QUOTIDIEN
SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES |
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| Santé et Cadre de vie |
CONTRACEPTION D’URGENCE : Une méthode méconnue des femmes et des pharmaciens |
Une étude qualitative menée, en juillet 2009, par la Division de la santé de la reproduction (Dsr) et Population Council, a montré que seul 25% de la population connaissent la contraception d’urgence.
« Le pharmacien m’a dit que c’était fichu. Au-delà de 72 heures, la contraception d’urgence ne peut rien résoudre. Il m’a conseillé d’aller voir un gynécologue ». « Le vendeur m’a dit que ce médicament n’est plus efficace au-delà de 48 heures ». « Les vendeurs ne prennent pas le temps de parler avec les clients. Ils parlent peu et donc pas d’explications complètes ». Ces extraits montrent une faible connaissance, à Dakar, de la Contraception d’urgence (Cu) aussi bien chez les pharmaciens, les vendeurs en pharmacie, que les clients. Ils sont tirés des résultats d’une enquête, sur la Cu, réalisée du 10 au 13 juillet 2009, dans des pharmacies de Dakar et sa banlieue.
Cette étude qualitative a été menée par la Division de la santé de la reproduction (Dsr) avec l’appui de Population Council. Les résultats ont été présentés, mardi dernier, à la Maison de la Culture Douta Seck.
Dans sa présentation, la coordinatrice du Projet Contraception d’urgence de Population Council, Mme Youmané Faye, a déploré cette faible connaissance, parce que les usagers du produit le comparent à la pilule du lendemain.
Les femmes interrogées pensent qu’elles ne peuvent prendre la Cu qu’au lendemain de leurs rapports sexuels, alors que l’idéal est que cette pilule soit prise le plutôt possible, pour une efficacité maximale, a expliqué Mme Faye.
Selon elle, « plus le temps passe, plus l’efficacité du produit diminue. Malheureusement, nos femmes ne connaissent que la pilule du lendemain, qu’elles comparent à la Cu. Elles doivent être sensibilisées sur l’importance de ce produit ». Et de préciser que l’efficacité de la Cu peut aller jusqu’à 120 heures au lieu des 72 h ou 48 h indiquées par les prestataires des pharmacies privées.
L’étude a aussi révélé que la majorité des femmes qui connaissent le produit, se dirigent vers les officines, après des rapports sexuels non protégés.
« Alors que l’objectif du ministère de la Santé et de ses partenaires est que les usagers aillent directement vers les structures de santé publique où le produit est disponible, au prix de 200 FCfa. Contrairement aux pharmacies privées où il varie entre 3.200 à 3.800 francs Cfa », a informé Mme Faye.
L’étude, qui a permis d’évaluer la disponibilité et la qualité des services de la Cu dans les pharmacies privées, a montré que le Norvelo et les pilules classiques sont les plus utilisés par les clientes, même si elles ne sont pas informées des effets secondaires de ce produit. Pis, les règles de confidentialité ne sont pas respectées avec les clientes. Malgré tout cela, les 76 personnes interrogées souhaitent que les adolescentes, qui sont les plus exposées aux grossesses précoces et dangereuses, prennent impérativement la Cu qui est une méthode efficace pour prévenir les grossesses non désirées dans des situations d’urgence (viol).
Plusieurs recommandations ont été faites. Il s’agit de former les prestataires des pharmacies privées sur les nouveaux protocoles en matière d’offre de Cu. La Cu doit être promue à travers les centres spécialisés, hôpitaux, centres de Santé, pharmacies, pour ne pas créer des problèmes avec les religieux et les coutumes sénégalaises. |
Eugène KALY |
| Education et Formation |
PROJET D’APPUI A L’AMÉLIORATION DE L’ENVIRONNEMENT SCOLAIRE : La Jica va financer la 2ème phase |
L’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) a décidé de financer la 2è phase du Projet d’appui à l’amélioration de l’environnement scolaire au Sénégal (Paes) qui a sensiblement amélioré la qualité dans la région de Louga. Ce qui permettra d’étendre le projet aux autres régions.
Le Représentation résident adjoint de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), Macaty Fall, a exprimé sa satisfaction eu regard des résultats réalisés par le Paes dans l’enseignement élémentaire à Louga. C’était au cours d’un atelier de partage qui s’est tenu hier à Dakar et qui a regroupé les Inspecteurs d’académie (Ia), Inspecteurs départementaux de l’éducation (Ide), ainsi que des partenaires techniques, financiers et sociaux de l’école. « Avec le Paes, la Jica est allée à la base pour renforcer les capacités de tous les acteurs qui gravitent autour de l’école pour leur permettre d’exprimer leurs besoins. Dans la région de Louga où le projet est en phase d’expérimentation, nous sommes parvenus à créer les conditions nécessaires à l’apprentissage pour réduire le taux d’abandon, inciter les parents à faire un suivi rapproché et aider les enseignants à donner beaucoup de cours de renforcement. Selon les statistiques, le Paes a engrangé un bon de 26 points », a expliqué M. Fall.
Il s’y ajoute que, l’année dernière, le projet a été évalué par une mission venue de Tokyo. Les conclusions sont encourageantes et pourraient même justifier une extension de l’approche du projet à d’autres régions du Sénégal.
« Le Japon a accepté de financer la 2ème phase qui sera élargie aux autres régions. Nous sommes en train d’étudier la question avec les autorités du ministère de l’Education », a révélé Macaty Fall. Lancé en 2007, le projet mobilise 600 millions de FCfa chaque année.
Pour sa part, le point focal du Paes à l’Iden de Louga, Mor Guèye, a indiqué que l’aspect positif du projet consiste à faire de l’école, celle de la communauté. « Le Paes a changé l’environnement scolaire à Louga.
Plusieurs activités liées à l’apprentissage et au cadre scolaire ont permis d’avoir un bon qualitatif » a-t-il ajouté. Selon lui, les Comités de gestion de l’école (Cge) sont certes institutionnalisés par le décret 2002-652 du juin 2002 mais leur mis en œuvre connaissait des difficultés. Il y a eu une redynamisation des Cge avec le Paes qui a donné un nouveau souffle. « Si le cadre scolaire est propice, les résultats suivent », s’est-t-il réjoui. |
Maké DANGNOKHO |
| Education et Formation |
LYCÉE DEMBA DIOP DE MBOUR : PROFESSEURS ET ÉLÈVES BATTENT LE MACADAM POUR LE DÉPART DU PROVISEUR |
Depuis quelques semaines, le lycée Demba Diop de Mbour traverse une crise. 105 professeurs ont signé une pétition demandant le départ du proviseur. Hier, ils sont passés à la vitesse supérieure en battant le macadam. Selon leur porte-parole, Samba Ndiaye, ils reprochent au proviseur sa gestion solitaire de l’école, rappelant que le conseil de gestion et d’établissement doit, dès le début de l’année, entamer son travail. Cependant, jusqu’à présent, ce conseil n’a pas été convoqué. Pour lui, tout cela est la conséquence de la gestion « royale » du proviseur. Les enseignants reprochent aussi au proviseur ses « agissements anti-pédagogiques » puisqu’il « entre à sa guise dans les salles de classe pour faire des remarques désobligeantes aux professeurs ». Le porte-parole dénonce aussi sa politique « d’intimidation » à travers la « baisse drastique des notes des professeurs ». La pétition et les lettres d’accompagnement ont été déposées sur la table du proviseur et sur celle du préfet. M. Ndiaye s’est félicité du caractère « pacifique » de la marche, espérant que les autorités prendront en compte de leur revendication. |
Amath Sigui NDIAYE |
| Gens et Société |
ACCUSE DE MALVERSATIONS SUR PLUS DE 1,6 MILLIARD DE F CFA : L’ex-Dg de l’Artp inculpé et placé sous mandat de dépôt |
Daniel Goumbalo Seck, ancien directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) est en prison depuis hier. Suite à son audition par le doyen des juges d’instruction, Mahawa Sémou Diouf, il a été inculpé pour malversations financières portant sur plus de 1,6 milliard de francs et placé sous mandat de dépôt.
L’ex-directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Daniel Goumbalo Seck, est en prison depuis hier. Il est accusé de fautes de gestion portant sur une somme estimée à plus d’un milliard de francs Cfa. M. Seck est passé hier devant le doyen des juges d’instruction, Mahawa Sémou Diouf, pour s’expliquer. Sa famille s’est présentée avec une enveloppe de 160 millions de francs pour servir d’acompte afin d’éviter à l’ex-Dg de l’Artp la prison. Mais le magistrat a jugé le montant insuffisant et a finalement décidé d’inculper et de placer sous mandat de dépôt M. Seck pour malversations financières. Il est reproché à Daniel Goumbalo Seck d’avoir effectué des dépenses hors normes estimées par l’Inspection générale d’Etat (Ige) à plus de 1,6 milliard de francs Cfa. Selon le magazine « La Gazette », dans un rapport transmis au chef de l’Etat en septembre 2009 par l’Ige, il a été recommandé de procéder au limogeage de M. Seck et sa traduction devant les juridictions de ce pays. Dans ledit rapport, il est reproché à l’ex-Dg, de s’être auto-approprié des ristournes et autres dividendes tirées de la vente de la licence de Sudatel, troisième opérateur de téléphonie mobile au Sénégal qui exploite la marque « Expresso ». Il lui est aussi reproché d’avoir donné des centaines de millions à l’Agence nationale pour l’Organisation de la conférence Islamique (Anoci) sans que les autorités de celle-ci en fassent la demande. Tous ces manquements consignés dans un rapport de l’Ige lui avaient valu un limogeage à la tête de l’Artp où lui a succédé Ndongo Diao, un cadre de la boîte.
Pourtant, à la publication de l’article de « La Gazette », Daniel Goumbalo Seck avait contesté les faits. N’empêche, il fut déchargé de ses fonctions en conseil des ministres. Il s’en était alors suivi un fort mouvement de contestations de la part des différentes associations des jeunes catholiques et cadres, arguant que M. Seck est l’un de leurs rares membres et coreligionnaires promus à de « hauts postes de responsabilité dans ce pays ». Finalement, le président de la République était revenu sur sa décision avant de le licencier à nouveau suite aux autres manquements dont il a fait preuve. Il s’agit des centaines de millions que lui et certains cadres de la boîte se seraient octroyés avec la vente de la troisième licence à Sudatel. |
Yathé Nara NDOYE |
| Gens et Société |
EMPLOI SALARIE MODERNE AU SENEGAL : Une hausse de 1% enregistrée entre 2006 et 2009 |
La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) a révélé dans une étude que l’emploi salarié moderne a enregistré une hausse de 1% entre 2006 et 2009. Ladite étude a été restituée hier à la presse.
Selon une étude de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), présentée hier à la presse, l’emploi salarié moderne a enregistré une croissance de 1% entre 2006 et 2009. Passant au peigne fin l’évolution de l’emploi au niveau sectoriel, l’auteur de l’étude, Fatou Diané Guèye, par ailleurs chef de la Division des synthèses conjoncturelles à la Dpee, dira qu’en rapport avec l’évolution erratique de l’activité, l’emploi dans le secteur industriel est en baisse de 6,3% en décembre 2009, comparé à 2006. Ici, certains sous-secteurs comme les industries chimiques ont connu une baisse d’emploi de l’ordre de 21,2% ; en revanche, d’autres comme les industries extractives et de l’énergie ont enregistré des hausses respectives de 37,6% et 12,5%. Le Btp a connu une hausse de 14,2%. Au niveau du secteur tertiaire, le sous secteur du commerce a enregistré une hausse de 9%, les services immobiliers 54,4%, l’éducation 51,6%, les télécommunications 18%, les services d’hôtellerie y compris la restauration et le transport ont enregistré des baisses respectives de 7,2% et 11,6%.
