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Femmes d’influence : Ces leaders féminins qui font bouger les lignes

08 Mar 2018
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A l’occasion de la Journée internationale des femmes, célébrée aujourd’hui, votre magazine « Grand air » dresse le profil de femmes d’influence qui, au Sénégal, agissent sur le cours des événements, pèsent sur les décisions et s’offrent en exemples à leurs compatriotes. Pas forcément très médiatisées, elles évoluent, pour la plupart, dans le monde des affaires et partagent le même souci : la promotion de la femme.

Par Sidy DIOP

MOUSSOUKORO DIOP, INGENIEUR INFORMATIQUE ACTIVISTE DU DIGITAL
Moussoukoro DiopIngénieur en informatique, digital manager de fonction, Founder & Ceo de l’agence digitale africaine « Digital Mousso », membre du Réseau des blogueurs du Sénégal, Moussoukoro s’active dans plusieurs domaines pour faire bouger les lignes.

Après son baccalauréat S2, obtenu à la Maison d’éducation Mariama Bâ de Gorée, Moussoukoro s’est spécialisée dans l’informatique.

En mars 2015, elle a été élue parmi les femmes digitales de l’année.

Dans le Forbes Afrique du mois de juin 2015, elle a été citée comme une des rares femmes d’Afrique de l’Ouest à innover dans le domaine du digital.

Activiste, elle a participé à l’organisation du 1er forum Africtivistes à Dakar, à plusieurs combats au Sénégal comme le 23 juin, #NonAuMur, #SenStopEbola, #AfricaSaysNo, #BringBackOurgirls, etc. Elle est, aujourd’hui, très engagée dans la scolarisation des jeunes filles, la lutte contre les maltraitances subies par les femmes et pour une meilleure formation des femmes sur les réseaux sociaux et leur meilleure implication dans les Tic.

SARAH DIOUF : LA MODE À L’HEURE DE LA MIXITÉ
Photographe, rédactrice en chef, chef d’entreprise, styliste, directrice artistique de Tongoro Studio… l’éclectisme de Sarah Diouf impressionne. En effet, cette jeune parisienne d’origine sénégalaise fait partie de cette nouvelle génération d’afro-descendants qui essayent de participer à l’essor du continent africain au niveau culturel et artistique.

Née à Paris, elle a longtemps vécu dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan. De retour à Paris, elle fait ses études dans une Business school et se consacre à la communication. En 2009, elle lance Ghubar Magazine (www.ghubar-magazine.com), magazine de mode digital qui valorise en même temps l’image de la beauté noire. Sarah remporte pour son travail de fondatrice & rédactrice en chef un Cosmopolitan Style awards en 2010. Jamais fatiguée, elle se consacre à l’agence Spread360 pour laquelle elle apporte son expertise en matière de mode et de l’univers des médias. En mai 2014, elle est nominée au Women4Africa dans la catégorie « International media woman ». Inspirée par les success story de Asos ou NastyGal, elle lance sa propre marque de vêtements : Tongoro. Un label qui prône la mixité entre mode africaine et mode occidentale. Début 2015, elle lance un autre magazine : Le magazine Noir, magazine de mode, beauté & lifestyle africain.

AISSA DIONE, STYLISTE : DE FIL EN AIGUILLE
Aissa DionneReconnue pour son travail et sa ténacité, Aïssa Dione est une femme condamnée à la réussite ! Du national à l’international, elle avale tout sur son passage et prouve que l’entrepreneuriat, même risqué, finit toujours par payer tant qu’on a une conviction aussi profonde que notre être. Chic et élégante, cette femme de 66 ans est designer et artiste formée aux Beaux-arts à Paris. Franco-sénégalaise, elle rallie ses deux cultures à son art et apporte ainsi sa touche personnelle dans toutes ses créations. Ses études artistiques lui permettent de vivre de ses tableaux qu’elle crée et vend en faisant du porte-à-porte. Ce culot finit par la mener vers ce qui est devenue, aujourd’hui, une entreprise florissante, Aïssa Dione Tissu, fondée en 1992. Elle se révolte que l’Afrique envoie de bonnes choses et récupère les textiles usés via des associations comme Emmaüs.

