis plus d’un siècle dans le monde entier pour renforcer la saveur des aliments. Selon certains spécialistes, à l’état actuel des connaissances scientifiques, il ne présente aucun danger pour la santé humaine car étant autorisé dans la liste positive des additifs alimentaires de la réglementation européenne.

Par Marame Coumba Seck

Last modified on mercredi, 08 juin 2016 15:29

La richesse se montre

30 Mai 2016
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Au Sénégal, la richesse s’expose. Il faut paraître pour plaire. Le chanteur Alioune Mbaye Nder et le footballeur El Hadj Diouf l’avaient bien compris en floquant leur nom à la place du numéro d’immatriculation de leur véhicule. Thione Seck n’était pas peu fier de sa maison à sept cents millions de nos francs et Youssou Ndour ne se faisait guère prier pour poser devant sa rutilante 4x4 de marque Mercedes. On attend d’une star qu’elle soit un modèle, qu’elle montre la voie à suivre à ses fans. Mais, à l’exception que quelques exemples – qui se comptent vraiment sur les doigts d’une seule main –, les célébrités sénégalaises adorent l’extravagance. Elles aiment en mettre plein la vue aux Sénégalais médusés par cette apparence d’aisance qui n’est en réalité que de la poudre aux yeux. Regarder les clips qui passent en boucle dans toutes les télés, ou ces émissions sans imagination où l’intimité des maisons s’affiche sans retenue. Etalage de luxe ! Voitures, salons huppés, bijoux de valeur, boubous à la pelle, épouses rondelettes… Rien n’est de trop pour montrer sa réussite à l’autre. Pas étonnant que les plus démunis en talent veuillent pousser la chansonnette, produire un single, emprunter un cadre de rêve pour produire un clip et entretenir l’illusion de la réussite. La gloire, fût-elle éphémère, est un bon adjuvant contre une vie sans relief.

Par Sidy DIOP

Last modified on lundi, 30 mai 2016 16:55

Un transport en commun d’un nouveau genre est en train de voir le jour en Chine. Le prototype grandeur nature d’un bus « anti-embouteillages » devrait en effet être testé cet été dans la ville de Changzhou, selon Citylab et l’agence de presse d’Etat Xinhua. Le principe ? Ce « bus-enjambeur », surrélevé et porté par des glissières sur les bords des routes, serait capable de circuler littéralement au-dessus des voitures, grâce à sa largeur de huit mètres.

L’équivalent de 40 bus
D’une longueur de 60 mètres, il pourrait transporter jusqu’à 1.400 passagers et rouler à 65 km/h, à environ cinq mètres au-dessus du sol. Des véhicules, d’une hauteur maximale de 2,1 mètres, pourraient alors rouler dessous. Il fonctionnerait également à l’électricité et pourrait remplacer 40 bus, permettant ainsi d’économiser 800 tonnes d’essence par an. Un modèle réduit de ce petit bijou de technologie, créé par la société China TBS Limited, a été dévoilé lors d’une exposition à Pékin le week-end dernier. Et selon Xinhua, sa construction aurait même déjà commencé.

Par le surfeur

Last modified on vendredi, 27 mai 2016 16:07

60.000 ouvriers remplacés par… des robots. L’entreprise taïwanaise Foxconn, qui fabrique notamment les iPhone d’Apple, l’a annoncé samedi.

L’une de ses usines chinoises, dans la ville de Kunshan, qui employait jusqu’ici 110.000 personnes, a en effet presque réduit de moitié ses effectifs humains au profit de machines, pour assembler les éléments sur la chaîne de montage. Mais pour l’entreprise, pas question de mettre ses ouvriers à la porte. « Grâce à des formations, nous permettrons à nos employés de se concentrer sur des tâches plus complexes, comme la recherche et le développement ou le contrôle de qualité », a-t-elle insisté, dans un communiqué relayé par la BBC.

Quant aux robots, ils serviront seulement à accomplir « les tâches répétitives effectuées avant par nos employés », promet la société. D’ailleurs, « d’autres usines vont suivre », indique un porte-parole interrogé par le South China Post.  Pour rappel, Foxconn avait été plusieurs fois la cible de critiques concernant les conditions de travail de ses ouvriers, entre emploi de mineurs, émeutes et vague de suicides.

Par le surfeur

Last modified on vendredi, 27 mai 2016 16:04

Carlou D, de son vrai nom Ibrahima Loucard, est né le 13 décembre 1979 à Dakar. Il  est artiste musicien, rappeur, compositeur et guitariste.  

Doté d’une voix agréable, Carlou D est l'une des références de sa génération.  Né en 1979 à Dakar, Ibrahima Loucard se consacre,  dès 1995, à la musique. Parallèlement, il développe une passion pour la danse. Avec le groupe Navajo, Carlou D décroche le prix de la meilleure chorégraphie dans l’émission la plus suivie de l’époque : « Oscar des vacances ». Nous sommes  en 2002. Puis, c'est la rencontre avec Ass Malick et Seydiman,  avec lesquels il forme le groupe « Ska Blue ». Ibrahima Loucard  a passé son enfance dans les villes de l'intérieur du pays entre Kaolack, Diourbel, Mbour et Thiès. Mais parmi celles-ci, c'est particulièrement Kaolack, Mbour et le fin fond du Saloum, plus précisément à Kaffrine, qu'il  pratique l'école de la vie. En 2001, il fait un featuring avec Daby dans l'opus « Mbêguel dou trahison ». Le tube cartonne et le révèle au grand public. Carlou D gagne en aura et en estime  auprès des mélomanes et artistes.  La même année, il  intègre  le célèbre et mythique groupe de rap Positive Black soul (Pbs). De 2001 à 2004, il y joue comme danseur avec Baye Souley et rappeur au sein de Pbs radikal.  En 2003, Carlou D intègre le groupe Pbs et devient un des artistes les plus en vues du mouvement hip hop sénégalais. C'est ainsi qu'il sort « Séédé », son premier album solo, en 2004.  

     
La même année, Carlou D est nominé « Révélation » de l’année. Deux  ans plus tard, avec Sory Kandia Kouyaté, Kémokho Kondé, Ablaye Diabaté (Mali) et Fatoumata Diawara, sa candidature est acceptée à l'Opéra du Sahel. En 2009, Carlou D revient au-devant de la scène et gagne le prix de « Meilleur artiste et Album de variété de l'année » de Sunu music awards.  Il faut attendre 6 ans pour que le musicien sorte son deuxième opus, « Musikr », à la rentrée 2010.        

Carlou D compte, à son actif, une participation à plusieurs festivals de renommée internationale : le festival « Womex » à Copenhague, en 2010, celui du Bénin la même année, la participation, en 2013, lors de la remise du prix Polar Music à Youssou Ndour. 

L’artiste est à l'aise dans tous les registres musicaux. La musique constitue, pour lui, un véritable langage universel.     

Par Oumar BA 

Last modified on vendredi, 27 mai 2016 16:00

De nombreuses personnes souffrent de problèmes de vue. Pour certains, la difficulté réside dans le fait de voir clairement des objets proches, tandis que d’autres ont du mal à distinguer les objets lointains. Pour résoudre ce problème, on opte soit pour des verres correcteurs ou pour des lentilles de contact plus discrètes, soit pour la chirurgie laser. Mais existe-t-il un moyen d’améliorer progressivement sa vue sans avoir recours ni aux uns ni aux autres ? Absolument ! Voici comment.

Voici 8 astuces qui vous permettront de stimuler vos yeux et d’améliorer votre vue :

1- Reposez-vous
Assurez-vous de laisser à vos yeux quelques instants de repos plusieurs fois par jour. Il vous suffit de fermer les yeux pendant quelques minutes et de vous mettre dans une pièce faiblement éclairée. Au cas où vous passez votre journée devant votre ordinateur, pensez à régler la luminosité de votre écran afin de ne pas trop fatiguer vos yeux.

2- Enlevez vos lunettes
Si vous portez des lunettes, il vous faudra essayer de passer un peu de temps sans. Selon une étude menée par le Journal médical du Ghana, 64 % des étudiants universitaires pensent que les verres correcteurs sont dangereux pour leurs yeux. C’est également le cas d’une étude menée au Brésil, à la seule différence que c’est le personnel médical qui pense que le port de lunettes est néfaste pour la vision. Enlevez-les de temps en temps !

3- Massez vos yeux
Pour ce faire, il vous suffit de rouler vos orbites. Sinon, vous pouvez utiliser d’autres méthodes qui consistent à utiliser le pouce et l’index pour exercer une légère pression sur la zone au-dessus du coin intérieur de vos yeux. Massez vos tempes ou la zone de votre cuir chevelu qui se trouve exactement derrière vos yeux permet également d’améliorer la circulation sanguine au niveau des yeux.

4- Adoptez la règle du 20-20-20
En utilisant votre ordinateur, vous devez impérativement prendre des pauses régulières. Vous pouvez adopter la règle du 20-20-20 : après chaque 20 minutes d’utilisation de votre ordinateur, choisissez un objet qui se trouve à 20 pieds (6 mètres) de vous et fixez-le pendant 20 secondes.

5- Faites des sorties en pleine nature
Il est nécessaire de passer plus de temps au sein de la nature. Si vous êtes en train de faire une randonnée en montagne ou que vous vous promenez dans un parc, vous avez moins de risques que vos yeux soient exposés à des sources de lumière néfastes.

