QUOTIDIEN SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES
 
Gens et Société

DÉCODAGES - Portrait : Yerim Kouly Diop 88 ans : Pionnier de la riziculture dans la Vallée

Quand on parle de riziculture dans la Vallée du fleuve Sénégal, un seul nom vient à tous les esprits. Celui de Yérim Kouly Diop. A 88 ans, ce chercheur, agronome, hydraulicien, géomètre, technicien en Génie civil, arboriculteur et historien a réussi une fulgurante ascension jusqu’à faire du riz une affaire nationale. Il regarde dans son rétroviseur, en acceptant de parcourir sa formidable aventure avec le riz, pour et par lequel il a mené sa vie.

On ne peut pas, aujourd’hui, parler de riziculture irriguée dans le Delta et la vallée du fleuve Sénégal sans prononcer le nom de Yérim Kouly Diop. Son nom revient dans les nombreuses options définies par les projets de développement. Il revient encore dans les études menées par d’éminents spécialistes des questions agricoles du monde. Né le 1er janvier 1921 à Ndiangué Nder, actuel Ross-Béthio, Yérim Kouly Diop, fils de Sandokho Couna et d’Aminata Diop, a réussi à entrer dans l’histoire grâce à sa détermination et son abnégation.

De Diorbivol à Massara Foulane, en passant par Guédé-Chantier, Ndormboss et Richard-Toll, les missions, organismes et services publics qui se sont succédé dans ces zones, entre 1937 et 1965, pour la recherche et le développement de la riziculture, ont reconnu les talents de cet homme à l’immense maîtrise de son terroir et aux pertinentes recommandations.

Yérim Kouly Diop réalise, en 1936, le premier campement de l’agent des Eaux et Forêts à Thilène. Cette expérience l’amène à la réalisation du pare-feu de Ndiol. Son engagement et son intelligence font de lui un garçon admiré de ses collaborateurs. Quand, en 1939, éclate la seconde Guerre mondiale, il était déjà en apprentissage de conducteur d’engins lourds à la Compagnie de Génie militaire d’Alkedi en Mauritanie. Il juge nécessaire de revenir à Ross-Béthio, pour s’employer à l’aviation militaire avec un statut d’ouvrier militaire.

Yérim Kouly Diop a, de tout temps, contribué à la longue marche de la riziculture. Mais, c’est véritablement en 1940 qu’il a tenté un premier semis blanc. Seulement, il a été freiné à plusieurs reprises par le colonialiste qui voulait simplement avoir une main-mise sur le patrimoine foncier. En 1948, avec 750 grammes de semences de la variété D 52-37 ramassées sur quelques épis enfermés dans un enclos à animaux laissé vide par des transhumants peuls, il a semé une superficie de 375 mètres carrés.

Cette variété, qui ne connaît pas les apports d’engrais et qui avait un cycle de 150 jours avec un rendement de 1,5 tonne/ha, était assimilée, à l’époque, au fameux riz américain « Uncle Ben », présenté comme un produit de luxe. Il fut membre fondateur de la première Association des cultivateurs du Delta où il adhéra le 17 décembre 1957. Entre 1957 et 1959, il parviendra, à partir d’un financement d’un million Cfa du Fides, à créer plusieurs zones de production.

Il fut ensuite observateur de la météo à la Société de développement rizicole du Sénégal (Sdmr), avant de se déployer sur la recherche et la vulgarisation du riz. De 1955 à 1957, il installe 20 bornes de code de cheminement dans l’ensemble du Delta et le tour du Lac de Guiers. Il fut nommé délégué de la Mission d’aménagement au Sénégal (Mas) à l’atelier de Bambey sur le machinisme agricole.

Et, de 1957 à 1959, il anime, organise et crée les premières coopératives sur 10 villages dénommés Ross 1 avec l’appui de la Mas.

En 1960, il fut désigné comme formateur au Centre d’animation et de vulgarisation de Massara Foulane, avant d’être plus tard, nommé par le directeur général de l’Organisation autonome du Delta (Oad) comme responsable de l’implantation et de la distribution des pépinières. Il sera désigné chef de secteur avec comme seul objectif, l’implantation des périmètres de Thiagar à Débi et sur la rive droite du Lampsar. Aujourd’hui, Yérim Kouly Diop demeure un symbole et un patrimoine, un vaillant combattant du développement. Il a su surmonter tous les obstacles pour convaincre ses adversaires et ses supérieurs hiérarchiques.

Un hommage mérité lui a été rendu par le ministre de l’Agriculture, Amath Sall et l’ensemble des acteurs du monde agricole, lors de la journée de rétrospective de la riziculture dans le Delta et la vallée du fleuve Sénégal de 1935 à 1967.

Yérim Kouly Diop réalise, en 1936, le premier campement de l’agent des Eaux et Forêts à Thilène. Cette expérience l’amène à la réalisation du pare-feu de Ndiol. Son engagement et son intelligence font de lui un garçon admiré de ses collaborateurs.

Par Samba Oumar FALL

Economie

LE SENEGAL AU SALON DE I’AGRICULTURE DE PARIS : Les atouts de la Goana mis en exergue

Mention spéciale à la synergie des agences et à la Cncas, sans lesquelles le Sénégal n’aurait pas participé au Salon international de l’agriculture de Paris, 46è édition. Cet avis, partagé par tous les participants avec les ministres de l’Agriculture et de l’Elevage présents à Paris, montre combien la crise a affecté cette année l’économie. Quant à la Goana, elle a été fêtée à la devanture du Pavillon Sénégal.

Année de crise financière et de défis, 2009 marquera une page nouvelle de la participation du Sénégal aux foras internationaux. Car, en dépit de l’importance accordée par les autorités au Salon international de l’agriculture de Paris et malgré les moissons de la Goana étalées en vedette, il a fallu batailler ferme pour faire bonne figure. Le pari est tenu et ceux qui ont fait le déplacement, les sociétés publiques, les agences et les privés présents, ont mis les petits plats dans les grands sur deux pavillons, pour accueillir, à l’ouverture ce samedi 21 février, les deux ministres Amath Sall et Oumou Khaïry Guèye Seck, chargés respectivement de l’Agriculture et de l’Elevage, en attendant l’arrivée celui du Commerce, Mamadou Diop « Decroix ». A l’issue d’une visite au pas de course et de rencontres avec de hautes autorités françaises dont son homologue Michel Barnier (hier), Amath Sall a d’abord salué l’accroissement de l’espace loué par le Sénégal (250 m2), signe d’engouement accru et où la diversité des produits n’est pas le moindre atout.

Pour le ministre, l’autre élément marquant, c’est leur qualité qui était acquise, mais aussi le soin mis dans l’amélioration des emballages qui, comme outils de marketing, sont le gage de la pénétration des marchés. Car, dira-t-il, « il faut certes produire, mais aussi commercialiser ».

Il s’est surtout appesanti sur le « partenariat gagnant » noué par les producteurs avec l’Adpeme, l’Asepex et le Pdmas qui ont travaillé en parfaite synergie pour encadrer des structures privées, comme les transformatrices encore très visibles à côté des entreprises du secteur agricole traditionnellement présentes (Cosec, Saed, Sodagri, Soena, etc.). Paradoxe de cette édition, alors qu’une mention particulière a été faite en direction de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas), le sponsor leader sans lequel il y avait de fortes chances que le Sénégal ne fût pas présent au Sia, selon Diossy Santos, le Daps promu commissaire de l’exposition, tous ont regretté la non-participation de la Chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar (voir par ailleurs).

Mieux, parallèlement à la présence remarquée de Tse ou de la Soena, tous les visiteurs continuent de se demander où sont passées les grandes entreprises, comme Suneor, la Novasen et la Soca. Malgré tout, la vedette de la présente édition, la Goana, affiche ses records et ses ambitions pour la réalisation de l’autosuffisance en riz d’ici 2012, si le rythme actuel est maintenu. C’est, en tout cas, la conviction fortement défendue tant par le ministre Amath Sall que par Seyni Ndao, le Ddar de la Saed, présent aux côtés du directeur général de l’Arm, Mbaye Kébé et de son directeur de l’exploitation, Oumar Samba Ndiaye.

Fara SAMBE (Envoyé spécial)

Economie

FINANCE : Le statut des Imf en question

Pour ceux qui n’avaient pas accès aux banques classiques, les Institutions de financement décentralisé (Ifd) ont constitué une véritable aubaine. Malgré leur développement fulgurant, les Imf bénéficient d’un statut qui ne leur permet pas de devenir des banques classiques.

Les relations entre les banques classiques et les institutions de micro finance spécialisées dans le financement décentralisé ont été largement diagnostiquées lors du premier salon de la banque et de la finance organisé par le programme Master en banque et finance (Mbf) du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag). Des thèmes comme la garantie, le financement des Pme, la participation croisée, ont été décortiqués. A la lumière de son intervention, Mme Diop, de la Cncas, qui présidait les débats, a estimé que la garantie n’est pas le principal élément pouvant déterminer la décision de l’accord de crédit, soulignant bien la possibilité de mettre en place un système de partenariat banque et institution de financement décentralisé, qui permettrait d’assurer le cofinancement du promoteur.

La vision aujourd’hui, selon elle, c’est l’inclusion entre système bancaire classique qui cible un certain nombre de personnes.