Elle s’agace du manque d’intérêt que le peuple sénégalais a pour ses propres produits. Elle refuse le scepticisme des financiers qui ne croient pas au développement du textile au Sénégal. Bien que cette filière ait disparu depuis trois décennies, elle ne s’avoue pas vaincu. Elle persiste et signe qu’en donnant la possibilité aux ouvriers tisserands, ils peuvent relancer le secteur du textile en Afrique de l’Ouest en utilisant le savoir-faire postcolonial qui est le tissage traditionnel d’origine mandjaque.

Aïssa Dione est avant tout une femme très engagée dans ce qu’elle fait. Elle travaille pour le Sénégal et l’Afrique tout entière. Grâce à ses tissus et ses meubles contemporains, elle a conquis les plus grands couturiers et décorateurs du monde. Elle est reconnue dans le milieu international du luxe et de la décoration haut de gamme. Ses produits se vendent aussi bien bon marché que dans des showrooms new-yorkais, parisiens, ou encore au Siao de Ouagadougou. Les grandes maisons, telles que Hermès, le Metropolitan Museum of Art, Fendi ou encore Christian Lacroix lui ont passé commande. Elle est nommée championne du textile sénégalais et a son portrait dressé par Forbes.

AÏSHA DEME, FONDATRICE D’AGENDAKAR.COM : LE WEB AU SERVICE DE L’ART
Aïsha Dème a été nommée à la 4ème Assemblée générale annuelle (Aga) de l’organisation panafricaine qui s’est tenue à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 10 novembre. L’une des membres fondateurs de l’organisation, Aïsha a précédemment siégé au conseil de la Miaf en tant que vice-présidente de 2014 à 2016. Elle faisait également partie du premier comité de gestion de l’organisation créée en 2012. De plus, elle a travaillé étroitement avec le Comité de Contenu établi en 2015. Aïsha Dème possède une vaste expérience dans le secteur des médias et des arts. En tant que gestionnaire culturel, son expertise est largement reconnue au Sénégal. En 2009, elle a cofondé Agendakar.com, la première plateforme web dédiée aux arts et à la culture dans le pays. Elle a travaillé avec des organisations comme la Biennale de Dakar, Amnesty international, Oxfam et Save the children.

Après avoir obtenu un diplôme en informatique à l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar, Aïsha Dème a été employée de banque pendant 5 ans. Mais, elle décida de s’éloigner du secteur bancaire pour se lancer dans la promotion des arts. Elle a également fait une Maîtrise en communication. Le Miaf a été fondé en 2013 au Kenya pour prendre en charge le projet Music In Africa, initié en 2011 par la Fondation Siemens avec le Goethe-Institut et des partenaires de toute l’Afrique. La mission de l’organisation est de soutenir le secteur de la musique africaine en favorisant l’échange de connaissances et en créant des opportunités et des capacités pour ceux qui opèrent dans le secteur.

FRANCINE AWA PIPIEN, PROFESSION : INFLUENCEUSE
Francine PipienFrancine Awa Pipien a grandi entre Kaolack et Dakar. Après son Bac, elle est allée étudier à Paris. Après des expériences dans le digital en agence chez Performics (Publicis) et dans le label de musique Jive Epic (Sony Music), elle a travaillé 5 années avec la chaine d’informations Africa24. De retour au Sénégal, en 2014, elle partage désormais son temps entre le monde de la musique​ (Responsable et coordinatrice du projet Excuse my wolof 2 de l’artiste Nix) et des médias​ ​(Country manager du média AfrikMag Sénégal (Afrimediawe). À moyen terme, elle souhaite mettre en place un projet qui mêlera « média » et « création de contenu ». L’idée part d’une conviction très claire : « Nous, Africains, sommes devant la responsabilité de nous réapproprier notre parole et de raconter nos propres histoires selon nos codes, nos vécus et nos visions ».