6- Appliquez des compresses chaudes
Les compresses chaudes sont une méthode qui permet de traiter les problèmes oculaires et dont l’efficacité a été prouvée en ce qui concerne l’hydratation des yeux secs. Tout ce que vous avez à faire, c’est d’appliquer un bout de tissu trempé dans de l’eau chaude (mais pas brûlante) sur vos yeux et de presser légèrement.

7- Adaptez votre régime alimentaire
Il est crucial d’intégrer à votre régime alimentaire les nutriments bénéfiques pour la santé de vos yeux. C’est pourquoi il est conseillé de manger quotidiennement d’importantes quantités de carotte et de patate douce, très riches en vitamine A essentielle pour une bonne vision.

8- Renforcez vos yeux
Pour améliorer votre vue et renforcer les muscles de vos yeux, vous pouvez faire les exercices simples mais efficaces du tableau ci-dessous. Suivez les lignes des flèches, en respectant la direction vers laquelle ils pointent. Si c’est la première fois que vous pratiquez ce genre d’exercices, prenez le temps de regarder pendant quelques secondes chaque symbole afin de comprendre sa signification, puis faites toute la série.

lunette 

Last modified on vendredi, 27 mai 2016 15:57

1. Un talent  international
Si les fruits tiennent la promesse des fleurs, la fille de Ouza risque de coiffer ses paires dans le landerneau musical avec plein de projets qui risquent de la propulser au-devant de la scène musicale. En effet, après avoir posé son empreinte et bouleversé les tendances sur le plan local, la chanteuse entame un autre tournant de sa carrière avec des tournées et plans de promotion sur l’international. Sous la houlette d’un staff professionnel et bénéficiant de bon contacts, la musicologue compte intégrer un cercle fermé ou trônaient uniquement de rares privilégiées comme Coumba Gawlo et Viviane dans une moindre mesure. Si la protégée de You s’est faite un label dans l’ombre protectrice du roi du Mbalax et que la Gawlo récolte par dimension le fruit de longues années de galère sur le plan local, pour Adiouza, cette percée reste uniquement le fruit d’un talent confirmé, travaillé dans la stricte discipline professionnelle.

2. Un héritage précieux
Adiouza a hérité le talent d’un père formateur dans la musique sénégalaise. Plusieurs générations de chanteuses ont évolué sous sa coupe. Elle a, en outre, apporté sa touche personnelle dans sa musique qui fait bouger les sceptiques. Son premier album a convaincu les professionnels de la musique. Tous les titres ont été bien travaillés et c’est de la qualité pure et dure. Son single « Samba mbalax », mariage entre les musiques traditionnelles sénégalaises et brésiliennes, a fait fureur. Tout comme « Daddy », son nouvel opus qui rend hommage à son père. Non seulement elle chante bien, mais elle danse bien aussi. Mais ses pas de danses sont décents, contrairement à l’effeuillage à la mode dans ce domaine. Elle manie la classe au feeling quand elle bouge sur scène, et ses chorégraphies sont un ravissement.

3. Un cœur d’or
Adiouza est une dame au cœur d’or. Populaire grâce à la musique, elle s’investit dans l’humanitaire pour venir en aide aux personnes démunies de la banlieue dakaroise. Elle a lancé le projet « Social solidaire Sénégal,  Dimbalima », inspirée par les initiatives françaises comme les restos du cœur et les épiceries sociales et solidaires en France.

« Mon père est un artiste engagé, et son engagement nous a coûté assez cher. Ses œuvres étaient souvent censurées et ma mère éprouvait toutes les peines du monde pour faire bouillir la marmite. Cette expérience m’a beaucoup inspiré. Et comme j’habite la banlieue aussi, j’ai pu me rendre compte que plusieurs familles étaient dans la même situation », a plaidé la nouvelle avocate des couches défavorisées. Elle ambitionne de faire manger le plus grand nombre. Avec ses études supérieures en anthropo-musicologie, elle est dans son élément. Elle a une tête bien faite et dispose de tous les atouts pour faire une belle carrière.

Par Sidy DIOP

Last modified on vendredi, 27 mai 2016 15:49

Président de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races (Adam), qui regroupe près d’un millier de membres et sympathisants, Abou Kâne a une vision globale et une ambition pour l’élevage : exporter le Ladoum hors de nos frontières.

Une scène détonante. C’était lors du dernier Salon de l’agriculture tenu à Paris Expo Porte de Versailles, en France, du 25 février au 5 mars derniers. Alors que nombre de visiteurs sont occupés à contempler les 360 races animales, les vaches charolaises ou montbéliardes, les moutons, chèvres et autres volailles de l’Hexagone, une affiche suscite la curiosité.

Fièrement fixé dans le stand du ministère de l’Elevage et des Productions animales, le poster de « Boy sérère » accroche les regards. La foule se presse autour de la photo pour scruter, examiner et comparer ce mouton aux mensurations impressionnantes. Emerveillement non dissimulé. Roulement de questions sur cette race de mouton qui n’envie rien aux races à viande de la France. « Le Ladoum est d’autant plus extraordinaire que les Français ou Européens n’auraient jamais accepté qu’une race africaine puisse atteindre ces performances  zootechniques et génétiques. Ici, il n’y a pas de moutons d’une telle envergure », confiait alors Abou Kâne, le propriétaire du bélier.

« Boy sérère » est un super bélier de race « ladoum » qui a été le champion du concours « Khar bi » en 2012. Ses étonnantes mensurations (une hauteur de 110 cm au garrot et une longueur de 153 cm) et ses capacités de reproducteur ont bouleversé l’élevage ovin au Sénégal. Il a été, pendant de longues années, la vitrine du travail d’amélioration de la race ovine réalisée par El Hadj Omar Kâne dit Abou.  Gestionnaire comptable de formation, opérateur économique et éleveur, Abou est, aujourd’hui, une référence dans le milieu de l’élevage. A Sicap Mbao, dans la bergerie Galoya qu’il a créée en 1999, les visiteurs ne se lassent jamais de contempler ses bêtes à la stature imposante. Ici, le slogan de la bergerie « Belle bête » n’est pas usurpée. Ses jeunes employés ont des journées bien remplies : tamisage du sol pour enlever les excréments des bêtes, alimentation, lavage… Des journées de dur labeur qui donnent des résultats appréciables. « J’ai atteint mes premiers objectifs en créant une souche et en améliorant ce que j’avais en 1999 pour disposer, aujourd’hui, de ma propre lignée qui est fortement prisée et donne, aujourd’hui, les meilleurs résultats », se félicite Abou Kâne.

L’histoire de cet éleveur de moutons avec ces bêtes prisées démarre très tôt dans le cercle familial. En bons Halpulaars, ses parents ont toujours élevé des moutons dans la maison.

Mais c’est en 1997 qu’il se lance dans l’aventure de l’élevage avec une brebis métisse « touabir » et « bali-bali » offerte par sa mère. Il achète sa première brebis « ladoum » la même année et acquiert une trentaine de sujets métis qu’il garde dans son champ de Keur Ndiaye Lô. Le sort s’acharne alors sur son projet, car ses moutons lui sont volés. La passion est pourtant plus forte que la résignation. Il repart du bon pied en 1999 avec un couple offert par son frère et une brebis encore mise à sa disposition par sa mère. C’est l’année où il aménage à Mbao pour sécuriser son projet. C’est le début de l’aventure de la bergerie Galoya.

Dès le début, Abou Kâne opte pour l’amélioration de nos races locales. « J’ai une approche scientifique de l’élevage », confie-t-il. Le premier jalon est un travail de documentation pour faire des croisements génétiques. « Car », reconnait-il, « le Ladoum, au début, est du Touabir amélioré ». Il opte alors pour le métissage, malgré les critiques  des « puristes » qui lui reprochent de « souiller » le Ladoum. Il se bouche les oreilles et introduit des « Bali-Bali », de grosses bêtes au potentiel génétique très appréciable. Un travail de longue haleine qui finit par donner des résultats reconnus par l’ensemble de la communauté des éleveurs de Ladoum. « La lignée de mes moutons actuels englobe, aujourd’hui, une bonne partie des champions au Sénégal. Ils sont pourtant d’origine bali-bali », se réjouit-il. Comme pour confirmer ses dires, l’essentiel des champions primés lors de la neuvième édition du Salon international de l’élevage (Saladam), tenu au Cices, en janvier dernier, sont issus de sa bergerie. « Je me suis beaucoup investi dans l’élevage, au point de négliger parfois ma famille. Je peux donc vous dire que ces résultats sont le fruit d’un travail difficile », assure le propriétaire de la bergerie Galoya.

Président de l’Alliance pour le développement et l’amélioration des races (Adam), qui regroupe près d’un millier de membres et sympathisants, Abou Kâne a une vision globale de l’élevage. Il sait que le problème de ce secteur, au Sénégal, est que nos races locales ont des mensurations modestes et ne produisent pas beaucoup de viande. D’où la nécessité de les croiser avec les « Ladoum » pour améliorer leurs performances. C’est son combat à la tête de son association qui est parvenue à convaincre les autorités d’acheter des géniteurs pour les mettre à la disposition des éleveurs aux quatre coins du Sénégal. Avec l’Adam, l’organisation des foires régulières et des concours, grâce au soutien des autorités étatiques, alliées à une forte médiatisation de l’élevage « ladoum », un grand engouement est suscité pour cette race de mouton. Quelques spécimens s’échangent, aujourd’hui, à coups de dizaines de millions de nos francs. « Le mouton ladoum n’est pas comme les autres. Ce n’est pas une question de viande mais de semence. Nos moutons sont des améliorateurs génétiques. C’est ce qui explique le renchérissement des prix des grands reproducteurs », explique M. Kâne. Il tient cependant à tempérer : « Les Ladoum qui sont chers à ce niveau ne représentent qu’1 %. La mévente est d’ailleurs le principal danger qui guette le Ladoum ».

