QUOTIDIEN SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES
 
Economie

INVESTISSEMENT AGRICOLE : L’Usaid s’engagera pour 11 milliards au Sénégal

Un véritable round-up du processus de mise en œuvre des Programmes d’investissement agricole (Pria) en Afrique de l’Ouest a marqué hier la rencontre d’information que Dakar abrite depuis lundi. En marge de la réunion, l’Usaid s’est engagée à octroyer près de 11 milliards de Fcfa dans les programmes sénégalais destinés à l’intensification de la production agricole.

La partie la plus attendue s’est sans doute déroulée hier avec la réunion de travail entre les représentants des pays africains, les émissaires de la Cedeao et de l’Usaid. Comme l’a indiqué le commissaire chargé de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau, Ousseini Salifou, l’Usaid ambitionne d’éjecter dans le secteur beaucoup d’argent.

« Nous, nous avons déjà un cadre bien élaboré et très en avance, nous avons une politique agricole et nous avons des plans d’actions ; maintenant, nous sommes en train de terminer les programmes d’investissements qui, seuls, peuvent permettre à l’Afrique de l’Ouest de développer le secteur et nourrir sa population qui est en train de doubler ; nous avons donc vraiment besoin de l’appui de l’Usaid parce qu’ils ont ciblé l’Afrique de l’Ouest comme centre de concentration », se réjoui le commissaire de la Cedeao.

L’objectif, selon le commissaire Salifou, c’est d’ici fin juillet, organiser la réunion des ministres en charge des Finances, du Commerce, de l’Agriculture et de l’Intégration ? afin de faire le pont sur les différentes tables rondes nationales et les programmes régionaux en cours de validation pour que les Etats prennent des engagements fermes vis-à-vis des partenaires.

Car, le processus de formulation des programmes d’investissement donne déjà satisfaction parce que le premier groupe de sept pays (Bénin, Burkina Faso, Ghana, Niger, Nigeria, Sénégal, et Togo) a réalisé son inventaire et validé les résultats de ses travaux de modélisation et souhaite organiser leur table-ronde en mars 2009, tandis que le second groupe de huit pays (Guinée-Bissau, Cap-Vert, Guinée, Côte d’Ivoire, Liberia, Mali, Sierra Leone et Gambie) compte le faire en juin. Ainsi, dès cette année, l’Usaid prévoit d’octroyer près de 11 milliards de Fcfa dans les programmes sénégalais destinés à l’intensification de la production agricole. Parce que selon Peter Trenchard, le pays dispose déjà d’une Stratégie de croissance accélérée (Sca) dans laquelle l’agriculture occupe une bonne place. Et il existe aussi d’autres programmes comme la Goana, qui offre des chances d’augmenter les capacités de productions agricoles.

« Ce que nous attendons de cet appui, indique M. Trenchard, c’est surtout une bonne amélioration de la productivité, une croissance économique, une sécurité alimentaire et une augmentation des revenus pour les producteurs, etc. ».

Adama MBODJ

Economie

VISITE DU DIRECTEUR GENERAL DE LA DOUANE : Un centre régional de dédouanement à Kaolack

Kaolack va bientôt étrenner un centre régional de dédouanement. L’annonce a été faite par le directeur général de la Douane, Jean-Jacques Armand Nanga en visite de travail à Kaolack où il s’est félicité des excellents résultants obtenus par la Zone centre avec 3 milliards Fcfa de recettes en 2008.

L’inspection des douanes de la Zone centre regroupe les régions de Fatick, Diourbel, Kaolack et Kaffrine avec au total 24 unités douanières. Son importance dans le dispositif de la Douane a été soulignée par le directeur de la Douane qui a rappelé qu’au plan national, les recettes douanières se chiffrent à 469 milliards Fcfa en 2008, dont plus de 95% fournis par le Port autonome de Dakar.

Mettant l’accent sur les résultats de la Zone centre, Jean-Jacques Armand Nanga a révélé que les recettes douanières de l’inspection centre se chiffrent à 3 milliards Fcfa, soit la moitié des recettes obtenues par toutes les régions sauf Dakar. Il en a ainsi félicité le colonel Sémou Faye, chef de l’inspection centre, le commandant Kéba Diallo, chef de la subdivision de Kaolack et tous les agents. Avant d’exhorter les soldats de l’économie de la Zone centre à redoubler d’effort pour avoir de meilleurs résultats, surtout dans ce contexte de crise économique. Sur la question relative aux moyens humains et logistiques, le Dg de la Douane a expliqué que l’Etat a fait d’énormes efforts pour que la Douane puisse disposer d’un effectif rajeuni, avec le recrutement de plusieurs centaines d’agents et une dotation de 37 nouveaux véhicules dont les 16 ont été affectés dans la Zone centre.

Pour la surveillance douanière, l’Etat a aussi financé une flotte de 12 vedettes dont 2 seront affectées à Kaolack. Sur ce, M. Nanga a annoncé un projet de création d’un centre régional de dédouanement à Kaolack par l’Etat avec des partenaires américains et il a souligné la bonne collaboration entre la Douane et les autres services de sécurité.

De plus, le colonel Nanga a rappelé aux services de la Douane de ne plus recourir aux collaborateurs civils appelés "pisteurs". Et pour leur permettre de bien mener leur mission sans ces pisteurs, 30 agents de constatation sont en formation en matière de maniement d’arme, de topologie et d’orientation au camp militaire Sémou Djimith.

"Les fraudeurs seront traqués jusqu’à leurs derniers retranchements, surtout dans ce contexte de crise économique", a averti Jean-Jacques Armand Nanga.

Oumar Ngatty BA

Economie

Ntic : Exposition de logiciels de gestion à Dakar

3ème éditeur mondial de logiciels de gestion, Sage organise à partir de ce matin le 2ème Sage Expo Clients à Dakar autour du thème : « Optimisez votre performance ! ». Ce sera un moment de partage et de proximité et pour cette 2ème édition, les clients et partenaires de l’éditeur rencontreront dans un cadre convivial les équipes produits et commerciales. Durant une matinée, ils feront le point sur l’évolution de leur système d’information, en termes de gestion comptable et financière, gestion commerciale, ainsi que sur les services et les dernières nouveautés.

Notamment par rapport à la simplification et à l’automatisation des processus de gestion des entreprises permettant de se concentrer sur leurs activités de production et de vente.

A. MB.

Economie

Bolloré Africa Logistics

Le nouveau label qui fédère l’ensemble des activités de transport et logistique du groupe en Afrique, est conçu pour mettre à la disposition des partenaires l’expertise africaine sur tous les métiers, tout au long de la chaîne logistique. Le lancement de cette nouvelle marque à Dakar a été une occasion pour le directeur régional, Francis Jean de réunir une palette d’invités, notamment des représentants de la communauté portuaire, opérateurs économiques, syndicalistes, et de réaffirmer la fidélité du groupe qui compte relever les nouveaux défis, en matière de développement de grands chantiers, d’activités minières, de télécommunications, de mise en place de « Hub logistiques » ou, plus traditionnellement, dans le cadre des importations classiques.

30%

C’est la proportion de calories apportée dans la ration alimentaire par le riz, le maïs et le blé qui représentent 20 % des produits alimentaires consommés en Afrique subsaharienne. Là où le bât blesse face à la crise qui a renchéri les prix des produits de base, c’est que les habitudes de consommation créent un paradoxe. Selon M. Robert Townsend, économiste à la Banque mondiale, la hausse a touché les prix du riz et du blé, denrées importées à 45 et 85 %. Alors que la production de maïs est quasiment suffisante pour satisfaire la demande locale (95 %)

A. Mb.

International

France : La situation dégénère en Guadeloupe

Un homme a été tué par balle hier en Guadeloupe, où la grève générale entamée il y a un mois dégénère en émeutes, malgré les appels au calme du gouvernement et des syndicats.

POINTE-A-PITRE - Un syndicaliste d’une cinquantaine d’années, a "vraisemblablement" été tué par une balle tirée depuis un barrage tenu par des jeunes à Pointe-à-Pitre... Il s’agit du premier mort du conflit social qui paralyse l’île antillaise depuis le 20 janvier, et qui s’aggrave de jour en jour. Selon les autorités, plusieurs coups de feu ont été tirés au cours de la nuit par des manifestants, blessant légèrement six membres des forces de l’ordre. Des magasins ont été pillés à Pointe-à-Pitre, principale agglomération, et dans d’autres localités, et des barrages érigés dans les rues désertées par les habitants.

Trois policiers ont été légèrement blessés par des tirs d’armes à feu dans une cité de Pointe-à-Pitre alors qu’ils accompagnaient des pompiers venus porter secours au syndicaliste. A Baie-Mahault (10 km de Pointe-à-Pitre), des jeunes armés de fusils à pompe ont tiré à balles réelles en direction des forces de l’ordre et trois gendarmes ont été légèrement blessés, tandis que trois jeunes ont été interpellés, selon le maire de la ville. Face à cette flambée de violences, le "collectif contre l’exploitation" (LKP), fer de lance de la grève générale, et le gouvernement ont lancé des "appels au calme". "Ne mettez pas votre vie en danger, ne mettez pas la vie des autres en danger", a demandé le leader charismatique du LKP, Elie Domota. Mais il a qualifié de "provocation" les actions des forces de l’ordre, qui selon lui, ont proféré des insultes racistes. Un peu plus tard, il a accusé le gouvernement d’avoir laissé pourrir la situation et de considérer la Guadeloupe comme une "colonie" traitée avec "mépris". Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo a appelé "à la trêve et la reprise des négociations". "La place des uns et des autres est davantage autour de la table que sur les barricades", a estimé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

La grève a cristallisé un profond malaise économique et social, mais aussi des tensions entre la minorité blanche et la population noire, sur un fond historique marqué par l’esclavage. Plusieurs magasins et entreprises appartenant à des familles blanches, les "békés" (descendants de colons), ont notamment été pillés. Le président Nicolas Sarkozy, longtemps resté silencieux, doit recevoir aujourd’hui à Paris des élus de Guadeloupe et Martinique. La dirigeante du parti socialiste, Martine Aubry, a exhorté mercredi le chef de l’Etat à s’"intéresser" aux départements d’outre-mer... Le conflit en Guadeloupe mais aussi en Martinique, a pour première cause la cherté de la vie, alors que le taux de chômage est le plus élevé de l’Union européenne et le PIB par tête deux fois inférieur à la métropole.

AFP

International

GUINÉE-ÉQUATORIALE : Des assaillants traqués à Malabo

MALABO - Plusieurs dizaines de militaires équato-guinéens ont convergé hier après-midi vers un cimetière dans un quartier populaire de Malabo, à la recherche d’hommes ayant tenté mardi, officiellement, d’attaquer le palais présidentiel. L’un d’eux a expliqué qu’ils étaient à la recherche d’assaillants repliés dans le cimetière et qui ont tenté de se défendre, donnant lieu aux brefs échanges de tirs. Le gouvernement équato-guinéen avait annoncé avoir déjoué une attaque maritime de "rebelles terroristes" venant du delta du Niger, dans le sud pétrolifère du Nigeria, qui visaient "la prise et la destruction du palais présidentiel" à Malabo. Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, se trouvait à Bata, la deuxième ville du pays. Le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (Mend), auteur de plusieurs attaques contre le secteur pétrolier au Nigeria, a nié toute implication dans l’assaut.

