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Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, présidera, ce jeudi 22 septembre à 10 heures, à Saly, à l’ouverture officielle d’un séminaire d’échanges et de partage sur le Code de la presse.

Selon un communiqué, ce séminaire de concertation sur le Code de la presse se déroulera du 22 au 24 septembre et réunira les acteurs de la presse, les institutions, les organismes, entre autres, pour échanger autour d’un large consensus sur les contenus du document.

La rencontre réunira toutes les organisations professionnelles des médias sans exclusive et des personnalités des médias au Sénégal. Les anciens ministres en charge de la Communication au Sénégal et les différentes institutions telles que l’Assemblée nationale du Sénégal prendront également part au séminaire.

Au terme de ces journées de réflexion, le document sera remis au Conseil des ministres pour validation et ensuite transmis à l’Assemblée nationale.

 

La seconde édition du festival « Pencum Niani » (les palabres de Niani) compte montrer la diversité culturelle de ce département de la région de Tambacounda. Payar, le centre du Sénégal, les vestiges de Mansa Kimintang Kamara, l’épopée glorieux du royaume du Niani… seront parcourus et visité par le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye, qui a promis de participer à ses rencontres entre Mandingues, Peulhs, Wolofs, Sérères et Kognaguis.

Le Conseil départemental de Koumpentoum a tenu une rencontre, présidée par le préfet Demba Touré, pour une évaluation de la 1ère édition du festival « Pencum Niani » organisée au mois de décembre 2015. Il s’agissait aussi de lancer l’acte 2 de cet événement prévu du 29 au 31 décembre à Koumpentoum. M. Touré, tout en rappelant que ce festival doit être une affaire de toute la communauté, a mis l’accent sur l’adhésion des communes du département à ce festival, appelées en à faire une affaire personnelle. Par conséquent, elles doivent être impliquées dans l’organisation.

Le président du Conseil départemental de Koumpentoum, l’honorable député Oumar Sy, initiateur et maître d’œuvre du festival, de souligner que « Pencum Niani » est un concept mis en place par ledit Conseil en vue de revisiter l’histoire et la tradition du Niani et du Wouly. Une occasion de discuter avec les populations pour que chaque communauté se voit à travers sa culture et constate en l’autre sa différence et ses similitudes. Il s’agit donc d’organiser trois jours de festivités, de rencontres, de réflexions et de communions. Et ce, à travers des activités. Des visites sont, de ce fait, prévues à Payar, au nord du département, où est implantée la borne qui marque le centre du pays, ensuite au sud, Ndoungoussine, une des capitales du royaume du Niani. Malgré les problèmes de recouvrement du budget rencontrés durant l’organisation du premier festival, le président Sy est convaincu que la seconde édition, qui se tiendra du 29 au 31 décembre 2016, aura un cachet particulier, eu égard aux engagements du ministre de la Culture et sa participation personnelle au projet. Oumar Sy a rappelé que Mbagnick Ndiaye a promis de séjourner à Koumpentoum pendant la période du festival pour visiter les différents sites historiques du département. Car rares sont les Sénégalais qui savent que le centre du pays se trouve à Payar, un village du département de Koumpentoum. Ce sera aussi l’occasion pour le ministre de la Culture de visiter le Niani dans sa globalité mais aussi sa diversité culturelle.

C’est un président du comité d’organisation plus que jamais engagé à réussir cette manifestation culturelle qui est, à ses yeux, la seule occasion pour ressortir les véritables facettes du Niani. Il peut sans nul doute compter sur le soutien du nouveau préfet qui en fait un sacerdoce. Pour le député Oumar Sy, l’organisation de la deuxième édition du festival « Pencum Niani » entre dans le cadre de la consolidation et d’un approfondissement des activités vers la construction d’un produit culturel, touristique, communicationnel et de promotion des potentialités que regorge le département de Koumpentoum. Il s’agit aussi de proposer les opportunités d’affaires aux bailleurs et partenaires nationaux et internationaux à travers des produits touristiques de grande valeur culturelle. L’acte sera ainsi inscrit dans l’agenda du pays.

Pape Demba SIDIBE

La première édition du Salon d’art contemporain du Mali, Ségou’Art, est prévue ce week-end à Ségou. L’objectif de cette manifestation dédiée aux talents émergents de l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs est d’offrir à ces jeunes artistes plus de visibilité.

La ville de Ségou, au Mali, va vibrer au rythme de la création d’art africain contemporain du 23 au 25 septembre. La première édition du Salon d’art contemporain du Mali, Ségou’Art, va réunir, à la fin de cette semaine, des amateurs d’art, collectionneurs, critiques d’art et galeristes autour des œuvres des jeunes talents émergents de l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs. L’objectif de ce rendez-vous dédié à l’art, informe un communiqué, est d’offrir plus de « visibilité à la création contemporaine des artistes de la nouvelle génération du Mali et d’ailleurs ».

Mais également d’offrir une opportunité aux amateurs d’art de « se sentir concernés par la production artistique local et d’élargir le marché à la production des jeunes talents ». Le Sénégal sera représenté par les artistes Mbaye Babacar Diouf dont l’humain est au centre de sa création, le plasticien, sculpteur et vidéaste Alioune Guèye ainsi que le jeune photographe et réalisateur Guistaw Fall. D’autres artistes, venus de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Bénin, du Burkina, prendront également part à l’édition 2016 du Ségou’Art, dans le cadre de l’exposition internationale des talents émergents.

