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Coumba Gawlo vs Viviane Chidid

19 Fév 2018
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Difficile de comparer Coumba Gawlo à une artiste de sa génération. Elle a le chant dans le sang. Pas comme ces filles qui se forcent à pousser la chansonnette pour faire le buzz ou pour exister dans un monde qui célèbre à la fois les originaux et leurs pâles copies. On en a vu qui vendent leur généreuse poitrine, d’autres qui exhibent leurs belles jambes ou leurs affriolantes rondeurs. Coumba Gawlo n’est pas de ce monde. Sa belle plastique est pour elle un détail, mais son talent s’impose à tous. « Voix d’or du Sénégal » à 14 ans déjà, elle est la première artiste sénégalaise à décrocher le très couru disque d’or (son album Yomalé produit en 1998 lui a valu un double disque d’or (Belgique) et de platine (France). Gawlo de naissance, la diva qui compte plus d’une trentaine d’années sur la scène musicale sénégalaise est devenue un symbole pour beaucoup de jeunes filles qui commencent à croire qu’à force de travail, la réussite peut sonner à toutes les portes. Artiste aux récompenses nombreuses, Coumba Gawlo a décidé de mettre son aura au service des bonnes causes. Et, récemment, elle a enfourché le cheval de la lutte contre la migration clandestine. « Rester en Afrique, y travailler et y réussir » est son nouveau slogan qui mobilise nombre de jeunes en quête de réussite. Elle n’a jamais voulu s’exiler malgré les opportunités et sa réussite est typiquement africaine. De quoi inspirer les plus jeunes.

Quid de Viviane Chidid ? La jeune mbouroise a fait une entrée fracassante dans la sphère musicale sénégalaise en intégrant le Super Etoile de Youssou Ndour. Son mariage avec Bouba Ndour ainsi devenu son manager et ses premières productions ont révélé une artiste de grand talent, mais sa musique, réplique « mbalakhisée » de grandes chansons comme « Shama lama ding dong » d’Otis Redding, manquait d’originalité. Paradoxalement, son divorce avec son mari de producteur semble lui avoir montré la voie. Son dernier opus, «Wuyuma»,  aux sonorités panafricaines, à mi-chemin entre R&B et mbalax a été enregistré entre Dakar, Paris et Los Angeles. « Mon ambition est d’aller encore plus loin dans ma musique », déclarait-elle lors d’une récente conférence de presse donnée à Dakar dans le cadre de la sortie de son dernier single, Yakaar. Elle ne regrettera certainement pas d’avoir chanté « Mariage forcé » dans cet album. Dans ce succès musical, la chanteuse fait un plaidoyer contre le mariage des jeunes filles. Ce tube a pesé sur la balance dans le choix d’ONU Femmes qui a nommé l’artiste sénégalaise ambassadrice de l’organisation. Viviane ne cache pas son ambition. Elle voudrait être la deuxième artiste sénégalaise à décrocher un disque d’or. Un objectif largement dans ses cordes. Coumba Gawlo a montré et débroussaillé le chemin : le mbalakh pur et dur ne mène pas loin. Il faut s’ouvrir au monde pour élargir son horizon.

 

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