Louga - Le ministre de la Jeunesse Alioune Sow a procédé mercredi au lancement des Services de dépistage volontaire (Sdv) dans le Centre conseil Ado de Louga et à la campagne de mobilisation sociale sur le Vih. Une occasion pour le ministre de lancer un message fort aux jeunes, en leur demandant d’aller se faire dépister.
« Le 21 décembre de chaque année, j’offre comme cadeau anniversaire de mariage à ma femme, les résultats de mon dépistage sur le Sida ». C’est en ces termes que Alioune Sow s’est adressé aux jeunes de Louga, à l’occasion de la cérémonie de lancement des Services de dépistage volontaire dans le Centre Ado de la ville. Un projet dont le but est de contribuer à la réduction de l’incidence du Vih-Sida et des Ist chez les adolescents et les jeunes.
Cela passe nécessairement selon le ministre par « la disponibilité et l’accessibilité de ces services à cette couche de la population âgée de moins de trente-cinq ans ». C’est ainsi que Alioune Sow a annoncé l’ouverture par l’Etat de soixante-dix centres de dépistage pour les jeunes à l’intérieur du pays, parce que la menace de l’infection pèse toujours.
En effet, pour le Dr Ibra Ndoye, Secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida au Sénégal, comme partout ailleurs, l’épidémie est encore loin d’être maîtrisée. « Le taux de prévalence tourne autour de 1 % pour le pays, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une flambée de la maladie », a dit le Dr Ndoye.
Pour étayer ses propos, il évoque le cas de certains pays, notamment la Côte d’Ivoire, où le taux est passé entre 1986 et 1990 de 1 % à 10 % et en Afrique du Sud de 1% à 20%. C’est pourquoi, dira-t-il « nous n’avons pas intérêt à ne pas nous sécuriser et qu’il nous faudrait encore des efforts pour maîtriser le développement de l’infection ». A ce titre, il a félicité et encouragé les autorités administratives et locales de la région, les Organisations communautaires de base, la cellule régionale et l’ensemble des acteurs qui se sont engagés dans cette lutte.
« Le gouvernement veut que toutes les Collectivités locales prennent l’exemple de Louga, qui est la première région à demander un financement pour accompagner l’Etat dans cette lutte contre le Sida », a-t-il conclu. C’est dans cette optique que le ministre Alioune Sow s’est félicité de l’approche multisectorielle initiée par l’Etat, qui a placé la jeunesse au cœur du développement en tant que cible mais aussi en tant qu’acteur. Il a en outre salué la coopération autour de ce pacte, surtout la coopération internationale, notamment la Jica, l’Unfpa, l’Usaid, etc., qui ont accepté d’accompagner l’Etat dans ses initiatives. |