Quant à l’exposition du Mali, elle regroupera une quinzaine de jeunes talents maliens. L’édition de cette année accordera également une place de choix à l’art dans la cité. En effet, il est prévu plus d’une vingtaine d’expositions « Off ».

Le Ségou’Art 2016 sera également ponctuée par un séminaire sur le thème : « Promotion de l’art contemporain africain ». Par ailleurs, pour ce qui est des distinctions, quatre institutions vont offrir des prix. Il s’agit du Prix du ministère de la Culture, du Prix de la Fondation festival sur le Niger, du Prix du Palais des Beaux-arts de Bruxelles et enfin du Prix du Centre Soleil d’Afrique. Ces distinctions permettront de primer les quatre meilleurs jeunes talents.

Ibrahima BA

Le torchon brûle entre les transporteurs et la mairie de Kolda. Les chauffeurs déplorent le mauvais état de la nouvelle gare routière qui manque de tout, notamment de l’éclairage public, de l’entretien des toilettes mais aussi un mauvais état des voies. Ils demandent à rencontrer le maire pour qu’une solution définitive soit trouvée.

Les transporteurs de Kolda sont très remontés contre les autorités municipales. Ils dénoncent le mauvais état de la nouvelle gare routière qui a été ouverte il y a environ trois mois seulement. Ils s’insurgent contre le manque d’entretien des toilettes, l’absence d’éclairage public et le mauvais état des voies de circulation. Ils veulent rencontrer le maire Abdoulaye Bibi Baldé pour lui faire part de leur déception et solliciter son intervention pour mettre fin à cette situation. Ils estiment que les responsables qu’il a laissés sur place ne sont pas en mesure de régler ce problème. « Chaque deux semaines, les toilettes sont pleines parce que le fossé a une profondeur d’un mètre seulement. Depuis deux mois, les voyageurs et transporteurs sont obligés d’aller dans les toilettes en brousse ou dans les maisons d’autrui. C’est vilain », fustige Abdoulaye Manko, vice-président de la gare routière. « En tant que responsables de la gare routière, nous avons été mêmes menacés par les chauffeurs qui nous demandent pourquoi nous avons accepté de rejoindre cette gare dans ces conditions-là », déclare-t-il. Il se dit déçu par l’attitude de la mairie qui n’a pas tenu les promesses qu’elle avait faites lors des différentes rencontres avec les responsables des transporteurs. Pour le Secrétaire général de la mairie, Abdoulaye Diao, à l’impossible, nul n’est tenu. « Le camion de vidange est embourbé depuis quelques temps dans le quartier Gadapara. Et c’est le seul qui fait ce travail à Kolda. Pour ce qui concerne les voies, nous avons envoyé 6 camions chargés de graviers sur place pour remblayer les trous. Nous avons aussi mis des lampes pour l’éclairage de la gare routière », déclare-t-il. Les propos du représentant du Conseil municipal sont battus en brèche par les chauffeurs trouvés hier à la gare routière.

D’après ce conducteur de 7 places, les usagers sont obligés d’aller se soulager en plein air derrière la gare routière. Ils n’osent plus entrer dans les toilettes à cause de l’odeur nauséabonde qu’elles dégagent et de la présence de larves. Les chauffeurs de Kolda avaient décidé de ne plus verser la taxe municipale à partir de ce lundi pour protester contre l’incapacité de la mairie à trouver une solution à leurs doléances, avant d’y renoncer. Ils s’insurgent également contre l’attitude de leurs responsables syndicaux qui ont accepté de rejoindre la nouvelle gare alors que les conditions minimales de travail ne sont pas réunies. Des passagers rencontrés sur place se joignent également à ce concert de protestations pour dénoncer le mauvais état de la gare routière.

Mamadou Aliou DIALLO

Samba Kâ, plus connu sous le nom de Alhousseynou Diallo, directeur de cabinet du ministre de l'Economie, des Finances et du Plan, a été intronisé 23ème Ardo de Goudoude, localité située dans le département de Matam.

L’Ardo est un chef coutumier peulh qui a pour rôle de diriger ses compatriotes. Il est aussi chargé de gérer les intérêts de sa communauté, de les défendre mais aussi de régler les conflits sociaux. Après son intronisation, le nouvel Ardo Samba Kâ a promis de servir loyalement la communauté et de continuer à servir l'Etat, pour la réussite des projets du chef de l'Etat. Il est le 23ème ardo de Goudoude. La cérémonie d’intronisation s’est déroulée en présence du ministre du budget Birima Mangara qui représentait le ministre de l'Economie, des Finances et du Plan. Des chefs coutumiers et religieux dont le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Mahtar Diop, Cheikh Oumar Tall, représentant de la famille Omarienne, ont aussi pris part à la cérémonie. Le ministre des Technologies, de l’Information et de la Communication (Tic) Yaya Abdoul Kane et le député Farba Ngom, originaires de la localité, ont promis d’accompagner le nouvel Ardo. Les deux personnalités ont d’ailleurs souhaité la bienvenue à l’ensemble des délégations qui ont fait le déplacement pour cette cérémonie traditionnelle. Des anciens ministres de l'Economie et des Finances sous Abdou Diouf, Pape Ousmane Sakho et Mohamed El Moustapha Diagne et le premier conseiller en finances du président de la République, Macky Sall, Amadou Kane, se sont aussi rendus dans la localité de Samba Ka pour le féliciter et lui rendre hommage. Le général chef d'état-major des forces armées Mamadou Sow, les généraux Abou Thiam, Cheikh Sène, commandant de Gie territoriale, ont fait la même chose, note l’auteur du communiqué. Le Secrétaire général du ministère de l'Economie et des Finances, les directeurs généraux de L'Apix, du Fonsis, du Fongip, l'Agent judiciaire de l'Etat, le directeur du Patrimoine culturel ainsi que des  conseillers techniques du ministère de l'Economie ont tous fait le déplacement pour soutenir leur collègue. L'artiste Baba Maal, ami d'enfance du nouvel Ardo, a honoré de sa présence la cérémonie d'ouverture en animant une soirée culturelle au bénéfice des populations.


