QUOTIDIEN
SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES |
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Rugby - Tournoi Africa Trophy de Casablanca : Les 24 « Lions » connus, forfait du capitaine Yogane Corréa |
Alors que l’équipe nationale locale revenait de Bamako pour les besoins d’un match amical contre le Mali, qu’il a remporté d’ailleurs (22-3), la sélection des professionnels entrera quant à elle en regroupement à partir du 4 et ce jusqu’au 6 juillet à Casablanca. Objectif : préparer le tournoi Africa Trophy qui se disputera à Safy (Maroc) du 7 au 12 juillet. Cette année, il n’y aura pas de coupe d’Afrique car les quatre meilleures équipes africaines (Namibie, Côte d’Ivoire, Ouganda et Tunisie) sont engagées dans les éliminatoires du mondial 2011. Les finalistes devraient même être connus puisque ce sont la Tunisie et la Namibie qui se sont qualifiées pour disputer la finale en aller et retour (novembre-décembre 2009).
A Safy le Sénégal sera engagé pour ce tournoi Africa Trophy avec le Maroc, le Cameroun et le Kenya pour le compte de la poule nord. Et les matches s’établissent comme suit : le Maroc rencontre le Cameroun et le Sénégal croise le Kenya. Les vainqueurs de ces matches se rencontrent en finale pour connaître le champion de la poule nord qui devra à son tour croiser le champion de la poule sud constituée du Botswana, Zambie, Zimbabwe, Swaziland, Ile Maurice, Tanzanie et l’Ile de la Réunion. Ainsi depuis le 14 juin 2008 où le Sénégal avait été battu par la Namibie à Dakar (13-10) en éliminatoires de la coupe du monde 2011, nos « Lions » n’avaient plus disputé de compétition internationale officielle. Pour le rendez-vous du Maroc, la fédération a donc établi une liste de 24 joueurs qui défendront nos couleurs.
Et parmi eux on note un seul amateur en la personne du trois quart centre/ailier des Caïmans, José Rui Mendy qui va ainsi honorer sa première sélection en remplacement de Youssouf Dramé blessé ; idem pour le néo pro Khalifa Niang le demi d’ouverture qui est en négociation avec Nice pour la signature d’un contrat. Hormis ces deux, il y a aussi le 2e ligne Mamadou Koïta, frère de Magnamé Koïta, qui joue à Grenoble et qui va étrenner sa première sélection dans cette Africa Trophy. Mais comme l’ont reconnu Adama Bakhoum, responsable des équipes nationales, et Jérôme Gérard, chargé de la communication, c’est une sélection différente de celle qui a disputé le match contre la Namibie à Dakar, qui sera au Maroc.
A commencer par le capitaine d’équipe Yogane Correa dont le forfait de dernière minute pour raison de blessure, a été constatée hier en conférence de presse. Ainsi de nouveaux joueurs vont faire leur entrée dans la tanière pour booster l’équipe avec la base qui est toujours en place à l’image de Steeve Sargos, Mouhamadou Diarra, Victor Biram Samb, Carlos Mendy, Magnamé Koïta, Mamadou Diallo et Antoine Laporte.
Selon Adama Bakhoum, le Sénégal n’a jamais rencontré auparavant le Kenya dans le rugby à XV. « C’est un adversaire dont nous connaissons la valeur puisqu’elle a écrasé récemment le Cameroun en éliminatoires de la coupe du monde par 76 à 8. Mais cela ne veut pas dire qu’il nous est supérieur. Nous préparons sérieusement le rendez-vous de Safy car nous voulons être champions », a martelé Bakhoum. On en saura un peu plus le 8 juillet lors de ce match contre le Kenya. |
C F KEITA |
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Basket - Roi et Reine de la saison : El Hadji Malick Ndiaye et Diané Guèye désignés |
Après plus de deux tours d’horloge de discutions (huis clos), la Fédération sénégalaise a élu hier El Hadji Malick Ndiaye du Duc « Roi » et Diané Guèye du Sibac « Reine » de la saison 2008-2009 de basket. Le dépouillement s’est tenu en début d’après midi, au siège de la Fsbb.
C’est maintenant connu : El Hadji Malick Ndiaye (Duc) et Diané Gueye (Sibac) viennent de succéder à El Hadji Malick Guadiaga de l’Ascc Bopp et à Ndèye Sène de Saint-Louis basket club (SLBC), respectivement comme « Roi » et « Reine » du basket pour la saison 2008 - 2009. « Les critères de vote ont changé. Seules la Fédération et la direction technique ont voté », a expliqué le Secrétaire général de la Fsbb, M. Waly Ndiaye après le dépouillement.
Si le « Roi » a obtenu 27 points, Sogui Guèye, son dauphin de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) en a récolté 13. Alioune Mayaro Fall, meneur de l’AS Douanes, complète le podium avec 11 voix.
« Pour la reine, l’élection était plus serrée », a noté M. Ndiaye. Diané Guèye (19 voix), est suivie de Fatoumata Diango du Diaraf à une petite longueur. Oulimata Ndoye de l’Union sportive de Ouakam (Uso), 3ème, a été créditée de 14 points.
Pour les révélations, Gorgui Dieng de l’Us Rail a été désigné chez les garçons, alors que chez les filles, le choix s’est porté sur Ndèye Fall, la meneuse du Sibac. La palme du meilleur arbitre est allée à Gamou Guéye de Thiès ; tandis que le meilleur entraîneur de la saison est Sir Parfait Adjivon (Dakar université club-Duc). Nancy Cissé Diouf, entraîneur du Sibac, a remporté le prix d’encouragement. Et l’équipe la plus fair-play, est celle de la Jeanne d’Arc.
Les lauréats de la saison seront couronnés dimanche prochain en marge des finales des coupes nationales juniors et seniors de basket masculin. |
S.M.S.C. (Stagiaire) |
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AUTO-MOTO RÉCOMPENSES AUX CHAMPIONS 2008/2009 : La FSAM veut faire mieux la saison prochaine |
La saison 2008/2009 de sports auto moto n’a pas été des plus reluisantes au niveau de l’organisation des compétitions. Le président de la fédération sénégalaise de sports auto moto (Fsam) Dialo Kâne Zator l’a souligné mardi dernier à l’occasion de la remise des trophées des différents championnats nationaux (auto, moto, karting). Les champions dans les différentes épreuves (automobile terre, automobile asphalte, karting et moto) ont été honorés pour leurs bons résultats au terme de cette saison qui a été clôturée avec le trophée de la FSAM.
Dans la cour de l’Ecurie du Sénégal, Dialo Kâne Zator a déploré les imperfections relevées dans l’organisation d’un championnat rallye inopérant et des épreuves de karting qui n’ont jamais réussi à réunir un plateau conséquent. Et dans le même temps, il a déclaré que les courses « asphaltes » d’abord érigées en championnat avant d’être finalement disqualifiées en « trophées », ont connu des soubresauts sur fond de règlements techniques et de procédures de sécurité largement perfectibles. Alors, afin d’éviter de retomber dans les mêmes travers, il a appelé à un diagnostic objectif, suivi de proposition de solutions tout aussi objectives. « Tous les avis et suggestions étant les bienvenus, nous espérons avec l’appui de toutes les parties prenantes, sortir des règlements propres à promouvoir les sports mécaniques avec en ligne de mire la mission première de la fédération qui demeure le développement des disciplines qu’elle gère », a-t-il dit. A son avis, la seconde étape consistera en un dépoussiérage structurel et technique de la fédération elle-même. La saison 2008/2009 n’a pas été comme l’auraient souhaité les pilotes, mais il faut dire que de bonnes choses ont été faites sur le plan des compétitions.
Les pilotes et les organisateurs dans un élan unitaire ont tenu à faire de la dernière course de Sindia, un podium d’excellence et surtout de synergie absolue. Même si le président de la Fsam a tenu à souligner les quelques imperfections survenues dans l’organisation des compétitions, les présidents d’écuries notamment le Club automobile du Rail, Henri Diouf, le Karting, Bernard David, le Sénégal Moto Verte, Mme Emmanuelle Ebrar et de l’Ecurie du Sénégal, André Mathieu, se sont réjouis de la décentralisation des compétitions. Ils ont en outre plaidé pour la tenue l’année prochaine, d’un championnat national asphalte et de la venue d’un nombre plus élevé de concurrents. |
C F KEITA |
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Beach soccer - Tournoi qualificatif à la coupe du monde 2009 : Les « Lions » s’imposent aux tirs au but face à la Libye |
On a eu tort de penser que les Sénégalais, champions d’Afrique en titre, ne feraient qu’une bouchée des Libyens, hier lors de la première journée du tournoi qualificatif à la coupe du monde 2009 de beach soccer prévue en novembre à Dubaï. Eh bien, pour leur entrée en matière dans le Groupe B, les garçons de l’entraîneur Amadou Diop « Boy Bandit » ont dû avoir recours aux tirs au but pour s’imposer. Menés 0 - 2 à la mi-temps par la Libye qui n’en est qu’à sa première présence sur le sable sud africain de Durban, les « Lions » du foot de plage ont ensuite sorti le grand jeu pour revenir à la hauteur des surprenants Nord Africains grâce notamment à un Pape Jean Koukpaki, encore meilleur buteur sénégalais avec 5 réalisations. 7 buts partout, c’était le score final avant que le Sénégal ne s’impose aux tirs au but (4 - 3), le portier Al Seyni Ndiaye en a profité pour se mettre en vedette.
Sans chercher des excuses, « Boy Bandit », l’entraîneur sénégalais, a cependant expliqué cette entrée en matière laborieuse par « l’absence de joueurs-clé et la suspension du capitaine Cheikh Sidy Bâ ». Il a toutefois reconnu que « la Libye nous a surpris et l’on a été obligé de se battre pour remporter cette première victoire ».
La première journée a été fatale aux hôtes de la compétition. Les Sud Africains qui comptaient imiter leurs frères qui viennent de s’illustrer lors de la Coupe des Confédérations de football en jouant les demi-finales, ont été nettement battus par le Maroc (2 - 3). Ce qui complique leur tâche avant de rencontrer, demain, la Côte d’Ivoire, favorite du Groupe A. Dans la Poule C, par contre, le Nigeria, autre grand du beach soccer africain, a bien tenu son rang en infligeant un éloquent 13 - 0 à Maurice.
Aujourd’hui, le Sénégal est au repos avant de jouer son dernier match du Groupe B, demain face au Mozambique.
Résultats enregistrés hier :
Maurice - Nigeria : 0 - 13 ; Libye - Sénégal : 7 - 7 (3 - 4 aux tirs au but) ; Maroc - Afrique du Sud : 4 - 2
Programme du jour : 12h30 : Egypte - Maurice 13h45 :
Mozambique - Libye 15h00 : Côte d’Ivoire - Maroc. |
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UFOA : Les dames pour redémarrer les compétitions |
L’Union des fédérations ouest africaines de football (UFOA), qui a procédé au tirage au sort de ses compétitions (hommes et dames), redémarrera ses activités en août prochain avec l’épreuve des dames, a appris. La Coupe UFOA des dames démarrera le 15 août prochain au Nigeria avec huit pays. Outre le pays organisateur, le Ghana, le Mali, la Guinée, le Sénégal, la Sierra Leone et la Gambie prendront part à la compétition. La Tanzanie, non membre de l’UFOA, est invitée à cette compétition comme l’autorise les textes de cette institution. La poule A est composée du Nigeria, du Sénégal, de la Guinée et de la Gambie. Le Ghana, tête de liste de la poule B, se retrouve avec la Sierra Leone, le Mali et la Tanzanie. Le vainqueur de la compétition recevra environ 15 millions de francs CFA.
