QUOTIDIEN SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES
 
Gens et Société

Bientôt un nouveau centre de santé de plus de 500 millions à Touba

Plus que jamais les émigrés de Touba à travers le « dahira » de Matlaboul Fawzeiny sont décidés à participer activement au développement de la cité religieuse. Hier, le Khalife général des Mourides a procédé à la pose de la première pierre sur le site devant abriter un centre de Santé sur la route de Ndiouroul.

Animés du souci d’améliorer la situation sanitaire des populations de Touba, les responsables du « dahira » Matlaboul Fawzeiny, qui regroupe, entre autre « dahiras » d’émigrés, celui de Toscane, ont récidivé dans la réalisation des infrastructures dans la ville de Touba.

Déjà, selon l’architecte et porte-parole du jour, Meissa Touré, le « dahira » compte plusieurs réalisations à son actif au sein de la ville : l’hôpital national de Touba, pour près de 6 milliards, la nouvelle morgue, l’éclairage public de certains axes et aujourd’hui ce projet d’un centre de Santé estimé à 529 millions. Matlaboul Fawzeiny, constitué de ressortissants émigrés de Touba, prévoit un édifice selon les normes des spécialistes du ministère de la Santé incluant les logements du médecin et de la sage-femme. L’équipement sera étudié de concert avec l’Etat, mais sa réalisation sera l’objet de la satisfaction visée par les promoteurs.

Le Khalife général, qui a fait le déplacement sur le terrain, a salué l’engagement et la détermination des talibés tout en invitant tous les disciples de la communauté à s’inspirer de l’exemple de ce « dahira », en apportant leur partition dans la réalisation du développement de la ville, tel que son fondateur l’a décrite dans "Matlaboul Fawzeyni", l’une de ses oeuvres littéraires.

Mamadou DIEYE

Gens et Société

PROCÈS DES ÉTUDIANTES ET COMPAGNIE : Le tribunal rend son verdict aujourd’hui

Eric Pivot, son chauffeur et les dix étudiantes prévenues pour divers délits relatifs aux mœurs seront fixés sur leur sort aujourd’hui. Le premier risque trois ans ferme et les autres six mois avec sursis.

Le tribunal des flagrants délits statuant sur leur affaire relative aux délits de complicité d’incitation à la débauche, de complicité de la corruption de la jeunesse, de complicité de collecte de données à caractère personnel et de complicité d’outrage aux mœurs rendra son verdict aujourd’hui. Les faits remontent au mois de février.

Eric A. Pivot avait voulu créer un site Internet pour rencontres et amitiés. Il recruta Aïssatou Gaye comme commerciale et lui ordonna de faire passer dans le journal « Afrique annonces » un communiqué dans lequel on pouvait lire qu’une entreprise de la place cherche des travailleurs. Aïssatou Gaye était aussi chargée de l’entretien et de la sélection des meilleures filles « physiquement et intellectuellement », selon les dires du cerveau de la bande.

Pour M. Pivot, les hôtesses devaient l’aider à trouver plus d’adhérents pour le démarrage de son site « loveafrica.com », moyennant une rétribution quotidienne de 5.000 francs Cfa. Certains endroits de l’Université de Dakar notamment le campus social des filles (Claudel), les Facultés de droit et de lettres étaient leurs cibles principales. Ce qui semblait être curieux aux yeux du tribunal, c’est qu’Aïssatou Gaye se limitait à dire aux filles que son patron souhaitait monter un site de rencontres et d’amitiés entre jeunes pouvant même aboutir au mariage.

Pourquoi cibler les jeunes filles ? « L’adhésion visait à la fois les filles et les garçons », précise M. Pivot avec une certaine arrogance.

Le chauffeur Pape Moctar Mbengue a souligné que son travail consistait à transporter les filles dans les lieux indiqués moyennant 20.000 francs Cfa pour une durée de trois jours. Les neuf étudiantes prévenues ont indiqué à la barre que c’est l’annonce parue dans le journal « Afrique annonces » qui les a poussées à postuler aux offres d’emploi. Elles ont également précisé qu’elles n’ont travaillé que cinq jours avant leur interpellation. Le procureur de la République a déploré leur naïveté puisqu’elles disent ignorer le but exact du site Internet et de l’entreprise. Le Parquet était beaucoup plus sévère contre le cerveau de la bande. Les neuf avocats de la défense ont indiqué que les délits d’incitation à la débauche et de corruption de la jeunesse contre Eric Pivot d’une part et les préventions de complicité d’incitation à la débauche et de complicité de corruption de la jeunesse ne sont pas juridiquement fondées, arguant que le Parquet a lui-même abandonné les chefs d’inculpation de proxénétisme et d’outrage aux bonnes mœurs.

C’est pourquoi, ont ils estimé, avec cet abandon de ces poursuites du Parquet, « la montagne a accouché d’une souris ». Selon eux, il n’y a rien qui justifierait ces délits d’autant plus que le site n’est pas opérationnel. Les avocats de la défense ont pointé un doigt accusateur sur la presse sénégalaise « manipulée » dans cette affaire dite celle des étudiantes prostituées de la cité Claudel. « On a jeté en pâture l’honneur des prévenues. Leur dignité a été bafouée », a ajouté, amèrement, Me Pape Jean Sèye.

Souleymane Diam SY

Gens et Société

1er COMMANDANT DE L’AIR EN AFRIQUE : Alioune Palla Mbaye n’est plus

El H. Alioune Palla Mbaye, ancien combattant militaire de carrière, opérateur économique, député maire et ensuite président de la Chambre de commerce de Thiès, s’est éteint dans la matinée du vendredi 13 mars dernier à Tivaouane, des suites d’une maladie. Il a été enterré au cimetière « Khalkhouss » de la ville sainte. Il avait 94 ans.

Une des figures emblématiques de la ville de Maodo Malick Sy a tiré sa révérence, après avoir rendu bien des services à la nation. Il s’agit de l’ancien commandant de l’armée française, Elhadji Aliou Mbaye Palla qui vient de nous quitter ce vendredi 13 mars, à l’âge de 94 ans. Comme lors du Gamou, Tivaouane a refusé du monde dès l’annonce de la triste nouvelle. Car, l’homme du rapatriement des 500.000 Maliens vers leur pays d’origine, lors de l’éclatement de la Fédération du Mali, comptait beaucoup d’amis. On notait la présence de plusieurs autorités religieuses. Le Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré, à la tête d’une forte délégation, est venu présenter les condoléances du gouvernement. Samedi, ce fut au tour du chef de l’Etat de venir personnellement présenter les siennes, eu égard aux relations d’amitiés qu’il entretenait avec le défunt.

Me Wade a rappelé le rôle de conseiller que jouait ce dernier. « Il était pour moi un ami, un conseiller et un confident », a dit le président. Détaché à la demande de l’ex-président du Conseil, Mamadou Dia, Alioune Palla fut nommé Préfet et adjoint-administratif du Sénégal Oriental aux cotés de feu Babacar Bâ, ancien ministre des Finances et 1er Gouverneur de ladite région.

Il avait dirigé, avec brio, le rapatriement, par train spécial, de feu Modibo Keita, ses anciens ministres et d’autres Maliens, après l’éclatement, le 20 août 1960, de la Fédération du Mali. Lieutenant-colonel réserviste de l’armée, à sa retraite, Alioune Palla Mbaye s’inséra dans la vie politique en devenant responsable politique de l’Ups, député maire de Tivaouane, premier président du Conseil régional de Thiès et pendant 20, président de la Chambre de commerce de la cité du Rail. Il a érigé une usine de décorticage d’arachides à Tivaouane, qui générait près de 3.000 emplois non salariés.

Ben CHEIKH

Gens et Société

SEDHIOU : LES ÉLÈVES DU LYCÉE IBOU DIALLO ENVAHISSENT LA MAISON DU Pr BALLA MOUSSA DAFFE

Les élèves du lycée Ibou Diallo ont violemment manifesté hier dans la commune, allant jusqu’à balancer des pierres dans le domicile du maire, le Pr Balla Moussa Daffé, tête de liste de la Coalition Sopi. Ils accusent la sécurité de ce dernier d’avoir blessé leurs camarades lors de la visite, avant-hier du chef de l’Etat dans leur localité. Selon leur porte-parole, Oumar Camara, élève en classe de Terminale S1, certains de leurs camarades ont été tabassés par les nervis du Balla Moussa Daffé alors qu’ils voulaient exposer leurs doléances au président de la République notamment la finition des travaux du 2è lycée de la commune en construction depuis trois ans et les grèves répétitives des professeurs. « On en a assez des grèves des professeurs. Nous avons des examens qui nous attendent en fin d’année scolaire comme tous les élèves du Sénégal, donc nous avons droit aux enseignements de qualité », a dit Oumar Camara.

Du côté du professeur Balla Moussa Daffé, on minimise le problème. « Ce problème est derrière nous, parce que nous avons trouvé des solutions avec ces élèves », a fait savoir Khader Tall, un des proches du député maire.

Eugène KALY (Envoyé spécial)

Gens et Société

KEDOUGOU : UNE FOULE A L’ACCUEIL DES JEUNES GRACIES

La ville de Kédougou a vécu avant-hier une journée historique. Après la « marche bleue » qui a sillonné l’artère principale de la ville et après le départ du chef de l’Etat, les habitants de la capitale régionale étaient encore dans les rues pour accueillir les jeunes libérés. C’est aux environs de 13 heures passées de quelques minutes que des femmes, des jeunes sont partis à l’entrée de la ville recevoir les jeunes bénéficiaires d’une grâce présidentielle. Ils ont rendu visite à la famille de Sina Sidibé, ce jeune homme qui a perdu la vie lors des émeutes de Kédougou de décembre 2008. Ensuite, ils se sont rendus au domicile d’un des jeunes libérés où ils ont pris le repas de midi. Kédougou avait connu le 23 décembre 2008 des manifestations qui ont conduit à l’arrestation de ces jeunes qui avaient été condamnés à des peines variant entre cinq, sept et dix ans de prison.