Oumar BA

Le Premier ministre français, Manuel Valls, dit se retrouver dans les propos de Macky Sall qui estime que la réponse au terrorisme doit s’éloigner de la « stigmatisation » des musulmans qui sont aussi les premières victimes de ce terrorisme.

’’La conscience universelle doit nous amener à traiter la riposte au terrorisme de la façon la plus appropriée. Une riposte qui doit nous éloigner de la stigmatisation. Nous devons comprendre que les premières victimes du terrorisme sont les musulmans. Il faut éviter les amalgames. Ce n’est pas l’Islam qui est en jeu. La réponse face au terrorisme n’est certainement pas d’exacerber le choc des civilisations ou le choc des religions », avait déclaré le chef de l’Etat sénégalais, le 12 septembre 2016, à l’occasion de la célébration de l’Aïd el Kébir.

Invité par Jeune Afrique à réagir sur ces propos de Macky Sall, M. Valls a déclaré : « (…) c’est ce que je répète inlassablement depuis janvier 2015. Je me retrouve totalement dans les propos de Macky Sall qui est un ami et un grand dirigeant. J’ai toujours rappelé que les premières victimes du fondamentalisme étaient les musulmans ». « C’est vrai partout dans le monde, au Moyen-Orient, en Afrique. Dans les attentats de Paris, de Nice, il y avait parmi les victimes des musulmans. Ce que cherchent les jihadistes, c’est de créer, dans nos sociétés, les conditions d’une guerre civile dans laquelle les musulmans sont pris en otage, car courant le risque d’être assimilé à l’islamisme radical », a dit Manuel Valls qui s’apprête à entamer une tournée africaine qui le mènera à Dakar, Accra, Lomé et Abidjan.

« Je le répète : la République protège et protègera les musulmans de France et je n’accepterai aucun amalgame. Il faut s’élever contre le populisme notamment d’une partie de la droite française qui alimente une confusion entre regroupement familial, immigration, réfugiés et terrorisme et donc à la fin des fins, entre musulmans et terrorisme », a ajouté le Premier ministre français.

(APS) 

Des investisseurs chinois de la province du Heilongjian séjournent actuellement au Sénégal sur invitation du ministère de l’Industrie et des Mines à la demande du Groupe Atepa. Regroupés au sein de l’Association Longtai pour la promotion de l’économie industrielle de cette province, ils ont décidé de contribuer à la réalisation des projets du Plan Sénégal émergent (Pse) par l’érection d’un parc industriel sino-sénégalais d’un montant de 500 millions de dollars, soit près de 293 milliards de FCfa.

Le Sénégal peut compter sur les investisseurs chinois pour la réalisation des projets du Plan Sénégal émergent (Pse). Une délégation d’hommes d’affaires de la province du Heilongjiang séjourne dans notre pays sur invitation du ministère de l’Industrie et des Mines à la demande du Groupe Atepa pour finaliser cet important projet. Ces investisseurs sont membres de l’Association Longtai pour la promotion de l’économie industrielle de la province du Heilongjiang. Hier, au cours d’une rencontre au siège du Groupe Atepa, Qin Si Hai, l’un des chefs de délégation a expliqué que leur ambition est de répondre à l’appel du chef de l’Etat Macky Sall qui souhaite une coopération gagnant-gagnant entre la Chine et les pays africains. Ainsi, pour concrétiser cet appel, ils souhaitent créer un parc industriel sino-sénégalais d’un coût de 500 millions de dollars, soit près de 293 milliards de FCfa. Ce parc industriel comprendra plusieurs unités industrielles. Ces investisseurs convaincus que notre système de transport ne répond plus aux normes avec des bus vieux et polluants, comptent installer une unité de montage d’autobus et de véhicules utilitaires.

