QUOTIDIEN SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES

TAMBACOUNDA - JOURNÉE DE L’ARBRE : Les multiples dérivés du baobab en exergue

Balla, à 60 km de Tambacounda, dans le département de Bakel, est en train de concilier les objectifs de conservation des ressources naturelles, retenus dans le plan d’action forestier et la satisfaction des besoins des populations en produit forestier.

L’occasion de la célébration de le Journée de l’arbre a été mise à profit pour étaler les profits qLOUGA

PROGRAMME DES BASSINS DE RÉTENTION

Le lac artificiel de Dodji bientôt en service

Le doute n’est plus permis. Les populations du Djolof, particulièrement celles de l’arrondissement de Dodji, verront bientôt leur lac artificiel fonctionnel.

Le lac Tambacounda, reste l’un des plus défavorisés de la région. À présent, les communautés de base viennent de faire de l’exploitation du « bouye » Adanson digitata (pain de singe), une alternative très intéressante du point de vue économique. Les douze entreprises productrices appuyées par le projet de Usaid « Wula Nafa », ont vu leurs revenues augmenter de 9.939.214 Fcfa, en 2004, à 27.115.902 en 2005. La fédération, créée récemment, a livré en deux mois aussi 2783 Kg de bouye en poudre, soit un revenu de 2.783.000francs.

Le choix de la région, à côté du neem au niveau national, se justifie selon le Lt colonel Babacar Faye, le chef de service régional des eaux et forêt par le fait que cet arbre est omniprésent au Sénégal par son existence dans la majorité des paysages que par sa figuration emblématique dans la plupart des documents administratifs. Pour l’inspecteur des eaux et forêts, de nombreux mythes et légendes qui hantent la société sénégalaise sacralisent le baobab. Respecté et protégé, c’est un arbre qui symbolise le pays. La multiplicité de ses usages en fait l’une des espèces les plus utiles du Sahel, dira-t-il.

Les parties les plus exploitées sont les feuilles, qui constituent un fourrage pour le bétail et un complément de l’alimentation humaine. L’écorce sert à la fabrication de cordes, tandis que les usages principaux sont médicinaux en pharmacie et cosmétique. Pour le lt colonel Faye, en raison de cet intérêt croisant, le baobab subit une forte pression qui est, par ailleurs, accentuée par les modes exploitation inappropriés. Avec la période feuillée de trois mois, les émondages réduisent la photosynthèse, ce qui hypothèque la croissance et le stockage des réserves. C’est pourquoi, dira-t-il, la reforestation est à cet égard un défi à relever.

En 2005, la région a produit 1.522.340 plants dont 284.779 fruitiers et 401.753 fruitiers forestiers, 780.666 forestiers en plus de 383 Ha en plantations massives, 134 km linéaires et 294 ha de restauration, à côté de 1885 mis en défens. Saluant la mobilisation des populations, le gouverneur de Tambacounda, Amadou Sy, a mis en exergue l’arbre parrain au niveau national, le neem. Pour lui, la région orientale est l’une des plus vertes et des plus riches en biodiversité du pays et le département de Bakel recèle d’importantes potentialités dans les domaines de la flore et de la faune, mais, malheureusement, paye un lourd tribut du fait des actions néfastes de l’homme. En lançant un appel pressant, il a magnifié la création des entreprises communautaires, des associations des jeunes et des femmes grâce au soutien des projets de développement comme Wula nafa, Proged et le Pgies et les services techniques.

Au paravant, Demba Sall, au nom du Conseil régional, a demandé une forte mobilisation des collectivités de base pour la gestion rationnelle des massifs forestiers. Cet engagement a été pris par Kadiatou Cissé au nom des femmes et de Amadou Bâ au nom des jeunes, à la suite du chef de village de Bala, Abou Bathily.

PAPE DEMBA SIDIBÉ


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