I. SANE

Education et Formation

GRÈVE DES ENSEIGNANTS, FAIBLE QUANTUM HORAIRE...Ces facteurs qui influent négativement les rendements scolaires

Plusieurs facteurs ont une influence négative sur les résultats scolaires. C’est ce qui ressort de l’étude menée par l’Ong Action Aid Sénégal dans le cadre du Projet Gates/Hewlett dans les Inspections départementales (Iden) de Foundiougne et Tambacounda. La restitution s’est fait hier à Dakar.

Les rendements scolaires sont négativement influencés par plusieurs facteurs dans les Iden de Foundiougne et de Tambacounda. C’est la principale conclusion à laquelle a abouti la 2è phase de l’étude menée par l’Ong Action Aid.

Selon le consultant El H Ngom, ces facteurs sont, entre autre, la grève des enseignants, le manque d’encadrement des enseignants, l’insuffisance de leur formation (environ 30 % d’entre eux n’ont reçu aucune formation initiale), la faiblesse du quantum horaire, la faible participation des parents d’élèves (dans les écoles où ils s’impliquent le plus, les résultats sont bons).

Il a indiqué que la 1ère phase a montré que les ménages constituent « le 2è bailleur de fonds du système éducatif, que le quota sécuritaire est un facteur de non-qualité et qu’il faut aller vers sa suppression, qu’il faut relever le niveau de recrutement des enseignants (au moins le bac) car même s’il existe plusieurs structures de formation des enseignants, il a été noté que chacune y va de son propre programme ».

Indiquant qu’un forum de la qualité sera organisé dans chacune de ces circonscriptions académiques (zone d’intervention de son Ong), le responsable Moussa Faye a rappelé que cette étude, qui fait l’état des lieux du système éducatif dans ses aspects rendements, trouve son fondement dans le paradoxe enregistré entre « les ressources allouées et les rendements du système ». L’étude, axée sur les questions de formation des enseignants et l’implication de la communauté, a été qualifiée par les différents intervenants du Congad, de l’Ineade et du Cosydep, de « grande contribution, une opportunité de circonscrire la qualité en termes d’indicateurs ». A rappeler que le projet Gates/Hewlett concerne 4 pays africains dont le Sénégal, le Burundi, le Malawi et l’Ouganda. Au Sénégal, 2 Iden et 60 écoles ont concerné l’étude.

Daouda MANE

Santé et Cadre de vie

INFECTIONS INDÉSIRABLES LIÉES AUX SOINS : 1,4 million de personnes en souffrent dans le monde

1,4 million de personnes dans le monde souffrent aujourd’hui des infections contractées dans un établissement de soins de santé. Le risque est très élevé dans les pays pauvres et peut aller à plus de 20 % de personnes admises dans un établissement de Santé.

La sécurité des patients dans les établissements de Santé représente un enjeu mondial de santé publique, comme en témoignent des études concordantes des différents pays sur la fréquence des évènements indésirables liés aux soins. Lors de la journée de sensibilisation de la presse nationale tenue avant-hier au Service national de l’éducation pour la santé, le coordonnateur du Programme national de lutte contre les infections nosocomiales, le Pr Babacar Ndoye, a fait un plaidoyer sur ces infections liées aux procédures de soins qui ont pris actuellement de l’ampleur et un coût élevé pour les patients.

Aux Etats-Unis, une personne sur 136, soit 2 millions de personnes par an tombent gravement du fait de ces infections. C’est aussi le cas dans des pays comme l’Angleterre avec 5.000 cas par an et le Mexique qui enregistre 450.000 cas par an et 32 décès.

Pour le Pr Ndoye, les coûts occasionnés par ces infections sont estimés annuellement pour l’Angleterre à 1 million de livres et entre 4,5 et 5,7 milliards de dollars pour les Etats-Unis.

Ces infections indésirables sont observées généralement dans les services de réanimation (30 % des patients et 44 % des décès), dans les crèches (12 à 52 % des cas), lors des transfusions sanguines (16 millions d’infections pour l’hépatite B, 5 millions pour l’hépatite C et 160.000 infections pour le Vih). Les cas d’infections les plus fréquents sont d’ordre urinaire, respiratoire et les infections généralisées.

Le Forum Afrique sécurité des soins 2009 sur l’implication des patients dans le renforcement de la sécurité des soins en Afrique subsaharienne est une initiative du ministère de la Santé et de la Prévention médicale. D’ailleurs ce forum, qui est placé sous l’égide du réseau international pour la planification et l’amélioration de la qualité et la sécurité des soins en Afrique, tiendra du 24 au 26 mars prochains à Dakar une rencontre d’échanges des patients et des professionnels de la Santé de l’espace de la Cedeao qui réunira 150 participants venant de 11 pays.

Babacar Bachir SANE

Gens et Société

DÉGÂTS CAUSES PAR LES ÉTUDIANTS DE RUFISQUE : NDIAWAR TOURE RETIRE SA PLAINTE

Le maire de Rufisque, Ndiwar Touré et les élèves et étudiants ont finalement fumé le calumet de la paix. L’Association des élèves et étudiants de Rufisque (Aeer) et le maire de la ville se sont rencontré hier, à la suite d’une médiation des notables et imams de la ville, appelant les deux parties à l’apaisement.

Au terme de cette rencontre, Ndiawar Touré a considéré que le malentendu qui existait entre lui et les élèves de Rufisque est dépassé. « Aujourd’hui, a-t-il dit devant un nombre important d’élèves, on peut considérer que l’incident est clos ». Egalement, le maire de Rufisque a retiré sa plainte contre l’étudiant Amath Coly, considéré comme l’un des responsables des étudiants, à l’origine des échauffourées qui avaient opposé, lundi dernier, les élèves et étudiants et la sécurité de la municipalité. L’étudiant Amath Coly détenu depuis lors à la Police sera libéré incessamment. Ce qui va certainement créer le bonheur de ses parents et contribuer à calmer les esprits.

M. NDONG

Faits divers

TAMBACOUNDA : 110 KG DE YAMBA SAISIS DANS UN TRAIN VENU DU MALI

110 kilogrammes de chanvre indien moulés sous forme de briques au nombre de 55 ont été découverts récemment par la Police de Tambacounda dans le wagon d’un train en provenance du Mali. Les faits ont eu lieu lundi et une enquête a été ouverte pour retrouver le convoyeur de la drogue, a confié à l’Aps l’inspecteur de Police principal Moussa Sakho, selon qui la vigilance est de mise chez ses collègues dans le cadre de la sécurisation de la ville. Par ailleurs, un individu du nom de A. D. a été interpellé au quartier Gourel Barry alors qu’il dissimulait du chanvre indien dans des toilettes. Un multirécidiviste, habitant le quartier Afia, est aussi tombé dans les filets de la Police la semaine dernière pour le délit de trafic de chanvre indien. Lors d’une descente chez le dealer, les agents ont réussi à empêcher son épouse de se débarrasser de 65 cornets de chanvre indien qu’elle tentait de jeter derrière la maison. Le produit a été récupéré et le délinquant déféré au Parquet, selon l’inspecteur Moussa Sakho.

Education et Formation

LYCÉE BLAISE DIAGNE : LES ÉLEVÉS DANS LA RUE

La journée d’hier a été celle d’un face à face entre les élèves du lycée Blaise Diagne de Dakar et les policiers qui s’est soldé par quelques blessés et des interpellations (3 élèves). Les lycéens, qui protestent contre les grèves récurrentes de leurs professeurs depuis 3 mois, ont investi la rue après leur Assemblée générale. Les risques de désordre public ont poussé les forces de l’ordre à intervenir. Les élèves s’en sont pris aux cars de la société de transport public Dakar Dem Dikk (DDD) dont 3 bus ont été pris en otage (lignes 11, 16 et 15). Ce qui a motivé la décision des responsables de la société d’arrêter momentanément la circulation de certains bus afin, dit le responsable de la communication El Hadj Sarr, de sécuriser le matériel et les usagers.

Culture et Médiats

NOUVEL HEBDOMADAIRE : « La Gazette » mise sur l’investigation

Le journaliste et écrivain Abdoul Latif Coulibaly a procédé hier, mercredi 18 mars, au lancement de son nouvel hebdomadaire « La Gazette ». La cérémonie s’est déroulée dans les locaux dudit journal, aux Hlm Grand Yoff.

L’hebdomadaire « La Gazette », nouvelle publication du journaliste et écrivain Latif Coulibaly, est depuis hier dans les kiosques. La cérémonie de lancement s’est déroulée mercredi, en présence de nombreux journalistes, d’amis, de proches et de parents du directeur de publication. Dans l’assistance, on a remarqué des personnalités comme l’écrivain Cheikh Amidou Kane, le général Seck, l’ancien secrétaire général de l’UNESCO, Amadou Makhtar Mbow, et Aboubacry Kane. Tiré à 5000 exemplaires pour le premier numéro, ce journal va privilégier le journalisme d’investigation, selon son directeur de publication. « Avec cet hebdomadaire, Latif cherche à faire la rupture avec les autres journaux de la place », nous a confié le rédacteur en chef Pape Amadou Fall. Il estime que « La Gazette » sera une référence et créera la rupture aussi bien dans le format que dans le contenu. Le journal, qui coûte 1000 FCFA, sera aussi disponible sur Internet mais il faudra payer pour lire le format online. « Nous mettrons l’accent sur le journalisme d’investigations. Pour ce faire, nous privilégierons les reportages, les enquêtes et les dossiers de manière générale tout en faisant jouer la loi de la proximité », a indiqué Latif Coulibaly. C’est ce qui explique d’ailleurs la présence dans le premier numéro, des reportages réalisés en Guinée Bissau, en Gambie, au Cap Vert, etc. ». Toutefois, le directeur de publication n’exclut pas l’idée de traiter aussi des nouvelles concernant le reste du monde. Ce pari, il compte le réussir avec de jeunes journalistes. Une dizaine de reporters sont déjà embauchés pour mener à bien le journalisme d’investigation tant prôné par Latif Coulibaly.

Maguette GUEYE

Culture et Médiats

ÉDITION : Obama, héros de livres pour enfants

"Maman vote pour Obama", "Barack Obama, le changement est arrivé", "Barack Obama : fils prometteur, enfant de l’espoir". Le 44e président américain, premier Noir à accéder à la Maison Blanche, est devenu un héros de légende dans des livres pour enfants qui pullulent aux Etats-Unis.