Selon M. Qin Si Hai, ces autobus électriques, seront dotés d’une technologie de pointe pour réduire la pollution. «Nous considérons que l’Afrique n’est pas un marché pour absorber des produits d’occasion. Nous comptons introduire des autobus modernes, sûrs et qui respectent l’environnement », a-t-il assuré. La santé constitue aussi un secteur qui intéresse les Chinois de la province du Heilongjiang. Dans ce cadre, ils ont prévu d’installer des unités de fabrication d’équipements médicaux et de produits pharmaceutiques à base de plantes naturelles. Avec ces unités industrielles, soutient M. Hai, le coût des médicaments sera moins cher et les Sénégalais pourront se soigner plus facilement. Outre le transport et la santé, ces hommes d’affaires comptent investir dans l’agriculture. Ils disent avoir constaté que le niveau de modernisation et de mécanisation de notre agriculture est encore faible. Dans le parc industriel, il est prévu une usine de fabrication d’équipements agricoles et d’intrants comme l’engrais. Le textile, l’agroalimentaire, les infrastructures ne seront pas laissés en rade. « Avec ce parc industriel qui sera réalisé en trois phases, nous comptons créer des milliers d’emplois dont les 90% seront occupés par des Sénégalais», a précisé Qin Si Hai. Il souligne que les investisseurs n’attendent que l’autorisation des autorités sénégalaises pour démarrer la réalisation du projet. L’Association Longtai pour la Promotion de L'économie industrielle de la province de Heilongjiang en Chine, sous la direction de la Commission de l’Industrie et des technologies informatiques, regroupe plus de 300 sociétés membres intervenant dans de nombreux secteurs industriels tels que l’automobile, les matériaux de construction, l’agriculture, la machinerie, les produits alimentaires, l’informatique, les biotechnologies, etc.

Mamadou GUEYE et Aliou KANDE

Pakour Maoundé est un petit bourg situé à 28 kilomètres de Kabendou (département de Vélingara). Il a la particularité d’être habité par une forte majorité de chrétiens, principalement des Peuls. Cette forte communauté qui vit un christianisme aux couleurs locales avec chants, lectures et prières en langue peule a réussi à briser les barrières de l’incompréhension et ses clichés pour construire une relation fondée sur le respect et la fraternité avec ses frères et sœurs musulmans.

Un Peul chrétien ! Cela ne court pas les rues dans un pays à plus de 95 % musulman comme le Sénégal. Pourtant, c’est une réalité à Pakour Maoundé, dans le département de Vélingara. Dans ce bourg très paisible situé à une trentaine de kilomètres de Kabendou, on trouve l’une des plus importantes communautés de Peuls chrétiens de la région de Kolda. Ici, ils portent les mêmes noms que les musulmans : Boiro, Baldé, Kandé, Gano, Diao, Sabaly, Diallo. Une véritable curiosité pour quelqu’un qui n’est pas habitué à voir cette ethnie embrasser une autre religion que l’Islam. Mais à Pakour Maoundé, ils sont nombreux ces Peuls à avoir trouvé le salut de leur âme grâce à Jésus. Ici, ces fidèles vivent intensément leur foi chrétienne, sans tabou ni contrainte. Quand les musulmans glorifient Allah dans leurs maisons ou à la mosquée, les cantiques résonnent à la paroisse où les offices se tiennent régulièrement.

La présence chrétienne dans cette localité précède l’arrivée de l’islam, selon François Boiro, le premier fidèle à être baptisé à Pakour, en 1964. Depuis, dit-il, la flamme ne s’est pas éteinte. « Cette zone était remplie d’animistes et il était très rare de trouver d’autres religions. C’est n’est que bien après que l’islam est venu s’installer », indique-t-il. « Vélingara a eu sa mission en 1957 et deux ans plus tard, le curé est venu ouvrir une école à Pakour. À l’époque, le seul établissement scolaire se trouvait à Ouassadou, distant de 25 km de Pakour. C’était la seule école publique pour le Pathiana (de Démoussou à Bandé). En plus du Français, le catéchisme était aussi enseigné aux élèves », renseigne M. Boiro. A l’époque, confie-t-il, 99% de la population étaient constitués d’animistes et de païens. « Des pères blancs sillonnaient le département, aidés par un Diola de Bignona qui collaborait avec eux pour des missions d’évangélisation. Ce dernier les a attirés à venir s’installer à Pakour », informe-t-il. De plus, ajoute M. Boiro, le prêtre Laurent Donouail est venu s’installer à Pakour en 1967 après que le président Sékou Touré a renvoyé de la Guinée Conakry les Français. Il est décédé en 2000. Il y avait un autre prêtre à Vélingara qui s’appelait Robert Laurent », rappelle François Boiro qui est sans doute l’un des rares Peuls chrétiens à devenir président de Conseil rural. « Les chrétiens ne font même pas 10 % dans la zone, mais en 2002, la population s’est soulevée pour m’obliger à faire de la politique. De 2002 à 2009, j’ai été élu président du Conseil rural de Paroumba. J’ai obtenu un second mandat de 2009 à 2014 », fait-il savoir avec humilité.

À Pakour Maoundé, la conversion de plusieurs musulmans au christianisme n’est plus un mystère. C’est une chose tout à fait naturelle et personne ne crie à l’apostasie. « On n’oblige pas quelqu’un à venir nous rejoindre », précise M. Boiro.

Deuxième secrétaire adjoint paroissial, Robert Diallo était musulman. Mais Jésus lui a chuchoté à l’oreille et il a épousé le Christianisme. « Mon père était musulman, il m’a donné la liberté de choisir ma religion, ma mère aussi. Je n’ai pas eu de problèmes. J’étais le seul garçon de la famille, ils m’ont respecté dans ma religion ». Aujourd’hui, il vit et pratique sa religion sans grande difficulté avec sa famille. « Ceux qui ne connaissent pas diront que ce n’est pas possible, qu’un Peul ne peut pas être chrétien. Mais ici, ce n’est pas un fait nouveau. Dès que nous nous intégrons, c’est fini », soutient-il. À Pakour Maoundé, nombreux sont ces Peuls qui, comme Robert, ont, à la recherche de leur vérité spirituelle, trouvé sur leur chemin l’Église.

