QUOTIDIEN
SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES |
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« SEPT JOURS POUR UN FILM » : Une vitrine pour les jeunes cinéastes africains |
L’opération « 7 jours pour 1 film », un concours de scénario destiné aux jeunes cinéastes camerounais, a été présentée mardi matin en marge de la 25ème édition du Festival international du film d’amour de Mons.
MONS (Belgique) - Les jeunes cinéastes camerounais ont une nouvelle opportunité de se faire produire. L’opération « 7 jours pour 1 film », initiée par le festival Ecrans Noirs de Yaoundé, le festival international du film d’amour de Mons et la structure Time Line Inc., est une occasion pour eux de réaliser un court-métrage de fiction. Un appel à candidatures avait été lancé il y a quelques mois et les postulants devaient envoyer leur scénario sur le site internet du projet avant le 31 janvier 2009. « Au total, nous avons reçu 85 scénarii écris par des jeunes de diverses régions du Cameroun, avec 60 % d’hommes et 40% de femmes », a expliqué Pascal Judelewicz, producteur français (Acajou Films) lors d’un point de presse mardi matin dans une salle de l’imposant bâtiment en forme de dôme du Lotto Expo de Mons, situé à la sortie de la ville. A l’issue d’une sélection rigoureuse, douze projets ont été retenus par les membres du jury réunis à Mons. Les auteurs de ces scénarii vont participer à un atelier, du 23 au 28 mars 2009 au Centre culturel François Villon de Yaoundé. Ils seront encadrés par le Québécois Denis Chouinard et le Belge Yves Hanchar, auteurs réalisateurs, qui les aideront à développer leurs projets, faire évoluer leurs intrigues et leurs personnages... De son côté, le metteur en scène français François Chaillou encouragera les jeunes cinéastes camerounais à « appréhender les réalités d’un tournage rapide et la préparation d’un film, à travers des rencontres avec des techniciens et des comédiens professionnels ». A l’issue de cet atelier, un seul lauréat sera désigné lors de l’ouverture du festival Ecrans Noirs de Yaoundé, le 30 mai 2009. Il aura juste sept jours pour réaliser son court-métrage de fiction qui sera projeté en grande première lors de la soirée de clôture de ce festival organisé chaque année par le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio. Le lauréat sera épaulé dans la réalisation et la post-production par Pierre Dejon et Didier Ranz, respectivement cinéaste et monteur français.
Le film sera ensuite montré aussi bien dans les festivals partenaires de l’opération qu’au niveau des télévisions francophones comme Canal Plus, TV5 Monde et Ciné Cinéma qui sont d’accord pour acheter le produit s’il est d’un bon niveau. « A travers ce projet, on sent chez les jeunes cinéastes camerounais une certaine envie d’exister à travers le cinéma », a affirmé André Ceuterick, délégué général du Festival international du film d’amour de Mons. Selon le producteur français Pascal Judelewicz, il existe une démarche volontaire très forte de la part des cinéastes en herbe. « Les projets que nous avons reçus, donnent une photographie de ce que ces jeunes veulent dire à travers ce formidable moyen d’expression qu’est le septième art. Certains d’entre eux traitent, avec beaucoup d’humour, de sujets sérieux comme la corruption qui gagne du terrain dans leur pays car, une récente étude a démontré que le Cameroun devance maintenant la Colombie en matière de corruption », ajoute-t-il. Selon Arice Siapi, productrice camerounaise (Time Line Inc.), il existe dans ce pays peu d’infrastructures destinées à la formation des jeunes dans les métiers du cinéma. « Le projet vient à son heure car elle peut encourager les jeunes à se lancer dans le septième art », explique-t-elle.
L’opération « 7 jours pour un film », qui va coûter 40 mille euros (plus de 26 millions de francs CFA), pourrait être étendue à d’autres pays d’Afrique en s’appuyant sur des évènements cinématographiques tels que les festivals organisés dans le continent. « Mais il faudrait bien que les Etats africains participent financièrement au projet afin que des professionnels locaux prennent le relais », suggère Pascal Judelewicz. Déjà, des pays anglophones comme le Ghana sont très intéressés par le projet. |
De notre envoyé spécial Modou Mamoune FAYE |
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« Ailleurs », 1er album de NASSER : Un mélange de musique franco-mauritanienne |
Nasridine Ould Salem dit Nasser, un jeune Mauritanien de 23 ans, a lancé son premier album, jeudi dernier à Saly Portudal, à Mbour. Un album dénommé « Ailleurs » et qui est un mélange de musique franco-mauritanienne.
La musique fait partie intégrante de la culture mauritanienne. Elle y est un mélange du Maghreb et d’Afrique noire. Elle permet, selon Nasser, d’exprimer différents sentiments mais aussi, de raconter des histoires et légendes locales ou religieuses. Traditionnellement, la musique mauritanienne puise son inspiration dans les chants guerriers et festifs nomades. Chanteur et compositeur, Nasrdine Ould Salam dit Nasser, né à Nouakchott il y a vingt-trois ans, a un long passé musical, ayant fait ses premiers pas à l’âge de douze ans. Son premier concert, il le fera deux années après dans toutes les régions mauritaniennes. Et ce malgré des barrières sociales, son père n’ayant pas voulu qu’il chante, considérant que c’était une activité dévolue aux griots. Il préférait que son fils réussisse plutôt à l’école. C’est en 1999 que Nasser plonge résolument dans la musique en intégrant le groupe « Walfadjiri » de Mauritanie. Il fera deux concerts au festival Nomade et d’autres au Centre Culturel Français en 2004 avant d’atterrir au Sénégal. Parce que simplement il a trouvé là, un pays frontalier avec la Mauritanie, carrefour d’échanges, de brassage culturel et d’intégration.
Installé à Saly Portudal à Mbour, Nasser continue son parcours musical en se produisant dans divers hôtels. Son premier album « Ailleurs » est sorti ce mois de janvier 2009 grâce à « S.M. Studio » créé en 2007 à Saly et regroupant des activités d’enregistrement avec du matériel ultra perfectionné. C’est avec des collaborateurs comme Makhou Lo, Papis Diallo, Alassane Baye Diop et Alioune Diop que Nasser a pu sortir son premier en mille exemplaires comportant neuf morceaux tout aussi agréables les uns que les autres. |
Amath Sigui NDIAYE |
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LITTÉRATURE : Le Nobel Jean-Marie Gustave Le Clézio à Saint-Louis |
La ville de Saint-Louis s’apprête à vivre de grands moments d’échanges interculturels avec la venue annoncée du prix Nobel de littérature 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio, et de son ami Hubert Haddad, lauréat du Prix des cinq continents de la Francophonie la même année.
Pour la venue de ces deux sommités de la littérature internationale, le Centre culturel français Jean Mermoz a concocté un programme en collaboration avec les professeurs de lettres et l’université Gaston Berger (UGB).
Ainsi, a-t-on appris au cours d’une réunion de préparation de ce grand événement, les deux écrivains se rendront successivement à l’UGB vendredi matin pour un échange sur leur œuvre avant de se retrouver samedi au Prytanée militaire pour un ‘’café philo’’ animé par l’écrivain et philosophe Alpha Amadou Sy.
Le Clézio est présenté comme ‘’un écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnant’’. Né le 13 avril 1940 à Nice d’une famille bretonne émigrée en l’île Maurice au XVIIIe siècle, il a notamment reçu le Prix Renaudot en 1963 pour ‘’le Procès-verbal’’ à l’age de 23 ans. |
APS |
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Cinema-Berlinale : Sotigui Kouyaté, Ours d’argent du meilleur acteur |
Sotigui Kouyaté, l’acteur de cinéma et comédien malien et burkinabé, a reçu ce week-end l’Ours d’argent du meilleur acteur à la 59e Berlinale, le festival du film de Berlin, pour son rôle dans London River de Rachid Bouchareb. Sotigui Kouyaté a toujours puisé son énergie dans les rencontres. Se présentant avec un brin de malice comme Guinéen d’origine, Malien de naissance et Burkinabé d’adoption, ce sage à la silhouette filiforme a tout au long de sa vie respecté le précepte des griots : voyager et s’ouvrir aux autres.
C’est dans cet esprit qu’il se retrouve sur les planches du théâtre des Bouffes du Nord, à Paris. Nous sommes en 1983 et Sotigui Kouyaté y fait la connaissance de Peter Brook. Le dramaturge britannique monte à l’époque le Mahabharata, le célèbre récit épique hindou. C’est aussi au fil des rencontres que le comédien a tourné, dès les années soixante-dix, dans plus d’une quinzaine de films : en 2001, Rachid Bouchareb, qui voit en lui le symbole de la tradition africaine, en fait le héros de son film Little Senegal. Aujourd’hui, dans London River, Sotigui Kouyaté, fidèle à lui-même, interprète un personnage musulman qui, une fois de plus, s’ouvre aux autres
(Sources RFI) |
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| International |
GUINÉE-ÉQUATORIALE : Un assaut de rebelles contre la présidence déjoué |
La Guinée équatoriale a affirmé hier avoir déjoué une attaque maritime contre le palais présidentiel à Malabo, capitale de ce pays d’Afrique centrale en plein boom pétrolier.
MALABO - Selon le gouvernement équato-guinéen, un coup de force a été mené hier à l’aube par des "rebelles terroristes" du delta du Niger, dans le sud pétrolifère du Nigeria. Le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (Mend), auteur de plusieurs attaques contre le secteur pétrolier nigérian, a aussitôt rejeté toute responsabilité. "Nous ne sommes impliqués d’aucune façon dans l’attaque", a-t-il indiqué. Les habitants de Malabo ont été réveillés dans la nuit par des coups de feu répétés, qui ont cessé vers 06H00 (05H00 GMT). Le calme est ensuite revenu dans la capitale, dont les rues étaient désertes hier. Mais, signe de tension, des barrages militaires ont été érigés, et l’entrée de l’hôpital était barrée par des blindés.
"Un groupe de rebelles terroristes du delta à bord de plusieurs embarcations a tenté d’envahir la capitale de la Nation, avec pour objectif la prise et la destruction du palais présidentiel", a affirmé le gouvernement dans un communiqué, assurant qu’il avait été "repoussé" par l’armée. Le porte-parole du gouvernement Jeronimo Osa Ekoro a précisé que "plusieurs" assaillants étaient "morts en mer au cours des échanges de tirs". Un autre assaillant a été tué "dans l’enceinte du palais présidentiel", selon le communiqué. "Du côté équato-guinéen, il y a un décès et plusieurs blessés hospitalisés", a ajouté le porte-parole, sans fournir davantage de précisions. De source officielle, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, se trouvait hier à Bata, deuxième ville du pays située sur sa partie continentale. Malabo se trouve sur l’île de Bioko, dans le golfe de Guinée, à environ 200 km au sud-est de Port Harcourt, principale ville du delta du Niger.