D’après les étagères des librairies et les catalogues sur le net, il y a au moins une trentaine de livres sur Barack Obama destinés aux enfants, un record pour la première année en fonction d’un président. Son épouse, Michelle Obama, inspire également les auteurs pour la jeunesse avec au moins deux biographies. Les livres pour enfants sur les présidents et les grandes figures historiques sont une tradition : George Washington, Abraham Lincoln, Martin Luther King en ont suscité des centaines. Mais de l’avis des observateurs, le président Obama en héros de littérature enfantine, a un bel avenir devant lui.

La majorité des livres édités à ce jour ont été publiés avant sa victoire du 4 novembre 2008. Son rival à l’élection présidentielle, John McCain, n’apparaît que dans un seul livre pour enfants écrit par sa propre fille / "Mon Papa, John McCain". « Nous avons réalisé que même s’il n’était pas élu, Obama était quelqu’un qui allait avoir un impact sur l’Histoire, que les parents voudraient en parler à leurs enfants », affirme à l’AFP Justin Chanda, vice-président de la maison d’édition Simon and Schuster’s Books for Young Readers qui a publié un best-seller sur le sujet.

Un album biographique illustré intitulé "Obama : son of promises, child of hope" (Obama : fils prometteur, enfant de l’espoir), s’est vendu à 350.000 exemplaires, un succès massif. "Nous sommes dans la stratosphère", confie l’éditeur qui avait risqué un premier tirage de 25.000 exemplaires dès la victoire des primaires de l’Iowa, le 3 janvier 2008, en se disant : si nous en vendons 25.000, nous serons heureux. "Il y a un grand nombre de livres sur Barack Obama. Le fait d’arriver les premiers dans les librairies nous a beaucoup aidés ", affirme encore l’éditeur. Ces livres chantent les louanges du jeune Barack, sa quête, son voyage initiatique en quelque sorte, basé sur sa propre autobiographie, "Les rêves de mon père". "Qui suis-je ?" se demande le petit Barry mis en scène dans ce livre : "Je ne ressemble pas à ma mère, je ne ressemble pas à mon père, je ressemble seulement à moi-même". Dans son livre intitulé "Barack Obama", l’auteur Jonah Winter écrit que le président est arrivé dans des temps très difficiles pour l’Amérique. « A travers le pays, les gens perdaient leur emploi, leur maison, leur sens de l’espoir ». Selon l’éditeur de Simon and Schuster’s, il n’y a rien de politique dans les livres qu’il publie. "On raconte seulement l’histoire de son enfance, comment il est arrivé là. C’est juste les origines d’un gars dont tout le monde parle", résume-t-il.

Un illustrateur convient qu’on lui reproche parfois d’avoir peint dans ses gouaches son héros "comme un messie, ou comme un dieu", alors que des images montrent un jeune Barack à l’église, une larme perlant sur sa joue, lorsqu’il a la révélation qu’il veut accéder au plus haut niveau. "J’ai juste voulu montrer comment une petite graine est devenue un grand arbre et cet arbre c’est Barack Obama", affirme à l’AFP Bryan Collier, illustrateur.

"Nous avons des professeurs qui viennent, des enfants qui doivent faire des exposés, des devoirs sur Obama", ajoute Audrey Fields, directrice de la section enfance de la bibliothèque. "Des enfants qui savent tout juste dire maman et papa arrivent à dire aussi Obama. Quand ils s’approchent de l’étalage, ils s’écrient : Obama !", résume, dans une librairie, une grand-mère, Martha Johnson, venue acheter un "Barack Obama" à son petit-fils.

AFP

Economie

ATELIER RÉGIONAL SUR LA GOANA : Dakar prépare la campagne 2009

La mairie de Dakar a abrité mercredi la journée régionale consacrée à l’évaluation de la campagne 2008 et à la préparation de l’an 2 (2009-2010) de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana).

L’atelier présidé par le Gouverneur de la région de Dakar, Mamadou Sall, avait pour but de procéder à une évaluation sans complaisance, en vue de faire ressortir les manquements et les acquis de la campagne 2008. C’est à partir de là que pourrait se préparer efficacement l’an 2 de la Goana, sans risque de reconduire les mêmes erreurs, a-t-il expliqué. La présentation du bilan et des perspectives pour l’année 2009 a été précédée par un bref rappel du contexte de lancement de la Goana par le président de la République, Me Abdoulaye Wade.

D’après les statistiques montrées par Lamine Diallo, représentant le directeur régional du Développement rural de Dakar, le bilan peut être jugé satisfaisant par rapport aux rendements des années précédentes, mais parait mitigé au regard des objectifs fixés au départ. La production d’après le rapport d’évaluation de la Goana dans la région de Dakar se chiffre à 400 tonnes de mil, 1.275 tonnes de maïs, 40 tonnes de sorgho, 450 tonnes de niébé et 5.500 tonnes de manioc. Le rendement est largement supérieur en 2008 par rapport à 2007, mais il faut tenir compte aussi de la pluviométrie et des surfaces cultivées plus importantes en 2008 qu’en 2007, a déclaré Lamine Diallo.

Comme dans tout vrai bilan, il n’a pas été laissé de côté les manquements notés dans le lancement de cette première campagne : l’affectation tardive ou l’insuffisance d’engrais, de certains intrants, l’absence de matériels agricoles et de produits phytosanitaires, entre autre. Ces contraintes ont été enregistrées et il en sera tenu en compte dans la campagne 2009 qui prévoit d’augmenter les terres à emblaver dans la région de Dakar, pour les porter à 5.800 ha, contre 4.430 ha en 2008 En plus des contraintes sus-énumérées, les intervenants ont, dans leur ensemble, déploré le manque de synergie entre les différents acteurs (paysans, élus locaux, secteur privé), le manque d’une politique de commercialisation des produits, la non-implication des paysans dans le processus de prise de décision.

Le Gouverneur, Mamadou Sall, a assuré de porter ces différentes doléances et préoccupations à la connaissance du gouvernement, afin que des mesures soient prises pour y remédier. Il n’a pas manqué de souligner aussi que la grande limite, au niveau de la région, reste l’insuffisance des terres cultivables à cause de l’urbanisation galopante.

Philippe SAMBOU (Stagiaire)

Economie

LES TELECOMS FACE A LA CRISE : Les atouts de Sonatel-Orange

L’arrivée du 3ème opérateur Sudatel avait été présentée comme une brèche qui menacerait la toute puissante Sonatel (le fleuron de la Brmv) qui étend ses tentacules dans la sous-région. L’agenda de son Assemblée générale du 8 avril prochain livre quelques pistes sur la riposte qui se prépare.

En proposant à l’assemblée, l’affectation du résultat de l’année 2008, estimé à 168 milliards de Fcfa, c’est de fait un géant de la téléphonie en Afrique qui démontre à ses actionnaires la solidité de l’action dont le dividende net (hors Brvm) est fixé à 11.700 Fcfa payable à compter du 30 avril.

Les actionnaires réunis à Dakar auront bien sûr préalablement à approuver les états financiers de l’exercice qui s’est termine le 31 décembre 2008, assorti du rapport du Conseil d’administration (Ca) et du rapport spécial des commissaires aux comptes. Mais cet agenda proposé par le Ca recèle d’autres indices sur la bonne santé de la Sonatel, notamment le renforcement de ses partenariats, à travers l’approbation des conventions signées avec les sociétés comme France Câbles, Radio et France Télécom, avec l’Etat du Sénégal et les sociétés Orange sœurs du Mali, de la Guinée et de Bissau, en plus d’une plus grande intégration des filiales sénégalaises. Les ressources humaines ne sont pas en reste, puisque la boîte, dont l’actionnariat se répartit entre France Télécom 42 %, l’Etat du Sénégal (28 %), les institutions et grands publics (20 %) et les travailleurs et anciens salariés (10 %), va ratifier la cooptation de l’administrateur Michel Monzani, qui avait remplacé Jean-Michel Garrouteigt, démissionnaire en septembre 2008. Enfin, l’Assemblée générale est appelée à autoriser le directeur général, par délégation du Conseil d’administration, à « émettre des obligations en Fcfa non-échangeables et non-convertibles à hauteur de 200 milliards de Fcfa pendant la période d’avril 2009 à avril 2011 ». De quoi voir venir face à la concurrence et à la crise dont les ondes de chocs risquent justement de frapper à partir de cette année.

Synthèse de Fara SAMBE

Economie

FINANCEMENT DES PME : Le crédit-bail expliqué

L’Adepme a clôturé hier sa première formation sur le crédit-bail à l’intention des chefs d’entreprises, avec le soutien de l’Ifc. Un outil qui respecte également tous les critères du financement « halal ».

A la suite du directeur général de l’Adepme, Marie-Thérèse Diédhiou, qui a dit sa foi dans les perspectives encourageantes du crédit-bail au Sénégal, l’expert de l’Ifc a introduit cet outil de financement caractérisé par sa souplesse (pas de garanties spécifiques) et sa rapidité (quelques jours ou semaines), alors que les avantages fiscaux sont à étudier, le leasing relevant encore de la loi bancaire au Sénégal.

Par une démarche pédagogique sous forme de questions/réponses, M. Naouar Riadh a expliqué que le leasing est particulièrement adapté aux Pme déjà en activité (une condition sine qua non), pour les besoins en équipement (uniquement). Excluant d’office les fonds de roulement et les startups, parce que le crédit-preneur est appelé à commencer à payer les loyers mensuels dès les premiers mois.

Les avantages susmentionnés reposent sur le contrat qui le lie au crédit-bailleur auquel le client (crédit preneur) s’adresse, après avoir, lui-même, choisi le type d’équipement et le fournisseur avec qui il aura également négocié les prix et la durée du remboursement.

Le secret, c’est que le bien d’équipement est en lui-même la garantie, sauf s’il s’agit d’un équipement spécifique, auquel cas le crédit-bailleur peut exiger une garantie. Le contrat est irrévocable (sauf exceptions) et l’arrivée à échéance du crédit détermine le transfert du bien au locataire qui en devient propriétaire.