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, a renseigné le directeur de la Dpee, des démarches ont été entreprises auprès de la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid), afin de disposer d’informations infra annuelles fiables, relatives à l’emploi du secteur moderne. Cette étude qui est une première, vise, d’après Sogué Diarisso, à améliorer les indicateurs utilisés dans le cadre du suivi mensuel de la conjoncture économique, mais aussi de fournir des informations quantitatives fiables pour appréhender l’emploi salarié dans les différents secteurs d’activités modernes dans un délai d’un mois. Le travail de collecte a commencé depuis le mois d’octobre 2009 et une période d’essai de trois mois à permis d’affirmer la faisabilité du suivi de l’emploi à travers les Versements de retenues à la source (Vrs). |
Aly DIOUF |
| Gens et Société |
VENTE ILLÉGALE DE TERRAIN : Les prévenus, victimes de leur ignorance |
Ibrahima Diallo est un prévenu hors du commun. Prévenu pour vente illégale de terrain appartenant au domaine national, il soutient mordicus que le terrain qu’il a vendu se trouve dans le champ que son grand-père puis son père ont cultivé depuis longtemps. Pour lui, cela suffisait pour montrer qu’il était le vrai propriétaire du champ.
Ibrahima Diallo et Samba Guèye comparaissaient pour les délits de vente illégale de terrains appartenant au domaine national. Le premier prévenu a soutenu mordicus que le terrain qu’il a vendu se trouve dans le champ que son grand-père puis son père ont cultivé. Donc il lui appartenait. « C’était le champ de mon grand père. Par la suite, mon père l’a cultivé. Depuis l’âge de huit ans, je fréquentais ce champ », a-t-il déclaré. « Avez-vous des papiers attestant que ce terrain appartient à votre grand-père ou père », lui demande le président du tribunal. La réponse est négative. « Pour pouvoir vendre une parcelle issue de ce champ qui relève du domaine national, il faut avoir des pièces comme un bail ou un permis d’occuper attestant que vous êtes le propriétaire du terrain. Il faut faire des démarches administratives pour établir votre possession coutumière dudit champ », lui fait remarquer le président du tribunal. Le prévenu a fini par reconnaître sans difficultés qu’il ne possédait aucun papier attestant que le champ appartenait à son grand-père ou père ni à lui. Il a indiqué qu’il était en train de faire des démarches administratives pour entrer en possession du champ. Quant à l’autre prévenu, Samba Guèye, il a reconnu les faits.
Le représentant du parquet est formel. Selon lui, aucun des deux prévenus ne détient un titre attestant qu’il est propriétaire des champs en question. Sa conviction est que les prévenus doivent montrer les pièces des champs dont ils prétendent être les propriétaires avant de procéder à la vente de terrains. Pour la répression, il s’est rapporté à la décision du tribunal. Il n’y avait pas de partie civile car la procédure a été déclenchée par un des démembrements de l’Etat qui faisait une enquête domaniale dans cette zone.
Me Ibrahima Diagne, avocat de la défense, a reconnu la culpabilité de ses clients. Pour lui, le vrai propriétaire d’un terrain doit avoir des pièces. Sa position est qu’Ibrahima Diallo, l’un des prévenus, a été victime de sa prétention. Donc il doit nécessairement appartenir à leur famille, à lui. « Il croyait qu’il avait un droit définitif sur le champ », a regretté l’avocat qui ajoute en ces termes : « nous sommes fautifs. Tout ce qu’on a dit n’a pas été étayé par des éléments probants auxquels on peut apporter du crédit ». Me Diagne a sollicité une peine assortie de sursis à l’endroit de ses clients. Selon lui, les conséquences des actes de ses clients allaient être beaucoup plus graves s’il y avait une comparution d’une quelconque partie civile. Le tribunal, après en avoir délibéré, a déclaré les deux prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés et les a condamnés à trois mois assortis de sursis et à payer une amende de 100.000 francs Cfa. |
Souleymane Diam SY |
| Gens et Société |
VENTE ILLICITE DE MÉDICAMENTS DE LA VOIE PUBLIQUE : Les prévenus condamnés à payer 50.000 francs d’amende |
Les nommés Bassirou Dieng et Mambaye Sarr ont fait face au tribunal des flagrants délits de Dakar. Ils étaient prévenus pour les délits de vente illicite de médicaments sur la voie publique. A la barre, ils ont reconnu les faits en indiquant que leurs marchandises ne contenaient uniquement que du paracétamol. « Vous vendez du poison et non de médicaments », s’est indigné le représentant du parquet qui rejette l’argument des prévenus selon lequel ils n’étaient pas au courant de l’interdiction au Sénégal de la vente de médicaments dans la rue. « C’est faux », rétorque le procureur qui soutient que les deux prévenus ont bel et bien été au courant de la fermeture de Keur Serigne Bi. « Vous avez toujours défendu à la barre que vous allez abandonner cette activité illicite, mais une fois que vous êtes élargi de la prison vos déclarations n’ont jamais été suivies par des actes concrètes », a regretté le représentant du ministère public qui a plaidé l’application de la loi pénale. Me Amadou Sow, avocat de deux prévenus, demeure convaincu de la culpabilité de ses clients. « C’est un acte grave qui met en danger la santé des populations. Ce sont ces mêmes médicaments qui soignent et qui tuent », a-t-il reconnu. Toutefois, l’avocat de la défense croit savoir que ses clients sont victimes de leur ignorance. « Ils ne savent pas même les conséquences qui découlent de cette activité », a-t-il précisé avant de plaider pour une application bienveillante de la loi pénale. Le tribunal, après en avoir délibéré, a déclaré les deux prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés et les a condamnés à un mois sursis et à payer une amende de 50.000 francs. |
S. Diam SY |
| Régions |
RUFISQUE : Cheikh Atkhana prône le retour au Coran et à la sunna |
Au rythme des « tabalas » et des chants à la gloire du Prophète Mouhamed (Psl), Cheikh Atkhana Aïdara a célébré le « gamou » dans sa maison de Rufisque. Au cours de cette soirée marquant la nuit de naissance du Prophète, le président de la fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh a invité les fidèles à retourner au Coran et à la Sunna. Deux référentiels de base qui, selon lui, doivent être invoqués de plus en plus par les fidèles musulmans dans un monde complexe où l’Islam fait l’objet de critiques de toutes parts. Et le Cheikh de rappeler qu’en cette période, un « islam des caricatures » est de plus en plus véhiculé, réduisant la religion musulmane à une suite de certitudes, de dogmes et de pratiques. Face à cette « islamophobie qui n’a plus de pudeur », accentuée par l’interdiction d’érection des minarets, par la critique au « hijab » ou à la « burqa » ou encore par la division des musulmans en modérés et fondamentalistes prônés par certains, Cheikh Atkhana recommande à faire face. Et pour lui, l’unique voie de salut reste le Coran et la sunna.
Durant la soirée, plusieurs discussions ont été faites sur la vie du Prophète, le coran et sur l’islam. |
Maguette NDONG |
| Régions |
VÉRITABLE PÔLE DE CONVERGENCE ET D’INTÉGRATION SOUS-RÉGIONALE : Ndiassane face aux défis de la modernisation |
Situé à une vingtaine de kilomètres de Thiès et à quelques encablures seulement de Tivaouane, le village de Ndiassane est réputé pour son Gamou annuel. Un jour béni qui, à travers d’intenses moments de dévotion, de prières, de communion et de pardon, commémore le huitième (8e) jour de la naissance du prophète Mohamed (Psl).
Mais, parallèlement à cet aspect religieux, Ndiassane constitue un véritable pôle de convergence commerciale avec son marché sous-régional où, Sénégalais, Maliens, Gambiens, Burkinabè et autres Ivoiriens se côtoient au tour d’importants échanges commerciaux. Aujourd’hui, la modernisation du village, en le dotant d’infrastructures, constitue la préoccupation du khalife. Reportage.
Le Gamou de Ndiassane est une façon pour les initiateurs de ce rendez-vous religieux de perpétuer la tradition en choisissant d’organiser le « baptême » du prophète Mohamed (Psl) une semaine après le Gamou de Tivaouane. L’on sait que la proximité géographique entre Tivaouane et Ndiassane fait qu’une parfaite cohésion entre les deux cités religieuses mérite d’être citée en exemple. Le village de Ndiassane a été crée en 1883 par le vénéré Cheikh Mouhamed Bouh Kounta, qui avait d’excellents rapports à l’époque avec le Maodo de Tivaouane, Cheikh El Hadji Malick Sy (Rbt) avant de décéder en 1914. Ainsi, Cheikh Bekkaye Kounta, Cheikh Sidy Lamine Kounta, Cheikh Mouhamed Kounta, Cheikh Sidy Yakhya Kounta se succédèrent au khalifat qu’occupe, aujourd’hui, Cheikh Mouhamed Bouh Kounta, pour préserver cet inestimable héritage spirituel plein de symboles qui a été légué par le premier khalife. Ce qui vaut ces grands moments de communion spirituelle qui drainent à chaque édition de nombreux fidèles venant de toutes les contrées du pays et de la sous-région.
Marché sous-régional
Mais, le temps de cette rencontre, Ndiassane peine à contenir tout ce monde dont une bonne partie venant des pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, la Côte-d’Ivoire, la Gambie, s’active dans le commerce à côté des Sénégalais.
Ce qui fait de Ndiassane un véritable pôle de développement économique. D’importants échanges s’y développent le temps du Gamou et au-delà même puisque plusieurs d’entre eux sont obligés de rester dans la localité pour pouvoir épuiser leurs stocks de produits et marchandises. Ils viennent de partout par milliers par bus. Le commerce du tissu surtout : le « Thioup » malien est très prisé ici par les Sénégalais. Les Maliens, d’ailleurs, occupent pour la plupart le marché du village, mais également les Burkinabè qui proposent aussi des tissus « Danfaso », les Mauritaniens avec leurs tissus de voile léger (Meulfes) et aussi les Gambiens. Il y a d’autres produits et marchandises qui sont exposés.
La Malienne Sarata Kantago, venue de Bamako pour la première fois à Ndiassane propose non seulement des tissus « Thioup », mais elle vend aussi de la karité, du savon et du « Gowé » (ndlr : encens). Le seul problème pour elle c’est que : « ça ne marche pas comme on le veut. C’est la première fois que je viens à Ndiassane pour prier et mener des activités commerciales en même temps ».
Venue deux jours avant le Gamou avec d’autres fidèles maliens, Sarata compte, selon elle : « rester jusqu’à ce que le stock de marchandises que j’ai amené s’épuise. Les clients qui viennent ne donnent pas beaucoup l’argent. Nous sommes obligés souvent de nous soumettre eu marchandage en cédant le tissu « Thioup » entre 7.500 Fcfa et 9.000 Fcfa. Rarement nous avons des clients qui acceptent de payer 10.000 Fcfa ». Toutefois, l’activité commerciale a favorisé Ndiassane, l’un des plus gros villages de la Communauté rurale de Chérif Lô avec près de 2.000 habitants, un bel exemple d’intégration sous-régionale qui ne laisse pas indifférent l’entourage du khalife, tout comme le conseil rural. Une colonie malienne a déjà jeté son dévolu dans le village et elle commence à s’agrandir de plus en plus et à chaque Gamou, on note de nouveaux arrivants.
