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Abdoulaye Diao, un surdoué aux talents multiples !

01 Fév 2018
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Abdoulaye Diao, Pdg d’International Trading Oil and Commodities (Itoc), a lancé récemment la banque « Outarde ». Banque Outarde devient ainsi la 25e banque du Sénégal et est dotée d’un capital initial de 14 milliards de francs Cfa. Ce qui la met bien au-dessus de la norme sous-régionale qui est de 10 milliards de FCFA. L’établissement bancaire dont le siège est à Dakar soutiendra prioritairement les petites et moyennes entreprises (Pme) et les petites et moyennes industries (Pmi) du Sénégal.

Surnommé « Baba », il est à la fois l’un des hommes d’affaires les plus prospères et les plus discrets du pays. Il cultive cette posture de discrétion souvent commune aux hommes nantis. Né à Thiès, Abdoulaye Diao acquiert dès le lycée une réputation de surdoué. Après avoir décroché la mention Très bien au baccalauréat, il obtient une bourse d’études et atterrit en 1968 au lycée parisien Louis-le-Grand. Quelques années plus tard, il obtient les diplômes d’ingénieur de l’École centrale de Lille et de l’Institut français du pétrole (Ifp), mais aussi une licence de sciences physiques et de sciences économiques. De retour au Sénégal, il intègre l’administration sénégalaise et devient premier conseiller technique dans le cabinet de Cheikh Hamidou Kane, ministre chargé de l’Énergie et des Hydrocarbures et par ailleurs écrivain, auteur de «L’Aventure ambiguë». En 1981, on lui demande de jeter les bases de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). Mais, une fois sa mission accomplie, il quitte l’administration.

Abdoulaye Diao s’est fait tout seul. Rien n’était acquis d’avance. Il a fallu batailler ferme. Né à Thiès, il a vécu dans une famille démunie. Sa jeunesse n’a pas été toute rose. Seulement, il était très brillant à l’école, se classant toujours premier de sa classe. A son retour au Sénégal, c’est le Président Senghor qui s’occupe de sa carrière, toujours subjugué par le talent de cet enfant. On lui donne un logement en plein centre ville et Senghor le reçoit tout jeune. Il est chargé d’écrire les premiers statuts de ce qui deviendra, quelques années plus tard, Petrosen. Nous sommes aux environs de 1972. C’était la belle époque. Il écrit les textes régissant Petrosen, pratiquement les mêmes jusqu’à présent, qui du reste orientent l’exploitation pétrolière au Sénégal. De conseiller au ministère, il quitte finalement pour le privé et travaille avec Cheikh Fall, l’ancien président de Air Afrique dans sa société de négoce et de transit. Il y reste quelques années, avant de lancer en 1985, la société International Trade Oil and shipping (Itoc).

Oumar BA

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