Une paroisse fermée faute de prêtre
De 2000 à 2006, la paroisse était fermée, faute de prêtre. Mais les populations s’organisaient au besoin pour faire des célébrations. Avec l’arrivée de l’Abbé Martin Ngom en 2006, la flamme s’est ravivée et la communauté est redevenue beaucoup plus dynamique. « Quand je suis venu, je me suis appuyé sur François Boiro qui connaissait bien le milieu et qui m’a beaucoup aidé », confie le curé. « La paroisse est restée fermée pendant six ans, faute de prêtre. Kolda dépendait du diocèse de Ziguinchor et il n’y avait pas assez de prêtres pour desservir toute la zone. Créé en 2000, il n’y a que 21 prêtres dans le diocèse de Kolda qui fait le double de celui de Ziguinchor », indique le premier responsable de la paroisse Notre-Dame de la Miséricorde. Selon lui, la présence d’un pasteur est très importante pour entretenir les brebis. « Je suis venu solidifier la foi dans cette zone. À mon arrivée, la communauté ne dépassait pas 100 fidèles. Aujourd’hui, ils sont plus de 300 fidèles ». De l’avis de l’Abbé Martin Ngom, beaucoup d’habitants avaient embrassé le christianisme depuis l’arrivée du Père Laurent. « Avec l’influence de l’Islam, plusieurs familles sont parties, mais beaucoup sont revenues », s’est-il réjoui. Pour le curé, les femmes participent à la vie de l’Église. Le seul hic, selon lui, est qu’elles ne sont pas alphabétisées. « Les femmes de la zone ne sortent pas beaucoup. Elles ont des difficultés pour savoir ce qui se passe ailleurs. C’est un milieu très enclavé et ça joue dans la mentalité. C’est tout le contraire des jeunes qui sont instruits. Ce sont des intellectuels et c’est un atout. Ils sont au fait de tout ce qui se passe, des évolutions et ça facilite la collaboration avec eux », assure le curé.

La communauté chrétienne qui compte également des Koniagui possède sa paroisse Notre-Dame de la Miséricorde, un vaste domaine qui comprend une petite chapelle. « C’est ici qu’ils viennent prier et se faire baptiser ».

Liturgie, catéchèse et chants en langue pular
Pour mieux intégrer une communauté, il faut parler sa langue. Le curé de la paroisse Notre-Dame de la Miséricorde l’a très bien compris. Très vite, il a enrichi la pastorale et prêche en pular, langue la plus parlée à Pakour Maoundé. « Dieu comprend toutes les langues », a-t-on l’habitude de dire. Et l’Abbé Martin Ngom a jugé opportun de traduire la messe dans la langue que les fidèles connaissaient le mieux. Depuis, la paroisse a inséré la langue peule dans sa liturgie. Dans cette paroisse, la liturgie a été enrichie ; ce qui, selon le curé, est très rare. Parce que, dit-il, le sérère, le diola, le mandjack sont d’habitude les langues locales les plus utilisées. « Nous avons donc jugé nécessaire de traduire quelques mots en pular. Les salutations se font dans cette langue », indique le curé. Il fallait aussi enrichir les chants dans cette langue. C’est ainsi que deux CD ont été réalisés par les soins du curé. Les chansons « Baba mène diomirado », « Mbada salmina Mariama » et « Alla mawdo » sont disponibles dans cette langue. « L’Évangile aussi a été traduit en pular. La première et la deuxième lecture se font aussi en pular », fait savoir le curé. « Le pular est aussi utilisé pour la catéchèse, ce qui facilite la transmission du message. Toutes ces initiatives nous ont permis de faciliter la communication, de permettre à la population de savoir que l’Église est ouverte à toute une communauté, que le latin n’est pas la seule langue parlée », précise-t-il. Chanter et prêcher dans la langue locale est devenu une routine dans la paroisse Notre-Dame de la Miséricorde de Pakour. Le message passe facilement et le curé ne cache pas sa satisfaction. « Ils sont impressionnants. À chaque célébration, la paroisse fait son plein. La communauté est très intéressée. Les prières se font dans la cohésion et la communion », indique-t-il.

Pour le curé, c’est son intégration sociale qui lui a facilité la tâche. « Je connais bien la culture peule. C’est une ethnie qui voyage beaucoup, qui a affronté beaucoup de cultes et qui a une langue très riche. Je me suis basé sur l’essence de leur culture pour mener à bien ma mission », avoue-t-il.

Premier prêtre peul originaire de Pakour
À Pakour Maoundé, la vocation aussi se porte bien. Les jeunes n’ont pas peur de s’ouvrir à un engagement à vie par l’émission des vœux perpétuels. Selon François Boiro, nombreux sont ceux qui ont répondu à l’appel divin. « On a beaucoup de jeunes qui se sont engagés, mais qui n’ont pu devenir prêtre », indique M. Boiro. En 2010, les populations de cette localité ont eu l’occasion d’assister à l’ordination sacerdotale du premier prêtre peul du Sénégal. C’était celle de Bernard Boiro qui a fait le don de sa vie à la mission de l’Église. Les autochtones ont ainsi pris part à cette occasion à une cérémonie réunissant des personnes venues de différents horizons. Ce qui leur a permis de mieux comprendre ce qu’est l’Église catholique. « Du fait que la cérémonie a été organisée en public, les gens ont pu y assister sans se sentir inhibés, ce qui aurait été le cas s’ils avaient eu à franchir le seuil d’une église. C’était aussi une occasion pour permettre aux populations de voir comment devenir prêtre », a expliqué le curé. Cette cérémonie a enrichi les Peuls de cette partie du pays qui se sont sentis honorés du fait de partager le privilège d’appartenir à l’Église universelle. Tout comme les hommes, des femmes sont aussi appelées à une vie pleinement consacrée au Christ. Pakour Maoundé compte également une religieuse peule du nom de Céline Baldé, informe François Boiro. « Nous avons aussi un grand séminariste en troisième année de théologie qui va devenir diacre ou prêtre », ajoute-t-il.

