QUOTIDIEN
SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES |
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| Culture et Médiats |
DOCUMENTAIRE - « TIRAILLEUR MARC GUÈYE : MA PLUME MON COMBAT » : Tranches de vie contre l’oubli |
Le Centre culturel Blaise Senghor a abrité jeudi l’avant-première du documentaire intitulé « Tirailleur Marc Guèye : ma plume, mon combat » de Mariama Sylla Faye. Ce film de 52 minutes retrace le parcours des anciens combattants de la guerre d’Indochine.
« C’est grâce aux tirailleurs sénégalais que les Français gardent toujours leur dignité. C’est une vérité historique que personne ne peut nier. Et par devoir de mémoire, il est important de rappeler aux nouvelles générations les efforts consentis par leurs grand-pères pour libérer la France. J’ai choisi l’image pour revisiter l’histoire de la guerre d’Indochine à travers un témoin avisé », a expliqué la réalisatrice Mariama Sylla Faye jeudi dernier au Centre culturel Blaise Senghor. C’était à l’issue de la projection de son documentaire intitulé « Tirailleur Marc Guèye : ma plume, mon combat ». Fille de l’une des premières Sénégalaises à avoir travaillé aux Actualités Sénégalaises (l’ancêtre de la Radio Télévision Sénégalaise) dans les années 1960 - 1970, la cinéaste a choisi la caméra pour évoquer la guerre d’Indochine. Selon elle, la trajectoire de Marc Guèye, 78 ans, est une véritable leçon de vie pour les jeunes. Cet ex-sergent-chef de l’armée française, malgré son âge, garde intacts ses souvenirs de guerre. Dans le documentaire 52 minutes, il parle avec humour, sagesse et émotion (parfois il verse des larmes) des rudes épreuves vécues par les tirailleurs sénégalais sur les champs de bataille en Indochine. « Vous n’avez pas honte de soutenir les Français et de combattre des peuples colonisés comme vous ? », leur lançaient souvent les soldats Viet Minh. Cinquante-cinq ans après son service militaire, il se souvient toujours des moindres détails de cette sale guerre : de l’embarquement au large de Dakar jusqu’aux champs d’opération, en passant par d’autres tragédies gravées dans sa mémoire. C’est grâce aux Presses universitaires de Dakar que Marc Guèye a publié en 2009 son livre intitulé : « Un tirailleur sénégalais dans la guerre d’Indochine : 1953-1955 ». Les témoignages, dans le film, de la directrice de la Bibliothèque universitaire de Dakar, Mariétou Diongue Diop, sont émouvants. Elle affirme n’avoir jamais vu un manuscrit qui a mis autant d’années avant d’être édité car Marc Guèye a attendu 37 ans pour enfin feuilleter les pages de son livre.
UN TIRAILLEUR-ÉCRIVAIN
L’auteur rappelle que le premier exemplaire du manuscrit avait été égaré par Alioune Babara Bèye, actuel président de l’Association des écrivains du Sénégal. Puis il y a eu d’autres pertes du document et il a même fallu l’intervention de la gendarmerie pour qu’il soit rétabli dans son droit. Le tirailleur-écrivain retient à peine ses larmes quand il évoque son parcours de combattant avant l’édition du livre. « Cet ouvrage doit être enseigné dans le programme scolaire afin de permettre aux jeunes de savoir la vérité relatée par un témoin oculaire de guerre d’Indochine », a suggéré Marc Guèye. « En refusant la décristalisation de nos pensions, la France humilie les tirailleurs qui se sont sacrifiés pour elle au nom de la liberté et la dignité humaine », a affirmé l’ex-sergent-chef (le 13 juillet dernier, le président Nicolas Sarkozy a annoncé l’alignement des pensions des anciens combattants africains sur celles de leurs collègues français, ndr). Au crépuscule d’une vie bien remplie, le seul regret qui habite Marc Guèye est d’avoir servi sous les drapeaux français. « Aujourd’hui, je n’ai qu’une maigre pension et je survis dans une maison en location avec trois chambres, une cuisine et des toilettes de fortune », déplore-t-il.
La caméra de Mariama Sylla Faye montre avec pudeur les conditions de vie de celui qui a risqué sa vie pour la France. Sa maigre pension lui suffit à peine pour payer le loyer et faire face aux autres charges. Pour l’aider, son épouse est obligée de vendre des jus de fruits et des cacahouètes devant une école primaire de son quartier de Fass Mbao, en banlieue dakaroise. Des images émouvantes, troublantes et bouleversantes... Dans une autre scène, on voit l’ex-sergent chef scruter le monument de Demba et Dupont qui trône à la Place des Tirailleurs, pas loin du port de Dakar. Cela semble lui procurer un certain sentiment de fierté. A l’image de ses frères d’armes encore en vie, Marc Guèye souhaite bénéficier d’une retraite paisible auprès de son épouse et de ses enfants. |
MAKE DANGNOKHO |
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SECTEUR MINIER : L’harmonisation des principes directeurs au menu |
Le Groupe Agora pour l’éducation aux droits de l’enfant et à la paix (Gra-Redep), le ministère des mines et Oxfam America ont célébré hier le premier anniversaire de la directive de la Cedeao sur l’harmonisation des principes directeurs et des politiques dans le secteur minier.
Entre autres, cet événement a pour principal objectif de mobiliser l’ensemble des acteurs autour de l’application de la directive de la Cedeao sur l’harmonisation des principes directeurs et des politiques dans le secteur minier. Organisée à Dakar par Gra-Redep, le ministère des Mines et Oxfam America, la cérémonie marquant le premier anniversaire a été une occasion pour les participants de souligner l’importance de cette directive, adoptée en avril 2009 par la Cedeao en vue de garantir la transparence, l’équité sociale, la protection des communautés locales et de l’environnement dans les zones minières de la sous-région. Cette directive entend également créer un environnement minier favorable au développement macroéconomique durable, en levant les dysfonctionnements constatés souvent dans les industries de l’extraction minière d’Afrique de l’Ouest. Pour le président du groupe Agora de recherche pour l’éducation aux droits de l’enfant et de la paix (Gra-Redep), Gaspard Onoko Onosal, cet événement vise avant tout à enclencher une dynamique à la hauteur du défi à relever dans la mise en œuvre de la directive de la Cedeao sur l’harmonisation des principes directeurs et des politiques dans le secteur minier. Il s’agit, entre autres actions à entreprendre, de créer les conditions du strict respect de la législation nationale sur la protection des communautés vivant dans les zones minières. M. Onoko Onosal a profité de l’occasion pour saluer la présence des représentants du ministère de tutelle, des sociétés minières, des communautés minières et des organisations non gouvernementales et de la société civile dont Oxfam America, le Forum civil, la Raddho, Amnesty Sénégal, AKad, l’Ong Lumière et le Gra-Redep.
Protection des populations des zones minières
Le représentant de Oxfam América, Aliou Bassoum, a, pour sa part, relevé que la mise en œuvre de cette directive devra, non seulement harmoniser les politiques de protection des populations vivant dans les zones minières, mais aussi contribuer à l’éradication de la concurrence ruineuse des activités minières dans la sous-région ouest-africaine. Quant au représentant du ministère des Mines, Babacar Diouf, il a assuré que le Sénégal a adhéré à cette directive des principes du développement durable, en rappelant que le Code minier sénégalais a anticipé sur certaines mesures, a savoir la mise en place d’un fonds de péréquation en faveur des populations concernées. En plus, le Sénégal vient de solliciter un programme d’appui à la gouvernance dans le secteur minier. |
Mamadou SY |
| Economie |
PESTE EQUINE : L’Etat s’engage à vacciner 115.000 chevaux à Louga |
LOUGA : Le directeur des services vétérinaires a réitéré, mardi à Louga, la volonté de l’Etat de vaincre la peste équine. Dr Mbargou Lô a décliné l’objectif de 115.000 chevaux à vacciner soit 80% du cheptel équin.