Chez les hommes, la compétition, dotée du trophée du Président Gnassingbé Eyadéma, est réservée aux clubs. A cet effet, deux zones (A et B) ont été constituées. Les phases finales de cette compétition sont prévues à Lomé, au Togo, du 17 au 20 décembre 2009. La zone A est composées de l’ASC Stade de Mbour (Sénégal), de Horoya AC (Guinée), de l’AS Bakaridjan (Mali) et de l’ASC HLM (Sénégal). Dans la zone B, on trouve Sunshine United (Nigeria), Liberty Professional (Ghana), ASFA Yennenga (Burkina Faso), US Sémé (Bénin), Gombe United (Nigeria), Akokana FC (Niger), USC Bassam (Côte d’Ivoire) et AS Tonnerre (Bénin). Le vainqueur de la compétition empochera 12 millions de francs CFA, le finaliste 8 millions et le troisième 5 millions. Le quatrième repartira avec un certificat de participation. |
APA |
| Gens et Société |
LA COMMUNAUTÉ MUSULMANE ENDEUILLÉE : Chérif Ousseynou Laye n’est plus |
Chérif Ousseynou Laye n’est plus. Le porte-parole du khalife Abdoulaye Thiaw Laye et non moins guide charismatique de la communauté layène est décédé, dans l’après-midi d’hier, à son domicile à Yoff, des suites d’une longue maladie qui l’a éloigné de la scène publique. Ce n’est que tard dans la soirée qu’il y a eu confirmation. Disciples, amis, parents ont convergé toute la soirée durant à Yoff et Cambérène. C’est dans cette dernière localité qu’il a été inhumé dans la nuit d’hier, selon une source très proche de la famille.
Fils cadet de Seydina Issa Rouhoullahi, lui-même fils aîné du fondateur et guide de la communauté layène, Limamou Laye, Chérif Ousseynou Laye, d’une grande taille et de teint clair, s’est évertué toute sa vie durant à pérenniser et à vulgariser l’islam et l’enseignement de son grand-père. Intello, le défunt, en plus de se charge de porte-parole, s’est surtout illustré par ses prêches au Sénégal comme à l’extérieur à l’endroit des disciples.
La disparition de celui qui était surnommé le « Docteur de la jeunesse » eu égard à son engagement en faveur de cette couche constitue une « énorme et grosse perte pour la communauté layène et le monde musulman ».
Le chef religieux a fait ses humanités en théologie à l’université Kherewan au Maroc, dans les années 1960. Mieux, il a fait retentir l’éternel « La ilaha illalah » sous les pieds de la Statue de la Liberté à New York et de la Tour Eiffel, à Paris, avant de recevoir les clés de la ville de Lovre (Italie).
Pionnier infatigable, il a parcouru le monde pour annoncer la bonne nouvelle de la venue du Mahdi Seydina Limamou Lahi. Animant des conférences au Sénégal comme aux Etats-Unis, en Italie, en Espagne, en France, etc. Il n’a eu de cesse de prêcher l’unité des peuples, la tolérance religieuse, le dialogue des religions et des cultures. Il bénéficie d’une sympathie dans les milieux musulmans, au niveau des différents tarikhas sénégalais et chez les non musulmans comme à Rome où chaque année des prêtres viennent assister aux sermons qu’il prodigue à la communauté Layène d’Italie.
Occupant le devant de la scène à l’occasion des différentes manifestations, Chérif Ousseynou Laye était comme le porte étendard de la communauté layène. Un rôle qu’il remplissait bien surtout auprès de la jeunesse qui l’adulait. Il s’est aussi employé à façonner cette jeunesse conformément aux recommandations de son grand-père. La création et le soutien au mouvement international, « Farlu Ci Dineji » (la persévérance dans les pratiques religieuses) est à son actif.
Ami de la jeunesse, Chérif Ousseynou Laye a voulu, de son vivant, donner une place centrale aux femmes dans la vie de la communauté. Celles-ci avaient une place prépondérante à travers les différentes cellules nationales et internationales de « Wagnou Seydina Issa Rohou Lahi » (la cuisine de Seydina Issa Rohou Lahi) qui organise chaque année lors des grandes manifestations de la communauté la restauration pour les hôtes d’Allah (anniversaire de l’Appel, conférences nationales et internationales, Appel de la Jeunesse ...) Il est aussi un guide exceptionnel, un assistant social des démunis. Il a pour préoccupation le culte des vertus religieuses et morales léguées par son illustre père Seydina Issa Rohou Lahi (Psl).
Dans ses différents sermons, notamment lors des prières de Korité et Tabaski, Chérif ne cessait de convaincre les uns et les autres sur des sujets d’actualité.
Il aimait discuter des problèmes de société, d’éducation, de la culture, de l’environnement, etc. Il fait partie des premières personnes à se pencher sur l’émigration clandestine appelant la jeunesse à plus de responsabilité, mais surtout à croire à leur pays qu’ils sont appelés à développer. Le rappel à Dieu de Chérif Ousseynou Laye, juste à la veille de l’Appel des 23 et 24 juillet prochains, marquera les fidèles. Le Soleil présente ses condoléances à la famille layène. |
Ibrahima Khaliloullah NDIAYE |
| Gens et Société |
AFFAIRE SCAT URBAM : Le présumé meurtrier déféré aujourd’hui |
Meurtrier présumé de son épouse, El Hadj Alsime Ndoye sera déféré au parquet aujourd’hui, au terme de quarante-huit heures de garde à vue et à la suite de la séance de reconstitution des faits qui a été menée, hier après-midi, en présence du substitut du procureur de la République, Moussa Thiam, et de deux éléments de la Sûreté urbaine de Dakar.
L’étape de la reconstitution en question a, certes, été bouclée, mais il aura fallu tout le tact des enquêteurs et surtout de réelles facultés de persuasion de la part de l’inspecteur principal Ameth Ndaw pour pousser le mis en cause à franchir le seuil de l’appartement où le crime a été commis. Peut-être revenu à la raison et mesurant la gravité de son acte, El Hadj Alsime Ndoye a refusé de s’introduire dans la pièce où il avait froidement exécuté son épouse dans la nuit du 28 au 29 juin dernier. Toutefois, la synergie qui a été mise en branle par l’équipe chargée de retracer le film du geste fatal, avec comme acteur principal l’auteur des faits lui-même, a porté ses fruits.
En effet, il a été prié de mimer l’action de lundi. L’arme du crime, à savoir le pilon, lui a été remise avec, cette fois-ci, comme supposée victime l’Inspecteur principal Ndaw. Tout s’est en définitive passé dans les règles de l’art, en dépit des risques encourus selon les limiers qui avaient auparavant entendu le cousin de la défunte, en début d’après-midi. Représentant le père et la mère de la victime qui résident en France et attendus incessamment à Dakar, il a annoncé la décision des parents de Ndèye Fatou Diallo de porter plainte à la suite du décès tragique de leur fille. Pour conclure le sort du présumé meurtrier reste suspendu aux réquisitions du parquet. |
Pape GUEYE |
| Gens et Société |
Des mesures prises pour lutter contre la foudre |
Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de la Décentralisation, dans un communiqué publié qui nous est parvenu, a annoncé une série de recommandations pour parer aux accidents récurrents qui surviennent lors des violents orages. Ainsi, il est recommandé aux populations d’observer, à la maison ou au bureau, de s’écarter des portes et fenêtres des cheminées, éviers, baignoires, tuyaux en métal, appareils électriques, téléphones et tout ce qui peut conduire le courant électrique. Il est également demandé de débrancher les appareils fonctionnant à l’électricité et ne pas sortir pour récupérer le linge qui sèche. A l’extérieur du domicile, il est conseillé de s’abriter sous un immeuble ou dans une dépression de terrain, une fosse ou sous un pont, mais jamais sous un arbre, de ne jamais se promener sous un orage avec une bicyclette ou une motocyclette, de ne jamais tenir à la main un objet en métal comme une pelle ou même un parapluie ouvert, car la pointe métallique dirigée vers le haut peut absorber les décharges de la foudre.
Dans l’eau ou sur une pirogue, il est plus prudent de regagner la rive. Dans une voiture avec des roues pneumatiques, il faut y rester, mais s’écarter des arbres.
Le ministère a aussi annoncé l’installation de nombreux paratonnerres pour la protection des sites stratégiques sensibles et invite la population à une meilleure prise de conscience des accidents récurrents enregistrés durant les orages violents dus à la foudre. |
Ndèye Khady Niang BADJI (Stagiaire) |
| Gens et Société |
47e ANNIVERSAIRE DU RWANDA : L’Afrique appelée à se réapproprier de son histoire |
Au cours d’une conférence sur « L’histoire du Rwanda, de la période précoloniale à l’indépendance du pays », le Pr. Malick Ndiaye a appelé les Africains à reconsidérer leur histoire commune. Même s’il reconnaît que les colonisateurs ont été à la base des conflits qui prévalent dans le continent, les Africains eux-mêmes ont une part de responsabilité dans tous les problèmes qu’ils vivent. Le reconnaître est une manière de restaurer la paix dans le continent, selon l’universitaire qui a été l’hôte de la communauté rwandaise vivant au Sénégal.
« L’Afrique est le continent le plus bouleversé du monde à cause des conflits internes qui le secouent. Une situation le plus souvent provoquée par l’exercice d’une suprématie d’une minorité ethnique au détriment de la majorité, ou d’intérêts politiques faisant fi de toute considération humaine. Mais, surtout, les Africains s’attèlent à tout ce qui pourrait les diviser ». Le tableau du sociologue sur le continent est peu reluisant. Cette image du continent est fort illustrée par le Rwanda, ce pays d’Afrique des Grands Lacs qui a connu un génocide.Et dans ce pays, la quête est à un retour de la paix et à une réconciliation. Mais, pour l’universitaire, le retour de la paix dans les pays en guerre s’accompagnera nécessairement d’un devoir de mémoire qui consiste à ne pas refouler les causes des conflits, mais à se servir de ce passé pour résoudre les différends qui les opposent. « Une guerre comme celle du Rwanda, qui a fait près d’un million de morts, doit être un exemple, mais un exemple qui doit prendre en compte les réalités de chaque pays », a-t-il encore souligné. Pour lui, la réunification du Rwanda comme celui des autres pays dévastés par la guerre doit être le combat de tous les pays africains, car l’histoire apprend que ces mêmes conflits peuvent déborder ou servir d’exemple à de nouvelles dissensions dans d’autres parties du continent.
Et d’ajouter que seule la reconnaissance de l’autre, accompagnée d’un pardon véritable peut tirer le continent des querelles incessantes. Mais le problème, en Afrique, est que des dispositions convergentes pour un avenir meilleur tardent à prendre forme. « Mais, avant, les Africains doivent mettre en place des dispositions convergentes pour le futur de nos enfants », a-t-il conclu. |
Laouratou DOUMBOUYA (stagiaire) |
| Gens et Société |
Affaire Massamba SecK en Espagne : Youssou Ndour exige la lumière |
Le chanteur Youssou Ndour a plaidé, le mardi dernier, à Dakar pour que toute la lumière soit faite sur l’affaire Massamba Seck, brutalisé par des autorités policières espagnoles.
« J’interpelle les gouvernements sénégalais et espagnol pour que toute la lumière soit faite dans l’affaire Massamba Seck, ce Sénégalais qui a été brutalisé par des policiers espagnols. J’exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui n’honore pas la diplomatie de nos deux pays », a indiqué Youssou Ndour devant un parterre d’hommes d’affaires espagnols venus assister à sa soirée dans la cadre du salon de la Coopération espagnole au Sénégal.