Les autorités ont déclaré avoir "arrêté une grande partie des assaillants" qui étaient "interrogés" hier. Certains ont "pris la fuite", a reconnu Jeronimo Osa Ekoro, également ministre de l’Information, et la population a été invitée à "dénoncer toute personne suspecte". Le président Obiang dirige d’une main de fer le pays depuis qu’il a renversé en 1979 son oncle Francisco Macias Nguema. Ces dernières années, les autorités ont dénoncé plusieurs complots visant selon elles à renverser le régime de cette ex-colonie espagnole. La tentative la plus aboutie de coup d’Etat remonte à mars 2004. Elle a valu au mercenaire britannique Simon Mann, qui a reconnu les faits, d’être condamné en juillet dernier par la justice équato-guinéenne à 34 ans et 4 mois de prison, peine qu’il purge en Guinée équatoriale. Des hommes appartenant aujourd’hui au Mend avaient été recrutés à l’époque pour participer à ce putsch, mais avaient été interceptés avant d’entrer en Guinée équatoriale, selon des sources proches des groupes du delta du Niger. Les autorités accusent en outre Mark Thatcher, fils de l’ex-Premier ministre britannique Margaret Thatcher, d’avoir également été impliqué dans la tentative de 2004, qui avait pour objectif de porter au pouvoir l’opposant équato-guinéen en exil Severo Moto Nsa. Ce dernier a été plusieurs fois condamné pour tentative de coup d’Etat et a récemment passé quatre mois en prison à Madrid pour trafic d’armes vers Malabo. |
AFP |
| International |
VIOLENCES EN GUADELOUPE : Tension toujours vive |
La tension était toujours vive hier en Guadeloupe, au lendemain d’une nuit de violences dans cette île française des Antilles, paralysée depuis quatre semaines par une grève générale que les dirigeants du mouvement ont appelé à renforcer.
POINTE-A-PITRE - Les Guadeloupéens, privés d’électricité par intermittence, ont vécu dans la nuit de lundi à hier des scènes d’émeutes inédites depuis le début de la grève générale, le 20 janvier : barrages routiers en feu à Pointe-à-Pitre, la principale ville de l’île, devantures de boutiques éventrées, échauffourées entre groupes de jeunes et police, pompiers caillassés. Hier, plusieurs routes étaient coupées par des barrages dont un grand nombre était improvisé par des riverains, répondant ainsi à l’appel du Collectif contre l’exploitation (LKP) "au renforcement de la mobilisation". Les grévistes protestent contre le coût de la vie dans ce département d’outre-mer et veulent 200 euros d’augmentation pour les bas salaires.
L’aéroport de Pointe-à-Pitre a temporairement fermé hier matin, faute de personnel présent, les conditions de sécurité n’étant pas assurées. Le secrétaire d’Etat à l’outre-mer Yves Jégo a appelé au calme et rappelé les règles de "l’Etat de droit". "C’est un appel au calme qu’il faut que chacun lance, j’attends des responsables qui ont déjà commencé à le faire, qu’ils montrent que la voie qu’ils ont choisie, c’est la voie du dialogue", a-t-il déclaré au Sénat à Paris. "Nous sommes un Etat de droit, donc il y a des règles, une justice, il s’agit de faire un pari qui est celui du dialogue (...) pour que nous évitions cette violence", a-t-il ajouté.
"Je suis dans l’attente et l’angoisse que rien de grave ne se passe", a commenté le procureur de Pointe-à-Pitre, Jean-Michel Prêtre, sur Radio Caraïbes International. Les dirigeants du mouvement de protestation ont quant à eux affiché leur détermination. Le porte-parole du LKP, Elie Domota, a appelé lundi soir au cours d’un meeting au "renforcement de la mobilisation" dans les jours qui viennent, "jusqu’à la satisfaction de nos légitimes revendications". Mais les opposants au mouvement ne veulent pas rester inactifs. Une manifestation silencieuse devait avoir lieu hier à Pointe-à-Pitre, à l’appel d’un "Comité pour la sauvegarde des libertés", qui proteste contre la paralysie de l’île. Alors qu’aucune issue au conflit ne se dessine, le président Nicolas Sarkozy recevra demain à l’Elysée, des élus de tous les départements d’outre-mer, sa première initiative directe en près d’un mois de crise antillaise. Le mouvement de grève touche également l’île de la Martinique depuis le 5 février. Ces îles des Antilles, situées à quelque 7.000 kilomètres de Paris, accumulent les problèmes sociaux, en dépit de transferts financiers massifs. Le taux de chômage est d’environ 22% à la fois pour la Guadeloupe (450.000 habitants) et la Martinique (environ 400.000 habitants). |
AFP |
| International |
OUGANDA : Museveni nomme ses parents |
Le président ougandais Yoweri Museveni a démis son ministre des Finances Ezra Suruma lors d’un remaniement ministériel et nommé sa propre femme à un poste ministériel, a annoncé hier un communiqué de la présidence. M. Suruma a été nommé conseiller financier de la présidence, alors que Janet Museveni était nommée ministre d’Etat pour le Karamoja, une région pastorale du nord-ouest du pays.
Le président Museveni a aussi nommé son frère Salim Saleh conseiller à la Défense, après avoir quitté son poste de ministre pour l’économie locale, selon le communiqué qui n’a pas donné de raisons pour ce remaniement ministériel. Le gouvernement ougandais comprend 24 ministres et 45 secrétaires d’Etat. |
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| International |
DARFOUR - Khartoum et rebelles signent à Doha |
L’accord, signé hier à Doha au Qatar, entre le gouvernement soudanais et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, sur de futures négociations de paix pourrait rester sans lendemain car il ignore des figures clés de la rébellion et reste lié au sort du président Omar el-Béchir. La signature de cette "déclaration d’intention" doit aboutir à l’organisation de négociations puis d’une conférence de paix sur le Darfour... L’on ne voit aucun espoir pour la paix sans Abdel Wahid Mohammed Nour, chef d’une faction, qui vit aujourd’hui en exil à Paris.
JAPON - Démission du ministre des Finances
Le ministre japonais des Finances, soupçonné d’ébriété lors du G7, a présenté hier sa démission au Premier ministre Taro Aso, qui l’a acceptée avec effet immédiat et a nommé à sa place l’actuel ministre de la Politique économique et budgétaire Kaoru Yosano... Connu pour son goût immodéré pour la boisson, M. Nakagawa s’était présenté apparemment en état d’ivresse lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G7, samedi dernier à Rome. Les télévisions l’avaient montré le teint rouge, le regard vague, la bouche empâtée, trébuchant sur les mots, incapable de comprendre les questions ni de terminer ses phrases, s’endormant même à plusieurs reprises. Il a toutefois nié avoir été ivre, affirmant que son état était dû au décalage horaire et à l’ingestion excessive de médicaments antigrippaux... |
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| Sports |
LUTTE - KHADIM NDIAYE-MOUSSA DIOUM dimanche A DEMBA DIOP |
Le nombreux public qui a bravé le froid du stade municipal des Parcelles assainies, lundi dernier, n’a rien perdu de la passe d’armes entre Khadim Ndiaye 1 (Thiaroye) et Moussa Dioum (Individuel), un prélude à leur confrontation de dimanche à Demba Diop. Dans une ambiance propre à la lutte, les deux protagonistes ont donné un avant-goût de leur face à face du week-end. Le Thiaroyois revient dans l’arène après deux ans d’absence alors que son vis-à-vis qui a fait sensation lors du dernier CLAF, veut se relancer après le seul revers qu’il a subi la saison passée face à Soulèye Dop. Suffisant pour se faire une idée de l’enjeu de ce choc
Khadim Ndiaye (thiaroye) Le retour du miraculé...
4 février 2007 - 22 février 2009. Voilà plus de deux ans que Khadim Ndiaye 1 n’est pas descendu dans l’arène. Lors de sa dernière apparition, le Thiaroyois avait affaire à Eumeu Sène de Boul Falé. Ce combat aux allures d’un retour pour les deux lutteurs, n’était pas allé à son terme, suite à la blessure à l’œil du poulain de Mohamed Ndao Tyson. Khadim Ndiaye fut déclaré vainqueur par décision médicale. Puis ce fut une véritable descente aux enfers pour Khadim Ndiaye, contraint, entre autres privations, de renoncer à son face à face contre Thiek de Pikine Mbollo, organisé par le promoteur Pape Abdou Fall de Mariet Events Group. Pas par sa faute mais à cause d’un genou rebelle qui l’a éloigné de son sport favori. Sa foi en Dieu aidant et grâce à un mental de fer, Khadim Ndiaye a surmonté cette épreuve douloureuse, entouré de ses parents et amis. Cette longue traversée du désert prendra fin le week-end prochain.
Pour son retour, Khadim Ndiaye fera face à Moussa Dioum. Et la grosse interrogation de tous les amateurs est l’état de la forme du Thiaroyois. Est-il resté le puncheur hors pair qui a fait des misères à tous les lutteurs qui l’ont croisé ? Ils sont légion ces adversaires à avoir effectué des passages répétés chez le Dr Ardo pour y recevoir des soins. On a encore en mémoire la correction qu’il a infligée à Balla Bèye 2, « l’ouragan de Pikine ». Lac de Guiers, Rock Mbalakh et Daouda Top figurent également à son tableau de chasse. Mais il a aussi enregistré des revers face à Tapha Guèye (2003) et Yékini (2005). Cependant, force est de reconnaitre que Khadim Ndiaye revient à un moment où l’arène vit des moments intenses avec l’avènement d’une génération de jeunes stars. Son adversaire du week-end en fait partie. Point n’est donc besoin de s’attarder sur la complexité de sa tâche face à un jeune loup aux dents longues qui, avec Balla Gaye 2, Lac de Guiers 2 et Modou Lo, fait actuellement courir les foules. Le « Boucher » est donc averti. |
Babacar S. FAYE |
| Sports |
Dioum, Dioum (individuel) : Reprendre son envol |
Le coup de frein qu’il a connu le 27 juillet dernier face à Soulèye Dop (Ecurie Sine-Saloum) dans la finale de la Catégorie I du CLAF a été le seul revers enregistré par Moussa Dioum la saison passée. Auparavant, il avait réalisé le grand chelem dans la poule A’ avec 3 victoires en autant de sorties. L’aventure avait commencé le 5 avril 2008 au stadium Lamine Guèye de Kaolack. Face à Tonnerre de Pikine Mbollo pour son premier match dans le CLAF, Moussa Dioum (alors couvé par Biramhim Ndiaye, directeur technique de l’Ecole de Lutte Sakou xam xam) s’en sortit haut la main. Le 27 avril, la caravane du CLAF plante son arène à Ziguinchor. Ce jour-la, Moussa Dioum fait admirer ses talents de puncheur au détriment de Mamadou Diouf (SOGAS) qui s’en était sorti avec le nez en compote au point que l’arbitre avait été obligé d’arrêter le massacre.