Un exemple de dialogue islamo-chrétien
Marqué par une forte présence de Peuls chrétiens mêlée à la population musulmane, Pakour  Maoundé se veut un exemple de coexistence entre les deux religions. Dans ce patelin, les deux communautés ont brillamment réussi à briser les barrières de l’incompréhension et ses clichés. Pendentifs en forme de croix, chapelet, amulette ou voile islamique, les signes extérieurs de l’appartenance religieuse s’affichent en toute convivialité dans l’espace public. Ici, les relations entre chrétiens et musulmans peuvent être fraternelles. Aucune tension ou friction n’a jamais été signalée ou remarquée, témoigne-t-on. Au village de Pakour, les familles sont mixtes, où il y a des chrétiennes et des musulmanes. « On vit en bonne collaboration. Le dialogue islamo-chrétien fonctionne bien. On mène ensemble les activités dans la fraternité et la solidarité », atteste M. Boiro. Chacun pratique sa religion en respectant celle de l’autre. Chaque communauté participe aux célébrations et fêtes religieuses de l’autre. Les responsables religieux se rendent visite. « Pendant les fêtes de Korité et de Tabaski, je vais les saluer et ils sont contents. On prie ensemble. Il y a une parfaite cohésion dans notre milieu. Ce qui a facilité mon intégration, c’est le lien de parenté à plaisanterie entre les Sérères et les Peuls et ça date de longtemps », assure le curé. Le dialogue ne se limite pas seulement aux rencontres. C’est aussi cette convivialité sur le terrain, lors des activités qui requièrent une forte mobilisation.

Par Samba Oumar FALL et Idrissa SANE (textes) et Assane SOW (photos)


1 - Je ne suis actionnaire d’aucune société ayant été active ou encore active dans la promotion, la recherche, la production ou la distribution d’hydrocarbures au Sénégal ou à l’étranger.

J’ai déjà déclaré que mon seul lien avec Petro Tim Sénégal est un lien contractuel par lequel j’ai été mandaté pour créer au Sénégal cette société, filiale à 100 % de la société Petro Tim Limited.

Malgré la production de l’acte de création de Petro Tim Sénégal, acte mentionnant mon statut de gérant et précisant que l’actionnaire unique est Petro Tim Limited, mes accusateurs continuent à insinuer que cette société m’appartiendrait et donc, je détiens « des parts dans le pétrole du Sénégal ». Ce qui, je le répète, est totalement faux. Maître Moussa Mbacké, notaire à Dakar, ayant procédé à la création de ladite société, pourrait apporter des éclairages à ce sujet.

N’étant donc pas actionnaire, je ne vois pas comment je pourrai disposer de 30 % des parts des blocs Saint-Louis et Kayar Offshore Profond. Je rappelle que la création de Petro Tim Sénégal répond à l’exigence faite par le Code pétrolier, aux détenteurs de permis de recherche, d’établir un bureau de représentation au Sénégal.

2- Je déclare sur l’honneur n’avoir bénéficié d’aucune facilité, encore moins d’un privilège, dans le cadre des activités professionnelles que j’ai eues au sein de Petro Tim Sénégal, que ce soit de la part du chef de l’Etat, ou d’un membre du gouvernement du Sénégal, ou même de la part d’un quelconque haut fonctionnaire.

J’invite ceux qui s’y intéressent à procéder à une analyse des contrats liant les différents opérateurs à Petrosen qui, en matière de recherche et de production d’hydrocarbures, agit pour le compte de l’Etat du Sénégal. Cette analyse permettrait de constater que les dispositions contractuelles de Petro Tim Limited, dispositions dont Timis Corporation et ensuite la société Kosmos Energy ont héritées, ne présentent aucune facilité dont ne disposeraient pas les autres compagnies.

Au contraire, en tant que gérant, j’ai été souvent confronté à l’intransigeance des responsables de Petrosen, de la direction des hydrocarbures ou du ministère en charge de l’Energie, à chaque fois qu’il s’est agi d’évaluer la mise en œuvre des engagements contractuels. Je rappelle que les contrats allouant à Petro Tim Limited les blocs Saint-Louis Offshore Profond et Kayar Offshore Profond ont été signés par le ministre d’Etat Karim Wade et le président Abdoulaye Wade.

3- Je n’ai aucune dette fiscale. Je déclare régulièrement mes revenus non-salariés  et je paie mes impôts depuis 2008, car c’est en ce moment que j’ai commencé à disposer de revenus locatifs. Je dois souligner que j’entretiens des échanges épistolaires réguliers avec l’administration fiscale qui ne manque jamais de me rappeler les échéances comme à tout contribuable, et je ne m’en offusque pas.