AFP

International

NIGER : Al-Qaïda signe son premier raid

Avec les enlèvements revendiqués hier de deux diplomates canadiens, Robert Fowler, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Niger et de son collègue Louis Guay, disparus à la mi-décembre, à une quarantaine de km à l’ouest de Niamey et de quatre touristes européens kidnappés le 22 janvier dans la zone frontalière Mali-Niger, la branche nord-africaine d’Al-Qaïda a frappé pour la première fois cet Etat déjà fragilisé par deux années de rébellion armée touareg dans sa partie nord... "Nous sommes heureux de transmettre à la nation islamique la bonne nouvelle du succès des moujahidine dans la réalisation de deux opérations de qualité au Niger", déclare dans un enregistrement sonore diffusé par la chaîne satellitaire Al-Jazira le porte-parole d’Al-Qaïda au Maghreb, Salah Abou Mohammed.

ZIMBABWE : Détention Prolongée pour Bennett

Un tribunal zimbabwéen a prolongé jusqu’au 4 mars la détention provisoire de l’ancien fermier blanc et vice-ministre désigné Roy Bennett, accusé devant le tribunal de Mutare, à 270 km à l’est de Harare, de "possession illégale d’armes à feu dans le but de commettre des actes de banditisme, terrorisme et insurrection". "L’Etat a réussi à établir qu’il y a des soupçons suffisants contre l’accusé", a déclaré le juge Livingstone Chipadza en validant ce chef d’inculpation. Il a donc décidé de prolonger la détention du trésorier du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), désigné par son parti pour devenir vice-ministre de l’Agriculture du nouveau gouvernement d’union zimbabwéen.

Sports

LE CLUB LION D’OR REÇU PAR LE PREMIER MINISTRE : Hadjibou Soumaré : « Nous allons soutenir davantage les anciens sportifs »

Le Premier ministre Hadjibou Soumaré, décontracté, prévenant et réceptif, a ouvert hier les portes de la Primature au Club Lion d’or qu’il a longuement reçu en audience et chaleureusement félicité au nom du président de la République, Me Abdoulaye Wade et de son gouvernement qui place au centre de ses priorités, la Jeunesse.

Saluant l’engagement bénévole des animateurs de la tribune autant que l’adhésion enthousiaste des sociétés (Lonase, Petrosen, Sar et ICS) qui l’animent à côté du « Soleil », le Premier ministre leur a renouvelé la confiance du chef de l’Etat et réaffirmé sa disponibilité ainsi que sa volonté de les soutenir davantage sur le chemin de l’excellence.

Pour Hadjibou Soumaré, le Lion d’Or aboutit finalement à la "renaissance du sport en tant que fait de société" mais aussi à la "reconnaissance des sportifs et surtout des anciens qui ont eu le mérite, portés par leur patriotisme, de servir notre pays et de l’honorer". Ceux- là méritent, a-t-il souligné, notre "sollicitude, notre respect, notre reconnaissance surtout dans les moments difficiles."

Après le "mot de remerciement de Mamadou Sèye, à l’entame de la réunion, au nom de ses collègues directeurs généraux, à l’endroit du chef de l’Etat et de son gouvernement, le Premier ministre devait prêter une oreille attentive à l’exposé du secrétaire exécutif du club, Serigne Aly Cissé, qui posa de façon claire et précise, un certain nombre de problèmes et de demandes par rapport à l’évolution de la tribune.

De l’ouverture et de l’élargissement du club à des sociétés partageant notre vision et nos ambitions à une meilleure prise en charge des anciens sportifs terrassés par le diabète, en passant par un soutien institutionnel à concrétiser et par l’organisation du 16e Gala qui nous donnera l’opportunité de recevoir à Dakar le président de la Fédération internationale de gymnastique, le secrétaire exécutif a fait un large tour d’horizon.

Sur tous les points soulevés, le PM a marqué son accord et promis d’impliquer un certain nombre de ministères, notamment ceux de la Santé et de la Famille. Par rapport aux diabétiques, il a demande à M. Cissé de lui faire parvenir un document approprié. Lettre sera par ailleurs adressée par le PM aux directeurs généraux des sociétés partenaires pour les remercier et les encourager à persévérer et à pérenniser la tribune. Au DG du « Soleil », le Premier ministre dira " je vous encourage car malgré les difficultés, vous tenez. Nous allons vous aider à vous en sortir". Au total, le club Lion d’Or est sorti rassuré de l’audience et plus déterminé que jamais à maintenir le cap.

O.B.

Sports

LUTTE - Dimanche à Ziguinchor : Boy Sèye - Bazooka pour la réhabilitation

Serigne Modou Niang ouvre sa série d’incursions dans les régions de l’intérieur par Ziguinchor ce week-end. Pendant 48 heures la capitale du Sud polarisera l’essentiel de l’actualité sportive de la région. En plus du combat leader Boy Sèye (Keur Massar Mbollo) - Bazooka (ex Bombardier 2) de Mbour, un tournoi de lutte traditionnelle est au programme. Et pour davantage élargir l’éventail des manifestations, des combats de femmes lutteuses serviront de bonus au stade Néma.

Pour son baptême du feu en tant que leader de la nouvelle écurie Keur Massar Mbollo, Boy Sèye avait baissé pavillon face à Papa Sow (Fass) le 25 décembre dernier au stade Demba Diop. Ce week-end, à Ziguinchor, il retrouve une vieille connaissance dont il a triomphé dans le passé et qui, entretemps, a changé d’écurie et de nom. Bombardier N°2 est devenu Bazooka. Pour le "Phénomène" dePikine, la motivation sera d’autant plus grande que son adversaire du jour compte à son tableau de chasse un certain ... Tapha Tine. Celui-là même qui lui a fait mordre le gazon du stade Iba Mar Diop avant que Papa Sow n’en fasse autant de même sur le gazon synthétique de Demba Diop.

Boy Sèye compense son handicap au plan du gabarit par un bagage technique appréciable soutenu par une souplesse et une agilité qui lui permettent de se tirer des situations les plus compliquées. Tombeur également de Saloum Saloum, l’ex poulain de Pape Diop Boston Mbollo ne saurait être un figurant dans l’arène.

A Ziguinchor, Boy Sèye fera face à Bazooka dans une sorte de "combat de la réhabilitation" pour tous les deux lutteurs dont les dernières sorties se sont soldées par des défaites.

Auteur d’une saison sans faute avec deux victoires en autant de sorties, Bazooka (ex Bombardier) de Mbour a réussi l’un des exploits les plus retentissants de la saison 2007-2008 en dictant sa loi au colosse Tapha Tine.

Mais, pour sa première sortie en 2009, face à Baye Mandione de "Thiaroye Gueum Sa Bop", le 24 janvier dernier à Mbour, sur ses propres terres, il avait été surclassé par son adversaire. Il lui appartient donc d’en tirer toutes les conséquences face à Boy Sèye, ce week-end à Ziguinchor.

B.S. FAYE

Sports

FOOTBALL - Matches internationaux amicaux Les « Lions » locaux s’inclinent en Libye (1 - 0)...

Pour leur ultime match de préparation au championnat d’Afrique des nations de football qui débute dimanche à Abidjan (Côte d’Ivoire), les « Lions » locaux se sont inclinés hier (0 - 1) à Tripoli face à la Libye, elle aussi qualifiée à ce CHAN. Un but pris à la 75ème minute de jeu et que les garçons de l’entraîneur Joseph Koto auraient pu effacer en toute fin de match, lors d’un face à face avec le gardien adverse vendangé, selon une information du CNF.

Dans tous les cas, le coach des « Lions » avait annoncé qu’il ne chercherait pas forcément le résultat face aux « Verts » de Libye mais plutôt qu’il s’emploierait à faire le jeu et à effectuer les derniers réglages avant les choses sérieuses, à partir de dimanche. Gageons donc qu’il a bien décelé les insuffisances de son équipe et espérons qu’il pourra y apporter les correctifs nécessaires pour atteindre l’objectif de jouer au moins les demi-finales qu’il s’est fixé. Le Sénégal, rappelons le, évoluera dans la Poule A du premier CHAN, dernière née des épreuves de la CAF réservée aux équipes nationales uniquement composées de joueurs locaux. Il aura respectivement pour adversaires la Tanzanie, la Zambie et la Côte d’Ivoire pays hôte. Dans l’autre groupe, son sparring-partner d’hier, la Libye s’expliquera contre le Ghana, le Zimbabwe et la RD Congo.

... les « Lionceaux » tiennent l’Algérie en échec (2 - 2)

Pour leur deuxième et dernier match amical, hier, face à l’Algérie, les cadets sénégalais ont décroché un bon nul (2 buts partout). Selon les informations qui nous sont parvenues du CNF, les « Fennecs » cadets qui ont « encore bénéficié d’un penalty généreux », selon notre source, ont mené deux fois au score, mais les joueurs du coach Serigne Saliou Dia ont à chaque fois su revenir à la marque. Le week-end dernier, les « Lionceaux » avaient battu l’Algérie par 2 buts à 1. Ces deux résultats positifs ne sont que pour raviver les regrets puisque ces cadets sénégalais avaient déclaré forfait lors des éliminatoires de la CAN de leur catégorie face à la Côte d’Ivoire. Et à l’aune de cette victoire suivie d’un nul, les joueurs de Serigne Saliou Dia ont prouvé qu’ils ont de la qualité et qu’ils auraient bien pu prétendre à se qualifier à cette phase finale que ... l’Algérie abritera du 19 mars au 2 avril prochains. Y prendront part, dans le Groupe A, l’Algérie, la Gambie, la Guinée et le Cameroun et dans le groupe B, le Burkina Faso, le Zimbabwe, le Niger et le Malawi.

Politique

POLITIQUE AJ/PADS : « Decroix » et ses proches réaffirment leur ancrage dans le parti...

Dans le bras de fer avec Landing Savané, Mamadou Diop « Decroix » a réuni hier des cadres et responsables d’And-jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads) qui lui sont favorables. Ils ont rejeté son exclusion et réaffirmé leur ancrage à Aj/Pads.

Mamadou Diop « Decroix » et ses partisans ont réaffirmé leur appartenance à Aj/Pads. « Nous sommes à Aj, nous y restons et nous sommes derrière le Secrétaire général-adjoint », a déclaré hier, Mouhamadou Daff qui animait la conférence de presse.

Secrétaire national à l’Organisation et porte-parole du parti, M. Daff, comme ses camarades, a formellement rejeté l’exclusion de Mamadou Diop « Decroix » du parti. « Nul ne peut être sanctionné sans être au préalable entendu. « Decroix » n’a été entendu sur aucune infraction. Aucune procédure n’a été respectée. En plus, le Bureau politique n’a aucune compétence en la matière. Cette tentative ne peut pas passer. C’est pourquoi les fédérations ont rejeté l’exclusion », a précisé M. Daff.

Confirmant la candidature de « Decroix » à la tête du parti, il a expliqué que lors de la rencontre du Bureau politique sur 43 membres présents, seuls 19 ont voté pour l’exclusion. « Ce n’est pas acceptable. Cette tentative a échoué et le parti l’a rejetée », a-t-il poursuivi. M. Daff, revenant sur les origines de la crise, a rappelé que les problèmes entre « Decroix » et Landing Savané sont d’ordre politique. « Decroix » et beaucoup de cadres n’étaient pas d’accord pour la candidature de Landing Savané à la présidentielle de 2007. S’y ajoutent le management et la gestion de la démocratie interne dans le parti, sans oublier les réseaux.