A en croire les conférenciers, les derniers chiffres, les institutions de micro finance ont plus de sociétaires.

Ce que l’on peut retenir de cette conférence, c’est qu’aussi les Imf ne peuvent pas se transformer en banques, parce que la plupart d’entre elles sont des institutions à caractère coopératif, donc à but non lucratif. Ce qui pose un problème juridique.

En cas de dissolution, les biens de l’Imf doivent être affectés à une autre institution qui a le même objectif.

Parlant de la notion de banque-assurance, Mme Diop a indiqué que l’Afrique du Nord est exclue des exemples de réussite de cette notion. « Les exemples les plus pertinents en matière de synergie sous forme de capital, ce sont les prises de contrôle de banques par des assurances ».

Outre cette relation entre banque, assurance et les Imf, le salon a enregistré d’autres panels comme le développement du secteur financier, introduit par l’économiste Moubarack Lô qui a parlé des conséquences pour l’Afrique et pour l’Uemoa. Il a entre autre abordé le choc pétrolier et la forte augmentation des prix des produits alimentaires, qui ont durement affecté le pouvoir d’achat des populations.

Adama MBODJ

Economie

Expo clients Sage : Se prémunir des contre-coûts de la crise

Le 3e éditeur mondial de logiciels de gestion, Sage a organisé sa 2e expo clients au Sénégal. Une occasion pour les experts de réfléchir sur des solutions aux contre-coûts de la crise économique. La rencontre vient à point nommé, car aujourd’hui plusieurs entreprises n’échappent pas aux conséquences de la crise économiques. « C’est une démarche assez récente, nous sommes venus vous donner de l’information sur le logiciels de la gestion des entreprises », indique Fabien Foggi de Sage qui compte 870 clients au Sénégal. Au cours de cette rencontre, Papa Nalla Fall du Cnp, a fait une communication sur les conséquences de la crise financière sur les entreprises sénégalaises. Selon lui, les banques sénégalaises ne sont pas pour le moment affectées par cette crise. « La crise financière d’une manière générale n’a pas touché notre système financier, parce que nos banques ne sont pas engagées dans la vente des titres. Elles sont à l’abri de cette première vague, mais je ne suis pas sûr qu’elles seront épargnées par les autres lames de fond », a laissé entendre M. Fall, soutenant que les banques ont respecté les règles de la prudence. Tout compte fait, la crise pourra avoir des conséquences positives comme négatives sur les PME.

I. SANE

International

Guinée : Arrestation de plusieurs hauts cadres de la Police

Au moins sept hauts cadres de la Police guinéenne, accusés de liens avec des réseaux de trafic de drogue, ont été interpellés, vendredi soir à Conakry, a indiqué à la Pana une source judiciaire.

Les directeurs nationaux de la Sécurité urbaine, Mamady Mansaré, de la Sécurité routière, Bakary Thermite Camara, l’ancien directeur national de la Police, Sékou Mohamed Bangoura et le directeur général de l’Office de répression des délits économiques (Orde), Victor Traoré, figurent parmi les personnes interpellées. Tous ces hauts cadres de la Police ont été arrêtés par les hommes du capitaine Moussa Tiegboro Camara, secrétaire d’Etat, chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le grand banditisme. Ces arrestations surviennent quelques jours après une réunion de concertation entre les élus locaux et le capitaine Camara, qui avait exhorté ses interlocuteurs à s’engager dans la croisade contre la drogue, initiée par le président auto-proclamé, le capitaine Moussa Dadis Camara. Le président du Conseil national pour la démocratie et le développement (Cndd), junte militaro civile au pouvoir depuis le 23 décembre, a indiqué récemment au cours d’une rencontre avec la Police que plusieurs hauts responsables de cette corporation étaient impliqués dans le trafic de la drogue « qui leur a permis d’acheter des grosses voitures, construire de belles villas et planquer des sommes importantes dans des banques étrangères ». « Laissez nous nettoyer. Le trafic de drogue a pris une grande importance dans notre pays où même des enfants de certains généraux de l’armée y sont impliqués », avait dit, lundi dernier, le chef de la junte, aux membres du Groupe international de contact (Gic) sur la Guinée en mission dans le pays. Selon un responsable de l’Office de lutte contre les stupéfiants, contacté par la Pana, plus de 1000 kilos de cocaïne ont été saisis en Guinée en 2007. Quelque 7499 autres kilos ont été saisis entre août et septembre 2008.

On rappelle que le 4 septembre 2008, un avion Cessna, bourré de drogue, avait atterri nuitamment à Boké, (nord de Conakry).

Le gouverneur, le maire, un commandant de l’armée, le commissaire central de la localité, entre autre, avaient été arrêtés et déférés dans le cadre de cette affaire.

PANA

International

En visite en Afrique du Sud : « Il faut 5 milliards pour relever le Zimbabwe », selon Tsvangirai

Le coût d’un relèvement de l’économie dévastée du Zimbabwe pourrait atteindre cinq milliards de dollars, a déclaré vendredi le Premier ministre Morgan Tsvangirai, ajoutant que le pays espérait obtenir des investissements extérieurs en vue de son redressement.

Lors d’entretiens au Cap avec le président sud-africain Kgalema Motlanthe et le ministre des Finances Trevor Manuel, Tsvangirai a fait savoir que le Zimbabwe comptait utiliser plusieurs devises mais n’envisageait pas d’adopter le rand sud-africain comme monnaie légale. « En ce qui concerne la reprise économique à long terme, elle n’a pas encore fait l’objet d’une évaluation (...) mais je pense qu’elle pourrait se chiffrer en milliards de dollars, peut-être jusqu’à cinq milliards de dollars », a dit le responsable zimbabwéen lors d’un point de presse.

Le nouveau gouvernement du Zimbabwe, formé par le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Tsvangirai et la Zanu-PF du président Robert Mugabe, est en butte à un effondrement économique marqué par l’hyperinflation, ce qui a entraîné un doublement des prix quasi quotidien. Accompagné de son ministre des Finances Tendai Biti, Tsvangirai a déclaré que Harare devait trouver les moyens d’encourager les investissements étrangers. « Un pays qui émerge d’une situation aussi extrême se concentre évidemment sur les investissements étrangers directs (...) tout ce qui contrarie ces investissements (...) doit être examiné », a-t-il dit.

Sur le plan monétaire, il a exclu que le rand soit utilisé au Zimbabwe. « Notre monnaie (le dollar zimbabwéen) est dévaluée presque au point d’en être inutilisable, aussi allons-nous pratiquer une approche multi-monétaire (...) Mais à l’heure actuelle, il n’est pas question d’une randification (...). C’est vers une formule multi-monétaire que nous nous tournons. »

REUTERS

International

Somalie : Attaque meurtrière contre les soldats de l’UA

Des soldats burundais de la force de paix de l’Union africaine ont été visés ce dimanche par un attentat suicide. L’attaque s’est produite à Mogadiscio contre un camp de soldats burundais stationnés près de l’ancienne université. Plusieurs morts sont à déplorer. L’attaque a été revendiquée par les insurgés islamistes du mouvement Al Shebab.

Au moins deux civils ont été tués lors d’une attaque au mortier par des insurgés islamistes contre une base burundaise de l’Amisom à Mogadiscio, le 22 février 2009.

Selon cette source réclamant l’anonymat, il y a eu dimanche matin deux explosions quasi simultanées dans le camp. La première s’est produite lorsqu’un kamikaze a fait exploser son véhicule à l’entrée de la base. La seconde attaque perpétrée une dizaine de secondes plus tard a été commise par un homme portant une ceinture d’explosifs.

Ce deuxième kamikaze a pu rentrer dans le complexe, car c’était un commerçant connu des soldats burundais, explique notre source. Outre les deux terroristes, six militaires de la force de l’Union africaine ont péri dans l’attaque. Une vingtaine d’autres soldats ont été blessés. Parmi eux, certains ont été évacués vers Nairobi. Après le double attentat, des tirs d’obus de mortiers ont retenti dans Mogadiscio.

RFI

International

Madagascar : le maire destitué d’Antananarivo a rencontré le président

Le maire destitué d’Antananarivo, Andry Rajoelina, et le président Marc Ravalomanana se sont rencontrés samedi pour la première fois depuis que le conflit qui les oppose a dégénéré en crise politique majeure à Madagascar. Cette première rencontre qui visait à « faciliter le dialogue futur » pour régler la crise s’est déroulée dans « le respect, la cordialité et le calme », a indiqué un bref communiqué du très influent Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), artisan de l’entrevue de 45 minutes qui s’est déroulée au siège de l’épiscopat à Antananarivo. Selon le Conseil, qui regroupe quatre Eglises, catholique et protestantes, les deux hommes ont pris « cinq engagements » : l’arrêt des propos provocateurs dans les médias, l’arrêt de la diffusion de fausses nouvelles, l’arrêt des violences et des pillages, l’arrêt des meetings publics et la fin des « arrestations à caractère politique ».