A ce jour donc, j’affirme que je n’ai pas d’arriérés d’impôt que je sache. Du reste, c’est simplement ridicule de déclarer qu’un simple citoyen doit plus de 90 milliards de francs Cfa à l’administration fiscale, si l’on sait qu’il n’y a aucune société au Sénégal qui paie autant d’impôts. J’ai bien compris que certains entretiennent l’amalgame en me confondant avec les sociétés détentrices des blocs.

Du reste, en tant que gérant de Petro Tim Sénégal, j’ai régulièrement communiqué la situation fiscale de l’entreprise à l’administration des impôts qui, pour sa part, n’a aussi jamais manqué de me réclamer des informations complémentaires. A ce jour, je n’ai jamais reçu une notification d’un défaut de la part de Petro Tim Sénégal ou de Timis Corporation, société dont j’ai été le gérant.

D’ailleurs, en dehors des charges fiscales liées au fonctionnement du bureau de représentation, Petro Tim Limited et les sociétés qui ont hérité de ses droits et charges par la suite sont exonérées de tous les impôts et taxes dans la phase de recherche d’hydrocarbures, conformément aux dispositions du Code pétrolier du Sénégal.

4- Je ne suis pas actionnaire de la Banque de Dakar, ni d’aucune société financière enregistrée au Sénégal ou à l’étranger. D’ailleurs, je ne suis actionnaire d’aucune société enregistrée à l’étranger. Je ne détiens pas non plus de compte bancaire actif ou d’aucun autre actif à l’extérieur du Sénégal.

Ayant résidé en France entre 2001 et 2005, j’y avais ouvert deux comptes à Bnp Paribas et au Crédit Lyonnais, comptes n’étant plus actifs depuis 2005. De même, mes comptes courants à la Bank Of China, ouverts quand j’étais à l’ambassade du Sénégal à Pékin, ne sont plus actifs depuis que j’ai quitté ce pays, en 2012.

5- Je ne possède pas de compagnie aérienne. J’ai accepté de m’associer avec Monsieur Riaz Barday, un Franco-malgache que j’ai connu en 2005 et qui projetait de se servir de Dakar comme plateforme pour ses aéronefs (c’est un professionnel connu dans le monde du travail aérien et notamment dans la location d’aéronefs pour les missions humanitaires, les évacuations sanitaires et la lutte contre les acridiens).

Nous avons donc créé la société Sahel Aviation qui devait administrer la flotte de Monsieur Barday sous forme de contrat de gérance ou de location. Le capital de cette Sarl était de 1 million de francs Cfa et j’en détenais 30 %. L’autre actionnaire, Monsieur Patrick Corréa, qui est un professionnel du travail aérien et qui m’a été présenté par Riaz Barday, était désigné gérant.

Malheureusement, la législation douanière du Sénégal exigeant de déclarer en douane les aéronefs séjournant dans le pays pendant plus de six mois n’était pas favorable au business plan de Sahel aviation. La société était donc vouée à la disparition, et je n’ai eu de nouvelles de Sahel aviation et de Patrick Corréa qu’avec les récentes publications médiatiques m’attribuant une compagnie aérienne dont Monsieur Corréa serait un prête-nom.

J’ai demandé à Monsieur Corréa de prendre les dispositions nécessaires pour le transfert de mes parts à son compte puisque je n’ai jamais eu de nouvelles de cette société depuis sa création.

6- La campagne calomnieuse menée contre ma personne a pour objectif de me confondre avec d’autres « fils de » ou « frères de » qui se seraient enrichis du simple fait de leur parenté avec des « chefs d’Etat ». Cette campagne vise notamment à confondre la gouvernance du président Macky Sall à celle de ces autres « chefs d’Etat ».

D’ailleurs, c’est pour éviter tout amalgame que j’ai accepté de renoncer à ma carrière de haut fonctionnaire. Je me rends compte, aujourd’hui, que c’était peine perdue.

Je ne suis pas un homme riche. Mais je remercie Allah. J’ai été journaliste pigiste, j’ai été reporter et ensuite chef de desk, avant de passer à grand reporter dans la presse sénégalaise.

J’ai été directeur de la communication de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale. J’ai été directeur de l’Analyse et des Ressources du Haut conseil de la République du Sénégal.

J’ai été ministre conseiller et chef de la mission économique du Sénégal en République populaire de Chine. Depuis 2012, je gagne un salaire qui est équivalant aux salaires des seniors dans l’industrie minière et pétrolière. Je dispose de biens immobiliers depuis 2008.

Mes ressources financières couvrent donc largement mon modeste patrimoine, patrimoine que j’ai communiqué à l’Ofnac et dont la partie la plus significative fait l’objet d’engagements auprès des banques.

Je souligne au passage que, du fait des plaintes déposées par des membres de la société civile contre ma personne, j’ai répondu plusieurs fois aux convocations de l’Ofnac et ai répondu à toutes les questions, en apportant à chaque fois la documentation prouvant la véracité de mes déclarations. Monsieur Frank Timis, patron de Timis Corporation, a aussi répondu aux questions de l’Ofnac.

7- J’ai le droit de travailler, de gagner ma vie afin d’entretenir ma famille, d’aider mes proches et de prendre en charge mes activités sociales et politiques. Je suis politiquement actif depuis l’âge de 12 ans et je travaille depuis l’âge de 14 ans. J’ai travaillé comme marchand ambulant, sillonnant, pendant mes vacances scolaires, les marchés Ndiobènetaye et Diamaguène. J’ai travaillé comme balayeur sur la route nationale pour subvenir à mes besoins d’étudiant.