Interpellé sur les problèmes d’argent qui seraient à l’origine du différend entre les deux compagnons, M. Daff de déclarer : « Decroix est blanc comme neige. D’ailleurs le parti lui a voté une motion de confiance ». Et de plaider pour la tenue du Congrès après les locales du 22 mars.

Quant à l’intéressé, Mamadou Diop « Decroix », il a, auparavant, dans une brève allocution, souligné que « la différence des points de vue et des opinions est positive ». Mais, s’est-il empressé d’ajouter, « on doit assurer la diversité dans la sérénité, la lucidité dans un élan positif ».

Trente et un (31) responsables de fédération et de nombreux cadres étaient présents à cette conférence de presse.

Aliou KANDE

Politique

POLITIQUE AJ/PADS : Confusion à la réunion du Secrétariat politique permanent

La confusion persiste au Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads). Un autre épisode du conflit qui oppose le Secrétaire général du Parti, Landing Savané et son adjoint, Mamadou Diop « Decroix » a eu lieu hier au siège, sis à la Zone A où était convoqué le Secrétariat politique permanent. Mamadou Diop « Decroix », « exclu » par le Bureau politique du 07 février dernier s’est présenté entouré de ses lieutenants dont le porte-parole, Mamadou Daff. En l’absence du Secrétaire général, il a présidé la réunion, selon M. Daff. Une occasion pour le ministre du Commerce et d’autres permanents du Secrétariat permanent d’annuler le communiqué du 07 février, à en croire, toujours le porte-parole.

Face à la presse, M. Diop a réitéré les propos qu’il a tenus quelques heures avant au cours d’un point de presse. Il dit rester dans le parti et parle de « complot avorté contre (sa) personne orchestré par (ses) adversaires ».

Le Secrétaire permanent, Moustapha Diémé, rejette les propos du camp du N°2 du parti. Il dit avoir différé la réunion, parce que, selon lui, « les conditions n’étaient pas réunies ».« Mamadou Diop s’est présenté avec des nervis. Nous n’avons pas voulu répondre à la provocation. C’est la raison pour laquelle j’ai appelé les autres membres du Secrétariat permanent à rester chez eux en attendant que la situation change », indique-t-il.

Face cette situation, le Secrétaire permanent confie avoir commis un huissier pour constater que le camp du ministre du Commerce « a défoncé les portes de la salle de réunion ». Il nie aussi avoir envoyé des convocations à M. Diop et ses partisans. Moustapha Diémé rappelle aussi que c’est l’instance qui avait exclu les animateurs du courant « Yonou Askanwi » qui a fait de même en ce qui concerne le N°2.

Babacar DIONE

Politique

MAME MACTAR GUEYE, MEMBRE DE LA COMMISSION NATIONALE D’AUDIT DU FICHIER ÉLECTORAL : « Il peut y avoir des inscriptions multiples, mais pas de votes multiples »

Membre de la Commission nationale d’audit du fichier, Mactar Guèye, porte-parole de la Cap 21, apporte la réplique aux techniciens de l’opposition qui ont contesté la fiabilité des bases de données. Selon lui, « il peut y avoir des inscriptions multiples, mais pas de votes multiples ».

La mouvance présidentielle a participé avec l’opposition à l’audit du fichier. Les bases de données garantissent-elles une transparence des élections ?

Il y a 256 serveurs, dans le centre névralgique de la Direction de l’automatisation du fichier (Daf) du ministère de l’Intérieur. Un éclatement rationnel des routines informatiques permet une gestion et une exploitation efficientes des différentes bases de données sécurisées. Faites un tour dans les cellules informatiques de n’importe quelle structure qui brasse des masses volumineuses d’informations sensibles, comme les banques, les grandes compagnies d’assurances, les sociétés des eaux ou de l’électricité, vous n’y verrez nulle part la globalité des tâches de gestion des bases de données confiées à un seul et unique serveur. L’ère des serveurs fourre-tout est révolue. La majorité des spécialistes vous diront qu’en terme de gestion d’informations massives, le traitement informatique est d’autant plus diligent et efficient que les supports hardware de stockage des diverses bases de données sont dédiés, c’est-à-dire spécialisés. Les programmes informatiques, qui ont été écrits pour un résultat précis, savent dans quel serveur trouver telle information, en vue de son traitement. C’est ce qui importe. C’est une question d’option. Et j’estime que le choix opéré par les techniciens du ministère de l’Intérieur, dans la prise en charge informatique globale du processus électoral, est rationnel.

L’opposition conteste, soulignant qu’il peut, entre autre, y avoir des votes multiples. Partagez-vous cet avis ?

Il peut y avoir des inscriptions multiples, mais pas de votes multiples. Dans l’ancien système, seules les informations relatives à l’état civil étaient prises en compte. D’où les fraudes massives dont étaient régulièrement victimes les challengers du président sortant. Les responsables politiques locaux transformaient volontiers les mairies en usines de production en série d’extraits de naissance. Car, les commissions se satisfaisaient de la simple présentation de cet acte de naissance pour inscrire une personne sur le ficher, lequel était devenu un véritable dépotoir. Et le régime de l’alternance aura eu le mérite d’avoir osé introduire une nouveauté technologique comme barrière de contrôle supplémentaire, à savoir la biométrie. Celle-ci a permis d’épingler pas moins de 8.855 fraudeurs, lors de la dernière présidentielle de 2007 (une sorte de tableau de chasse de ces électeurs indélicats et bien identifiés est toujours consultable auprès de la Daf). Il est évident que ces gens, certainement munis de documents d’état civil de complaisance, ont dû faire le tour de différentes commissions pour s’inscrire plusieurs fois. Mais au moment du retrait de leur(s) carte(s), ils ont été surpris de ne se voir délivrer qu’une seule carte. L’explication est simple. Lors du traitement des données, les serveurs de la Daf engrangent systématiquement durant la période légale d’inscription, depuis les 500 centres d’inscription fixes et les 200 commissions mobiles, la lecture comparative des empreintes digitales - laquelle est réputée unique pour chaque individu - aura permis de détecter leur omniprésence, pour ne finalement retenir qu’une seule de leurs inscriptions. Bien entendu, l’idéal serait, comme le souhaite l’opposition, que la détection des inscriptions multiples se réalise en amont, c’est-à-dire dès la capture de l’empreinte, au niveau de la commission d’inscription. Mais cela suppose que la totalité des ordinateurs des 700 commissions - sans oublier ceux des multiples centres d’inscription de la diaspora - soit interconnectés en réseau. En ce moment-là, il faudrait peut-être envisager de multiplier par trois le coût de l’investissement ayant permis l’acquisition du système actuel. Ce qui, évidemment, est une autre paire de manche ! Mais, pour l’essentiel, la biométrie est bien opérationnelle dans système électoral actuel sénégalais, même si elle agit en différé.

Que pensez-vous des solutions préconisées par l’opposition, notamment l’usage du spray, pour parer aux fraudes ?

L’encre indélébile avait son sens quand le vote était, pour ainsi dire, anonyme, ne prenant en compte que les informations contenues dans les documents d’état civil. Aujourd’hui, notre pays dispose d’un système à la fois révolutionnaire et contraignant, en ce qu’il exige, pour la première fois dans notre histoire électorale, la présence physique de l’électeur. Contrairement à ce qui se faisait avant l’alternance, où l’on pouvait se faire inscrire par procuration ou par ordonnance. Une boîte à pandore dans laquelle n’avaient pas hésité à s’engouffrer nombre de candidats à la présidentielle de 2000. Ce n’est plus possible maintenant, car l’inscription, dans l’actuel fichier électoral, est devenue un acte personnel, volontaire et surtout physique. Je rappelle souvent que même la plus haute institution de ce pays, le président Wade, a été obligée de se rendre physiquement à la Préfecture des Almadies pour remettre au préposé son document d’état civil, et s’asseoir sur un tabouret pour se soumettre comme tout le monde aux trois modules biométriques : la photographie numérique, la capture de sa signature et de ses empreintes digitales sur une tablette graphique.

Ce sont donc ces éléments d’identification qui permettent aujourd’hui à notre système d’inscription électoral de ne retenir qu’une seule inscription et par conséquent, de garantir l’unicité du vote. L’introduction du spray ne ferait donc, à mon avis, qu’engendrer des charges supplémentaires.

Propos recueillis par B. DIONE

Politique

4.457 cartes d’électeur incinérées

Le Directeur général des élections, Cheikh Guèye, a procédé, hier, au nom du ministre de l’Intérieur, à l’incinération à 4.457 cartes d’électeur. L’opération fait suite à la découverte de ce lot de cartes à destination des Etats-Unis qui s’était égaré en cours de route. Par souci de transparence, le ministère de l’Intérieur a décidé d’incinérer ces cartes ? même si elles ne peuvent pas être utilisées pour les prochaines élections locales. Cheikh Guèye a indiqué que le gouvernement a choisi librement de détruire en public ces cartes d’électeur pour éviter toute suspicion de la part des partis politiques. Ces cartes ont été retrouvées bien après les élections présidentielle et législatives en Espagne puis remises au Consulat du Sénégal à New York. Ce dernier les a retournées au ministère de l’Intérieur au début du mois janvier 2009. L’opération d’incinération s’est faite en présence du représentant de la Cena et d’un huissier. Un procès-verbal de destruction a été signé par les parties. Le Directeur général des élections a précisé que les partis politiques ont été invités à cette cérémonie publique d’incinération des cartes d’électeur par voie de presse. Aucun parti ne s’est présenté malgré tout.

Mbaye S. DIAKHATE

Politique

Élections locales : le Front populaire se félicite de la fiabilité du fichier électoral

Le Bureau politique du Front populaire, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, s’est félicité de la fiabilité du fichier électoral. Il invite l’opposition à faire « preuve de grandeur en reconnaissant ces progrès ». Les camarades de Bacar Dia soulignent que le Sénégal a fait des avancées significatives dans la modernisation de son fichier électoral. Ils encouragent également vivement l’implication de Me Abdoulaye Wade dans la résolution de la crise à Madagascar. « Le Front populaire apprécie hautement la demande faite au président de la République, Me Abdoulaye Wade, de participer à la résolution de la crise malgache et encourage vivement cette implication du chef de l’Etat dans la recherche d’une paix durable dans cette grande partie du continent », lit-on.

Mamadou GUEYE

Gens et Société

Mbour : Mme Awa Ndiaye au chevet des enfants DE LA POUPONNIÈRE

Suite au cri du cœur de Mme Michèle Biron, directrice de la Pouponnière de Mbour, Mme Awa Ndiaye, ministre de la Famille, a effectué une visite dans la capitale de la Petite Côte pour offrir du lait, de l’eau de Javel, de la tomate, du sucre et de l’eau minérale aux tout-petits de la Pouponnière. Avec ses 150 bébés venus de toutes les régions du Sénégal et des pays limitrophes, tels que la Mauritanie, la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry, la Pouponnière de Mbour est en passe de devenir sous-régionale. 501 bébés ont été admis à la Pouponnière. Les principales raisons d’accueil de ces enfants sont le décès, la maladie de la mère, l’abandon de bébé ou encore les difficultés économiques pour les parents. Sur le chemin du retour, le ministre a offert à la grande mosquée 1.000.000 Fcfa pour sa réhabilitation.