Nécessité d’un plan d’urbanisation
Pour dire que la vocation de véritable pôle d’échanges commerciaux fait qu’il urge, selon Mouhamed Kounta, fils de l’actuel khalife et porte-parole-adjoint de la famille Kounta de : « délocaliser non seulement le site du marché mais également d’y construire de nouvelles infrastructures marchandes. De ce point de vue, un nouveau site a été trouvé vers la sortie du village, ce qui permettra de décongestionner le centre à l’occasion de Gamou qui draine de plus en plus de monde à chaque édition. Il est aussi envisagé la construction d’une gare routière ». Aussi, ajoute le porte-parole-adjoint de la famille Kounta, par ailleurs professeur de pédagogie à l’Ecole normale supérieure : « il convient d’étendre le village qui étouffe sérieusement. Le foncier étant très limité, nous pensons qu’il serait souhaitable d’élaborer pour Ndiassane, qui est entouré que de champs de culture et où les terres n’ont aucun statut, un plan d’urbanisation ou un plan de développement urbain ».
Mohamed Kounta de sauter sur l’occasion pour évoquer la récente décision prise pour l’extension de Tivaouane, qui a intégré quelques villages autour de Ndiassane. Selon lui, « il serait souhaitable d’encourager les pôles intégrés de développement. Car, il ne s’agit pas d’éviter Ndiassane, tourner autour, intégrer des villages contre la volonté des populations. Mais, nous pensons qu’il faut voir grand et il faut voir intégration. Et, au nom de la confrérie, nous ne demandons qu’à être autonomes. Ndiassane est à côté de Tivaouane, mais il ne sera jamais un quartier de Tivaouane pour des raisons confrériques, d’autonomie et d’indépendance ».
Le défi des infrastructures
Des infrastructures, le village de Ndiassane en a aussi besoin. Et, par rapport à l’équipement de Ndiassane, la construction d’une maison du khalife est une nécessité absolue, selon son porte-parole.
« Aussi, on attend la finalisation et c’est un financement privé et personnel du président de la République de 500 millions de Fcfa, d’un espace qui, du point de vue statistique, est réalisé pratiquement à 100% du gros œuvre. Il reste à peaufiner et ce sera très utile pour nous, à l’image de Touba, nous pourrions héberger nos hôtes surtout qui viennent des familles religieuses, nous aurons une salle multimédia, des appartements privés, des salles de réunion, entre autre. Nous espérons qu’au prochain Gamou, cette maison sera inaugurée par celui qui a financé cet édifice qui sera équipe d’un espace multimédia ». A Ndiassane, un « daara » moderne d’un coût de 300 millions de Fcfa est en construction. Les travaux sont toujours à la traîne au point qu’on se pose même la question dans le village de savoir qui gère ce dossier. Pourtant, on constate que les travaux sont à 80% achevés. Ce qui fait que le bâtiment est devenu le refuge des délinquants et même des rats et autres animaux. La modernisation des cimetières et la réalisation d’un abri pour les réceptions officielles lors des Gamou pour 60 millions de Fcfa que nous allons réaliser sur fonds propres figurent dans les projets du khalife de Ndiassane, en rapport avec le conseil rural de Chérif Lô, il s’y ajoute l’édifice dit : « Keur Sidy Lamine » qui est bien connu et qu’il convient de réhabiliter. Les bâtiments occupés par des familles qui refusent de les quitter pour des raisons affectives, qui ne savent pas où aller, menacent de tomber en ruines. Il faut réfléchir pour trouver les voies et moyens de sauver cet édifice qu’on pourrait même classer Patrimoine historique de l’humanité.
Qui parle de Ndiassane pense aussi aux céans, cette source d’eau mystique qui, nous a-t-on expliqué, a été à l’origine même de la création du village. Le site est aujourd’hui enseveli par le sable du désert, alors qu’on pouvait penser à la limite y implanter un forage. Ce qui, de l’avis de Mouhamed Kounta : « aurait réconcilié les habitants de Ndiassane avec leur terre. On se rappelle des « nanas » (menthe) de Ndiassane pour faire le thé sans engrais, les cocotiers du village entre autre, qui faisaient le charme de Ndiassane à l’époque. Mais, aujourd’hui, rien n’est fait autour de cette source alors qu’on est en entrain de faire des bassins de rétention, des lacs artificiels ailleurs. On pouvait nous aider à retrouver cette source ». |
Reportage de Mohamadou SAGNE |
| Régions |
POUR RECOUVRIR LE BUDGET DE TAMBA : Véhicules et motos aux agents et services techniques de l’Etat |
Les défis du maire Oury Bâ et de ses conseillers restent le projet de budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1.343.859.500, connaissant une hausse de 434.592.292 de Fcfa en valeur absolue et 32,33% en valeur relative.
Il s’agit de mettre à la disposition des collecteurs des services techniques de l’Etat 25 motos pour neuf millions, trois véhicules et un tracteur pour relever les défis de recouvrement des taxes, de la collecte des ordures ménagères afin de faire face aux énormes problèmes de développement de la commune pour atteindre l’amélioration des conditions de vie des populations de Tambacounda.
Les préoccupations affichées par le maire Oury Bâ ont été réaffirmées au cours de la cérémonie de réception du matériel roulant composé de 25 motos d’un coût de 9 millions et un véhicule 4X4 de 17 millions en attendant deux autres et un tracteur évalués à 40 millions de Fcfa qui seront livrés incessamment. Le matériel roulant est destiné aux collecteurs de fonds, aux services techniques partenaires de la mairie, au Trésor, aux Impôts et Domaines, à l’urbanisme et au cadastre pour couvrir les 7,2 km² de la commune et braver la chaleur.
Pour M. Bâ, l’appel à toutes les forces vives et le budget de rupture qui est en oeuvre vont permettre la matérialisation de l’approche participative et de la place du genre dans les grands axes de développement. Le combat contre les évasions fiscales est engagé et va permettre de faire face aux ambitions affichées dans les secteurs prioritaires de l’éducation, de la santé et de l’assainissement. Le décongestionnement du marché central, les deux grandes opérations Tambacounda ville propre, les 8 mille moustiquaires imprégnées distribuées et l’acquisition d’un corbillard sont autant d’actions qui s’ajoutent à l’assainissement des finances, surtout la réorganisation de l’Etat civil où les recettes sont multipliées par quatre restent les points turgescents des réalisations, dira le maire de Tambacounda.
L’édile Oury Bâ met en exergue sa farouche volonté de faire de cette ville une capitale moderne. Il a noté les acquis que sont la réorganisation de l’Etat civil et la ferme volonté de le moderniser et de l’informatiser et surtout de restaurer les archives qui sont dans un piteux état. Il y a aussi la réorganisation du système intégré de valorisation des déchets SINVAD et le démarrage de l’usine de compostage. En plus de la mise en place d’un site portail web mairietambacounda.com sur le plan communicationnel. |
Pape Demba SIDIBE |
| International |
PAPA MOuHAMED KONTE, DIRECTEUR DE LA FRANCOPHONIE : Une philosophie fondée sur le développement à la base et la recherche de la paix |
La quinzaine de la Francophonie a démarré le 4 mars dernier au Sénégal et se poursuit jusqu’au 20 mars prochain sur le thème « La diversité au service de la paix ». Le riche programme d’activités est également placé sous le signe des 40 ans de la Francophonie commémorant la signature du traité créant l’Agence de coopération culturelle et technique (Acct). C’est le prétexte pour échanger avec Papa Mouhamed Konté, le directeur de la Francophonie sur les options de l’Oif vers la promotion de la langue et de la diversité, mais aussi de développement durable et de recherche de la paix.
M. Papa Mohamed Konté, vous êtes directeur de la Francophonie ; votre direction est impliquée dans l’organisation de la quinzaine de la Francophonie qui se tient du 4 au 20 mars ; avant de revenir sur ce sujet, pouvez-vous nous précisez la structuration et les missions de la direction de la Francophonie ?
La direction de la Francophonie, placée maintenant au niveau du ministère de la Culture, est la structure remplaçante de la Commission nationale pour la Francophonie que dirigeait Mme Mame Fatim Guèye jusqu’en 2007, avant qu’on ait créé en lieu et place la direction de la Francophonie. Ce département a été dirigé, à sa création, par Mme Aminata Lô Paye, partie depuis lors, avec une promotion, au niveau des instances de l’Uemoa. J’assure l’intérim à cette direction depuis le départ de Mme Paye, en février 2008.
La direction de la Francophonie, rattachée au ministère de la Culture, a parmi ses missions l’organisation de la participation du Sénégal à toutes les instances de la Francophonie et notamment au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement ayant le français en partage. Notre direction doit assurer le suivi des décisions prises lors des sommets de la Francophonie, en relation avec les ministères concernés et le représentant personnel du chef de l’Etat à l’Oif. Nous devons susciter les initiatives et accompagner les actions susceptibles, renforcer et promouvoir la Francophonie, coordonner et évaluer au plan national, l’ensemble des actions menées dans le domaine de la Francophonie, tout en assurant la fonction de correspondant national de l’Oif.
Quels sont les liens entre Mame Fatim Guèye, représentante du Sénégal à l’Oif et la direction de la Francophonie ?
C’est bien de le préciser, Mme Mame Fatim Guèye est représentante personnelle du chef de l’Etat auprès du Cpf (Conseil permanent de la Francophonie) qui a en charge les questions politiques. Ce sont les représentants des chefs d’Etat qui siègent autour des questions sensibles, politiques et des orientations pour le fonctionnement de l’Oif.
Comment se déroule la mission en tant que correspondant national de l’Oif ?
Il n’y a pas de changement sur les missions de la direction de la Francophonie qui poursuit les mêmes missions anciennement dévolues à la Commission nationale de la Francophonie. Il s’agit de véhiculer les idéaux de la Francophonie et en même temps d’être le représentant national de l’Oif au Sénégal. Donc nous sommes amenés à suivre les projets d’investissement de l’Oif au Sénégal et nous sommes une courroie de transmission de tous les investissements de l’Oif au Sénégal. Pour cette raison nous portons cette philosophie qui veut promouvoir « une Francophonie populaire et une Francophonie de développement à la base ».
Quels types d’actions ont été menées dans le cadre du développement durable au Sénégal ?
Concrètement, je peux vous dire que l’Oif a accompagné d’importants projets de Groupements de promotion féminine entre 2006 et 2008. Ces groupements ont pu ainsi avoir un financement à hauteur de 132 millions de FCfa. Je peux citer les départements de Matam et de Ranérou, Les périmètres irrigués dans la région de Louga, dans le département de Mbour des pêcheurs ont été financés pour l’acquisition de pirogues et de filets de pêche, les femmes de Joal constituées en groupement ont bénéficié des financements de l’Oif pour la construction de fours de fumage de poissons. La direction du Développement durable et de la Solidarité pilote deux programmes qui accompagnent les populations par des financements sur la base de proposition de projets. Le Programme d’appui au développement local est intervenu dans le département de Mbour, dans la Communauté rurale de Fissel 9 villages ont obtenu des moulins et des batteuses à mil, par le biais des financements de l’Oif. Dans la Communauté rurale de Nguéniène plus de 450 maraîchers ont vu leur projet d’irrigation (maîtrise de l’eau, fonçage de puits) financé dans ces mêmes conditions. Il faut ajouter à tout cela le financement par l’Oif de cinq radios communautaires au Sénégal.