AFP

International

Attentat au Caire : une touriste française tuée, 22 blessés

Une touriste française a été tuée et 22 personnes ont été blessées dimanche soir, dans un attentat près d’un café en bordure du souk Khan el-Khalili, au cœur du Caire historique, dans la première attaque terroriste contre des Occidentaux en Egypte depuis 2006. Selon les services de sécurité cités par l’agence officielle Mena, une grenade, qui a explosé vers 18H50 (16H50 gmt), avait été placée dans un sac en plastique sous un banc en pierre de la place de la mosquée al-Hussein, près de Khan al-Khalili. Parmi les blessés, figurent 15 touristes français, dont trois plus sérieusement atteints, ainsi qu’un Allemand, trois Saoudiens et trois Egyptiens, selon un nouveau bilan obtenu auprès des services de sécurité. Selon une source policière, l’engin était de « fabrication artisanale et contenait des morceaux de métal et des clous ». Elle a indiqué que le second engin avait été désamorcé par des artificiers.

AFP

International

Ban Ki-moon en tournée africaine en fin février

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon est attendu fin février au Rwanda pour une visite d’une journée, faisant partie de la deuxième étape de sa tournée africaine qui le conduira également en Afrique du Sud, en République Démocratique du Congo, en Tanzanie et en Egypte. La visite de Ban Ki-moon au Rwanda va coïncider avec la fin de l’opération militaire conjointe menée par le Rwanda et la RD Congo pour neutraliser le mouvement rebelle Hutu rwandais des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) à l’est de ce pays, a déclaré à la Pana une source officielle rwandaise qui a requis l’anonymat.

La Mission des Nations unies en RD Congo (MONUC) est la première dans le monde qui est constituée d’un important contingent d’environ 17 000 hommes, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU étudie les voies et moyens de renforcer cette force onusienne pour la porter jusqu’à 25 000 hommes, apprend-on de source concordante.

PANA

Politique

APRES SA VISITE EN LIBYE, AU SOUDAN ET EN OUGANDA : Le président Wade de retour de voyage

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, est rentré le week-end dernier à Dakar, après une visite qui l’a mené respectivement en Libye, au Soudan et en Ouganda. Dans chacun de ces pays, il a eu des rencontres, en tête-à-tête avec les chefs d’Etat sur les questions africaines et de coopération. A Tripoli, il a rencontré le guide libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’Union africaine (Ua) pour déterminer les conditions d’organisation de la prochaine réunion du conseil exécutif chargé par le dernier sommet de l’Ua (1er au 4 février à Addis-Abeba, en Ethiopie) de l’application de la décision relative à la transformation de la Commission de l’Ua en une Autorité de l’Union. La nécessité de rendre dynamiques les structures de l’Ua a figuré aussi au menu de cette rencontre.

La rencontre entre le leader libyen et le président sénégalais a également permis de passer en revue les moyens de promouvoir la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) comme base de la pyramide de l’unité africaine.

S.M. (avec Pana)

Gens et Société

musulmans de Guinée-Bissau : Serigne Cheikhouna Mbacké réussit une médiation

Du mercredi 18 au dimanche 22 février 2009, Serigne Cheikhouna Mbacké, fils du Khalife Général des Mourides, à la tête d’une délégation comprenant Ahmet Saloum Dieng, a séjourné en Guinée Bissau où il a été reçu par plusieurs personnalités, dont le directeur de cabinet du président de la République absent du territoire, mais avec qui il a eu un entretien téléphonique.

Selon un communiqué reçu hier, « lors de son échange téléphonique avec le président de la République, Serigne Cheikhouna Mbacké n’a pas manqué de lui souhaiter une vigoureuse santé, tout en l’encourageant pour les efforts constants qu’il ne cesse de déployer pour sortir son pays de la crise économique ».

Durant son séjour, Serigne Cheikhouna Mbacké « a pu nouer des relations fraternelles avec la communauté musulmane et en particulier mouride dans ce pays et raffermir avec elle les liens de solidarité séculaire qui les lient avec le Sénégal ».D’après toujours le communiqué, la délégation a rendu une visite au Conseil national islamique de Guinée Bissau à son siège. Samedi 21 février, la délégation a reçu le Conseil Supérieur Islamique de Guinée Bissau. « Ces deux regroupements islamiques frères qui avaient des différends ont été réconciliés par Serigne Cheikhouna Mbacke et un consensus a scellé les retrouvailles. Un accord de principe pour former un conseil unifié, dénommé l’Union des Conseils Islamiques de Guinée a été obtenu entre les deux parties et a été sanctionné par un procès verbal dressé en arabe et traduit en portugais et en français », relève-t-on dans le texte. Il ajoute que cette réconciliation a été saluée par les autorités guinéennes qui ont félicité Serigne Cheikhouna Mbacké pour son initiative positive. Serigne Cheikhouna compte s’engager personnellement pour le respect de cet accord.

S.M.

Gens et Société

Sauvegarde et réhabilitation du Stade Assane Diouf : La Police disperse la marche du collectif

Venus « répondre » à l’appel du Collectif René Sanchez pour la sauvegarde et la réhabilitation du stade Assane Diouf, qui envisageait d’organiser une marche sur l’avenue Malick Sy, des responsables de la Coalition « Benno Siggil Sénégal » et des membres du mouvement associatif ont été dispersés avant-hier à coup de gaz lacrymogène.

Des responsables de la Coalition « Benno Siggil Sénégal » de Dakar et des membres du mouvement associatif, ont été dispersés samedi à coup de gaz lacrymogène par la Police. Ils étaient venus apporter leur soutien au Collectif René Sanchez pour la sauvegarde et la réhabilitation du stade Assane Diouf, qui envisageait de faire une marche, malgré l’interdiction du Préfet de Dakar.

Les manifestants devaient sillonner l’avenue Malick Sy. Vêtus de tee-shirt sur lesquels on pouvait lire « Touche pas à mon stade » et d’autres slogans hostiles à la cession du stade Assane Diouf, ils ont buté sur le dispositif sécuritaire mis en place par les forces de l’ordre.

Khalifa A. Sall, candidat de la Coalition « Benno Siggil Sénégal », Ali Haïdar et d’autres responsables ont été repoussés. D’autres ont été interpellés par la Police.

La marche entrait dans le cadre du Plan d’action initié par le Collectif René Sanchez pour pousser les autorités à renoncer à la cession du stade Assane Diouf. Elle a été précédée par un point de presse à laquelle avaient pris part des hommes politiques et membres de la Société civile dont Khalifa Ababacar Sall du Parti socialiste, le leader du Front pour le socialisme et la démocratie (Fsd/Bj), Ckeikh Bamba Dièye et celui du Mouvement pour la réforme et le développement social du Sénégal (Mrds), Mbaye Niang. Le plan d’action est axé autour « d’exigences précises dont l’arrêt des travaux en cours sur le site du stade Assane Diouf, la préservation de la vocation d’aire de sports du site, l’engagement de l’Etat à construire sur le même site un complexe sportif avec un plateau technique de qualité et le début d’exécution des travaux de construction du nouveau complexe sportif ».

Babacar DIONE

Santé et Cadre de vie

Cancer du sein et du col de l’utérus : 300 femmes consultées et 18 opérées à Ziguinchor

Dix-huit interventions chirurgicales viennent d’être faites en 24 heures à l’hôpital régional de Ziguinchor par le Dr Abdoul Aziz Kassé, son équipe et certains acteurs locaux de la Santé. C’était à l’occasion des 2èmes journées médicales de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, organisées le week-end par l’amicale des femmes de l’agence régionale de la Bceao. Parmi les femmes identifiées, toutes âgées de plus de 25 ans et ayant déjà eu des rapports sexuels, 301 ont été consultées. Pour le col de l’utérus, deux femmes ont présenté des lésions bénignes qui n’ont rien à voir avec le cancer. 13 autres femmes ont été soulagées de lésions précancéreuses. « Cela veut dire que nous avons empêche à 13 femmes d’avoir le cancer du col de l’utérus », se réjouit le Dr Kassé. Deux femmes, qui présentent des cancers déjà avérés au niveau de l’utérus, vont être transférées à Dakar pour y subir le traitement approprié. Par ailleurs, des lésions bénignes ont été relevées au niveau du sein chez 8 femmes. Une tumeur qui est suspectée de cancer a été notée sur une patiente. Ces journées médicales ont aussi favorisé le transfert, auprès des acteurs de Santé de la technologie du dépistage et du soin, en matière de cancérologie. C’était un des objectifs de ces journées qui permettent de sensibiliser les populations sur le cancer « qui est une maladie guérissable, dépistable et qu’on peut prévenir ». Autre but : former les acteurs de la Santé, notamment les médecins, infirmiers et sage-femmes aux techniques de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus.

Moussa SADIO

Education et Formation

JEUNES DES BANLIEUES : Moussa Sakho annonce des formations de courte durée

Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle dispensera, dans le cadre du programme spécial banlieue des formations adaptées, de courte durée, avec une possibilité pour les bénéficiaires de se perfectionner.

Aujourd’hui, il y a un projet d’emploi des jeunes de la banlieue. Mais la contrainte, c’est l’absence de formation. Votre département compte-t-il apporter des réponses ?