A. S. NDIAYE

Education et Formation

RENTRÉE SOLENNELLE DE L’ACADEMIE DES SCIENCES DU SENEGAL : Hommage à trois illustres disparus

A travers des témoignages émouvants, les intervenants ont déroulé des segments d’une vie bien remplie des professeurs Iba Mar Diop et René Doufy Ndoye et du Dr Saydil Moukhtar Touré et salué leur apport inestimable dans leur domaine respectif.

Dans une atmosphère empreinte d’émotion mais tout aussi symbolique et significative, les membres de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ants) ont rendu hier, un hommage mérité, à 3 de leurs collègues disparus. Il s’agit du Pr Iba Mar Diop, docteur en médecine, de Pr René Doufy Ndoye également docteur en médecine et du Dr Saydil Moukhtar Touré, docteur vétérinaire. Ces illustres disparus partageaient ensemble, l’amour du travail, la rigueur et la générosité caractéristique des hommes savants. « Ils étaient des symboles significatifs dans un référentiel normé », a dit le président de l’Ants et ancien recteur de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Pr Souleymane Niang. Il a souligné que les trois hommes savaient allier « la fermeté des positions à une grande humanité et à une attention à chacun ». Il a également plaidé pour plus de moyens aux enseignants du Supérieur, d’autant qu’on est à l’heure de la mondialisation.

Tous les intervenants ont reconnu qu’ils sont des exemples pour la génération actuelle. Car, de par leurs idées et leurs actions, ils ont porté haut le flambeau de la science au Sénégal, en Afrique et dans le monde comme l’ont attesté les nombreuses distinctions reçues durant leur vie bien remplie. Chacun dans son domaine respectif a fait avancer la recherche et participé à la formation de nombreux cadres sénégalais en particulier, africains en général. « Ils ont écrit les plus belles pages de nos carrières scientifiques en nous offrant le cadre », a déclaré le Dr Safiétou Touré Fall.

Iba Mar Diop était un professeur agrégé des maladies infectieuses, doyen honoraire de la faculté de Médecine de Dakar et Secrétaire perpétuel de l’Académie. Les parcours de feu René Doufy Ndoye et du docteur Saydil Moukhtar Touré étaient tout aussi brillants. Le Pr Ndoye était agrégé de biophysique, ancien doyen de la faculté de Médecine de Dakar, ancien chef de service de biophysique-médecin nucléaire et ancien président de la Fédération sénégalaise de hand-ball.

Quant au Dr Saydil Moukhtar Touré, il a été chef du service de parasitologie, directeur du département de recherche sur les productions et la santé animale de l’Isra, directeur du centre de recherches sur les trypanosomes animales de Bobo-Dioulasso, etc.

Mamadou GUEYE

Santé et Cadre de vie

JOURNÉES MÉDICALES DE DAKAR : Les maladies chroniques au menu de la réflexion

« Environnement et affections de longue durée ». Tel est le thème des 17èmes journées médicales qui se dérouleront à l’Université de Dakar du 23 au 26 février 2009.

Les Journées médicales, pharmaceutiques, odontologiques et vétérinaires de l’Université Cheikh Anta Diop se dérouleront cette année du 23 au 26 février. Les affections de longue durée (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, hypertension artérielle...) et la prévention seront au menu des échanges. En effet, les Journées médicales sont une occasion pour les acteurs de la faculté de Médecine de se retrouver avec leurs collègues chercheurs et experts francophones et anglophones d’Afrique, d’Europe et d’Asie.

Cette présente édition a pour thème : « Environnement et affections de longue durée ». Une innovation majeure, selon le président du comité scientifique des Journées médicales, le Pr Serigne Abdou Ba. Car, pendant plusieurs décennies, les scientifiques ont estimé qu’il fallait faire de la thérapie curative pour soigner les populations. « Mais, on s’est rendu compte que cette thérapie curative a failli. Maintenant, il faut faire de la prévention », a-t-il indiqué.

Selon lui, la prévention incitera les gens à se préoccuper de leur environnement qui subit une forte dégradation qui entraîne de nombreuses maladies. Il est donc important, a-t-il indiqué, de réfléchir sur l’évolution, la modification, le contrôle et la prévention des facteurs de l’environnement susceptibles d’avoir un effet nocif sur la santé des populations.

En plus du thème central, d’autres aspects seront développés sous forme de conférences et de tables rondes. Il s’agit, entre autre, des cancers, de la survie de la mère et de l’enfant, des Technologies de l’information et de la communication, Santé et production animale, Environ-nement.

Le Pr Ahmadou Moustapha Sow, président d’honneur de ces journées médicales, recevra les honneurs de la communauté scientifique pour service rendu à la faculté de Médecine de l’Ucad.

Eugène KALY

Gens et Société

Travailleurs du nettoiement : la grève se poursuit

Les travailleurs du front unitaire des syndicats du nettoiement ont décidé, au sortir de leur Assemblée générale tenue hier à 15 h 30 à l’école Biscuiterie, de poursuivre leur mouvement de grève de 48 heures. Ce, malgré l’audience que leur a accordée le ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature Djibo Leyti Kâ.

Le Sg du Syndicat national des professionnels du nettoiement et de l’environnement (Synaprone), Ndiaga Diawara, a qualifié les promesses de la tutelle de « vagues ». « Sur les arriérés des cotisations sociales qui s’élèvent à 294 millions Fcfa, la tutelle a intercédé auprès du ministre du Budget pour régler un règlement dans les meilleurs délais », note-t-il, rappelant cependant qu’aucune date de paiement n’a pas été avancée. Sur les autres questions de la plate-forme revendicative (logistique, la prise en charge médicale, la convention collective), les travailleurs disent rester sur leur faim. Interpellé sur les actes de vandalisme dans certaines artères de la capitale avec le déversement d’ordures ménagères sur la chaussée, Ndiaga Diawara nie leur implication. « Nous ne sommes pas concernés par ces actes isolés qui sont regrettables », dit-il. A noter que 24 de ces agents sont gardés aux commissariats central et de Rebeuss. Les travailleurs réclament leur libération. Une réunion d’évaluation est prévue ce vendredi.

B. Bachir SANE et Laouratou DOUMBOUYA (Stagiaire)

Education et Formation

Incitation aux études scientifiques : la révision de l’approche souhaitée

L’approche de l’enseignement de la physique et de la chimie doit changer tant il est vrai que les filières scientifiques n’attirent plus dans le pays.

C’est la conviction des professeurs de physique et chimie ainsi que du ministre de l’Education, chargé du Préscolaire, de l’Elémentaire, du Moyen, Khalidou Diallo qui a présidé, hier, le vernissage de l’exposition scientifique dénommée « Physique amusante ». Entre autres raisons de la désaffection, les enseignants citent l’enseignement théorique de ces disciplines (manque d’expérimentations), l’utilisation d’un langage ésotérique, le sous-équipement des laboratoires des lycées et collèges. Mais pour le ministre, il est important de démystifier l’enseignement des disciplines scientifiques. Se prononçant sur la grève des enseignants,M. Diallo a invité ces derniers à mesurer l’effort du gouvernement notamment en matière de valorisation des salaires et d’autres indemnités. A signaler que la coopération française a remis un important lot d’ordinateurs portables et accessoires pour accompagner l’insertion des Tic dans la pédagogique.

Idrissa SANE

Gens et Société

Portrait : Mame Diadie Mbaye, communicateur traditionnel : L’icône de Kébémer

Mame Diadie Mbaye communicateur traditionnel, est agent administratif à la Préfecture de Kébémer. Il est aussi maître de cérémonie dans de nombreuses manifestations religieuses, politiques ou familiales. C’est un liant précieux qui fait le bonheur des habitants de cette localité.

Un après-midi de Ramadan. Le vieux Mame Diadie Mbaye se repose à l’ombre d’un arbre. Il revient d’une journée de travail à la Préfecture où il était en train de préparer le programme de la visite et de représentation de l’Etat à certains lieux de culte pour la Korité. Un acte important dans le Sénégal des profondeurs où l’administration territoriale, prolongement de l’Etat, représente la puissance publique.

Mame Diadie Mbaye fait partie des personnes incontournables à Kébémer. « Prenez contact avec le vieux Mame Diadie Mbaye, il pourra être une personne-ressource pour vous. Il a ses entrées partout dans la ville », nous dit au téléphone un des cadres de la ville de Kébémer alors que nous préparions notre visite à Kébémer. Lors de la dernière édition du festival Kébéculture - qui comme son nom l’indique est un événement culturel de la ville de Kébémer - il a été choisi comme parrain. Un hommage lui a été également rendu tout dernièrement au cours d’une cérémonie qui a rassemblé tout le Kébémer politique marqué pourtant par des tiraillements. « Une prouesse, car on connaît les divisions qui minent la classe politique locale. Le ministre Issa Mbaye Samb avait dit, lors de cette cérémonie, s’adressant à moi, que j’avais réussi à réunir l’ensemble des leaders politiques de la zone. Dans le camp libéral, même Modou Diagne Fada alors à l’époque dans "War wi" était présent », estime le vieux Mbaye.

Le secret de cette unanimité autour de sa personne ? « Peut-être ma sincérité », rétorque-t-il. « Je dis toujours la vérité à la personne d’en face. En plus, à Kébémer, on sait que je ne participe qu’à des entreprises qui font avancer la ville. Je ne m’aventure pas dans des débats stériles et sans fondements. Ensuite, j’ai eu de bons parents qui m’ont donné une bonne éducation ».

Commis d’administration

Mame Diadie Mbaye fait partie de cette race rare de griots (ou communicateurs traditionnels, selon une expression en vogue) qu’on voit rarement. Très à cheval sur la tradition orale, le vieux Diadie « est aussi très moderne » avec un parcours scolaire qui lui permet de s’exprimer bien en français. Père de Lamane Mbaye, consultant à Rfm sur la définition de certains mots en wolof, le vieux Diadie revendique fièrement son appartenance à la grande famille des griots.

Commis d’administration à la Préfecture de Kébémer, il est un « pont » entre le commandement territorial et les administrés. Un rôle où il excelle. Entre le pouvoir local et Mame Diadie Mbaye, c’est une longue histoire. Nous sommes dans les années 1940. Une période ante indépendance.

L’administration locale était un mélange de chefferies traditionnelles et d’administration moderne incarnée par ce qu’on appelait les chefs de Canton et les commandants de Cercle. Le Gueth, avec comme capitale Sagatta, une des provinces du Cayor, est dirigé par le chef de Canton d’alors, Massamba Sall. C’est dans ce milieu très marqué par le pouvoir traditionnel qu’est né Mame Diadie Mbaye, en 1946.

« Mon père était dans la cour du chef de Canton d’alors, Massamba Sall. A cette époque, chaque chef de Canton ou chef religieux avait un griot attitré. Les griots étaient des conseillers et des confidents des hommes de pouvoir. Ils avaient des connaissances sur le plan social », rappelle Mame Diadie.

Comme tout jeune, il commence par des études coraniques à Sagatta Gueth. Puis, il fréquente l’école française dans le même village. Il y va avec Sangoné Sall, fils du chef Massamba Sall, responsable politique à And-jëf et ancien Président du conseil d’administration de la Cereq. « Un camarade d’âge » avec qui il a grandi et fait les classes. Ils ont ainsi quitté ensemble leur Sagatta natal pour aller étudier à Ndande. C’est dans ce village qu’il a eu son Certificat d’études avant d’aller au Collège technique à Saint-Louis. Il poursuit sa formation en secrétariat de commerce.