Le 28 juin, à St-Louis, face à Rock Mbalakh (Fass) pour une place en finale de la Catégorie I contre le vainqueur de la poule A, Moussa Dioum opta pour la bagarre et sa stratégie paya puisque son adversaire fut contraint à l’abandon. Moussa Dioum gagnait ainsi le droit de disputer la finale de sa catégorie face à Soulèye Dop qui s’était imposé dans la poule A aux dépens de Khadim Ndiaye 2 (Thiaroye), Abdou Diouf (Walo) et Ouza Sow (Fass).
C’était à l’occasion du « Drapeau El Hadj Mansour Mbaye », le 28 juillet à Demba Diop avec comme cerise sur le gâteau les retrouvailles Yénini (Ndakaru) - Balla Bèye (Haal Pulaar). Entre-temps, Mioussa Dioum avait rompu les amarres avec l’Ecole de Lutte Sakou xam xam. Et face à Soulèye Doop, le lutteur évoluant désormais en Individuel avait à nouveau opté pour la confrontation directe. Mal lui en prit car un violent coup de poing l’envoya sur le gazon synthétique. Son élan qui avait démarré le 5 janvier 2008 à Kaolack venait de se briser.
Dimanche, Moussa Dioum ouvre sa saison face à un vieux briscard de 8 ans son aîné, avec l’ambition de reprendre son envol. Mais il sait que Khadim Ndiaye est rompu à la lutte traditionnelle et a une réputation de frappeur hors pair. Il est donc conscient que la dureté de sa mission. |
B.S. FAYE |
| Sports |
Grand angle - Entraîneur de l’équipe nationale locale : Joseph Koto, enfin sous les feux de l’actualité |
Joueur, il était intenable sur son aile. A la JA, le club de son cœur, comme sous le maillot national. Devenu entraîneur, il a pris le temps de bien apprendre son métier, aux côtés de techniciens avertis et à force de stages. Aujourd’hui, Joseph Koto est assez grand et suffisamment outillé pour prendre en charge une équipe nationale. Celle locale qu’il a qualifiée et qu’il conduit, cette semaine, au 1er CHAN qui se disputera en Côte d’Ivoire. De l’arrière-scène, il passe au devant de l’actualité.
On l’a connu footballeur à la Jeanne d’Arc de Dakar où il a fait toutes ses classes au plan national. Le sport c’est sa vie, autant sur le terrain qu’en dehors. Ancien élève du Collège Saint Michel et du Lycée Maurice Delafosse, Joseph Koto a été joueur, puis entraîneur de club et enfin entraîneur d’une sélection nationale. Ses références dans le football sont incontestablement : son grand-frère Edmond Koto qui jouait à la JA et qui a été international et son oncle Domingo Mendy, ancien capitaine de la JA. Joseph Koto était presque la mascotte du club « bleu blanc » puisqu’il suivait toujours ses deux parents aux entraînements. Et c’est ainsi que lui a été transmis le virus du football. Il a fait tout son cursus de footballeur à la JA et a côtoyé de grands joueurs et de grands entraîneurs comme Abdoualye Sow qui le titularisa alors qu’il était encore junior. « C’est lui qui m’a formé à la JA », selon l’entraîneur de l’équipe nationale locale. Dans les sélections scolaires également, Joseph Koto a été quart de finaliste mondial aux Jeux universitaires de Montevideo, avec comme coéquipiers Lamine Ndiaye, ancien sélectionneur national, Ousseynou Bâ, Big Boy, Manu Corréa, Fodé Mangassa, etc. « On avait une excellente équipe et on a été éliminé de peu à la suite de la série des tirs de but par la Corée », rappelle cet ancien ailier international qui ne se souvient plus du nombre de sélections engrangées avec l’équipe du Sénégal. « Mais je peux dire aujourd’hui que je fais partie des joueurs qui ont le plus de sélections en équipe nationale. Parce qu’en son temps, on avait beaucoup de matches », estime celui qui conduira le Sénégal à son premier championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de foot, en Côte d’Ivoire, dans une semaine. Koto était également de la mémorable campagne de la CAN 1986 en Egypte. Deux fois champion du Sénégal avec la JA et trois fois vainqueur de la coupe nationale, Joseph Koto a un palmarès bien fourni au niveau des petites catégories où il raflait tous les trophées avec son club local de toujours. En 1980, après la venue de Monaco à Dakar et qui avait été malmenée par la JA (3 buts à 0), les dirigeants du club de la Principauté n’ont pas hésité à l’emmener dans leurs bagages parce que tout simplement il les avait impressionnés par sa vitesse d’exécution et ses dribbles déroutants.
Professionnalisme
Malheureusement, des problèmes sont survenus entre les deux clubs et l’ex lutin de la JA n’a pu enfiler le maillot « rouge et blanc » de l’AS Monaco. Et cette année 1980 restera pour toujours gravée dans sa mémoire avec la finale mouvementée disputée en deux éditions et remportée par la JA contre le Casa Sports de Ziguinchor. Auteur du but égalisateur à la 90ème minute lors de la première édition, Koto avait été un véritable poison pour l’arrière-garde du club ziguinchorois.
Le professionnalisme, Joseph Koto l’a vécu de l’intérieur, quatre années durant lorsqu’il a joué aux Emirats Arabes Unis. A la fin de sa carrière sportive et avec son diplôme de BEP en comptabilité et mécanographie obtenu au lycée Delafosse, il a d’abord travaillé durant six ans à la banque centrale puis quatre ans à la BSK avec Oumar Seck, ancien président de la JA. Oumar Seck qui deviendra par la suite président du club « bleu et blanc », et lui demandera d’intégrer l’encadrement technique du club aux côtés de Souleymane Camara « Gaucher ». Ensemble, ils menèrent la « Vieille dame » en finale de la coupe de la Caf contre Sfax de Tunisie.
N’était-ce pas la meilleure manière de débuter son apprentissage du métier d’entraîneur ? « Je voulais faire une carrière d’entraîneur, il me fallait faire des stages parce que c’est un passage obligé », a ajouté le coach de l’équipe nationale locale. Ainsi, après son premier degré à Dakar, il passa avec brio son second degré d’où il sortit major de sa promotion. C’est ensuite Clairefontaine, en France, qui lui ouvrit ses portes pour un stage francophone en compagnie de Mbaye Mbengue, ancien entraîneur du Diaraf. De retour au Sénégal, Koto a commencé à travailler au sein de la direction technique nationale, comme entraîneur adjoint. Il a eu ainsi à côtoyer plusieurs entraîneurs nationaux dans les différentes sélections, olympiques, espoirs, juniors, cadets, aux côtés de Mayacine Mar et Alassane Dia, lors de la coupe « Cabral » que le Sénégal avait remportée à Bamako ou pendant la coupe LG au Nigeria. Cet apprentissage s’est poursuivi avec « Gaucher » chez les Espoirs, puis avec Alassane Dia aux côtés de qui il a disputé une finale de coupe « Cabral » à Conakry et une autre finale de coupe LG en Egypte.
Avec la JA, il a remporté quatre ans d’affilée le championnat national comme adjoint avec des entraîneurs différents : « Gaucher », Alain Moizan et Amsata Fall. Un apprentissage qui lui a été bien utile puisqu’en 2008, il a été nommé entraîneur titulaire de la JA. Toujours insatiable dans la quête de savoir, Joseph Koto s’est rendu en Allemagne pour parfaire ses connaissances par un stage, en compagnie de Demba Ramata Ndiaye, l’entraîneur du Casa Sports, pour l’obtention de la licence A qu’il décrocha avec brio. Pour ce petit bout d’homme qui fut un bondissant et intenable ailier, la fonction d’entraîneur c’est avant tout une question d’audace et de vécu. Sur ce plan, il peut rivaliser avec n’importe qui. A charge pour lui de transmettre cette audace à ses joueurs. Ils en auront bien besoin, à partir de dimanche prochain, en terre ivoirienne. |
C F KEITA |
| Sports |
Le deuxième tour, objectif des « Lions » |
Les « Lions » comptent terminer à l’une des deux premières places du Groupe A du premier CHAN qui débute dimanche en Côte d’Ivoire. Ce qui leur ouvrirait les portes des demi-finales. Après, tout est possible. En attendant, ils procèdent aux derniers réglages aujourd’hui à Tripoli en match amical contre la Libye.
« Quand on démarrait les éliminatoires de ce CHAN, beaucoup de gens ne croyaient pas en cette équipe locale ». L’opinion est de Joseph Koto, l’entraîneur qui a qualifié le Sénégal à ce premier championnat d’Afrique des Nations, la dernière née des compétitions africaines réservée aux joueurs évoluant dans leur championnat national. C’est vrai que ce n’était pas évident alors que le championnat national tardait à démarrer. Mais, « on sait que le footballeur sénégalais est doué ». A partir de là, tout est possible. Et comme ces joueurs « avaient envie de prouver quelque chose », selon leur coach, surtout après l’élimination de l’équipe A de la CAN et du Mondial 2010, « ils se sont battus et ont abouti à quelque chose d’extraordinaire ». C’est-à-dire passer les deux obstacles qui se dressaient sur leur route, le Mali et la Guinée, pour gagner le droit de figurer dans le casting du 1er CHAN qui se disputera du 22 février au 8 mars prochain en Côte d’Ivoire.
« Ils ont été courageux et ont démontré qu’ils étaient des patriotes. Ils se sont battus pour décrocher cette qualification », témoigne Joseph Koto. Mais, reconnaît le technicien « c’est maintenant que le plus dur commence ». En effet, placés dans une Poule B aux côtés du pays organisateur, la Côte d’Ivoire, de la Tanzanie et de la Zambie, les « Lions » locaux devront se montrer bien plus tranchants qu’ils l’ont été lors des éliminatoires. En effet, l’équipe de Joseph Koto présente la particularité d’avoir décroché son billet pour ce nouveau rendez-vous biennal (les années impaires) qui est venu enrichir l’agenda de la CAF, ... sans avoir inscrit le moindre but. C’est aux tirs au but qu’elle s’est toujours qualifiée, face au Mali d’abord puis contre la Guinée, après avoir fait 4 matches nuls blancs.
Les matches de préparation n’ont jusqu’ici pas été d’un bien meilleur tonneau, les « Lions » n’ayant marqué 2 buts que contre la Gambie, à Banjul. On croyait dès lors que le déclic s’était produit. Mais le score vierge ramené de Mindelo contre le Cap-Vert a refreiné les ardeurs. Au moins, l’équipe peut se targuer de ne pas prendre beaucoup de buts. C’est déjà ça, en attendant plus d’efficacité devant.