J’ai travaillé pour le compte de mon (ancien) parti – And-Jëf, acceptant de gagner 25.000 francs Cfa par mois. Aujourd’hui, je travaille à mobiliser des investissements privés pour mon pays et je n’ai pas de complexe à gagner légalement ma vie en faisant gagner mon pays.

Certes, le président Macky Sall est mon frère, il m’a aussi encadré et soutenu quand il le fallait. Il est aussi mon leader politique et je m’inspire en permanence de ses vertus : son courage, son endurance, son honnêteté et son patriotisme. Mais moi, je suis Aliou Sall.

Par Aliou Sall
Maire de Guédiawaye, président de l’Association des maires du Sénégal
- Master d’Administration publique de l’Ecole nationale
d’administration (Ena) de France ;
- Master en Planification des projets de développement,
du Centre d’études financières, économiques et bancaires (Cefeb) de Marseille ;
- Master en Finances publiques de l’Institut supérieur de finances (Isf) de Dakar ;
- Maîtrise en Communication du Centre d’études des
sciences et techniques de l’information (Cesti) de Dakar ;
- Certificat de Banque et Finance de l’Institut Beta Finance de Dakar ;
- Certificat en leadership international de l’Université Georgetown de Washington.

Après plusieurs mois de travail acharné, dont de nombreuses missions diplomatiques à travers le monde, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense nationale, de la Sécurité publique, et moi-même pour le Développement international avons officiellement annoncé que le Canada se réengageait dans les missions de paix.

Tant au niveau de la sécurité que du développement, nous souhaitons soutenir les initiatives locales et partager l’expertise canadienne, afin que nos pays partenaires soient mieux outillés pour faire face aux crises qui les affectent.

La stabilité des États fragiles, notamment en Afrique, est critique pour la paix dans le monde, et on sait qu’il ne peut pas y avoir de paix sans développement, comme il ne peut pas y avoir de véritable développement sans paix. Outre les conflits armés, le terrorisme et le banditisme, les changements climatiques apportent aussi leur lot de défis. L’accès à une eau saine est crucial pour la sécurité alimentaire, la santé et à bien d’autres égards. Considérant qu’elle se fait de plus en plus rare, l’eau pourrait devenir source de conflit. Ici aussi, le Canada peut apporter une contribution, en promouvant une gestion pacifique de cette ressource vitale.
 
Situation alarmante
En Afrique, où la population est appelée à doubler d’ici à 2050, pour atteindre 2,4 milliards d’habitants, la situation est alarmante. En tant que membres de la Francophonie et du Commonwealth, nous avons le devoir d’aider les pays les plus vulnérables du continent à rétablir ou préserver la paix, non seulement par solidarité, mais aussi parce qu’il en va de la sécurité mondiale.

Je peux vous assurer que notre gouvernement a la ferme intention d’entretenir un véritable dialogue avec les gouvernements africains et les institutions régionales du continent. D’ailleurs, je me rendrai en Afrique prochainement afin de discuter avec les dirigeants, organismes et groupes de femmes locaux, ainsi qu’avec nos partenaires canadiens.

À titre de ministre du Développement internationale et de la Francophonie, je veillerai à ce que les femmes soient partie prenante des processus de paix et projets d’aide humanitaire et de développement, partout où le Canada sera présent. Plus encore, je m’engage à lutter pour la défense de leurs droits, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive.

Évidemment, on doit permettre aux filles d’aller à l’école. C’est la meilleure façon de les protéger des mariages précoces et forcés, de leur donner les connaissances nécessaires pour assurer le bien-être de leur famille et de leur offrir la possibilité de contribuer au développement économique de leur communauté. On doit aussi faire en sorte que les garçons complètent leurs études afin d’éviter qu’ils soient contraints à travailler très jeunes ou pire encore, qu’ils soient recrutés par des groupes terroristes.

Aux garçons comme aux filles, on doit offrir la perspective d’un avenir meilleur afin d’éviter qu’ils prennent la route dans des conditions extrêmes, pour finalement devenir des réfugiés quelque part dans le monde.

Faire preuve d’innovation
C’est exactement pour ces raisons, et parce que nous sommes confrontés à des conflits de plus en plus longs et complexes, que nous unissons nos efforts pour la paix dans le monde, et que le Canada sera de plus en plus présent en Afrique.

Afin que nos ressources aient le plus grand impact possible là où nous interviendrons, il faudra faire preuve d’innovation, non seulement sur le plan technologique, mais aussi dans nos mécanismes de financement et les modèles que nous développerons avec nos partenaires.

À cet égard, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme est un bel exemple puisqu’il réunit les pays donateurs comme le Canada, mais aussi le secteur privé, dont la Fondation Bill et Melinda Gates et les produits Red. De plus, pour bénéficier des projets du Fonds mondial, les pays ciblés doivent aussi contribuer financièrement à ces programmes, mais plus important encore, ils doivent mettre en place des mesures de gestion saine et durable de leur système de santé.

C’est pourquoi je suis fière que le Canada accueille, à Montréal, les 16 et 17 septembre prochains, la 5e conférence de reconstitution du Fonds mondial. Là encore, nous jouons un rôle de leader, cette fois dans le secteur de la santé mondiale.

Par Marie-Claude Bibeau
Ministre du Développement international
et de la Francophonie


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