« C’est après que j’ai été retenu pour collecter la taxe régionale. En 1973, on a pensé que c’était mieux de nous intégrer dans la Fonction publique comme on fait maintenant avec les volontaires. J’ai été ensuite recruté comme commis à la Préfecture de Kébémer ».

Aujourd’hui dans l’Exécutif local, il a en charge le Bureau domanial. Son travail ne se limite pas à cela. Avec son entregent et ses connaissances, il est un tampon entre le Préfet et les autorités religieuses. « Sur le plan religieux, j’établis la nature des délégations pour les manifestations religieuses. C’est pourquoi j’entretiens de bonnes relations avec les chefs religieux du département, des chérifs de Géoul en passant par les Tidjanes et les Mourides »

Maître de cérémonie devant 3 chefs d’Etat

Le communicateur traditionnel Mame Diadie Mbaye est connu à Kébémer comme maître de cérémonie dans les manifestations, quelles soient familiales, religieuses ou politiques.

« Etant griot, j’ai beaucoup appris de mon père. C’est ainsi que je suis devenu un maître de cérémonie de beaucoup de manifestation comme les cérémonies familiales, les meetings politiques, les visites d’autorités, etc. », dit-il fièrement. Cela dure depuis 1968. Et depuis lors, il ne cesse d’accompagner tout ministre ou autre autorité en visite dans la zone. Il est aussi aux côtés des nouveaux Préfets lors de leurs tournées de prise de contact ».

Ne lui demandez surtout pas, la cérémonie qui l’a le plus marqué et celle qu’il a le plus réussi. « J’ai presque réussi toutes les cérémonies auxquelles j’ai eu à être maître de cérémonie. Toutes m’ont aussi marqué ». Mais il y a une cérémonie qui lui tient particulièrement à cœur. C’est l’inauguration, le 21 décembre 2006, des Entrepôts sénégalais du Mali (Ensema). Un projet du Port de Dakar à Bamako. Lors de cette inauguration, Bara Sady, directeur général du Port et fils du terroir, l’avait retenu pour l’animation de cet événement. « J’ai accompagné le président de la République au Mali, lors de l’inauguration des Ensema. J’ai été contacté par Bara Sady, Dg du port pour être maître de cérémonie de cette inauguration qui s’est déroulée devant trois chefs d’Etat (Abdoulaye Wade, Amadou Toumani Touré du Mali, Blaise Compaoré du Burkina Faso). J’ai reçu beaucoup de coup de fils de l’extérieur me disant qu’ils m’ont vu à la télé faire le maître de cérémonie. Cela m’a beaucoup marqué », raconte le vieux Mbaye.

Journaliste au "Soleil", Amadou Gaye partage avec le vieux Mbaye, le même terroir natal. « L’histoire du Ndiambour et du Cayor, ce fils du Gueth la connaît du bout des lèvres. Il a même su insuffler ce goût de l’histoire à un de ses fils (Lamane Mbaye) qui est maître assistant d’Histoire à l’université.

"Dans les meetings politiques comme dans les cérémonies religieuses, la prise de parole de cet homme aux facettes multiples est fort attendue. Il sait séduire et convaincre son auditoire par la magie des mots et ce, en toutes circonstances", témoigne Amadou Gaye. Homme de pouvoir, Mame Diadie n’est pas pour autant membre du Parti démocratique sénégalais, formation politique au pouvoir. Membre du Parti socialiste depuis sa tendre enfance, il n’a pas quitté cette formation politique, malgré son apparition dans pas mal de cérémonies officielles. Cela ne peut-il pas nuire à ses fonctions de maître de cérémonies ? « Quand le président vient dans le département pour des activités officielles comme les inaugurations et autres, je suis le maître de cérémonie.

Politiquement, je suis socialiste, mais cela n’a aucune influence sur mes activités de maître de cérémonie quand une autorité passe dans département. Si c’est la République, je joue entièrement mon rôle ; si c’est politique, je ne fais rien. Même au sein des tendances politiques, je n’ai pas de zones interdites. Le président Wade, est un adversaire, mais c’est un ami. Il m’a dit de sa bouche que je ne l’aide pas dans le cadre politique, mais je l’appuie dans la gestion du pays », répond-il.

• Par Oumar NDIAYE

Sports

Équitation - Concours de saut d’obstacles au RCD à Mbao : Bath Gaye (EAS) s’impose avec « Idaho »

Le RCD situé à Petit Mbao a abrité le week-end dernier un concours de saut d’obstacles sous la supervision du maître des lieux Papa Seck, par ailleurs DTN de la fédération sénégalaise des sports équestres. Les amateurs d’équitation ont eu droit à cinq épreuves âprement disputées et très appréciées. Mais le clou de la manifestation, l’épreuve-phare (National I) a été brillamment remportée par Bath Gaye de l’écurie Ardo Sow (EAS) sur son cheval « Idaho ». Les deux épreuves disputées samedi après midi à la caserne Samba Dièry Diallo ont été respectivement enlevées par Bocar Tall du PCH sur « Chayanne » et Manon Jampin du club organisateur avec « Pith Sen », dans les galops National 4 et Junior. Les prix ont été remis aux cavaliers par le Commandant Fall des Eaux et Forêts, l’adjudant chef Mamadou Diaw et Mme Thiouth Diop Niang lors d’une cérémonie de remise de prix diligentée par Mme Brigitte Rihaoui.

Résultats techniques :

National I 1er Bath Gaye / Idahao// EAS, 2e Bath Gaye / Lugano / Eas, 3e Emmuanelle Huart // Kefir d Asfel/ Pch

National 4 Bocar Tall / Chayannne Pch, 2e Maeva Boyer / Koquine Kalao / Pch, 3e Marius Ndiaye / Pith Sene Rcd

Junior 1er Manon Jampi / Milk / Pch, 2e Maeva Boyer Coquine De Kalao / Pch, 3e Alioune Ba / Illyade D’asfeld / Ced

National 3 1er Bocar Tall / Cahayan,Ne / Pch, 2e Gora Seck / Jophie De Luoise // Rcd, 3e Aziz Niass / Chanel // Ced

National 2 1er Cheikh Sylla / Maestro / MJC, 2e Oriane Vigouroux / Nikita / Pch, 3e Ameth Seck / Tiretta //Rcd

El H Yamar Diop

Sports

Rugby - Championnat national à XV : On boucle la phase aller ce week-end

Ce week-end, le rugby à XV reprend ses droits avec au programme, ce samedi 21 février 2009, la 5ème journée de D1 qui constitue la fin des matches aller avec les 2 rencontres reportées du mois dernier. En D2, un match de la phase retour sera également disputé ce samedi.

1ère Division : Samedi à 14h00, stade Iba Mar Diop : Requins contre Caïmans à 17h00, stade du BIMA : Tigres BIMA contre Jambars

2nde Division : Samedi à 15h00, stade du BIMA : Pompiers contre Guépards

Sports

Hippisme - Journée du conseil municipal de Louga dimanche : Tous les ténors au rendez-vous

Le Comité régional de gestion (CRG) de Louga chargé des courses hippiques dirigé par M. Iba Collé Bao, organise ce dimanche à l’hippodrome municipal Djibril Diouf ex (Wattel), sa 1ère journée, la 8e de l’année, dédiée au conseil municipal et placée sous la présidence effective du 1er magistrat de la ville, M. Maniang Faye. Toutes les catégories sont à l’affiche, mais l’attraction de la manifestation sera la course des Narougoors et celle des Mbayards où tous les ténors vont s’aligner. « Yaye Dièye » de l’écurie Thiouth qui a enregistré deux victoires successives, « Maadi » et « Lawla catt » deux pensionnaires de l’écurie du Pr Sakhir Thiam, rivaliseront chez les Narougoors, tandis que « Diambar » qui a déjà enregistré 4 victoires, voudra confirmer sa suprématie dans la catégorie des Mbayards. Mais « Willy » de Oumar Bao Jr, le favori des Lougatois, tentera de lui barrer le chemin sans oublier « Ghassane » et « Flavia la baronne » qui pourraient créer la surprise. Ils évolueront séparément sur 2000 mètres de même que les Foutankés. Les PDA ouvriront le bal sur 1200m suivis des poulains de 3 ans sur 1500m. Les chevaux devraient être nombreux à Louga pour n’avoir pas compéti à cause du Magal

El H. Yamar Diop

Sports

Pentathlon moderne : AG du CNP samedi prochain ; Vers un consensus

Le comité national de promotion (CNP) du Pentathlon moderne sera en assemblée générale samedi prochain pour faire le bilan de son mandat (activités, finances et la technique). Le bureau qui sera également renouvelé à cette occasion ne devrait pas connaître de bouleversement majeur si l’on en juge de par la cohésion qui règne au sein de cette entité. En effet, le président El hadji Malick Sy dit « Souris » qui dirige cette structure d’exception, n’a pas de concurrent à son poste. M. Sy qui est également 1er vice-président de la confédération africaine de pentathlon moderne et membre du comité exécutif de la fédération internationale, sera sans nul doute reconduit par ses pairs. Mais la tâche de ce comité sera aussi de voir comment accueillir des personnes ressources, surtout des femmes, afin de développer davantage ce sport qui fait son chemin dans le landernau sportif sénégalais.

Sports

TRANSFERTS : Contacts « préliminaires » entre Eto’o et le Milan AC

L’agent de la star du FC Barcelone Samuel Eto’o a eu récemment des contacts "préliminaires" avec l’AC Milan pour un transfert éventuel du Camerounais fin 2010, selon le quotidien sportif italien La Gazzetta dello Sport d’hier. "Eto’o regarde vers Milan", indique la Gazzetta qui révèle que son agent, dont il ne cite pas le nom, s’est rendu "il y a quelques temps" dans la capitale économique du nord de l’Italie pour "une série de rencontres indirectes" avec les dirigeants de l’équipe de Silvio Berlusconi.

"Le club rouge et noir ne veut pas accélérer les choses et éviter des entretiens directs car les règlements de la Fifa interdisent à l’attaquant (du Barça) de dialoguer avec d’autres clubs jusqu’à la fin de 2009", précise la Gazzetta. "Mais Eto’o ne veut pas rester à Barcelone" et "refuse toute idée de prolongation (de son contrat) après 2010", ajoute le journal.

Pour Adriano Galliani, le patron de l’AC Milan, le recrutement de Eto’o ne nécessite pas de décision immédiate. "Pour l’heure Galliani a d’autres priorités mais il a bien en tête la question de Eto’o", affirme le quotidien.

AFP

Gens et Société

GAMOU DE TIVAOUANE : L’heure des derniers réglages

La 107ème édition du Gamou de Tivaouane aura lieu au début du mois de mars prochain. A cet effet, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Cheikh Tidiane Sy, a présidé hier, la réunion nationale sur le sujet. C’était en présence du porte-parole de la famille Sy, Serigne Abdoul Aziz Sy.