Comment obtient-on les financements de l’Oif ?
Le fonctionnement de l’Oif est quadriennal. On vient de boucler la programmation quadriennale 2006-2009 et sommes en train de mettre en place la programmation 2010-2013 validé au mois de décembre dernier à Paris.
Les articulations de ce programme visent à dégager une autre vision de la Francophonie comme outil de développement. Dans le site de l’Oif tous les peuples membres de l’organisation, peuvent faire des appels à proposition et concourir à des financements de projets adressés à la direction du Développement durable et je peux dire que le Sénégal fait partie des pays qui en bénéficient le plus.
De la promotion de la langue et des connaissances aux actions de développement durable, est-ce qu’il n’y a pas de risque de dénaturer l’idéal de départ de la francophonie ?
Non pas du tout. La répartition de la programmation 2010-2013 fait ressortir l’importance donnée à la promotion de la langue française et à la diversité culturelle avec un budget alloué de près de 78 millions d’euros. Dans le déploiement vers le développement durable, il faut surtout voir le caractère transversal de l’action de l’Oif qui entretient un rapport permanent et très fort envers la recherche de la paix. Le Secrétaire général de l’Oif, M. Abdou Diouf, envoie chaque fois son Conseiller spécial à travers les pays qui ont des difficultés et on peut noter à ce sujet que l’Oif a participé, sur l’initiative du président Abdoulaye Wade, au groupe de contact pour la Mauritanie.
L’Oif, c’est 70 pays, elle a une envergure internationale. Aujourd’hui même, les pays de l’Est y adhèrent, ce ne sont plus seulement les pays francophones.
Il y a moins d’un an la Gambie (pays anglophone) a donné son adhésion qui a été acceptée, nous avions déjà le Cap-Vert et la Guinée-Bissau (pays lusophones) et en général tous les pays de l’Afrique de l’Ouest.
Cette adhésion au sein de la Francophonie permet à ces pays d’avoir un tremplin pour embrasser la langue française, de l’instituer dans leur système éducatif en tant que deuxième langue, ce qui est une ouverture très importante dans ce monde d’aujourd’hui. |
Propos recueillis par Jean PIRES |
| International |
COLONISATION À JÉRUSALEM-EST : Les condamnations pleuvent sur Israël |
Jérusalem - Une "insulte" selon les Arabes, un "crachat" au visage de Washington d’après la propre presse israélienne : les condamnations ont plu sur Israël après l’annonce de la construction de 1.600 logements à Jérusalem-est annexé, en pleine tentative de relance du processus de paix.
Ce feu vert à la poursuite de la colonisation -sujet actuellement le plus sensible sur le dossier proche-oriental- est intervenu mardi en pleine visite du vice-président américain Joe Biden, dont le pays vient d’arracher une reprise de négociations indirectes entre Israël et les Palestiniens."La décision du gouvernement israélien (...) sape (...) la confiance dont nous avons besoin maintenant afin de commencer et produire des négociations fructueuses", a estimé hier M. Biden à Ramallah (Cisjordanie), au côté du président palestinien Mahmoud Abbas.Se félicitant de la réaction américaine, la partie palestinienne a avancé que l’attitude de l’Etat hébreu menaçait les négociations.
M. Abbas a accusé Israël de "détruire la confiance" et de porter "un coup sévère" aux tentatives de reprise de dialogue entre les deux camps. "Nous voulons voir (les) déclarations, en particulier américaines, se traduire dans les faits afin de contraindre Israël à arrêter les activités de colonisation", a pour sa part plaidé le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.Sollicité par M. Abbas, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a évoqué "une insulte" atteignant "un point qu’aucun Arabe ne peut accepter".Une réunion était prévue hier soir au Caire pour apporter "une réponse claire", a annoncé le Premier ministre du Qatar Hamad ben Jassem Al-Thani.
En Israël, l’annonce de mardi a été vertement critiquée, jusqu’au sein du gouvernement. Via un communiqué de son bureau, "l’entourage" du ministre travailliste de la Défense Ehud Barak a exprimé sa "colère".La presse israélienne s’est déchaînée.
Interrogé à la radio, l’un des éditorialistes vedettes du "Yediot Aharonot", premier quotidien en Israël, Shimon Schiffer, a parlé de "crachat au visage de Biden".M. Biden "était venu pour tenter de faire passer le courant entre Jérusalem et la Maison Blanche, lever les doutes", déplorait le quotidien « Maariv », le Haaretz (Gauche) parlant d’"une gifle qui retentit dans le monde entier" à propos de la condamnation par M. Biden du projet. |
AFP |
| International |
LIBÉRÉE PAR AL-QAÏDA : L’otage espagnole "heureuse de rentrer à la maison" |
Barcelone - L’otage espagnole Alicia Gamez, libérée hier par la branche maghrébine d’Al-Qaïda dans le nord du Mali, s’est déclarée "heureuse de rentrer à la maison", à son arrivée à l’aéroport El Prat de Barcelone à bord d’un avion de l’armée de l’air espagnole.
"Je suis très heureuse de rentrer à la maison. Mon bonheur sera complet quand" les deux autres otages espagnols toujours détenus au nord du Mali "pourront à leur tour rentrer", a-t-elle déclaré à la presse à sa descente d’avion, où elle est apparue souriante.
"Ils vont bien tous les deux. Nous avons été bien traités, avec respect et on s’est bien occupé de nous dans les conditions propres et difficiles qui sont celles du désert", a ajouté Alicia Gamez, en lisant une brève déclaration écrite très calibrée."Maintenant je désire me reposer et être avec ma famille", a-t-elle ajouté en demandant à la presse de lui laisser "la tranquillité dont j’ai besoin pour récupérer". Les journalistes n’ont pas pu lui poser de questions. |
AFP |
| International |
POUR AVOIR REFUSE D’EMBAUCHER UN AFRICAIN : Un entrepreneur condamné en France |
Paris - La justice française a condamné un gérant de société qui a refusé d’embaucher un conducteur de travaux camerounais au motif que ses salariés ne souhaitaient pas être dirigés par un Noir ou un Arabe, a indiqué hier la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde).
L’entrepreneur a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Versailles, près de Paris, à verser 8.000 euros d’amende et 3.000 euros de dommages-intérêts pour discrimination à l’embauche en raison de l’origine, selon un communiqué de la Halde.En recevant en décembre 2006 le conducteur des travaux dont il avait eu le CV anonyme transmis par une agence d’intérim, il lui avait clairement expliqué qu’il ne pouvait pas l’engager en raison de ses origines."Je ne peux pas vous prendre car vous êtes Noir et mes ouvriers, qui sont d’origine portugaise, ne veulent pas être dirigés soit par un Noir soit par un Arabe", lui avait-il dit selon une enquête de la Haute autorité.L’entrepreneur a reconnu devant la Halde et la Police qu’il n’aurait même pas reçu le candidat s’il avait su qu’il était Camerounais avant de le convoquer pour l’entretien d’embauche. |
AFP |
| International |
DÉCÈS DE L’IMAM TANTAOUI : La grande institution sunnite d’Al-Azhar perd son chef |
Le Caire - Cheikh Mohamed Sayed Tantaoui, grand imam d’Al-Azhar (Egypte), la plus haute institution d’enseignement de l’islam sunnite, est décédé hier en Arabie saoudite d’une crise cardiaque, ont annoncé les médias officiels égyptiens.
Modéré, proche du pouvoir mais aussi controversé, il est décédé dans la matinée d’une attaque foudroyante à l’âge de 81 ans, alors qu’il se trouvait à l’aéroport de Ryad pour regagner Le Caire.
Le religieux était en Arabie saoudite pour assister à la remise du prix international du roi Fayçal mardi soir. La télévision égyptienne a diffusé des images de la mosquée d’Al-Azhar sur fond de musique solennelle après l’annonce de sa disparition. Il doit être inhumé à Médine (Arabie saoudite), deuxième lieu saint de l’islam, a indiqué l’un de ses fils. Homme d’allure discrète, portant une barbe courte et habitué à parler à voix basse, l’imam Tantaoui avait été nommé en mars 1996 par M. Moubarak à la tête d’Al-Azhar. L’institution est considérée comme le premier lieu d’enseignement de l’islam sunnite, majoritaire dans le monde musulman, et un centre important de diffusion de fatwas (décrets religieux) destinées au monde sunnite. |
AFP |
| Economie |
BRÉSILIENS ET SÉNÉGALAIS SUR LES BIOCARBURANTS : Priorité à la formation des techniciens et scientifiques |
Les biocarburants occupent une place de plus en plus prépondérante dans la production d’énergie. Selon les experts, le développement de ces sources d’énergie dans les pays comme le Sénégal doit être sous-tendu par la formation des techniciens et des scientifiques.
« Politiques publiques pour les biocarburants ». Tel est le thème du séminaire qui réunit depuis hier à Dakar experts brésiliens et techniciens sénégalais sur le développement des biocarburants. Cette rencontre ouverte hier par le ministre des Biocarburants et de la Pisciculture, Mme Thérèse Coumba Diop, a pour objectif de dégager des pistes de développement des énergies vertes au Sénégal. Au terme du séminaire, les experts sénégalais et brésiliens mettront en place un cadre juridique et réglementaire approprié en vue d’une bonne gestion des biocarburants dans les pays en voie de développement, a souligné le ministre des Biocarburants. Mme Thérèse Coumba Diop a indiqué que le pétrole représente 56% de la consommation énergétique au Sénégal. Son importation qui absorbe 40% des recettes d’exportation pèse lourdement sur les secteurs de l’énergie et des transports, mais surtout sur les autres dépenses des ménages. Les stratégies de promotion des biocarburants constituent alors une tentative de réponse aux défis de l’énergie parce qu’elles visent à assurer la sécurisation du système énergétique par la diversification de l’approvisionnement et l’accès aux formes d’énergies modernes à toutes les populations, particulièrement celles rurales. Les Etats, dit-elle, ont un rôle clé à jouer pour encourager la mise en valeur de toutes les potentialités des sources d’énergie verte.
Démocratiser l’accès à l’énergie
« L’exploitation du potentiel de la bioénergie ne saurait réussir que si la production est bien soutenue et fortement encouragée par les gouvernants. Des politiques publiques clairvoyantes et cohérentes peuvent garantir le succès des efforts d’intégration des carburants tirés de l’agriculture », a soutenu Mme Thérèse Coumba Diop. Le secrétaire adjoint de l’Office supérieur de l’Energie et de haute technologie du Brésil, Daniel Machado Da Fonseca, qui faisait une communication sur la question a souligné que les énergies renouvelables couvriront 20 % des besoins en énergie d’ici 2020. « Le développement des biocarburants est une occasion de démocratiser l’accès à l’énergie au niveau mondial. Toutefois, la formation des scientifiques et des techniciens doit être une priorité. Il faut en plus que le gouvernement accorde un financement adéquat au secteur », a proposé M. Da Fonseca. Pour ce dernier, la création d’un marché international donnera un coup de fouet à l’essor des biocarburants.