Avec deux sociétés de leasing présentes, Locafrique et Alios Finance, le Sénégal en est encore aux balbutiements. Toutefois, le système aurait de beaux jours devant lui, selon M. Naouar Riadh qui a indiqué que les simulations confirment que de 14 millions de dollars aujourd’hui, le marché sénégalais du crédit-bail atteindrait 170 millions de dollars en 2018. Qui plus est, il s’agit d’un produit financier« halal », parce que basé sur des loyers et non des taux bancaires.

Fara SAMBE

Economie

FRAUDE-IMPÔTS ET DOMAINES : TRAQUE DES FAUSSAIRES ET MESURES DE SAUVEGARDE

La mise à jour d’un réseau de faussaires sur les vignettes et les timbres fiscaux, avec 3 arrestations, a permis d’expliquer comment au lieu de collecter les 10 milliards projetés, le Trésor n’a engrangé l’année dernière que 4,5 milliards de Fcfa. Face à la presse mercredi, le directeur de l’Enregistrement, des Domaines et du Timbre et le chef du bureau des Actes et Droits de taxe automobile, MM Vincent Max Bidi et Cheikh Diop ont livré la batterie de mesures qui seront prises pour contrer le fléau, en attendant que l’enquête livre ses secrets.

Ainsi, pour les vignettes, dont la date buttoir est reculée jusqu’au 30 avril pour les particuliers et au 31 mai pour les transporteurs, les points de vente seront démultipliés et seront les seuls agréés. Ils annoncent le retrait prochain des timbres dits mobiles et mettent les usagers en garde contre les achats contre quitus qui n’existent plus depuis janvier 2007.

F. S.

Economie

PÉNURIE DE GAZ BUTANE : LES MÉNAGÈRES POUR UNE SOLUTION DÉFINITIVE

« Nous sommes vraiment fatigués par ces pénuries de gaz répétitives. Il faut que les autorités trouvent une solution définitive à ce problème. C’est inadmissible qu’à chaque mois il y ait pénurie de gaz... ». Pourtant, Aïssatou, une jeune femme au teint clair, discute avec sa copine de ce qu’elle va préparer comme repas. « C’est décidé ! s’exclame-t-elle. Je vais préparer de la sauce au bissap pour économiser du charbon ». Sa bonbonne de gaz est vide depuis trois jours. Mariama Diop, elle, va préparer de la salade marinée, un plat qui ne nécessite pas de cuisson. « Et, l’autre jour, j’ai empêché mes enfants de retourner à l’école l’après-midi parce que je n’avais pas du gaz pour préparer le repas ». Ces femmes rencontrées à Fass, un quartier de Dakar, reviennent du marché ce jeudi, excédées et dans le désarroi. Car même si on est loin d’atteindre les proportions de la dernière pénurie, les boutiques du quartier disent n’avoir pas reçu d’approvisionnement depuis le début de la semaine.

S. KA

Economie

BANQUES-UBA AU SENEGAL EN AVRIL

Après New York et Londres, puis Paris à partir depuis le 13 mars, United Bank of Africa démarre ses activités au Sénégal en avril 2009, en phase avec sa vision stratégique qui l’amène à étendre ses activités en Afrique. Selon le communiqué parvenu à la rédaction, Uba, qui est actuellement présente dans 9 pays africains, envisage d’en couvrir 15 autres avant la fin 2009. A noter que l’institution, qui fait état d’un bilan de 198 milliards de dollars en 2008, « apportera des solutions financières pour les entreprises sénégalaises souhaitant développer leurs activités en France, mais également pour les grands groupes internationaux ayant des intérêts au Sénégal et en Afrique ».

1,2 MILLIARD

Le Nigeria envisage, pour l’année 2009, une production de 1, 2 milliard de m3 de gaz, rien que pour l’approvisionnement du marché intérieur. C’est ce qui ressort du programme à court terme décliné par le directeur exécutif de la Nigeria national petroleum corporation (Nnpc), M. Mohamed Barkindo.

International

Le Parlement suspendu à Madagascar : Le nouveau pouvoir contesté à l’étranger

ANTANANARIVO - Le nouveau président de transition de Madagascar Andry Rajoelina a annoncé hier la suspension des "activités de l’Assemblée nationale et du Sénat", 48 heures après son accession au pouvoir contestée par les Etats-Unis et l’Afrique australe.

Les pouvoirs du Parlement, largement dominé par les partisans de Marc Ravalomanana forcé de démissionner de la présidence, seront exercés par deux nouvelles institutions - une "Haute Autorité pour la transition" et un "Conseil pour le redressement économique et social" - ainsi que par le gouvernement, a déclaré à la presse, le nouveau porte-parole du gouvernement, Augustin Andriamananoro.

Cette décision a été annoncée à l’issue du premier Conseil des ministres présidé par M. Rajoelina, 34 ans, surnommé "TGV" pour son caractère fonceur.

La "Haute Autorité pour la transition est garante du fonctionnement régulier des institutions et de la démocratie durant la période transitoire qui ne peut excéder 24 mois", a ajouté le porte-parole.

La communauté internationale, restée jusque-là prudente, a commencé hier à contester ce changement intervenu à la tête de l’Etat malgache après trois mois de crise entre MM. Rajoelina et Ravalomanana et une centaine de morts.

La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a indiqué qu’elle ne reconnaissait pas l’ancien maire d’Antananarivo dans ses nouvelles fonctions, appelant l’Union africaine (UA) à faire de même et menaçant de prendre des sanctions.

"La SADC ne reconnaît pas Rajoelina comme président car sa nomination viole non seulement la Constitution de Madagascar mais aussi les principes internationaux comme les protocoles de la SADC, de l’UA et des Nations unies", a indiqué, après une réunion extraordinaire, l’organe de sécurité du bloc régional dont la Grande

Ile est membre. L’Afrique australe, qui entend "aider à trouver une stratégie" de sortie de crise, prévient "qu’en cas de non respect et de non coopération par le régime de facto, la SADC considérerait des sanctions appropriées ou l’utilisation de tous les moyens disponibles pour rétablir l’ordre à Madagascar".

L’UA a pour sa part reporté à aujourd’hui une réunion sur la situation à Madagascar de son Conseil de paix et de sécurité qui était prévue jeudi à Addis Abeba.

AFP

International

Gambie : Halifa Sallah remis en liberté

BANJUL : Le chef de l’opposition en Gambie, Halifa Sallah, inculpé et écroué le 11 mars pour "intentions séditieuses", "espionnage" et "rassemblement illégal", a été remis en liberté hier après que les charges pesant contre lui eurent été levées, a indiqué un juge gambien. "Je veux informer le tribunal que toutes les charges contre M. Halifa Sallah ont été levées", a déclaré le juge Olagbutu Kayode lors d’une audience publique. "Il s’agit d’un ordre", a-t-il ajouté, sans autre précision. Selon des observateurs, l’"ordre" pourrait venir de la présidence.

"Je pense que cette décision a dû venir de l’exécutif", a confirmé à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, un responsable du Centre africain pour les droits de l’Homme, basé à Banjul. Après sa libération, l’opposant a regagné son domicile, a constaté un journaliste de l’AFP. Agé de 56 ans, M. Sallah est le chef de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (NADD), principale coalition d’opposition, regroupant six partis. Il est également le chef du service politique du journal d’opposition Foroyaa. Il est un des opposants les plus virulents au président Yayha Jammeh, arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat en 1994. Il avait déjà été arrêté à deux reprises ces dernières années, mais c’est la première fois qu’il est inculpé et écroué.

AFP

International

SOUDAN : L’UA veut concilier recherche de la paix, justice et réconciliation

ADDIS ABEBA : Le comité de l’Union africaine (UA) sur le Soudan entend concilier les impératifs de paix avec ceux de justice et de réconciliation, pour éviter une aggravation de la situation au Darfour (ouest), a déclaré hier son président, l’ex-chef de l’Etat sud-africain Thabo Mbeki.

"Après avoir étudié la totalité du conflit, nous avons décidé que nous devions travailler sur un programme qui prenne en compte les questions de paix, de justice et de réconciliation", a déclaré M. Mbeki, lors d’une conférence de presse à Addis Abeba à l’issue d’une réunion de deux jours de son comité.

Il a annoncé que ce panel, composé de personnalités comme les anciens présidents du Burundi, Pierre Buyoya, et du Nigeria, Abdusalami Abubakar, allait entamer "avant la fin mars" ses discussions avec les responsables soudanais, les mouvements rebelles et les communautés du Darfour, les réfugiés et déplacés, les pays voisins du Soudan. L’objectif annoncé est "d’ici quatre mois, à la mi-juillet, remettre à l’UA des propositions pour assurer le succès du processus de paix, et des questions relatives à la justice et à la réconciliation", a précisé M. Mbeki.

AFP

International

FRANCE : DÉFILES MASSIFS POUR L’EMPLOI, LES SALAIRES ET CONTRE SARKOZY

PARIS : Au moins 1,2 million de Français ont manifesté hier dans tout le pays pour exprimer leur angoisse et dénoncer la stratégie face à la récession du président Nicolas Sarkozy, qui affronte sa plus importante épreuve sociale et politique depuis son élection en 2007.

Entre 1,2 million de personnes, selon la police, et 3 millions, selon le principal syndicat, la CGT, ont manifesté dans toute la France, lors d’une journée nationale de protestation à l’appel de tous les syndicats et des partis de gauche.

Ces manifestations sont les plus massives depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence en mai 2007. La mobilisation de jeudi dépasse celle de la précédente journée d’action unitaire, le 29 janvier, où entre un million (police) et 2,5 millions (syndicats) de personnes étaient descendues dans les rues. "La journée est réussie, on ne comprendrait pas que cela amène un silence complet tant du patronat que du gouvernement", a prévenu François Chérèque, leader du syndicat CFDT.

AFP

International

Zimbabwe : Robert Mugabe appelle l’Occident à lever ses "sanctions cruelles"

HARARE : Le président du Zimbabwe Robert Mugabe a appelé hier l’Occident à lever les "sanctions cruelles" imposées à son cercle de proches pour favoriser le redressement de l’économie zimbabwéenne, mais s’est heurté à une fin de non recevoir de Washington.