La rencontre a donné l’occasion aux organisateurs et aux acteurs impliqués de passer en revue toutes les actions à mener pour un succès du Gamou Le porte-parole de la famille Sy a transmis les salutations, remerciements et prières du Khalife général des Tidianes, Serigne Mouhamadou Mansour Sy « pour tous les efforts consentis par l’Etat en direction de ce Gamou et qui doivent contribuer au succès éclatant que nous entendons imprimer à cette manifestation religieuses ». Pour sa part, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, a assuré que toutes les dispositions sont prises « et que celles en voie de l’être le seront bien avant le démarrage du Bourde ». Pour lui, le Gamou est un évènement dont la force réside dans la célébration de la naissance du Sceau de l’Islam (Psl) Le ministre d’Etat a aussi fait savoir que la caractéristique dominante de cet évènement réside dans le fait qu’il permet aux nombreux musulmans de revisiter la vie et l’œuvre de Maodo « une œuvre tempérée par sa célèbre Mimiya ». Il a néanmoins dit aux représentants du Khalife général des Tidianes que ce Gamou 2009 va se dérouler dans un contexte particulier marqué par la crise mondiale qui n’épargne personne, ainsi que la tenue prochaine des élections locales.

« Et c’est à nous gouvernants de solliciter des prières pour atténuer cette crise et un climat apaisé pour les élections ». Cheikh Tidiane Sy n’a pas manqué de préciser que toutes les dispositions seront prises pour la réussite du Gamou.

Pour le Gouverneur de Thiès, Mohamed Fall, les conclusions du Conseil régional de développement tenu à cet effet ont mis à jour les besoins exprimés par les organisateurs. De la sécurité au service d’Hygiène, en passant par les autres secteurs impliqués (sociétés concessionnaires, Elevage, Hydraulique, Santé, Commerce, Assainissement, Eaux et Forêts).

Et le colonel Mamadou Diouf, commandant de la Légion centre, de souligner que 2.000 éléments (gendarmes et Gmi) seront déployés pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens dans la ville sainte de Tivaouane.

Des médicaments seront mis en place à temps et en quantité suffisante, ainsi que la mise en place de postes de secours à l’intérieur de la ville, pour le volet sanitaire. Pour le compte du secteur de l’Hydraulique, Omar Ndiaye a assuré que des camions-citernes seront mis à la disposition des organisateurs, tout comme le feront les sapeurs-pompiers et les services des Eaux et Forêts.

Il est aussi prévu par le service de l’assainissement des camions de vidange, des toilettes mobiles. Tivaouane sera mise hors délestage 15 jours avant le Gamou et 5 jours après. La société distributrice de l’énergie a aussi promis de mettre en place des groupes électrogènes de 800 kVa, d’entretenir le réseau tout en procédant à son extension et d’envoyer des agents en renfort aux équipes de Thiès-Tivaouane.

Le maire de la ville, Elhadji Malick Diop, n’a pas voulu être en reste, en assurant que des opérations de délocalisation de certains sites seront menées pour permettre une fluidité de la circulation dans la ville.

Babacar DIENG

Gens et Société

COUSINAGE A PLAISANTERIE : « La question recèle une dimension de pacification sociale », selon Saliou Sambou

Introduisant, hier, une conférence sur le « La parenté à plaisanterie : une pratique traditionnelle au service de la paix », Saliou Sambou, directeur des Affaires générales et de l’Administration territoriale au ministère de l’Intérieur, s’est voulu formel : il faut préserver ce legs. D’autant plus que cette tradition ancestrale, usitée en Afrique et peut-être dans d’autres continents, facilite la vie en société et règle des divergences dans la vie communautaire.

Des anecdotes sont convoquées, durant toute sa communication, pour illustrer et expliquer le cousinage à plaisanterie. « Un jour, devant le guichet d’une banque, de nombreuses personnes attendent avant de passer à la caisse. Un homme surgit, voyant le nombre et sûrement n’étant pas en mesure de faire comme les autres, il se décide de transgresser les règles en se mettant devant tout le monde. Et naturellement la foule décide de le corriger. Pour régler le problème, une dame évoque son appartenance ethnique dans le but de lui trouver une excuse et elle précise : surtout quand il s’agit d’argent. Ainsi, la colère a cédé la place à la plaisanterie », souligne M. Sambou, présentement directeur des Affaires générales et de l’Administration territoriale au ministère de l’Intérieur.

La question est une passion chez M. Sambou qui, à force de s’y intéresser, en est devenu un expert. Aussi, pour lui, le cousinage à plaisanterie a effectivement un « effet de pacification » que peut engendrer la parenté à plaisanterie ou « Joking relationship » chez nos parents anglais ou « cal en wolof. Pour lui, même si le cousinage à plaisanterie est une « tradition qui semble être une spécificité sénégalaise, il existe dans toute l’Afrique ». Et force est de reconnaître que chaque contrée se l’approprie, mais il est également bien de rappeler que les Amérindiens l’ont souvent pratiquée, a-t-il révélé. Plus près de chez nous, il a donné l’exemple des Guinéens qui parlent de « Sanankouya ». Pour eux, la parenté à plaisanterie est un pacte social, de sang. Cette tradition existe également en Guinée-Bissau, au Mali chez les Dogons et au Niger. Revenant aux réalités sénégalaises, M. Sambou a posé la résolution de nombre de problèmes en évoquant les liens qui existent entre, par exemple, les « Ndiaye et les Diop », Sérères et Peulhs, Diolas et Sérères et par transitivité entre Diolas et Peulhs. Toujours à en croire l’ancien gouverneur Sambou, certains s’en servent pour éviter les formalités douanières.

Ce pacte social lui a permis de résoudre un conflit dans les îles de Niodior et Dionewar, à l’époque où il était gouverneur de Fatick. Son appartenance à l’ethnie Diola, cousin à plaisanterie des Sérères, lui a permis d’être un émissaire et de ramener la paix dans les localités précitées. Pour lui, le cousinage à plaisanterie, une tradition qui se transmet de génération en génération, pourrait être une des solutions au conflit casamançais, une fois le volet politique résolu. Des préalables qu’il faut analyser par les spécificités culturelles de cette région, mais et surtout par un nécessaire désenclavement.

Mariama NIASSE

Gens et Société

Ziarra Cheikh Tourad : célébration de la 15ème édition

Sur les traces de Cheikh Tourad Ould Abass, des fidèles sénégalais ont quitté Dakar, hier, pour Doubai, à quelques kilomètres de Nouakchott, pour la ziarra de son fils Cheiklh Mahfouz Ould Abbas. La quinzième édition de cette ziarra est organisée par Adja Fatoumata Konomba Keïta, une fervente talibé de ce vénéré guide religieux à la dimension spirituelle incontestée. Le comité d’organisation était encore dans l’effervescence des préparatifs de cet évènement important pour la famille Khadriya et tous les disciples de Cheikhna Cheikh Saadbouh.

La caravane sous bonne escorte passe par le bac de Rosso. Auparavant, elle prenait le départ aux cimetières « Abattoirs » où se trouve le mausolée de Cheikh Tourad Ould Abass. La caravane sera rejointe à partir de Rosso par la famille chérifienne avant de mettre le cap sur Doubai sur la route de Boutilimit distant d’une centaine de kilomètres de la capitale mauritanienne.

Comme à Nimzatt, ce sont des « khaymas » qui accueillent les pèlerins. En soi, la ziarra comporte trois phases lesquelles débutent naturellement par la récitation du Saint Coran dès le lendemain de leur arrivée suivie par la ziarra à proprement parler auprès du guide religieux qu’est Cheikh Makhfou Ould Abbass. Ce era dans la nuit du vendredi au samedi. Une ziarra qui sera suivie par la soirée religieuse au cours de laquelle les chants religieux khadres meubleront le reste du séjour.

Cheikh Amadou GAYE

Gens et Société

En filigrane...Les mangues de la colère

C’est la crise mondiale. Une crise financière devenue une crise économique qui, au fil des mois, devrait déboucher, ça et là, sur des soubresauts politiques comme le prédisent certains analystes.

Alors qu’une grosse vague se dirige sur l’Afrique, beaucoup d’Etats africains continuent de vivre sur le grand pied. Après des années d’ajustement structurel, d’autres empruntent à nouveau à tour de bras - de préférence auprès de la Chine peu portée sur les fameuses conditionnalités occidentales - tout en se désolant, de manière fort diplomatique, il est vrai, de la frilosité des anciens partenaires que sont les Occidentaux.

Ces derniers, plus préoccupés par des problèmes domestiques, auront probablement moins de ressources à allouer à l’Aide publique au développement et, surtout, ils sont désormais peu enclins à prêter ceux qui les sollicitent sans les voir passer sous les fourches caudines de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

D’ailleurs, les représentants de ces deux institutions internationales communiquent désormais volontiers, prenant souvent à témoin les opinions nationales quitte à froisser leurs interlocuteurs au sein de l’appareil d’Etat. On peut aussi penser que ces hauts fonctionnaires devenus des adeptes du parler vrai ne veulent pas être, demain, indexés par les braves peuples comme les inspirateurs de douloureux Plans d’ajustement structurel et des coupes claires dans les subventions publiques allouées à certains produits de première nécessité.

Au fond, c’est le service minimum que les pauvres hères du Sahel et d’ailleurs attendent de ces hérauts de la transparence.

La plupart des Etats africains donnent l’impression de n’avoir aucune capacité d’anticipation face à la crise financière mondiale qui, inévitablement, aura des répercussions sur les économies de pays africains qui souffriront de la baisse des prix de certaines matières premières (pétrole, entre autre), de l’Aide publique au développement et des transferts de fonds des migrants.

En effet, « détenteur de 30 % des réserves minières de la planète et important producteur de pétrole, le continent craint les conséquences de l’effondrement des cours ». Quelques notes d’espoir seraient « la baisse de la facture alimentaire et la manne des phosphates » et, surtout, « l’économie de nombreux pays africains est beaucoup plus saine aujourd’hui qu’il y a dix ans. »

En filigrane des propos des analystes et autres experts, on constate que beaucoup de pays, comme le Mali et le Sénégal, qui bénéficient d’une forte assistance extérieure, pourraient recevoir moins d’argent de leurs partenaires au titre de l’Aide publique au développement.

Les ménages seront également touchés puisqu’il est déjà annoncé une baisse du volume des fonds envoyés par les migrants à cause de la crise économique qui sévit dans les pays d’accueil comme la France, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni et les Etats-unis. Ces transferts de fonds ont permis, ces dernières années, à des millions de ménages de sortir de la pauvreté.

Que faire, entre autre, face à la raréfaction des ressources et à la baisse annoncée de la croissance économique ? Comment s’y prendre ? Comment en parler ? Avec qui ? Dans quel cadre ? Tout cela mérite réflexion. Ces interrogations-là et bien d’autres n’émergent pas beaucoup du débat public au Sénégal et ailleurs en Afrique. Ceux qui s’y emploient - économistes, chercheurs, etc. - sont-ils lus, consultés et entendus ? Ceux qui devraient s’en saisir et agir ne sont-ils pas trop préoccupés par les processus électoraux ?

Pour faire court, considérons ces silences, ces négligences et ces oublis comme des pannes africaines qui pourraient annoncer les...mangues de la colère. Quand les pauvres - la majorité électorale - se réveilleront.

PAR El Bachir Sow

Politique

S’il vous plaît ! LE BILLET DE SIDY DIOP : Virtualité

L’ambition politique ne fait pas toujours bon ménage avec la raison. On a souvent la tête perdue dans les délices promises par les raccourcis de cette activité tant prisée sous nos cieux. Khadim Ndiaye, un Ziguinchorois, qui se réclame de la « Génération du concret », a cru en sa bonne étoile quand il est tombé sur un marabout aux prières interminables et au port vestimentaire toujours d’un blanc immaculé. Il avait une mission toute faite pour ce « faiseur de miracle » : lui faire gagner beaucoup d’argent et lui trouver une place de choix dans le cœur des responsables de la Gc.