« Le manque d’appui politique aux biocarburants est un obstacle à surmonter », a indiqué le technicien brésilien. Aujourd’hui, la moitié de l’énergie brésilienne est tirée des énergies renouvelables, a-t-il fait savoir. De l’avis des experts, la certification des produits pourrait constituer un obstacle à l’accès au marché international pour les pays situés dans les tropiques appelés à fournir l’énergie au reste du monde. Tout compte fait, la mise en place d’une politique de soutien à l’amélioration des énergies renouvelables s’avère indispensable pour les pays non producteurs de pétrole et le Sénégal compte sur la coopération et l’expérience brésilienne pour relever le défi de biocarburants. |
Eugène KALY et Idrissa SANE |
| Economie |
QUALITÉ ET PRIX DU RIZ DE LA VALLÉE : Lever les contraintes pour rivaliser avec le riz importé |
Le Sénégal produit du riz, mais cette denrée céréalière reste méconnue du consommateur sénégalais. Les acteurs de la filière se sont réunis pour définir une nouvelle stratégie afin de lever les contraintes de commercialisation notées sur ce riz cultivé dans la vallée du fleuve.
Manque de visibilité, difficultés d’accès à la bonne information pour le consommateur, contraintes de rentabilité et dysfonctionnements structurels du marché intérieur, le riz local sénégalais peine à prendre son envol. Pendant ce temps, la production qui est chiffrée à 150 000 tonnes par an reste inférieure à la quantité de consommation de la sénégalaise portée, ces dernières années, à 800 000 tonnes par an. Il s’y ajoute que chaque année, l’Etat dépense environ 130 milliards pour l’importation de riz. Face à de tels dysfonctionnements préjudiciables à l’économie sénégalaise et au consommateur, les acteurs de la filière riz du Sénégal se sont réunis, hier, en vue de rechercher « les stratégies innovantes d’adaptation du riz de la Vallée aux exigences du consommateur sénégalais ». Une journée de réflexion et d’échange initiée par AfricaRice ex-Adrao en partenariat avec l’Isra et la Plateforme des initiatives du Nord (PINORD).
Dans son diagnostic de la problématique liée à la commercialisation du riz de la vallée, Djibril Diao de la PINORD estime qu’il est devenu nécessaire de définir un « emballage spécifique » pour donner plus de qualité à ce riz. D’ailleurs, ajoute-t-il, « nous avons mis en place RIVAL, un label qui vise à rivaliser avec le riz importé ». Toutefois, il a recommandé entre autres mesures, la prise en compte des besoins spécifiques des petits producteurs, le renforcement du travail de marketing et des infrastructures de stockages. « On ne fera jamais de riz de qualité en gardant le riz en plein air », a précisé M. Diao. Cette dernière idée est d’ailleurs appuyée par Ibrahima Hathie de l’Usaid. Ce dernier estime également qu’il y a lieu de mettre à niveau les unités de transformation.
Cela reste, selon lui, « un défi majeur » auquel il faut faire face. Et M. Hathie de soutenir un développement du marché par le biais de la promotion notamment. Car, il considère que le riz local caractérisé par « l’atomisation de sa production » n’est pas bien connu dans le marché. Surtout en milieu urbain. Dans une autre approche, l’expert de l’Usaid soutient la consolidation de l’offre de matière première en vue d’intéresser les industriels à la filière du riz local.
Pour Vincent Bado, représentant régional d’AfricaRice, cet atelier est surtout orienté sur l’analyse des chaînes de valeur du riz de la vallée. Pour ce faire, plusieurs communications ont été faites par des spécialistes de la filière en vue de diagnostiquer les contraintes liées à la production et à la consommation du riz local. Après avoir noté, « une évolution notable » du rendement du riz local, l’économiste Abdoulaye Fall de l’Isra recommande un relèvement de la qualité depuis la sélection variétale jusqu’à la phase de consommation.
Se basant sur une étude récente réalisée en 2008 sur la relation qualité-prix du riz produit dans la vallée, M. Fall signale que les critères de qualité du consommateur sénégalais restent la blancheur du riz, le goût, la propreté, le taux de brisure ainsi que le gonflement. Des critères qui, selon lui, doivent être liés au prix du riz local.
Ces réflexions riches et variées sur l’analyse des contraintes et de recherche de stratégies dans la commercialisation du riz de la vallée vont aboutir sur la mise en place d’un comité de veille. La structure aura pour tâche principale, selon Vincent Bado, « le suivi des résolutions » prises par les différents acteurs au cours de cet atelier. |
Maguette NDONG |
| Economie |
PRE-BILALN DE LA PARTICIPATION AU 47ème SIA : Un succès éclatant, selon Fatou Gaye Sarr |
Le ministre de l’Agriculture, Fatou Gaye Sarr, tirant le prébilan à mi-parcours de la participation sénégalaise au 47ème Sia de Paris, a exprimé sa satisfaction des résultats obtenus.
La participation sénégalaise à ce salon a été, selon elle, une réussite. « Nous sommes très contents de ce qui a été fait et tout au long de ce salon », a déclaré le ministre. Il s’agissait pour les participants au Stand Sénégal d’avoir des contacts avec les partenaires et investisseurs présents à ce rendez-vous et de leur expliquer les différents programmes mis en œuvre par le gouvernement sénégalais dans les domaines de l’agriculture. « Il s’est agi, comme l’a suggéré le président de la République, de communiquer sur ce que l’on fait, d’organiser des rencontres importantes pour montrer les réalisations faites par le Sénégal dans tous les secteurs clé de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche », a-t-elle expliqué. Le ministre a exprimé toute sa satisfaction dans l’organisation de la participation des représentants de tous les secteurs du développement rural, dont les jeunes femmes chefs d’entreprises évoluant dans plusieurs domaines, dont l’emballage et la transformation des produits agricoles. Ce salon a été, selon elle, une occasion de discuter avec les consommateurs et les transformateurs étrangers présents à ce salon pour avoir leur idée sur la manière dont nos produits sont présentés. Elle a également remercié son collègue français de l’Agriculture qui n’a ménagé aucun effort pour faciliter la participation sénégalaise à ce salon. L’organisation du pavillon Sénégal a eu un succès éclatant, selon elle. Le ministre a aussi remercié la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) pour avoir réussi l’organisation de la participation sénégalaise avec l’appui du ministère de l’agriculture.
Quant au commissaire de l’exposition du Sénégal, par ailleurs, directrice de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques au ministère de l’Agriculture, Mme Maïmouna Lô Guèye, après s’en être félicitée, elle a rappelé que ce salon avait pour objectif d’inciter les investisseurs directs étrangers et les Sénégalais de la diasporas à venir investir au Sénégal. Deux fora sur l’agriculture et l’élevage ont été organisés au cours de ce salon. Ils étaient centrés sur les opportunités d’investissement dans les deux secteurs. « Pour chacun des deux fora, nous avons obtenu satisfaction et nous avons largement dépassé les 150 visiteurs », a déclaré Mme Guèye. Elle a noté que pour cette 10ème édition de sa participation, le Sénégal a exposé sur 228 m2 avec la participation des autres ministères, dont le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Environnement et de la Protection de la nature, de l’Economie maritime, de la syndicalisation des paysans, du Commerce, des Industries et des mines, des Affaires étrangères et de celui de la Jeunesse. Ce qui est une première, selon Mme Guèye. Elle a noté que c’est grâce au partenariat avec la Cciad, qu’il y a eu 11 micro-entreprises qui ont exposé. Par ailleurs, elle a précisé que le pavillon Sénégal a enregistré la présence de sociétés nationales, des programmes et projets de développement, des agences avec de grands sponsors qui ont accompagné les participants en finançant leurs activités. Pour sa part, le conseiller chargé des affaires agricoles à la Cciad, M. Moustapha Ka, a déclaré que le bilan a été largement positif et l’ensemble des objectifs de la participation sénégalaise ont été atteints. Il a, au nom du président Mamadou Lamine Niang, remercié le ministre de l’Agriculture. Le ministère de l’Agriculture avait signé un partenariat avec son institution pour lui confier l’organisation de la participation sénégalaise au Sia. |
Mamadou SY (envoyé spécial) |
| Economie |
COOPÉRATION SINO-SÉNÉGALAISE : 35 milliards pour la fourniture électrique en banlieue |
Il a été procédé hier, à l’agence de la Senelec sise à Guédiawaye, à la signature d’une convention de financement entre la république de Chine, représentée par son ambassadeur à Dakar M. Yuan Xing Gong et le Sénégal représenté par M. Karim Wade, ministre d’Etat, ministre la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. Pour un montant total de 35 milliards, la boucle 90 kV devrait amélioer le ransport e la distribution de l’électricité sur Dakar et sa banlieue.
La Chine et le Sénégal ont signé hier uen convention de financement portant à 35 milliards FCFA le coût du projet de renforcement et ldextension des réseaux électriques de Dakar et de la banlieue. Il s’agit de la seconde phase de la Boucle 90 Kv de Dakar.
Le ministre d’Etat, ministre la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade a présidé la cérémonie, d’une part, « en raison de l’impact positif du projet sur la vie des populations de la banlieue de Dakar dans un secteur aussi essentiel » et, d’autre part, « pour ce qu’il représente dans le cadre de notre politique de coopération avec la république populaire de Chine pays ami du sénégal ». Le ministre d’Etat de dire que cette cérémonie « arrive d’ailleurs à point nommé au moment où son collègue Samuel Sarr, « met en oeuvre avec beaucoup de courage une vigoureuse politique de redressement du secteur de l’énergie, secteur stratégique pour notre économie nationale ». Karim Wade ajoute que l’effort fourni par l’Etat du Sénégal entre 2000 et 2009 est sans précédent et se chiffre en centaines de milliards.
Non à la politique de l’autruche
« Je n’ai pas l’habitude d’adopter la politique de l’autruche. Quelles ques soient les circonstances, nous devons toujours dire la vérité aux sénégalais confrontés aux coupures intempestives d’électricité. Il faut reconnaître que l’énergie continue d’être un problème vital pour notre pays. Oui, je sais que le redressement de ce secteur est rendu difficile par la progression démographique et le taux d’urbanisation qui exerce une forte pression sur la demande d’électricité, notamment à Dakar. Mais nous avons l’obligation de gagner. Ce qui est en jeu, c’est notre crédibilité face aux sénégalais qui nous ont fait confiance. En effet, dans ce domaine comme dans tous les autres, nous devons avoir de grandes ambitions, forger l’avenir, faire preuve de volonté et travailler sans cesse pour améliorer les conditions d’existence de nos compatriotes. C’est dans ce cadre qu’il faut situer ma décision de saisir les autorités de la république populaire de Chine pour le financement de la seconde phase 2 du projet « Boucle de Dakar ». Ce projet contribuera à résoudre de manière substancielle les difficultés d’alimentation en énergie de Dakar et surtout de la banlieue dont tout le monde sait qu’elle me tient pariculièrement à coeur. En effet, le projet améliorera la vie de plus de trois millions de sénégalais en stabilisant et en améliorant la distribution d’énergie pour trois cent mille 300.000 foyers. Surtout, il permettra à 100.000 foyers suplémentaires d’accéder enfin à l’électricité (...) Notre coopération avec la Chine offre de rééls motifs de satisfaction. Elle est efficace et s’inscrit en droite ligne des actions investies ici par nos deux gouvernements. La République de Chine intervient au sénégal dans des secteurs aussi vitaux et aussi diversifiés que l’agriculture, l’éducation, le commerce et les constructions d’infrastructures sportives. Il nous tient à coeur d’intensifier chaque jour cette coopération déjà exemplaire. Mon département ne ménagera aucun effort pour contribuer à son approfondissement et à son élargissement.