"Au nom du gouvernement d’union et du peuple zimbabwéen, j’appelle les amis du Zimbabwe à nous venir en aide", a déclaré le chef de l’Etat en présentant un plan de relance de l’économie.

"Et j’exhorte l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis à lever leurs sanctions, qui sont inhumaines, cruelles et infondées", a-t-il ajouté lors d’une cérémonie publique à Harare. Les Etats-Unis ont immédiatement réagi : le Zimbabwe "a du chemin à faire avant que nous levions une quelconque sanction ciblée" contre les dirigeants du pays, a répondu un porte-parole du département d’Etat, Robert Wood.

AFP

International

Gabon : De nombreux chefs d’État africains aux obsèques de la Première dame

LIBREVILLE : Dix chefs d’Etat et deux chefs de gouvernement africains ont assisté hier aux obsèques et à l’hommage officiel de la Nation gabonaise à la Première dame gabonaise Edith Lucie Bongo Ondimba, décédée samedi au Maroc, a constaté l’AFP.

Les présidents béninois Thomas Yayi Boni, centrafricain François Bozizé, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, ivoirien Laurent Gbagbo, malien Amadou Toumani Touré, santoméen Fradique de Menezes, tchadien Idriss Deby Itno et togolais Faure Gnassingbé ont assisté aux cérémonies présidées par le président gabonais Omar Bongo Ondimba et le père de la défunte, le président congolais Denis Sassou Nguesso.

Les chefs de gouvernement de Mauritanie et de Guinée, plusieurs Premières dames et de nombreux ministres étaient également présents. La France était représentée par le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, et le secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet.

AFP

Gens et Société

PIQURE DE RAPPEL : Il n’y a de richesse que créée

Souvent j’entends dire que tel pays, telle région ou l’Afrique est riche en potentialités, avec l’impression que ceux qui tiennent ce langage s’en suffisent comme d’une incantation. Cependant, il n’y a rien de plus trompeur qu’une telle déclaration. Si je mentionne ce constat dans mon propos, c’est qu’en écoutant la plupart des hommes politiques africains, la richesse naturelle semble suffire pour assurer un avenir radieux à leur peuple. Dans des discours enflammés, ils vantent les potentialités du pays mais ne disent pas toujours comment faire concrètement pour les transformer en richesses qui profiteront à tout le monde.

Depuis l’homo habilis, le monde s’est transformé petit à petit par les changements qualitatifs et quantitatifs que les descendants de celui-ci ont apporté à leur environnement. C’est ce chemin qui a mené du métier à tisser jusqu’à la robotisation dans les usines. La richesse n’est donc pas quelque chose de simplement virtuel et les potentialités ne constituent que des atouts qu’il faut savoir transformer en richesse palpable. Mieux, grâce à l’inventivité et à l’esprit d’entreprise, des pays sans ressources naturelles (et les exemples ne manquent pas : Japon, Suisse...) se sont retrouvés dans le peloton des nations opulentes. Alors que d’autres, qualifiés de scandale géologique tant ils sont dotés par la nature en sont réduits à demander l’assistance internationale.

L’Afrique, à quelques exceptions près, se classe dans cette dernière catégorie où elle n’est pas à un paradoxe près. Avec toutes les ressources nécessaires à son développement, le continent se contente de faire profiter à d’autres de ses matières premières et de les consommer par des importations chèrement payées, une fois qu’elles sont transformées à l’extérieur. Le plus grave, est que le continent semble se contenter de cette sorte de division internationale du travail qui lui assigne le secteur primaire, sans beaucoup de valeur ajoutée et donc moins de richesse et aux autres la manufacture.

Même dans un domaine comme l’agriculture où l’abondance de l’eau et de terres arables pouvait dans une hypothèse basse, nous faire prétendre à l’autosuffisance alimentaire, nous sommes loin du compte. Certains me diront que je fais de l’auto flagellation. Que nenni ! C’est la triste réalité qui s’offre à tout observateur tant soit peu lucide. Nous sommes tout simplement devenus des consommateurs, mais sans l’attrait du pouvoir d’achat, qui ne peut exister réellement que si l’on crée suffisamment des richesses à redistribuer à la population. Depuis les indépendances, la mal gouvernance, la corruption, le manque d’idéal et de vision prospective de beaucoup de dirigeants africains ont empêché à des peuples du continent d’avoir un niveau et une qualité de vie à la hauteur de ce qu’ils pouvaient légitimement attendre de leur pays. Mais voilà, Ubu et Cupidon recrutent encore largement dans les classes dirigeantes de notre continent.

Pourtant, si nous voulons nous en sortir et faire mentir tous les pronostics afro-pessimistes, nous devrons avec amour et foi en notre continent, renverser la tendance en investissant l’argent dans l’économie au lieu de le placer à l’étranger et créer dans tous les secteurs de la valeur ajoutée grâce à la transformation sur place de nos ressources naturelles.

Bref en produisant de la richesse, en osant dépasser l’informel et en mettant en place une fiscalité et un environnement des affaires qui n’étranglent pas l’entreprise. De ce fait, avec la nécessaire liberté dont a besoin l’esprit pour créer, nous pourrons attirer nos compétences expatriées.

L’Asie nous montre chaque jour comment faire pour gagner la bataille contre le sous-développement. Profitons de l’expérience de ses grands pays émergents pour asseoir une coopération bénéfique pour notre continent, sans toutefois renier nos partenaires historiques.

PAR Ibrahima MBODJ

Gens et Société

S’il vous plaît ! LE BILLET DE SIDY DIOP : Question de langue

Karim Wade a parlé ! La presse en a perdu son latin. Les radios très friandes en « wolofal » et certains journaux en « wolofrançais » ont perdu là une bonne occasion d’ouvrir leurs colonnes ou leur antenne au grand public pour casser du mot impropre sur le dos du leader de la GC. Karim a parlé en français comme je parle mon pulaar ou comme un autre son diola ou son sérère. Où est le crime ?

La presse, qui décidément aime bien le wolof, a naguère révélé qu’on a voulu éprouver sa connaissance de cette langue à l’Assemblée nationale et se gausse aujourd’hui qu’il n’ait servi qu’un bien sobre « Assalamou aleykoum » à la foule de ménagères du Cices. Le wolof est le problème, mais pas seulement pour Karim. Les détenteurs de cette langue, bien exquise du reste, ont presque tout pris : « sama Peul bi », disent-ils, ou encore « weeru wolof », « mboubou wolof », etc. Le français est la langue officielle du pays, mais la plume du législateur a certainement dû glisser.

Mamoudou Touré, ancien ministre de l’Economie et des Finances avait trouvé la parade : à un député qui lui avait posé une question en wolof, il avait stoïquement répondu en... pulaar.

Gens et Société

Samba Talli - La Chronique de Abdallah FAYE : La rançon du progrès ? Ah, bon...

Sacrée Tante Ndèb ! Je savais qu’elle me parlerait, tôt ou tard, des élections locales, tellement cette touche-à-tout de génie ne peut rester insensible, ne serait-ce qu’un tout petit instant, à tout ce qui l’entoure.

C’est dire que j’étais sur le qui-vive et me triturais les méninges, me demandant bien ce qu’elle allait bien pouvoir me sortir, pour paraître originale, dans ce flot impétueux de faits et gestes des uns et des autres.

Je ne devais pas tarder à le savoir... Très humblement, je puis vous avouer que ma très chère grand-tante Ndèb ne m’a point déçu. Elle est même loin, très loin, d’épuiser ses trésors d’originalité.

Vous avez pensé, un instant, qu’elle allait parler de batailles rangées, de brassards écarlates, ou de bons mots, piqués çà et là, au gré de quelque meeting ou visite de proximité ? Ah non ! Vous n’y êtes pas du tout. Quand je vous disais que ma tante est une femme à part...Et que c’est, justement, pour cette raison que je l’adore comme pas possible.

Tante Ndèb est tout simplement désappointée. Pas du fait de tout ce charivari ou de certaines attaques, portées en dessous de la ceinture - qu’affectionnent certains « vendeurs de peinture jaune », comme disaient les vieux politiciens, en voulant parler de « teinture d’iode », qui servait à soulager les blessés d’affrontements en pareille occasion - mais plutôt de la non-prise en compte de certaines de ses préoccupations du moment.

Comment, dans tous les discours servis durant toute cette campagne, Tante Ndèb n’y a pas, encore, trouvé son compte ? Il faut le croire, à voir la mine des jours Sans qu’elle affiche.

Elle se lâche enfin, entre deux hochements de tête de dépit : « Tu te rends compte, dans une campagne en vue d’élections devant contribuer à l’amélioration de notre cadre de vie immédiat, personne n’a parlé du téléphone portable » ! Pardon ? C’est quoi, encore, cette nouveauté ? Le téléphone portable, cela fait plusieurs années qu’il est entré dans nos mœurs et j’ai même entendu, l’autre matin, un de mes cousins éleveurs peulhs intervenir dans une émission interactive sur la bande FM, depuis ses lointains pâturages, c’est dire...

« Oui, mon cher neveu, tu as raison, mais qui a évoqué les dangers qu’il charriait dans son sillage » ? Ah non, très chère tante, l’on a même interdit aux enfants de l’utiliser continuellement, du fait des ondes électromagnétiques, dont la dangerosité sur le cerveau continue d’alimenter la polémique, un peu partout, à travers le monde...

« Non, je ne te parle pas de cet aspect. Mais, n’as-tu pas vu cette immense antenne que l’on vient d’installer sur le toit de l’immeuble d’en face. Tel que je le connais, je suis sûre que mon voisin Souleymane a dû ramasser quelques gros « bonbons », en échange de la location de son « hospitalité » ! Mais, seulement, est-il conscient du danger qu’il fait courir à sa famille et, par ricochet, à nous tous qui constituons son voisinage le plus immédiat » ?

Tante Ndèb, là, je ne te suis pas bien... « Attends ...Je viens de lire, sur le Net que le Premier ministre français a décidé d’organiser une table ronde sur « les dangers potentiels des téléphones mobiles pour la santé, pour répondre aux inquiétudes sur les antennes-relais, à la suite de deux jugements récents qui ont contraint des opérateurs à démonter leurs antennes, en raison de l’incertitude sur leur impact sanitaire. Tu vois que c’est du sérieux ».