Une ambition que le directeur des services vétérinaires a manifestée lundi, à l’occasion d’une journée de sensibilisation et de vaccination des chevaux, organisée à Louga. Selon Mbargou Lô, les quelque 25.000 chevaux vaccinés cette année à Louga sur les 115.000 au niveau national aideront à réduire considérablement les foyers de peste équine au niveau du pays. « Le ministère de l’élevage conscient des conséquences redoutables de la maladie sur le cheval, veut atteindre le taux de 80% requis par l’Organisation mondiale de la santé animale pour mettre à l’abri les 570.000 chevaux recensés au Sénégal et qui sont utiles à l’agriculture, au transport et au sport », déclare Mr Lô, qui se félicite par ailleurs du travail accompli par les techniciens qui ont réussi à vacciner 425.000 chevaux durant les campagnes de 2008 et 2009. « C’est un énorme effort qui participe à une meilleure protection sanitaire des animaux et particulièrement des chevaux qui jouent un rôle important dans le développement », a ajouté Mr Lô. Ainsi, poursuit-il, pour accompagner le développement de la filière équine, le ministère s’est lancé dans une politique de construction et de réhabilitation de haras et a procédé à la formation de 450 cochers pour la conduite de véhicules hippomobiles. Des efforts salués par le président de l’association des propriétaires de chevaux qui met l’accent sur l’urgence de prendre en charge ce volet santé animale qui seul permettra de préserver le cheptel équin qui représente un énorme potentiel. « Avec 1030 calèches au niveau de Louga, les propriétaires de chevaux assurent 70 % du transport urbain », se félicite Mayoro Diaw. En tant que marraine de la journée, la sénatrice Awa Ndiaye a soutenu que la manifestation est une démarche particulière pour atteindre les objectifs de la troisième étape de la GOANA dans le secteur de l’élevage. |
Ousmane MBENGUE |
| Economie |
CRÉATION D’ENTREPRISE : De l’’idée à la réalisation |
Tout projet de création d’une entreprise doit toujours partir d’une idée, a affirmé, jeudi à Dakar, Alassane Lô, expert en développement d’entreprises et président du Réseau d’appui à la petite et moyenne entreprise. Intervenant lors d’un atelier axé sur le thème « les étapes clés du parcours de la création d’entreprises », M. Lô a rappelé qu’il existe « sept étapes incontournables » dans la création d’une entreprise. A la base de tout, il y a tout d’abord « une idée de création d’entreprise », a-t-il indiqué (...) Toutefois, a-t-il fait remarquer, « la recherche d’une bonne idée requiert certaines dispositions : savoir écouter, communiquer et être innovant ». La deuxième étape, a-t-il poursuivi, c’est de « construire son projet de création d’entreprise » en réalisant l’étude de faisabilité qui est capitale avant le lancement d’une nouvelle entreprise. Selon M. Lô, « l’étude de faisabilité repose sur l’étude des marchés, l’étude technique et l’étude financière ». Quant à la troisième, elle consiste à trouver des financements à travers les fonds propres, les subventions ou, à défaut, emprunter auprès des banques, des Sfd ou des bailleurs de fonds. Les étapes suivantes consistent à « choisir un statut juridique et remplir les formalités administratives » en déclarant l’activité et l’immatriculation de l’entreprise. |
APS |
| Economie |
Le contrôle sera effectif ce dimanche, selon l’Artp |
Le contrôle des appels internationaux entrants par la société de télécommunications Global voice Group sera effectif à partir du dimanche, 1er août, malgré l’opposition des syndicats de la Sonatel, a assuré Lamine Dial, ingénieur à l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp). « La mesure peut être effective sans que les équipements ne soient réellement installés au niveau de la Sonatel. Mais leur installation permet d’avoir une collecte de manière systématique », a-t-il confié à l’Aps, jeudi, en marge d’un point de presse. « Pour le moment, la collecte se fait sur des supports magnétiques », a-t-il dit, rappelant que la direction de la Sonatel avait promis d’appliquer le décret lorsque que le directeur général a été reçu à l’Artp.
Pour le technicien, « appliquer le décret, c’est autoriser l’Artp à venir mettre des installations qui ne vont pas constituer une intrusion dans leur réseau ». « On va juste prendre des informations de signalisation, des agents assermentés autorisés par la loi iront demander des informations techniques » sur le réseau de la Sonatel, a expliqué Lamine Dial. « Nous attendons que le calme revienne pour pouvoir le faire. Nous comptons sur la sérénité des uns et des autres », a-t-il encore souligné. |
APS |
| Economie |
SIGNATURE D’UN MEMORANDUM POUR UNE UNITÉ DE 65 MW |
L’option sénégalaise pour les énergies renouvelables se précise. Le président Wade reste en phase avec son option de développer les énergies de substitution aux sources fossiles comme le pétrole. Ainsi, en marge de sa visite à Chicago, il a eu des entretiens avec les investisseurs du groupe Abaris Captal. Il a informé le dernier conseil des ministres, ce jeudi 29 juillet, de son entretien avec M. Omer Ahmed, le président de cette structure spécialisée dans les investissements sur les sources alternatives d’énergies, notamment le solaire. « A l’issue de l’audience, un mémorandum d’intention pour la fourniture de centrales solaires au Sénégal a été signé, avec comme mesure d’accompagnement l’installation d’une centrale électrique (énergie fossile) de 65 MW destinée à pallier les coupures d’électricité, en attendant l’exécution du programme solaire », dit le texte. Dans cette même lancée, il a présidé à son retour une réunion sur l’énergie solaire avec une délégation d’ingénieurs conduite par M. Louis Seck, ministre chargé des Energies renouvelables.
LE MALIEN AMADOU OUSMANE GUITTEYE NOUVEAU DIRECTEUR GENERAL DE L’ASECNA
Le Conseil des ministres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar a porté son choix sur M. Guittèye qui passe ainsi devant ses challengers de la Mauritanie et du Togo.
Ce choix est conforme à la Convention de Dakar sur la rotation de la direction de l’Agence. Créée en 1959, l’Asecna regroupe 17 pays africains (dont Madagascar) et la France qui compte les aéroports de Mayotte et de la Réunion.
Elle est chargée du contrôle de la circulation, du guidage, de l’approche et de l’atterrissage des avions, ainsi que de la transmission des informations. |
Rassemblés par F.S. |
| Education et Formation |
EDUCATION DE BASE : Trente mille ordinateurs aux collèges et « daaras » du Sénégal |
Le projet Usaid /Education de base a reçu, hier, de la société Axa-Sénégal, un lot de 30.000 ordinateurs. Ces ordinateurs écrans plats sont destinés aux collèges et « daaras » du Sénégal.
Le projet Usaid/Education de base connu pour ses multiples actions dans le secteur de l’Education a réceptionné, hier, dans le cadre du partenariat public-privé qu’il a développé avec les entreprises, un important lot d’ordinateurs de la société d’Assurance Axa-Sénégal.
Au total, ce sont 30.000 qui sont réceptionnés. Le matériel informatique est destiné aux Collèges d’enseignement moyen et « daaras » du Sénégal.
Selon le directeur général-adjoint d’Axa-Sénégal, M. Alioune Diagne, à travers ce geste qui s’inscrit dans le cadre des actions citoyennes menées jusque-là par sa structure en faveur de couches défavorisées, sa société apporte ainsi une réponse au combat que mène le Sénégal pour la réduction de la facture numérique. Il a profité de l’occasion pour renouveler l’engagement d’Axa-Sénégal pour une éducation de qualité au Sénégal.
Mme Guitèle Nicoleau, chef du projet Usaid/Education de base n’a pas manqué de se réjouir de ce partenariat que l’Usaid est en train de développer dans le cadre de la mobilisation de l’ensemble des forces vives de l’Etat autour du secteur de l’Education. « Ces ordinateurs destinés aux collèges et « daaras » du Sénégal permettront ainsi d’apporter une réponse aux besoins d’une éducation de qualité pour tous », a souligné Mme Nicoleau. Le projet qu’elle dirige a déjà reçu les bons de livraison des machines et les chèques des mains des responsables d’Axa-Sénégal. Axa, qui n’en est pas à son premier geste en faveur du secteur éducatif, avait construit une école élémentaire à Malika en 2001. |
Seydou Prosper SADIO |
| Education et Formation |
BOYCOTT DES EXAMENS A L’UGB : Trois étudiants définitivement exclus, le quatrième réprimandé |
Les quatre étudiants, qui ont été traduits devant la Commission de discipline de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, après avoir boycotté les examens, sont désormais fixés sur leur sort. Trois d’entre eux ont été « perpétuellement exclus », alors que le quatrième a été réprimandé.
Comme annoncé par le recteur, il y a quelques jours, au cours d’un point de presse, les quatre étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, qui ont eu à entraver le déroulement des examens à l’Unité de formation et de recherche (Ufr) Sciences appliquées et technologie (Sat) sont fixés sur leur sort. Traduits ce jeudi 29 juillet devant la commission de discipline de l’institution, trois d’entre eux ont été définitivement exclus de l’Ugb et le quatrième réprimandé. « A la suite de la réunion, le 29 juillet 2010 à 09 heures à la Salle des actes du rectorat de l’Université Gaston Berger, de la commission de discipline instituée par le décret 91-728 du 24 juillet 1991 relatif aux modalités provisoires d’exercice du pouvoir disciplinaire à l’égard des étudiants, les sanctions suivantes ont été prononcées contre des étudiants en raison de leur implication dans les événements survenus entre le 18 juin et le 17 juillet 2010 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis », lit-on dans la note d’information parvenue à notre rédaction. Ces sanctions portent sur « l’exclusion perpétuelle de tous les établissements de l’Ugb de Saint-Louis » de trois des quatre incriminés. Notamment Mamadou Bitèye de l’Ufr Sat, section Mai (Analyse numérique), niveau Dea, Birassy Guissé de la même Ufr, section Mai (Proba Stat), niveau Dea et Salimou Kébé également de l’Ufr/Sat, section Mai (Proba Stat), niveau Dea.
Quant au quatrième étudiant, le nommé Balla Sène aussi de l’Ufr/Sat, section Mai (Proba Stat), niveau Dea, il a reçu une réprimande.
A rappeler cette crise avait un peu secoué l’institution de Sanar alors que se déroulait la 32è session du Conseil africain et malgache de l’Enseignement supérieur (Cames). Cela a poussé les autorités académiques, avec à leur tête, le recteur, le Pr Mary Teuw Niane, quelques jours après la fin du Cames, à sortir de leur réserve pour « apporter la vérité des faits » et promettre d’appliquer les textes. Ce qu’elles viennent de faire avec ces sanctions. |
D. MANE |
| Education et Formation |
DROITS D’INSCRIPTION DANS LES ÉCOLES DOCTORALES ETHOS ET ARCIV : Les éclairages et précisions du doyen de la Faculté des Lettres |
Après la sortie des doctorants des Ecoles doctorales Etudes sur l’homme et la société (Ethos) et Arts, cultures et civilisations (Arciv) de la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh) demandant la réduction des frais d’inscription, le Doyen Saliou Ndiaye a tenu à apporter des éclairages et précisions.
