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Booba : Le « mauvais garçon » bien aimé !

18 Mai 2016
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Elie Yaffa  dit Booba est né en 1976, à Sèvres. Son père est d’origine sénégalaise.  Il grandit à Meudon-la-Forêt et passe une partie de son enfance à Boulogne-Billancourt. Après le divorce de ses parents, vers 10 ans, il s’installe avec sa mère à Cagnes-sur-Mer.  L’été, il va au camping à la Colle-sur-Loup. «On prenait la voiture, pas l’avion, on n’allait pas à Chamonix dans les hôtels de luxe, et voilà.» C’était une «vie de base» : «On travaille, on prend notre salaire et avec ça on se démerde, on gratte les aides, tout ça quoi», confie t-il aux journalistes du quotidien français  Libération. Mentionner son nom fait souvent fuir le vis-à-vis, d'abord les filles effrayées par sa vulgarité, puis les  allergiques au hip hop, les bien-pensants qui méprisent son arrogance et ceux pour  qui le rap est mort, depuis longtemps.  Avec le sourire, il  apprécie  déplaire au plus grand nombre. Et pourtant,  depuis dix ans, le rappeur de Boulogne vend chaque album à une ou plusieurs centaines de milliers d'exemplaires,  à une époque où le disque d'or ne récompense plus que 50.000 galettes écoulées. Qu'on l'aime ou pas, Booba  s’impose.

Sa mère est blanche, elle travaille sur les bateaux. Elle est secrétaire. Le père est noir, il existe de loin en loin, c’est le monde de la nuit, on raconte qu’il a été mannequin, qu’il a fait de la musique, des percussions.  La  première est toujours présente, le second vit au Sénégal,  son pays d’origine.

Booba  est allé pour la première fois à Dakar à 10 ans, visiter l’île de Gorée. Il est rentre  du Sénégal avec un pseudo, diminutif du nom d’un cousin de là-bas, Boubacar. Au collège, c’est l’élève du fond, celui qui dort près du radiateur. Il n’écrit pas encore, sinon les rédactions imposées. «En français, j’étais pas très bon. Des fois je croyais que j’étais bon, mais non. Des fois tu crois que t’es bon et en fait t’as un onze», dit-il dans Libération.

Booba  découvre   les Etats-Unis à 14 ans, à l’occasion d’un séjour linguistique prolongé en année d’échanges dans une famille à Detroit. Le rêve est resté américain. S’il fait référence à Aimé Césaire, c’est qu’il sait que «c’est un bon». Son rapport à l’écriture, instinctif, immédiat, il l’a appris «en écoutant de la musique, en écoutant d’autres écrivains» - lapsus ? Il cite Bob Marley, Trenet, Renaud, Nas, Public Enemy, «des flashs, des univers, des ambiances». C’est ce qu’il cherche à créer, dans un français «pas du tout scolaire».

Entre chaque album, l'artiste publie en effet une mixtape officielle compilant  nouvelles versions et collaborations diverses. Soit une bonne occasion d'expliquer une fois pour toutes pourquoi Booba domine encore le rap,  mais surtout, reste  au royaume de la chanson française.

Par Oumar BA

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