Et Tante Ndèb de m’expliquer que cette table ronde, « qui devra traiter de tous les sujets, sans détour » réunira autour des autorités gouvernementales de l’Hexagone des scientifiques, associations et représentants des collectivités territoriales, dans le cadre d’un « Grenelle des antennes », après celui de l’Environnement.

Car, malgré les assurances données par l’Académie de Médecine - qui estime que « les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faibles que les téléphones portables, (et) qu’être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes » -, certains preux chevaliers de la croisade anti-antennes-relais ne sont pas disposés à descendre de leurs destriers du tout-sécuritaire.. .mobile !

« Tu sais, c’est un débat qui fait rage dans les pays nordiques, aux Etats-Unis - où des procès ont même été intentés avec succès - et en Europe de l’Ouest, principalement en Grande-Bretagne. Mais en Afrique, et particulièrement ici au Sénégal, qui en parle, pour l’instant ? Les sujets de préoccupation sont, pour le moment, disons, très terre-à-terre (produits de première nécessité, électricité, loyer, etc.) et rares sont ceux qui s’élèveront pour évoquer cette...futilité. D’ailleurs, lequel d’entre nous n’applaudirait pas des deux mains si une société de téléphonie mobile - parmi les trois qui ont pignon sur rue - envisage de « squatter » le toit de sa maison pour le hérisser d’antennes. Cela permet, semble-t-il, de faire face aux « questions essentielles de la vie . C’est, peut-être, le cas de mon voisin Souleymane, qui sait... » ?

Tu ne crois pas si bien dire, Tante Ndèb. Car, depuis que nous en avons discuté, j’ai, de plus en plus, tendance à marcher le nez en l’air. Et que vois-je, partout par où je passe ?

Rien que des antennes-relais plastronnant, majestueusement, au sommet des immeubles les plus en vue, pour rayonner le plus loin possible, semant leurs puissantes ondes électromagnétiques à tout vent...

C’est, peut-être, cela que l’on appelle, sans avoir l’air d’y toucher, « la rançon du progrès »...

Sports

LUTTE - MODOU LO (ÉCURIE ROCK ÉNERGIE) : « Aucun lutteur ne m’impressionne »

Pour son 13e succès en autant de sorties alors qu’il fêtait son 23e anniversaire (il est né en 1986), Modou Lo, le « Prince des Parcelles Assainies » a accroché à son tableau de chasse, le « scalp » de Balla Diouf de Fass. En direction de son prochain face à face avec Issa Pouye de Thiaroye, le jeune champion se défonce comme un fou à l’école 10 des Parcelles assainies. C’est qu’il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et compte s’imposer dans l’arène où, soutient-il, aucun lutteur ne lui fait peur.

Qu’est-ce qui a poussé Modou Lo à devenir lutteur ?

Nul ne peut échapper à son destin. En plus, l’ambiance qui prévaut dans notre quartier où nous cohabitons avec des lutteurs, y est certainement pour quelque chose. Les Parcelles assainies sont un véritable vivier de grands champions. A force de les voir à l’œuvre, le virus m’a piqué et le destin a fait le reste.

Vous avez débuté par les « mbapatts » (séances de lutte simple nocturnes) avant d’intégrer l’arène. Quel a été votre combat le plus difficile après la « reconversion » ?

Aucun combat n’est facile. Cependant, je peux dire que ma seconde sortie contre le nommé Bouba Diop, en lever de rideau de Moustapha Guèye-Lac de Guiers1, a été particulièrement difficile. Parce que mon adversaire avait un gabarit impressionnant. Il me dépassait de loin. Je me rappelle que Moussa Dioum et moi avions lutté dans les « petits combats », ce jour-là.

Et votre combat le plus facile ?...

Je vous répète qu’aucun combat n’est facile pour la bonne et simple raison qu’aussi bien ton adversaire que toi, vous voulez triompher et chacun se prépare en conséquence. C’est même manquer de respect à un adversaire que de parler de combat facile. Chacun se présente avec la ferme détermination de remporter le combat. Le reste maintenant dépend de Dieu.

Quel genre d’adversaire redoutez-vous le plus ?

Aucun adversaire ne m’impressionne et encore moins me fait peur.

Même pas Yékini, le « roi » des arènes... ?

On ne lui conteste pas ce titre. Mais encore une fois, je ne redoute aucun adversaire dès l’instant où j’ai opté pour la lutte comme métier. J’en ai mesuré toute la responsabilité et je m’assume en conséquence en m’investissant à fond avec tous les sacrifices que cela exige. Je dépends d’un encadrement qui gère ma carrière. Je ne fais donc qu’exécuter ses ordres en faisant face à tout lutteur qu’il me juge apte d’affronter.

Y a-t-il un lutteur que Modou Lo n’affrontera jamais ?

Je ne peux préjuger de rien. La lutte est ma profession et je suis prêt à affronter tout adversaire que la marche de l’arène m’imposera. Sur ce point, je n’ai pas d’état d’âme. Tout dépend de mon encadrement. Je suis à son écoute.

On parle de Balla Bèye 2 parmi les lutteurs contre qui vous ne lutterez jamais ...

Tout à fait.

Pourquoi ?

Balla Bèye 2 et moi avons partagé une même écurie. Cela a tissé des liens très forts entre nous. Mieux, je le considère comme un grand-frère. Rien que pour cela, je m’interdis même de penser à une telle éventualité. Cela ne m’effleure même pas l’esprit de lui faire face.

Comment préparez-vous votre sortie face à Issa Pouye, le 26 avril prochain ?

De la même manière que les autres combats. C’est mon encadrement qui dirige les entraînements. Je suis strictement leurs consignes et directives en priant qu’Allah m’accorde la victoire ce jour-là.

Les amateurs rêvent du combat Balla Gaye 2 et toi...

C’est vrai, les amateurs salivent déjà à l’idée de ce choc et je suis disposé à lui faire face. Cependant, le dernier mot appartient à mon encadrement technique. Je précise également que Balla Gaye 2 n’est pas le seul à figurer dans ma ligne de mire. Mes adversaires potentiels font légion et ce sont tous des champions confirmés que je respecte beaucoup.

Qui était l’idole de Modou Lo quand il luttait dans les mbapatts ?

Les Parcelles assainies ont toujours été un véritable creuset de champions. Parlant de Baboye (Balla Bèye 2) par exemple, il logeait derrière chez moi. Moustapha Guèye et autres Manga 2 y ont séjournée ou y vivent encore. Cette cohabitation a été vraiment déterminante dans mon choix de devenir lutteur. Voir de si grands champions revenir dans le quartier, auréolés de gloire, m’avait vraiment fasciné. J’ai grandi dans cette ambiance et cela a été déterminant dans mon choix de devenir lutteur. Pour dire que tout lutteur qui se distingue par son comportement exemplaire est mon idole, mais également un modèle pour moi.

Comment se déroule une journée de Modou Lo ?

Je m’entraîne matin et soir pour être dans les meilleures conditions de performance et pour être prêt à tout moment. C’est mon métier qui l’exige et j’en suis conscient

Propos recueillis par Babacar S. FAYE et Serigne Mansour Cissé (stagiaire)

Sports

FOOTBALL - Matches internationaux amicaux : Tony, le dernier de la « Génération 2002 » et plusieurs nouveaux...

Une page est-elle en train de se tourner dans la Tanière ? En tout cas, pour la première fois depuis 2002, une liste de convoqués en équipe nationale ne comporte qu’un seul « historique », Tony Sylva. Sinon, pour les 2 prochains matches amicaux des « Lions », beaucoup de nouveaux joueurs ont été appelés.

Des « historiques » qui avaient propulsé le Sénégal en finale de la CAN 2002 au Mali et en quarts de finale du Mondial asiatique de football, la même année, il ne reste que le portier Tony Sylva dans la liste rendue publique hier au siège du CNF par le DTN et entraîneur national par intérim des « Lions », Amsatou Fall. Pour cause de méforme, de blessure ou simplement par souci d’une nécessaire rupture (définitive ?) dans la Tanière, ceux d’entre les « cadres » qui faisaient encore de la résistance (Diouf et Henri Camara) et ceux qui avaient été rappelés le 11 octobre dernier contre la Gambie (Fadiga et Diao) ont été laissés sur le bord de la route. Pour les 2 matches internationaux amicaux, le 28 mars à Mascate contre Oman et le 1er avril à Téhéran face à l’Iran donc, Amsatou Fall a choisi de renouveler considérablement le personnel de l’équipe. En effet, par rapport à la dernère sortie des « Lions » et l’élimination de la CAN et du Mondial 2010 qui en avait découlé après le nul (1 - 1) face à la Gambie, bien des noms ont disparu : des gardiens Coundoul et Coulibaly aux attaquants Issiar Dia ou Babacar Guèye en passant par Malickou Diakhaté, Waïgo Ndiaye, Pascal Mendy, Mbaye Lèye, Frédéric Mendy, Guirane Ndaw, Ibou Faye et Sonko.

Et pour « reconstruire une équipe compétitive pour attaquer, en 2010, les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2012 », selon le mot du vice président du CNF, Saer Seck, l’intérimaire Amsatou Fall a largement ouvert les rangs aux nouveaux venus. Lys Gomis, gardien de but de Torino, Baye Djiby Fall (Dynamo Moscou), André K. Senghor (Al Ain, Arabie Saoudite), Matar Fall (Angers), Michel Tavarez (Hambourg), Mor Garo Gomis (Dundee United, Ecosse), Victor Mendy (Metz) constitueront le contingent des « nouvelles recrues » de la Tanière. A leurs côtés, 4 joueurs qui se sont illustrés au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de football avec l’équipe nationale locale, 4ème au terme de la première édition, ont été assez logiquement appelés. Notamment Mamadou Bâ désigné meilleur gardien de but et Moustapha Diallo retenu dans l’équipe-type de la compétitition, Mor Diouf et à un degré moindre Mouhamed Coly.