Le Doyen, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, tient à préciser d’emblée que les écoles doctorales, dans le cadre de la réforme, sont « les organes à l’intérieur desquels s’organise la recherche » et que leur mode de fonctionnement obéit à des normes internationales. S’y déroule, durant toute l’année, un programme d’activités : séminaires, conférences, colloques, ateliers de méthodologie. Pour cette animation scientifique, il a indiqué que ces écoles « font appel à des experts ou des sommités mondiales du monde universitaire pour animer les rencontres et former les doctorants pendant 2 ou 3 semaines et participer aux différents jurys de thèse de Doctorat ». Et que si ces derniers ont l’élégance de ne pas se faire rétribuer, « il faut en revanche assurer leur hébergement et prendre en charge leurs frais de déplacement (titres de transport, navettes hôtel-aéroport) », a expliqué le Pr Ndiaye qui mentionne également la mise à niveau des doctorants pour les langues vivantes, l’informatique, ainsi que l’acquisition de revues scientifiques majeures.
« Voilà à quoi sont destinés les 150.000 Fcfa d’inscription pédagogique par an, soit moins de 12. 000 F/mois. Que des étudiants inscrits en thèse estiment que c’est excessif montre la valeur bien minime qu’ils accordent au savoir », a dit le Doyen. Il leur a rappelé, à cet effet, que « le service public d’Enseignement supérieur s’arrête à la Maîtrise ».
Par ailleurs, le Pr Ndiaye a soutenu avoir relevé trop de « contrevérités » dans la déclaration des étudiants, soulignant qu’à la Fastef, « il n’existe aucune école doctorale » et donc la somme de « 10.000 Fcfa avancée par les étudiants ne tient pas de la réalité ». A son avis, par de tels propos, les étudiants cherchent à « entretenir volontairement la confusion entre l’inscription pédagogique en vigueur dans les départements et celle des écoles doctorales ». Il a, en outre, fait remarquer que le montant des inscriptions au Burkina Faso est de « 350.000 FCfa et dans la sous-région » pour les mêmes écoles doctorales rattachées aux Facultés de Lettres et Sciences humaines, « des universités pourtant classées très loin derrière l’Université Cheikh Anta Diop dans le ranking de Shanghai ».
Le Doyen a précisé que les taux des inscriptions pédagogiques n’ont pas été fixés « unilatéralement » par le conseil scientifique des écoles doctorales.
« Les étudiants, comme le prévoit la réforme, sont effectivement membres du conseil scientifique. Et c’est au cours des journées de réflexion sur les écoles doctorales de la Flsh qu’un consensus a été obtenu sur le montant des inscriptions pédagogiques. Les doctorants y ont adhéré. Les informations sont disponibles depuis fort longtemps sur le site de l’Ecole doctorale Arciv », a-t-il noté. Il a ainsi dénoncé ce qu’il appelle la volonté de « semer le doute au sein de la communauté universitaire et dans l’opinion publique, les intentions malveillantes des auteurs à détruire l’image de la Flsh pour la déstabiliser », rappelant que bon nombre d’étudiants se sont, depuis fort longtemps, acquittés de leurs droits d’inscription et ont validé les séminaires de la présente année. |
D. MANE |
| Education et Formation |
BFEM A VELINGARA : UN TAUX MOYEN DE RÉUSSITE DE 15 % |
Les résultats du premier groupe de l’examen du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) n’ont pas été fameux dans la commune de Vélingara et dans les arrondissements. En effet, la plupart des centres d’examens affichent un taux de réussite en dessous des 15%. Le centre du lycée Chérif Samsidine Aidara de la commune de Vélingara a obtenu 12 admis d’office sur un total de 195 élèves ayant effectivement composés, soit un taux de réussite de 6,28%, tandis que les deux autres centres que sont respectivement les Cem Commune I et Commune II, sur 33 candidats ont été déclaré admis sur 231 présents soit un de 14,28% et un taux de 11,4%, soit 21 admis d’office sur 184 candidats. Dans les collèges ruraux, à Saré Bassy, il y a eu 04 admis sur 88 candidats au premier tour, soit 4,54%. Ouassadou a obtenu un taux de réussite de 7,20%, soit 17 admis sur 236 potasses tandis que Linkéring n’a eu que 9.8% de taux de réussite, soit 5 admis sur 51 présents. Dans tous ces collèges, le pourcentage des élèves autorisés à passer les épreuves du deuxième tour ne dépasse pas 20% sauf le collège de Ouassadou qui a franchi la barre avec 23%. |
P. A. DIOP |
| Education et Formation |
MARSASSOUM ENREGISTRE 4,9% DE RÉUSSITE |
15 candidats ont été déclarés admis au premier tour du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) sur un effectif total de 305 candidats ayant effectivement composé au centre de Marsassoum (région de Sédhiou). Cela fait un taux de réussite de 4,9% au premier tour pour ce jury. Parmi les 182 candidats qui composaient au jury A, seuls 6 sont admis d’office, soit un taux de réussite provisoire de 3,29%. 42 candidats devront subir les épreuves du second tour. Ce qui pourrait relever la barre des admis à 29%, si les admissibles passaient. La tendance est quelque peu meilleure au jury B où sur les 123 postulants, neuf ont pu décrocher le Bfem et 32 sont appelés à subir les épreuves du second groupe.
Le pourcentage dans ce jury est de 7,31% au premier tour et de 33,33% si tout le monde à l’issue des épreuves du second tour passe. Le proviseur du lycée, Marc Ndecky, après avoir exprimé sa insatisfaction, a invité les élèves à redoubler d’efforts. |
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| Education et Formation |
UNIVERSITÉ DE BAMBEY : LE MOUVEMENT SOLIDARITÉ INTERNATIONALE OFFRE UN BUS ET UNE AMBULANCE |
« Abdou Mbacké Ndao fait partie des Sénégalais qui font beaucoup d’actions humanitaires, de belles choses à l’endroit des populations, des établissements scolaires et sanitaires, sans tambours ni trompettes. Il est un citoyen exemplaire. Nous lui en sommes reconnaissants ». C’est en ces termes que le ministre de l’Enseignement supérieur, a apprécié le geste et les qualités de l’humble mécène, en recevant les clés de l’ambulance offerte à l’Université de Bambey. Il y a deux ans, lorsque la demande lui a été soumise, Abdou Mbacké Ndao, fondateur du Msi et natif de la région, avait pris un engagement. Ce qu’il vient de respecter en offrant une ambulance médicalisée, après un bus de transport livré l’an passé. Un geste « hautement républicain », selon le ministre Amadou Tidiane Bâ. Le recteur, le Pr Matar Mour Seck est revenu sur l’importance, les pensionnaires étant éparpillés entre Bambey, Lambaye, Ngoundiane et de Diourbel. Le mécène a reçu des hommages mérités et une attestation d’honneur avant d’être proposé par les étudiants comme Médiateur de l’université. |
Mamadou Aicha NDIAYE |
| International |
11ème anniversaire de l’accession au trône du roi : Mohamed VI déclare que le Maroc ne cèdera pas un "pouce de son Sahara" |
RABAT : Le roi Mohammed VI, fêtant le 11ème anniversaire de son accession au trône, a déclaré que le Maroc "ne cèdera pas un pouce de son Sahara" dans un discours à la Nation diffusé hier.
"Le Maroc reste attaché à sa souveraineté" sur le Sahara occidental et "ne cèdera pas un pouce de son Sahara", a-t-il indiqué.
Le souverain a également affirmé que l’Algérie "va à l’encontre de la logique historique", en faisant allusion à "la souveraineté" du royaume sur ce territoire, l’ancien Sahara espagnol. Le Maroc poursuivra les "efforts de concertation et de coordination avec les Etats maghrébins frères. Ceci, a-t-il affirmé, en attendant que l’Algérie cesse de contrarier la logique de l’histoire, de la géographie, de la légitimité et de la légalité au sujet du Sahara marocain". Le souverain a dit espérer que l’Algérie "renonce à ses manœuvres désespérées visant à vainement torpiller la dynamique enclenchée par notre initiative d’autonomie pour nos provinces du sud". Ce projet d’autonomie, a-t-il ajouté, est en "effet une initiative audacieuse qui demeure une proposition réaliste, innovante et consensuelle" qui "vise à trouver une solution définitive à ce différend régional dans le cadre de l’ONU".
Le roi Mohammed VI s’exprimait depuis Tétouan, une ville du nord choisie avec sa voisine de Tanger pour abriter les festivités de la fête du trône. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc qui propose une large autonomie pour mettre fin au conflit. Rabat refuse l’indépendance contrairement au Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Concernant la région du Sahel où s’activent les groupes d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), le souverain a insisté sur "la coopération engagée avec les pays du Sahel et du Sahara (...) en vue de faire face aux multiples menaces qui pèsent sur la région. Sur le plan interne, le roi a enfin appelé le "gouvernement, le parlement (marocains) et les différents acteurs à redoubler d’effort pour une mise en œuvre optimale des stratégies de développement qui ont été adoptées". |
AFP |
| International |
France : Sarkozy veut le retrait de la nationalité pour certains criminels |
GRENOBLE : Le président Nicolas Sarkozy a proposé hier que la nationalité française puisse être retirée à "toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier", gendarme ou autre personne dépositaire de l’autorité publique"Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française. Je prends mes responsabilités", a déclaré le chef de l’Etat après de récentes violences survenues notamment à Grenoble dans le centre-est de la France."La nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police, d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique", a-t-il poursuivi.Le chef de l’Etat souhaite aussi "que l’acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant au moment de sa majorité ne soit plus automatique"."La nationalité française se mérite. Il faut pouvoir s’en montrer digne. Quand on tire sur un agent chargé des forces de l’ordre, on n’est plus digne d’être Français", selon lui. |
AFP |
| International |
MAINTIEN DE LA PAIX AU DARFOUR : L’ONU prolonge d’un an le mandat de la force ONU-Union africaine |
NEW YORK : Le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé d’un an hier le mandat de la force de maintien de la paix ONU-Union africaine au Darfour (Minuad), région du Soudan en proie à la guerre civile.