La formation des jeunes de la banlieue est un problème qui demande une réponse urgente. C’est ainsi que le G-15 et l’Onfp ont formé des jeunes dans le carrelage, la plomberie, l’électricité. Ce sont des métiers qui ouvrent aux jeunes les portes des entreprises. Lorsque le chef de l’Etat demande qu’on réserve un quota aux jeunes dans ses grands travaux, il leur faut au préalable avoir une formation. Nous avons des mécanismes de formation de courte durée pour donner des compétences à ces jeunes pour leur permettre d’intégrer les entreprises. Après, par le biais du perfectionnement, ils pourront atteindre tous les niveaux de qualification. Nous attendons l’enquête qui est en train d’être faite par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. L’enquête nous édifiera sur les cibles, leur niveau d’instruction et leur niveau de formation. En fonction des résultats, il faudra une formation pré-emploi pour ceux qui en ont déjà bénéficié et qui sont restés pendant longtemps sans travailler. Il est possible, dans nos structures, d’avoir des niveaux de formation professionnelle et de leur donner des attestions comme dans la maçonnerie, le coffrage, l’électricité-bâtiment, le ferraillage, le dessin bâtiment, le froid-climatisation, entre autre.

Toutes ces sessions peuvent être déroulées suivant des semaines. Il peut avoir plusieurs formules. Si je prends la formule pratiquée avec l’Onfp et d’autres partenaires, elle s’appuie sur l’expression des besoins par les jeunes. Il est possible qu’on leur remette un kit d’outillage. La meilleure manière de sortir du chômage, c’est de faire un bon maillage de la banlieue avec des sessions de formation professionnelle de courte durée.

Tous les jeunes de la banlieue ne peuvent pas venir faire de la formation à Dakar et retourner, il faut des structures de formation de proximité. Ils pourront ensuite faire la pratique dans les entreprises avec la possibilité de recevoir d’autres modules pour parfaire leur formation et petit à petit, nous pourrons être amenés à avoir le 1er niveau de qualification, le Cap. C’est cette méthodologie qui est en cours d’expérimentation et dénommée validation des acquis d’expérience. Elle se déroule au niveau de la direction de l’Apprentissage et consistera à mesurer toutes les compétences des apprentis et des artisans.

Le Khalife général des Mourides a lancé lors du dernier Magal un appel pour le retour vers l’agriculture. Votre département apportera-t-il sa contribution ?

En plus de l’agriculture, le Khalife a aussi parlé d’éducation et de formation. Mon département a prévu, dans le cadre du budget 2009, la mise en place d’un Centre technique de formation. Dans nos Centres techniques d’enseignement féminin, il y a un volet agri-élevage. Certains de nos lycées ont des filières purement agricoles. C’est le cas du lycée agricole de Bignona, du nouveau lycée de Thiès. Cela veut dire que dans l’ouverture de ces Centres d’enseignement technique féminin, nous allons privilégier le développement de la filière agricole. J’ai prévu dans le cadre de mon budget, avec autorisation du chef de l’Etat, l’implantation sur le territoire national de centres de maintenance. Globalement, je voudrais réserver pour la ville sainte, un centre départemental avec l’ensemble des métiers qui pourront accompagner la modernisation de la ville. Elle se développe, elle a donc besoin d’avoir des hommes de métier orientés dans le Bâtiment, les Travaux publics, l’assainissement, le carrelage.

Propos recueillis par Idrissa SANE et Mamadou GUEYE

Culture et Médiats

SOIRÉES POÉTIQUES AU CLUB « KADJINOL » : Amadou Lamine Sall ouvre la saison

Moments de bonheur et de légèreté. Telle est la trame sur lequel le poète Amadou Lamine Sall a déroulé vendredi son récital de poèmes qui ouvre les soirées poétiques mensuelles de l’année 2009 du club « Kadjinol ».

Après un discours de présentation, place à des instants de pur plaisir poétique, même si à l’entame de la soirée la sonorisation ne suivait pas le rythme des vers. Confortablement assis, Amadou Lamine Sall égrène les vers avec une rare délicatesse.

La tonalité vocale renseigne sur le degré de haute facture d’une diction savamment orchestrée. Ce qui cristallise l’intérêt de l’assistance. Malgré la fraîcheur du soir qui invite plutôt à rester à la maison avec son livre, le public, composé de personnalités du monde des arts et de la politique, venu nombreux, n’a point boudé son plaisir. Et comme pour gommer certaines stéréotypes, le poète invite à se « départir d’une image apeurée d’une citadelle imprenable que l’on se fait de la poésie. Ce n’est pas vrai que tout a été dit au-delà de la création poétique ». D’où cette interrogation sur le pouvoir des mots sur les maux comme la crise financière internationale ou encore sur des questions politiques. « La poésie est une parole essentielle pour gouverner, bâtir notre patrimoine, notre mémoire », a défendu Amadou Lamine Sall.

En d’autres termes : « la poésie est un art de vivre, de recevoir et de concevoir le monde », dit-il. Une approche poétique qui traduit dans les thématiques explorées et puisées de l’ensemble de son œuvre. Elles ont pour noms : amour, justice, solidarité, paix.

Créateur et président de la Maison africaine de la poésie internationale (Mapi) et président des Biennales de poésie de Dakar dont la 6ème édition aura lieu du 24 au 29 novembre 2009 à Dakar, Amadou Lamine Sall est l’auteur de plusieurs recueils de poésie traduits dans plusieurs langues : anglais, espagnol, polonais, allemand, macédonien, serbo-croate, Grec, arabe.

Son œuvre poétique a fait l’objet de court-métrage pour le cinéma en Europe. Ses œuvres sont aux programmes de nombreuses universités dans le monde et font l’objet de thèses de fin d’études. Amadou Lamine Sall a été comme conférencier et l’invité des universités de Dakar, d’Edimbourg en Ecosse, de Montréal au Québec, de Fredericton au Nouveau Brunswick Canada, de l’université York à Toronto, de Wells dans l’Etat de New York, de l’université du Liban à Beyrouth.

Léopold Sédar Senghor a dit de lui « qu’il est le poète le plus doué de sa génération ». Amadou Lamine Sall est membre de l’Académie mondiale de la poésie dont le siège est à Vérone en Italie. Il est lauréat des Grands prix de l’Académie française. Il occupe actuellement les fonctions de Commissaire à la réalisation du projet du Mémorial de Gorée.

El Hadji Massiga FAYE

Régions

En visite dans la région de Fatick : Kalidou Diallo salue le sens de responsabilité des enseignants

Le ministre de l’Education, Kalidou Diallo, a loué le sens de la responsabilité des enseignants de la région de Fatick qui, a-t-il dit, ont mis en avant les intérêts des élèves, saluant la touche de l’inspectrice d’Académie, Mme Diallo. Il s’est également réjoui des nouvelles constructions en cours dans la région. C’est le cas de l’Efi, de Cem dans les villages et dans la commune, l’inspection d’Académie, la Scofi.

Interpellé sur le paiement des frais de déplacement du bac et du Bfem, Kalidou Diallo a d’abord noté que les frais sont passés de 3.500 à 25.000 Fcfa par jour. Aussi, le budget initialement prévu n’avait pas suffit et qu’il fallait attendre 2009 pour le compléter. D’où le retard. A son avis, mis à part quelques poches, tout le monde a été payé. S’agissant de l’Ird, Kalidou a indiqué que le gouvernement a proposé une prime d’incitation à la qualité qui constitue un effort considérable de la part de l’Etat, notant que les propositions des syndicats dépassent largement les capacités de l’Etat non sans souligner la disponibilité de l’Etat.

M. CISSE

Régions

Ziguinchor : Les Présidents de communauté rurale invités à plus de responsabilité

Le Gouverneur de la région de Ziguinchor, Léopold Wade, a invité les Présidents de communauté rurale de cette région à joueur leur rôle et à faire preuve de plus de responsabilité.

Léopold Wade s’exprimait lors de la réunion d’évaluation de la campagne agricole 2008-2009 au cours de laquelle certains Pcr se sont vus reprocher des pratiques qui ont conduit à des dysfonctionnements dans la distribution des semences, entres autre. Pour M. Wade, ‘’il faut que ça cesse’’ car, selon lui, ce n’est pas parce que le Pcr n’est pas là que le service ne doit pas fonctionner, a-t-il dit à l’endroit à des Présidents de communauté rurale. Certains Présidents de communauté rurale ont généralisé la distribution de semences, alors qu’elles étaient destinées à des couches vulnérables, réduisant ainsi la quantité prévue initialement. Des Pcr ont expliqué l’avoir fait dans des ‘’buts politiques’’. ‘’Vous êtes politiques’’, mais une fois élus, vous devenez des ‘’agents de développement’’, leur a répondu le Gouverneur de région.

L’Etat a pris ‘’l’option de la Décentralisation’’ pour permettre aux collectivités locales de joueur leur rôle, a-t-il souligné invitant les Pcr à faire preuve de ‘’responsabilité’.

APS

Sports

Prolongations : La bouteille à l’encre...

Cette fois, les spécialistes en météo sportive donneront certainement leur langue au chat. Faute de repères pour évaluer les chances des uns et des autres de s’illustrer dans cette toute première édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de foot, on se gardera logiquement de dresser un tableau des valeurs et de se hasarder à un concours de pronostics. Le football n’est pas une science exacte, entend-on souvent. Mieux, ce n’est même pas une science. Les meilleurs n’y gagnent pas toujours, les plus riches n’imposent pas toujours leur loi sur les aires de jeu. C’est tout ce qui fait sa beauté et sa légendaire incertitude.