L’article de Walf Grand’Place nous en dit un peu sur les visées « concrètes » de M. Ndiaye et des méthodes employées : « Tremper des pièces d’argent et une barbe (sic) dans de l’eau bénite et s’en laver de très bonne heure pendant 21 jours ».

Comme toujours, l’affaire se termina au tribunal. L’argent promis n’est jamais tombé. Quant au pouvoir, il serait très étonnant que ses amis de la Génération du concret acceptent de poursuivre avec lui la route vers le... sommet. Ils ne voudraient surtout pas être accusés de « virtualité ».

Politique

Débat - Entre crises et exclusions : Quel avenir pour Aj/Pads ?

De crise en crise, Aj/Pads, dont le compagnonnage avec le Pds fait l’objet de moult commentaires est, aujourd’hui, au cœur d’un débat d’orientation majeur. Celui-là même qui, au lendemain des élections législatives, a failli faire imploser le parti divisé entre partisans d’un partenariat renouvelé et ceux qui, agacés, voulaient la rupture avec l’allié libéral. Entre les partisans des retrouvailles et ceux qui militaient pour une rupture, la cacophonie est totale. Et l’exclusion la règle. Si les crises antérieures avaient permis au parti dirigé par Landing de se retrouver, les dernières secousses telluriques ont emporté une bonne partie des membres fondateurs de ce parti qui a formaté bien des consciences et beaucoup contribué à façonner l’identité politique de notre pays.

Que se passe-t-il au sein des « follistes » pour que ceux qui ont lutté ensemble depuis de si longues années n’arrivent plus à s’entendre encore moins à s’accepter ?

L’engagement militant en bandoulière, nombreux sont les cadres de ce pays qui doivent beaucoup aux « follistes » qui, sous les régimes successifs de Senghor et de Diouf, ont porté haut l’étendard de la lutte grâce à l’encadrement idéologique de nos élites. Au vu du feuilleton politique qui se déroule sous nos yeux opposant le leader de Aj, Landing Savané à son numéro deux, Mamadou Diop, on est tenté de se demander si c’est la fin des idéologies qui sonne le glas des alliances contre-nature. Qu’est-ce qui est à l’origine du « mal vivre » folliste ?

En tout cas, le feu qui couvait sous la cendre a emporté bien des têtes pensantes de ce parti. Après la bande à Madièye Mbodj, qui a longtemps réclamé « un retour aux valeurs » avant de fonder « Yonou Askanwi », il est à craindre que l’écume n’emporte à nouveau des têtes héritières de trente années de lutte. Une autre scission en vue ?

Comment en est-on arrivé là ? S’agit-il, comme avancé par certains, d’une déviation par rapport aux orientations de la formation gauchiste ? Ou est-ce la conséquence d’une ambivalence dans l’attitude des leaders dont le discours ne cadre plus avec les actes depuis l’alternance ?

« Le partenariat entre Aj et le Pds ne saurait être soumis à un préalable ou à des conditions », clamait haut et fort Landing Savané qui, après une campagne électorale qui a surpris nombre d’observateurs, avouait par la même occasion que le président Wade « a gagné les élections sans nous. Il peut donc faire ce qu’il veut ».

La réplique n’avait pas tardé à venir des rangs de la formation folliste. Kadeza Sabaly de la fédération de Mbour avait ainsi fait une sortie au vitriol.

« Landing, Mamadou Diop “Decroix” et Bassirou Sarr doivent partir et nous laisser avec notre parti, car ils ont dévié de la ligne de notre formation. Nous ne pouvons pas toujours être dans les basques du Pds. Nous devons réfléchir à sortir de cette situation », soutenait-il. On connaît la suite.

Aujourd’hui, la question centrale reste et demeure. Qui de Landing, de Mamadou Diop « Decroix » et de Bassirou Sarr, pour ne citer que les plus influents, est de trop ? On devrait être édifié sous peu.

En attendant, la guerre de tranchées continue de plus belle entre tenants du pragmatisme et adeptes de l’ancrage idéologique.

« Le Soleil » se tient à équidistance entre les deux camps et propose à ses lecteurs un débat franc et prospectif sur les enjeux de la crise qui secoue aujourd’hui Aj.

Pour participer à ce débat, merci de nous adresser votre réflexion par mail à l’adresse suivante : sydiop@gmail.com. Les textes devront porter les nom et prénom de leur auteur ainsi que son contact téléphonique ou électronique et ne doivent pas dépasser 3.000 signes (deux feuillets).

PAR Amadou Gaye

Culture et Médiats

Le Sénégal invité d’honneur du Maroc : Comme un ‘’Siel’’ de belles lettres et de pages blanches

Ici, un mot sur Senghor, Birago, Aminata Sow Fall, Mariama Bâ, Boubacar Boris Diop, Cheikh Hamidou Kane, Cheikh Aliou Ndao, David Diop. Là, des échanges avec Seydi Sow, Elie-Charles Moreau, Nafissatou Dia Diouf, Alioune Badara Bèye, Mbaye Gana Kébé ou les conteurs Massamba Guèye et Babacar Ndakk Mbaye. Les lettres sénégalaises ont été à l’honneur de la quinzième édition du Salon international de l’Edition et du Livre (Siel) de Casablanca. Passés les bons mots du protocole, un tour d’horizon en ombres et lumières.

Le Sénégal invité d’honneur. Un souffle de chaleur sur Casablanca, ville blanche sous un temps glacial. Le Prince Moulay Rachid passe dans quelques minutes pour l’inauguration du quinzième Salon international de l’Edition et du Livre (Siel) de Casablanca. Ce jeudi 15 février est le jour tant attendu. La sécurité examine le site au détail près. Même pas un fil qui déborde de la moquette rouge de solennité. Dans la fièvre des ultimes instants avant le grand saut au cœur d’une quinzaine des belles lettres, l’image a quelque chose de révolutionnaire. « Doomi Golo », « le petit de la guenon », trône sur l’étagère. Dans le stand Sénégal, Seydou Nourou Ndiaye, le patron des Editions Papyrus, tient son trophée d’excellence. Après avoir publié « Les temps de Tamango », « les Tambours de la Mémoire », « Les traces de la Meute », « Le cavalier et son ombre », « Murambi, le livre des ossements », le romancier Boubacar Boris Diop s’est lancé le pari « fou » de publier dans sa langue maternelle, le wolof. C’est une des originalités de ce Siel. C’est seulement après ce challenge que l’intellectuel, qui a en outre co-signé l’essai « Négrophobie », écrit « L’Afrique, au-delà du miroir » puis un sixième roman « Kaveena », se tourne vers le public francophone pour leur traduire les mots de sa propre identité culturelle et linguistique. A côté de « Doomi Golo », des textes remarquables de Aboubacry Moussa Lam entre autres. Le journal bilingue (wolof-pulaar) fait la part belle à un autre monument des lettres sénégalaises et non moins défenseur des langues locales dans leurs expressions les plus savoureuses, Ousmane Sembène. Seydou Nourou se satisfait de sa présence « au royaume des livres » (thème de cette édition) avec ses langues. Le défi de la visibilité est relevé, selon lui. Il organise sa résistance à une pensée unique qui ne promeut que les langues héritées de l’histoire de la colonisation par un « étrange matin », comme dirait l’écrivain Cheikh Hamidou Kane.

Plus loin, le ministre Mame Birame Diouf, aux côtés du Directeur du Livre et de la Lecture, Abou Mow, s’affaire entre les stands des éditeurs sénégalais : Seydou Sow pour les Nouvelles éditions africaines du Sénégal (Neas), Elie-Charles Moreau du ‘’Nègre International’’, Oulimata Thione de ‘’Oxyzone’’, Maryama Kanté de la ‘’Bibliothèque Lecture et Développement’’, Aïssatou Diop de ‘’Maguilen’’ et Pape Mafallé Guèye des ‘’Editions des Ecoles nouvelles africaines’’.

La littérature générale, le scolaire et les enfants y trouvent leur prose et leur poésie. Le Prince passe. Moment de fête pour les rigueurs protocolaires et les mots d’usage. Il est officiellement invité au troisième Festival mondial des Arts nègres (Fesman III) en présence du Coordinateur, Alioune Badara Bèye.

Dès cette parenthèse fermée, les bons mots sur l’honneur fait au Sénégal. Parole au ministre : « N’oubliez pas qu’à un moment, le Sénégal et le Maroc avaient une frontière commune. Les Almoravides ont favorisé le dialogue interculturel et le brassage. Cela a été entretenu et amplifié par les différents responsables au sommet de l’Etat dans les deux pays. La coopération se porte à son paroxysme avec cet honneur fait au Sénégal dans la plus grande manifestation culturelle du Maroc. Je suis persuadé qu’à la fin de ce Siel, le Sénégal saura engranger tous les bénéfices pour que les échanges soient beaucoup plus fructueux ». Quelques mots sur le livre. Sur les interrogations. « Depuis les indépendances, dit M. Diouf, le Sénégal s’est efforcé de définir une politique culturelle. Le livre a une importance considérable. Senghor était écrivain. Il avait privilégié le livre en consacrant aux NEA une subvention. Les effets ont continué. Aujourd’hui, il y a les grandes ambitions du président Wade pour l’édition avec, notamment, un fonds de dotation de 500 millions. Les budgets ont subi les contrecoups de la crise, mais cela se fera. » Il poursuit : « Il Sénégal regorge de talents et une multitude de manuscrits seront mis en valeur. Nous sommes en train de voir comment appuyer les maisons d’édition et les rapprocher des écrivains. » Le projet de maison d’édition panafricaine est plus que jamais d’actualité. « L’Afrique a besoin de produire mais aussi de diffuser.

Il faut que nous prenions en charge la diffusion et que nous réduisions les coûts de production. Le livre doit être compétitif pour que, quand on l’achète, on ne se prive pas d’autres obligations », explique le ministre de la Culture.

Un reportage à Casablanca de Habib Demba FALL

Culture et Médiats

Elie-Charles Moreau, écrivain et éditeur : Entre l’idéal littéraire et les lois économiques

Il a deux cordes à son arc. Ecrivain, poète, il est aussi éditeur. Le patron de la maison Le nègre international s’affaire entre ses deux espaces d’exposition. Ce sont ses idées qui le font courir. « Ce qui me motive comme éditeur, c’est la diffusion et la distribution. Il faut que les livres sénégalais commencent réellement à sortir du Sénégal ». Pour cela, il espère rencontrer, au cours de ce Siel, des partenaires. En attendant que la bonne fée le couvre de bienfaits, Elie-Charles Moreau estime qu’il faut lever les contraintes qui plombent la promotion du livre. « D’abord, il faut que les diffuseurs jouent le jeu. Qu’ils ne se focalisent pas sur le fait qu’ils ne doivent diffuser que des éditeurs déjà installés. Je ne pense pas que les technologies de l’information et de la communication puissent régler le problème. Les diffuseurs aiment avoir physiquement les personnes avec qui ils travaillent », soutient-il. Dans le contexte de crise, il pense qu’un catalogue de trente titres est une bonne performance pour une maison d’édition. La raison ? « Nous n’avons pas l’argent ! », répond-il tout simplement. « Les difficultés sont d’ordre financier et logistique. On n’édite pas avec de belles dents ou des sentiments mais avec de l’argent », poursuit-il. L’implantation d’une culture du livre est un défi à relever. « Les gens n’ont pas la culture du livre, déplore notre interlocuteur. Je suggère un appui institutionnel, le mécénat à susciter », propose-t-il. Malgré cette situation, Elie-Charles Moreau ne désespère pas de la culture dans son pays. « Nous ne faisons que tourner en rond. Nous n’évoluons pas dans le sens que souhaiteraient tous les gens qui tournent autour de la chaîne du livre. Les libraires ne prennent pas les livres des nationaux. Ils préfèrent se tourner vers ceux qui éditent ailleurs. Il faut changer d’approche pour que la culture soit des gestes et faits et non un fait qu’on théorise. Personne n’a les clés, nous sommes en train de rechercher des solutions ».