Selon lui, il y a une responsabilité historique qui interpelle les gouvernements sénégalais et espagnols afin que ce genre de traitements inhumains ne se reproduit plus. Toutefois, il a salué l’exemplarité des relations entre les deux pays qui « doit être consolidée ».
Pour rappel, le traitement barbare infligé à notre compatriote Massamba Seck par les autorités policières espagnoles dans le cadre d’un rapatriement forcé a défrayé la chronique ces derniers jours. |
M. DANGNOKHO |
| Culture et Médiats |
LA PLACE DU SOUVENIR AFRICAIN : Un réceptacle de la mémoire des peuples noirs |
Considéré comme le troisième grand projet culturel du président de la République Abdoulaye Wade, après le Monument de la Renaissance africaine et celui du Musée des civilisations africaines, la Place du Souvenir a démarré ses activités mardi dernier, avec un coup d’envoi présidé par le ministre de la Culture et de la Francophonie, Serigne Mamadou Bousso Lèye.
Selon le mot de présentation de la directrice Madjiguène Niang Moreau, la Place du souvenir sera le réceptacle de la mémoire des peuples noirs, de ses martyrs, mais aussi des martyrs, militants et symboles de la dignité africaine. D’où cette option du ministère de la Culture d’en faire « un site de convergences, d’échanges et de communion autour du panafricanisme et un cadre de dialogue fécond des civilisations et cultures », explique-t-elle. Dans cette optique, ce monument dédié à la culture va offrir à la jeunesse et à tous les panafricains, « des trajectoires et des péripéties de la résistance de l’homme noir à l’esclavage, à l’impérialisme, à la dictature et à toutes les oppressions », annonce Mme Moreau.
Dans la même dynamique, le ministre de la Culture et de la Francophonie, Serigne Modou Bousso Lèye, estime que « La Place du souvenir devra aussi être un espace pour retenir le panafricain dans ses racines, un espace d’illustrations des épisodes des patriotes héroïques ». Eu égard à toutes ces préoccupations, la politique d’animation de La Place du souvenir tournera autour de certains axes. Ainsi, il est aujourd’hui important de « créer un grand espace de rencontres, d’échanges et de retrouvailles autour des arts et de la culture, des lettres, sciences, de la technologie », défend Madjiguène Moreau. Cela, à travers les grands débats culturels.
Il est prévu de grandes expositions d’art, la mise en place d’une véritable politique de communication, des symposiums et congrès.
A verser dans le volet animation du site, le gala annuel de la culture sera l’un des événements phares de La Place du souvenir africain. Ce sera « une manière de marquer sa présence aux côtés des acteurs culturels qui seront honorés et distingués », dit-elle. Pour parer au déficit d’infrastructures cinématographiques à Dakar, « l’équipement de la salle de cinéma, participera réellement à la promotion et à la valorisation de la production cinématographique sénégalaise », affirme la directrice de La Place du souvenir.
Conçue dans un plan architectural moderne et convivial qui embrasse l’espace marin, La Place du souvenir africain est dotée d’une entrée ornée de jets d’eau et de sculptures qui accueillent le visiteur.
Celui-ci emprunte un chemin qui le mène après 200 mètres, au pied du monument représentant le continent incliné sur un plan d’eau parsemé d’étoiles scintillantes qui représentent « ceux qui sont morts mais qui ne sont jamais partis ». |
Ndèye Seyni SAMB |
| Culture et Médiats |
Fesman III : La commission régionale de Thiès veut gagner la palme de la participation |
La région de Thiès veut gagner la palme de la participation et de l’organisation à la troisième édition du Festival mondial des arts nègres (FESMAN) prévue au mois de décembre au Sénégal. Son comité régional préparatoire été installé par le Ministre d’Etat, Mame Birame Diouf, chargé de l’organisation du FESMAN III.
Thies : Les acteurs culturels, hommes de culture et tout ce que Thiès compte comme artistes ont manifesté leur engagement à gagner la palme de l’organisation du Fesman III dans leur région. Ils l’ont affirmé à l’occasion de l’installation de la commission régionale pour le Fesman sous la présidence du ministre Mame Birame Diouf.
Plus d’une vingtaine d’orateurs ont salué l’opportunité de ce festival mondial et apporté leur pierre à ce rendez-vous du donner et du recevoir. A juste raison d’ailleurs du fait de la particularité de la région de Thiès qui naguère constituait un foyer culturel ardent et permanent. Certains nostalgiques du premier festival mondial des arts nègres de 1966, présents dans la salle, comme l’écrivain Mbaye Gana Kébé et tant d’autres, ont attiré l’attention du Ministre d’Etat Mame Birame Diouf et sa délégation parmi laquelle le coordonnateur national du FESMAN, Alioune Badara Bèye. Il y avait également des artistes de renoms comme Ma Sané et Marie Ngoné Ndione entre autres.
La particularité de Thiès, par rapport aux autres régions, est l’existence d’infrastructures d’accueil. Pour le coordonateur cela "constitue un acquis considérable. Pour ce festival décentralisé, on a besoin d’infrastructures dans les régions, et Thiès en dispose". Pour tout dire donc que Thiès a la particularité de pouvoir organiser son festival dans les conditions optimales. L’affluence dans la salle de réunion de la Gouvernance en a donné la preuve. Cela a fait dire au Ministre d’Etat, Mame Birame Diouf : "que Thiès est fin prête pour une participation de qualité". Cependant, il a demandé que les commissions de travail déjà mises en place soient élargies à toute autre personne de bonne volonté susceptible d’apporter sa pierre à l’édifice.
La presse régionale sera mise à contribution pour une large diffusion et dans cette dynamique, la journée du samedi 4 juillet 2009 est réservée aux journalistes qui vont engager une réflexion sur les voies et moyens d’une meilleure implication au Fesman III. |
Mohamadou SAGNE |
| Culture et Médiats |
CHORALES DE KOLDA : Les chants chrétiens au rythme du Fouladou Pakao |
Les fidèles chrétiens se rappellent encore de la prestation des chorales du diocèse de Kolda qui ont chanté la messe de la 121e édition du pèlerinage Marial de Poponguine. Les choristes à travers de belles mélodies ont montré toute la beauté du chant choral, mais aussi les différentes facettes de la culture du Fouladou Pakao.
Les notes de la musique de la religion chrétienne au rythme du Fouladou Pakao ont raisonné le lundi de Pentecôte au Sanctuaire Marial de Poponguine lors de la 121e édition du pèlerinage marial. Les choristes du diocèse de Kolda, au total 160, ont égayé des milliers de pèlerins en leur proposant non seulement de belles notes de musique, mais aussi une chorégraphie inspirée de la culture du sud.
A la veille de la grande messe, le président de la chorale de la cathédrale Notre Dame des Victoires de Kolda, Laurent Faye, avait donné le ton en révélant « nous allons chanter dans différentes langues car, nous avons tenu compte du fait que le pèlerinage est national d’abord, mais il est aussi sous-régional. En effet, les pèlerins viennent de partout. C’est la raison pour laquelle dans les critères du choix des chants, nous avons dit qu’il faudrait tenir compte de l’aspect culturel du terroir mais aussi s’ouvrir aux autres cultures du Sénégal voir de la sous-région ». C’est ainsi qu’ils ont chanté en pulaar, une des langues de la région de Kolda, mais aussi en mandingue, mancagne, français, wolof, diolas et manjacque. L’objectif, soulignait Laurent, était de faire en sorte que ceux qui viennent à ce pèlerinage, rentrent avec un bon souvenir sur le plan spirituel et culturel.
Les choristes du diocèse de Kolda ont déployé tous les instruments de musique africains pour animer cette messe. Au niveau de la place qui leur est réservée, les tam-tams, les calebasses, entre autres instruments, étaient visibles. Ces instruments étaient utilisés pour faire ressortir toutes les facettes de la musique du terroir.
Quand l’un des maîtres de chœurs a entonné le « Notre Père » en Pulaar, le murmure des pèlerins des six autres diocèses du Sénégal était assez significatif pour exprimer la surprise.
« Nous avions reçu la nouvelle avec une grande fierté, une grande joie, tout en sachant que les difficultés nous attendent, car, Kolda est un grand diocèse où les différentes paroisses sont distantes d’au moins 100 à 150 kilomètres » a indiqué Laurent Faye. Les répétitions ont eu lieu d’abord de paroisse en paroisse, à Kolda, Kounkané, Vélingara et Sédhiou. Une répétition générale a ensuite permis de rassembler toutes les chorales. Cet événement a révélé un nombre important de maîtres de chœur, mais aussi de compositeurs dans la région de Kolda.
Selon lui, ce pèlerinage était une occasion de montrer aux pèlerins, les différentes valeurs culturelles du terroir. A Kolda et Sédhiou, dit-il, « il y a des peuls et des mandingues catholiques, l’église ne s’arrête pas en milieu sérère où diola, mais qu’elle s’ouvre à toutes les ethnies ».
Laurent Faye a déploré le temps trop limité qui leur était alloué pour préparer la prestation à Poponguine. Il faudra à l’avenir, que nous soyons informés plus tôt ». Malgré les difficultés financières, les choristes de Kolda ont été à la hauteur de l’événement. Leurs belles partitions sont désormais dans les répertoires pour enrichir le patrimoine du chant choral. |
Eugène KALY |
| Culture et Médiats |
Mame Birame Diouf à Saint-Louis : « Le FESMAN permet de réécrire l’histoire de l’Afrique et de l’homme noir » |
Le FESMAN 3 est une arme miraculeuse pour la libération de l’homme noir qui s’est vu spolié pendant 300 ans de l’ensemble de ses biens, a déclaré hier, dans la capitale du Nord, le ministre d’Etat Mame Birame Diouf, chargé de l’organisation du troisième Festival Mondial des Arts Nègres.
Au cours d’un CRD spécial qu’il présidait dans les locaux du Conseil régional, en présence du coordonnateur national, Alioune Badara Beye, le ministre d’Etat Mame Birame Diouf a précisé que le troisième festival mondial des arts nègres sera l’occasion de réécrire les plus belles pages du Oualo, de l’histoire de notre pays. Il va donner à l’Afrique la chance de réécrire son histoire. Nous avons tous vécu, a-t-il poursuivi, la falsification injuste de l’histoire africaine marquée par des héros qui ont été décrits comme des sanguinaires. Pour le ministre d’Etat, il est urgent et nécessaire de corriger ces erreurs. Mame Birame Diouf a rappelé que ce festival ne se limitera pas au chant et à la danse. Il permettra de mettre en relief tout ce qui est la marque de l’homme noir, notamment son talent, son génie, son savoir-faire, son expertise, tout ce dont le noir est capable sur tous les plans et à tous les niveaux. Partout dans le monde, a-t-il souligné, « on nous invite à parler de ce FESMAN III ». Le ministre d’Etat Mame Birame Diouf a surtout exhorté l’ensemble des régions sénégalaises à bien jouer leur partition à l’occasion de cette grande fête de l’homme noir et à contribuer efficacement à la réussite de ce troisième FESMAN. |
Mbagnick Kharachi DIAGNE |
| International |
LE SOMMET AFRICAIN DE L’UA DE SYRTE : Lula promet une assistance pour la révolution verte |
SYRTE : Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annulé in extremis hier une venue controversée au sommet africain de Syrte, en Libye, où Mouammar Kadhafi disposait de trois jours pour convaincre ses pairs d’avancer sur la voie d’un "gouvernement africain".