Après les premiers matches joués, hier, au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, il est hasardeux d’épiloguer sur les chances des 8 équipes en lice. Il est vrai que les différentes équipes nationales présentes en terre ivoirienne sont l’émanation des (meilleurs) clubs des pays qualifiés. Mais, est-ce suffisant pour en conclure que ceux qui ont le meilleur foot de clubs auront forcément le meilleur foot en sélections locales ? C’est loin d’être évident. Sinon, la Tunisie se serait qualifiée. Ou alors, le Maroc n’aurait pas été éliminé par la Libye. En vérité, tout le monde n’avait pas jugé utile de s’aligner dans les éliminatoires de cette épreuve, à l’image de l’Egypte, vainqueur des deux dernières CAN avec une ossature de joueurs locaux et qui aurait certainement reconduit à presque 90% son effectif qui a damé le pion à toutes les armadas de pros des autres équipes africaines en 2006, chez elle et deux ans plus tard au Ghana. On a également pu se rendre compte que l’essentiel des pays qualifiés pour la troisième et dernière phase des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010, à la notable exception du Ghana et de la Zambie, n’ont pas brillé lors des rencontres menant à la phase finale de ce CHAN 2009. Par désintérêt ou simplement parce qu’ils avaient la tête ailleurs et assez à faire avec ces deux compétitions plus prestigieuses et plus lucratives ? En tout cas, ceux qui disaient de ce CHAN que c’est « la consolation des déçus de la CAN et du Mondial 2010 », n’ont pas totalement tort. Même si l’on sait qu’au Cameroun, réputé être une patrie de compétiteurs nés, on n’a pas goûté, mais pas du tout alors, d’avoir été éliminés par la RD Congo, « un pays en guerre » comme le disaient les mauvaises langues (ou mauvais perdants).

Incertitude

En fait, quand on s’engage dans une compétition, ce doit être pour aller au bout, ou en tout cas donner le maximum de soi. Autrement, on s’abstient. Telle l’Egypte. Ce qui n’est que pour ajouter à l’incertitude quant à l’issue finale de ce CHAN. Qui est favori et qui ne l’est pas ? Impossible de le dire, a priori. Peut-être la Côte d’Ivoire, parce qu’elle accueille cette grande première africaine et qu’elle s’est bien mise en condition lors du dernier tournoi de l’UEMOA qu’elle avait remporté à Bamako aux dépens du Mali, après avoir éliminé le ... Sénégal. Pourquoi pas les ... « Taïfa stars » de Tanzanie ou les « Verts » de Libye qui n’ont pas trop d’expatriés et dont les équipes nationales A qui se comportent plutôt bien ces dernières années lors des éliminatoires de CAN ou de Coupe du monde, ne sont pas trop différentes de ces équipes nationales locales qui se sont qualifiées au premier CHAN ? Et le Ghana, alors, qui a sorti son plus grand rival ouest africain, le Nigeria ? Que dire donc des « Léopards » de RD Congo qui sortent d’un mois de préparation en Afrique du Sud ? Et puis, pourquoi pas tous les autres qualifiés, dont le Sénégal ? Oui, ces chers « Lions » qui ont décroché leur visa pour ce CHAN après avoir inscrit 1 seul but (contre la Guinée à Dakar) en 4 matches, soit 360 minutes, et qui depuis se sont à peine améliorés offensivement, peuvent subitement se réveiller en terre ivoirienne (en tout cas, c’est tout ce qu’on leur souhaite) et se surprendre même à faire trembler les filets adverses mieux qu’ils n’en ont jamais rêvé.

C’est dire que c’est vraiment la bouteille à l’encre. Il faudra certainement attendre un ou deux journées pour commencer à se faire une idée de la valeur exacte des uns et des autres.

PAR B.Khalifa Ndiaye

Gens et Société

S’il vous plaît ! LE BILLET DE SIDY DIOP : Messieurs, faites gaffe !

Bonjour ! Echange d’amabilités. Profusion de bons propos. Vigoureuses poignées de main. Et puis, pfuii ! Plus de sexe. Ou alors, on se retrouve avec, à la place du prestigieux bâton, un bout de chair si menu qu’on a peur de regarder pour ne pas être emporté par un infarctus. Depuis le temps que la presse nous conte des bizarreries sur les voleurs et les rétrécisseurs de sexe, on passait dessus en pensant à ces nombreuses histoires paranormales dont « l’Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales » avait le secret. Mais depuis que le Tribunal de Ziguinchor s’est mis à distribuer des condamnations à des voleurs de fierté masculine, on commence à se convaincre qu’il y a une grave menace sur l’ordre phallocratique. Et l’on se surprend à tâter là où il faut après chaque poignée de main pour s’assurer que le machin est toujours à sa place.

Un conseil, messieurs, chargez lourdement vos mains, ou gardez-les bien au chaud dans vos poches, apprenez à distribuer du « Assalamou aleykoum » et du « bonjour ». Sinon, vous risquez de perdre à jamais le courage de rejoindre madame dans la chambre « némalisée » à souhait. Et l’autorité qui va avec.

Gens et Société

Débat - Le temps de l’intercompréhension (Suite)

L’Intercompréhension est donc un concept pédagogique qui permet d’apprendre une langue à partir essentiellement d’une autre langue apparentée (ou non) que l’on maîtrise. C’est ainsi qu’un locuteur du français apprendrait facilement à partir de cette langue, l’espagnol ou toute autre langue latine. Cela est aussi valable pour nos langues nationales ou locales. Le principe est que le wolof puisse comprendre le pulaar (sans forcément le parler) ou vice-versa.

On pourrait construire des combinaisons à l’infini, l’objectif visé étant la création de conditions aptes à favoriser le rapprochement par la compréhension mutuelle et la communication directe.

L’Intercompréhension comme mode de communication existe dans les pays scandinaves où il est relativement facile pour un Suédois de se faire comprendre par un Danois ou un Norvégien. Le même objectif était visé à la fin des années 1870 et le début des années 1880 par le créateur de l’espéranto l’ophtalmologue polonais Ludwik Lejzer Zamenhof.

Issu d’une famille juive de Bialystok à l’époque située en Russie aujourd’hui localisée en Pologne, Zamenhof voulut créer un moyen de communication neutre, susceptible d’améliorer les relations entre les communautés juive, polonaise, allemande et biélorusse qui peuplaient la ville... Ce fut peut-être la première tentative de faire de l’Intercompréhension.

Aujourd’hui, environs deux millions de personnes parlent couramment l’espéranto à travers le monde et pour quelques centaines de locuteurs -parmi eux le milliardaire Georges Soros- il est la langue maternelle.

Conçu à l’époque où les tensions entre certaines communautés en Europe étaient souvent très vives, l’espéranto allait, de bonne foi, « gommer les différences » qui pouvaient être à l’origine de ces malentendus, mais ce faisant, il balisait en même temps le terrain pour la disparition du socle de ce qui distinguait sans nuire, les uns des autres...

C’est justement là où se situe la grande leçon que j’ai tirée du séminaire de Gaston Berger : communiquer en conservant les diversités qui nous enrichissent, se comprendre sans effacer nos différences. C’est bien de nos différences que naissent les complémentarités qui nous rendent mutuellement indispensables et utiles.

Le séminaire de Saint-Louis, qui s’est tenu après celui de Praïa et de Lomé par la volonté des autorités de l’Oif et de l’Union latine mais surtout grâce au militantisme « intercompréhensiste » de Mme Dolores Alvarez, a réalisé l’ultime objectif de faire comprendre à un nombre -limité il est vrai- d’acteurs du développement par la transmission du savoir et des connaissances que sont les enseignants venus des contrées citées au début de cette contribution, un des multiples leviers dont peut se servir l’humanité pour diminuer les tensions à travers le globe et faire émerger une culture durable de la tolérance : l’intercompréhension est, au-delà du concept pédagogique et linguistique, un outil au service de la diversité culturelle telle que définie dans la convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

C’est un esprit ou, si vous voulez, une logique qui cadre parfaitement avec les objectifs visés par l’organisation onusienne.

Un collègue diplomate africain me faisait remarquer en voyant Diouf et Wade main dans la main lors de la cérémonie de remise du Prix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix au dernier nommé à Paris en juin 2006 que : « ça c’est l’esprit sénégalais ! ». J’avais à l’époque acquiescé avec une petite quinte de fierté. Aujourd’hui, de retour de Saint-Louis, je peux légitimement prétendre que c’était aussi une autre manifestation de l’Intercompréhension, un langage du dialogue, de l’estime et du respect mutuels. J’irai même plus loin en rappelant ici un extrait de l’acte constitutif de l’Unesco qui dit ceci : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».

Je ne doute pas que de retour dans leurs différents établissements, les enseignants avec qui nous avons partagé ces journées d’Intercompréhension dans la ville de Mame Coumba Bang, ne manqueront pas de démultiplier le message, aidés en cela et inspirés par la beauté et le calme royal du fleuve Sénégal, comprenant ainsi ce que je ne suis pas le seul à avoir compris : au moment où des crises de tous ordres se multiplient, au moment où l’invective, la médisance, la calomnie, le repli sur soi et beaucoup d’autres tares humaines semblent décider de notre sort, ne serait-il pas préférable de faire tout bonnement de cet outil pédagogique, une attitude et inviter ainsi tous ceux qui s’en veulent chez nous et partout ailleurs dans le monde à se mettre à l’heure de l’Intercompréhension ?