Il reste, aujourd’hui, à exporter le « Ladoum ». Déjà Maliens et Mauritaniens viennent en acheter au Sénégal pour améliorer leur cheptel. Abou Kâne souhaite pourtant aller plus loin dans ce domaine. Il espère profiter de la vitrine du Salon de l’agriculture à Paris pour exposer et vendre le label sénégalais du « ladoum ». « Nous espérons pouvoir y participer l’année prochaine par la grâce de Dieu ».

En attendant, Abou n’est pas peu fier de ses sujets. Sa bergerie est, à elle seule, un salon de l’élevage. Et avec c’est le sourire aux lèvres qu’il évoque les sujets qui lui ont le plus donné satisfaction. Sa grande femelle Aïcha, qui porte le nom de sa fille. « L’essentiel des champions primés, aujourd’hui, sont ses descendants », lâche-t-il. « Boy sérère », qu’il surnomme « le Yékini des moutons ». « C’est le meilleur mâle jamais produit au Sénégal.

Des gens ont gagné des millions rien qu’en faisant saillir leurs femelles par ce champion », sourit-il. Enfin, « Magistrat », le dernier champion primée au Salon international de l’élevage.

« C’est l’un des rares mâles au Sénégal qui présente toutes les caractéristiques d’un bon géniteur ». Assis dans une salle attenante aux box de sa bergerie, son téléphone ne cesse de sonner. La demande pour ses produits est très forte.

Par Sidy DIOP

Last modified on vendredi, 27 mai 2016 15:40

No Make-Up Day !

27 Mai 2016
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Demain, 28 mai 2016, sera célébré le No make-up day (La Journée internationale sans maquillage). Une journée de plus à célébrer. Certaines filles laisseront de côté leur fond de teint, mascara, eye-liner et rouge à lèvres. Un effort pour certaines, un acte anodin pour d'autres. Car, il faut le reconnaître, nombre de femmes ne se maquillent que très peu, voire jamais, préférant mettre en valeur leur beauté naturelle. Parce que les cosmétiques font - depuis toujours - débat. Il y a ceux qui sont contre, qui pensent que c'est un déguisement, un artifice qui engendre des complexes auprès de nombreuses femmes. Et puis, il y a ceux qui sont pour, qui y voient simplement un moyen d'être soi en mieux, de se sentir bien dans sa peau.

Il nous arrive, dans nos rues, de rencontrer des œuvres d’art ambulantes. Des filles dont les visages sont ensevelis sous des centimètres de fond de teint ou colorés à l’excès. Elles sont les seules à ne pas souffrir de la main maladroite de leurs maquilleurs. On se surprend alors à prier à haute voix : « Pourvu qu’il ne pleuve ! »

Last modified on vendredi, 27 mai 2016 15:32

Serigne Ibra Niang alias Yves Niang est un artiste au talent reconnu. Passionné de musique depuis son jeune âge, il est passé par divers styles de danse et de musique, avant de trouver sa voie. Après un parcours riche et varié avec des albums à succès tels que « Mbakhe » et  « Doylou », Yves Niang a connu une période sombre. De retour, aujourd’hui, avec un album international de 22 titres « Ndioukel », qui a déjà conquis le grand public, l’artiste est prêt à reprendre sa place. Dans cette interview, Ibra Niang revient sur son parcours, ses succès, ses difficultés et son avenir dans la musique.

Parlez-nous un peu de vous. Qui est Yves Niang ?
Je m’appelle Serigne Ibra Niang alias Yves Niang. Je suis de la banlieue mais je suis né à Louga. J’ai eu une enfance calme et sereine. J’ai fait le « Dara » en bon « talibé ». J’avais, cependant, un amour profond pour la danse. J’ai pratiqué tous les styles à l’époque, avant d’intégrer le « Simb ». Après quelques années d’apprentissage, j’ai décidé de chanter dans les « kassak ». J’avais une voix puissante. Mais je me suis fait connaître, en participant à un album de Youssou Ndour « Birima ». Je faisais partie des jeunes talents qu’il avait sélectionnés pour les chœurs. J’ai également participé dans l’album de Papa Ndiaye Guéwel et celui de Moussa Traoré « Niomré ». Sachant que j’avais une base solide, j’ai voulu affûter mes armes dans les soirées sénégalaises avec mon ami feu Ndongo Lô. On faisait le tour des boites de nuit, juste pour chanter. Et c’est grâce à Papa Ndiaye Guéwel que nous avons connu le succès. Talla Diagne a produit mon premier album. J’en avais sorti aussi deux autres « Doylou » et « Bakhe ». Actuellement, je viens de sortir mon quatrième album de 22 titres intitulé « Ndioukel ». Je suis en pleine promotion.

Ndongo Lô et vous étiez incontournables dans la musique sénégalaise. Comment avez-vous vécu ces moments ?
J’en avais bien profité. Et j’enchainais les tournées européennes. Mes soirées étaient très prisées par les mélomanes. Je voyais toute sorte de personne.  Le succès, en fait, c’est le nirvana ! J’avais de l’argent, beaucoup d’habits et on m’accueillait à bras ouverts dans les boites de nuit. Je rends grâce à Dieu, parce que j’ai vécu le succès avec sérénité. J’avais la tête sur les épaules. Je ne fumais pas, ni ne buvais de l’alcool. Je n’ai jamais emprunté la mauvaise voie. J’ai su garder une bonne image de moi, et c’est l’essentiel. Je suis une référence, j’en ai été conscient très tôt. Nous sommes dans un milieu très malsain. On voit du tout. D’une part, il y a les personnes malintentionnées, les menteurs, les briseurs de carrières, et les diviseurs. De l’autre, il y a les personnes riches, les marabouts et les fans. C’est donc un monde à part. Je m’en suis bien tiré, j’en rends grâce à Dieu encore.

Vous connaissez aujourd’hui une période moins faste comme beaucoup d’artistes de votre génération d’ailleurs.

Vous savez, je suis conscient que je sais chanter. J’ai fait beaucoup de pays, grâce à mon talent d’artiste. J’ai sorti des albums qui ont cartonné au Sénégal. Mais j’ai un handicap, car les producteurs se font rares. Le piratage est passé par là. Beaucoup de chanteurs de ma génération n’existent plus sur la scène musicale. Ils ne pouvaient plus tenir face au manque de moyens. Ceux qui sont là actuellement et qui occupent la scène, sont dans de grands labels. Je vais citer un, mon ami Pape Diouf. Il est au « Prince ‘Art », et est bien entouré. Waly Seck aussi est très populaire actuellement. Et, ce, grâce à une télé qui couvre ses moindres activités. Il occupe cette chaine matin, midi et soir et ne manque pas de visibilité. Les autres n’ont pas cette chance. Le privé est responsable de cette situation, il faut l’admettre. Avant, les chanteurs étaient sur un pied d’égalité vis-à-vis des médias. Aujourd’hui, on voit une télé ou un journal couvrir seulement les activités d’un artiste donné.

Finalement, cela devient un business. Ceux qui n’ont pas assez de soutiens finiront donc par se retirer. Des artistes ont quitté le pays, pour aller s’installer en Europe car ils ne parvenaient plus à gérer leur carrière musicale chez eux. De mon côté, je rends grâce à Dieu. Je ne vois pas de producteur, je ne suis pas dans un label non plus et pourtant je viens de sortir un album de 22 titres. Je me suis battu tout seul pour assurer mon retour. Je suis un fils de la banlieue, et j’ai mon public. J’étais absent, cependant, parce que j’étais parti rejoindre ma femme en Espagne. J’ai joué là-bas dans beaucoup de boites, de même qu’en France. En fait, c’était un prétexte pour préparer mon album international.

Est-ce que les jeunes artistes qui font le buzz actuellement auprès de la nouvelle génération ne vous ont pas mis sur la touche.

Nos ainés nous ont devancés dans le milieu musical. Ainsi va la vie, les générations se succèdent. Je ne crois pas que la musique soit une affaire de concurrence. C’est une passion pour moi avant tout et un métier. Dans le football, il y avait les Pelé, Platini, aujourd’hui, on parle de Messi, de Cristiano Ronaldo. Personne ne peut être au devant de la scène éternellement. Seul le bon Dieu a le titre d’éternel Numéro Un. Nous sommes sur terre pour travailler honnêtement. Et quand on est une célébrité, on doit faire de son possible pour bien gérer ses économies. Car il se peut qu’un jour, tout change. Là, on pourra, au moins, garder sa dignité et continuer de vivre paisiblement. Je trouve très normal, qu’une nouvelle génération de chanteurs arrive. Avant Youssou Ndour, Omar Péne entre autres, il y avait les Assane Ma Rokaya Samb, Samba Diabaré Samb, Ablaye Ndar Samb, Ndiaga Mbaye, Ablaye Mboup. C’est la vie qui est ainsi faite.