BINETA DIOP, PRESIDENTE DE L’ONG « FEMMES AFRICA SOLIDARITE » : UNE COMBATTANTE POUR LE DROIT DES FEMMES
Elle est la fondatrice et présidente de l’Ong « Femmes africa solidarité » (Fas). Elle a initié de nombreux programmes en faveur de la paix dont une initiative sur les femmes, la paix et la sécurité qui a aboutit à la création d’un important mouvement de femmes en Afrique de l’Ouest, le « Réseau des femmes du fleuve Mano pour la paix » (Marwopnet) qui fut récompensé par le Prix des droits de l’Homme de l’Assemblée générale des Nations unies en 2003. Bineta Diop a dirigé des équipes d’observation électorale dans des pays post-conflits comme au Liberia ainsi que des missions de solidarité en faveur des femmes en situation de crise comme ce fut le cas en Guinée. Elle a facilité le dialogue pour la paix entre les femmes, notamment durant le processus de négociation de la paix au Burundi et en République démocratique du Congo (Rdc). Elle a aussi joué un rôle déterminant dans l’adoption du principe de parité entre les sexes par la Commission de l’Union africaine en 2003 ; ce qui a permis la nomination de 5 commissaires féminins ainsi que l’adoption du Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, relatif aux droits des femmes (Maputo – 2003) et de la « Déclaration solennelle pour l’égalité de genre en Afrique » (juillet 2004). En 2011, le Times Magazine l’a classée parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde et, en 2012, l’University of peace (Up) lui a décerné le titre de Docteur « honoris causa » dans le domaine des études de la paix internationale. Elle figure aussi parmi « ceux qui dirigent et construisent » « Le Forum des 100 personnalités qui font la Suisse » publié par l’Hebdo.


ADAMA NDIAYE DITE ADAMA PARIS : PAPESSE DES BLACK FASHION WEEK
Adama ParisEn créant, en 2002, la Dakar fashion week, Adama Ndiaye, 38 ans, est devenue l’une des principales figures de la mode sur le continent. Depuis 2010, elle organise des Black fashion weeks à Montréal, Prague, Bahia et Paris.

Critiquée en France pour son supposé communautarisme, la styliste laisse dire : « La Black fashion week, c’est d’abord une histoire de culture, pas de couleur. D’ailleurs, la mode n’a pas de couleur ».
Née à Kinshasa de parents sénégalais, Adama Ndiaye a attrapé le virus de la mode alors qu’elle débutait, en France, une carrière dans la banque. À 23 ans, elle crée sa ligne de vêtements, qu’elle baptise du surnom que lui donne sa famille : « Adama Paris ».

Adepte d’une tendance « afropolitaine » métissant l’enracinement africain et les cultures urbaines occidentales, celle qui partage sa vie entre Los Angeles, Paris et Dakar multiplie les initiatives : elle a créé les Trophées de la mode africaine et lancé, en avril 2014, Fashion Africa Tv, la première chaîne de télévision africaine 100 % mode.

AMY SARR FALL, DIRECTRICE D’INTELLIGENCES MAGAZINE : L’INTELLIGENTE
Titulaire d’une double Licence en communication internationale et en administration des affaires internationales, Amy Sarr Fall est la première femme à diriger une entreprise de presse.

Directrice de publication d’Intelligences Magazine qu’elle a monté en 2010, elle a organisé la cérémonie de consécration inédite des 50 Femmes sénégalaises leaders d'exception et la tournée du leadership féminin qui la conduira auprès des femmes rurales du pays. Plus récemment, elle a organisé la Grande rentrée citoyenne au Grand théâtre qui a permis de mobiliser plus de 1800 jeunes, dans l'esprit de promouvoir les valeurs de la citoyenneté et de l'excellence. Mais, si Amy Sarr Fall est réellement populaire, elle excelle dans sa capacité à décrocher des interviews de grandes personnalités : Le Dalaï Lama, Abdoulaye Wade, Jacob Zuma, Michaëlle Jean, etc.