PAR Dr Souleymane Anta NDIAYE

Premier conseiller Délégation permanente du Sénégal auprès de l’Unesco

Paris

Sports

LUTTE : Khadim Ndiaye rate son come back

Les amateurs de lute ont été bien servis, hier au stade Demba Diop, par le promoteur Pape Amadou Fall. Il y avait cinq affiches. Et la grande attraction était le retour de Khadim Ndiaye, le « boucher de Thiaroye », absent des arènes depuis deux ans à cause d’une grave blessure. Atomisé par son adversaire Moussa Dioum, Khadim Ndaiye a raté son come back.

Le boucher de l’arène, Khadim Ndiaye, a perdu son duel après 18 minutes d’affrontement face à un jeune loup des arènes sénégalaises, Moussa Dioum. Il a ainsi raté son retour tant attendu. La tête de file de l’écurie Thiaroye, s’est-il complètement rétabli de l’arthrose dont il souffrait l’an dernier ? Méconnaissable a été Khadim Ndiaye, hier, au stade Demba Diop, face à son adversaire Moussa Dioum de l’écurie Parcelles Mbolo. Khadim Ndiaye n’a pas pu trouver les forces nécessaires pour battre son adversaire du jour. L’arroseur arrosé, tel pourrait-être le résumé du face à face entre les deux lutteurs. Réputé être un grand boxeur, le boucher de l’arène semble avoir perdu ses marques d’antan. Roué de coups de poings, Khadim Ndaiye a reculé plusieurs fois avant de s’affaisser comme un baobab, sur la charge de son adversaire. Moussa Dioum peut désormais lorgner dans la cour des grands. Dans l’autre choc du jour, Forza de l’écurie Fass a dominé Modou Awa Tine de l’école de lutte Boy Bambara. Fass a retrouvé le sourire avec la victoire de son protégé. Très technique et offensif, Forza n’a pas perdu de temps pour venir à bout de Modou Awa Tine. Le combat a duré moins de cinq minutes. Après quelques secondes d’observation, le fassois a ouvert les hostilités avec des coups de poings avant de terminer son assaut par une prise qui n’a laissé aucune chance à son adversaire.

Le troisième combat a vu la victoire de « 16-21 », sociétaire de l’école de lutte Birahim Ndiaye, aux dépens de Khoïta de l’école de lutte Mor Fadam. Djaly Birama Thior 2 de l’écurie Guédiawaye a dominé son adversaire Boy Seye 2 de l’écurie Pikine Mbollo. Baba Nar de l’école de lutte Mbaye Guèye a remporté la partie au détriment de Boy Khandalou de l’écurie Khar Yalla.

Maké DANGNOKHO

Sports

Gala du CLAF : 2 KO enregistrés à Kaolack

Le Championnat de lutte avec Frappe (CLAF), initié par Gaston Production, a démarré, samedi, ses journées hors de la capitale par Kaolack, au stade Lamine Gueye.

Thiaat a eu raison de Domou Dialaw. Youssou Ndour a fait également admirer sa grande classe face à Birahim 2. Super Etoile (Ecurie Lan Sarr) a véritablement carburé au ... super face à "l’Américain " Douglas, battu par KO. Ness de Lansar lui a emboîté le pas en administrant la même correction à Jules Baldé, cueilli par une droite foudroyante qui l’a envoyé au sol. Compte rendu du gala dans notre prochaine édition.

A Ziguinchor, Bazooka se relance face à Boy Sèye

La seconde tentative de Boy Sèye de feter une victoire sous les couleurs de sa nouvelle écurie, Keur Massar Mballo, n’a pas été fructueuse. Son face à face avec Bazooka de Mbour a tourné à l’avantage de ce dernier qui se reance après son revers face à Baye Mandione de Thiaroye Gueum Sa Bopp. Défait le 25 décembre dernier par Papa Sow de l’écurie Fass, Boy Sèye avait l’opportunité de se replacer face à un adversaire qui relevait également de défaite. Bazooka s’y est opposé et a l’a contraint à revoir ses ambitions à la baisse. Un coup dur pour ce champion qui doit vite se ressaisir pour se recoller au peloton de tête. Il y va de la suite de sa carrière.

GALA DES ANCIENNES GLOIRES : Saloum Saloum « descend » Gora Fall

La première journée du tournoi de lutte Ko organisée par l’amicale des anciennes gloires Mbeuri Demb a vécu samedi dernier. Saloum Saloum de l’écurie de lutte « Sakuu Xam Xam » a réussi son deuxième KO contre Gora Fall. Assurance a battu Mbaye Guèye Junior. Cheikh Kane est venu à bout de Pape Konaté. Boy Fall a pris le dessus sur Mécanicien. Le compte rendu du gala dans notre prochaine édition.

Sports

GALA DES ANCIENNES GLOIRES : Saloum Saloum « descend » Gora Fall

La première journée du tournoi de lutte Ko organisée par l’amicale des anciennes gloires Mbeuri Demb a vécu samedi dernier. Saloum Saloum de l’écurie de lutte « Sakuu Xam Xam » a réussi son deuxième KO contre Gora Fall. Assurance a battu Mbaye Guèye Junior. Cheikh Kane est venu à bout de Pape Konaté. Boy Fall a pris le dessus sur Mécanicien. Le compte rendu du gala dans notre prochaine édition.

judo - Tournoi International de Saint-Louis (11-18 mars) : 20 pays dont l’Espagne et le Qatar présents

La 11ème édition du tournoi International de Judo de Saint-Louis se déroulera du 11 au 18 mars prochain, avec la participation d’une vingtaine de pays dont le Qatar et l’Espagne, grand pays de judo, a annoncé l’organisateur, Ababacar Fall dit Mbaye Boye, lors d’un point de presse tenu hier. Ce tournoi qui sera présidé par le ministre des Sports et des Loisirs, Bacar Dia, sera rehaussé par la présence du Général Lansana Palenfo, de Soumaïla Cissé, mais aussi du Mauritanien Youssou Fall, secrétaire général de la CONFEJES.

Pour cet événement, le Complexe Didier Marie bénéficiera d’un plateau exceptionnel avec plus de 20 nations qui seront représentées dont le Qatar et l’Espagne. Ce dernier figure dans le gotha des grands pays de judo.

Cette édition, comme l’a indiqué Ababacar Fall, aura pour parrains El Hadji Kader Guèye, Cheikh Abdoulaye Dièye, Jean Philipe et El Hadji Oumar Fall. L’organisateur a également annoncé la présence de Francis Jean, président du groupe Bolloré, qui a offert 100 kimonos d’une valeur de 7 millions aux combattants de l’Institut des Sports de Saint-Louis, d’El Hadji Malick Sy Souris, mais aussi d’Habib Guèye, plusieurs fois champion d’Afrique et meilleur judoka de sa génération.

Le programme de ce tournoi va démarrer le 11 mars avec un stage d’arbitrage qui sera animé par Juan Barcos Nagore, président international des arbitres, épaulé par l’égyptien Nagui Meleka, directeur de l’arbitrage africain. Les 12 et 13 mars, Nabil Elalem, le tout nouveau directeur sportif de l’union africaine de judo, animera un stage de commissaires sportifs destiné aux officiels, tandis que le stage des combattants sera dirigé par l’arbitre Benboudaoud et Christope Mongellas, entraîneur du pôle de Marseille. Les compétitions démarreront le 14 mars dans les différentes catégories (-48, -52, -57, -60, -63, -66, -70, -73, -78, -81, -90, -100, +100), chez les hommes et les dames. Le 15 mars sera réservé à du judo non stop et sera suivi par un stage technique international de haut niveau du 16 au 18 mars. Il a par ailleurs salué le soutien du chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade.

Samba Oumar Fall

Sports

Côte d’Ivoire-Zambie : 0-3 , Un hat-trick de Given

Abidjan. (Envoyé Spécial) : Match de la première journée de la poule A du premier championnat d’Afrique des nations de football disputé hier au stade Félix Houphouët Boigny d’Abidjan. La Zambie a battu la Côte d’Ivoire par trois buts à zéro. Mi-temps : un but à zéro. Buts : Singuluma Given aux 37e, 49e et 87e minutes pour la Zambie. Arbitres : Seechurn Rajindraparsad (Ile Maurice), Saadallah Chokri (Tunisie) et Bimbyo Patrick (Gabon). Stade archi comble, temps humide et très chaud, pelouse en excellent état. Expulsion : Florent Saoure (79e) pour la Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire : Angban Vincent de Paul, Aboubacar Diomandé (cap), Mansou Kouakou Junior, Ngouan Konan Ruffin, Néné Bi Tra Sylvestre, Saoure Florent, Guedegbe Corbin puis Tanoh Jacques Alain-Elisée (46e), Karamoko Alassane, Mangoua Kesse Jean Paul,Dje Bi Trazie Charles puis Ngossan Antoine Jean Ettien (52e), Adou Dago Blaise. Entraîneur : Kouadio Georges

Zambie : Kaumbwa Davy, Hachipuka Kebby (cap), Kasonde Francis, Mulenga Nyambe Henry, Sakuwaha Jonas puis Banda Stanley (74e), Banda Henry Phiri puis Mudemda Kennedy (76e), Njobvu William, Chilufya George, Singuluma Given, Lwipa Ignatius puis Sakala Makundika (81e), Mubanga Perry. Entraîneur : Hervé Renard

On parlait de favoris dans la poule A de ce premier championnat d’Afrique des nations de football en désignant la Côte d’Ivoire et le Sénégal mais, il faut se rendre à l’évidence qu’un troisième prétendant, et pas des moindres, est venu s’ajouter à la liste des pronostiqueurs. La Zambie hier en effet a littéralement explosé la Côte d’Ivoire devant son public qui n’en revenait pas encore à la fin du coup de sifflet final de l’arbitre mauricien Seechurn Rajindraparsad. Un public qui avait pris d’assaut les tribunes du stade Félix Houphouët Boigny dont l’entrée était libre et gratuite ; et malgré cela la Côte d’Ivoire n’a rien pu faire face à un adversaire qui en voulait décidément.