Le directeur général de la Senelec Seydina Kane pense que le projet constitue un pas important dans la volonté du Président de la République de trouver une solution efficace et durable à l’alimentation des populations en énergie électrique de qualité et à moindre coût. A son avis, il revêt surtout la particularité de mettre l’accent sur une meilleure prise en compte des zones de la banlieue et constitue, de ce fait, une composante importante du programme de lutte contre la pauvreté et pour l’atteinte des objectifs du mlillénaire pour le développement. Seydina Kane nous a rappelé qu’Il y a un an environ ont démarré la 1ère phase du du chantier, pour un coût de 26 milliards et qui va permettre de réduire aussi de façon importante les pettes techniques du réseau et améliorer le rendement de Senelec. Cette seconde phase va permettre d’optimiser et de rentabiliser la boucle de Dakar. Pour le ministre de l’Energie Samuel Sarr ministre de l’Energie, depuis l’avénement de l’alternance en 2000, la capacité du parc de production de notre pays a été augmentyée de 65%. « Le retard accusé pour faire face à la demanfde était considérable. Pour résorber cet important déficit, il nous a fallu remettre le parc vieillissant et engager concomitamment un programme d’investissement de 520 milliards Cfa pour la période 2000-2010, a aafirmé le ministre de l’énergie. Il précise que l’état a fini de résorber le déficit structurel accumulé depuis plusieurs décennies, tout en mettant en oeuvre une politique de diversification des sources de production afin de nous libérer de la tyrannie du pétrole. En outre, Samuel Sarr Kane croit savoir qu’à l’horizon 2012, avec la mise en service prochaine de la nouvelle centrale au charbon de Sendou, d’une puissance de 2 X 125 Mw, ainsi que la réalisation des projets des centrales à biomasse de Ross Béthio, éolienne à Taïba Ndiaye et solaire à Ziguinchor, le Sénégal va opérer une mutation importante, grâce à la vision du Président de la République. « Le couplage de ces initiatives à la vaste opération d’économie d’énergie dans le cadre du projet « Lbc Sénégal » consistant à introduire 3500 000 lampes, avec l’installation prochaine d’une usine d’assemblage de lampes participe de la volonté d’améliorer et de renforcer les capacités du service public de l’électricité à partir d’une filalisation qui va séparer la senelec en trois entités, sans préjudice des avantages et des acquis sociaux du personnel ». |
Abdou DIOP |
| Economie |
MR YUAN XING GONG, AMABASSADEUR DE CHINE : « Un autre volet des relations fructueuses entre les deux pays » |
C’est avec un grand plaisir et un insigne honneur de signer l’accord cadre sur le pré- préférentiel d’à peu près trente cinq (35) milliards FCfa consentis par la chine et destiné à la mise en oeuvre du projet de renforcement et d’extension du réseau électrique de Dakar et de la banlieue. Vu l’ampleur et l’impact social politique du projet, le gouvernement chinois a pris la décision d’appuyer le sénégal en lui fopurnissant un autre prêt bonifié de l’ordre de trente cinq (35) milliards qui fait l’objet de la signature de la convention d’aujourd’hui. Nous sommes convaincus que la réalisation de ces projets sus-mentionnés permettra une amélioration de la qualité des prestations d’électricité de Dakar et de la banlieue et contribuera pour l’essentiel à la solution des problèmes du réseau de distribution de la capitale. Depuis la reprise des relations diplomatiques entre le Sénégal et la république populaire de Chine il y a de un peu plus de quatre ans, nos deux pays ont mené des relations fructueuses dans divers domaines |
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| Economie |
IMAM YOUSSOUPHA SARR, PRESIDENT DU COLLECTIF DES RÉSIDENTS DES QUARTIERS DE GUEDIAWAYE : « C’est une très bonne chose » |
Nous l’apprécions positivement.Je crois que c’est une trés bonne chose et nous souhaitons que ce projet voit le jour.Parce que nous notre probléme, c’est les préoccupations des populations". De ce point de vue, nous n’avons aucun doute que c’est une bonne chose et qu’il faut prier pour que ce probléme de fourniture correcte de l’électricité soit régléepour que la Sénélec réponde conformément à la demande des populations". |
Propos recueillis par Abdou DIOP |
| Politique |
HABITAT : Bientôt une cité du commandement territorial |
Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, a signé, hier, deux conventions de financement et de partenariat avec la Banque de l’Habitat du Sénégal et la société de promotion immobilière « Nouvelle destination » pour la construction de la Cité du commandement territorial.
Le personnel de l’administration territoriale aura bientôt sa cité à Déni Guedj vers le Lac Rose. Le premier accord lie la Bhs aux membres de la mutuelle d’entraide, d’épargne et de crédit du personnel de l’administration territoriale du Sénégal à travers sa coopérative d’habitat. La seconde convention porte sur l’accord cadre pour la viabilisation de 414 parcelles de 200 m2 et la construction de logements au Lac Rose par la société immobilière « Nouvelle destination » au profit des membres de la même coopérative. Une initiative bien saluée par le ministre d’Etat Bécaye Diop.
« La construction de la Cité du commandement participe de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière d’habitat social, chère au président de la République. D’ailleurs, l’esprit créatif qui vous a inspiré à mettre en place cette mutuelle corrobore une de ses idées développée dans son livre « Un Destin pour l’Afrique » selon laquelle seules la créativité et l’imagination peuvent sauver l’Afrique », a déclaré le ministre de l’Intérieur. Il a indiqué au personnel de l’administration territoriale qu’il peut compter sur l’appui de l’Etat dans la mise en œuvre de leur projet. Il a annoncé que la pause de la première pierre de la cité aura lieu le 1er avril prochain.
Le directeur général de la Bhs a, pour sa part, indiqué que la signature de cette convention constitue un acte important et sera leur participation à la politique du chef de l’Etat concernant l’accès au logement. |
Aliou KANDE |
| Politique |
DIALOGUE POLITIQUE : L’Ufpe soutient l’appel de Tivaouane . . . |
Au cours de sa dernière réunion sous la présidence du Secrétaire général Mbaye Diack, la Direction nationale provisoire (Dnp) de l’Union des forces patriotiques (Ufpe) s’est félicitée de l’appel lancé lors du Maouloud par le Khalife général des Tidianes. Les camarades de Mbaye Diack sont, selon le communiqué reçu, « pour un dialogue effectif, franc et sincère entre la majorité et l’opposition ».
La Dnp de l’Ufpe soutient pleinement cet appel et exhorte tous les acteurs politiques, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, à y répondre positivement en lui réservant une suite favorable.
Dans le même ordre d’idées, ajoute le communiqué, la Dnp déplore vivement le regain de violence enregistré dans la dernière période en Casamance, ayant causé des morts et des blessés graves dans les rangs de l’armée nationale par le fait de bandes armées supposées être du Mfdc. C’est pourquoi, ajoute la note, la Dnp de l’Ufpe, prenant la pleine mesure des risques de liquidation des acquis importants réalisés et de radicalisation de la crise, demande instamment au gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées pour la relance du processus de paix en vue de juguler la crise, de rétablir l’ordre et la sécurité dans cette région. Concernant la commémoration du cinquantième anniversaire de l’indépendance, elle salue les performances réalisées par l’armée, la mobilisation de larges secteurs de la République ainsi que le contenu de haute portée civique et patriotique du discours du chef de l’Etat qui ont permis de donner à cette manifestation un éclat particulier et un caractère républicain à la hauteur de l’événement.
S’agissant de la vie du parti, la Dnp note avec satisfaction les résultats positifs de la mission d’organisation effectuée dans la Communauté rurale de Ndol-Ndol dans le département de Bambey, qui a enregistré d’importantes adhésions. Elle a demandé à la commission d’organisation de prendre toutes les dispositions utiles pour que les prochaines missions programmées en direction des fédérations de Bakel et de Richard-Toll connaissent le même succès.
Appréciant enfin l’évolution de la situation dans la sous-région, la Dnp condamne avec la dernière énergie le coup d’Etat militaire intervenu au Niger et lance un appel pressant à la Cedeao et à la communauté internationale pour la mise en place rapide d’un ordre constitutionnel consensuel et la levée des sanctions dont les effets sur les populations peuvent être très néfastes. |
EL Hadji ABDOULAYE THIAM |
| Politique |
AFFAIRE ÉTAT-SENTEL : Karim Wade favorable au débat avec tous les acteurs |
Dans une lettre adressé le 9 mars au directeur de la Rfm, Mamadou Ibra Kane, le ministre d’Etat Karim Wade, répondant à une invitation à un débat public à la Radio futurs médias, en date du 20 février sur « Etat du Sénégal-Millicom », a dit : « nous nous réjouissons de cette initiative qui nous offre l’opportunité, comme nous en avons publiquement fait la demande, de débattre des conditions d’attribution de la licence Sentel en 1998, d’une part les responsables de Millicom/Sentel, MM. Mark Benls et David Kimche (anciens vice-présidents), Mikael Grahne (actuel président Ceo groupe) et Pape Abdoul Ba Pca et d’autre part les membres du gouvernement socialistes de l’époque notamment Ousmane Tanor Dieng, ministre d’Etat, ministre des Services et Affaires présidentiels, Mouhamed El Moustapha Diagne, ministre de l’Economie et des Finances et Pr Serigne Diop et Me Aïssata Tall Sall, ministres de la Communication ». « Dans ces conditions, ajoute le ministre d’Etat Karim Wade, nous sommes tout à fait disposés à débattre des modalités suivant lesquelles l’Etat du Sénégal a décidé de renégocier les termes de ladite licence ».
« Nous espérons que les autres acteurs concernés par ce dossier feront preuve de la même disponibilité et n’essayeront pour une raison ou une autre de se soustraire à cet exercice de vérité », a conclu le ministre Karim Wade. |
El. H. A. T. |
| Politique |
UNITÉ DE L’OPPOSITION : L’Afp approuve son leader |
Le Bureau politique de l’Afp a apprécié, dans leur sens républicain et dans leur portée historique sur la question de la candidature de l’unité au sein de la Coalition Bennoo Siggil Sénégal, les déclarations du Secrétaire général, M. Moustapha Niasse, lors de l’émission « La Tribune », indique un communiqué.
Il estime que le sens des responsabilités et de l’intérêt général dont a fait montre Moustapha Niasse est « le prolongement d’une fibre patriotique, qui invite au dépassement constructif, pour le bien commun, lequel mérite que les partis politiques et tous les acteurs de l’espace public fassent preuve d’élévation, à la hauteur des attentes populaires ».
« L’Afp ne reculera devant aucun sacrifice pour contribuer à la construction du Sénégal et de l’Afrique, dans la cohérence de la ligne directrice qui a présidé à la création du parti et à ses choix », a conclu le communiqué.