Certains disent que vos chansons se succèdent et se ressemblent. Ces critiques sont-elles fondées ?
J’accepte avec philosophie ces critiques. Je suis une personne humble et l’avis des autres compte beaucoup pour moi. Je ne peux pas avoir mille styles. Vous savez, je n’ai pas appris la musique, je n’ai que ma belle voix. Je suis sorti de la banlieue à travers les « Simbs ». Je le reconnais. Je n’ai pas fait l’école des Arts, et je n’ai pas appris les notes de musique. C’est normal alors que je chante le même air. Je gagne en expérience, cependant et je commence à changer. Je ne me laisse plus guider par ma belle voix. La preuve, dans mon nouvel album, j’ai fait des duos avec des Américains, Maliens, entre autres. J’ai assisté à des festivals. Je connais le genre de musique qui marche. J’essaie d’évoluer, en fait. J’écoute beaucoup la musique nigériane, ghanéenne et celle d’autres horizons.

Il se dit également que votre voix s’adapte mieux aux chants religieux. Etes-vous d’accord ?
C’est vrai ! J’ai fréquenté Moustapha Mbaye et Alla Diop, ceci explique peut-être cela. J’ai beaucoup appris à leur côté. Raison pour laquelle je peux chanter dans d’autres registres.

En tant qu’artiste reconnu, comment voyez-vous le milieu musical sénégalais ?
Le milieu musical ne marche pas. Maintenant, pour remplir les soirées, il faut offrir gratuitement des billets aux fans. Je ne peux comprendre qu’on loue une salle, qu’on fasse de  la pub, qu’on paye les musiciens, pour à la fin faire du porte-à-porte et offrir gracieusement  les billets. On offre à chaque fan 10 à 15 tickets pour remplir la salle. Cela veut dire que la musique ne marche plus. En plus, pour partir à l’assaut du Grand Théâtre, il faut chanter des personnalités. Ces derniers à leur tour vous achètent les billets, pour remplir la salle. Il y a maintenant autre chose : est considéré artiste, celui qui remplit le Grand Théâtre. Ceux qui ont échoué dans ce concours, deviennent insignifiants aux yeux des gens. Alors que l’art, c’est dans le sang. Ce n’est pas le public qui détermine l’artiste. Ça ne marche plus également, parce que les producteurs ont fui. Et c’est l’artiste lui-même qui pirate son produit en premier. Il en fait des singles et les écoule sur le marché. On essaie également d’être présent dans les réseaux sociaux. Les gens écoutent nos albums gratuitement.

Quels sont vos projets ?
Je vais fêter mon nouvel album le 15 juillet au théâtre Daniel Sorano. Je prépare également mon anniversaire au Grand Théâtre au mois de décembre ou janvier prochain. Que mes fans sachent que je suis de retour.

Propos recueillis par Absa NDONG

Last modified on mercredi, 25 mai 2016 14:13

Un nouveau programme permet de pirater des distributeurs automatiques à distance, sans support matériel. Soit pour retirer de l'argent sans débiter un compte, soit pour voler les données bancaires des utilisateurs...

Généralement, les criminels ajoutent un petit boîtier à la fente existante, qui scanne le numéro de carte qu'un utilisateur introduit pour retirer de l'argent. Une caméra permet ensuite de récupérer le code. Mais ce procédé est en train de laisser la place à une nouvelle méthode bien plus pernicieuse.

Selon le blog de l’éditeur d’antivirus Kaspersky, une équipe de hackers russes a mis au point un programme capable de soutirer de l’argent sans aucune trace et sans aucune présence physique, grâce à un logiciel. Le casse parfait, en somme.

Baptisé Backdoor.Win32.Skimer, le malware peut être installé par accès direct ou par le réseau interne de la banque. Une fois en place, il donne un accès total à la machine. Le programme n’est pas nouveau, mais ses dernières mises à jour permettent aux escrocs de se passer de CD pour l’installation.

Une fois le programme activé - en insérant une simple carte magnétique, les hackers ont alors plusieurs possibilités : retirer autant d’argent qu’ils le désirent ou collecter les données concernant les cartes bancaires des utilisateurs - incluant le code secret. C’est souvent la seconde option qui l’emporte, afin de créer de fausses cartes bancaires par la suite. Ces dernières permettront d’effectuer des retraits sur des distributeurs non infectés, rendant bien plus longue la détection de ceux qui le sont. Le logiciel peut ainsi être utilisé de longs mois avant d’être repéré.

Pour les clients, ce nouveau malware est d’autant plus problématique qu’il ne laisse aucune trace visuelle. Même en étant très attentif, il est impossible de se rendre compte de la fraude. Toujours selon Kaspersky, de nombreux distributeurs sont susceptibles d’être infectés, aux Etats-Unis, en Chine, en Russie, mais aussi en Espagne ou en France. Pour les victimes, la seule solution est de faire opposition rapidement et de prendre contact avec son agence. La banque est tenue de rembourser toutes les sommes indûment débitées.

Par le surfeur

Last modified on mercredi, 25 mai 2016 14:07

Manie made in Jolof

25 Mai 2016
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Devant une assistance s’entretenant de la citoyenneté, un enseignant à la retraite parlait, avec emphase, de sa grandeur d’âme et surtout de son savoir-vivre. Il a créé une école « sociale » (ou socialisante, pour faire plaisir à certains esprits nostalgiques !) dans son quartier afin de lutter contre la déperdition scolaire et influer sur les comportements des gens dépourvus d’urbanité. Nos petites règles de bienséance nous obligent à être polis jusqu’à l’obséquiosité parfois.  Mais, ce n’est pas vouloir les transgresser que de douter de la capacité du quidam à assurer cette mission. L’attitude dont il a fait montre lors de cette rencontre n’est pas celle qu’on attend d’un « donneur de leçons ». Alors qu’il exigeait de l’assistance qu’il conférât à ses propos une grande solennité, lui, il se permit, au moment des autres allocutions, de répondre allègrement aux appels téléphoniques, comme vautré dans sa bergère à oreillettes. De temps en temps, il déconcertait certains intervenants par ses objections soudaines et dédaigneuses. S’il faut compter sur ce singulier personnage pour redresser les esprits malfamés, battons notre coulpe ; la faillite collective est validée.

Un peuple à qui il faut apprendre les petites bonnes manières comme on les inculquerait à des sauvageons, « fais pas pipi ici, fais le là-bas », ne saurait prétendre au développement. Exiger même de ses gouvernants une certaine tenue, sans vouloir les dispenser de leurs obligations, relèverait de l’incohérence. Dakar, la capitale qui doit être la vitrine de la conscience citoyenne –car il fut un temps où les « évolués » y paradaient- ressemble à un cloaque repoussant.

Fais pas pipi ici !
On verse de l’eau au beau milieu de la rue parce que « mbeddubuur le ». Les noctambules, « médisants de la nuit », troublent le sommeil du peuple besogneux. Les dévots et autres fous de Dieu, se croyant investis d’une mission publique d’exaltation de la foi, prennent ensuite le relais. Le jour, on barre la route. Le soir, on chante à tue-tête avec un haut-parleur. Car, parait-il, les fréquences sénégalaises sont moins audibles au ciel. Il faut crier. Et le voisinage, lui, a-t-on seulement demandé l’autorisation de l’importuner ? « xewël la » (c’est la grâce divine), rétorqueront-ils …Xewël tympanique certainement ! Pour des joyeusetés ostentatoires, baptêmes, mariages et autres mondanités « trompe-misère » (passez-moi ce néologisme, Trompe-l’œil traduit mal ma pensée), on chambarde les rues. La rengaine « akhudekendo » (droits du voisin) est devenue de vieilles reliques conservées dans des îlots de résistance menacés de disparition.

Une scène cocasse s’est passée, il y a quelques temps, dans un quartier bien vivant. Les « autochtones » reprochaient à des étrangers de faire trop de bruit lors d’une soirée d’anniversaire. La réponse de l’un d’eux est à la mesure de la violence avec laquelle les jeunes rouspéteurs s’y sont pris : « depuis quand, le bruit vous dérange ? Avec vos haut-parleurs qui grognent au-dessus de nos têtes, nous pensions que le tapage nocturne vous amusait ! ». Les chamailleries ne se sont pas arrêtées pour autant mais la piquante répartie de l’«étranger » fera certainement réfléchir les esprits sensés de la bande râleuse.  Qu’elle est loin l’époque où le coup de klaxon était interdit aux heures de sieste ! La vieille garde formatée par « papa colon blanc » pleure encore les ans-de-dépendance.

Ventre bedonnant de flemmardise
Quand le naufrage du bateau le Joola est venu nous rappeler nos inconséquences et nos tendances excessives dans notre façon de concevoir le bien-être collectif, il y a eu une petite embellie bien trop éphémère. Le policier écoute subitement sa conscience. La route arrête d’être pour lui, pendant un moment, bien que court, le lieu d’anéantissement de son orgueil pour 1.000 FCfa…parfois moins. Aussi, le car rapide et le Ndiaga Ndiaye respectent le temps du deuil.

Mais c’est à croire que nos manies ne se meuvent pas seulement dans notre univers. Elles nous habitent.  Malheureusement, cette insoumission aux convenances n’est pas propre à une catégorie sociale. Ceux qu’on appelle ici pompeusement les élites ou les intellectuels aux discours pédants ne s’illustrent guère mieux. Le forum de l’administration n’aurait pas été aussi médiatisé si elle ne faisait pas l’objet de griefs justifiés. Ils n’ont pas uniquement trait à la désinvolture avec laquelle ses agents accomplissent les charges pour lesquelles ils sont payés.