Et pour ne rien arranger dans cette déroute, le défenseur ivoirien Florent Saouré se faisait expulser à la 79e par l’arbitre pour une faute stupide sur un adversaire zambien. Une équipe zambienne donc complète dans toutes ses lignes aux plans technique, tactique, collectif et physique et qui a joué sans pression aucune. Et les trois buts signés Singuluma Given ont été une preuve de la nette domination des zambiens dans ce match. En inscrivant les trois buts qui ont mis à terre le pays hôte, la Zambie prend ainsi une bonne option sur la suite de la compétition. Trois buts, de belle facture, travaillés par une équipe zambienne dont l’attaque s’est montrée nettement supérieure à la défense ivoirienne durant ce premier match de la première journée de ce premier championnat d’Afrique des nations de football.

C F KEITA

Sports

Echochan... Echochan

Renvoi d’ascenseur ! C’est, en plaisantant, ce que certains Sénégalais disent attendre des Ivoiriens. « On vous avait laissés gagner chez nous lors de la CAN 1992, à vous de nous rendre la pareille chez vous lors de ce CHAN », a-t-on entendu lors de certains échanges. Mais, les Ivoiriens ne sont point décidés à faire dans les échanges de bons procédés. Ils avaient perdu « leur » CAN en 1984, pas question donc de ne pas remporter ce CHAN.

Figurines : Au siège du COCHAN, à Abidjan, se dressent majestueusement 8 figurines géantes de joueurs, une aux couleurs de chaque équipe qualifiée à ce tournoi. Et celle censée être un « Lion » du Sénégal, de toutes, est la moins « agressive » dans sa posture. Mais, puisque ce ne sont que des figurines...

Pas d’accès pour les concurrents ! Tous ceux qui avaient la « mauvaise idée » d’arriver hier au « Félicia » avec une bouteille de boissons gazeuses concurrentes à la marque de rafraîchissement sponsors du CHNAN ont été obligés de ... tout boire avant d’accéder au périmètre du stade ou de la laisser aux forces de l’ordre. Exclusivité oblige ! Comme lors de la dernière CAN au Ghana, où les journalistes sénégalais habillés par une société de téléphonie mobile, avaient été priés de mettre dessous un T-shirt du concurrent sponsor de l’épreuve.

Atouhou ! ou « Bienvenue » en Akan, du groupe ethnique comprenant aussi le Boualé ! C’est affiché sur tous les T-shirts officiels de ce CHAN aux côtés de la mascotte, un éléphant bien sûr dont le corps est constitué d’un ballon de foot.

Rassemblés par B.K.N

Sports

Ouverture : « La côte d’Ivoire est debout »

Abidjan (Côte d’Ivoire) : « Le jour de notre jour » ! C’est ainsi que Jacques Anouma, président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) et du comité d’organisation du CHAN, a nommé la journée d’hier qui a marqué le lancement du tout premier Championnat d’Afrique des Nations de foot, ou « CAN des joueurs locaux ». C’est aussi pour son pays, l’occasion de prouver que « la Côte d’Ivoire est débout » à travers « le sport (qui) est un élément de réconciliation ». C’est vrai que c’est très symbolique que la Côte d’Ivoire se remette au devant de la scène internationale grâce à une compétition de foot, elle qui, en 2002, avait vu les démons de la division surgir en son cœur lors d’une autre compétition de foot, la coupe de l’UFOA.

« Côte d’Ivoire debout ! », oui, la cérémonie d’ouverture l’a démontré lorsque des artistes - athlètes représentant différents corps de métier (du professeur au militaire en passant par le mécanicien ou la paysan) ont gratifié le stade Félix Houphouët-Boigny rempli à ras bord, d’un spectacle de qualité. Juste avant, des artistes avaient déroulé différents pans de la culture ivoirienne à travers danses et chants. Ce fut ensuite le défilé symbolique des 8 équipes prenant part à cette grande première africaine, avec notamment, un drapeau sénégalais au ... jaune particulièrement délavé.

Issa Hayatou, le président de la CAF, pouvait alors prononcer quelques mots avant que le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire déclare la compétition ouverte. C’était en présence de ses homologues du Bénin, Yayi Boni et du Burkina Faso, Blaise Compaoré et de quelques autres personnalités dont le ministre d’Etat sénégalais, ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio.

D’un de nos envoyés spéciaux B. Khalifa Ndiaye

Sports

1er CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DES NATIONS côte d’ivoire (22 fevrier-8 mars 2009 Sénégal-Tanzanie : 1-0 , Bonne entrée des « Lions »

Second match de la première journée de la poule A du premier championnat d’Afrique des nations de football disputé hier au stade Félix Houphouët Boigny d’Abidjan. Sénégal bat Tanzanie par un but à zéro. Mi-temps : un à zéro ; but : Mamadou Baïla Traoré (29e). Public moins nombreux que lors du premier match, temps chaud et humide, pelouse en bon état. Arbitrage du seychellois Labrosse Jean Claude, assisté du ghanéen Haruna Ayuba et du malawite Champiti Moffat. Avertissements : Sidy Ndiaye (18e), Malick Fall (47e) et Moustapha Diallo (83e) pour le Sénégal. Mgosi Mussa Hassan (80e) pour la Tanzanie.

Sénégal : Mamadou Bâ, Babacar Ndiour, Sidy Ndiaye (cap), Mor Diouf, Mame Cheikh Diallo, Moustapha Diallo, Vito Badiane, Alpha Oumar Sow puis Pape Waly Diamanka (69e), Mamadou Baïla Traoré puis Karamba Diallo (90e +3), Malick Fall, Amadou Fall Hanne puis Yally Fall Guéne (63e). Entraîneur : Joseph Koto

Tanzanie : Mouhamed Shaban Dihile, Swedi Salum Hamis, Shaban Haruna Moshi puis Mgosi Mussa Hassan (40e), Shindika Henry Joseph, Ngasa Mrisho Alfani, Namwandu Geoffrey Bonny puis Hamad Nurdin Bakari (38e), Tegete Jerson-John puis Sadallah Abdi Kassim (57e), Ali Nadir Haroub, Shadrak Nsajigwa Joely (cap), Khalfan Nizar Khalfan, Jabu Juma Hamisi.Entraîneur : Marcio Maximo

Le Sénégal a pris une bonne option hier pour la suite de la compétition en disposant de la Tanzanie par un but à zéro. Une victoire étriquée certes mais qui vaut son pesant d’or si l’on sait que cette équipe sénégalaise avait en face, un adversaire dont la plupart des joueurs avaient disputé et perdu le match des éliminatoires de la Can 2008 devant nos « Lions » version « expatriés » par quatre à zéro à Léopold Sédar Senghor, un certain 24 mars 2007. Ils étaient donc pas moins de cinq joueurs dans cette formation tanzanienne à faire face à nos locaux dans ce match de la première journée de la poule A.

Les sénégalais qui avaient besoin de victoire pour mieux entamer ce championnat africain, s’y sont donc bien pris avec ce but de Mamadou Baïla Traoré marqué à la 29e minute. A l’origine, un centre bien travaillé du côté droit de la défense sénégalaise et Mamadou surgissait pour placer une tête victorieuse. Les « Lions » locaux auraient même pu inscrire ce but six minutes plutôt si Amadou Fall Hanne avait mieux exploité ce centre de Mame Cheikh Diallo. N’empêche, Mamadou Bâ et ses coéquipiers conserveront un résultat dont ils avaient bien besoin pour mieux aborder la suite de la compétition. Et ils devront aussi cette victoire par un bon travail de déséquilibre effectué à partir des ailes et qui désarçonnait souvent la défense adverse.

Ce travail devait même amener un second but si Malick Fall s’était mieux appliqué alors qu’il était seul face au gardien tanzanien mais son tir sera bloqué par celui-ci (35e). A la reprise, même scénario pour les sénégalais avec toujours une solidarité de groupe dans le match qui gênait beaucoup les tanzaniens. Ceux-çi se montraient peu menaçants sur des actions qui n’inquiétaient pas la défense sénégalaise outre mesure. Et Mamadou Bâ aura passé un après-midi tranquille dans sa cage en attendant le prochain match qui devrait déterminer leur qualification dans le groupe A.

