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L’homme, un animal persécuté ?

05 Fév 2018
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Le producteur de cinéma Harvey Weinstein est tombé aux Etats-Unis, victime de souvenirs tardifs d’actrices dont beaucoup ont certainement cherché ses faveurs pour faire avancer leur carrière.

En France, le brillant prêcheur musulman Tariq Ramadan, terreur des médias mainstream, a été mis en examen pour « viol » sur des femmes au récit bien flou et peu convaincant. Et tant d’autres encore. Cette vague puritaine qui a quitté les rivages de l’Amérique portée par le hashtag Me Too, a frappé les côtes de l’Europe (en devenant Dénonce ton porc, en France), risque de briser la relation naturelle qui a toujours existé entre les hommes et les femmes. L’homme est sur le point d’être un gibier de chasse à courre dont le moindre regard posé sur une femme peut déclencher la sonnerie du cor. Si le viol est un acte indigne qui doit être sévèrement puni, la notion d’ « agression sexuelle » qui est le plus souvent utilisée par les accusatrices pour tourmenter leurs bourreaux désignés est des plus extensibles. Cela va du regard insistant à la conjonction sexuelle imposée, en passant des seins effleurés, des fesses pincées ou un baiser refusé sans compter les affabulations. Et le plus grave dans tout cela, point n’est besoin de faits irréfragables, mais une simple accusation suffit pour couvrir un homme d’opprobre et même briser sa carrière.

L’adolescente timide et mal dans sa peau, devenue femme peut puiser dans cette période lointaine de sa vie et accuser un professeur qui lui donnait de mauvaises notes. Tout comme une postulante à un emploi dont le dossier a été rejeté peut dire que l’employeur a cherché à bénéficier de ses faveurs sexuelles.

Dans ces sociétés, un système dystopique est en train de se mettre en place en créant un champ de mines dans les relations sentimentales entres hommes et femmes. Un pays scandinave exige même la signature des deux partenaires comme preuve de leur acceptation pour éviter une accusation de viol après coup. C’est pour condamner ces dérives ridicules qu’une centaine de femmes françaises dont Catherine Deneuve et Brigitte Bardot ont signé une tribune. Mme Deneuve défend même « la liberté d’importuner » des hommes. Chez nous, cette nouvelle Inquisition dont les hommes sont au ban des sorcières n’a pas encore cours même si mimétisme aidant, cela n’est pas à exclure. Nous devons protéger les femmes et filles de notre pays contre les prédateurs sexuels mais gardons de déclencher une guerre des sexes, étrangère à notre culture africaine.

Par Ibrahima MBODJ

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