KHADY DIOR NDIAYE, DIRECTRICE GENERALE DE CITIBANK COTE D’IVOIRE : LE CHARME DE LA BANQUIÈRE
Khady Dior NdiayeCette Sénégalaise a été à la tête d’une des banques internationales les plus prestigieuses de la place de Dakar : Citibank Sénégal. Diplômée de la Georgetown university school of foreign services, titulaire d’un Bachelor en commerce international et économie et d’un Executive Mba de Hec Paris, elle démarre sa carrière dans l’institution américaine en 1997 avec Citibank Côte d’Ivoire, à Abidjan, où elle est recrutée comme trader. Par la suite, elle occupe plusieurs fonctions au sein du département de la trésorerie. En 2008, elle est nommée directrice de l’exploitation avec comme responsabilités la gestion du portefeuille de Citi Côte d’Ivoire et des relations avec la clientèle. En 2011, elle s’installe au Sénégal où elle prend en charge la direction du département des services transactionnels. Un an plus tard, fin 2012, elle est nommée directrice générale de Citibank Sénégal, leader dans l’émission d’obligations.
Elle occupe, depuis mars 2017, le poste de responsable pays de Citi en Côte d’Ivoire, en plus de ses fonctions de directeur régional Afrique de l’Ouest et centrale.

AGNES NDIOGOYE : LE SOURIRE DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE
« Ce n’est pas facile de diriger des hommes, des femmes et des ados. Les caractères ne sont pas les mêmes et il faut gérer les humeurs ». Mais, Agnès Ndiogoye se sent parfaitement à l’aise dans son travail. « Je n’ai rien que je ne mérite pas. Ce n’est pas surprenant, j’ai gravi les échelons pour en arriver là », explique-t-elle. Elle est la première femme nommée à la tête de la Direction de la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis, la première femme lieutenant et la première femme inspectrice (le grade le plus élevé) de l’administration pénitentiaire. Elle n’en est pas arrivée là grâce à un joli brushing ou des hauts talons. Elle a dû persévérer deux fois plus que ses camarades hommes. Devenue tour à tour première femme à accéder au poste de contrôleur, ensuite lieutenant, avant de devenir inspecteur, elle a dirigé, pendant longtemps, la Maison d’arrêt pour femmes (Maf) de Liberté 6. Elle connait bien l’univers carcéral pour avoir servi à Rebeuss, à la Maf et maintenant à Saint-Louis où elle trône à la tête de la Mac. Son expertise est même connue hors de nos frontières. En 2009, elle a participé à l’élaboration des règles sur les femmes en détention à Bangkok. Elle a récemment terminé un stage pratique de 21 jours à l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap) de France. Agnès est une femme de caractère qui mène ses agents et ses détenus avec une main de fer dans un gant de velours.

EVELYNE TALL, DG ADJOINTE D’ECOBANK : THE BOSS
Evelyne TallSon profil peu courant (Licence en anglais et diplôme de l’École d’administration et de direction des affaires à Paris) ne l’a pas empêchée de devenir, en janvier 2012, numéro deux du groupe Ecobank. C’est à cette native de Saint-Louis, au Sénégal, que les directeurs généraux des 33 filiales rendent compte. C’est elle qui veille au maintien des bonnes relations avec les autorités politiques et financières de chaque pays d’implantation.

Depuis 2012,  Evelyne Tall est le numéro deux d’Ecobank, plus grand réseau bancaire d’Afrique subsaharienne avec une présence dans 36 pays. Après dix-sept années chez Citibank à Dakar, elle a rejoint le groupe en 1998 avant d’en gravir patiemment les échelons.

Directrice générale adjointe au Mali, puis directrice générale pour le Mali et le Sénégal, elle a ensuite supervisé la région Afrique de l’Ouest francophone avant de se hisser au poste de directrice générale adjointe. L’intégration économique du continent, indépendamment des aires linguistiques ou monétaires, conformément à l’ambition panafricaine du groupe ; mais aussi la bancarisation et l’éducation financière des populations, afin de permettre aux Pme-Pmi de « présenter des dossiers bankable », sont ses priorités.