Le 13e sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert en milieu de journée dans une ambiance apaisée par l’absence de M. Ahmadinejad, qui avait été invité par le "Guide" libyen à un second séjour officiel à l’étranger depuis sa réélection contestée, après sa participation le 16 juin à Ekaterinbourg (Russie) au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
Certaines des 53 délégations de l’UA n’avaient pas caché leur embarras en apprenant cette invitation impromptue, craignant qu’elle apparaisse comme une "provocation" envers notamment des Occidentaux.
L’annulation de la venue de l’Iranien a été annoncée hier matin à Téhéran sans explication. Autre revers apparent pour Kadhafi, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi -convié en tant qu’hôte du prochain G8- a également annulé sa visite à la dernière minute, officiellement en raison de la catastrophe ferroviaire de Viareggio dans le nord-ouest de l’Italie.
Mais l’invité d’honneur du sommet, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, était bien là.
Il a promis aux pays africains de les aider à réaliser leur "révolution verte" et a plaidé pour le développement des biocarburants, alors que le thème officiel du sommet est l’agriculture. M. Lula a souhaité une coopération sud-sud accrue "comme force d’attaque contre les iniquités qui persistent dans l’ordre mondial".
De son côté, le dirigeant libyen a appelé au rattachement des îles Caraïbes à l’Union africaine, estimant que "ces pays étaient plutôt africains". Mais, contrairement aux attentes, il n’a pas fait de discours d’ouverture, se limitant à faire quelques remarques de temps à l’autre.Il entend profiter de ce sommet pour forcer la voie à la création d’une "Autorité" africaine aux pouvoirs exécutifs élargis, qui constituerait à ses yeux une avancée majeure vers les "Etats-Unis d’Afrique" dont il a fait sa priorité absolue malgré les réticences de certains pays.
Une vingtaine de chefs d’Etat africains n’ont pas fait le déplacement à Syrte, parmi lesquels quelques "poids lourds" du continent comme l’Egyptien Hosni Moubarak ou le Nigérian Umaru Yar’Adua. Le président de la Commission de l’UA Jean Ping a dressé devant les dirigeants africains un tableau sans concession de la situation sur le continent.
Il s’est alarmé de la "la multiplication de graves tensions politiques et de conflits persistants en Afrique". Il a cité Madagascar, la Guinée Bissau et le Niger, mais a réclamé aux chefs d’Etat "une attention toute particulière" pour la Somalie où le gouvernement de transition est menacé par l’avancée des islamistes radicaux.
Le sommet, prévu jusqu’à vendredi, se tient dans un gigantesque centre de conférences construit à 500 km à l’est de Tripoli entre la Méditerranée et le désert, dans la région natale de M. Kadhafi. |
AFP |
| International |
PRÉSIDENTIELLE EN GUINÉE-BISSAU : La tension monte avant les résultats |
BISSAU : La tension est montée hier à Bissau sur fond de controverse d’un éventuel deuxième tour entre les deux principaux candidats, à la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle de dimanche.
Le camp du candidat du Parti pour la rénovation sociale (PRS), Kumba Yala, a revendiqué hier la victoire. Mais un peu plus tôt, le Premier ministre Carlos Gomes Junior avait annoncé mardi un deuxième tour entre M. Yala et le candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique, au pouvoir), Malam Bacaï Sanha. "Nous avons des résultats qui indiquent que Kumba Yala est le vainqueur des élections. A la lumière de ce que nous avons, il est impensable de croire à un second tour. Kumba (Yala) a gagné au premier tour", a déclaré le porte-parole du PRS, Joaquim Correia Batista, au cours d’un point de presse, à Bissau.
"Les déclarations du Premier ministre (bissau-guinéen et membre du PAIGC, Carlos Gomes Junior) sont très graves. De quels droits s’adjuge-t-il pour donner des résultats alors qu’il y a une institution habilitée à le faire", a dit M. Correia Batista.
Mardi, M. Gomes Junior avait annoncé sur une radio privée qu’"il y aura un deuxième tour".
"Malam Bacai Sanha ira au second tour. Les données dont nous disposons indiquent qu’il y sera avec Kumba Yala", avait-il dit.
Selon de nombreux observateurs, ces déclarations ont fait monter la tension à la veille de la proclamation des résultats provisoires aujourd’hui par la Commission nationale électorale (CNE). Un éventuel second tour est prévu le 2 août. |
AFP |
| International |
MAURITANIE : Formation d’une nouvelle commission électorale consensuelle |
NOUAKCHOTT : Le gouvernement mauritanien de transition a adopté hier la composition d’une commission électorale indépendante et consensuelle, où siègent notamment majorité et opposition, en vue de l’élection présidentielle du 18 juillet, a-t-on appris de source officielle.
La commission nationale électorale autonome (Céni) a été adoptée au cours d’une réunion du gouvernement de transition hier à Nouakchott, selon cette source officielle.
Formée de quinze membres, elle est dirigée par un représentant de la société civile, Sid’Ahmed Ould Deye, ancien ministre et ancien ambassadeur.
Elle est notamment constituée de six membres de l’opposition et de six autres membres de la majorité favorable au putsch du 6 août qui a renversé le premier président démocratiquement élu de Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Outre son président, le vice-président et un des membres de cette commission sont également issus de la société civile.
La Céni doit gérer la présidentielle du 18 juillet, initialement prévue le 6 juin, dont la campagne électorale débutait jeudi à zéro heure.
Dix candidats sont en lice pour ce scrutin qui met notamment en compétition les principaux leaders de l’opposition, l’ex-chef de la junte, le général Mohamed Ould Abdel Aziz et l’ex-président de transition démocratique (2005-2007), Ely Ould Mohamed Vall.
La présidentielle du 18 juillet doit mettre un terme à la crise née du coup d’Etat du 6 août, du général Abdel Aziz, qui a renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi. |
AFP |
| International |
Election en Guinée : La junte apporte la contribution de l’Etat au budget |
CONAKRY : La junte au pouvoir en Guinée depuis le coup d’Etat du 23 décembre, a demandé au gouvernement de payer 15 milliards de francs guinéens (2,3 millions d’euros) au titre de la contribution de l’Etat au budget pour les élections générales, a annoncé mercredi la radio nationale.
Selon un communiqué, le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, a "instruit le paiement intégral du montant de 15 milliards au titre de la contribution financière de l’Etat au budget électoral".
Il a indiqué que la junte et son président "malgré les difficultés de trésorerie avérées de l’Etat, ont consenti cet effort avec la conviction que lorsqu’on veut servir la nation, et aussi pour garantir le succès de la transition, aucun sacrifice n’est de trop".
La junte "saisie cette nouvelle occasion pour réaffirmer sa volonté et sa disponibilité à tout mettre en œuvre pour créer les conditions et facilités nécessaires à une transition apaisée et consensuelle" vers des élections législatives et présidentielle fin 2009.
La mise à disposition de ce montant à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et au ministère de l’Administration du territoire et des affaires politiques a été à plusieurs reprises réclamée par les partis politiques, syndicats et organisations de la société civile. |
AFP |
| International |
SCRUTIN PRÉSIDENTIEL AU CONGO : Un opposant dénonce une élection Jouée d’avance |
BRAZZAVILLE - Un dirigeant de l’opposition congolaise, non candidat, a estimé hier que l’élection présidentielle prévue le 12 juillet était "déjà jouée" et a appelé à des "marches pacifiques à travers tout le pays" pour réclamer un scrutin libre et transparent.
"L’élection est déjà jouée", a déclaré à la presse le président du Parti pour l’alternance démocratique (PAD), Emmanuel Ngouélondélé, 72 ans, ayant dépassé l’âge requis pour être candidat à la présidentielle, dans une allusion au président sortant Denis Sassou Nguesso.
"Il y a un candidat qui a les épreuves et les corrigés. (...) J’appelle le peuple congolais (...) à un sursaut et à la désobéissance civile", a-t-il ajouté, plaidant pour l’organisation de "marches pacifiques à travers tout le pays" pour réclamer une commission électorale indépendante.
Ancien chef de brigade des Forces armées congolaises (Fac), M. Ngouélondélé a été directeur de la sécurité présidentielle entre 1979 et 1992. Son fils, Hugues Ngouélondélé, est le maire de Brazzaville et gendre du chef de l’Etat. |
AFP |
| Gens et Société |
DÉBAT - DROGUE : Une nouvelle « technologie » de la conscience (suite) |
Après des décennies de gesticulations puériles, ces « idoles », qui prétendent porter le message de la philosophie « Rasta », auront tout au plus réussi - et les nombreuses masses populaires fanatisées avec eux - à promouvoir et à mettre en musique (cf. « legalize marijuana », de Peter Tosh), des comportements sociaux serviles, et surtout à s’assujettir inconsciemment à des politiques laxistes, planifiées, d’anesthésie de la conscience populaire, par la vulgarisation à outrance du « Ganja », qui a compromis moult carrières et brisé bien des vies. Qu’ils laissent donc « Jah » tranquille. Il n’y est pour rien !
Le visionnaire jamaïcain, Marcus Mosiah Garvey (1887-1940), avait fondé l’Association universelle pour l’amélioration de la condition noire, l’« Universal Negro Improvment Association »- UNIA (toujours en activité). Sous son impulsion, cette organisation devint le principal défenseur de « la rédemption par le rapatriement ».En 1919, à New York, Garvey descend les rues de Manhattan à bord d’une Limousine, suivi par 250.000 adeptes. Les Jamaïcains écoutent religieusement et avec enthousiasme ses prêches, lors des meetings organisés dans les mois qui suivirent son retour en Jamaïque. En dépit de cette ambiance sympathique et animée, Garvey se trouvait à l’étroit et, en 1935, il part pour l’Angleterre.
Mais il eut le temps de prononcer, à Kingston (Jamaïque), son discours historique, qui devait marquer le lancement du mouvement Rasta, dans une église de la capitale. C’était un dimanche de 1927. Il eut ces mots : « Look to Africa, where a black king shall be crowned » (« Regardez vers l’Afrique, où un roi noir doit être couronné »). Marcus venait ainsi de « prédire », à l’attention de la diaspora noire du monde entier, que ce noir qui allait être couronné en Afrique, « rassemblerait les tribus égarées pour les libérer et les ramener à la terre de leurs ancêtres ». Une prédiction qui était plus symbolique que dialectique, mais qu’une bonne frange d’Afro-Américains prit à la lettre. Ils l’interprétèrent comme le signe de la venue d’un messie noir. Et le mouvement « Rasta » naquit à New York et à Kingston, en attendant l’événement !
Trois ans plus tard, le 02 novembre 1930, un chef tribal, jusque-là méconnu, fut couronné empereur à Addis-Abeba, le « Négus », Souverain d’Ethiopie. Il prend le nom d’« Hailé Sélassié 1er », signifiant le « Pouvoir de la Sainte Trinité ». De plus, il est descendant de Salomon, fils de David, lui-même fils de Jessé (Issaï Jessé est noir, selon la philosophie « Rasta »).
Les Rastafarians conclurent naturellement que toute la filiation est noire et qu’ils sont par conséquent les vrais Juifs. Jah (Jah-Vé) est donc leur Dieu. Rastafari (Haïlé Sélassié) leur roi, le Seigneur des Seigneurs, le Lion de Judée, l’homme-Dieu incarné, l’égal de Jésus. Les Rastas y virent donc un accomplissement de la prophétie de Garvey.