L’administration, devenue pour certains « un luxueux foutoir » rebute à cause des comportements qui y sont observés. Costume, cravate, lunettes à verres correcteurs, ventre bedonnant de flemmardise, attitude condescendante…Les usagers, qui s’en offusquent quotidiennement, continueront le portrait peu flatteur. Que ceux-là, parmi eux, qui se dévouent corps et âme pour la République, domptent leur colère. Ils ne sont point visés par la caricature.


Par Alassane Aliou MBAYE

Last modified on mercredi, 25 mai 2016 13:49

La quarantaine entamée, Abdoulaye Seydou Sow est l’un des hommes politiques les plus en vue dans la capitale du Ndoucoumane. Cette notoriété, il le doit, en partie, à son engagement précoce dans le mouvement sportif, associatif et politique. Cet administrateur civil sorti en 2015 de l’Ecole nationale d’administration a, dès l’âge de 17 ans, commencé son militantisme politique au Pds.

Abdoulaye Seydou Sow est un homme politique qui compte dans la capitale du Ndoucoumane. Né au début des années 70 à Kaffrine, ce leader très populaire dans son fief, a très tôt chopé le virus de la politique. C’est à l’âge de 17 ans qu’il intègre les rangs du Parti démocratique sénégalais alors que beaucoup de jeunes prenaient la carte du parti au pouvoir de l’époque, le Ps. Lui, il était déjà fasciné par le leader de la formation libérale. Son entrée dans ce parti a été facilitée par l’ancien député de la localité, Oumar Diouf. «J’ai intégré le Pds en 1987 sous la houlette de l’ancien député Oumar Diouf. A l’époque, il y avait un désir profond de changement. On courait derrière le cortège de Me Wade », confie cette frêle silhouette qui a récemment rejoint les rangs de l’Alliance pour la République (Apr). La politique, une activité qui le fascine.

«Kaffrine était une localité pauvre. On était obligé de se battre, chaque jour, pour changer le cours de la vie. Il fallait un engagement pour renverser l’ordre préétabli. Les jeunes avaient besoin de stade, on s’est battu. On a organisé une marche en août 88 », rappelle-t-il. Les secousses intervenues au sein du Pds vers la fin des années 90 avec le départ de quelques responsables comme Ousmane Ngom ont poussé le longiligne administrateur civil à se rapprocher du Ps. Courtisé par le puissant premier secrétaire du Ps de l’époque, il quitte le parti de Me Wade et crée un mouvement de soutien à Ousmane Tanor Dieng. «Ousmane Tanor Dieng m’avait demandé de l’accompagner. C’est dans ce cadre que j’ai créé un mouvement dénommé Jeunesse sursaut. J’ai refusé de rejoindre le Parti libéral sénégalais (créé par Ousmane Ngom)», martèle M. Sow tout en précisant qu’il n’était pas un militant du Ps.  Son compagnonnage avec l’homme fort du Ps ne sera que de courte durée ; car avec l’arrivée du Pds au pouvoir en 2000, il retourne dans la maison du pape du Sopi. Modou Diagne Fada, responsable des jeunesses libérales de l’époque, l’avait convaincu de reprendre ses activités au sein du parti. « Avec quelques responsables, nous avons implanté le Pds à Kaffrine puisqu’il ne représentait pas 10% de l’électorat à l’époque dans cette partie. En 2007, nous avons été la première formation politique dans la région en termes de poids», renseigne celui que certains proches appellent affectueusement Laye Sow. Avant d’embrasser la carrière d’administrateur civil, Abdoulaye Sow a enseigné, pendant dix ans. Après son bac A3 obtenu en 1991 au Lycée technique Cheikh Ahmadou Bamba de Diourbel, il intègre la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad. Mais pour des raisons familiales, en deuxième année, il décide de se lancer dans l’enseignement. Il réussit le concours de l’Ecole de formation des instituteurs (Efi) et fut affecté à Kolda pour la formation. Son parchemin en poche, il est envoyé dans le département de Kaffrine.

Engagement précoce
Par la suite, il est chargé de cours de Français au Cem Babacar Cobar Ndao de Kaffrine entre 1993 et 2002. Avec l’avènement de la première Alternance politique en 2000, il quitte les classes en 2002 pour devenir attaché de cabinet du ministre de la Jeunesse de l’époque, Aliou Sow. Après avoir fait le cycle B de l’Ena, M. Sow est affecté au ministère de l’Assainissement puis au département de la Jeunesse où il coordonne le projet «Asc jeunes». Malgré la chute de Me Wade en 2012, il a continué à défendre le parti jusqu’au jour où, avec des responsables comme Fada, ils ont réclamé la réorganisation du Pds. Se sentant marginalisé, il met ses activités en veilleuse dans la formation libérale avant de se décider à répondre favorablement aux appels du président Macky Sall. Après avoir consulté sa base et reçu son aval, il rejoint l’Apr à la veille du Référendum de mars dernier. D’ailleurs, le chouchou des Kaffrinois dit avoir largement contribué à la victoire du Oui dans le Ndoucoumane. Aujourd’hui, il n’a qu’une ambition : faire de l’Apr, la première formation politique dans la région. «J’ai reçu l’aval de ma base. C’est pourquoi, j’ai décidé de rejoindre l’Apr. Je compte travailler pour faire du parti, la première force politique dans la commune, le département», dit-il.

Abdoulaye Sow, c’est également un engagement dans le mouvement associatif et sportif local puis national. Il a été président de l’Orcav de Kaolack (jusqu’en 2008, Kaffrine faisait partie de cette région) et premier délégué de Kaffrine à l’Oncav. Avec des amis comme le pharmacien Moustapha Diop, il est parvenu à faire renaître l’Asc Kaffrine en la faisant progresser jusqu’en ligue 2. Premier président de la ligue de Kaffrine, membre du Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Sow dirige actuellement la ligue de football amateur. Eloquent,  Abdoulaye Sow, un des vice-présidents de la Fsf,  dit avoir chopé le virus de la politique et ne pense pas arrêter un jour. «J’ai chopé le virus de la politique. Je suis un passionné. C’est pourquoi, j’ai évité soigneusement de faire administration territoriale à l’Ena.

La vie est une lutte permanente pour changer les conditions de vie des populations. Je ne pense pas arrêter un jour», précise-t-il non sans dire qu’il ne fait pas partie de ceux qui vivent de la politique. Abdoulaye Sow est retourné en 2013 à l’Ena après avoir été recalé en 2011. Sorti en 2015 comme administrateur civil, le Kaffrinois est, depuis, mis à la disposition de la présidence de la République. «C’est  un homme de défis, compétent, ouvert, très engagé pour la cause de son terroir, un amoureux du sport», confie Bourama Sadio, un professeur d’anglais qui chemine depuis 1994 avec ce monogame, père de trois enfants. « Abdoulaye Sow est généreux, il aime sa ville. Il ne pense que pour le développement de Kaffrine», renchérit El Hadji Ndiaye, le président des communicateurs traditionnels de Kaffrine. Très apprécié par la jeunesse, il est régulièrement sollicité pour parrainer des activités sportives et culturelles organisées dans son terroir.

Par Aliou KANDE

Last modified on mercredi, 25 mai 2016 13:08

Omar Diawara

25 Mai 2016
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Malgré la soixantaine bien sonnée, toujours tiré à quatre épingles, le verbe lent et un ton rassurant, Omar est surnommé « le Sénateur » par son ami Pape Ndiaye, le couturier. On peut y ajouter « du Paris by night » tellement la vie et le personnage d’Omar sont intrinsèquement liés aux mondanités parisiennes. Depuis 43 ans, il y officie au plus haut niveau. Jusqu’aujourd’hui où il tient les manettes de « Albarino », un salon- bar- restaurant de spécialités afro-latines à…, tenez-vous bien, la rue Lekain, dans le 16e arrondissement de Paris. Ce doit être probablement le seul coin « black » de ce quartier de la haute bourgeoisie française.

Auparavant, Omar aura fait ses classes au Plaza Athénée, le célèbre palace de l’avenue Montaigne, dans le « triangle d’or de Paris ». Un job décroché deux semaines seulement après son arrivée en France en 1963. Pour un autodidacte, il y apprit très vite les bonnes manières, le goût du luxe et l’art du savoir- vivre et du savoir-être à la française. Au point d’être considéré comme faisant partie des piliers du Tout-Paris des affaires et de la politique. Du parti gaulliste en particulier. Ainsi, il est très proche de Charles Pasqua dont il considère le bureau « comme (son) salon ». Tout comme il connaît bien les Chirac, Juppé, Tibéri, Dominique Baudis et autres… Il est « à tu et à toi » avec des stars comme Guillaume Durand, Michel Durrey, le Monsieur tennis de Roland Garros, Alain Delon, Jean- Paul Belmondo, le footballeur Karembeu et son épouse Adriana, les fils Mitterand (Jean-Claude), de Tibéri et de Balladur. Un de ses proches dit que « Omar a un carnet d’adresses qui vaut des milliards ». Un entregent qu’il a tissé tout au long d’un parcours pour le moins « extraordinaire ». Après douze ans de Plaza Athénée, cap sur « Keur Samba » qui a été, pendant longtemps, le rendez- vous mondain de l’Afrique- sur-Seine. Le carrefour obligé des ambassadeurs et autres ministres africains de passage à Paris. C’est là où il a connu les Pierre Goudiaby Atépa, Diagna Ndiaye qualifié « d’ami intime ». Il lui a présenté Karim Wade au Plaza Athénée où Omar est toujours bien reçu et considéré comme un pilier de la maison. Ensuite, ce fut la direction du « Rubis », qui a eu également son heure de gloire.

