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Le coupable joint

03 Mai 2018
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Plusieurs études scientifiques suggèrent que le cannabis pourrait être responsable d'une schizophrénie chez certaines personnes prédisposées. C'est ainsi qu'une enquête suédoise, menée sur 50 000 conscrits pendant une période de 25 ans, souligne que le risque de schizophrénie est multiplié par deux chez les consommateurs occasionnels. Chez les fumeurs réguliers et/ou ayant commencé à fumer jeunes, ce risque augmente proportionnellement à l’âge et à la consommation. Le raisonnement est le suivant : le cannabis, en agissant sur les récepteurs du cerveau, trouble le traitement de l'information du fumeur. Or la schizophrénie repose sur l'incapacité du malade à traiter les informations de son environnement réel. Comme toute question liée au haschich, cette hypothèse, ni confirmée ni infirmée, est sujette à débat dans la communauté scientifique. C'est la vieille histoire de l'œuf et de la poule. Ainsi, selon une autre hypothèse, le haschich ne sert qu'à calmer les signes précurseurs de la maladie (angoisse, insomnie, etc.) qui existent déjà chez le patient. Il n'y aurait donc pas de causalité entre haschich et schizophrénie. Chez nous, nombre de personnes sont convaincus, sans s’appuyer sur la science, que le joint fait péter les plombs. Pas besoin de leur faire un dessin : la schizo est un trouble psychique, un parent si proche de la folie.

Par Sidy DIOP

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