A Abidjan, « il s’agira d’abord de décrocher l’autre qualification. C’est-à-dire terminer premier ou deuxième de notre poule pour accéder au second tour », s’est fixé Joseph Koto comme ambition. C’est dire s’il sait parfaitement ce qu’il veut et où il veut aller. Reste à savoir s’il en a les moyens. |
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| Sports |
Derniers réglages aujourd’hui à Tripoli |
En route pour la Côte d’Ivoire où ils disputent à partir de dimanche prochain le premier championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de football, les « Lions » locaux du Sénégal font une escale studieuse aujourd’hui à Tripoli (Libye) pour un dernier match amical. « C’est un match important qui nous permettra d’effectuer les derniers réglages avant le CHAN », a d’ailleurs déclaré Joseph Koto, l’entraîneur de cette équipe, dimanche dernier, juste avant de prendre l’avion. Face à la Libye, elle aussi qualifiée au 1er CHAN, le Sénégal ne cherchera pas forcément le résultat, même si l’idéal c’est de remporter tous les matches qu’on joue. « Nous y allons sereinement et notre but sera de favoriser le jeu », a averti Koto. Et pour cause, beaucoup de joueurs n’étaient pas avec le groupe ces derniers temps et ce sera « l’occasion pour nous de les voir à l’œuvre et pour eux de compétir un peu plus », selon le coach.
A Abidjan, face à la Tanzanie, à la Zambie et à la Côte d’Ivoire il lui faudra disposer du maximum de joueurs au maximum de leur forme pour réaliser son ambition première de passer le premier tour. C’est vrai qu’il ne sert à rien d’être prêt avant l’heure. « Nous donnerons tout ce qu’il faut et le 8 mars on évaluera », a promis Joseph Koto. Aujourd’hui, face aux Libyens logés dans la Poule B de Bouaké avec le Ghana, la RD Congo et le Zimbabwe, il pourra se faire une idée du travail accompli et de ce qu’il reste à faire. |
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| Sports |
Victime d’insultes racistes : Mensah ne va pas bien |
Le défenseur ghanéen de Lyon, John Mensah, victime d’insultes racistes contre Le Havre (3-1), dimanche au stade de Gerland, lors de la 24e journée du Championnat de France de football, ne va pas bien selon des propos de son avocat, Me Alain Jakubowicz. "Il ne va pas bien mais le club l’entoure, ses coéquipiers sont là. Je crois que tout le monde a pris la mesure de la gravité de la chose", a souligné Me Jakubowicz sur le site internet de l’Olympique lyonnais. "John n’est pas bien. Parce qu’il est un type solide, on ne prend pas la mesure de la gravité d’une telle chose mais les failles intérieures sont incommensurables", a-t-il expliqué. "Il a un moment imaginé quitter Lyon, quitter la France, retourner au Ghana et arrêter sa carrière. On a peine à imaginer le séisme que ça représente pour ce jeune garçon dans son histoire personnelle", a poursuivi l’avocat revenant sur les incidents qui ont marqué la rencontre face au Havre. "John Mensah n’a certes pas tout vu ni tout entendu, mais il a ressenti ça au plus profond de lui-même. C’est ça qui est important au-delà des cris de singes, des choses inacceptables qui sont le fait d’une extrême minorité. Comment un individu pratiquement seul dans une tribune peut déstabiliser un joueur ? John a ressenti ces actes avec une violence inouïe", a insisté Alain Jakubowicz. |
AFP |
| Culture et Médiats |
REPORTAGE - CODOU FAYE : Une voix du Ngoyane à Kaffrine |
Héritière du chant Ngoyane, la dame Codou Faye compte porter haut le flambeau. Elle a déjà commencé à transmettre ce legs culturel typique du Saloum à ses filles. Rencontre avec une chanteuse de Ngoyane.
S’il y a un label Saloum-Saloum, c’est bien sûr le Ngoyane, ce genre musical local qui a bercé plus d’un Sénégalais. Et les Saloum-Saloum le clament tout haut, avec un brin de fierté. A un certain moment, le Ngoyane a rimé avec la belle vie, c’était la belle époque où tous les nantis se faisaient dorloter par ces voix suaves de chanteuses de Ngoyane. Elles ont le don de faire vibrer la fibre familiale, tant elles s’y prenaient avec une mélodie dont elles seules ont le secret pour remonter l’arbre généalogique d’un nabab en manque de sensations. Il se raconte encore des choses sur le Ngoyane, des nantis victimes d’excès de largesses jusqu’à puiser dans les deniers publics. Au cœur du Saloum, précisément à Kaffrine, ce patrimoine culturel est toujours vivace.
Codou Faye appartient à cette race de griots qui font encore résonner le Ngoyane. « C’est notre ‘thiossane’ (patrimoine culturel), nous du Saloum », rappelle-t-elle avec beaucoup de fierté. Une fierté qui se lit sur son visage déjà illuminé lorsque nous lui avons demandé de discuter de cette musique, chez elle, au quartier de Pèye à Kaffrine.
Le moment n’était pas une simple occasion d’échanges entre Codou et nous profane, la dame a pris le temps de se refaire une toilette, en enfilant un joli boubou rose assorti d’imposantes boucles d’oreilles brillantes. Sa fille Ndèye Awa Ndiaye, qui suit les traces de sa mère, ne se fait pas prier pour aller se mettre sur son trente et un. Elle a l’air d’avoir plus que les 21 ans qu’elle déclare, tout comme sa mère qui paraît avoir soufflé sur plus de 36 bougies.
La fille commence par marquer l’identité de leur musique : « qui n’habite pas le Saloum ne chante pas le Ngoyane », prévient-elle.
Une façon de dire que ce genre musical n’est pas à la portée de tout le monde. Et comme si elles voulaient nous le démontrer, la mère et la fille nous servent un morceau de leur répertoire brièvement. Assises sur une natte, Codou s’envole de sa belle voix accompagnée de coups de main portés sur un bol. C’est tout comme instrument musical. Sa fille assure les chœurs de sa voix plus grave. La preuve qu’elles ont bien assimilé le Ngoyane. « je l’ai appris de ma grande sœur Coura Faye qui l’a appris de notre mère », confie Codou. Un héritage qui se transmet de génération en génération. Coura ne pouvait être qu’artiste, cette fille dont le père, même s’il ne chante pas, « personnifie le Ndoucoumane ». « Il maîtrise l’histoire du terroir », dit-elle.
Née dans un milieu de notes musicales, dans une maison où les instruments de tam-tam font partie du décor, Codou a suivi une trajectoire presque prédestinée. « Dans ma famille, tout le monde est chanteur. Je dansais dans la troupe de ma grande sœur. Petit à petit, elle me faisait assurer les chœurs lors de ses tournées ».
A l’époque, Codou se rappelle être âgée entre 15 et 20 ans. Et, naturellement, ses parents n’y voyaient aucun inconvénient. Actuellement, hormis les prestations dans la troupe de sa grande-sœur, Codou et sa fille étalent tout leur art dans les cérémonies comme les baptêmes, les mariages, etc. A l’issue de ces cérémonies, « je peux rentrer avec en poche 50.000 francs et même 100.000 ». Quand elle est sollicitée pour aller se produire à Dakar ou à Thiès, l’enveloppe de billets de banque prend souvent un poids plus important. « On ne se plaint pas trop », résume-t-elle.
Entrer dans le milieu musical professionnel constitue son plus grand vœu. Brusquement, Codou débite lentement ses mots, le visage cachant mal une tristesse. C’est que le monde du show-biz lui fait déjà peur. « La concurrence est rude et ça créé beaucoup de jalousie », dit-elle. La jalousie et ses dérives, c’est justement l’objet de ses craintes. Si elle n’a pas osé faire le grand saut, elle souhaite à sa fille de réussir là où elle n’a pas osé s’avancer. Le manque de moyens aussi constitue un frein, « malheureusement, nous sommes loin de Dakar où sont concentrés les opportunités », déplore Codou dont l’espoir semble reposer sur les épaules déjà solides de sa fille Ndèye Awa Ndiaye.
Avec une légère corpulence, Ndèye Awa a grandi sous le giron maternel, allaitée de chants ngoyane. Elle accompagne maintenant sa maman. « C’est pour faire plaisir à mes gentils ‘guèr’ (nobles) ». Sa trajectoire est identique à celle de Codou : d’abord danser ensuite chanter. En une cérémonie, elle peut rentrer avec 150.000 francs. Sa mère souhaite qu’elle s’affirme partout, « j’y pense beaucoup, pour avoir des millions et aider ma mère ». Ses ambitions se heurtent, malheureusement, à des craintes. En 2008, se rappelle-t-elle, lors de la soirée Sérère organisée par « Ndëf Leng », elle avait l’opportunité de monter sur scène au théâtre Sorano. « Mais j’ai eu peur. J’ai pensé à une proche malade. Je suis trop jeune... » Lorsqu’il s’était agi de chanter à radio Kaolack, elle s’est aussi dite que « c’est très tôt ».
Ndèye Awa veut d’abord débuter chez les grands artistes avant de penser à se lancer. Déjà elle se fait des idoles : les chanteurs Coumba Gawlo Seck et Papa Ndiaye « Thiopèt ». Ce dernier, dit-elle, est un proche de leur famille. « D’ailleurs, il porte le nom de mon père décédé », révèle-t-elle, sous le regard approbateur de sa mère. « Mon père Papa Malick Ndiaye était un grand artiste qui animait à radio Kaolack », ajoute la fille. Elle ne manque pas de rendre hommage au défunt et aussi à sa mère. Et par déformation, aux autorités et personnes qui soutiennent leur famille. Il ne manquait plus que les mélodies et les battements du bol pour faire de ces louanges un morceau de Ngoyane. Dans la pure tradition laudatrice. |
Par Malick CISS |
| Gens et Société |
VOL DANS LA CIRCULATION : Les scooters créent la psychose à Dakar |
A Dakar, les scooters ne servent pas seulement à transporter pour déjouer les embouteillages monstres de la capitale. Mais aussi à voler avec une rare violence les cellulaires et sacs des usagers de la chaussée, notamment les femmes.
Moyen de transport très prisé, le scooter crée la psychose à Dakar. Nombreux sont les habitants de la capitale sénégalaise qui ont vu leurs téléphones portables et sacs à main subtilisés à travers les artères de la ville. Maty Ndiaye, la quarantaine, est une victime de ces « gladiateurs » de la route. Sur sa mésaventure, elle témoigne qu’elle s’est déroulée juste à côté de chez elle, juste à 21h au quartier Sacré-cœur 3 montagne. Le domicile de Mme Ndiaye est situé dans cette artère. Elle gare sa voiture devant son domicile.
Mais, c’est au moment de fermer ses portières que deux jeunes conduisant un scooter lui arrachent son sac à main suspendu sur son épaule gauche. « J’ai été vraiment stupéfaite car je n’arrivais toujours pas à réaliser ce qui venait de m’arriver », a-t-elle indiqué. Comptable dans une société de la place, le sac de la dame contient un cellulaire, des lunettes de myope d’une valeur de 200.000 Fcfa, sa carte bancaire, une somme de 30.000 Fcfa, les effets de maquillage, une chaîne et des boucles d’oreille en or, sa pièce d’identité et les pièces de son véhicule. Lundi matin, il est 10 h sur les deux voies de la Sicap qui s’étirent jusqu’à la Vdn. La marchande ambulante Aminata Cissé s’est vue dérober son cellulaire. Ses bourreaux sont des jeunes conduisant un scooter. « Je parlais au téléphone à mon fournisseur qui est un grossiste à Sadanga », raconte-t-elle, les larmes aux yeux.