Selon Monsieur Omar, « c’était un lieu privilégié de rencontre entre des personnalités de la Gauche et de la Droite françaises ».

Le plus remarquable, c’est qu’Omar, un Sarakholé originaire de la région de Matam, reste « authentiquement africain ». Avec des enfants éduqués suivant les préceptes de l’Islam. Ils ont appris le Coran, ne ratent aucune prière et viennent passer leurs vacances au Fouta. Soit une vraie gageure pour un homme de la trempe d’Omar. C’est parce que lui-même donne le bon exemple. La preuve, il a emmené six de ses parents à La Mecque. Avant d’y aller, avec son épouse, comme « invités du Roi ». « A mon arrivée, raconte-t-il, j’ai trouvé un garde du corps d’un prince et fils du Roi, un ami, venu me chercher à l’aéroport dans une Rolls Royce. » Comme quoi, Omar est un Vip. Même en Arabie Saoudite...

Par Oumar BA

Last modified on mercredi, 25 mai 2016 13:01

Vive la volaille

25 Mai 2016
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Le baudet que nous voyions ployer sous les lourdes charges ou gambader dans la campagne en lançant des pets est maintenant dans nos assiettes. Qui aurait pu l’imaginer ? Depuis plusieurs semaines, au rythme des découvertes d’abattages clandestins d’ânes, le consommateur sénégalais n’est plus vraiment sûr de la viande qu’il mange. Et l’année dernière nous apprend-on,  240 tonnes de viande asine auraient été enregistrées sans qu’on nous dise dans quel sens. Même si un docteur, pour nous rassurer a soutenu que la viande d’âne n’est pas impropre à la consommation, encore faut-il que le consommateur ait la liberté de choisir en toute connaissance de cause. La consommation étant avant tout quelque chose de culturel. Et c’est maintenant que l’on se rend compte de l’importance d’avoir un secteur formel bien organisé car la viande d’âne dont on parle, emprunte les circuits informels de vente pour se retrouver sur le marché. Si l’on y ajoute une certaine propension à vouloir acheter ce qui est moins cher sans chercher à en connaître l’origine, alors les bouchers clandestins ont encore de beaux jours d’abattage devant eux. Apparemment, le service du contrôle vétérinaire n’est pas encore en mesure d’y apporter une réponse adéquate.

La cupidité étant un défaut partagé chez les humains,des pays voisins comme le Mali sont également confrontés à la vente illégale de viande d’âne.
Et en attendant que ce trafic soit démantelé, vive la volaille.

Par Ibrahima MBODJ

Last modified on mercredi, 25 mai 2016 12:51

Il y a deux décennies, Manda Douane, dans la nouvelle commune de Sinthiang Koundara (département de Vélingara), n’était qu’un pauvre hameau qui végétait dans un insolent anonymat. Aujourd’hui, cette localité traversée par la route Cedeao qui va jusqu’en Guinée est devenue, grâce à sa position stratégique et son marché hebdomadaire d’envergure sous-régionale, un véritable carrefour international. Manda poursuit timidement sa mue et n’a pas encore fini de s’agrandir.

Ceux qui connaissent bien Manda Douane n’auraient jamais osé, quelques années plus tôt, parier un seul kopeck que cette localité serait ce qu’elle est devenue, aujourd’hui. Ce hameau perdu dans l’ancienne communauté rurale de Sinthiang Koundara (département de Vélingara, région de Kolda) passée commune à la faveur de l’Acte III de la décentralisation, a connu, ces dernières années, une accélération urbanistique rapide.

Une ville animée toute l’année
Manda Douane est loin de cette bourgade jadis colonisée par ses extensions anarchiques. Comme par un coup de baguette magique, cette localité est sortie de l’anonymat dans lequel elle végétait et a réussi un modeste saut vers le progrès socioéconomique. Même si ce progrès est encore assez timide, la transformation se ressent. Manda Douane est, aujourd’hui,  devenue une ville composée de trois grands quartiers qui comptent environ 2000 habitants dont la première activité est et reste incontestablement l’agriculture. Traversée par la route Cedeao qui va jusqu’en Guinée Conakry, Manda Douane est devenu, par la force des choses, un creuset d’échanges commerciaux sous-régionaux. Frontalière avec la Gambie, le commerce s’est développée dans cette ville et le carrefour, centre de gravité des activités, est vivante toute l’année, de jour comme de nuit. Divers produits frauduleux des pays voisins sont vendus dans les nombreuses échoppes qui ont pignon sur rue.

« Au début des années 1990, Manda Douane était constituée de vastes terrains vierges et de quelques maisons et bâtiments éparpillés un peu partout. Aujourd’hui, la transformation est impressionnante, avec la construction de nouvelles maisons. Le foisonnement de boutiques, de magasins et restaurants », explique Sidy Fall, responsable des jeunes de Manda. Selon lui, Manda a eu cette chance d’être dans un département de Vélingara frontalier avec la Gambie, la Guinée Conakry et la Guinée-Bissau. « Cette position stratégique a profité à Manda qui était une bourgade plongée dans l’oubli et le marasme. Aujourd’hui, la donne a changé et sa position de ville carrefour a beaucoup joué dans la  vitesse incroyable avec laquelle elle a grandi et changé de visage », indique-t-il. Et à son avis, l’expansion sera encore plus importante dans les années à venir. Amadou Seydou Diallo, conducteur du forage de Manda, partage le même avis. Selon lui, la réhabilitation du tronçon Manda Douane-Vélingara sur environ 40 km par l’Etat a également contribué à la renaissance de cette localité. « Cette infrastructure, en plus d’améliorer la liaison routière, a favorisé le développement économique et social de la zone et a aussi permis de développer davantage les échanges avec les pays limitrophes », soutient-il. « Cette route nous a apporté une bouffée d’oxygène. Grâce à elle, le déplacement est beaucoup plus facile. Elle a également boosté le taux de fréquentation de notre marché hebdomadaire », affirme Sidy Fall.

Un développement lié au marché hebdomadaire
Le développement de Manda est, en grande partie, lié à l’éclosion de son marché hebdomadaire d’envergure sous régionale devenu le point fort de l’animation commerciale de cette nouvelle ville. Créé depuis plus de 20 ans, ce marché est devenu une tradition à Manda et un rendez-vous très respecté attirant bien au delà des limites de la ville.

Tous les mardis, le carrefour point de convergence, change de visage. Le lundi, les commerçants, grossistes et autres vendeurs occasionnels, venus d’horizons divers, prennent leurs quartiers dans la ville qui connait alors une effervescence extraordinaire. Et le jour du marché, les transporteurs déversent, à un rythme régulier, une déferlante humaine venue de partout pour faire de bonnes affaires. Manda Douane devient alors très étroit et la fluidité du trafic en prend un sacré coup. Les routes, dans tous les sens, sont bondées de voitures garées sur les accotements et les véhicules de transport se disputent la chaussée avec les vendeurs qui exploitent le moindre centimètre carré. « À Manda, la passion pour le marché est tellement importante que chaque mardi, aucune école ne fonctionne et aucune activité n’est organisée.

Tous les chemins mènent au carrefour qui est toujours aussi dynamique et constitue un lieu de vie précieux et de travail pour de nombreuses personnes », explique Sidy Fall.

Le marché de Manda représente un fort enjeu économique, selon Mamadou Sarr, un vendeur de pièces détachées, qui ajoute que les retombées, pour l’économie locale, sont incommensurables. Selon lui, l’ampleur, le volume et la diversité des échanges commerciaux laissent supposer que cet espace brasse des sommes considérables. « A tous les points de vue, le marché de Manda n’a vraiment rien à envier à son homologue de Diaobé qui existe depuis 1974 et qu’il est en train même de supplanter », assure-t-il.

Le  marché de Manda, ce n’est pas seulement une affaire de Sénégalais. Cet espace constitue un eldorado pour beaucoup de commerçants venus de la Gambie, de la Guinée Conakry et de la Guinée-Bissau qui ont délaissé celui de Diaobé qui s’est pourtant construit une belle renommée depuis quatre décennies.

Les commerçants guinéens y sont légion et proposent, en plus de l’huile de palme, divers autres produits. « Depuis plus de vingt ans, je fréquente régulièrement le marché de Diaobé. Chaque semaine, j’amène de l’huile de palme de qualité et en grande quantité. Mais les tracasseries ont fait que je me suis orienté vers Manda », note Boubacar Diallo. Ce commerçant soutient qu’il perd beaucoup d’argent en quittant Koundara pour rallier Diaobé à cause de nombreux points de contrôle. « J’ai préféré venir ici parce qu’il n’y a qu’un seul poste de Douane à franchir entre la frontière et Manda Douane. C’est donc moins contraignant », affirme-t-il. Son concitoyen, Mountaga est du même avis. « Il y a beaucoup de contrôle avant d’entrer à Diaobé. Il y a la Douane, les Eaux et Forêts, la Police. Ça fait beaucoup pour quelqu’un venu chercher des profits. A l’arrivée, quand on fait le décompte, on se rend compte que le manque à gagner est considérable », fait-il savoir.

