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Baaba Maal, une voix pour le cinéma

26 Fév 2018
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Baba Maal se signale, une nouvelle de fois, avec la musique du film « Black Panther ». Sa voix y retentit de façon nette, audible et authentique. Mais ce n’est pas une première.

Dernier opus des studios Marvel, filiale du géant Disney, Black Panther a été réalisé par le metteur en scène afro-américain Ryan Coogler (Creed, Fruitvale Station). Il s'est entouré d'acteurs noirs, parmi les plus charismatiques et prisés d'Hollywood, dont Chadwick Boseman, l'oscarisée Lupita Nyong'o, Angela Bassett, Forest Whitaker, Daniel Kaluuya... Qualifié de «phénoménal» par la présentatrice Oprah Winfrey, Black Panther ne semble pas avoir fini de surprendre.

Sa bande originale connaît un succès tout aussi impressionnant. Supervisée par Kendrick Lamar, qui vient de raffler cinq Grammy Awards, elle réunit le gratin du rap et du R&B. De The Weekend en passant par SZA, Khalid et James Blake. Black Panther: The Album fait ainsi son entrée à la première place du Billboard 200, le classement des meilleures ventes d'albums aux États-Unis. Selon le site musical américain, il s'agirait de l'un des meilleurs démarrages pour une bande originale depuis plus d'un an. Plus de 154.000 exemplaires se sont écoulés en une semaine, dont 52.000 albums physiques. Le dernier record était détenu par celle de Suicide Squad, s'était vendu à 182.000 exemplaires durant la dernière semaine d'août, l'été dernier.

Pour nous Sénégalais, la particularité de ce film réside dans la participation de Baba Maal dont la voix y retentit de façon nette, audible et authentique. Le son du tama sénégalais, qui ronchonne à quelques endroits, aussi. Cette ouverture vers le Sénégal rend crédible la trame, un blockbuster politique et social dans une Afrique magnifiée. Black Panther, c’est avant tout l’histoire d’un pays africain qui domine toutes les autres nations du monde, mais dont nul n’a jamais entendu parler, car il se protège farouchement contre toute intrusion extérieure.

Pour l’auteur de la musique du film, Ludwig Göransson, c’était une évidence. Il était important pour lui de puiser son inspiration dans les racines africaines. « J’ai fait un voyage de recherche d’un mois en Afrique, un de mes amis m’a mis en contact avec l’artiste Baba Maal et il nous a invités à venir avec lui », raconte-t-il.

Plus de 10 films à succès
Au Sénégal, le Roi du Yela est un artiste comme les autres mais sur le plan international, il est l’un des rares à briller dans le cinéma. Sa musique a été utilisée dans près de dix films à succès : une consécration. Même si les réseaux sociaux ont amplifié le buzz autour de sa contribution dans ce film, peu savent que Baaba Maal est un habitué des soundtracks de films. Depuis sa participation en 1988 à l’album Passion de Peter Gabriel qui compile les musiques du film The Last Temptation of Christ, Baaba Maal enchaîne les succès dans le domaine du cinéma.

Au Sénégal, sa musique est associée au film culte de Sembène, Guelewar en 1998. La même année son tube Call to Prayer avec Peter Gabriel est joué dans le film Why do fools fall in love où Halle Berry est l’actrice principale. En 2014, il participe à la musique du film Exodus : Gods and Kings de Ridley Scott. En 2001, il avait réalisé deux titres dans le film phénoménal Black Hawk Down (La Chute du faucon Noir) et toute la musique du jeu vidéo Far Cry 2. En 2001, sa chanson Souka Nayo est entendu dans la série culte Sex in the City et en 2002, le même titre fait partie des musiques du film Just a Kiss de Fisher Stevens.

En 2011, il compose la musique du documentaire Life in a Day (Documentary). Baba Maal a aussi été reconnu par la BBC Music en 2014 avec sa contribution au remake de The Beach Boys song « God Only Knows ». En 2016, il est en featuring avec d’autres artistes américains dans le premier épisode de la série télévisé The Tonight Show Starring Jimmy Fallon (TV Series). Sa voix, son timbre vocal et sa maîtrise de la musique font de lui l’un des meilleurs ambassadeurs de la culture africaine.

Sidy DIOP

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