Elle vend des produits cosmétiques. Divorcée et mère d’un garçon et d’une fille, c’est avec son petit commerce qu’elle nourrit sa famille, paye son loyer et ses factures d’eau et d’électricité à Grand-Yoff où elle habite. Elle maudit ses bourreaux et s’en remet à Dieu.
« Au lieu de chercher du travail, fulmine-t-elle, des jeunes cherchent des scooters pour voler à travers les artères de Dakar. Qu’Allah les maudit ».
Assis au siège arrière d’un bus « Dakar Dem Dikk », un passager explique ses déboires à son ami. « Un conducteur de deux roues m’a volé mon cellulaire sur la Vdn. Il m’a giflé d’abord avant de me l’arracher », commente-t-il. Et son interlocuteur lui confie, « je ne réponds plus au téléphone près de la chaussée. Ce phénomène est fréquent de nos jours, il faut être prudent ». |
Maké DANGNOKHO |
| Gens et Société |
Un voleur sérieusement molesté |
Alors que tout le monde convergeait vers Touba pour les besoins du Magal, un jeune homme choisit, quant à lui, de profiter de la quiétude des maisons pour voler. Mal lui en a pris puisqu’un occupant de la maison, en prière au moment où le voleur sévissait, réussit à appréhender l’intrus avant d’ameuter le voisinage. Il est environ six heures du matin, lorsque le jeune homme s’introduit dans la maison dont la porte vient d’être ouverte par un membre de la maison. Une fois à l’intérieur, le voleur entre dans la cuisine fermée sans clé. Alors, il s’y infiltra tout doucement avant de faire main basse sur une bouteille de gaz butane. Le bruit qu’il provoqua en s’emparant de la bonbonne alerte un homme qui priait de l’intérieur de sa chambre. Ce dernier, qui répond au nom de Amadou Sèye, termina vite sa prière pour aller voir ce qui est à l’origine de ce bruit. A sa grande surprise, il tombe sur un homme se déplaçant sur la pointe des pieds. Une fois appréhendé, le voleur sera copieusement tabassé avant d’être séquestré dans une chambre. Pièce qu’il ne quittera qu’une heure plus tard. |
Abdou DIOP |
| Gens et Société |
Koutal : une assistance pour 300 enfants |
Trois enfants du village de reclassement social de Koutal situé à 5 kilomètres de la commune de Kaolack reçoivent, samedi prochain, une assistance composée de cadeaux de Noël, de vivres et des habits.
Ce sera au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Information, des Télécommunications, des Ntic, du Nepad et des Relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement, Abdoul Aziz Sow, selon un communiqué rendu public dont copie nous est parvenue.
Cette manifestation à visée sociale se tient depuis 1985, selon l’organisateur, le député Amette Saloum Boye.
L’objectif est de participer à l’épanouissement des enfants des personnes défavorisées. |
B. DIONE |
| Gens et Société |
SORTIR OU SE BLOTTIR A LA MAISON : Le froid ne fait pas baisser l’ardeur des amoureux |
Les changements climatiques n’ont aucune incidence sur la vie amoureuse des jeunes. Ces derniers, malgré un froid intense obligeant certains Dakarois à rester à la maison, continuent de sortir le soir pour vivre leur idylle.
Le froid ne change pas certaines habitudes chez les jeunes. Ces derniers continuent malgré le bas niveau du mercure à vivre leur idylle par des rendez-vous ou de bons moments passés dehors en cette période de froid. Alioune Bâ est de ceux-ci, lui qui tient à vivre son bonheur quitte à défier la météo.
« J’aime ma petite amie. Qu’il pleuve ou qu’il neige, l’essentiel est qu’on soit ensemble. D’ailleurs, l’amour mérite quelques sacrifices », estime ce jeune homme. Alioune Bâ de s’interroger même sur ce que le froid peut changer dans une relation entre deux personnes amoureuses.
« Ma petite amie est ce que j’ai de meilleur dans la vie », ajoute Alioune. Abondant dans le même sens, Ousmane Diop, un jeune commerçant de teint clair, corpulence moyenne, confie qu’entre lui et sa copine, il existe un parfait amour.
« J’avoue qu’il fait frais par ces temps qui courent. Seulement, je ne peux pas rester un jour sans voir ma préférée. D’ailleurs, malgré le froid, je suis chez elle tous les soirs », affirme ce bonhomme avec fierté.
A la question de savoir pourquoi cette obsession pour son amie, notre interlocuteur de déclarer : « Je suis un homme jaloux. C’est pour cette raison que je rends visite à ma bien-aimée, de peur qu’elle me remplace par un autre ».
Pour Seydou Mbengue, le froid n’est pas un obstacle pour des amoureux : « je suis habitué à sortir les soirs. J’ai plus besoin de ma copine maintenant qu’avant. D’ailleurs, elle s’occupe bien de moi une fois que j’arrive chez elle. Certes, nous ne sommes pas encore mariés, mais je n’ai rien à envier aux mariés. Car je ne peux pas me priver de son encensoir en cette période », poursuit-il
Du haut de son 1,50 m, le commerce facile, Babacar Ndoye, un homme marié, continue de sortir le soir. « J’en ai l’habitude. Ma femme est à Kaolack. Avec cette fraîcheur, tout homme a besoin de chaleur », déclare ce quinquagénaire. La gestion d’une relation sentimentale en période de froid est diversement appréciée chez les filles. Khadija Guèye estime que la fraîcheur lui permet de « posséder » son petit copain, Mais Bineta Laye Samb trouve que le froid l’empêche de mener ses « mbarane » (phénomène consistant à sortir avec plusieurs hommes pour des raisons matérielles). Elle révèle : « comme toute fille célibataire, je faisais du ‘mbarane’, maintenant je ne peux plus sortir car mon petit ami est tout le temps chez moi ». |
Tata SANE |
| Gens et Société |
LOUGA Un opérateur qui a floué des milliers de paysans arrêté |
L’homme d’affaires, M. G., s’activant dans le secteur de l’agriculture et objet d’un mandat d’arrêt depuis 2003 a été appréhendé, samedi dernier, par des éléments de la Gendarmerie de Thiès qui étaient venus faire une constatation d’accident de la route, a appris l’Aps lundi, de source autorisée. Victime d’un accident de la circulation à hauteur de Thiès, l’opérateur M. G., qui venait de Dakar pour se rendre certainement au grand Magal de Touba, a été arrêté par les gendarmes de Thiès qui, après l’avoir fermement identifié, ont informé leurs collègues de Louga. Les hommes en bleu de la Brigade de Louga se sont alors déplacés à l’hôpital régional de Thiès pour mettre la main sur le recherché dont la jambe était déjà sous plâtre. Recherché depuis 2003 par les gendarmes de Louga, qui ont reçu quantité de plaintes de paysans courant derrière des bons impayés évalués à plusieurs millions, le polygame M. G. qui avait quitté son Guéoul natal et Louga pour la capitale, a été trahi par un accident de la circulation à hauteur de Thiès. « N’eut été cet accident de circulation qui a permis aux collègues de Thiès de l’identifier et de nous filer l’information, M. G. serait toujours en cabale », a soutenu le capitaine Ndour de la Compagnie de Louga. Depuis l’arrestation de l’homme d’affaires ayant berné nombre de paysans du département, interventions et plaintes ne cessent d’envahir les enquêteurs, a-t-on appris. Il est question pour les autorités administratives et judiciaires de mettre un terme aux agissements de producteurs et d’opérateurs véreux qui tardent à remettre aux paysans l’argent de leurs bons pour diverses campagnes agricoles. Le capitaine Ndour s’est réjoui de l’arrestation de cet opérateur qui a trahi la confiance des paysans et soutenu que la traque de tels individus et autres bandits se poursuivra à Louga qui a reçu un renfort de 25 gendarmes affectés dans les trois départements. |
APS |
| Gens et Société |
AFFAIRES SÉNÉGALAISES - Sénégalaiseries ou Sénégalité, le pot aux escroqueries |
Sénégalité ou sénégalaiseries ? Mon ami Birane choisit volontiers le premier terme. C’est connu de son monde. Il y met toutes les règles de bienséance. Il ne veut pas entendre parler d’une simple coquetterie culturelle à effets nocifs sur le progrès social. Il réfute la thèse d’un recueil de toutes les escroqueries intellectuelles. Birane s’enfonce dans le miroir de la société avec sa chanson préférée : « Waa djii da fa baxx, dafa laa biir, dafa yarou torop » (Cet homme est bon, généreux et d’une politesse exquise).
L’autre jour, il a eu ses cinq minutes, comme les « Cinq dernières minutes » d’une série des années 80 dont l’enquêteur avait le génie de se payer la tête des criminels à l’ultime instant. Pour notre film à nous, rien d’extraordinaire au début. Des bagages dans un aéroport, en territoire étranger. Un hub qui reçoit beaucoup de commerçantes sénégalaises. Soudain, apparaît un jeune homme qui, un peu plutôt dans un souk, a aidé à dénicher les deux ou trois babioles pour les enfants, un cadeau pour la dame, histoire de compenser cette Saint-valentin passée hors du pays sans trop croire en cette vague de petits caprices de citadins à l’ère du double-clic et de ses mille « crac-crac ». Victime de la crise, il tient à son paraître de « Samba Linguère ».
Au début de l’histoire, le jeune homme a donc une valisette. Comme entre de vieux amis, il donne l’accolade à son « tonton » de quelques heures. Des salamalecs comme s’il y avait un vécu épais. Des nouvelles d’une autre connaissance de quelques heures. Puis, l’émigré se propose d’accompagner « Oncle » Birane à l’étage, au terminal où il doit prendre son avion.
Gentil comme pas possible, il se charge de la pesée des bagages de son « tonton » d’emprunt avant l’enregistrement. Un rituel presque inhabituel pour les disciplinés des airs. « Tonton » a droit à quarante kilos. Sur la bascule, trente-cinq kilos. Le service n’est pas gratuit. « Tonton » le comprend plus tard, lorsque son « neveu » lui propose de prendre avec lui le sac de sa sœur qui a un excédent. Le prix de la gentillesse, c’est le « crédit » de cinq kilos restants. Les choses se gâtent. Appelée en renfort par le jeune homme, la jeune fille n’a pas eu assez de mots pour fléchir la position de Birane. Et pourtant, cette nymphe avait des arguments bien plus convaincants que les mots ! Echanges, conciliabules, gesticulations... Le spectacle est inhabituel pour les passants. « Tonton » ne veut rien entendre. Amadoué par le mea culpa de son neveu de souk, il revient à des meilleurs sentiments. Mais il a une condition : voir si la marchandise à convoyer n’a pas la couleur blanche d’une poudre proscrite. Il accepte enfin. Son compagnon, lui aussi, accepte la valisette complémentaire. Mais surprise ! Au moment de passer le contrôle policier, le compagnon de « Tonton » découvre que cette valisette n’appartient pas à sa compatriote, mais bien à une inconnue en partance pour une destination très prisée des narcotrafiquants. La dame, dodue et à la peau dangereusement dépigmentée, s’est empressée de se fondre dans les rangs et de passer le périmètre de sécurité.