Au rayon des retours, ne passe pas inaperçu celui de Souleymane Diawara qui s’était volontairement mis en retrait de la Tanière (mais son compère de ... fugue, Mamadou Niang, brillera encore par son absence), alors que celui de Demba Bâ, le buteur d’Hoffenheim (Bundesliga), est fort intéressant.

Au total, le nouveau départ que l’équipe du Sénégal compte prendre se fera, selon le DTN - entraîneur national Amsatou Fall, en fonction de critères très précis : « la compétitivité, (...) l’état d’esprit et le potentiel » des joueurs qui seront désormais appelés pour défendre les couleurs nationales. Déjà, avant d’embarquer pour Oman et l’Iran, une réunion se tiendra lundi prochain à Paris entre joueurs et responsables administratifs et techniques afin d’indiquer clairement les nouvelles règles qui présideront au fonctionnement de la Tanière.

Les joueurs convoqués : Tony Sylva (Trabonzsport, Turquie), Mamadou Bâ (Diaraf), Lys Gomis (Torino, Turquie), Kader Mangane (Rennes, France), Souleymane Diawara (Bordeaux, France), Mouhamed Coly (HLM), Mor Diouf (Douanes), Bayal Sall (St Etienne, France), Moustapha Diallo (Diaraf), Rémi Gomis (Caen, France), Cheikh Guèye (Metz, France), Michel Tavarez (Hambourg, Allemagne), Victor Mendy (Metz, France), Modou Sougou (Academica Coimbra, Portugal), Demba Bâ (Hoffenheim, Allemange), Baye Djiby Fall (Dynamo Moscou, Russie), Papis Demba Cissé (Metz, France), Mody Traoré (Valenciennes, France), Ousmane Ndoye (Dynamo Bucarest, Roumanie), André Koupoulémy Senghor (Al Ain, Emirats arabes unis), Matar Fall (Angers, France), Abdoulaye Diagne Faye (Stoke City, Angleterre), Mor Garo Gomis (Dundee United, Ecosse).

Sports

Championnat professionnel : Démarrage reporté au 11 avril

Un décalage de 2 semaines ! Le championnat professionnel de football dont le coup d’envoi devait être donné le samedi 28 mars courant, ne démarrera finalement que le 11 avril prochain. Le Comité de normalisation de la fédération sénégalaise de football (CNF) a donné foi à la requête du ministère des Sports et des Loisirs (donc de l’Etat) de lui laisser le temps de se pencher sur les textes censés régir cette nouvelle forme de football au Sénégal, avant de lui accorder son onction.

Les clubs partants pour le championnat professionnel (de Ligue 1 et de Ligue 2) peuvent donc s’attendre à un « geste » de l’Etat sans l’implication duquel, la révolution annoncée risque d’être vouée à l’échec. Il reste maintenant à souhaiter que ce report du démarrage soit effectivement mis à profit autant par les décideurs que par les acteurs, pour que le football professionnel appelé de tous leurs vœux par les sportifs soit enfin lancé. Car, il commence à se faire tard.

Sports

MALI : Les mamans des « Aigles » chez Keshi

Afin d’apporter plus de cohésion à l’équipe, le sélectionneur des Aigles du Mali, le Nigérian Stephen Keshi, a trouvé une idée assez originale. Il a invité à déjeuner à sa résidence de Bamako, les mamans des joueurs internationaux, aussi bien expatriés que locaux. Treize d’entre-elles ont répondu aux sollicitations du sélectionneur et ont promis de faire passer le message suivant à leurs footballeurs de fils : « Nous partirons à Khartoum non pas pour perdre mais pour gagner ». En vue de ce premier match de qualification pour la phase finale de la CM-CAN 2010 contre le Soudan, le 28 mars prochain, le technicien nigérian a retenu dix-huit joueurs évoluant à l’étranger dont Frédéric Kanouté (FC Séville) et Seydou Keita (Barcelone).

Sports

Argentine : Maradona « blessé dans son âme »

Dimanche, Diego Maradona avait été qualifié de « traître » par les supporters de Boca Juniors pour avoir fermé les portes de la sélection argentine à Juan Roman Riquelme. « Cela m’a blessé dans mon âme, mais je n’en veux pas aux supporters, l’entraîneur de l’Albiceleste, ancienne idole du club de Buenos Aires. Ils ont le droit de soutenir qui ils veulent. » En clair, Maradona n’a pas l’intention de rappeler Riquelme, le meneur de jeu de 30 ans tant adulé par le public de la Bombonera. « Je ne peux rien faire contre ces banderoles, si ce n’est continuer sur mon chemin », a indiqué El Diez. Avant d’affirmer que malgré ce climat hostile, il retournerait dans l’enceinte de ses exploits passés : « Bien sûr que j’y reviendrai. Me fâcher avec le public de Boca, c’est la dernière chose que je ferai dans ma vie. »

Gens et Société

En filigrane... Cinq mots d’aujourd’hui

Fêter la langue française dans ces colonnes ? Rien de plus normal, "le Soleil" étant un journal francophone. Au fond, un article est un chapelet de mots rassemblés avec plus ou moins de talent. Il nous arrive d’être laborieux, d’avoir un style cahoteux, de véhiculer des messages pas clairs. Merci de votre indulgence. Cette langue n’est pas tout à fait nôtre, mais, chaque jour que Dieu fait, nous essayons de la coloniser tout en contribuant à sa promotion.

La Francophonie nous invite justement, du 16 au 23 mars, à célébrer la 14ème édition de la Semaine de la langue française.

Le principe de « la Semaine de la langue française » consiste à proposer dix mots, sélectionnés chaque année par un comité composé de personnalités du monde francophone. Les dix mots mis à l’honneur en 2009 illustrent un thème choisi par l’Organisation internationale de la Francophonie, le Québec, la Suisse, la Belgique et la France, « Des mots de demain », rappelant ainsi que notre langue dispose de toutes les ressources nécessaires pour exprimer les évolutions auxquelles nos sociétés seront confrontées demain : « Ailleurs, capteur, clair de Terre, clic, compatible, désirer, génome, pérenne, transformer, vision ». Voilà les dix mots de demain sélectionnés par les organisateurs de cette Semaine.

Dix mots. J’aurais pu prendre le dictionnaire, l’ouvrir et en choisir dix. Ou écouter ce français bien de chez nous qui court sur les bandes des radios FM. J’ai préféré faire confiance à mon flair de journaliste en corps à corps avec cette langue et laisser mon imagination gambader. Mes mots sont au nombre de cinq : wolof, portugais, fraude, étranger, ethnie. Ce sont « Cinq mots d’aujourd’hui ».

Wolof. Un frère installé en Australie m’a envoyé, l’autre jour, un courriel. Il y parle bien sûr des élections locales avant de me confier qu’il est passablement inquiet. Son fils a envie de revenir au Sénégal pour monter une affaire. Un de ses cousins lui a dit que son fils devrait, dès son arrivée, se lancer dans la politique ou créer un comité de soutien pour faire rapidement carrière et fortune. Ce frère émigré est inquiet parce que son fils ne parle pas wolof et son français est cahoteux. Il ne parle que pulaar et anglais. Sa mère est une Aborigène. Sénégalais = wolof. Beaucoup le pensent, au Sénégal comme ailleurs. Cela n’est pas totalement exact. Le wolof est une des langues nationales à côté du français, la langue officielle. Belle est d’ailleurs la résistance d’un chef de parti originaire du Sud du pays qui, poliment, refuse presque toujours de s’exprimer en wolof. Ce n’est pas sa langue maternelle. Il ne la maîtrise pas et certainement qu’il n’a pas envie de se mordre les doigts après avoir expliqué son programme...en wolof. Son attitude est sage et, surtout, c’est bon pour la diversité culturelle dans ce pays.

Portugais. Un « Portugais » à la mairie de Dakar ? Pourquoi pas. On l’invite à prendre une pirogue et à retourner, toutes voiles dehors, au Portugal alors que lui se voit volontiers dans le fauteuil du premier magistrat de la capitale sénégalaise, qu’il lorgne d’ailleurs. Le Français que parle ce « Portugais » est aussi limpide que l’eau de roche et son wolof est des plus succulents. Allons donc, ce bon « Portugais » de la presqu’île du Cap-Vert, un étranger ? Je préfère en rire.

Etranger. Une dame a été assassinée, son corps découpé, mis dans des sachets dispersés sur la Corniche. Du jamais vu, dit-on. Un choc ! Il s’est trouvé des Sénégalais pour indexer, sans preuves, les étrangers qui vivent dans notre pays et dénoncer « la perméabilité de nos frontières », oubliant trop vite que le Sénégal a signé des accords sous-régionaux sur la libre circulation des biens et des personnes. Ensuite, ces étrangers « à la mine patibulaire » dont parlait un auditeur d’une radio dakaroise ne sont pas tous des malfrats. Bien des crimes sont commis par des « Sénégalais à la mine sympathique ». Attendons donc de voir ce que la Police découvrira...

Ethnie. Le mot s’invite dans la campagne pour les locales. Il est convoqué pour mieux se valoriser et se débarrasser de l’autre, à la fois « étranger » et adversaire. Rien n’est dit ouvertement. Tout est dit sans avoir l’air d’y toucher. Ailleurs, on aurait pris cela pour de la finesse. Pas en politique. Dans cette mare aux crocodiles, on bouge pour marquer des points. Tant mieux si, au passage, on fait mal. Avec le sourire en prime.

Fraude. Les enseignants sont accusés de faire du travail noir. Disons le mot, on les considère comme des fraudeurs. Ils piquent du temps au service public pour le consacrer au privé en se remplissant les poches au passage. Ils s’en défendent et disent volontiers, un brin provocateurs, que ceux qui les accusent d’être des fraudeurs l’étaient dans un passé récent. Leçon du jour : que celui n’a jamais goûté à la fraude dessine une croix sur le tableau noir... Les politiciens, en campagne pour les élections locales, sont exemptés.

Cinq mots courants pour des maux émergents sur une terre encore francophone qui risque d’être désertée par la convivialité et le commun vouloir de vie commune, selon le bon mot de Léopold Sédar Senghor.