Tout comme Diaobé, le marché de Manda est une véritable foire aux bonnes affaire, même si Mountaga Diallo reconnait que la maladie à virus Ebola qui s’était déclarée dans son pays avait quelque peu freiné l’ardeur. En effet, l’Etat du Sénégal avait pris la décision de fermer ses frontières avec ce pays. Et le préfet du département de Vélingara  avait, à travers un arrêté, imposé la fermeture du marché de Manda, tout comme celui  de Diaobé, Témento, Pakour entre autres. Du côté Sénégalais, on estime que c’était une très bonne décision, même si Manda et son marché en avaient complètement pâti. « Les activités étaient complètement au ralenti et la ville ressemblait à une ville morte », reconnait Ahmed Fall, un boutiquier installé dans la zone depuis une décennie. « Les commerçants ont beaucoup souffert et les populations aussi car elles tiraient beaucoup de revenus de ce marché ». 

Aujourd’hui, cet épisode est un vieux souvenir. Manda respire et continue de vivre au rythme de son marché et des nombreuses transactions commerciale.

Manda-Douane vit et respire également grâce à sa gare routière internationale qui dessert trois pays : le Sénégal, la Guinée et la Gambie. Cette ville est considérée, à juste titre d’ailleurs, comme l’escale guinéenne en terre sénégalaise à cause notamment du nombre important de passagers guinéens qui y transitent. 

Jadis, chauffeurs guinéens et sénégalais avaient chacun son propre garage. Mais, la commune de Sinthiang Koundara a mis fin à cette division qui avait fait naître anarchie, insécurité et manque d’hygiène notoire, en éliminant ces espaces pour regrouper tout le transport en commun dans une seule gare routière composée de plusieurs blocs, avec plusieurs destinations.

Avec une quinzaine de tableaux, la gare routière de Darou Salam Manda est très fréquentée. La Guinée se taille la part du lion avec plusieurs tableaux. Les clients en partance de Koundara, Lélémine, TimbiMadina, Leloumaa, Conakry, Mbokee ou encore Labé ne seront jamais dépaysés en y venant. D’ailleurs, le flux de passagers qui viennent d’autres localités du pays pour se rendre en Guinée Conakry est considérable. Et chaque jour, ce sont des dizaines de véhicules qui quittent Manda Douane pour rallier la capitale guinéenne et autres villes de ce pays.

Aliou Danso, président de la gare routière, magnifie l’esprit de fraternité qui unit Guinéens et Sénégalais qui vivent dans une belle harmonie. A son avis, cette infrastructure d’intérêt public vient combler un besoin longtemps ressenti par la population et les acteurs du transport. Selon M. Danso, ni Kolda encore moins Diaobé ou Vélingara chef-lieu de département n’ont une gare routière de cette envergure, qui, soutient-il, contribue fortement à l’activité économique de la ville qui ne cesse de grandir. « Cette gare routière fait vivre Manda Douane. Depuis son ouverture, elle est très convoitée aussi bien par les transporteurs que les commerçants. Et du lundi au mercredi, nous recevons beaucoup de monde grâce au marché hebdomadaire de Manda qui est très couru ».

Gare routière internationale
Ce débordement de monde appelle, selon M. Danso, à des mesures de  sécurité adaptée pour faire face. « Manda est une grande ville, mais qui n’est toujours pas raccordée au réseau électrique. Cela pose de sérieux problèmes de sécurité. C’est pourquoi notre premier souci a été d’acheter de panneaux solaires pour que la gare routière soit éclairée en permanence, mais ce n’est pas suffisant ». Ibrahima Diallo dit « Coumba Yalla », chef de ligne Conakry-Manda, est du même avis. Selon lui, le problème de la sécurité doit être une surpriorité et devrait être prise en charge par l’Etat du Sénégal. « Manda Douane reçoit beaucoup de monde, surtout les jours de marché. Le problème de sécurité se pose donc avec acuité parce qu’il y a beaucoup de gens malintentionnés qui viennent pour délester d’honnêtes citoyens de leurs biens. Et la plupart du temps, ils profitent de l’obscurité pour accomplir leurs forfaits ». En plus de l’électrification de la ville, les responsables de la gare routière veulent être appuyés dans l’édification de bloc toilettes supplémentaires pour mettre les milliers de passagers qui fréquentent cet espace dans les meilleures conditions.

Cependant, Aliou Danso a déploré le non-respect de la convention qui lie les chauffeurs guinéens et sénégalais. « Selon la convention, les chauffeurs guinéens doivent desservir les lignes Guinée-Linkéring ou Guinée-Manda, mais certains d’entre eux prolongent jusqu’à Dakar.

Une fois à la capitale, ils ne vont pas aux Baux Maraîchers, mais à la rue 25 de la Médina où ils prennent clandestinement des clients. Ce sont des pratiques illégales qui plombent nos activités », note Aliou Danso qui invite le syndicat des transporteurs à trancher cette question. « Les chauffeurs sénégalais respectent cette convention et n’iront jamais  jusqu’en Guinée. Nos homologues guinéens devraient faire de même et ne pas enfreindre les règles ».

Sur cette même dynamique, Ibrahima Diallo, membre du syndicat des transporteurs de Guinée, appelle ses concitoyens à respecter, à la lettre, cette convention. « Ce n’est pas normal que certains chauffeurs guinéens aillent jusqu’à Dakar pour amener ou emmener des clients. En agissant de la sorte, ils causent d’énormes préjudices aux chauffeurs de Manda qui devaient faire ce travail. Si ça continue, les conséquences pourraient être fâcheuses ». Il a invité les autorités guinéennes à rappeler ces chauffeurs à l’ordre et les amener à respecter les clauses de la convention. « Nous n’avons pas la moindre difficulté avec le Sénégal depuis qu’on a intégrés la gare routière de Manda. On est comme des frères. Il ne faut pas que ces pratiques malsaines viennent pourrir nos relations qui sont au beau fixe », soutient M. Diallo.

Oumar Ba, membre du bureau de la gare routière, a également plaidé pour un retour à la normal. « Entre deux pays frères, le respect d’une convention ne doit pas poser de problèmes. Les chauffeurs sénégalais n’ont jamais enfreint cette règle, donc, nos parents guinéens ne devraient pas le faire ».

Aujourd’hui, les habitants de Manda Douane sont fiers de ce qu’est devenue leur localité qui a su résister aux épreuves du temps. Et la première bataille concerne, selon eux, l’eau, l’électricité. Sur la liste des défis, figurent aussi l’assainissement, la voirie. Manda qui s’est inscrit sur la voie du développement, compte sur l’attention des pouvoirs publics pour poursuivre son essor et devenir une ville carrefour digne de ce nom.

Par Samba Oumar FALL (textes)
et Mbacké BA (photos)

Last modified on mercredi, 25 mai 2016 12:42

A la tête du groupe CCBM (Comptoir commercial Bara Mboup), référence sénégalaise en matière de commerce, Serigne Mboup est un personnage atypique du monde des affaires. Cet homme d’affaires est un « Ndongo daara » qui n’a pas été à l’école française. Sa formation professionnelle en matière de pratique entrepreneuriale et de gestion d’entreprise s’est exclusivement déroulée auprès de son père Bara Mboup qui fut un grand opérateur économique au sein de l’entreprise familiale qu’il a fondée depuis les années 1960.

A la tête du CCBM, référence en matière de commerce et d’industrie composée de dix filiales, Serigne Mboup est un homme d’affaires qui touche à tout. Président de la chambre de commerce et d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK), président de l’union nationale des Chambres de commerce du Sénégal depuis main 2015, ce friand patron veut se mesurer aux candidats pour le fauteuil de la CCIA de Dakar. Des ambitions qui lui valent de nouveaux adversaires politiques.

Pour reprendre le magazine Jeune Afrique, il est également le chantre controversé du secteur sénégalais. Son comptoir commercial a été au milieu d’une affaire de falsification de spécifications techniques portant sur 97 véhicules destinés au ministère sénégalais de l’Education. Une autre mésaventure en 2014 de cette entreprise a tourné autour de l’attribution des marchés publics.

En effet, en partenariat avec des multinationales comme Samsung ou Volkswagen ou avec l’État sénégalais, la stratégie du Groupe a toujours été de mettre à la disposition de ses clients des produits de consommation aux prix les plus compétitifs.

Son crédo, la préférence nationale
Pour lui, le secteur privé national d’un pays sous-développé comme le Sénégal doit être protégé, soutenu et promu sans complexe par l’État. Car il est capable de créer suffisamment de richesse et d’emplois pour les Sénégalais. Ainsi, l’homme d’affaires préconise l’aménagement des mécanismes législatifs de partenariat entre le privé national et le privé étranger.

Née à partir d’un petit commerce en 1960, cette entreprise est, à l’origine, spécialisée dans l’importation de produits essentiellement alimentaires. Avec un flair aigu des affaires, le Saloum-Saloum (ressortissants de la région de Kaolack, sa ville natale) en a fait un holding très diversifié. CCBM est aujourd’hui présent dans des activités aussi variées que la distribution de produits alimentaires, l’automobile, l’immobilier, les centres commerciaux, l’électroménager, le transport, la microfinance, l’agriculture.

Mboup fils a investi également dans le secteur des médias. Le président fondateur du groupe CCBM holding et patron du groupe « Univers médias » présent dans le paysage médiatique depuis plus d’une décennie, est l’actuel propriétaire du groupe de presse « Siweul » qui détient deux fréquences radios, un quotidien et un site internet. Ainsi, il est le patron d’une agence de Communication, « Le point » et la radio Koum-koum sans oublier la télévision et la radio régionale du Sine saloum TVS qui émettent depuis juillet 2014.