En vérité, les Sénégalais n’étaient que des courtiers d’aéroport. Sueurs froides. Idées noires. Notre gars a pensé à son honorabilité. Il a pensé aux journaux des stations FM, la presse quotidienne friande en faits divers, aux initiatives des diplomates représentant son pays, aux barreaux, à ses épouses et ses enfants, etc. Il a pensé à cette mise en garde sur les murs de tous les aéroports du monde : « Ne jamais accepter de bagages d’autrui ». Et vous savez quoi ? C’est « Tonton » qui lui a rappelé la fameuse règle. En fin de compte, la peur a duré cinq bonnes minutes. Dans le décompte de l’ami à « Tonton », c’est une éternité. |
PAR Habib Demba FALL |
| Gens et Société |
S’il vous plaît ! LE BILLET DE SIDY DIOP : Syndicat de mécontents |
Le dictionnaire nous apprend que le syndicat est un « groupement de personnes ayant pour objet la défense d’intérêts communs ».
Le problème par rapport à cette définition, c’est que ce recueil de mots de la langue française restreint le champ d’application de l’intérêt commun à un petit groupe d’hommes et de femmes qui s’agitent dans un domaine d’activité précis.
La question qu’il faut se poser est celle-ci : l’intérêt de tout un pays n’est-il pas au-dessus de l’intérêt « commun » à un petit groupe ? En d’autres termes, la communauté des parents et des élèves doit-elle faire passer ses préoccupations après les visées financières de soixante mille enseignants ?
Une idée pour tous ceux qui ne se retrouvent plus dans le désordre de la revendication syndicale : mettre sur pied un syndicat des mécontents de l’enseignement public pour mener de vraies négociations avec les syndicats d’enseignants.
Celles-ci permettront alors de rappeler à ces éternels grévistes qu’être en grève signifie aussi « être à la recherche d’un travail ». C’est encore le dictionnaire qui le dit. |
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| Economie |
Débat- La crise financière mondiale : quelles conséquences pour l’Afrique ? |
Il ne fait aucun doute que la crise financière mondiale touche l’Afrique subsaharienne de plein fouet. Pour cette année, le Fmi table sur un taux de croissance de 3,3 % seulement, soit environ la moitié de la moyenne de la dernière décennie.
La croissance mondiale est pratiquement au point mort, entraînant une baisse de la demande pour les produits africains. Lorsque, par exemple, les consommateurs européens et américains limitent leurs dépenses, l’Afrique exporte moins. Qui plus est, le cours des matières premières telles que le pétrole ou le cuivre s’est effondré.
De par le monde, les investisseurs revoient leurs plans à la baisse. Les marchés obligataires et boursiers africains ont déjà chuté. Vu la détérioration des perspectives de croissance et le resserrement sur les marchés du crédit, les investissements directs seront vraisemblablement en repli cette année, alors que jusqu’à présent leur vitalité était un heureux dividende du travail de réforme accompli. À cela s’ajoute l’assombrissement des perspectives d’emploi des ressortissants africains vivant à l’étranger, d’où le risque d’une réduction des transferts qu’ils envoient à leur famille.
Tout cela pèse lourdement sur les revenus des ménages mais aussi sur les budgets des États. Qui dit chute des exportations, dit baisse du chiffre d’affaires des entreprises et, partant, des recettes fiscales.
Conjointement avec les autorités tanzaniennes, nous organisons une conférence à Dar Es-salaam les 10 et 11 mars prochains. Elle sera l’occasion pour les pays africains de partager les enseignements de leurs réussites, d’échanger leurs points de vue sur les meilleurs moyens de surmonter les conséquences de la crise financière mondiale et de nous éclairer sur la forme que devrait prendre l’action du Fmi en Afrique pour les aider à atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés pour leur population.
La bonne nouvelle est que l’économie de nombreux pays africains est beaucoup plus saine aujourd’hui qu’il y a dix ans. De nombreux pays disposent de réserves de change suffisantes pour faciliter leur ajustement au nouvel environnement économique. Dans certains pays, la faiblesse de l’endettement public et l’existence d’une épargne importante permettent d’envisager de maintenir, voire d’augmenter, le niveau des dépenses et d’élargir les déficits publics, sans pour autant menacer la stabilité économique.
Dans d’autres, en revanche, les contraintes de financement limitent ces possibilités.
Le Fmi accompagne ses États membres en Afrique pour les aider à faire en sorte que la crise mondiale n’efface pas les gains durement acquis ces dernières années. Pour ce faire, nous avons accru notre concours financier aux pays gravement affectés par la flambée des prix énergétiques et alimentaires de l’année dernière et avons récemment mis en place un mécanisme de financement plus flexible pour les pays qui subissent des chocs exogènes.
Le Fmi est également actif sur le front de l’assistance technique, en dépêchant des experts auprès de nos États membres africains afin de les aider à renforcer leurs capacités en matière de gestion économique. Nous avons déjà établi trois centres régionaux d’assistance technique en Afrique et comptons en ouvrir deux autres.
Enfin, forts de l’expérience acquise dans d’autres régions, nous offrons nos conseils de politique économique pour aider les pays africains à relever les défis liés au ralentissement de l’économie mondiale. Nous encourageons nos États membres à ne pas perdre de vue leurs objectifs de moyen terme, afin d’éviter qu’en répondant aux besoins du moment, les gouvernements n’hypothèquent leur avenir.
De manière plus générale, la communauté internationale a un rôle déterminant à jouer. En ces temps difficiles pour le continent, elle doit impérativement honorer ses engagements en matière d’aide au développement. De plus, il est vital pour la poursuite de son développement économique que l’Afrique puisse bénéficier d’un système commercial ouvert.
L’Afrique ne sera pas épargnée par les problèmes qui affaiblissent l’économie mondiale, mais en agissant ensemble, nous pouvons l’aider à préserver la dynamique de ses récents acquis pour lui permettre de bénéficier, le moment venu, de la reprise mondiale.
Si vous souhaitez réagir à ce texte, vous pouvez nous envoyer votre réflexion par e-mail à l’adresse suivante : sydiop@gmail.com.
Les textes devront porter les nom et prénom de leur auteur ainsi qu’un contact téléphonique ou électronique et ne devront pas dépasser 3 000 signes (deux feuillets dactylographiés à double espacement).
PAR Antoinette M. SAYEH
Directrice, Département Afrique Fonds monétaire international |
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| Economie |
PROTECTION DE LA FILIÈRE-OIGNON : Gel total des importations du 1er mars au 31 août |
La mesure de suspension intégrale des importations d’oignons est partie cette année pour durer 6 mois, à compter du 1er mars. Evolutive, cette politique de protection de la filière prouve ainsi sa pertinence, du fait que de 2005 à 2008, elle aura permis au secteur de connaître des accroissements de production de 40.000 tonnes en 2003 à 140.00 tonnes en 2008, selon l’Agence de régulation de marchés (Arm).
Maître d’œuvre de la politique de promotion des produits locaux, l’Arm a eu à suivre strictement, depuis 2005, une politique de gestion préventive contre les importations massives durant la campagne de commercialisation de l’oignon.
Selon le rapport de la dernière évaluation de la saison 2007/2008, cette gestion évolutive en pré-campagne alliée à un suivi global, a porté ses fruits, au point qu’en prévision d’une récolte exceptionnelle en 2009 estimée 150.000 tonnes, équivalente à la consommation nationale sur 6 mois, le directeur général Mbaye Kébé informe les acteurs par lettre circulaire datée du 5 février d’une suspension intégrale du 1er’ mars a 31 août 2009.
Une mesure conservatoire est déjà prise courant février, pour rationaliser les importations à hauteur de 2.000 tonnes durant le mois. Il convient de rappeler que la politique avait permis de faire passer les importations de 29.757 tonnes en 2005, à 17.012 en 2006, à 11.432 en 2007 et à seulement 9.886 tonnes e 2008.
Au cours des trois dernières années, le gel des importations avait été imposé sur respectivement 3, 4, et 5 mois. C’est ce mécanisme, combiné à la mise en place d’une véritable interprofession dont le dynamisme a été salué par les autorités et à la maîtrise des prix aux producteurs et des intrants, qui ont permis à la filière de démonter toute la pertinence d’une bonne politique de promotion.
Cela n’aurait toutefois pas pu se faire sans des mesures d’accompagnement comme la construction d’infrastructures de stockage et la fermeture de la guérite » de Bargny. Pour cette année, outre les mesures correctives prévues contre d’éventuels dysfonctionnements dus à l’inflation des prix, la baisse des stocks et les comportements spéculatifs, l’Arm en appelle au concours de tous les acteurs pour la bonne réussite de la campagne. |
Fara SAMBE |
| Economie |
RETROUVAILLES CNCR-MINISTRE DE L’AGRICULTURE : Les jalons d’une concertation permanente |
Thiès - Après une longue période de gel des relations entre le ministre de l’Agriculture et le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), les grandes retrouvailles ont été scellées et consolidées ce lundi à Thiès où la structure nationale a vu le jour en 1993 et où le ministre de l’Agriculture, Hamath Sall, était venu présider la réunion du conseil d’administration.
Il faut dire que c’est grâce à la médiation du président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar que ces retrouvailles ont pu avoir lieu A Dakar.
Ce dernier a même rappelé un des principes fondateurs de l’action du Cncr, à savoir, le respect de l’autorité de l’Etat dans la définition des politiques de développement après concertation avec tous les acteurs concernés. Et de s’appesantir sur l’ancrage du Cncr à la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et son engagement pour sa mise en œuvre.
A Thiès, Samba Guèye et tous les autres intervenants ont eu à réaffirmer leur disponibilité constante, à faire table rase du passé et à travailler la main dans la main avec tous les ministères en charge du secteur pour développer ensemble l’agriculture sénégalaise et répondre aux préoccupations des producteurs et par ricochet à celles de toutes les populations rurales.
« Nous sommes votre premier partenaire. Bien évidemment, il arrive que nos propositions, nos points de vue ne puissent pas recouper celles de l’Etat, mais toujours est-il que notre souci premier est de travailler pour le développement économique et social du pays », a laissé entendre le président du Cncr.
Visiblement satisfait de sa visite, le ministre Hamath Sall a indiqué qu’il a toujours mis en avant le dialogue et la concertation et qu’il reste disponible et ouvert à toutes les suggestions et critiques positives visant essentiellement à amplifier et améliorer l’action gouvernementale.
M. Sall a également rappelé les efforts louables que ne cesse de consentir l’Etat du Sénégal. Il reconnaît cependant que le travail doit se poursuivre, notamment dans les domaines de la recherche de financements, la fertilisation des sols, la diversification des productions agricoles, la reproduction du capital semencier, la mécanisation, entre autre. Donc, des chantiers de développement opérationnels pour assurer une sécurité alimentaire durable.
