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Songdé Diouf : Le philosophe, le viol et les indignés

22 Mar 2018
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«On a le droit de tout penser, mais tout dire c’est autre chose». Songdé Diouf a appris à ses dépens, cette vérité de Philippe Bigler. Depuis deux semaines, le chroniqueur de l’émission hebdomadaire « Jakkaarlo » de la Tfm est pris dans un maelström médiatique dont il aurait sans doute bien aimé se passer. Hélas, il devra tenir bon dans cette tempête aussi soudaine que violente au moins jusqu’au 27 mars prochain date de son procès que lui a intenté un groupe de féministes. Le crime de Songdé Diouf ? Avoir déclaré que certaines femmes, par leur accoutrement, s’exposaient au viol. Bien évidemment, auparavant, il avait pris le temps de condamner avec vigueur cet acte ignoble. Coupant ainsi la « poire en deux », pour reprendre ses propos. Il n’en fallait pas plus pour qu’on le qualifiât d’apologiste du viol. Tout simplement. Lui, le si brillant enseignant, modèle pour des générations d’élèves du lycée Limamoulaye et de Dakar, connu et reconnu pour ses belles réflexions et son sens de la mesure sur le plateau de cette émission, se retrouve ainsi, du jour au lendemain, lynché sur les réseaux sociaux. Même ceux qui ont tenté de « comprendre le sens de son propos », en ont pris pour leur grade.

La guerre des mots entre les « Songdephiles » et les « Songdephobes » pour reprendre les termes du perspicace journaliste du Témoin Serigne Saliou Guèye fait alors rage. Un vaste mouvement féministe, par la magie des réseaux sociaux, se forme. Et c’est lui qui est à l’origine de la procédure judiciaire déclenchée contre le sieur Diouf. On retrouve dans cet aréopage, des universitaires, des chefs d’entreprise, des étudiantes ou encore de simples femmes au foyer qui se sont senties « violés » par le discours du professeur. Dans la foulée, une pétition anti-Songdé recueille, en quelques heures, plus de 6000 signatures. Malgré une vidéo dans laquelle il « reprécisait » sa pensée, la tempête n’est pas retombée. Ses détracteurs s’attendaient plutôt à des excuses. Elles ne viendront jamais. Du moins pour l’instant. Les dommages collatéraux n’ont pas tardé. Le présentateur de l’émission « Jakkaarlo », dont la complicité avec Songdé Diouf est un secret de polichinelle, a préféré démissionner de la Tfm (avant de se retracter) après que Bouba Ndour, directeur des Programmes de cette chaîne mais aussi chroniqueur dans cette même émission, a fait une sortie à la radio où il semblait se désolidariser du professeur.

Elhadji Ibrahima THIAM

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