ANTA BABACAR NGOM BATHILY, DIRECTRICE GENERALE DE SEDIMA GROUP : L’HÉRITIÈRE
Sa position ne laisse personne indifférent autant par le paradoxe que constitue sa jeunesse, son statut de femme et chef d’une grande entreprise de 33 milliards de FCfa de chiffre d’affaires. Autant d’atouts qui doivent lui servir à accomplir sa mission : celle de faire de l’entreprise familiale une multinationale.

Sedima Group est leader sur le marché sénégalais de l’aviculture. Avec plus 40 ans d’existence, le groupe est aussi actif dans l’immobilier, le bâtiment et, depuis 2014, dans la minoterie. Anta Babacar est née et a grandi dans la ferme familiale de Malika, aux côtés de son père, Babacar Ngom, président-fondateur de Sedima Group. Auprès de ce guide et mentor, elle a très tôt acquis les valeurs intrinsèques du management. Diplômée en Master 1 en économie à York university de Toronto, elle obtient un Master 2 en management international de projets et Ntic à Paris Dauphine. Enfin, elle valide son Executive Mba en communication à Sciences Po Paris.

Forte de ces expériences, elle rentre au pays pour rejoindre l’entreprise familiale où elle gravit, un à un, les échelons pour encore se former et répondre au mieux à ses exigences managériales. Nominée par Forbes Afrique parmi les leaders africains de moins de 30 ans en 2015, Mme Bathily a aussi été citée, par Choiseul, parmi les 100 futurs leaders économiques. En 2016, le Medef lui décerne un Business awards lors du Sommet France-Afrique à Bamako. Elle a démarré le plus grand abattoir de la sous-région, abattant 4.000 poulets/heure, via un projet d’intégration avec les éleveurs locaux. Elle lance, toujours en 2016, le projet Sedima Mali, comme début du déploiement dans le reste de l’Afrique.

Mme Bathily ambitionne de faire coter en Bourse le groupe Sedima, gage, dit-elle, du modèle de réussite de l’entreprise familiale, devenue grande, à l’image des grands groupes occidentaux.

NAYE BATHILY, BUREAU DES RELATIONS EXTERIEURES DE LA BM : UNE FILLE DE GAUCHISTE À HARVARD
Naye Bathily« J’ai débarqué aux États-Unis sans parler un mot d’anglais, sans connaître personne ». Aujourd’hui, Nayé Bathily compte parmi les 100 personnalités africaines les plus importantes (classement NewAfrican 2017). « Je suis une Africaine qui vit en Europe, qui a étudié en Amérique, qui voyage en Asie, qui voyage partout… J’ai été au Brésil récemment ». Née à Birmingham (Royaume-Uni), elle a vécu son enfance à Dakar « dans une famille très militante et engagée ». Son père, le Professeur d’université Abdoulaye Bathily, est alors un farouche opposant au pouvoir sénégalais. Formée à Harvard, au sein de la Kennedy school of government, l’équivalent de l’Ena française, elle y préparea un Master of public administration. Son cursus initial aurait pu la destiner à une carrière bancaire exclusivement dédiée au secteur privé, mais sa vocation, elle le sait, est de travailler pour le secteur public. Parmi ses camarades d’études, de futurs acteurs de la transformation du continent africain ou d’autres contrées qui sont devenus gouverneur de Kaduna au Nigeria ou ministre dans le gouvernement de la Jamaïque.

Depuis trois ans, Nayé Bathily dirige, à Paris, le département de la Banque mondiale chargé des relations avec les Parlements des pays du monde entier qui sollicitent une aide financière. La Banque a, en effet, pris conscience que l’aide ne passait plus désormais par les seuls gouvernements. Dans de nombreux pays, les prêts et les opérations de financement conclus avec les institutions internationales doivent être ratifiés par les Parlements. « On ne peut même pas parler d’aide, mais de partenariat ! Dans un monde interconnecté, aider l’Afrique, c’est s’aider soi-même », défend-elle.

Par Sidy DIOP

Last modified on jeudi, 08 mars 2018 09:49
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