Les jeunes de l’alliance appellent à plus de sérénité. Les jeunes de l’Alliance sopi pour toujours (Ast) ont mis à profit le point de presse tenu, hier, au siège du Pds, pour demander aux différents acteurs de la scène politique d’être beaucoup plus sereins sur la question du dialogue politique souhaité par le président de la République. Ils se sont également prononcés sur certaines questions ayant trait à l’actualité politique au Sénégal. Entouré de ses camarades jeunes de la mouvance présidentielle, le coordonnateur national du mouvement des jeunes de l’Alliance sopi pour toujours, par ailleurs Secrétaire général de « Askan », M. Abdou Khadre Ndiaye, souhaite que les partis de l’opposition s’inscrivent dans le sillage du président de la République en évitant le double langage sur cette question. Il estime que l’opposition est en train de faire dans le dilatoire pour ne pas répondre à l’appel du chef de l’Etat et des milieux maraboutiques. Une attitude que les jeunes de la mouvance présidentielle ont fini de qualifier d’irresponsable par rapport à l’intérêt de la nation. Ils ont ainsi profité de leur face à face avec la presse pour appeler les partis de l’opposition à beaucoup plus de sérénité et de bonne foi en ce qui concerne le dialogue national exprimé par le président de la République.
La réélection de Me Wade a également retenu l’attention des jeunes de la mouvance présidentielle. A ce propos, leur coordonnateur demande aux jeunes de l’Ast et aux partis de la mouvance présidentielle de s’inscrire dans une dynamique complémentaire et de confrontation afin de perpétuer encore le pacte qui les lie au président Wade. |
Seydou Prosper SADIO |
| Politique |
PDSL A SAINT-LOUIS : Environ 42.000 cartes vendues, selon Joseph Ndong. |
Le superviseur des opérations de vente des cartes du Parti démocratique sénégalais libéral (Pdsl) à Saint-Louis, Joseph Ndong, a annoncé qu’environ 42.000 cartes ont été déjà vendues dans la commune depuis le début des renouvellements.
Joseph Ndong a dit que 50.000 cartes ont été acheminées dans le département où le nombre de commissaires a été revu à la hausse, passant de 3 à 12.
Selon lui, cette décision a été prise pour répondre aux difficultés nées d’une mauvaise compréhension des textes. Il a signalé que la vente de cartes ne se fait pas sans la présence physique du militant détenteur d’une carte d’identité, d’une carte d’électeur ou d’un extrait de naissance. Dans la zone rurale Ndiébène Gandiol, Mpal, Fass Ngom et Gandon, les opérations vont démarrer ces prochains jours, a annoncé Joseph Ndong, selon qui, la date pour l’installation des secteurs sera fixée par la direction du parti très prochainement. |
APS |
| Sports |
FOOTBALL - Championnat national L1 (3e Journée) : L’inefficacité offensive malgré Lahat |
L’issue de la 3e journée du championnat national Ligue 1 de football professionnel a une fois de plus jeté la lumière sur l’inefficacité des attaquants. Même si la compétition tente tant bien que mal de retrouver sa popularité d’antan, cette inefficacité est symptomatique de bien d’autres problèmes.
Les projecteurs se sont éteints sur la 3e journée du Championnat national Ligue 1 de football professionnel (les 7, 8 et 9 mars) et tous les observateurs n’ont pu s’empêcher de pointer le sempiternel problème du football sénégalais local : l’absence d’efficacité de nos attaquants devant les buts. Ce n’est, à l’évidence, que la partie la plus visible de l’iceberg. Au vrai, l’indigence en buts n’est que la résultante de nombre d’autres facteurs tels que l’absence de moyens financiers pour les clubs, de bons recrutements, d’infrastructures sportives, de véritables politiques de formation des jeunes... Tout cela fait que finalement, le public est pris de désaffection vis-à vis du football local. Ce qui finit par influer négativement sur la qualité du spectacle car produit par des acteurs démotivés.
Pour revenir au jeu offensif, sur les huit matchs de la 3e journée, seuls 11 buts-avec la remarquable exception du Diaraf- ont été marqués. Soit une moyenne de 1, 3 buts par match ! Seul le Diaraf a failli à cette règle tacite d’inefficacité des attaquants locaux avec le quadruplé de son artificier Abdoul Lahat Fall d’ailleurs fraîchement revenu du championnat chérifien. Pour rappel, au cours des cinq saisons écoulées, seuls Lamine Diarra alors joueur au DUC (saison 2004) et Makhète Diop du Port à l’époque (saison 2008) avaient réussi pareil exploit au cours d’une rencontre.
Preuve de la rareté des buts dans le championnat, les 4 buts d’Abdou Lahat Fall représentent la moitié de ceux inscrits par le meilleur buteur de la saison dernière, Serigne Seck Diouck (8 buts).
En dépit de la leçon de football infligée avant-hier à Yakaar avec une bonne circulation de balle à la clé, la large victoire du Diaraf est, toutefois, à relativiser sur deux points au moins. D’abord, les coéquipiers de Lahat Fall et de Abdou Khadre Fall donnaient l’impression d’être les seuls sur le terrain tant les Rufisquois ont traversé le match comme des zombies. Ensuite, à la faveur de leur participation en Coupe africaine, les hommes de Kor Arfang Sarr ont bénéficié d’une bonne préparation hivernale. Ce qui a sans doute contribué à leur doter d’un certain fond de jeu. Signe d’espoir cependant, depuis la professionnalisation du championnat de football sénégalais et la montée de clubs de quartier issus du championnat Navétanes (Niary Tally, Hlm, par exemple), la Ligue 1 professionnelle commence à regagner en attractivité. La preuve, le match Niary Tally-Linguère de Saint-Louis de la 3e journée de la poule A, a quasiment fait le plein. Et sur le plan du jeu, même s’il n’y avait pas de buts, le spectacle produit par Niary Tally devant des Saint-Louisiens pourtant tombeurs d’Ashanti Kotoko de Kumasi en Ligue des Champions d’Afrique, a été plus qu’honorable. Au total, développer le championnat national de football en soutenant les clubs est un préalable au développement du football sénégalais dans son ensemble.
Aussi la victoire de l’équipe nationale locale au tournoi de l’Uemoa au Bénin ainsi que la 3e place décrochée à la CHAN en Côte d’Ivoire, sont- elles autant de signes encourageants quant à la renaissance du football sénégalais à travers, avant toute chose, celui local.
Résultats
Poule A : Douane - DUC 0 - 0, Niary Tally - Linguère 0 - 0,
Classement : 1. Compagnie sucrière 7, 2. Niary Tally 5, ex Douane 5, 4. DUC 4, 5. Stade Mbour 3, 6. JA 2, 7. Linguère 1, ex HLM 1, 8. Port 0
Poule B : US Gorée - Saloum 0 - 0, Diaraf - Yakaar 6 - 0,
Classement : 1. Casa Sports 7, 2. Diaraf 6, ex GFC 6, . US Ouakam 6, 5. AS Saloum 4, 6. Yakaar 3, 7. US Gorée 1, ex AS Pikine 1, 9. RS Yoff 0 |
Amadou Oury DIALLO |
| Sports |
CAMP DE REGROUPEMENT NBA 2010 : La 8ème édition à Dakar en août prochain |
Dakar va abriter la huitième édition du « Basketball without Borders -Africa » du 5 au 8 août prochain. L’annonce a été faite lors d’une rencontre avec la presse par Amadou Gallo Fall, en compagnie de ses collaborateurs de la Nba et de la Fiba, en présence du président de la Fsbb et du représentant du ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, M. Ameth Dieng.
Selon Amadou Gallo Fall, il s’agit d’un camp de regroupement d’une durée de quatre jours, combiné à la fois à un enseignement de basket-ball de haut niveau et d’importants efforts de sensibilisation communautaire. Il réunira les 65 meilleurs jeunes joueurs de basket (19 ans et moins) de toute l’Afrique. Depuis 2003, cette manifestation est organisée annuellement à Johannesburg en Afrique du Sud. Ainsi, c’est la première fois que ce programme est délocalisé. Un contingent de joueurs et d’entraîneurs de la Nba sera conduit par l’Ambassadeur Mondial de ladite association, Dikembe Mutombo. « Je suis fier d’accueillir ce programme de « Basketball Without Borders Africa » dans mon pays d’origine, le Sénégal », a déclaré Amadou Gallo Fall, vice-président de la Nba chargé du Développement pour la zone Afrique. M. Fall a indiqué que la Nba a prévu l’ouverture d’un bureau Afrique, à Johannesburg, à compter du second trimestre de cette année et cela dans le cadre de son engagement pour ce continent. Depuis le camp inaugural de « 100 Africa » de Johannesburg en 2003, plus de 45 joueurs de la Nba et des légendes du basket-ball ont encadré et entraîné près de 700 des meilleurs joueurs en provenance de toute l’Afrique. C’est ainsi que l’édition 2010 mettra en vedette les meilleurs joueurs de plus de vingt pays, selon Gallo Fall, qui se réuniront sous la supervision technique des joueurs et entraîneurs de la Nba. En effet, dans l’intention de forger des liens d’amitié et de coopération entre eux, les membres du camp de regroupement seront répartis en équipes, indépendamment de leur nationalité.
Le président de la Fsbb a, pour sa part, dit sa joie de la collaboration avec la Nba et la Fiba pour cette initiative formidable qui se tiendra à Dakar.
Le programme avait enregistré lors de ses éditions précédentes, des joueurs de la Nba comme Dwight Howard, Chris Bosh et Dirk Nowitzki, ainsi que Desagana Diop du Sénégal, Luol Deng du Soudan et Didier Ilunga Mbenga du Congo. Notre compatriote Mouhammed Sène est devenu le premier à prendre part et à opérer la transition vers le fameux championnat Nord américain en 2006. Année au cours de laquelle il a été enrôlé par les Spersonics de Seatle |
C.M.COLY |
| Sports |
Une table ronde sur le Maraboutage |
La table ronde sur le maraboutage dans le football au Sénégal se déroule aujourd’hui à 9h 30 minutes à la maison de la culture Douta Seck. La rencontre est organisée par le Laboratoire de l’Imaginaire de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (Ifan) en collaboration avec ledit centre. La manifestation sera présidée par le ministre de la Jeunesse des Sports et des Loisirs, Mamadou Lamine Keita, en présence de Messieurs Garang Coulibaly, expert des Sports, Maître Augustin Senghor, Président de la Fédération Sénégalaise de Football, Amadou Kane, président de l’Organisme National de Coordination des Activités Vacances (Oncav), Santi Sène Agne, Secrétaire général du Comité National Olympique Sportif Sénégalais (Cnoss) et de nombreux autres personnalités. |
F. MENDY |
| Gens et Société |
EN FILIGRANE - Dakar sur un tapis volant • Par El Bachir Sow |
Les Tata sont-ils devenus des cars rapides ? C’est un collègue revenu d’une visite dans la lointaine banlieue dakaroise qui s’interroge ainsi devant moi. Il a eu la peur de sa vie, l’autre jour. Le minibus Tata qu’il avait emprunté était un trompe-la-mort. Le car, cabossé et bondé de clients, était penché d’un côté, un peu comme le bateau Le Joola avant son naufrage. Moteur et carrosserie gémissaient de tous leurs écrous et pistons à chaque secousse. Sans doute pressé, le chauffeur avait le pied lourd. Les portes étaient grandes ouvertes. Les derniers clients se disputaient les marchepieds. C’était le Tata de la peur. Le collègue avait un chapelet. Il l’a égrené jusqu’à ce que le Tata, ou plutôt Dieu, accepte ses prières et fasse qu’il arrive sain et sauf à son arrêt de bus. C’est en marmonnant quelques sourates du saint Coran qu’il s’est difficilement extrait du véhicule.