Les quinze membres du Conseil de sécurité ont approuvé à l’unanimité une résolution rédigée par les Britanniques qui étend le mandat de la Minuad, expirant samedi, jusqu’au 31 juillet 2011.
Le texte incite la Minuad à "faire le plein usage de ses capacités pour protéger les civils au Darfour" et garantir "un accès humanitaire sûr, en temps adéquat et sans entraves". La résolution condamne aussi les attaques subies par la Minuad, soulignant que "toute attaque ou menace dont (elle) fait l’objet est inacceptable". La Minuad compte actuellement un peu plus de 17.000 soldats et 4.000 policiers sur le terrain. Mardi, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice, avait exprimé sa préoccupation quant à la situation sécuritaire au Darfour, demandant qu’elle soit "traitée avec efficacité". |
AFP |
| Politique |
Attentats de Kampala : 3 Kényans inculpés par la justice ougandaise |
KAMPALA : Trois Kényans, soupçonnés d’implication dans les attentats du 11 juillet qui ont fait 76 morts à Kampala en pleine retransmission télévisée de la finale de la Coupe du monde de football, ont été inculpés hier par la justice ougandaise de ces assassinats revendiqués par les islamistes somaliens shebab.
Hussein Hassan Agad, 27 ans, d’Athi River, Mohamed Adan Abdow, 25 ans, du (district) de Makueni et Idris Magondu, 42 ans, de Nairobi, ont tous les trois été inculpés d’actes de terrorisme, ainsi que de 76 meurtres et 10 tentatives de meurtre. Il s’agit des premières inculpations depuis le double attentat de Kampala. Le juge Deo Sejjemba a précisé que 61 des accusations de meurtres correspondaient au nombre de téléspectateurs tués dans le premier attentat, alors qu’ils regardaient la finale de la Coupe du monde de football retransmise en direct depuis l’Afrique du sud dans les locaux du Club de Rugby Kyadondo, dans l’est de la capitale ougandaise.
Les 15 autres accusations de meurtre correspondent aux personnes tuées le même soir dans un restaurant éthiopien du sud de Kampala.
Des responsables de la police ougandaise interrogés hier soir par l’AFP se sont refusés à tout commentaire sur le degré d’implication présumé des trois Kényans inculpés, renvoyant à une conférence de presse que devrait tenir samedi matin le chef de la police, Kale Kayihura. |
AFP |
| Politique |
CONSEIL DES MINISTRES - Site de recasement de Tivaouane Peul : Le Premier ministre annonce la fin des travaux de terrassement |
Le Conseil des ministres s’est réuni le jeudi 29 juillet 2010, à partir de 10 heures, au Palais de la République, sous la présidence de son Excellence Me Abdoulaye Wade, président de la République.
Le chef de l’Etat a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées à plusieurs personnalités parmi lesquelles :
Mme De Souza, ministre des Droits de l’Homme, du Renforcement de la Démocratie et de la Formation civique de la République du Togo, envoyée spéciale de son Excellence le président Faure Gnassingbe ;
une délégation du Bureau des parlementaires francophones ;
une délégation d’ingénieurs informaticiens de la matrice du Sahel, en compagnie du ministre des Tic ;
une délégation du Mouvement Al Fallah ;
une délégation du Congrès panafricain de la jeunesse musulmane venue remettre au chef de l’Etat un prix pour ses efforts dans le cadre du renforcement de la paix dans le monde.
Au titre de ses activités, le président de la République a informé le Conseil avoir présidé :
une réunion avec les architectes du Sénégal à laquelle a pris part le ministre chargé des Ecovillages ;
une réunion portant sur l’énergie solaire avec une délégation d’ingénieurs conduite par le ministre chargé des Energies renouvelables.
Le chef de l’Etat a également fait part au Conseil des missions qu’il a effectuées, du 11 au 28 juillet 2010 à Paris, Chicago, Washington, N’Djamena et Kampala.
A Paris, à l’invitation du président Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat a pris part, dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance des anciennes colonies françaises, aux manifestations commémoratives de la fête du 14 juillet.
A travers cette invitation, le président Sarkozy a voulu, selon le chef de l’Etat, exprimer la reconnaissance de la France aux soldats venus des anciennes colonies combattre pour la libération de ce pays.
Dans son allocution, à l’occasion du déjeuner offert à ses hôtes, le président Sarkozy a renouvelé son attachement à l’Afrique et au partenariat rénové entre la France et les pays africains, tout en insistant sur la question du développement de l’Afrique qu’il considère comme une priorité pour la France.
Le président de la République a, en marge de la célébration de la fête du 14 juillet reçu en audience :
M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat aux Anciens combattants ;
M. VIcat, Pdg de la Sococim en compagnie de M. Guy Sidos ;
le procureur Moreno Ocampo, en compagnie de Mme Fatou Bensouda, procureur adjointe et de M. Amady Ba, Chef de la Coopération internationale ;
M. Abraham Radkine, directeur exécutif de la Fondation Aladin ;
M. Michel Katz avec qui, il a évoqué le lancement du Dakar Agricole II prévu les 14 et 15 janvier 2011 à Dakar avec la participation du Mouvement pour une organisation mondiale de l’agriculture (Momagri) ;
M. Zefirin Diabre de Areva ;
M. Bachir Barchi avec qui il s’est entretenu du Projet en cours afférent à l’enlèvement des déchets (pneus, ordures, etc.) ;
M. Souleymane Mbaye, champion du monde de boxe qui lui a remis sa ceinture en guise de remerciements pour son soutien et a, par la même occasion, évoqué la possibilité d’organiser à Dakar un Championnat mondial de boxe. Une initiative soutenue par le président de la République ;
Mme Schneck des Editions Bordas ;
une délégation du Fora en compagnie de M. Assane Wade, Souleymane Anta et Mme Bintou Seydi ;
une délégation de la Fédération Pds de France venue lui réitérer son soutien et ses remerciements.
A Chicago, où il s’est rendu à l’invitation du Gouverneur de l’Etat de l’Illinois, M. Patt Quinn, le chef de l’Etat a pris part au Forum des affaires qui a regroupé plus d’une centaine d’hommes d’affaires de Chicago et du Sénégal.
Dans son allocution, le président de la République s’est réjoui de cette rencontre qui vise à booster les relations d’affaires entre les Etats-Unis d’une part, le Sénégal et l’Afrique, d’autre part. Il a entre autres :
insisté sur le fait que l’Afrique est en pleine mutation grâce aux changements radicaux en cours ;
mis en évidence le positionnement stratégique du continent au 21ème siècle ;
évoqué la Résolution 1405/I. adoptée le 1er juillet par la Chambre des représentants américains pour honorer 17 pays africains qui célèbrent leur indépendance. Laquelle reconnaît, entre autre : « l’importance stratégique, humanitaire, économique et culturelle que revêt l’Afrique aux yeux des Etats-Unis d’Amérique ».
situé enfin le Sénégal dans son contexte politique, économique, sociologique et géostratégique.
Le chef de l’Etat a, en marge de cette rencontre, effectué une visite au Field muséum, un musée africain qui retrace l’histoire des pays africains et à la ferme de production, de stockage et de commercialisation du maïs et du soja de M. John Kiefner à Manhattan dans l’Illinois sur invitation de l’Association des fermiers de L’Illinois.
Le président de la République a également participé à un déjeuner offert en son honneur par le Gouverneur de l’Illinois M. Patt Quinn qui s’est dit très heureux de le recevoir ainsi que sa délégation en insistant sur les changements positifs en Afrique et en encourageant le partenariat privé Etats-Unis/Sénégal.
Le chef de l’Etat a, pour sa part, magnifié la coopération excellente entre les Etats-Unis et le Sénégal, situé le sens de l’esprit de sa visite, souligné l’importance vitale des relations d’affaires comme source de prospérité et de croissance et exprimé sa satisfaction pour les retombées positives de cette visite.
Il a également eu un entretien en tête à tête avec le maire de la ville de Chicago, M. Richard M. Daley.
A l’issue de cette séance, deux protocoles d’accord ont été signés, d’une part, entre le gouvernement du Sénégal et l’Etat de l’Illinois dans le domaine agricole et, d’autre part, entre le gouvernement du Sénégal et le Groupe Abaris Cornestone energy (Ace) dans le domaine de l’énergie
En marge de sa visite à Chicago, le chef de l’Etat s’est entretenu avec M. Quinton Primo, président du Groupe Capri Capital qui gère les fonds de pension et est spécialisé dans l’immobilier entre autres secteurs d’investissement.
Il a également reçu en audience :
M Omer Ahmed, Président de Abaris Capital, un groupe spécialisé, entre autre, dans les investissements sur les sources alternatives d’énergies notamment le solaire. A l’issue de l’audience, un mémorandum d’intention pour la fourniture de centrales solaires au Sénégal a été signé avec comme mesure d’accompagnement, l’installation d’une centrale électrique (énergie fossile) de 65 MW destinée à palier les coupures d’électricité, en attendant l’exécution du programme solaire.