Prédiction symbolique, disions-nous, mais non moins significative quand on sait que c’est Addis Abéba, fief du Négus, qui abrita, en 1963, le premier Sommet de l’Oua, et que l’organisation panafricaine ambitionnait, dès qu’elle fut portée sur les fonts baptismaux, de parachever l’indépendance politique et économique du Continent. Or donc, déportés et déracinés, nos frères de cette île des Antilles, au sud de Cuba, assistent impuissants à leur déculturation, à leur aliénation, en se délectant, depuis plusieurs générations, de ce « bricolage mythologique » qu’ils enrichissent à souhait de références bibliques, qui « avaliseraient » leur croyance Rasta. Assoiffés d’authenticité culturelle, les « Rastafarians » trouvent toujours (faute de mieux ?) leur consolation dans la drogue et de la musique reggae.
La Lutte contre le fléau de la drogue peut s’avérer, à plusieurs égards, très laborieux, si l’on tient compte de certains impondérables qui traversent aisément les plus fines mailles de la répression officielle. Face à un vaste réseau, scientifiquement organisé, qui imagine sans cesse de nouvelles stratégies d’infiltration et de dissimulation, les pouvoirs publics semblent parfois désorientés dans cette chasse ininterrompue contre l’ennemi invisible, insaisissable.
Une rédemptrice ?
Que faire quand des médecins, oubliant leur noble mission de préservation de la santé publique, mus par des mobiles bassement mercantiles, tournent le dos à l’éthique professionnelle pour délivrer complaisamment certaines ordonnances à des individus douteux ?
Que faire pour réglementer plus rigoureusement la commercialisation des sédatifs, des amphétamines, des analgésiques, des neuroleptiques... Afin qu’on n’en use pas comme levier d’auto-hallucination ?
Comment filtrer toute la gamme de supports littéraires importés, pour en extirper tout ce qui vante les vertus « miraculeuses » du « H », des « bennies », des « dexies », des « pills », etc. ?
Comment protéger nos enfants contre un certain prosélytisme pernicieux et envahissant, issu des imparables sinuosités de l’Internet, et susceptible de leur inculquer de dangereuses notions de « Liberté » ou, plus prosaïquement, l’abécédaire même de la composition de quelque substance hallucinogène, « pour adhérer à une Société nouvelle » ?
Que faire pour protéger la jeunesse sénégalaise de l’influence perverse d’un certain tourisme ?
Que faire pour identifier, neutraliser ces « prospecteurs », ces agents commerciaux d’un type nouveau qui hantent les abords des lycées et collèges, s’infiltrent dans les milieux universitaires, organisent la promotion de leurs « produits », en distribuant généreusement des échantillons, comme on le ferait pour lancer une quelconque marque de lessive ?
Que faire pour s’assurer que le simple carburant d’automobile, ou le diluant cellulosique, en vente libre, comme on le sait, ne serve à la reniflette enivrante (le « guinz ») ?
Que faire ? Que faire ? Les points d’interrogation ne manquent pas, simplement parce toute démarche s’inscrivant dans le sillage du « Mythe de Sisyphe » ne saurait trouver la solution d’un problème au niveau du problème lui-même. Il serait prétentieux de vouloir faire disparaître l’obscurité en ... la chassant ! (« Il faut apporter la lumière pour faire s’évanouir l’obscurité ! » - Confucius)
Au demeurant, on est saisi de compassion en entendant certains toxicomanes, obstinément « accros », avouer qu’ils ne peuvent se passer de leur « dose » quotidienne. Aussi, lorsque survient le « manque » rien, à leurs yeux, ne saurait constituer un obstacle au « voyage ». Et à tout prix, au risque même de chaparder ou d’agresser sur la voie publique, ils se procureront leurs « joints », leurs « pills » ou leur seringue. D’ailleurs, à entendre certains « camés » théoriser sur leur grimoire, on s’aperçoit que les formules hallucinatoires peuvent être variées et sophistiquées à l’infinie. Alors que faire ?
La faiblesse humaine semble être le dénominateur commun des comportements déviants, et de la souffrance humaine, dans une plus large acception. Cette souffrance humaine, que l’on entreprend légitimement d’enrayer en se « shuttant », s’il y avait moyen de s’en affranchir à la faveur du développement du potentiel mental, de la maîtrise de soi, du renforcement de la santé mentale, ne serait-elle pas le début d’une solution révolutionnaire à la toxicomanie ? C’est ce qui semble, en tous cas, ressortir d’études réalisées dans des Universités de renom, en Californie, Los Angeles, Harvard, aux Usa ; mais aussi en Suède, en Allemagne, en Suisse et, plus récemment, en France.
Ces études cliniques révèlent, en effet, que la pratique régulière de certaines techniques, physiques ou mentales, procurant un profond niveau de repos neurophysiologique, régénère le système nerveux en l’affranchissant progressivement de la dépendance aux produits hallucinogènes ou neuroleptiques. C’est ainsi que de nombreuses conclusions de recherches effectuées en laboratoire, en Occident, ont pu établir qu’une technique de repos mental et physiologique comme la « Méditation transcendantale », par exemple, se substitue sainement, et avec un succès surprenant au « plané » que procurent les drogues.
Les Suédois ont travaillé avec des toxicomanes usant invariablement de drogues dites « douces » (hachisch, marijuana, etc.) et « dures » (morphine, cocaïne, etc.) Ils ont réparti leurs sujets d’expérience en deux groupes : un groupe expérimental auquel l’on enseigna la technique de Méditation transcendantale (Mt) et un groupe témoin auquel on fit suivre une thérapie de groupe. Détail amusant, les chercheurs suédois n’ont pu garder leur groupe témoin que pendant 3 mois, au lieu de 6 initialement prévus : au vu des résultats... stupéfiants, obtenus par le groupe expérimental, les membres du groupe témoin ne voulaient plus attendre davantage pour se mettre, eux aussi, à pratiquer la Mt !
Dans le numéro un de l’« American journal of psychiatry », au chapitre « Méditation and Marijuana », on y commente les résultats d’une étude rétrospective portant sur 1862 sujets chez qui on a relevé une diminution notable de l’usage de drogue, alors qu’ils ne pratiquaient la Mt que depuis quelques mois seulement. L’expérience quotidienne d’ « éveil au repos », induite par la technique de Mt, entraîne un raffinement naturel de la physiologie, allié à une amélioration de l’équilibre psychique. La profonde relaxation mentale qu’elle procure favorise le relâchement des stress, profondément enracinés dans le système nerveux, et que le sommeil naturel n’avait pu éliminer.
Il s’ensuit que par la pratique régulière, la normalisation progressive de la neurophysiologie entraîne une réduction de l’anxiété, un renforcement de l’équilibre mental et du bien-être général. Les Beatles, en leur temps, avait tiré grand profit de cette technique de régénération mentale. Et le grand guitariste sud-américain, Carlos Santana, semble s’être complètement métamorphosé depuis qu’il s’adonne à la Mt. Plus généralement, cette technique mentale, dont les répercutions sur la physiologie sont avérées, est expérimentée avec succès chez les psychopathes moyens, les adolescents victimes de traumatismes émotionnels, les retardés mentaux, les bègues et les aphasiques. Aux Usa, le gouvernement subventionne des programmes d’initiation dans certains lycées pour évaluer les effets de la Mt sur les jeunes toxicomanes. L’Armée et la Marine Us ont des projets expérimentaux en cours. Dans les prisons américaines et canadiennes, la Mt est enseignée aux détenus, surtout avant leur élargissement, pour faciliter leur réinsertion sociale (à cet égard, le gouvernement du Sénégal, en 1986/1987, avec l’appui d’instructeurs français, indiens et américains indépendants, avait inclut ce programme dans sa politique de réinsertion des détenus de la Maison d’Arrêt et de correction de Reubeus. Ce projet n’a malheureusement pas fait long feu, faute de suivi). Le médecin toulousain Jean-Paul Banquet, a fait cette déclaration encourageante : « Cette technique (la Mt) complète la conception pasteurienne de la Médecine. Elle attache plus d’intérêt au terrain qu’à l’agent agresseur et s’oriente davantage vers une médecine préventive. A un certain stade de la pratique, le système immunitaire se retrouve renforcé ».
Réputée pour les améliorations qu’elle apporte dans le potentiel mental, la santé physique et le comportement social, la Mt est aujourd’hui l’objet d’investigations sérieuses dans plus de 200 universités et instituts de recherche à travers le monde, où physiologistes, psychologues et sociologues multiplient systématiquement leurs observations et recensent ses effets remarquables sur la santé générale. Et les faits indiquent que la souffrance humaine, due aux stress et aux limitations intrinsèques, peut désormais être vue sous un jour nouveau, dés lors qu’il est désormais possible d’en amoindrir les méfaits, pour ensuite les juguler progressivement, par l’application régulière de cette nouvelle technologie de la conscience.
On devrait exhorter les gouvernements à propager cette connaissance nouvelle, de la même façon et pour les mêmes raisons qu’ils encouragent l’application des découvertes les plus avancées de la Médecine ou de l’Agriculture. Et il est bien heureux que cette technique qui a, sous divers cieux, réhabilité plus d’un « camé » soit aujourd’hui disponible un peu partout dans le monde. |
PAR Mame Mactar Guèye, Vice-président Ong Jamra - ongjamra@yahoo.fr |
| Education et Formation |
bernard kouchner Décorant moustapha sourang : « Le Sénégal est un pays très proche de la France » |
Le ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires régionaux (Cur), le Pr. Moustapha Sourang, a été élevé, hier, à la Résidence de France à Dakar, au grade d’Officier dans l’Ordre des Palmes académiques françaises par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
« En vous remettant cette distinction, je salue en vous un grand serviteur et un ami de la France. C’est à l’éducation de la jeunesse que vous avez consacré votre carrière qui n’est pas encore terminée ». C’est en ces termes que le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à Dakar depuis hier soir s’est adressé au ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires régionaux, le Pr. Moustapha Sourang, qu’il a élevé, hier, au grade d’Officier dans l’Ordre des Palmes académiques françaises. M. Kouchner a rappelé la trajectoire du Pr. Sourang. Puis il a déclaré : « vous êtes un brillant universitaire qui a permis la démocratisation de l’éducation. Ce qui fait de vous un ministre inamovible, j’allais dire indispensable », non sans souligner que le Sénégal, qui vient d’initier une série de réformes dans le supérieur, peut toujours compter sur l’appui de la France. Il a aussi magnifié les liens entre les deux pays. « Le Sénégal est un pays très proche de la France. Une proximité qui est loin du suivisme », a dit M. Kouchner. Et de poursuivre : « le Sénégal maintient et affirme des règles constitutionnelles. C’est cela qui fait la profondeur de nos liens et pas seulement le sacrifice des Sénégalais qui ont donné leur vie à la France. C’est l’histoire d’une vraie affection, d’un véritable amour ». Il s’est félicité du partenariat entre les deux pays dont « la vitalité et la créativité » ont été magnifiées par M. Rufin. Ce dernier a été été qualifié par son ministre d’« écrivain devenu un grand diplomate ». Bernard Kouchner a aussi salué « l’engagement international et africain du président Wade, lequel a permis à la Mauritanie de connaître des perspectives brillantes ».
Quant au Pr. Moustapha Sourang, il a indiqué que l’honneur revient au chef de l’Etat qui l’a nommé au poste et a défini les orientations qui continuent à lui servir de « bréviaire », mais surtout lui a facilité la tâche en allouant au secteur des moyens financiers (40 % du budget de fonctionnement). Il a noté que cette médaille s’inscrit dans une longue tradition de coopération entre les 2 pays, notant que « pour un universitaire, la palme est une décoration suprême ». |
Daouda MANE |
| Education et Formation |
BACCALAURÉAT 2009 : Un dispositif anti-fraude mis en place à Dakar |
Les épreuves du Baccalauréat ont démarré dans la matinée du mercredi 1er juillet. Aucun problème particulier n’a été constaté dans l’ensemble. Les dispositifs de sécurité sont davantage renforcés cette année. Le mot d’ordre : « la vigilance dans la salle d’examen et au dehors ! » est partout respecté.