A l’avènement des minibus de marque Tata, il était tout heureux de pouvoir éviter les cars rapides et ses voltigeurs, rois du marchepied à l’impolitesse légendaire. Et il les a évités, ces cars rapides, chantant d’ailleurs, à l’occasion, ces Tata de la renaissance du transport urbain à Dakar. Jusqu’à ce qu’il se rendre compte, l’autre jour, que les Tata étaient devenus des cars rapides. Cela s’est fait progressivement. Par petites touches. Les photos des marabouts, des champions de lutte et des chanteurs et danseuses nombril en l’air et peau dépigmentée tapissent déjà les pare-brises des Tata. Cela pourrait se généraliser, si rien n’est fait.
Mon collègue, désespéré de voir une occasion presque ratée de moderniser le transport à Dakar, a pris soin de mettre deux chapelets dans son cartable : un pour les cars rapides, un autre pour les Tata. A défaut de pouvoir se déplacer sur un tapis volant au-dessus d’une ville qu’il a désormais, jour après jour, de la peine à reconnaître. Un tapis volant pour moderniser le transport à Dakar ? Il y aura un compatriote, sorti de nulle part, pour en faire son affaire. Un de ces jours, on nous en présentera un prototype avec des classes comme dans les avions. On parie ?
Une priorité des Sénégalais : manger. Entre le matraquage médiatique sur les combats de lutte du week-end, le show pour Haïti, les chants religieux, l’appel au dialogue entre acteurs de la classe politique, il fallait vraiment le vouloir pour se donner la peine de lire la synthèse des résultats d’une étude prospective intitulée « Sénégal 2025 ».
Le résumé de la presse sur ce que disent les auteurs de ce document dit, entre autres, ceci : « 61,8% des populations estiment que leur priorité, c’est avoir de la nourriture, une bonne alimentation en quantité suffisante ».
Pour les quinze prochaines années, nos compatriotes, dans leur grande majorité, n’auront donc qu’une priorité : se nourrir. L’angoisse, c’est de ne pas manquer de nourriture d’ici 15 ans. C’est une fois le bol familial de riz bien garni qu’ils penseront à se soigner, à se loger, à trouver un emploi et à s’éduquer. Cet ordre de priorités peut, à première vue, surprendre.
A vrai dire, on savait un peu, de façon prosaïque il est vrai, que le Sénégalais éprouve quelques difficultés à se nourrir. Il dépense d’ailleurs trop d’argent et d’énergie pour trouver à manger. Dans la plupart des ménages, une des rubriques les plus importantes est consacrée à la nourriture. Compte tenu de l’importance du chômage et du sous-emploi aussi bien en ville que dans les campagnes, peu de ressources sont de ce fait disponibles, une fois résolue l’équation de la nourriture. Pire, cette alimentation n’est pas toujours de qualité. Elle serait même la source de beaucoup de maladies émergentes chez des populations de plus en plus urbanisées qui mangent, comme qui dirait, trop gras, trop sucré et trop salé sans faire d’exercices physiques.
Les paysans veulent manger comme ceux de la ville et ces derniers n’entendent pas manger comme les habitants de la campagne. Ce que les deux ont délaissé est pourtant une alimentation plutôt saine. Les médecins et les nutritionnistes ne cessent de le dire : un bon « ngourbane » (plat à base de semoule de mil et de poisson fumé) ou un bon plat de couscous avec une sauce à base de feuilles de moringa oleifera, plus connu sous le nom de « nébéday », de haricots noirs et de sardines fumés est un gisement de vitamines et de protéines.
Des experts viennent donc de montrer que ce que nous pressentions était avéré. Manger et manger à sa faim est pourtant un besoin primaire, animal même, selon certains. S’il n’est pas satisfait, c’est que l’homo senegalensis marchera le ventre vide en titubant vers son avenir. Il lui sera difficile d’être, sur les chantiers de la compétition internationale, productif, créatif, innovant, compétitif, etc. La mondialisation n’aime pas les canards boiteux, obèses, au mauvais cholestérol, le cœur fragile, le souffle court, les jambes lourdes.
Nous avons encore quelques années pour produire (pas importer) l’essentiel du contenu de nos assiettes afin d’aider les Sénégalais à avoir une alimentation saine et diversifiée avec, en prime, une plus grande consommation de légumes frais et de fruits. Une population en majorité composée de jeunes a peur de manquer de nourriture alors qu’elle vit sur une terre fertile avec de l’eau et du soleil à gogo ! Ne cherchez pas : ce pays des paradoxes, c’est le Sénégal. |
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| Culture et Médiats |
In mémoriam Mahama Johnson Traoré |
C’est Penda, notre aînée, hésitante et la voix grelottante qui me teste ce midi pour s’assurer si je savais ou pas.
Il a suffi d’un « Papa...Tonton Johnson... » inachevé pour que je comprenne.
Droba et Ton’s me l’ont tour à tour confirmé.
Non ce n’est pas un rêve !
Oui la faucheuse, sans crier gare, est venue l’arracher à notre affection, trop tôt comme toujours.
Je sèche ces larmes que je ne saurais retenir !
Lui, le « koro » me l’aurait ordonné d’un ton péremptoire qui cachait mal son affection débordante pour « son poulain et dogo ».
Signe de Dieu Tout Puissant et du Destin, il s’en va à l’aube d’un 8 mars, Journée internationale de la Femme, lui qui sur la bobine n’a cessé, tout le long d’une carrière cinématographique bien remplie, de célébrer la Femme, à sa manière.
Il y a eu ‘’Diankha-bi’’ en 1968, auréolé du Grand Prix du Festival de Dinar), ensuite ‘’Diègue-bi’’ en 1970.
L’apothéose en chantier de la Trilogie c’était prochainement ’’Nder ou les flammes de l’honneur’’ : « une célébration de la résistance, du refus de la fatalité de ces femmes du Walo qui, en mars 1820, ont préféré la mort à la honte », assénait-il.
Johnson, c’était un ami, un frère, un conseiller, quelquefois un père pour celui qu’il adopta lors de la réalisation d’une des toutes premières séries de l’Union des radiodiffusions et télévisions nationales d’Afrique (Urtna) sur la médecine traditionnelle en Afrique, en collaboration avec Transtel dans les années 80.
Cette amitié jamais ternie, ni démentie, s’est consolidée dans les années 1982 avec « Fann Océan », puis lors de ses séjours en France, du temps de Tv5 Afrique, puis de son installation forcée à Paris, pour cause de maladie lors d’un déplacement.
Johnson, « Pa Bi » pour mimer Daba, a su faire face à la maladie avec dignité, courage et poursuivre ses activités comme si de rien n’était, malgré sa souffrance que nous, ses proches, arrivions à déceler.
Son adresse à Dakar c’est la mienne. Il séjournait toujours chez moi à Msa, là sur la route de l’aéroport, contemplant Yoff et l’Atlantique et de loin sa demeure en réfection.
Il préférait son appartement réservé à toute suite ou aux lambris dorés d’hôtel de renom.
Grand seigneur et homme de principe, il y mettait une seule et unique condition indiscutable : régler sa facture et me défendant de m’en mêler. Sa famille à Dakar c’était la mienne !
El Hadj comme t’appelle Aïda mon épouse, ton amie, depuis ton retour de La Mecque par la Grâce d’Allah et l’affection des enfants, t’a appelé il y a une semaine, jour pour jour et t’attendait vers les 19 et 21 mars pour ton prochain séjour. Elle te préparait une surprise ... Dieu a voulu t’en réserver une plus belle et plus grande, certainement Là Haut, en Son Saint Paradis.
Homme de bien, de droiture, de vérité tu fus. Militant infatigable de la culture africaine tu as été.
Grand ! Je suis atterré mais je sais que tu aurais souhaité qu’en pareille circonstance, plutôt que des larmes, je pris ma plume pour faire l’exercice auquel je me livre en ce moment pour ensuite me dire « Boy, va faire ton travail ». Entendu Grand !
Nous essaierons d’entretenir le flambeau et de le transmettre, comme tu as voulu et su le faire, à la génération montante des militants et acteurs de la Culture.
Nous puiserons et boirons à la source de ta sagesse et de tes valeurs d’honneur, de dignité, de travail, de courage et de générosité.
Mon ami, mon grand-frère des beaux et des mauvais jours, repose en paix !
Tu nous manqueras énormément et à tous ceux qui t’ont vraiment connu et aimé !
Mactar SILLA |
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| Gens et Société |
Afrique, mon Afrique, tu renaîtras |
Longtemps exploitée et arbitrairement oubliée dans ton développement.
Tu as trop souffert de l’humiliation et de la traite négrière.
La force physique de tes enfants a été exportée et vendue à l’étranger.
Ton honneur totalement bafoué et ton avenir sacrifié.
Cette saignée jamais égalée, doublée d’une exploitation sans mesure de tes ressources est à l’origine de ton sous-développement.
Quel autre continent de ce monde pourrait survivre à un tel traitement ?
Dépossédée de ta dignité, harcelée et soumise à la loi du plus fort, toutes tes richesses ont servi à la construction et au développement des autres continents.
Renaître de ce désastre honteusement organisé par les autres continents, peut paraître chose impossible.
Mais faisant sien le vieil adage : « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point... », le patriotisme et l’amour de tes enfants serviront de terreau pour ta renaIssance.
L’union faisant la force, tes enfants doivent tendre leurs efforts et leur intelligence vers ton développement à l’instar des autres continents.
Puissent-ils se mobiliser autour de ce viatique qu’est le commun vouloir de vie commune, pour relever victorieusement le défi de ta renaissance.
Seule la sueur de tes propres enfants pourra fertiliser les semences de ton avenir, unique gage de ta renaissance dans un monde ruiné par ses excès et ses contradictions.
Renaissance africaine
Rudoyée sans retenue par des forces d’occupation sans pitié
Entièrement tu as été soumise à la loi du plus fort
Nulle part tu ne pouvais trouver refuge, si ce n’est la tombe
Alliant patience et courage, tu as surmonté bien des obstacles
Implorant à chaque fois avec patience l’aide de ton Seigneur le Tout Puissant
Sans jamais baigner dans le désespoir
Seule la foi en l’avenir et la détermination ont aidé à ton réveil
A chaque jour, suffisant sa peine
Nul au monde ne saurait plus s’opposer à ta renaissance
Car, comme un levier, ton heure a sonné
En toute liberté, tu seras au rendez-vous du donner et du recevoir
A tout seigneur, tout honneur, chère Afrique
Fierté - Diom et Courage, tu as fait naître en nous
Rien au monde ne saurait plus t’ébranler, tu as franchi l’étape des épreuves
Irrémédiablement tournée vers ton avenir
Chaque jour qui passe désormais pour toi, sera moins entreprenant que le lendemain
A jamais, tu as vaincu le syndrome de l’humiliation
Imperturbable, tu as entrepris les chantiers de ton devenir
N’ayant autre objectif que ton épanouissement intégral
En seigneur du renouveau, tu brandiras l’étendard de ta dignité.
El Hadj Moussé Mboré MBAYE
Hlm Nimzatt, villa n°2502 |
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