Mmes Theresa Clark, Ceo, et Jacqueline Adams, Director of Communication de Africa.com, un site d’information Internet ayant une grande audience au niveau international. Ce site qui fournit des informations sur l’Afrique : histoire, actualité, opportunités d’investissement, a pour ambition, de donner une image positive du continent. L’audience a porté sur les possibilités de partenariat entre le Sénégal et Africa.com. Le chef de l’Etat a, à cet effet, marqué son accord pour que la Rts puisse établir un partenariat avec cette structure.
M. Gleen Tilton, Chairman United Airlines, avec qui, il a discuté des points relatifs à la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, à l’Aéroport Blaise Diagne, etc. La compagnie United Airlines affrète près de 3.300 vols par jour à travers le monde et emploie près de 46.000 personnes.
M. Scott Case, Ceo Malaria No More. Le Président de “Malaria No More”, Ong très impliquée dans l’éradication du paludisme en Afrique a, à cette occasion, reconnu les progrès impressionnants enregistrés en Afrique, au Sénégal en particulier, pour la réduction du fléau.
Le chef de l’Etat s’est également rendu à Washington Dc, au Congrès, pour répondre à l’invitation de M. Bobby. L. Rush, membre du Congrès américain et co-président du Caucus « Partenariat africain pour le progrès économique ». Il y a reçu officiellement la Résolution 1405/I. sur l’Afrique, qui a été adoptée le 1er juillet 2010 à l’unanimité de la Chambre des représentants américains, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de 17 pays africains.
M. Bobby. L. Rush qui a initié le texte de la résolution a précisé que le choix porté sur le président de la République du Sénégal pour recevoir officiellement ce document s’explique par plusieurs facteurs notamment : la modernité de sa vision, l’importance de ses réalisations dans le domaine des infrastructures, ses efforts dans le cadre du renforcement de la démocratie et de la paix, de l’éducation et de la formation, de la lutte contre le Vih/Sida, de la promotion de la jeunesse et de la parité, mais aussi par son leadership en Afrique et dans le monde matérialisé par son inlassable combat pour la résolution des conflits, l’intégration africaine et le partenariat mondial.
Cette résolution, qui honore la lutte de l’Afrique pour sa libération, reconnaît notamment l’importance stratégique de notre continent dans le nouveau contexte mondial et invite les Etats-Unis d’Amérique à prendre en compte cette nouvelle donne.
Le président de la République a également évoqué sa mission à N’Djamena, au Tchad, où il a pris part au sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) les 22 et 23 juillet 2010. Cette rencontre, qui a essentiellement porté sur l’examen des questions économiques et sécuritaires de l’espace Cen-Sad, a été l’occasion d’une concertation approfondie sur les points à l’ordre du jour du sommet de l’Union africaine à Kampala, notamment sur les mutations de l’Union et ses mécanismes de fonctionnement.
Dans son intervention, le chef de l’Etat a particulièrement insisté sur les perspectives liées à l’évolution de l’Union africaine, entre autre, la transformation de la Commission de l’Union en Autorité, les Etats unis d’Afrique, le Gouvernement continental, etc. Le président de la République a également proposé un recentrage de la Cen-Sad sur les questions économiques et proposé la création d’un Fonds pour la réalisation d’infrastructures avec des prêts à long terme.
Le chef de l’Etat a informé le Conseil s’être rendu à Kampala, en Ouganda où il a participé, du 24 au 27 juillet 2010, au 23ème Sommet du Comité d’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nepad et à la 15ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.
Dans son intervention lors du sommet sur le Nepad, le président de la République a notamment :
rappelé les objectifs initiaux du Nepad ;
insisté sur la vocation du Nepad à être une partie intégrante de l’Union africaine et non un processus parallèle ;
souligné la nécessité d’une direction du Nepad simplifiée sans lourdeurs administratives indues ;
mis l’accent sur le respect rigoureux des objectifs et de la vocation du Nepad dans le processus de fusion de ses structures dans celles de la Commission de l’Union ;
évoqué la question de la mobilisation des ressources promises par les partenaires au développement (suivi des engagements) ;
rappelé que le rôle des chefs d’Etat et de gouvernement est celui d’orientation et d’impulsion et non de mise en œuvre ; ce dernier aspect devant plutôt relever de la Commission de l’Union et de l’Agence du Nepad.
La 15ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine a porté sur le thème : « Santé maternelle et infantile et développement de l’Afrique ».
Le constat généralement admis à la suite du Panel sur le thème du sommet est que, pour la grande majorité des pays africains, de nombreux obstacles entravent le processus dans la réalisation de la composante des Omd liée à la santé maternelle et infantile.
Dans son intervention, le président de la République a notamment :
relevé les enjeux liés à la santé maternelle et infantile dans la perspective de l’évaluation finale des Omd en 2015 ;
rappelé l’instauration de la parité au Sénégal comme moyen d’une meilleure prise en charge par les femmes de leurs priorités et besoins spécifiques ;
fait part de deux initiatives sénégalaises en matière de santé maternelle et infantile : gratuité de la césarienne et « Bajenu Gox ».
Lors des travaux en session ordinaire sur les questions liées à la paix et la sécurité en Afrique, la réforme du Conseil de sécurité de l’Onu et les relations entre l’Afrique et la Cour pénale internationale, le chef de l’Etat a notamment :
réaffirmé l’attachement du Sénégal, premier pays à avoir ratifié le statut de la Cpi en février 1999, à l’application de la justice pénale à tous sans exception ;
exprimé son doute s’agissant du crime de génocide sans préjuger des autres accusations retenues contre le président soudanais (crime de guerre et crime contre l’humanité) ;
plaidé pour un jugement des Africains par les Africains avec l’institution d’une juridiction panafricaine.
En ce qui concerne le dossier Hissène Habré, le Conseiller juridique de l’Union africaine a insisté sur toutes les mesures prises par le Sénégal pour la tenue du procès de l’ancien président du Tchad. Dans ce cadre, un projet de budget révisé a été préparé et une conférence des bailleurs pour le financement du procès devrait se tenir en octobre 2010.
Intervenant sur ce dossier, le chef de l’Etat a :
rappelé les termes du mandat donné par l’Union africaine au Sénégal pour le jugement de M. Hissène Habré ;
rappelé les mesures prises par le Sénégal pour diligenter les préparatifs du procès ;
souligné l’inertie de l’Union africaine et des bailleurs pour la mobilisation des ressources ;
rassuré quant à la collaboration du Sénégal pour toutes les dispositions à prendre ultérieurement concernant ce dossier ;
indiqué que le Sénégal ne sera pas impliqué dans la gestion des fonds alloués au procès.
Le président de la République, considérant que l’Union africaine s’est unanimement prononcée contre toute arrestation d’un chef d’Etat africain sur demande de la Cpi, s’est engagé à respecter cette décision et, par conséquent, à ne pas donner suite à une demande éventuelle de la Cour pénale internationale relative à l’arrestation du président Omar el-Béchir
Outre la contribution active du chef de l’Etat aux délibérations du sommet, le Sénégal a initié et fait adopter trois décisions sur :
le partenariat pour éliminer la transmission mère-enfant du Vih/Sida ;
l’adhésion des pays africains à la Convention des Nations unies sur l’interdiction ou la restriction de l’utilisation de certaines armes conventionnelles ou à effets discriminatoires ;
l’institution du 3 avril (date d’inauguration du Monument de la renaissance africaine) comme Journée de la Renaissance africaine. A cet effet, le chef de l’Etat a donné instruction au Premier ministre de lui proposer un contenu pour la célébration de cette journée.
En marge du sommet, le président de la République a eu des entretiens avec :
S.E.M. le président de la République du Malawi ;
S.E. le Guide de la Jamahiriya libyenne ;
S.E.M président de la République comorienne ;
S.E.M Premier ministre canadien.
Le chef de l’Etat a également reçu la délégation du Congrès panafricain de la jeunesse musulmane venue le féliciter pour le Prix pour la Paix en Afrique qui lui a été décerné par ledit Congrès, ainsi qu’à son homologue libyen Mouammar Kadhafi. Ce prix récompense les efforts faits chaque
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jour en faveur de la paix, en raison de la participation du chef de l’Etat à l’extinction des foyers de tensions partout dans le monde et en Afrique.
Il a également accordé une audience à une délégation d’associations de femmes africaines de diverses nationalités venues lui témoigner leur reconnaissance et leur gratitude pour son œuvre en faveur de la parité intégrale. Elles ont demandé au président de la République d’être leur interprète auprès de ses pairs afin de les mobiliser dans ce combat des temps modernes.
Revenant sur l’actualité nationale, le président de la République a demandé au ministre d’Etat, ministre de l’Energie de lui faire le point sur les sommes que les collectivités locales doivent à la Senelec et sur les charges liées à l’éclairage public. Il a annoncé son intention d’édifier à Gorée un Institut de plongée sous-marine pour développer cette discipline sportive et, parallèlement, améliorer nos capacités d’exploration sous-marine.
Le président de la République a demandé au ministre de l’Agriculture de lui faire le point sur les terres irrigables disponibles dans la région de Matam.
Le chef de l’Etat a demandé au ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires régionaux (Cur) et de la Recherche scientifique de lui fournir la liste complète des étudiants bénéficiaires de bourses et d’aides en vue de la mise en place d’un système informatisé de gestion des bourses et aides aux étudiants. Un tel système associé à la mise en place de cartes bancaires au profit des bénéficiaires avant la prochaine rentrée universitaire, permettra, dans une phase-test, de faciliter le paiement des bourses et aides aux étudiants des Universités Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint-Louis.