Les centres d’examens du Baccalauréat ont démarré leurs premières épreuves dans la matinée d’hier. Au lycée Thierno Seydou Nourou Tall, qui ne compte qu’un seul jury de 368 candidats constitué essentiellement de LV1 (langues vivantes) dont 7 candidats seulement en série L’1 (français et lettre classique), règne un silence total. Les surveillants veillent au grain dans les salles de classe. Quant au lycée Maurice Delafosse, il regroupe deux jurys en L2 (philosophie et histoire géographie) : les jurys 1060 et 1061, respectivement composés de 404 et 408 candidats répartis dans 32 salles. Ici aussi, le silence est profond. Les quelques va et vient dans la cour et dans les couloirs ne dérangent nullement les candidats. Le lycée Baise Diagne compte 4 jurys. Au collège ou petit quartier, le jury 1049 regroupe 417 candidats des séries L’1 et L2, et le grand quartier, trois jurys, notamment la S2 (série scientifique). Aucun cas de fraude et de tricherie n’a été relevé par les présidents de jury dans l’ensemble de ces trois centres d’examen. De l’avis du proviseur et président du centre d’examen Seydou Nourou Tall, Youssou Ndiaye, cela s’explique par les « mesures innovantes apportées ». En effet, les téléphones portables sont systématiquement refusés dans les salles de classe. Une grande vigilance règne par rapport aux échanges qui se font souvent dans les toilettes. « Les candidats sont accompagnés dans les toilettes par les surveillants, car la plupart des échanges se faisait en ces lieux », explique les organisateurs. On dénombre au moins 3 surveillants par classe. « On essaie même d’affecter un surveillant pour 15 candidats », explique Ibrahima Mbodj, responsable de l’organisation matérielle du centre Delafosse. La présence des forces de l’ordre est aussi très visible.
Les épreuves sont jugées assez difficiles par la plupart des candidats. « L’épreuve d’Anglais était trop longue », soutiennent-ils. Ce qui n’est pas l’avis d’Ibrahima Sané qui les trouve « abordables ». |
Ndèye M. BA |
| Politique |
ALIOU SOW AUX MAIRES DU SENEGAL : « L’Etat va continuer son appui aux collectivités » |
Les résultats issus des élections locales du 22 mars ne vont rien changer. Le gouvernement du Sénégal continuera d’accompagner les nouvelles collectivités locales en les dotant de moyens matériels et financiers. L’assurance a été donnée, hier, par le ministre délégué en charge de la Décentralisation et des Collectivités locales, M. Aliou Sow. A chaque fois que l’Association des maires du Sénégal se réunit, l’ordre du jour est presque toujours le même : rappel des difficultés rencontrées par les mairies et échanges d’informations. Hier, il en a été ainsi à Dakar, sauf que c’était la première fois que le nouveau ministre délégué en charge de la Décentralisation et des collectivités locales rencontrait les maires du Sénégal.
Et pour Aliou Sow, c’était l’occasion privilégiée de rappeler la raison d’être de son département. « Si je suis en place, c’est pour vous servir », a d’emblée précisé le ministre. Et de rassurer : « Vous êtes les maires de tous les Sénégalais et, par conséquent, tout ce que le gouvernera fera, il le fera pour vous et vos mandants ». En s’exprimant en ces termes, le ministre Aliou Sow a voulu réaffirmer par la même occasion l’engagement du gouvernement à accompagner le processus de modernisation des collectivités locales du Sénégal. « L’Etat du Sénégal ne cessera d’appuyer les collectivités locales. Cela, conformément aux orientations générales déclinées par le gouvernement », a laissé entendre Aliou Sow qui a salué les « immenses progrès » enregistrés par ses prédécesseurs, notamment dans le cadre du Programme d’appui aux communes (Pac) et du Programme national de développement local (Pndl). Le ministre, qui « ne veut pas être jugé sur la base de préjugés », a également décliné ses priorités dont les plus pressantes sont la formation des élus locaux et le renforcement de l’Agence pour la propreté du Sénégal (Aprosen). « Un élu local bien formé fera moins d’erreurs de gestion », a justifié Aliou Sow non sans promettre le renforcement de l’action de l’Aprosen pour, dit-il, une efficace prise en charge de la lancinante question de la gestion des ordures.
Cependant, pour Aliou Sow, l’action de l’Etat dans les collectivités locales sera davantage renforcée si les élus locaux arrivent à transcender leurs clivages politiques. C’est pourquoi, se définissant comme un « théoricien du consensus » et « non en donneur de leçons », le ministre a demandé aux maires de « ne pas se cogner et d’éviter de s’organiser selon leurs sensibilités ».
Faudrait-il le rappeler, l’issue de ces journées d’informations de l’Ams qui se poursuivent aujourd’hui et demain est très attendue parce que tout porte à croire que le bureau qui sera élu ne sera pas dirigé par un maire libéral. |
Abdoulaye DIALLO |
| Politique |
Après leur conseil national, Mouhamadou Daff invite les partisans de Landing « à limiter les dégâts » |
Le camp de Mamadou Diop Decroix à And Jêf a réagi à la dernière sortie des amis de Landing Savané. Dans un communiqué de presse dont copie nous est parvenue, Mouhamadou Daff a invité les partisans de Landing Savané « à limiter les dégâts devant la patrimonialisation du leur parti par leur ancien secrétaire général ». Selon Daff, Landing Savané s’était exprimé en ces termes à leur endroit : « si vous voulez vendre le parti d’autrui au marché, ce ne sera pas facile, car le propriétaire ne se laissera pas faire ». Daff s’est dit indigné par ces propos. Et constate pour s’en désoler que « l’opposition de Landing Savané au tout nouveau secrétaire général, Mamadou Diop Decroix, est devenue haineuse ». Cela « ne devrait pas l’entraîner à considérer le parti qu’il a dirigé pendant trente années comme un bien matériel qui lui appartiendrait et qu’un bandit de grand chemin voudrait lui arracher », estime Daff. |
Mbaye Sarr DIAKHATE |
| Politique |
LA LD DÉPLORE LA « CRISE DE L’ÉNERGIE AU SENEGAL » |
La Ligue démocratique (Ld, opposition), a publié une déclaration sur ce qu’elle appelle « la crise de l’énergie au Sénégal ». Cette formation politique y considère que, « de tout temps, le Sénégal est installé, du fait des défaillances dans la distribution de l’énergie électrique, dans une désorganisation quasi permanente des activités économiques, sociales et culturelles à cause des coupures intempestives d’électricité. » Pour la Ld, « cette situation est d’autant plus insupportable qu’elle survient actuellement à un moment de forte chaleur qui indispose les populations et malgré les assurances données à travers des programmes d’investissement pompeusement annoncés en matière de production : 174 milliards de FCfa investis en 2004 en plus de 520 milliards de FCfa visant à garantir une énergie disponible en quantité et en qualité tout en baissant sensiblement les prix de l’électricité ». En dépit de ces assurances, constate la Ld, la qualité de service de l’électricité reste toujours mauvaise, se caractérisant par des délestages intempestifs et le prix de l’électricité qui va augmenter de 8% à partir du 1er juillet 2009. |
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| Politique |
CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL : La liste des 80 membres ordinaires |
1. Baïdy AGNE
Secteur privé
2. Fatimata Guèye ALY Opératrice économique
3. Ameth AMAR Industrie
4. Assihatou Thiam AW Elue locale
5. Arona Gallo BA Economie rurale
6. Gnagna Fall BA
Elue locale
7. Rokhaya BEYE Economie rurale
8. Anna Ba DIA Immobilier
9. Ibrahima DIAGNE Industrie - Mines
10. Saliou DIAGNE Opérateur économique
11. Ramatoulaye Sali Sao DIAGNE Architecte
12. Hadja Aminata DIAGNE Opératrice économique
13. Awa DIALLO Economie rurale
14. Souleymane DIALLO Syndicat (SELS)
15. Christian Sina DIATTA Universitaire
16. Aminata DIAWARA Elue locale
17. Bathie DIOP Transport
18. Cheikh DIOP Syndicat (CNTS/Fe)
19. Ndèye Mané DIOP Médecin
20. Penda Sago DIOP Elue locale
21. Ibrahima Masseck DIOP Secteur public
22. Rokhaya DIOUF Elue locale
23. Madior FALL Presse
24. Me Fatima FALL Huissier
25. Cora FALL Secteur privé
26. Ndamouté FALL Secteur public
27. Jean Charles FAYE Clergé
28. Cheikh Astou FAYE Economie rurale
29. Aissata GAYE Elue locale
30. Saliou GAYE Opérateur
économique
31. Me Mbaye GUEYE Avocat
32. Fama GUEYE Elue locale
33. Amadou Ady GUEYE Elu local
34. Ndèye Ngoné GUEYE Opératrice économique
35. Seynabou GUEYE Opératrice économique
36. Mody GUIRO Syndicat (CNTS)
37. Samba KA Opérateur
économique
38. Amadou KANE Organisme
associatif
39. Mamadou KANOUTE Secteur public
40. Amidou KOITA Elu local
41. Mbaye Fall LEYE Syndicat (CUSEM)
42. Ismaela LO Musicien
43. Pape Ndouga LO Opérateur
économique
44. Serigne Cheikh MBACKE Elu local
45. Mouhamadou MBAYE Elu local
46. Ndèye Niassa MBENGUE Secteur privé
47. Mme Djimby MBENGUE Opératrice économique
48. Serigne MBOUP Secteur privé
49. Elie Charles MOREAU Ecrivain
50. Khady NDAO Organisme associatif
51. Momar NDAO Organisme
associatif
52. Mme Saly NDAO Opératrice
économique
53. Moustapha NDIAYE Notaire
54. Mme Delphine WADE NDIAYE Organisme associatif
55. Matar NDIAYE Elu local
56. Nafissatou NGOM Elue locale
57. Gougna NIANG Syndicat (UES)
58. Lamine NIANG Secteur privé
59. Pr Bouna NIANG Syndicat (SAES)
60. Dierry NIANG Secteur privé
61. Thialal SABARA Séné-galais de l’Extérieur (USA)
62. Ousmane Djiby SALL
Secteur public
63. Ibrahima SARR Syndicat (CDLS)
64. El Hadji Sény SECK Secteur privé (Chambre des Métiers)
65. Woré Gana SECK
Organisme associatif
66. Masseck SECK
Opérateur économique
67. Fatou SENE
Opératrice économique
68. Abdoulaye SEYDI Secteur privé
69. Mademba SOCK
Syndicat (UNSAS)
70. Khoudia SOW
Opératrice économique
71. Souleymane SOW
Elu local
72. Demba SOW
Secteur privé
73. Mamadou Racine SY Secteur privé
74. Evelyne TALL
Secteur bancaire
75. Moustapha TALL
Profession commerciale
76. Khardiata TALLA
Opératrice économique
77. Binta Laye THIAW
Opératrice économique
78. Ngoné THIOUNE Secteur public
79. Henriette TURPIN Secteur privé
80. Bara WADE
Secteur privé |
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| Santé et Cadre de vie |
Hôpital principal de Dakar : le nouveau service de psychiatrie inauguré aujourd’hui |
Le nouveau service de psychiatrie sera inauguré aujourd’hui à 12 heures. La cérémonie, selon le communiqué parvenu à notre rédaction, sera coprésidée par Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères de la France, Bécaye Diop, ministre d’Etat, ministre des Forces Armées du Sénégal. A l’issue de l’inauguration, poursuit le document, 4 assistants techniques en fin de séjour seront décorés. |
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| Education et Formation |
EXAMENS : Le Bac arabe organisé pour la première fois à Tambacounda |
L’Ecole franco-arabe Salman Al-Farissiyou du mouvement Al-Fallah de Tambacounda a abrité, mardi, pour la première fois dans la région, les épreuves de Baccalauréat arabe comme un coup d’essai devant permettre désormais aux élèves de l’enseignement arabe de boucler leurs cycles, moyen et secondaire, sans aller à Kaolack ou Dakar. « Nous avons fini les épreuves (du Bac) aujourd’hui », a indiqué Elhadj Issa Cissokho, directeur de l’école, qui a noté que cinq candidats dont une fille ont planché sur le Baccalauréat, à l’école franco-arabe située au quartier Quinzambougou, à la veille du bac français. Au même moment, 19 élèves passaient les épreuves du Bfem et 185 le Cfee. A l’échelle régionale, il existe 5 centres d’examens pour l’enseignement arabe, tous niveaux confondus, dont 2 de Bfem, a-t-il dit. M. Cissokho, par ailleurs président régional du mouvement Al-Fallah, a dit qu’il est envisagé la création, « l’année prochaine, de six autres centres » pour répondre aux demandes de certaines localités confrontées à l’éloignement de la commune. Des élèves gambiens et bissau-guinéens venus se présenter comme candidats libres, n’ont pas été admis aux épreuves, du fait que leur programme diffère de celui de l’école, a-t-il indiqué. |
APS |
| Santé et Cadre de vie |
LUTTE CONTRE LE CANCER : Tous les enfants malades seront pris en charge |
Le gouvernement du Sénégal s’est engagé à prendre en charge les enfants atteints de cancer. C’est ce qu’a annoncé, hier, le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye qui a présidé la cérémonie d’ouverture du Rassemblement de lutte contre les cancers de l’enfant dans les pays émergents et en développement.