Le ministre de l’Agriculture est revenu sur la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et mis en exergue toute l’importance que le chef de l’Etat y accorde.
Il a également mis l’accent sur la protection sociale de l’agriculteur et annoncé la création prochaine d’une compagnie nationale d’assurances, d’un conseil national pour la loi d’orientation et de conseils régionaux en étroite collaboration avec les gouverneurs des régions. |
Abdourahmane S. GONZALES |
| Economie |
BANQUE ET FINANCE : Premier salon des professionnels au Cesag |
Le Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) abrite depuis hier le premier salon de la banque et de la finance organisé par le programme Master en banque et finance (Mbf). La cadre est bien indiqué pour les entreprises participantes de se faire connaître et faire découvrir leurs produits et services. Tout se passe dans l’espace communautaire du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) qui sera trois jours (17 - 19 février) l’épicentre bancaire et financière régionale. Le coup d’envoi, qui a été donné hier, a déjà permis de mesurer l’engouement et l’intérêt manifeste des étudiants du Master en banque et finance (Mbf) du Cesag, initiateurs de cette rencontre dans le cadre des activités de sensibilisation et d‘information à l’endroit des acteurs économiques.
Des expositions et des tables rondes vont marquer cette manifestation qui se veut un cadre d’échange entre professionnels de la banque et de la finance, les opérateurs économiques, et les étudiants |
Adama MBODJ |
| Economie |
Consommation : baisse des prix du transport |
Les prix des services de transport ont reculé de 4,5 pour cent, en janvier 2009, par rapport au mois de décembre 2008, indique l’Ansd. Cette évolution résulte, selon l’Agence du Point E, de ’’la baisse des prix des services du transport (2,6 %) et des prix à la pompe des carburants et lubrifiants (-15,5 %) à la suite des effets cumulés du plein effet des diminutions survenues en décembre 2008’’, explique l’Aps, reprenant l’étude du ministère des Finances. En glissement annuel, fait valoir la même source, ’’les prix de la fonction +transport+ ont progressé de +2,4 pour cent’’.
1,6 %
De 1,8 à 1,6 % du Pib, c’est l’ampleur de la baisse prévue des envois de fonds dans les pays en développement en 2009, selon l’étude de la Banque mondiale sur les perspectives de cette année de crise. L’institution précise cependant que la baisse dépendra grandement dans chaque paysdes fluctuations des taux de change. « Les récentes fluctuations des taux de change bilatéraux ont compensé les baisses attendues des envois de fonds libellés en monnaies locales. |
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| Education et Formation |
NÉGOCIATIONS GOUVERNEMENT-SYNDICATS D’ENSEIGNANTS : Désaccord sur les indemnités de recherche et de logement |
Le gouvernement a remis hier, sur la table, les propositions qu’il avait formulées au mois d’octobre 2008 sur les indemnités de logement et de recherche documentaire (Ird). Des offres rejetées par les syndicats.
Aucun accord n’a pu être signé hier entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Au terme de leur face à face qui a duré près de trois tours d’horloge (de 16h à 19 heures), les deux parties se sont séparées sans accord sur l’indemnité de logement et à l’Ird.
Le gouvernement, par la voix du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et des Organisations professionnelles, Innocence Ntap Ndiaye, a maintenu sa proposition du mois d’octobre 2008. Laquelle accorde, à tout enseignant de l’élémentaire, une indemnité de recherche de 120.000 en 2009 payable aux mois de juin et d’octobre ; 150.000 Fcfa en 2010 et 180.000 Fcfa en 2011, soit 90.000 Fcfa aux mois de juin et d’octobre.
Concernant l’indemnité de logement, l’Etat a maintenu sa position estimant que celle-ci a été portée de 35.000 Fcfa en 2004 à 60.000 Fcfa actuellement.
« En conséquence, rappelle le ministre de la Fonction publique, l’Etat ne pouvait accéder favorablement à cette proposition, d’autant qu’une revalorisation de 71,45% a été faite en 3 ans ».
Ce que rejettent les syndicats.
Le coordonnateur de l’Intersyndicale, Mamadou Diouf, a affirmé rejeter « dans le fonds et dans la forme » l’allocation de soutien scolaire de l’Etat en guise d’indemnité de recherche, réclamant en lieu et place une « indemnité mensuelle et pérenne », proposant « 35.000 Fcfa /mois à l’instituteur et instituteur décisionnaire, 30.000 Fcfa à l’adjoint ; 25.000 Fcfa au Maître contractuel (Mc) et 5.000 Fcfa au volontaire de l’enseignement ».
Toutefois, cette indemnité sera étalée sur trois ans. Pour l’indemnité de logement, Mamadou Diouf pense qu’elle ne tient pas compte du coût du loyer et du matériel de construction. « Nous pensons qu’il est possible et nécessaire de la porter à 100.000 Fcfa », a estimé M. Diouf.
L’Etat dit prendre acte des différentes propositions formulées par les enseignants. Toutefois, Innocence Ntap Ndiaye a estimé que les conditions macro-économiques ne sont pas réunies pour donner une suite favorable à ces différentes revendications. |
Maguette NDONG |
| Education et Formation |
Le Duel et l’Ues annoncent leurs plans d’actions |
Après le désaccord, le Directoire unitaire de l’enseignement élémentaire (Duel) a décidé de partir en grève à partir du 24 février prochain. La révélation a été faite par Youssou Touré, un des responsables de cette organisation. Ce mouvement va commencer par un débrayage suivi d’une marche, le 24 février avant d’aboutir à une grève totale les 26 et 27 février.
Youssou Touré estime que les instituteurs ont été laissés en rade et « trahis par un syndicalisme classique et alimentaire ». Mais ce ne sera pas seulement le Duel qui part en grève puisque l’Union des enseignants du Sénégal (Ues) compte se faire entendre durant trois jours. Une grève totale est prévue par ce syndicat les 3, 4 et 5 mars 2009. |
M. NDONG |
| Santé et Cadre de vie |
PROGRAMME DE PRODUCTION DE BIOCARBURANTS : La société civile prône la prudence |
Susciter un débat fécond et arriver à une compréhension claire des enjeux de la production de biocarburants au Sénégal en rapport avec la sécurité alimentaire et énergétique sera l’objet, jeudi prochain, au Cesag, d’un atelier de restitution de deux études menées sur le sujet. L’information a été livrée hier, lors d’un petit-déjeuner de presse tenu à Dakar.
La première étude a été menée par Mme Fatou Mbaye, chargée du projet biocarburants à Action Aid-Sénégal portant sur les risques potentiels et les avantages de la production d’agro-carburants pour les petits producteurs et leur impact sur la sécurité alimentaire et la seconde par Mawade Wade de Wetlands International sur l’évaluation des risques et avantages du programme pour les zones humides en Afrique. Face à la presse, les deux chercheurs ont expliqué leurs convergences de vue et leur projet de susciter un débat afin d’identifier des perspectives claires en termes de mise en place d’un cadre législatif et institutionnel pour la production de biocarburants et d’un plan d’action de la Société civile en vue d’accompagner l’Etat dans l’élaboration et le suivi des mesures relatives à sa mise en œuvre.
Pour eux, la rencontre de jeudi sera un cadre d’échanges avec tous les acteurs concernés par la problématique en vue de poser « les préalables » qui assureront la mise en œuvre d’un programme durable.
Si aujourd’hui l’option pour les filières agro-éthanol et agro-diesel sont des alternatives pour l’Etat du Sénégal et certains pays africains pour faire face à la montée vertigineuse les deux dernières années du prix du baril du pétrole et les effets du changement climatique, plusieurs questions restent encore à élucider notamment la loi-cadre à voter pour la production de biocarburants en Afrique.
La question foncière notamment les 320.000 hectares (1.000 ha par Communauté rurale) prévus pour les emblavures, la nécessité d’associer aux cultures du Jatropha et de la canne à sucre, les cultures vivrières pour maintenir l’équilibre alimentaire, autant de questions qui impliquent une étude d’évaluation environnementale pour en préciser l’impact du programme sur les populations. |
B. B. SANE |
| Gens et Société |
COOPÉRATION ITALIENNE : Un nouveau projet d’élevage lancé à Dahra Djolof |
Le directeur de l’Elevage a procédé au lancement officiel d’un nouveau programme d’élevage dans la zone sylvo- pastorale. Ce projet de la coopération italienne vise à améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de vie des populations.
L’initiative est de l’Ong Italienne Cisv qui met en œuvre son premier programme d’élevage au Sénégal dans le cadre de la coopération italienne. Comme l’a souligné le directeur du bureau de cette coopération, « ce programme devra permettre aux populations d’exploiter le potentiel local de développement à partir des ressources en matière d’élevage ». La coopération italienne à travers le ministère des Affaires étrangères a financé ce projet à hauteur de 440 millions sur un budget global de 870 millions de F.cfa, en mettant l’accent sur le renforcement des capacités techniques organisationnelles et économiques devant permettre l’émergence d’un élevage moderne. Mené en partenariat avec trois organisations paysannes notamment l’association pour le développement de Namarel et des villages environnants (Adena) l’association pour le développement intégré et durable (Adid) et la fédération pour le développement des éleveurs du Djolof (Fbaj), il interviendra pour trois ans dans treize communautés rurales des départements de Linguère. |
OUSMANE MBENGUE |
| Régions |
Région de Kédougou : des jeunes de Rouen installent des boutiques pour l’école |
Oeuvrant dans l’Education depuis 1993, 16 jeunes de l’association « Esc Sans frontières de Rouen » sont au Sénégal pour soutenir l’école. Quatre groupes vont sillonner Fongolimby, Podor, Salémata, Mako, etc., pour procéder à l’ouverture de boutiques scolaires et offrir des fournitures aux élèves. « Grâce aux entreprises françaises et sénégalaises, nous avons réapprovisionné les points de vente pour 3,5 millions de Fcfa », ont dit Mlles Zeinab Bellakhdine et Mathilde Lelièvre.