Le président de la République a donné des instructions au ministre chargé de l’Enseignement supérieur pour que les élèves et étudiants sénégalais vivant à l’étranger bénéficient de bourses et d’aides à l’instar de leurs compatriotes restés au pays et sur la base des mêmes critères.
En vue de renforcer les capacités des enseignants, le président de la République a donné des instructions aux ministres chargés de l’Enseignement supérieur et du Moyen secondaire pour tout mettre en œuvre en vue de mettre à la disposition des enseignants, les outils technologiques, les contenus et les modules de formation à Internet qui sont nécessaires à leur perfectionnement et à leur promotion professionnels. A cet effet, il a demandé aux ministres concernés de lui proposer un programme budgétisé.
Evoquant la question de la reconnaissance des diplômes et des équivalences par la Fonction publique, le chef de l’Etat a engagé le gouvernement à mener une réflexion approfondie sur les modalités de prise en compte des diplômés des Instituts universitaires d’Enseignement supérieur privé.
Le président de la République a, par ailleurs, donné des instructions aux ministres chargés de l’Elevage et du Commerce afin qu’ils prennent toutes les dispositions pour éviter une rupture de la chaîne de froid sur les produits carnés.
Le chef de l’Etat a fait part au Conseil du voyage qu’il effectuera prochainement au Bénin pour participer à la célébration du 50ème anniversaire de l’accession de ce pays à l’indépendance.
Dans sa communication, le Premier ministre a informé le Conseil avoir présidé une série de réunions interministérielles de suivi des mesures de lutte contre les inondations.
De ces rencontres, il est ressorti que, d’une manière générale, les travaux connaissent un niveau d’exécution satisfaisant.
Concernant l’écrêtage des bassins et le drainage des eaux pluviales, la connexion des lacs Thiourour, Wourouwaye et Wouye, ainsi que la pose des buses nécessaires à cet effet, ont été réalisées.
Dans la plupart des zones inondées, a dit le Premier ministre, les travaux d’écrêtage des bassins, de curage des ouvrages et d’installation des canaux de drainage des eaux pluviales sont terminés ou sur le point de l’être.
Il en est ainsi à Keur Massar, à Malika-Yeumbeul où 54 quartiers ont été libérés des eaux, à Lamsar, dans la Zone de captage, au Canal du Cices, à Ngor-Virage et Yoff-Ranhrar.
Des retards ont cependant été notés pour les travaux d’excavation de la mare de Guinaw-rail et pour les différentes opérations à conduire au niveau de Dalifort/Technopole, Wakhinane Nimzatt et Diacksao.
Il est toutefois à relever que l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) et le Projet d’achèvement des programmes de construction et de réhabilitation d’édifices de l’Etat (Papcree) s’attèlent à finaliser les importants ouvrages d’assainissement prévus à Gouye Sapote, aux Unités 15 et 23 des Parcelles assainies, au Marché Boubess ou au quartier Cheikh Wade de Guédiawaye et aux Parcelles assainies de Keur Massar.
L’automatisation du système d’écrêtage des bassins est également comprise dans ce lot.
Pour l’heure, il est donc permis de dire que la situation est globalement maîtrisée.
S’agissant du relogement des sinistrés, le Premier ministre a informé le Conseil que les travaux de terrassement du site de recasement de Tivaouane Peul sont terminés.
Il a précisé avoir instruit les ministres en charge des Infrastructures, de l’Energie, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, de procéder au réaménagement des budgets alloués à leurs départements, pour achever, dans les meilleurs délais, les travaux de viabilisation du site.
Le recasement des populations en provenance des zones non aedificandi pourrait s’y organiser provisoirement sous des tentes, en attendant la livraison de maisons préfabriquées dont le délai de réalisation n’excèdera pas 6 à 8 semaines, a dit le Premier ministre, qui a également annoncé qu’une aide au relogement sera accordée aux familles concernées.
Le Premier ministre a, en outre, informé le Conseil que le gouvernement du Sénégal s’apprête à lancer un programme de construction de 100.000 logements sociaux, à implanter dans toutes les régions du pays, avec le concours de partenaires chinois et saoudiens. Certains chantiers vont démarrer en novembre ou décembre 2010.
Le Premier ministre a également fait part de la réunion interministérielle sur la bancarisation des bourses nationales qu’il a présidée en présence des ministres chargés de l’Economie et des Finances, de l’Enseignement supérieur et du directeur général d’Ecobank.
Cette rencontre a permis d’une part, d’identifier tous les obstacles qui ont empêché le démarrage de ce projet et, d’autre part, d’esquisser des solutions pour rendre effective l’externalisation des bourses à compter de la rentrée 2010- 2011.
Ainsi, en ce qui concerne les étudiants de l’Université Gaston Berger, de la Faculté de Médecine de l’Ucad et ceux qui ont réussi à la première session 2010, a annoncé le Premier ministre, les informations d’identification les concernant doivent être communiquées au ministère des Finances au plus tard le 15 août et transmises, après traitement et validation, à Ecobank le 30 août.
Le cas des autres étudiants sera traité après la disponibilité des résultats de la deuxième session.
Les nouveaux bacheliers seront intégrés dans le système à la suite de leur orientation qui devra intervenir dans le courant du mois de septembre. Ecobank a été invitée à poursuivre son plan d’investissement au niveau de tous les sites concernés. Ce dispositif est mis en place afin que le paiement de bourses soit effectué à bonne date, dès décembre 2010.
Concernant le lancement de la Campagne pour la réduction de la mortalité maternelle (Carmma), le Premier ministre a informé le Conseil avoir présidé, le mercredi 21 juillet 2010 au Cices, la cérémonie de lancement de ladite campagne en présence des ministres en charge de la Famille, de la Santé et de l’Hygiène publique, ainsi que du représentant du Fnuap.
A cette occasion, il a réaffirmé la priorité accordée par le chef de l’Etat à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, notamment ceux relatifs à la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Il a également réaffirmé l’option du gouvernement pour le recrutement de personnels de Santé qualifiés, la poursuite de la construction, de la réhabilitation et de l’équipement des infrastructures de Santé, conformément à la carte sanitaire et la gratuité progressive de l’accouchement et des césariennes dans l’ensemble des régions du Sénégal.
Le Premier ministre a évoqué la séance de travail qu’il a eue avec les administrateurs de l’entreprise Jean Lefebvre-Sénégal, conduits par son directeur général, M. Bara Tall, le lundi 26 juillet 2010, en compagnie des ministres d’Etat en charge des Infrastructures et de la Construction, des responsables de l’Apix et de l’Ageroute. Cette rencontre avait pour but de faire les comptes entre les parties et d’examiner les propositions soumises par le cocontractant de l’Etat tendant à un règlement non juridictionnel du litige.
Le Premier ministre a précisé que les discussions sérieuses, qui ont été entamées à l’occasion de cette réunion, se poursuivront dans les tous prochains jours, dans le respect de la règle de droit, en vue de dégager une solution consensuelle, qui sera soumise à l’arbitrage du chef de l’Etat.
Au chapitre des audiences, le Premier ministre a informé le Conseil avoir reçu diverses personnalités parmi lesquelles :
M. Habib Fetini, directeur des Opérations pour le Sénégal de la Banque mondiale ;
une délégation d’opérateurs économiques saoudiens conduite par son Excellence Abdul Aziz Ben Mohammed Al-Aifan, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite à Dakar ;
son Excellence M. Gerben Sjoerd de Jong, ambassadeur du Royaume des Pays-Bas à Dakar ;
son Excellence M. Hamad Mouhammad Bourahmah, ambassadeur du Koweït au Sénégal ;
M. Kévin J. Mullaly, directeur de l’Usaid pour le Sénégal ;
M. Hisatoshi Okubo, Représentant-résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).
Avec ces diplomates et représentants d’organismes de développement, le Premier ministre a évoqué l’ambitieux programme d’urbanisation et de réalisation d’ouvrages d’assainissement élaboré par le Sénégal, pour Dakar et les villes de l’intérieur du pays.
Le Premier ministre a par ailleurs reçu :
M. Khalifa Ababacar Sall, maire de la ville de Dakar ;
une délégation des internes et anciens internes des Hôpitaux du Sénégal ;
une délégation des travailleurs de la Sonatel, en présence de M. Moustapha Guirassy, ministre de la Communication et des Télécommunications, Porte-parole du gouvernement ;
une délégation des travailleurs de La Poste, en présence de M. Mademba Sock, Secrétaire général de l’Unsas ;
une délégation du Mouvement sénégalais pour le développement (Msd/Plate-forme paysanne), en présence de Mme Aminata Lo Dieng, ministre chargée des Relations avec les Institutions ;
M. Tim Clark, président d’Emirates Airlines, en présence de M. Karim Wade, ministre d’Etat, chargé des Transports aériens, avec qui il a évoqué l’inauguration, à partir du 1er septembre 2010, d’une liaison aérienne directe entre Dakar et Dubaï.
A la suite du Premier ministre :
le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a informé le Conseil que l’enquête concernant le fuel contaminé ayant lourdement endommagé les installations de la Senelec est actuellement en cours et que toute la lumière sera faite sur cette affaire ;
le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature est revenu sur la question du transfert du sable contaminé au plomb du quartier Ngagne Diaw. Il a, à ce sujet, réaffirmé la volonté du gouvernement de récupérer intégralement les 2 m3 de sable déversés de façon transitoire au centre d’enfouissement technique de Mont Roland pour les mettre dans des conteneurs fermés et sécurisés afin de les transférer dans un autre site pour un traitement approprié.