Culture et Médiats

Visite au stand : Les amitiés de Jack Lang au Sénégal

Ton décontracté, sens de l’humour et vivacité d’esprit. Toujours égal à lui-même, Jack Lang a eu un passage très remarqué au stand Sénégal, samedi dernier. L’ancien ministre français de la Culture a été reçu par le Directeur du Livre et de la Lecture du Sénégal, Abou Mbow. De manière spontanée, M. Lang a salué le Sénégal comme « un grand peuple d’Afrique ». Selon lui, « c’est un peuple qui se signale par sa vitalité ». Enfin, le militant de la diversité culturelle fait un clin d’œil à Youssou Ndour comme un des ambassadeurs de la culture sénégalaise.

Culture et Médiats

Regards croisés avec Alioune Badara Bèye et Mbaye Gana Kébé : Au chapitre des satisfecit et des complaintes

Pour les lettres sénégalaises, le Maroc est une porte ouverte sur l’Afrique et le reste du monde, d’après l’analyse du Président de l’Association des écrivains sénégalais (Aes) et Coordinateur du Fesman III, Alioune Badara Bèye. « Nous devons décrocher des contrats avec de grands éditeurs marocains pour consolider cette entente qui existe depuis un millénaire. Dans les mois à venir, nous devons rendre au Maroc les honneurs qui nous sont faits. » Cela est dit au premier jour. Au deuxième, le Fesman est « vendu » au public dans l’espace « Rencontre » du stand Sénégal. Avec une fenêtre sur le livre. Morceau choisi : « L’édition est un domaine de souveraineté. L’Etat a fait des efforts, mais il faut qu’il aille plus loin. Prenons les exemples de la Tunisie et du Maroc. Les livres circulent dans et en dehors du Maghreb. Les taxes ne sont pas élevées. L’édition doit être considérée comme une monnaie nationale. » La parade, il pense l’avoir trouvée à travers la collaboration entre sa maison d’édition à lui (Maguilen) et les éditions Laffont. Il représente en Afrique ce label fort de 3000 points de vente. « Le marché africain est étroit. Si l’auteur tire 3000 exemplaires, il attendra dix ans pour les écouler. Il y a le talent chez nous. Les exceptions sont les auteurs parrainés en Europe. Mais ils manquent de liberté. En Afrique, les Etats doivent soutenir la littérature générale. Un tirage de 300.000 exemplaires pour l’école permettra de faire la promotion du livre, y compris de la poésie », explique M. Bèye. Un avis technique pour rompre avec les manuscrits améliorés et présentés comme de « bons livres » : « Le livre doit être agréable à lire. Nous pêchons dans ce domaine. Beaucoup de maisons d’édition du Nord impriment au Maroc et en Tunisie. Cela est à méditer ».

Interpellé sur la promotion du livre, M. Bèye estime que « les œuvres théâtrales, les contes, les romans et la poésie doivent être montés et diffusés à la télévision ». A la lumière de sa propre expérience, il soutient que le recours à l’audiovisuel permet à l’auteur de vivre de son art. « C’est quand ma pièce « Lat Dior » a été diffusée à TV5 et Arte que, pour la première fois, j’ai senti que je pouvais vivre de mes œuvres. »

Le point « Sénégal » a son autre figure marquante des lettres sénégalaises. Avec le verbe savoureux qu’on lui connaît, le « doyen » occupe son espace. Il porte ses critiques avec le naturel d’un homme averti : « Le problème est simple : il faut que l’écrivain vive de ses œuvres. Au Sénégal, le libraire vit mieux que l’auteur. Ce dernier se contente de 10% alors que le libraire demande 30 à 40%. Nous avons beau faire de la promotion, mais le blocage se situe à ce niveau ». Il fait preuve de patience. « Lorsqu’un Etat décide souverainement de multiplier par dix le fonds d’aide à l’édition, nous devons saluer cela comme une bonne chose. Mais, il y a des dépenses prioritaires. La crise financière a gelé le projet. Nous attendons car nous savons que nous rentrerons dans nos fonds

Enfin, un clin d’œil aux organisations internationales comme l’Oif et à l’ancienne puissance coloniale, la France. « A l’Oif, la littérature générale doit être soutenue », propose M. Bèye. Comme en écho, Mbaye Gana Kébé axe sa réflexion sur la langue de travail et le devoir de solidarité : « Nous écrivons en langue française. Mais, dans notre grande aventure linguistique, la France ne nous soutient pas ». Malgré cette contrainte, il se félicite du rôle de la littérature qui véhicule les cultures africaines.

Culture et Médiats

Seydi Sow, écrivain et éditeur : Les recettes d’un passeur d’idées cosmopolites

Seydi Sow vit son deuxième Siel avec une saveur particulière : il vient de publier le premier livre sous son label « Editions Salamata - Edisal ». Il s’agit d’un roman de Mamadou Sarr, « le regard de l’aveugle ». Ce grand prix du président de la République pour les lettres 98 avec son roman « La reine des sorciers » tient à faire connaître ses idées en allant à la rencontre d’autres cultures. La diffusion est une hantise chez lui. La recette magique n’existe pas. La question est à prendre sous ses différents angles. D’abord la qualité. « L’édition, en tant que telle, ne pose pas problème. C’est un problème relatif. Un bon texte trouvera toujours un éditeur pour faire passer ses idées. Le vrai problème, c’est la diffusion du livre », dit-il. Ensuite, la question institutionnelle ou politique : « la diffusion ne peut pas s’affranchir du champ politique. Il faut une politique de développement du livre, du champ culturel en général. Dans les associations sportives et culturelles, il y avait un important volet culturel. Ce n’est plus le cas. Les bibliothèques, nous n’en avons pas. Rares sont les régions qui en comptent. Si elles existent, elles tombent dans l’oubli. » Selon M. Sow, la critique est importante dans la connaissance approfondie du contenu du livre. Malheureusement, elle n’existe plus en dehors des journalistes qui font des notes de lecture. Il se soumet à l’avis de spécialistes outillés en ces termes : « Qu’on nous dise ce que nous produisons n’est pas bon et qu’on arrête ! »

Un autre problème est l’intérêt de l’université pour le livre. « L’université, déplore-t-il, n’accompagne pas le livre. Or, c’est l’université qui permet à l’écrivain de s’installer dans l’histoire. Le livre est une trace de notre culture et il a besoin d’être connu des générations à venir », explique-t-il. La nostalgie des intellectuels est un autre facteur bloquant. Seydi Sow pense qu’ils ne veulent pas sortir du passé. « A chaque fois, dans les critiques et les anthologies, ce sont les mêmes auteurs qui sont cités. Ils sont valeureux ; on n’arrive pas à leur hauteur. Toutefois, il serait bon de citer la nouvelle génération pour lui permettre de faire valoir ses idées », préconise M. Sow. Quémandeur d’éloges, de complaisance, il ne l’est pas. Il insiste sur la qualité d’écriture, la thématique et les normes techniques de réalisation du livre. Ensuite, à écouter certains étudiants ou intellectuels, l’écrivain dénonce une baisse de niveau en français. « Il faut développer la lecture. La nouvelle génération s’accroche à la télé et ses feuilletons. Le second paramètre est qu’un auteur ne doit pas être pressé. Il suffit, aujourd’hui, d’avoir jeté des phrases sur une feuille pour penser qu’il faut être lu », analyse-t-il. Les Tics commandent de faire dans la qualité. « Si nous n’avons pas la volonté de nous élever, le livre disparaîtra. Pour que le livre résiste à cette concurrence, il faut que nous soyons regardant sur la forme et le fond. C’est un objet d’art et il doit être attrayant », avertit l’écrivain et patron des Editions Salamata.

Culture et Médiats

Le fil de l’histoire, selon Abou Mbow

« L’histoire de nos peuples se confond avec celle de l’écriture. C’est un complément à notre oralité ». Les mots sont du Directeur du Livre et de la Lecture, Abou Mbow, dans sa conférence de presse conjointe avec Alioune Badara Bèye, président de l’Association des écrivains sénégalais (Aes) et Coordinateur du Fesman III. M. Mbow prêche pour un enrichissement mutuel. « Le Maroc a très tôt compris la synergie entre la culture et l’économie ; ce qui justifie le thème ‘’au royaume des livres’’ », fait-il remarquer. Le vécu existe pour fortifier cette relation. « Nos sociétés ont été décrites par les caravaniers et nos historiens ont enrichi nos sources documentaires », rappelle-t-il non sans citer Ibn Batouta, historien et géographe marocain, dans son journal de route.

Culture et Médiats

Amadou Makhtar Mbow : La parole au maître

Vendredi dernier, Amadou Makhtar Mbow a participé à une table ronde sur les relations entre le Maroc et le Sénégal. M. Mbow définit les relations bilatérales comme un modèle de coopération Sud-Sud. Ce sont des liens tissés de longue date et que la conquête coloniale n’a pas pu mettre en péril. « Les idées et les hommes circulent, favorisés par notre proximité religieuse, donc culturelle ». Membre fondateur de l’Académie du Royaume du Maroc, il rappelle l’islamisation pacifique du Tekrour au 11ème siècle et l’installation de Marocains au Sénégal et de Sénégalais au Maroc. Dans les deux cas, les migrants ont fait souche. M. Mbow est revenu sur les accords d’établissement à l’aube des indépendances. Ces textes permettent aux expatriés de bénéficier des mêmes avantages que les nationaux.

L’ancienne Directrice de l’Institut des Hautes Etudes Africaines de Rabat, Fatima Haraqa, parle d’une histoire d’amour soutenue par une charge incommensurable. Elle a remonté le cours de l’histoire pour souligner l’arrivée, au 8e siècle, des premiers Marocains dans le Tekrour, sur un site identifié comme l’Ile à Morphil. L’arrivée massive sera enregistrée au début du 19ème siècle. Et, estime-t-elle, « à la même époque, Sidi Ahmet arrivait à Fès (Maroc) en provenance de Aïnoumadi (Algérie) ». D’où la « marocanisation de Saint-Louis et la sénégalisation de Fès ». Mme Haraqa signale qu’il y a une dimension humaine très profonde dans les relations politiques et économiques. L’axe routier est, selon elle, une passerelle vers l’avenir. Elle cite aussi la formation, le transport aérien avec Air Sénégal international, l’agriculture, la pêche, les finances avec le groupe Attijariwafa Bank, le traitement du dossier de l’émigration clandestine, etc.


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