(Source Magazine Jeune Afrique, les sites spécialisés et Léral.net).
Par Marame Coumba Seck

Ces derniers temps, les forces de sécurité font du bon boulot en démantelant plusieurs gangs aux activités délictuelles les plus diverses. Voleurs, agresseurs, vendeurs de viande d’âne… sont exhibés devant à la presse, les mains menottées et tournant le dos. Seulement, on se demande s’il est vraiment nécessaire de préserver l’anonymat de ces bandits en ne montrant pas leur visage. A mon avis, il faut que tout le monde puisse voir la tête de ces individus qui tuent, violent et volent. Cela aurait l’avantage de permettre aux populations de pouvoir les reconnaitre dans la rue, de prendre leurs précautions et même d’alerter la police ou la gendarmerie dès qu’ils commencent à roder dans un endroit. Et qu’on n’invoque surtout pas le respect des droits humains pour garantir l’anonymat à ces délinquants appréhendés pour des délits graves. Sur la balance, les droits et la vie des honnêtes citoyens sont plus dignes d’être défendus que ceux de ces bandits impénitents qui répandent partout l’insécurité.
* Anonymat

Par Ibrahima MBODJ

Un hacker russe a piraté 272 millions d’adresses mail pour les revendre au marché noir, accompagnées des données personnelles des titulaires des comptes. Il s’agirait d’un des plus grands détournements de données de ce type. Parmi les services de messagerie concernée par cette faille de sécurité, on trouve des plateformes utilisées dans le monde entier, comme Yahoo ou Gmail. Vendus pour un euro symbolique.

C’est la société Hold Security qui a repéré le piratage, raconte Reuters. Sur des forums spécialisés, le pirate se vantait en effet d’avoir à sa disposition près d’un milliard de comptes mail à vendre, qui lui avaient au passage permis de voler des milliers de données personnelles. Plus intéressé par la gloire que par le profit, le hacker proposait l’ensemble pour un euro.

Hold Security aurait alors réussi à récupérer une grande partie des informations volées en flattant le Russe à travers des messages admiratifs sur les forums fréquentés par le voleur. En effet, la société de sécurité informatique refuse par principe toute transaction avec les hackers.

Par le surfeur

Un modèle de main artificielle développé par le Darpa (Agence américaine des projets de recherche avancés sur la défense) a été présenté, ce mercredi, au Pentagone (États-Unis). Johnny Matheny, le porteur de la prothèse, contrôle cette dernière avec son cerveau, qui envoie un message à ses nerfs puis au membre artificiel. Après des débuts difficiles, le blessé maîtrise maintenant beaucoup mieux l’engin noir et métallique. « Au début, il faut penser assez fort pour réussir chaque mouvement mais maintenant ça me vient naturellement, je n’ai même pas à y penser », explique Johnny Matheny.

Avec plus de 1.600 soldats américains amputés pendant les guerres d’Irak et d’Afghanistan, le département de la Défense américain et son agence de recherche se sont logiquement investis dans le développement de projets pour aider les mutilés. Dont des prothèses innovantes, comme celles permettant de retrouver le sens du toucher.

Le modèle utilisé par Johnny Matheny, lui, s’accroche directement sur un socle métallique placé chirurgicalement sur l’os du bras, là où il a été coupé. Toujours à l’état expérimental, la prothèse n’a pas encore reçu toutes les autorisations réglementaires.

Par le surfeur

Les 5 alliés de votre transit

20 Mai 2016
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Quinze à 35 % des adultes seraient régulièrement sujets à la constipation, les femmes étant les premières touchées. Pour venir à bout de ce désagrément, des aliments adaptés et un minimum d'activité physique suffisent souvent. Voici cinq conseils pour restaurer le transit intestinal.

La digestion n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Le stress, les changements de mode de vie ou d'alimentation, ainsi que certaines périodes de la vie (grossesse, ménopause), peuvent perturber le transit intestinal. Avec pour conséquences inconfort abdominal, ballonnements et constipation, surtout chez les femmes… Heureusement dans la plupart des cas, quelques mesures simples permettent de tout remettre en ordre.

Diversifiez les sources de fibres
En plus de contrôler l'appétit, les fibres augmentent le volume des selles en retenant l'eau dans l'intestin, ce qui accélère le transit. Or, notre alimentation contient généralement trop peu de fibres : en moyenne, nous en consommons 6 à 20 g par jour, alors que les apports recommandés sont de 30 g au moins.

Pour corriger le tir, il est conseillé d'augmenter la consommation de céréales complètes, par exemple en choisissant du pain complet, qui apporte trois fois plus de fibres que le pain blanc.
Autre source majeure de fibres : les légumes secs, dont la consommation a été divisée par dix en un siècle ! Lentilles, haricots blancs ou rouges, pois chiches contiennent 10 à 15 % de fibres végétales (contre 9 % pour le pain complet) en plus d'une forte teneur en protéines. Les noix et fruits secs (abricots, pruneaux, figues) sont aussi de bonnes options.

Mais si les fibres sont un bon remède à la constipation passagère, il faut toutefois augmenter leur consommation de façon graduelle, car leur fermentation dans le tube digestif risque d'entraîner des ballonnements.

Des fruits et légumes frais tous les jours
On ne le dira jamais assez, il faut manger cinq  fruits et légumes par jour ! Outre leurs apports en vitamines et minéraux, les fruits et surtout les légumes frais sont une bonne source de fibres. Ils facilitent également le transit intestinal grâce à leur teneur en eau et en éléments naturellement « laxatifs », comme le sorbitol. En cas de constipation, mangez donc sans compter salades, melon, agrumes, légumes verts (courgettes, épinards, poireaux…).
Mais attention aux crudités ! En cas de ballonnements, privilégiez les légumes cuits, plus faciles à digérer.

L'hydratation, alliée incontournable du transit
En cas de constipation, il ne faut pas hésiter à boire encore plus que d'habitude. Une bonne hydratation permet d'augmenter le volume du contenu intestinal et de favoriser la régularité des selles.

En plus des fruits et légumes frais, qui contiennent entre 80 et 95 % d'eau, il est conseillé de boire chaque jour un à deux litres de boissons non sucrées et non gazeuses : eau, tisanes, soupes… Les eaux de source riches en magnésium sont également à privilégier pour leur effet laxatif naturel.

Les probiotiques ont fait leur preuve
Les gastro-entérologues parlent de plus en plus des bienfaits des probiotiques. Ces micro-organismes vivants ont un effet bénéfique sur le système digestif, puisqu'ils viennent renforcer la flore déjà présente dans notre intestin, constituée de quelques 100 000 milliards de bactéries indispensables à la digestion ! Chaque probiotique a son action propre, certains ayant prouvé leur efficacité contre la diarrhée, les allergies, l' intolérance au lactose… D'autres ont fait leurs preuves dans le traitement du syndrome de l'intestin irritable, caractérisé par des maux de ventre et des troubles du transit. Au quotidien, on trouve des probiotiques dans les produits laitiers, les plus "célèbres" étant les lactobacillus et les bifidobactéries. Ainsi, pour faciliter le transit, la consommation régulière de yaourts et de laits fermentés est une habitude à prendre.

Faites travailler les abdos !
Si une bonne alimentation est nécessaire pour lutter contre la constipation, il ne faut pas pour autant négliger le sport. C'est prouvé : l'activité physique stimule le transit intestinal, en particulier lorsque les muscles abdominaux sont sollicités. En pratique, il est conseillé de faire chaque jour au minimum l'équivalent de 30  minutes de marche rapide. Tous les choix sont possibles, à commencer par le jogging, la natation et tout ce qui renforce la sangle abdominale.
Sources :

http://www.doctissimo.fr/

Abdoul Mbaye : un ACT amer

20 Mai 2016
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Abdoul Mbaye, 63 ans, a lancé l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) afin de conquérir le pouvoir. Pour 2019, c’est le candidat que l’on n’attendait certainement pas. Et pour cause ! Invité de l’émission « Les Affaires de la cité » de la Tfm alors qu’il était encore Premier ministre, il avait confié sur le ton de la certitude : «Ce que je sais, c’est que je suis au service d’une ambition présidentielle : il s’agit de Son Excellence le Président Macky Sall. Il est là pour cinq ans. Premier ministre ou pas – prenez bonne note de ce que je vous dis –, je l’aiderai à se faire réélire et à rester dix ans. Alors au bout de dix ans, moi, je serai suffisamment vieux pour aller cette fois définitivement à la retraite dont on m’a tiré il y a quelques années ». On avait pris bonne note, mais le voilà qui nous oblige à défiler les pages de notre bloc-notes pour retrouver les mots de son engagement en faveur du président Macky Sall.

C’est pourquoi on ne lui pardonne pas, dans les cercles du pouvoir, d’avoir défié l’APR et son patron ? Les attaques contre l’ancien Premier ministre sont rudes. Au beffroi. Une manière, sans doute, de lui signifier que le monde de la politique est très éloigné des salons feutrés de la finance. Un homme averti… Abdoul Mbaye, né le 13 avril 1953 à Dakar, est un homme d'affaires, banquier et désormais homme politique sénégalais qui a occupé les fonctions de directeur général de la Banque de l'habitat du Sénégal (BHS), de la Banque sénégalo-tunisienne (BST) et d'Attijari Bank du Sénégal avant d'être nommé Premier ministre par le président de la République Macky Sall le 3 avril 2012. Il est limogé le 1er septembre 2013.

Par Sidy DIOP


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