Le ministre de l’Enseignement préscolaire, de l’Elémentaire, du Moyen secondaire et des Langues nationales a annoncé la tenue de la cérémonie de remise des prix aux lauréats du Concours général, le 03 août 2010. A cette occasion, 121 élèves seront récompensés dont une bonne partie dans les séries scientifiques.
Le ministre de l’Urbanisme et de l’Assainissement a informé le Conseil de la signature d’un mémorandum d’entente avec le Fonds mondial pour l’Assainissement pour un montant de deux milliards cinq cent millions (2.500.000.000) de francs Cfa. Cet appui vient renforcer la politique nationale de notre pays en matière d’assainissement. Le ministre est également revenu sur la 5ème session du Conseil des ministres du Centre régional pour l’eau potable et l’assainissement (Crepa) tenue, le 16 juin 2010 à Ouagadougou.
Le ministre de l’Elevage a, dans son intervention, évoqué la situation des abattages clandestins et des importations de viande de buffle au Sénégal. Elle a indiqué que les estimations officielles des services de l’Elevage concernant cette pratique sont de 9 à 10% de l’ensemble des abattages effectués pour la consommation de la région de Dakar. Le reste des abattages non contrôlés est constitué des abattages domestiques et des abattages rituels. Elle a rappelé l’arrêté interministériel n° 08733 du 10 septembre 2009 portant création de la Brigade de lutte contre les abattages clandestins. Ladite Brigade, dirigée par un vétérinaire commandant, sera installée, le lundi 02 août 2010, par le gouverneur de la région de Dakar. Elle a également informé le Conseil que la viande de buffle importée au Sénégal provient de l’Inde. Cette dernière est certifiée « halal » et conforme aux normes internationales. A l’arrivée aux frontières, elle est en outre contrôlée et certifiée propre à la consommation humaine par les services vétérinaires sénégalais.
Faisant le point sur le dossier des taxis Seniran Auto, le ministre des Transports terrestres et des Transports ferroviaires a informé le Conseil avoir reçu l’ensemble des acteurs du programme : la directrice générale de la Brs, les dirigeants des mutuelles, les représentants des Gie, les chauffeurs, le Secrétaire général des transporteurs chauffeurs M. Gora Khouma et Seniran. Elle a annoncé qu’à l’issue des négociations menées avec la Brs, un délai supplémentaire a été accordé, portant la durée du prêt de 36 à 51 mois et les échéances de 264.000 francs à 199.602 francs pour zéro impayé ou 217.825 francs pour trois mois d’impayés. Une convention Brs/Mutuelle/Sonac est proposée aux différentes parties pour signature. De même une convention Seniran/Chauffeur, définissant clairement les garanties et les conditions San a été demandée à Seniran qui la soumettra cette semaine à la signature des chauffeurs. Le ministre des Transports terrestres et des Transports ferroviaires, a annoncé la mise en place d’un comité de pilotage chargé de suivi et de coordination de ce dossier au niveau du ministère des Transports terrestres.
¬ Le ministre des Relations avec les Institutions a fait au Conseil la synthèse des travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale portant sur les mesures envisagées face aux délestages et à la lutte contre les inondations.
La convocation de cette session, qui s’inscrit dans la dynamique du message de son Excellence M. le président de la République de juin 2007 à l’Assemblée nationale délivré par M. le Premier ministre, a permis à cette Institution de jouer pleinement son rôle de contrôle de l’action de l’Exécutif.
Les débats d’une réelle profondeur intellectuelle, qui ont permis à toutes les sensibilités de s’exprimer dans une liberté totale, ont été un véritable baromètre de la maturité de notre démocratie.
Le Conseil a unanimement adressé ses vives félicitations au chef de l’Etat pour son heureuse initiative qui a permis l’institution par l’Union africaine de la date du 03 avril, Journée de la Renaissance africaine.
Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :
M. El Hadji Abdoul Aziz Ndiaye, Conseiller principal des Affaires étrangères, matricule de solde 508512/G précédemment ministre conseiller à l’ambassade du Sénégal à Berlin, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de son Excellence M. Luis Ignacio Lula Dasilva, président de la République du Brésil avec résidence à Brasilia en remplacement de l’ambassadeur Fodé Seck, appelé à d’autres fonctions.
L’ambassadeur Henri Antoine Turpin, Conseiller principal des Affaires étrangères de classe exceptionnelle, matricule de solde 354917/M, précédemment ambassadeur du Sénégal en Suède, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de son Excellence M. Christian Wulff, président de la République fédérale d’Allemagne avec résidence à Berlin en remplacement de M. Cheikh Sylla admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
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AUDIENCE DE Me WADE AVEC LA RADDHO ET HUMAN RIGHTS WATCH : Les précisions du ministère des Affaires étrangères |
Nous avons reçu du service de presse du ministère des Affaires étrangères les précisions suivantes à l’issue de l’audience que le chef de l’Etat a accordée à MM. Alioune Tine et Reed Brody de la Raddho et de Human Rights Watch.
Dans son édition du mercredi 28 juillet 2010, le Journal « Le Quotidien », faisant référence à l’audience que Me Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal, a accordée, en marge du sommet de l’Union africaine de Kampala, à MM. Alioune Tine et Reed Brody, respectivement responsables de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) et de Human Rights Watch, a publié un article dans lequel il prête au président Abdoulaye Wade l’idée d’être favorable à la comparution d’Omar Hassan el-Béchir, président de la République du Soudan, devant la Cour pénale internationale (Cpi).
A ce propos, le ministre des Affaires étrangères, présent à l’audience, estimant que M. Alioune Tine a insidieusement utilisé deux propos du président Wade qui se placent à deux périodes différentes, tient à faire les précisions suivantes :
1-Les propos prêtés au président Wade selon lesquels il serait favorable à la comparution du président el-Béchir, sont sans fondement pour n’avoir jamais été tenus.
2-Le Sénégal ayant été parmi les premiers pays à signer le Traité instituant la Cpi le 18 juillet 1998 à Rome avec 119 autres Etats et le premier à l’avoir ratifié, lorsque pour la première fois, un mandat d’arrêt a été lancé contre le président el-Béchir en mars 2009, le président Wade a eu aussitôt avec ce dernier un entretien téléphonique au cours duquel, il lui a indiqué que le Sénégal était tenu de respecter les engagements de livrer toute personne qui ferait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cpi et que cette obligation était valable pour tout le monde y compris son ami le président el-Béchir. Les propos rapportés par M. Tine datent de mars 2009.
Par la suite, en juillet 2009, le sommet de l’Union africaine a pris une décision demandant aux Etats membres de l’Union de ne pas coopérer avec la Cpi pour l’exécution du mandat d’arrêt à l’encontre du président el-Béchir.
Cette position de l’Union africaine, qui s’impose à tous les membres, a été confirmée au dernier sommet de l’Union africaine à Kampala en présence du président Wade.
Le président Wade a déclaré au sommet de Kampala et indiqué à la presse qu’il adhère totalement à la décision de l’Union africaine et que désormais, il l’appliquerait car il la place au-dessus de la loi nationale.
Telle est la position du président Wade qui ne présente aucune ambiguïté. |
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| Politique |
DIPLOMATIE : Les relations internationales sous le prisme de la religion |
Quel est l’impact de la religion dans les relations internationales ? Tel est l’objet de la nouvelle publication « Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc ». Le Dr Bakary Samb, chercheur à la Fondation européenne pour la démocratie à Bruxelles, présente le 3 août 2010, à Dakar, son nouvel ouvrage. Il est publié aux Editions Marsam, Rabat, Juillet 2010. La manifestation est organisée en collaboration avec le Cercle Sénégal-Maroc pour l’amitié et la fraternité.
La pertinence du facteur religieux en matière diplomatique est la trame de l’ouvrage du Dr Bakary Samb, « Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc ». Un document de présentation explique que l’ouvrage tente de revisiter, à travers le cas des relations arabo-africaines, les différents paradigmes des relations internationales.
« Il passe en revue toutes ces théories en essayant de battre en brèche l’idée, selon laquelle, le religieux en général et l’Islam en particulier serait un facteur marginal dans la marche des sociétés et du monde », précise le texte.
Après des décennies de modernisation économique et sociale, la reprise de vigueur de la religion sous différentes expressions, fit croire à une véritable « revanche de Dieu ».
Mais l’effondrement de l’Union soviétique et la chute du Mur de Berlin, vont être interprétés par Francis Fukuyama in : « La fin de l’Histoire et le dernier homme », Flammarion, 1992, comme la « fin de l’histoire » et la victoire sans appel de la démocratie libérale comme forme finale de tout « gouvernement » humain. Cette nouvelle donne, marquée par la défaillance de l’ennemi soviétique sur lequel l’Occident s’appuyait pour se « terroriser », a poussé ce dernier à désigner ou imaginer les « nouveaux barbares » de l’Empire, tel que l’explique « L’Empire et les nouveaux barbares », Ed. J-C Lattès, 1991, p.9.
Ainsi, en voulant étudier cette place diplomatique du Maroc acquise surtout par le biais d’un modèle religieux et de réseaux non institutionnels, l’objectif est, précisément, souligne le document, de se pencher plus sur l’impact du religieux, de l’usage qui en est fait, que sur une sociologie religieuse en soi.
Pour le Dr Samb, le religieux demeure une donnée fondamentale de ces sociétés et influe, encore, sur les autres dimensions de la vie sociale.
