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La vie rêvée des sœurs Sora du Mali

19 Fév 2018
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Belles, riches et célèbres, ces trois jeunes femmes divertissent les Maliens en racontant leur train de vie dispendieux sur les réseaux sociaux. Leur notoriété dépasse désormais les frontières du pays.

Les sœurs Sora sont au cœur des discussions à Bamako : Diaba, 35 ans, Moussou, 32 ans, et Koudeidja, 22 ans. L’exposition permanente de leur train de vie opulent sur les réseaux sociaux leur vaut le surnom de sœurs Kardashian du Mali, et cela, bien au-delà des frontières de leur pays natal. En moins de trois ans, ces jet-setteuses, portées sur le faste et le voyeurisme tous azimuts, se sont ainsi constitué une large communauté de spectateurs virtuels à l’affût de leurs moindres faits et gestes, pour peu qu’ils aient un smartphone connecté à internet. Moussou est une adepte des escarpins Giuseppe Zanotti, manucurée à point et arborant toujours un tissage impeccable, affiche un style qu’elle décrit comme « chic ». Ajoutez à cela un rouge à lèvres violet électrique, des lunettes de soleil Fendi, une peau décapée, une veste tailleur, des leggins trop serrés, et, bien entendu, une poitrine plantureuse qu’elle laisse volontiers apparaître… « Sexy, c’est ce que je suis », lance-t-elle.

Sa petite sœur, Koudeidja, tranche avec son côté introverti. Tout comme les clichés qui défilent sur son compte Instagram, suivi par plus de 100.000 personnes. Régulièrement en vacances à Miami ou à Los Angeles, la benjamine affectionne les clichés dans de grosses cylindrées. À Bamako, elle est connue pour être la compagne de l’homme d’affaires fortuné Mama Lah, petit-fils du célèbre vendeur de bazin feu Gagny Lah. La vedette du clan est Diaba Sora, suivie par 146.000 personnes sur Instagram. Depuis deux ans environ, elle y affiche ses courbes, ses tenues affriolantes, ses dernières emplettes (chaussures, sacs et autres accessoires griffés Dior, Louboutin, Chanel ou Versace), ses séances de maquillage et la Range Rover dans laquelle elle circule dans la capitale malienne. Les trois sœurs ont dans l’idée de monter une agence d’événementiel et, surtout, une application mobile consacrée au lifestyle et à la mode. Une pluralité d’entreprises à l’image, justement, de leurs idoles, les sœurs Kardashian, dont l’empire doit beaucoup à la téléréalité et… aux réseaux sociaux. Mais quand on les interroge sur la source de leurs revenus, elles bottent en touche.

Une e-réputation transnationale
Cette surprenante notoriété leur vaut aussi quelques rumeurs rocambolesques : un ministre sénégalais aurait proposé à Diaba 1 million de FCfa afin de s’attirer ses faveurs, Moussou aurait été arrêtée à Dakar pour trafic de drogue… Mais le clan Sora fait fi des critiques et de ce qu’il assimile à des ragots, parfois relayés par des médias du pays.

Les sœurs Sora ne sont, cependant, pas les seules jet-setteuses à occuper le terrain des réseaux sociaux au Mali. La fratrie doit, en effet, se frotter à la concurrence de Dede Poulo. Aussi présente sur Snapchat, cette dernière comptabilise plus de 60.000 followers sur Instagram et près de 35.000 abonnés à son compte Facebook personnel.

 

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