Le Premier ministre Souleymane Ndené Ndiaye a annoncé, hier à Dakar, que tous les enfants atteints de cancer seront pris en charge par le gouvernement du Sénégal. C’était lors de la cérémonie d’ouverture du Rassemblement de lutte contre les cancers chez l’enfant dans les pays émergents et en développement.
Cette décision du gouvernement du Sénégal a été saluée par le Pr. Claude Moreira, responsable de l’unité d’Oncologie pédiatrique de l’Hôpital Aristide Le Dantec. Selon lui, il est possible de subventionner les cancers chez l’enfant.
Cette rencontre internationale, qui prend fin aujourd’hui, est organisée par l’Union internationale contre le cancer et Sanofi Aventis. Elle enregistre la participation d’experts de 21 pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie et sera un moment d’échanges.
Le cancer est une maladie chronique qui constitue une menace sanitaire pour les pays en développement. Au Sénégal, 800 cas de cancers sont enregistrés chaque année, dont seuls 20% bénéficient d’une prise en charge, a indiqué le Pr. Claude Moreira. Il est donc clair, d’après le Premier ministre, que les enfants atteints du cancer soient confrontés à un accès difficile aux soins, alors qu’ils peuvent être soulagés de leur souffrance dans leur grande majorité à condition qu’ils soient pris en charge précocement.
Selon les statistiques contenues dans l’allocution de Souleymane Ndéné Ndiaye, 75% des enfants des pays pauvres atteints de cancer succombent à la maladie contre 25% dans les pays développés.
Le Premier ministre a salué, au nom de Mme Viviane Wade, marraine de la rencontre, la mise en place du programme « mon enfant, ma bataille ». Ce programme vise l’égalité des chances en matière d’accès au traitement.
Le chef du gouvernement a profité de ce rassemblement pour inviter les pouvoirs publics et la communauté internationale à s’impliquer dans la lutte contre le cancer. Selon lui, « pour lutter contre cancer, il faut d’abord combattre l’ignorance, les préjugés, la peur et l’exclusion qui, dans nos sociétés, accompagnent le mot cancer ». Il a aussi plaidé pour l’amélioration de l’environnement des services dans la prise en charge hospitalière et de sauvegarder la qualité des soins, malgré le contexte sensible de restriction budgétaire.
Les parents fumeurs sont invités à veiller à la protection des enfants du tabagisme.
Sanofi Aventis et l’Union internationale contre le cancer se sont engagés à poursuivre, aux côtés des gouvernements, leur combat contre les cancers de l’enfant. |
Eugène KALY |
| Politique |
ÉDITORIAL : La voie du futur |
Le temps ne fait que confirmer la nécessité d’ouvrir Dakar à ses proche et lointaine banlieues, mais aussi d’aménager les voies de connections avec le Sénégal de l’intérieur et les pays limitrophes dans une dynamique de consolidation des échanges intra-africains. En 1978, le besoin de réaliser une autoroute Dakar-Diamniadio s’était fait sentir. Un besoin qui a été confirmé, par voie de validation scientifique, au moyen d’études. Vers la fin de l’année 2001, une campagne de comptage a produit une moyenne de 70.000 véhicules qui empruntent la nationale dans les deux sens, entre Dakar et sa proche banlieue. Cette réalité ne doit point surprendre dans une presqu’île dont la population est très vite passée de 500.000, en 1967, à 2,4 millions d’habitants en 2003.
Il n’y a pas que la vérité des chiffres à avoir changé la donne. L’actuel projet d’autoroute à péage est plus ambitieux, parce qu’elle trouve une articulation avec le projet de nouvel aéroport de Diass et l’autre projet, celui de Centre des Affaires sur le site de l’actuel aéroport Léopold Sédar Senghor. Outre la stature d’œuvres d’art majestueuses, ces réalisations s’inscrivent dans une perspective de complémentarité économique et sociale dynamique : création d’emplois, solution à la mobilité urbaine, incitation à l’investissement, sécurisation de la production grâce à la réduction du temps de convoiement des matières premières et des articles, prise en charge des besoins en matière de fret et trafic passagers, etc. Par exemple, Dakar a toujours nourri cette ambition d’être un hub à la croisée des continents, des cultures et des modèles économiques d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord et du Sud. Aujourd’hui plus que jamais, la réalisation d’une telle performance passe par la création de richesses, donc le renforcement de secteurs comme le tourisme, afin qu’il atteigne ses objectifs, le développement d’une véritable plate-forme de services et le renforcement des exportations.
La complémentarité dynamique infrastructures-production est établie pour ce réel carrefour de performances : la nouvelle autoroute à péage, l’aéroport de Diass et la Cité des affaires. La préservation voire le renforcement de l’activité économique est la première assurance-emploi en entreprise ou dans le secteur informel. Elle fait partie d’un volet « Impact social » avéré. Le déplacement de populations naguère installées sur l’emprise de l’infrastructure routière s’est déroulé sans heurt, avec des niveaux d’indemnisation satisfaisants. Cette complémentarité infrastructures-production découle d’une vision en aménagement du territoire à travers le décongestionnement de Dakar et la création d’autres pôles de développement à Diamniadio, Diass, Thiès ou encore Mbour, dans une proximité renforcée avec la Gambie, le Mali, la Guinée, la Mauritanie par la route, le reste du monde par les airs. Panafricaniste ouvert à tous les souffles bénéfiques du monde, le président Abdoulaye Wade a porté et supporté cette œuvre ambitieuse qui fait partie des éléments de consensus au Sénégal malgré les critiques de forme. Il a surtout partagé, avec ses compatriotes, la souffrance de l’enfermement dans une presqu’île saturée. La respiration arrive.
Ces projets à impact économique et social certain permettent au Sénégal de capitaliser les avantages que lui confère son image de pays stable et dont les fondamentaux de l’économie sont en bonne santé. La confiance renouvelée des bailleurs et autres partenaires au développement est un capital précieux. Son expression la plus récente est l’appui du Fonds monétaire international (Fmi) dans le cadre de la lutte contre les facteurs exogènes de la crise. Une note d’espoir qui reprécise clairement la nature et l’origine de nos difficultés. Il appartient à l’Etat de tout assumer, passif et actif. Mais il appartient aussi à tous les citoyens de ce pays de faire la part des choses entre les agressions économiques dictées par le contexte mondial, nos réussites personnelles, nos insuccès ou pesanteurs momentanées. La signature, hier, de l’acte portant financement du tronçon Pikine-Diamniadio, sur 22 kilomètres, est le couronnement de la bonne volonté des pouvoirs publics, représentés par les ministres d’Etat Karim Wade et Abdoulaye Diop, Aminata Niane, ministre conseiller et Directrice générale de l’Apix. C’est la deuxième phase après la première (Malick Sy-Pikine, sur 12 kilomètres), en compagnie d’un opérateur économique comme Gérard Sénac, Président Directeur Général de Eiffage Sénégal qui a mis 58 milliards. Ce groupe donne sa dignité au concept d’entreprise citoyenne, creuset de qualité dans l’exécution des tâches et de générosité lorsqu’il s’agit de partager le rire d’un élève à la faveur d’un soutien à l’éducation ou de laisser éclore le génie créateur d’un artiste grâce au mécénat culturel.
C’est le Sénégal qui gagne de l’élan dans cette communion autour du solide et de l’utile. Avec une foi inébranlable, notre pays a puisé dans ses ressources propres (50 milliards de francs Cfa) pour réaliser le premier tronçon Malick Sy-Pikine. La participation du privé et des partenaires au développement témoigne de l’attractivité de ce projet. Le modèle sénégalais est plus que jamais crédible. La voie est tracée. Le Sénégal s’y engouffre à la vitesse sûre et lucide d’une maîtrise du chronogramme, de justification de projets et des effets attendus sur l’économie et le bien-être en général. Un concept qui s’insère bien dans la Stratégie de croissance accélérée (Sca), cette autre autoroute d’une économie dont la base est fortifiée par une diversification des produits d’exportation, l’exploration de secteurs hors de ceux-là qui sont traditionnels, la conquête de nouveaux marchés, le développement de l’infrastructure économique et l’incitation à l’investissement. C’est la voie du futur. |
PAR MAMADOU SEYE |
| Economie |
PHASE II DE L’AUTOROUTE A PÉAGE : Le tronçon Diamniadio-Pikine en bonne voie |
Le groupe Eiffage est le partenaire privé qui apportera les 58 milliards restants pour boucler le coût du tronçon Diamniadio-Pikine de l’autoroute à péage. L’entreprise de travaux d’intérêts publics vient ainsi rejoindre l’Etat (58 milliards), la Banque mondiale (53 milliards), la Banque africaine de développement (33,2 milliards) et l’Agence française de développement (40 milliards).
Phase II de l’autoroute à péage, le tronçon Diamniadio -Pikine entre dans le vert, avec la signature de la concession au profit d’Eiffage-Sénégal, entreprise retenue pour l’option Bot retenue, sous le contrôle du le Conseil des infrastructures. On retiendra que la durée du processus de sélection, outre le glissement d’une année dans l’agenda du fait de la crise économique, est à l’image de l’importance accordée aux infrastructures structurantes comme épine dorsale d’une nouvelle politique d’aménagement du territoire salué par les ministres d’Etat Karim Wade (Infrastructures) et Abdoulaye Diop (Economie et Finances) qui ont paraphé le document, e avec le président Gérard Sénac et le Directeur du développement des concessions Jérôme Fleury du côté d’Eiffage, en présence de Mme Aminata Niane, ministre Conseiller et Directeur générale d’Apix en sa qualité d’autorité concédante déléguée.. C’est la concrétisation d’une vision partagée qui donne la priorité au désengorgement de la capitale sénégalaise au profit de nouveaux pôles économiques, dans le sillage de la bonne corrélation qu’il faut maintenir entre la croissance et l’activité transport dont « la contribution au produit intérieur brut (Pib) est passée de 9, 9 % en 2005 à 10, 8 % en 2006 pour atteindre 11, 1 % en 2007 ».