PAR El Bachir SOW

Education et Formation

Réflexion : Les vertus d’une bonne gouvernance de l’Education

Le secteur de l’Education est-il devenu ingouvernable ? La question mérite d’être posée dans un contexte où, apprenants et enseignants (regroupés dans 34 syndicats) sont engagés dans un cercle infernal de revendications, dont l’issue, si des mesures courageuses et urgentes ne sont pas prises, serait une année blanche. Si les règles et critères académiques sont respectés.

Depuis quelques années, le Sénégal, pays pourtant doté d’une riche expérience dans le domaine de la formation et de l’enseignement, peine à dépasser les 600 h de cours par an, alors que le standard international est fixé à une moyenne de 900 h. Grèves cycliques et débrayages en sont les causes les plus profondes...

Mais cela n’a pas empêché le secteur éducatif de connaître un essor certain. Ce boom de ces dernières années semble avoir fait naître de nouveaux phénomènes pourtant jusque-là inconnus du secteur.

La corruption en est un. En effet, des examens et concours sont devenus suspects, le recrutement des volontaires et des contractuels très peu transparent, si l’on en croit les syndicats d’enseignant. Le pilotage du secteur est maintenant écartelé entre de nombreux départements ministériels, sans qu’aucun cadre de concertation et de mise en cohérence des actions ne soit opérationnel.

« Si le manque de coordination persiste entre ces différents ministères d’une part, entre les différentes composantes et sous-composantes du programme d’autre part, les objectifs de 2015 seront loin d’être atteints. Les difficultés institutionnelles sont devenues complexes. Les surmonter est une condition nécessaire à la relance du secteur de l’Education », lisait-on dans le document d’évaluation financière des phases de la période 2008-2015 du Pdef, novembre 2008. C’est dire qu’une nécessité de reprise en main s’impose dans ce secteur au cœur de la construction du développement national.

Certes, de nombreux établissements ont été construits. Mais les formateurs sont peu ou mal formés. Ce qui pose le problème de la qualité (nous y reviendrons). Au même moment, le secteur ne manque pas de structures de formation dont les Efi (11), les Iden, les Cellules d’animation pédagogique, les Pôles régionaux de formation (Prf), le Collectif des directeurs d’école (Codec).

Le système est aussi marqué par ce que le Recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), le Pr Mary Teuw Niane, a l’habitude d’appeler « l’égoïsme disciplinaire » avec la difficile marche des filières scientifiques comme les Mathématiques, faute d’enseignants qualifiés en nombre suffisant - on est encore à 29 % - mais également l’enseignement professionnel faute de structures et de personnel.

Or, dans ce sous-secteur (Etfp), depuis les Assises de 2001, un plan stratégique de développement a été nettement élaboré. Il faut donc une volonté politique claire...

L’Enseignement supérieur, bien qu’ayant connu un développement sans précédent, est aujourd’hui du point de vue de son fonctionnement, de sa gestion et de sa stabilité, en deçà des espérances.

Le financement du social étouffe complètement le développement du pédagogique ; l’octroi et le renouvellement des bourses comme l’octroi d’aide ne sont plus encadrés par les règles suffisamment incitatives pour le résultat et l’émulation, trop de bourses sont octroyées pour l’étranger au moment où, dit le Pr Moustapha Sourang, « le bac sénégalais est à 2 points de plus que tous les bac francophones ».

Pourquoi alors, ne pas renforcer nos universités et créer des classes préparatoires même en partenariat avec des universités occidentales ? A ces problèmes viennent s’ajouter d’autres comme les difficultés de financement des universités, le pilotage du système, la place trop importance accordée aux étudiants, l’absence de prévision face à l’arrivée massive de bacheliers, etc.

Pourtant, le Centre universitaire régional (Cur) doit retrouver sa place dans l’inexorable montée en puissance de l’Enseignement supérieur. Il faut donc se donner les moyens, la volonté et surtout prendre les mesures courageuses et urgentes pendant qu’il est temps.

PAR Daouda MANE

Politique

Effervescence électorale à Thies : Ousmane Tanor Dieng, Karim Wade et Abdoulaye Diop se signalent

La ville de Thies a connu hier une véritable effervescence électorale. On peut dire même, qu’hormis les caravanes "orange" de la coalition And Liguey Sénégal et la visite du président Me Abdoulaye Wade, Thiès n’avait connu depuis le début de la campagne pour les élections locales, pareille ambiance politique. Toutes les facettes de la culture ont été étalées pour ainsi imprimer une marque

Avant dernier jour de la campagne pour les élections locales du 22 mars 2009, c’est comme si les différents responsables de partis ou coalitions de partis s’étaient passés le mot pour se rencontrer dans la cité du rail. Ousmane Tanor Dieng de la coalition Benno Siggil Sénégal a, après l’étape de Tivaouane, fait un détour à Thiès pour doper les militants de l’opposition. Une façon pour lui de soutenir les candidats de la coalition Benno Siggil Sénégal dont : Ousseynou Keïta et autres Hélene Tine, Mamadou Sall, Pape Issa Sall les têtes de file.

D’un autre côté, le leader de la Génération du concret, Karim Wade, aussi a fait de même. Une foule impressionnante l’a accueilli à la place de France où il a présidé un méga meeting de soutien à Mohamed Ndiaye, coordonnateur de la Génération du concret à Thiès. Ce dernier d’ailleurs est investi sur la liste de la coalition Sopi 2009 de la commune d’arrondissement Ouest.

Mais, la grande surprise a été l’arrivée du Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop. Il a, dans le quartier de Grand Thiès, présidé un grand meeting de mobilisation en collaboration avec le mouvement Adaw au rond point « Normandie » qui a refusé du monde. Placé second de la liste majoritaire de la coalition Sopi 2009 de la commune d’arrondissement Est derrière Moustapha Sourang qui a assisté d’ailleurs au meeting, Abdoulaye Diop a soutenu que sa présence relève de l’ordre naturel des choses. Il veut ainsi apporter sa pierre à l’édifice de construction de sa ville natale enclenchée par le président Abdoulaye Wade. Et que donc, son implication est une façon d’appuyer la coalition Sopi 2009 et contribuer à la victoire au soir du 22 mars 2009.

Les autres coalitions ont fait vibrer hier la ville par des caravanes et autres stratégies de conquête de l’électorat thiessois qui devrait, au soir du 22 mars, choisir les prochains conseilleurs municipaux qui vont siéger à la mairie de ville et au niveau des trois mairies d’arrondissement. Une véritable veillée d’armes qui a permis sans nul doute et déjà aux partis et coalitions de jauger leurs forces.

Mohamadou SAGNE

Politique

ÉLECTIONS LOCALES 2009 TAMBACOUNDA - SOUTY TOURE PSA : Un bilan et un projet à l’appui

Ancien ministre de la Décentralisation et de l’Environnement, sous le régime socialiste, aujourd’hui leader du Parti socialiste authentique (PSA), Souty Touré demande à Tambacounda un nouveau mandat à la tête du conseil municipal. Il veut continuer à doter la ville d’infrastructures, avec le concours de la ville française de La Roche-Sur-Yonne. D’autres partenaires techniques et financiers seront également mis à contribution pour revitaliser la rivière Mamacounda.

Politique

ÉLECTIONS LOCALES 2009- MEETING DE LA COALITION SOPI A THIES : La Génération du concret gagne le pari de la mobilisation

La promenade des Thiessois, désertée tout au long de cette campagne électorale par l’ensemble des coalitions de partis en lice en vue des élections locales de dimanche prochain, a repris du service avec le meeting, tenu hier, sous la direction de la Génération du concret.

Politique

Me Madické Niang à Saint Louis : « Ceux qui sèment la violence répondront devant la justice »

Face à la montée de la violence qui a fait irruption à Saint-Louis, au point de livrer certaines parties de la ville à des hordes munies d’armes blanches et très excitées et s’adonnant à des combats de rues en plein jour, le mercredi soir, le Garde des Sceaux, ministre d’Etat et ministre de la Justice, Me Madické Niang, a affirmé avec force « que les fauteurs de troubles trouveront la justice sur leur chemin, et que rien ne justifie ces cas d’indiscipline qui sont notés. Politique ne rime pas avec violence, et chacun sait que la violence est l’arme des faibles et ceux qui ont compris qu’ils ont perdu d’avance et cherchent à porter atteinte à la sincérité du scrutin en cloîtrant les électeurs par la peur. Cela ne passera pas et le ministère de la Justice dont j’ai la charge mettra tout en oeuvre pour barrer la route à ces fauteurs, les démasquer et les mettre hors d’état de nuire. Que chacun se le tienne pour dit que nous ne laisserons personne installer l’anarchie, ni la peur, encore moins la psychose », a ajouté le ministre d’Etat Me Madické Niang.

Le Garde des Sceaux a signalé que « ceux qui sèment la violence se retrouveront devant la Justice ». C’était à l’issue du meeting grandiose qu’il avait organisé au quartier Sindoné, manifestation au cours de laquelle, Me Madické Niang avait battu le rappel de ses amis, fidèles, sympathisants, amis, parents et proches pour soutenir la tête de liste de la coalition Sopi 2009, le maire sortant, Ousmane Masseck Ndiaye. « Par l’organisation de ce meeting, je tiens à apporter un démenti formel à tous ceux qui prétendent que j’ai snobé Saint-Louis. Ndar est ma ville. J’ai été investi à Touba parce que cette localité a besoin d’intellectuels et de personnes expérimentées et personne ne peut prétendre ignorer les liens sacrés qui m’unissent à la ville sainte de Khadimou Rassoul. J’ai été investi à Touba, mais je suis engagé ici à Saint -Louis, la ville qui m’a tout donné. J’apporte le message d’engagement et de soutien de mon aîné, le Ministre d’Etat Cheikh Tidiane Sy qui soutient de toutes ses forces la liste de la Coalition Sopi 2009. Ensemble, dans l’unité et la discipline, dans la cohésion aussi, nous allons la faire gagner triomphalement au soir du 22 mars. C’est ce à quoi nous invite Me Abdoulaye Wade qui a tout donné à Saint-Louis et fera plus et mieux lorsque nous aurons vaincu le jour du scrutin.

Saliou Fatma LO


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