C F KEITA

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Le mot des entraineurs - Joseph Koto (Sénégal) : « Nous nous sommes battus »

« Un premier match, c’est toujours psychologiquement important. Donc, nous avons décidé de gagner ou au moins de ne pas perdre. Une défaite d’entrée nous aurait compliqué la tâche. Nous nous sommes battus et ça a marché. La Tanzanie a été très bonne. On ne l’avait pas sous-estimée. J’avais eu l’occasion de visionner des cassettes de leurs matches et j’avais dit à mes joueurs que c’étaient des joueurs très vivaces et rapides. Nous avons alors opté de passer par les couloirs et de profiter de la petite taille des adversaires pour nous montrer dangereux. Notre gros problème, c’était en attaque avec notre 9 (Alpha Oumar Sow NDLR) qui n’a pas bien joué. On a été obligé de le faire sortir, malheureusement, les rentrants n’ont pas eu l’apport attendu d’eux. Il leur fallait garder le ballon devant et ils ne l’ont pas bien fait. En plus, sur les côtés, nos joueurs ont été frénétiques. Ils n’étaient même pas à 50% de leurs possibilités. C’est pourquoi, nous avons eu une fin de match difficile. J’espère qu’on fera mieux la prochaine fois.

Marcio Maximo (Tanzanie) : « On méritait le nul »

« Ce qui m’a le plus plu dans ce match, c’est le fighting-spirit de mes joueurs. La Tanzanie revient au niveau continental après 29 ans d’absence (sa dernière participation à une phase finale de compétition africaine remonte à la CAN 1980 au Nigeria, NDLR). Et nous avons démontré qu’une nouvelle ère se lève pour le football de l’Afrique de l’Est. On était bien lors des 25 premières minutes. Puis l’équipe a perdu sa concentration. Mais nous sommes bien revenus en fin de match et nous nous sommes créé quelques occasions de but et je pense qu’on méritait le nul ».

Plus tolérants pour les locaux ou simplement moins passionnés par eux ? On peut bien se poser la question si l’on voit comment le public de « Félicia » a supporté ses « Eléphants » hier. On a même vu la fanfare se lever pour saluer en musique le premier but de ce 1er CHAN inscrit par la Zambie.

Jets de projectiles : Heureusement que le 2ème but zambien inscrit dans la foulée du premier a été annulé pour hors jeu. Car les sachets d’eau avaient commencé à pleuvoir sur la main courante.

« Zambie ohé ! » « Yéé ! » « Côte d’Ivoire oyé ! » « Hou ! » C’est le dialogue surréaliste entre le speaker du stade FHB et son public, à la mi-temps de Côte d’Ivoire - Zambie. A la place des encouragements qu’il espérait pour les « Eléphants » alors menés 0 - 1, ce sont des huées qu’il a récoltées. Et il a eu la mauvaise idée de poursuivre ses appels, accroissant du coup le concert de réprobation.

Recueillis par B.K.N

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Bien mais les « Lions » devront mieux faire...

Abidjan (Côte d’Ivoire) : Une victoire d’entrée, que demander de plus surtout dans une toute nouvelle compétition où presque tout le monde arrive sans repères ? Peut-être rien, d’autant que la Côte d’Ivoire, pays hôte de ce premier Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de football et grand favori auto-proclamé, a lourdement chuté en ouverture (0 - 3 contre la Zambie). Alors, les « Lions » de Joseph Koto peuvent savourer goulûment leur succès d’hier (1 - 0) sur les « Taïfa Stars » de Tanzanie. Un but inscrit à la demi-heure de jeu par Mamadou Baïla Traoré qui aurait largement pu être fructifié, si les attaquants sénégalais avaient fait preuve de plus de réalisme en première mi-temps et lors de la première moitié de la seconde.

Puisque, après, ils ont beaucoup souffert de leurs lignes distendues et de cette attaque qui n’arrivait plus à peser sur la défense tanzanienne. Les remplacements opérés furent tout sauf opérationnels, avec Yalli Fall Guène qui est passé nettement à côté de son sujet et Diamanka toujours battu en vitesse et en puissance. Il restait donc la défense pour préserver ce mince acquis. Sidy Ndiaye, en bon capitaine, s’y employa avec beaucoup de cœur à l’image de ses compères de la première ligne, même si Mame Cheikh Diallo sur le flanc gauche a évolué un cran en-dessous. En fait, c’est tout ce flanc gauche, qui avait pourtant donné tant de satisfaction lors du dernier match de qualification, contre la Guinée à Dakar, qui s’est complètement noyé. A l’opposé, l’autre couloir fonctionna plutôt bien, grâce à Babacar Ndiour qui bloquait bien sa zone et apportait un plus offensif, surtout sur ces longs ballons dont un, à la 30ème mn, permit à Baïla Traoré de marquer l’unique but de la rencontre.

Sinon, les « Taifa stars » qui ont eu du mal à entrer dans la partie, l’ont plutôt bien terminée (grâce donc à des Sénégalais qui leur avaient laissé l’initiative du jeu). Entre-temps, les « Lions » avaient gâché d’intéressantes situations de tuer le match ; mais ils pêchaient toujours dans le dernier tiers. Heureusement pour eux que ces Tanzaniens ne sont vraiment pas des foudres de guerre. Car, même s’ils ont dominé leurs vis-à-vis lors des 20 dernières minutes, ils ne se sont pas à proprement parler créé de bonnes opportunités de revenir au score.

Il n’y avait dès lors à redouter que le syndrome des 5 dernières minutes qui a souvent « tué » les ambitions sénégalaises en Afrique, resurgisse. Mais, il n’en fut rien. Et le Sénégal peut se féliciter de n’avoir pas raté la première marche. Cependant, il lui faudra certainement relever considérablement son niveau de jeu s’il veut atteindre les demi-finales. Car, ses deux prochains adversaires du groupe A, la Zambie mercredi et la Côte d’Ivoire samedi, sont assurément d’un calibre nettement supérieur que les Tanzaniens. Koto, l’entraîneur, a deux jours pour corriger les nombreuses lacunes (surtout offensives et dans la conservation du ballon) de son équipe. Autrement, le réveil risque d’être bien douloureux.

D’un de nos envoyés spéciaux BKN

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Le tour d’honneur de Gbagbo

Arrivé au stade Félix Houphouët-Boigny 2 heures 30 avant le coup d’envoi du match d’ouverture Côte d’Ivoire Zambie, le président ivoirien s’est tapé un tour d’honneur. Pas à la manière des champions d’athlétisme qui viennent de décrocher un titre majeur, mais c’est tout comme. Puisque son pays a eu l’insigne honneur d’accueillir ce 1er CHAN et il s’est beaucoup investi personnellement pour la réussite de l’évènement. Ce CHAN, c’est l’occasion de prouver que la Côte d’Ivoire est redevenue une nation unie.

500 millions de francs CFA ! C’est le minimum que gagnera la Côte d’Ivoire en organisant ce 1er CHAN. La révélation est de Jacques Anouma, le président du comité d’organisation de l’épreuve (COCHAN) et de la fédération ivoirienne de foot. Les sponsors, il y en a à souhait et les recettes prévues sont importantes. Il ne reste qu’aux « Eléphants » à mettre la cerise sur le gâteau...

« Les meilleurs supporters au monde » selon Jean-Louis Billon, le patron des supporters ivoiriens, c’est bien ... eux. Il dit que ce « titre » a été acquis auprès des médias lors des CAN 1984 en Côte d’Ivoire, 1992 au Sénégal et 2008 au Ghana. Pas question pour lui donc de perdre ce statut. Surtout chez eux.

6000 agents de sécurité ont été déployés pour que tout se passe bien de ce point de vue. Rien n’a été négligé, surtout à Bouaké (centre), d’autant que les équipes du Groupe B qui y disputeront leurs matches sont logées à Yamoussoukro. Une escorte leur sera assurée lors de tous leurs déplacements.

VICHAN ! C’est simplement le Village du CHAN, ou quartier général des supporter des « Eléphants ». Dressé dans la commune de Yopougon sur un espace de 11 154 m2, cet espace d’animation et de gastronomie comprend 56 stands et est dirigé par Laurent Pokou, ancien international ivoirien et meilleur buteur de l’histoire de la CAN jusqu’à la dernière édition lorsqu’il s’est fait détrôné par le Camerounais Eto’o. Bouaké, autre ville hôte de la compétition, ne sera pas en reste avec son VICHAN, sis Place de la Paix.

1,5 million de francs. C’est la prime promise aux « Eléphants » de Côte d’Ivoire s’ils passent le premier tour. Après quoi on parlera de prime de victoire finale. Et nul doute que le montant sera consistant. Car, les Ivoiriens l’ont crié sur tous les toits, à l’image de leur entraineur Kouadio Georges : « ce trophée n’ira nulle part ».

Ajournés ! L’arbitre central égyptien Shaaban Ramadan Hamdy et l’arbitre assistant soudanais Khalafala Abdel Aziz ont été renvoyés chez eux pour n’avoir pas réussi aux tests physiques qui ont été pratiqués sur tous les « hommes en noir » chargés d’officier lors de ce 1er CHAN. La CAF s’emploie à les faire remplacer au plus vite.

Plus de 350 journalistes ont été accrédités pour couvrir ce 1er CHAN. Et, bien entendu, le plus gros contingent appartient à la Côte d’Ivoire.

Thiam et sa bande. Le « 12ème Gaïndé » est bien présent en Côte d’Ivoire. Thiam Gaïndé, l’une des icônes du club des supporters des équipes nationales, s’est déplacé et a eu le concours de la forte colonie sénégalaise présente en Côte d’Ivoire. Hier, ils ont assuré « la première partie » de l’animation du « Félicia ». Mais quand l’orchestre de supporters des « Eléphants » s’est mis en marche, ils ont été totalement noyés.

Rassemblés par B.K.N


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