Les boutiques scolaires ouvertes permettent aux élèves de se payer des fournitures avec un taux réduit de 50 % du prix officiel. « Nous avons constaté que dans ces contrées, les parents ont d’énormes difficultés pour acheter les fournitures au comptant et seul le système du micro-crédit peut les aider », ont-elles ajouté, soulignant que 350 kg de livres seront offerts aux différentes écoles et une sensibilisation sera menée pour une meilleure gestion des boutiques. |
El H. A.THIAM |
| Education et Formation |
COOPÉRATION ACADÉMIQUE : L’Institut islamique et le Cacsup signent une convention |
L’institut islamique et social (Iis) et le Centre africain de complémentarité scolaire universitaire et de promotion (Cacsup) de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) ont récemment signé, à Dakar, une convention pour la coopération académique et culturelle entre les 2 organisations. Dans la pratique, cette convention devra se traduire par des échanges entre savants, chercheurs, enseignants, doctorants issus de la communauté libanaise du Sénégal et les médecins, pharmaciens ou autres spécialistes des écoles sénégalaises. « Le but est de valoriser les travaux de recherche et les œuvres littéraires », a expliqué le président du Cacsup, Ibrahim Eloi Sarr. Il est ainsi prévu des conférences, journées de solidarité, œuvres sociales et même des projets à vocation agricole et la création d’une Maison des citoyens du monde conçue comme une cité universitaire. D’où la satisfaction du président de l’Iis, Abdoul Monem Al Zein. Le Cacsup a aussi signé une convention avec l’Association culturelle et artistique de Samine pour l’organisation d’une campagne médicale et vétérinaire. |
El Hadji Massiga FAYE |
| Santé et Cadre de vie |
Nettoiement : menace de grève des travailleurs |
Les travailleurs regroupés au sein du Front unitaire des syndicats de nettoiement avaient décrété un mot d’ordre de grève de 48 heures. Ils réclament de meilleures conditions de travail, le démarrage de la mutuelle de santé financée par la mairie de Dakar, le paiement des arriérés de cotisations sociales dues aux ex-travailleurs d’Ama-Sénégal, la réintégration des déflatés de ladite société, le recrutement d’un directeur des Ressources humaines.
Joint au téléphone hier, dans la soirée, Madany Sy, un des responsables des travailleurs du nettoiement, a déclaré que des engagements fermes ont été pris de la part des autorités pour trouver des solutions à leurs problèmes.
« Des instructions fermes ont été prises pour le paiement des arriérés de salaires qui sont de l’ordre de 300 millions de francs Cfa et pour l’achat du matériel logistique, c’est-à-dire le petit matériel », a-t-il dit, à l’issue de la rencontre avec Djibo Leïty Kâ, le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement.
Quant à la suite à donner au mot d’ordre de grève, M. Sy déclare que la décision revient aux travailleurs qui doivent se prononcer aujourd’hui, à l’occasion de leur Ag, prévue à 16 heures. |
Mamadou GUEYE |
| Politique |
Me WADE SUR L’AUTORITÉ DE L’UNION AFRICAINE : « Une décision historique » |
Me Abdoulaye Wade a salué la décision transformant la Commission de l’union en Autorité la qualifiant “d’historique”.
« C’est un moment fort dans la réalisation des idéaux du panafricanisme. Cette décision va dans le sens de l’histoire du continent africain », a dit Me Abdoulaye Wade dans un communiqué parvenu à notre rédaction.
Le président sénégalais a déclaré que la décision traduit « l’aspiration profonde des peuples africains au parachèvement de l’unité africaine et inscrit le destin de notre continent dans celui des grands ensembles, qui déterminent, aujourd’hui plus que jamais, le sort des peuples du monde ».
« Elle correspond, enfin, à l’idéal panafricaniste que le peuple sénégalais et ses dirigeants ont toujours appelé de leurs vœux ». Me Wade n’a pas manqué de souligner que le débat sur le gouvernement de l’union a été « long et difficile et a soulevé des passions et des convictions fortes et révélé la diversité, voire les différences de vue quant à la démarche à suivre pour réaliser des Etats unis d’Afrique, étape ultime de l’intégration africaine ». Mais, il a estimé que ce débat a été utile.
Réaffirmant sa volonté à œuvrer pour l’avènement des Etats unis d’Afrique, il a indiqué que « le Sénégal poursuivra, sans relâche, ses efforts, dans un esprit de solidarité et d’ouverture envers tous les pays africains frères pour la réalisation de l’unité politique de notre continent et l’avènement des Etats unis d’Afrique. » |
Mamadou GUEYE |
| Politique |
GESTION DU PROCESSUS ELECTORAL : L’Afp prône la création d’une Ceni |
Pour mettre fin « aux manquements » notés dans le processus électoral, l’Alliance des forces de progrès (Afp) demande la création d’une Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
L’Alliance des forces de progrès propose la création d’une Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Réunie en Bureau politique hier, les progressistes estiment que c’est une telle instance de supervision et de contrôle du processus électoral qui doit prendre la place du ministre de l’Intérieur dans ce processus.
L’Afp fonde ses arguments sur « les manquements » notés au niveau de l’administration territoriale pendant le dépôt des listes des candidats. Elle soutient également que le fichier électoral est « piégé ». « Il y a la rétention des cartes d’électeur », ont estimé les camarades de Moustapha Niasse. L’Afp invite ses responsables à regagner leurs bases respectives afin de développer une vaste campagne d’explication et de sensibilisation des militants sur les enjeux des élections locales du 22 mars.
Moustapha Niasse demande également à ses troupes de se mobiliser pour le contrôle du scrutin.
« Le Bureau politique engage tous les responsables et militants, dans toutes les localités du pays, à participer, avec détermination et dans un esprit d’équipe, au sein des coalitions de l’opposition à la résistance aux côtés des populations », lit-on.
Il s’agit, selon l’Afp, « de faire face à la tentative annoncée de confiscation de la volonté souveraine du peuple ». |
Babacar DIONE |
| Politique |
CESSION DU STADE ASSANE DIOUF : Le front du refus s’élargit |
Après avoir manifesté leur solidarité au Collectif pour la sauvegarde et la réhabilitation du stade Assane Diouf, les leaders de la Coalition « Bennoo Siggil Sénégaal » se joignent à la lutte. Ils vont participer au plan d’action que les opposants à la cession de cet édifice sportif s’apprêtent à dérouler.
Les hommes politiques s’engagent aux cotés du Collectif « René Sanchez pour la sauvegarde et la réhabilitation du stade Assane Diouf ». Hier, au cours d’un point de presse, ils ont annoncé leur décision de participer au plan d’actions que le collectif a décidé de dérouler pour pousser les autorités à renoncer à la cession de cet édifice sportif.
Parmi ces hommes politiques et membres de la société civile, on peut, entre autres, citer, Khalifa Ababacar Sall du Parti socialiste, le leader du Front pour le socialisme et la démocratie (Fsd/Bj), Ckeikh Bamba Dièye et celui du Mouvement pour la réforme et le développement social du Sénégal (Mrds), Mbaye Niang. « Le combat ne concerne pas seulement les habitants Reubeuss, mais tous les citoyens épris de la sauvegarde du patrimoine public », a dit Cheikh Bamba Dièye. Il indique que ce stade n’est que l’étape d’une opération qui, selon lui, peut toucher d’autres sites. Des propos que partage le responsable du Parti socialiste (Ps) à Dakar. C’est pourquoi, Khalifa Sall déclare : « en réussissant à garder le stade, nous aurons contribué à combattre l’affairisme qui gangrène le pouvoir ». Et le responsable du Ps d’inviter les populations à se battre pour mettre un terme à cette tentative du pouvoir. Saluant la démarche du Collectif, Mbaye Niang s’est désolé des « spoliations foncières » qui gangrènent toute la façade maritime dakaroise. Il a averti : « il n y aura plus de parcelles à usage public, si on laisse le gouvernement faire », avant de demander aux membres du collectif d’impliquer pleinement les partis politiques, « seuls capables de mieux porter le combat ».
Le Collectif va démarrer son plan d’action à partir du 21 février prochain par un Sit-in sur l’Avenue Malick Sy. Cette rencontre verra la participation des Asc, des leaders d’opinion et des personnalités de la société civile et de la politique, selon les membres du Collectif. Elle sera axée autour d’exigences précises dont, l’arrêt des travaux en cours sur le site du stade Assane Diouf, la préservation de la vocation d’aire de sports du site, l’engagement de l’Etat à construire sur le même site un complexe sportif avec un plateau technique de qualité et le début d’exécution des travaux de construction du nouveau complexe sportif. Le Collectif a appelé à un vote sanction contre la liste de la Coalition Sopi 2009 aux élections municipales du 22 mars 2009. Pour les membres, c’est le maire sortant qui est à l’origine du « détournement de destination de ce site ».
A souligner que Abibou Mountaga Tall de la famille omarienne a apporté son soutien au collectif, demandant aux chefs religieux de se prononcer sur la défense des intérêts de la population. |
B. DIONE |
| Politique |
La présidente du Cnra rappelle les enjeux des locales à Tamba |
C’est un véritable réquisitoire qui a été dressé au cours de l’atelier sur la régularisation de l’audiovisuel en présence de Mme
Nancy Ngom Ndiaye présidente du Conseil national de régulation de l’audiovisuel. Elle a précisé les enjeux de cette présente campagne électorale qui est locales avec une multitude d’acteurs. Dégageant l’objet de cette rencontre présidée par le gouverneur Cheikh Tidiane Dieng, Mme Nancy Ngom Ndiaye a attiré l’attention sur l’article L 59. La responsabilité du journaliste a été rappelée pour un accès équilibré aux médias et des élections apaisées. S’agissant de l’Internet, il a été souhaité de trouver les moyens de le contrôler. |
P.D.S |
| Politique |
ÉLECTIONS LOCALES : Les mandataires invités à remplir les formalités liées à l’impression des bulletins |
Le ministère de l’Intérieur invite les mandataires des partis et coalitions de partis politiques à « se rapprocher de la Direction générale des élections au plus tard mercredi (...) », afin d’accomplir les formalités liées à l’impression des bulletins de vote, indique un communiqué reçu à l’Aps.
Le ministère de l’Intérieur, qui donne ainsi « suite aux conclusions de la réunion du 13 février » dernier, souligne que l’objectif vise à assurer « un meilleur suivi du travail d’impression ».
Il informe les mandataires nationaux des listes de candidats qu’ils peuvent se présenter à la Direction de l’automatisation des fichiers du 28 février au 6 mars 2009 pour prendre la liste des électeurs par bureau de vote, précisant « qu’il ne sera pas possible d’imprimer sur papier et pour chaque liste le fichier qui comporte près de 5 millions d’électeurs du fait du nombre important de partis et coalitions de partis politiques chiffré à plus de 25 mais aussi du volume et de la durée des tirages et reliures ». Aussi, a indiqué le ministère, il sera remis à chaque mandataire une version électronique de la liste des électeurs par bureau de vote ». |
APS |
| Politique |
Violences faites aux enfants : Vaste plaidoyer à Pikine |
Dans le cadre d’une campagne nationale de lutte contre la violence faite aux enfants, Plan international organise trois ateliers dans la banlieue de Pikine. Il s’agit pour cet organisme de plaider pour un apprentissage sans peur en faveur de tout enfant. Aussi bien dans l’enseignement français que dans les « daaras ». A ce titre, la structure mène des réflexions dans le sens de concevoir un programme à même d’éradiquer toutes formes de violences contre les enfants.
On peut transmettre un savoir à l’enfant sans pour autant recourir à la cravache. C’est l’avis de Mamadou Fall, inspecteur département de l’Enseignement à Guédiawaye. Il en veut pour preuve ; ce qui se fait dans les nombreux « daaras » de Serigne Saliou Mbacké où l’utilisation du bâton est formellement interdit. |
Abdou DIOP |
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