La 1ère expérience en Afrique subsaharienne
De fait, le projet fait partie d’un ensemble de mesures d’amélioration de la mobilité urbaine déclinées par les autorités depuis quelques années et considérée comme hautement prioritaire, au vu du coût de la congestion qui avait été estimée par une étude en 1998, à 108 milliards de FCFA, soit 4 ,6 % du Pib. Entre la voie de dégagement nord (VDN), partant de la place de l’OMVS à Diamniadio, l’élargissement de la RN1, la voie sur berge, les aménagements de carrefours et les passages autoroutiers, l’autoroute a péage est le projet routier le plus ambitieux depuis l‘indépendance du Sénégal, alors que le mode de financement en PPP par concession est la première expérience en Afrique sub-saharienne, dont se sont félicités tant Abdoulaye Diop que Karim Wade. Ainsi, après les tronçons Malick Sy-Patte d’Oie et Patte-d’Oie Pikine entièrement financés et réalisés par l’Etat, à hauteur de 78 milliards de FCFA, démarrés en octobre 2005 et s’est achevé en décembre 2008, les partenaires financiers sont intervenus pour la seconde phase pour boucler le budget le coût estimé à 320 milliards FCFA. Il faut dire que les deux institutions qui cofinancent le PPP insistent particulièrement sur le volet social du projet qui doit tenir dûment compte du relogement des populations impactées et de la restructuration du quartier spontané de Pikine-Sud. L’autoroute à péage s’est vue depuis lors accorder la priorité, du fait qu’elle contribuera à l’amélioration des conditions de vie de 25 % de la population sénégalaise. Le tronçon partira de Diamniadio dans les zones moins densément habitées, pour être en phase avec le programme de délocalisation des populations. Il s’agira d’une structure de chaussée avec une couche d’une épaisseur de 4 cm, sur 36 km avec 12 échangeurs principaux qui devrait être sera achevée en 2012. |
Fara Sambe |
| Economie |
L’impatience des usagers et des riverains |
L’ouverture de l’autoroute à péage est attendue par les usagers. Les habitants se trouvant sur le tracé, s’organisent pour le déguerpissement, préalable au démarrage de la phase suivante. Ils ont la possibilité de choisir entre un dédommagement en nature, en nature et en espèce et enfin en espèce.
Il est 18 heures. C’est le premier du mois, un jour ouvrable. Voilà un ensemble de facteurs qui produisent des bouchons sur des endroits comme la Patte d’oie et la route nationale jusqu’à Rufisque. Un long fil de véhicules se forme sur les échangeurs de la Patte d’oie. Cyclomoteurs et colporteurs disputent la chaussée aux particuliers, transporteurs en commun et quelques gros porteurs. Coincé dans les embouteillages, M. Diagne attend avec impatience l’ouverture prochaine de l’autoroute à péage. « Elle était prévue pour le début de ce mois de juillet », fait-il remarquer avant de souligner que « mieux vaut payer et arriver à temps que d’être tout le temps en retard ». Si ce banlieusard de Keur Massar est moins regardant sur le prix à payer, M. Diouf de Thiaroye Azur ne l’est pas. Il pense qu’en fixant celui-ci, il faut surtout tenir en compte le pouvoir d’achat des banlieusards. Sur la route nationale, juste avant le croisement de Cambérène, Mme Rokhaya Diop est comme tous les usagers prise dans les bouchons. Néanmoins, elle prend son mal en patience et attend impatiemment l’ouverture prochaine de l’autoroute à péage. Seulement la pikinoise qu’elle est, s’est demandé si elle doit payer et combien elle doit-elle payer.
De l’autre coté du croisement Seven Up, la préoccupation est tout autre. Dans cette partie de la banlieue, entre la route nationale et les rails, juste en face de Philip Morris, un pont sort petit à petit de terre. A côté, dans les maisons se trouvant sur le tracé de l’autoroute à péage, la poursuite des travaux est à l’ordre du jour. Fatou Samaké, une locatrice « depuis sept ans », salue « l’utilité publique de l’autoroute à péage ». Elle déplore le mutisme du gérant et estime qu’on doit les « avertir à temps » pour trouver d’autres locales. Oustaz Mamadou Mbaye est beaucoup plus imprégné que Mme Samaké. Sa maison jouxtant l’usine Nma Sanders devait accueillir hier nuit une réunion de quartier. Les convoqués devaient discuter des dispositions à prendre par rapport au déguerpissement. Depuis 2006, informe-t-il, ils sont en étroite collaboration avec l’Apix. Après cette date, les familles recensées, qu’il estime au nombre de 3 000, ont formé un collectif des associations des personnes affectées par l’autoroute à péage. Ces associations sont au nombre de cinq et sont organisées en fonction des cinq communes d’arrondissement traversées. Tout comme Mme Samaké, il estime qu’ils vont quitter parce que l’autoroute à péage est d’intérêt public mais exige-t-il des « conditions meilleures ». La réunion d’hier soir devait permettre aux concernés de revenir, ensemble avec l’Apix, sur les modalités du dédommagement avant la validation des choix faits. Selon M. Mbaye, les autorités leur avaient fait trois propositions. Il s’agit d’une maison clef en main dans la zone comprise entre Tivaouane Peulh, Keur Massar et Mbeubeuss, un terrain plus une somme d’argent ou un dédommagement financier uniquement. |
Aly DIOUF |
| Economie |
CONSEIL INTERMINISTÉRIEL SUR LA GOANA 1 ET 2 : L’ère de la syndicalisation des paysans |
Le bilan de la Goana I a été une réussite, compte tenu des résultats satisfaisants enregistrés dans les différentes filières agricoles et a invité les acteurs du monde rural à la syndicalisation, a estimé le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui a présidé un Conseil interministériel dont l’objectif était de faire le bilan de la campagne 2008-2009, de préparer celle de 2009-2010.
Tirant le bilan de la campagne agricole 2008-2009, en présence des membres du gouvernement, des chefs de services et directeurs généraux concernés, des représentants des acteurs du monde rural et des collectivités locales, le ministre de l’Agriculture et de la Pisciculture, Mme Fatou Gaye Sarr, a assuré que les productions agricoles ont été valorisées à plus de 989 milliards FCfa. Comparé à la campagne 2007-2008, il a été noté une hausse de 527 milliards FCfa en valeur absolue et 114 % en valeur relative. S’agissant des perspectives céréalières pour 2008-2009, l’on a noté que 69 % des besoins des populations en céréales, estimés à 2.328.160 tonnes de céréales, ont été couverts, contre 38 % l’année précédente. Pour ce qui est du riz, le taux de couverture des besoins du pays en cette denrée est passé de 19 % à 40 %.
Selon le ministre l’Agriculture, la Goana I a été réussi grâce aux efforts de l’Etat dans la subvention des intrants (engrais et semences surtout) et à une forte mobilisation des acteurs du monde rural pour concrétiser la vision et l’appel du chef de l’Etat, afin d’atteindre la souveraineté alimentaire.
Pour la préparation de la campagne agricole 2009-2010, les objectifs de production des principales cultures céréalières sont fixés à 750.000 tonnes pour le riz, 1 million de tonnes pour le maïs, 1.550.000 tonnes pour le mil, le sorgho, le blé et le fonio. En ce qui concerne les principales cultures industrielles, il est prévu une production de 1 million de tonnes pour l’arachide et 35.000 tonnes pour le coton. Quant aux cultures légumières et fruitières, elles sont estimées à 630.950 tonnes et 229.500 tonnes respectivement. Clôturant ce Conseil interministériel, le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, s’est félicité de la réussite de cette campagne et a appelé l’ensemble des acteurs à la syndicalisation des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs. Il a précisé que cette syndicalisation, qui a rencontré l’adhésion de tous les intervenants, doit concerner tous les acteurs du monde rural. |
Mamadou SY |
| Economie |
TISSAGE ARTISANAL : DU MATÉRIEL D’ENGRENAGE, DE CARDAGE ET DE FILATURE AUX JEUNES FILLES |
Les groupements de Yakaar de Niani Ouly de Koussanar dans le département de Tambacounda et de Whepsa de Kaolack viennent de recevoir au centre des œuvres catholiques de Koungueul un important lot d’équipements du programme croissance économique de l’USAID. Constitué d’égreneurs et de filateurs manuels et électriques, cet important don s’est déroulé en marge de la formation sur les techniques d’engrenage, de cardage et de filature manuelle. Une opportunité pour les jeunes filles d’améliorer la productivité et la qualité des fils Bio naturels pour accéder à des marchés fructueux. A Koungueul où une trentaine de jeunes filles est occupée, à côté des femmes adultes, à carder le coton bio, le matériel moderne ouvre des perspectives heureuses, dira Youssouf Diagne l’expert du programme. En partenariat avec « Aid to Artisans », il s’agit selon lui de diversifier les produits et de renforcer toutes les activités le long de la filière jusqu’à la teinture pour plus de valeur ajoutée, notamment dans le cadre de la facilité Agoa. Pour Peters Trenchard Directeur du bureau croissance économique de l’Usaid Sénégal il s’agit d’appuyer l’Etat du Sénégal tout comme avec le projets Wulla Naafa en boostant quelques vingt filières, en plus du coton naturel biologique. |
P. D. SIDIBE |
| Economie |
BIOCARBURANTS-SOCIÉTÉ CIVILE : MISE EN PLACE D’UNE COALITION |
Une trentaine d’organisations, ONG, associations de cultivateurs et acteurs du domaine agricole ont décidé de mettre sur pied une coalition afin de poser le débat autour des biocarburants dans notre agriculture. Cette décision fait suite à l’atelier de restitution des études sur les agro-carburants, la sécurité alimentaire et les zones humides. Avec l’idée de recourir à des énergies alternatives en substitution au pétrole, la culture des agro-énergies a bénéficié en Europe de l’assentiment des parlements pour lutter contre la dépendance énergétique. Cette culture qui s’industrialise , peut s’exporter en Afrique et poser des problèmes quant à la gestion foncière et même à la souveraineté alimentaire , avance Fatou Mbaye d’Action Aid. Déjà au Sénégal, on a introduit la culture expérimentale du Jatropha (TABANANI) comme biocarburant. Mais, pour Alioune Gueye du Cncr, il urge de poser le débat car depuis quelque temps, on voit des occidentaux demand er des terres pour l’expérimentation de ces cultures . Mais pour Sidi Ba du cadre de concertation des cultivateurs d’arachide, il ne faut pas dire non de facto. Le plus important à ses yeux demeure la manière de poser le problème et de connaître si les agro -carburants sont un leurre ou une solution pour les pays africains.
2,4 %
C’est le rééquilibrage du CAC 40 après six mois d’une valse infernale. Selon le figaro bourse, les cours de Bourse font le grand écart. Rouge, jusqu’au 9 mars, date à laquelle l’indice parisien est tombé, en séance, sous le seuil des 2 500 points, en perte de plus de 20 % depuis le 1er janvier. Hier, c’était un rebond spectaculaire de plus de 35 %, s’approchant début juin des 3 400 points, à l’instar de toute la planète boursière aux premiers signes avant-coureurs de la stabilisation des économies mondiales . Au point que « Les marchés, qui semblaient parier sur la fin du monde, sont revenus à un scénario plus modéré », selon notre source. |
A. M. NDAW |
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Route du Service géographique, Hann Dakar - Tél :
+221 859.59.90 - Fax : +221 859 59.59 |
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