Dans ce cas, argue-t-il, « il ne s’agit ni d’une sécularisation des rapports sociaux encore moins d’un renouveau du religieux. Le sentiment religieux y est intact et peut, sous différentes formes, se manifester sur les autres activités et dimensions de la vie sociale ». |
El Hadji Massiga FAYE |
| Régions |
ACCROISSEMENT DE LA PRODUCTION AGRICOLE : L’Usaid construit un laboratoire de semences à Kaolack |
Kaolack- Initiative de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), le projet croissance économique vient de s’illustrer de fort belle manière à Kaolack, par la réalisation, dans les locaux de la Direction régionale du développement rural, d’un laboratoire de semences.
Cette importante infrastructure, financée par l’Usaid à hauteur de 20 millions de nos francs, a été inaugurée mercredi, par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, M. Massata Niang, en présence du préfet du département de Kaolack, M. Ibrahima Guèye, du représentant du directeur de l’Usaid, de celui du projet en question, mais également de plusieurs autres personnalités.
Pour M. Niang, la réalisation de ce laboratoire permettra, désormais, aux producteurs de la région de recevoir des semences certifiées, d’où la résolution d’un problème récurrent que le bassin arachidier n’avait cesse de vivre : l’absence de semence de qualité. Faisant le lien entre productivité et semences de qualité, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture soulignera qu’avec le laboratoire DISEM qui entre dans le cadre du programme national de reconstitution du capital semencier, c’est un pas important qui vient d’être franchi pour notre agriculture. Pour le représentant du ministre, si le travail de recherche de l’élément de base est important au niveau des stations, il en est de même quant à la multiplication et la préservation de ce que la recherche livre aux techniciens et qui se fait sur le terrain. Une manière pour M. Niang de dire qu’autant que la recherche, la multiplication et la vulgarisation jouent un rôle capital dans le processus de reconstitution. Pour sa part, le représentant du directeur de l’Usaid, M. Peter Trenchard, a déroulé le programme de sa structure qui va étendre ses tentacules au niveau d’autres régions du Sénégal, même si, l’étape prochaine sera la région de Saint-Louis.
L’objectif, à son avis, étant de relever les défis qui s’imposent en matière de sécurité alimentaire, hausse de la production du mil, maïs, riz, sorgho.
« Le projet Croissance Economique, souligne-t-il, répond à toutes ces problématiques par le biais d’actions destinées à accroître la production dans les différents domaines de l’agriculture et de l’élevage ». A noter enfin que le laboratoire sera équipé pour un travail qui profitera aux producteurs de l’ensemble du Sénégal. |
Mamadou CISSE |
| Régions |
AVEC UN CUMUL DE 214 A 462 MM : De bonnes promesses des cultures à Ziguinchor |
La campagne agricole bat son plein dans la région de Ziguinchor, et les pluies, toujours abondantes, favorisent un développement végétatif correct des 1ers semis (maïs, mil, sorgho, riz de plateau, riz de nappe, niébé.)
Selon la Direction régionale du développement rural (Drdr), à la date du 22 juillet, le cumul des précipitations variait de 214 mm en 15 jours de pluies (Loudia Ouolof), à 462.4 mm en 18 jours de pluies (Niaguis.) Par rapport à la même période, l’année passée, 10 postes pluviométriques sur les 12 que compte la région étaient excédentaires en volume et en nombre de jours. L’excédent variait de + 35,7 m/m (Diouloulou) à + 155.7 m/m (Thionck-Essyl), tandis que le surplus en nombre de jours oscillait entre + 1 jour (Diouloulou) et + 10 jours (Tenghory.) Seuls les postes de Loudia-Ouolof et de Nyassia étaient respectivement, déficitaires en volume d’eau (-11,3 m/m et -2,1 m/m). Les postes déficitaires en nombre de jours étaient Cabrousse (- 8 jours) et Ziguinchor (-3 jours.) A en croire la station météorologique, le cumul des précipitations dans le département de Ziguinchor, jusqu’au jeudi 29 juillet 2010, était de 400,4 m/m en 34 jours de pluie, contre 211,9 m/m en 27 jours de pluie, à la même période l’année dernière. Avec cet hivernage jugé correct jusque-là dans la région et des pluies bien réparties dans le temps et dans l’espace, à la date du 22 juillet, les 1ers semis d’arachide étaient en floraison et ceux du maïs au stade des 3 à 4 feuilles. Pour ce qui est du mil/sorgho et du riz de plateau, leurs 1ers semis étaient respectivement au stade de développement foliaire et en montaison. Le riz de nappe était au stade des 2 feuilles et le niébé au stade des 3 feuilles. Quant à la situation phytosanitaire, elle était calme. |
Moussa SADIO |
| Régions |
HIVERNAGE A KAOLACK : Bon comportement des cultures |
L’hivernage bat son plein dans la région de Kaolack. Dans cette partie du bassin arachidier, les techniciens de l’agriculture ont constaté un bon comportement des cultures. Et la situation reste maitrisée.
L’hivernage bat son plein dans la région. Le ciel continue d’ouvrir ses vannes au grand bonheur des producteurs. Ce qui a amené le directeur régional du développement rural(Drdr) à dire que la situation est, pour l’heure, satisfaisante car presque partout il y’a un bon comportement des cultures. Toutefois, Mbagnick Mbodj a affirmé que les différents postes pluviométriques continuent à être déficitaires par rapport à l’année 2009-2010. Mettant l’accent sur la situation des mises en place, il a expliqué que le taux de réception de l’arachide est de 100,44% contre 103,8% en 2009-2010, précisant que pour les ventes, elles ont atteint un taux de 99,09% contre 99,1% pour la campagne 2009-2010. Selon lui, pour les autres semences, les mises en place sont terminées sauf pour le maïs hybride, le riz et le sorgho local mais les ventes se poursuivent. Pour la mise en place des engrais minéraux, a-t-il dit, la situation est satisfaisante car, par exemple pour l’urée, le taux est 177,39% et pour les autres il est presque 100%. Et le Drdr a révélé que les semis se poursuivent pour certaines spéculations comme le niébé, le sorgho, le sésame et le riz. Mettant l’accent sur l’état végétatif, il a soutenu que les stades vont à la levée au tallage en passant par la jeune plantule, précisant que les sarclages continuent sur le mil et l’arachide.
Aussi, il a avancé que la situation phytosanitaire reste maitrisée, soulignant que 1047,5 ha prospectés, 190 ont été infestés. Et les techniciens ont traité les 170 ha jusqu’à la date du 25 juillet. |
Oumar Ngatty Bâ |
| Régions |
CHAMBRE DE COMMERCE DE THIES : Oumou Thiam Sankharé, élue secrétaire générale |
THIES : C’est Mme Oumou Thiam Sankharé qui va assumer les fonctions de secrétaire générale de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Thiès en remplacement de M. Abdou Khadre Kamara, appelé à faire valoir ses droits à la retraite après 28 ans et quelques mois passés au sein de l’institution comme secrétaire générale.
Lors de l’assemblée générale portant sur le vote du budget 2020, les qualités morales et professionnelles du partant ont été mises en exergue par les différents intervenants qui se sont tous appesantis sur la touche personnelle qu’il a su imprimer au fonctionnement de la chambre de commerce. Quant à Mme Oumou Thiam Sankharé, elle ne sera pas du tout dépaysée pour avoir longtemps occupé de hautes responsabilités au sein de la maison. C’est tout simplement dire qu’elle ne manquera pas, sans aucun doute, à s’acquitter comme il se doit de ses nouvelles responsabilités à la grande satisfaction des opérateurs économiques de la région de Thiès. Grande militante de la promotion féminine, la secrétaire générale à titre intérimaire, s’est engagée à ne ménager aucun effort pour mériter la confiance qui vient d’être placée en elle.
Cette promotion constitue également un sentiment de satisfaction et d’espoir pour ses sœurs qui voient à travers ce choix portée sur Mme Sankharé, une réponse à l’une de leurs préoccupations essentielles, c’est-à-dire une présence plus significative des femmes au niveau des instances de décision, notamment en ce qui concerne les fonctions d’ordre électif et nominatif. |
A. Sarr GONZALES |
| Santé et Cadre de vie |
ABBE ALPHONSE BIRANE NDOUR, CURE DE FADIOUTH : « Fadiouth à soif, il faut que le gouvernement réagisse » |
Zone touristique, située dans la Petite Côte, l’île de Fadiouth vit un drame lié à un manque d’eau. Avec l’approche de l’Assomption, qui verra la population de l’île aux coquillages passer du simple au triple, le curé de la paroisse Saint François Xavier de Fadiouth, Abbé Alphonse Birane Ndour, lance un cri de cœur au gouvernement dans cet entretien, pour qu’il « vienne en aide aux populations, afin de résoudre pour de bon le problème ».
Abbé, ce qui frappe le visiteur quand il débarque à Fadiouth, c’est le nombre important de chariots à la recherche d’eau, avec à bord des bidons. Pouvez-vous nous dire ce qui se passe dans le village ?
Ici, au niveau de Joal-Fadiouth, plus particulièrement de Fadiouth, nous avons un problème lié au manque d’eau, qui date de très longtemps. Ce liquide précieux s’est raréfié, depuis bientôt un an. D’après les explications des responsables de la Société des eaux, il y a une raréfaction de l’eau à Joal-Fadiouth. Et cela s’est accentué par les coupures d’électricité. En effet, selon eux, la pompe qui alimente le secteur est une pompe électrique. Toujours selon eux, quand il y a rupture de courant, elle ne parvient pas à faire monter l’eau de manière régulière. Voilà l’origine de nos problèmes, d’après les techniciens.
Comment les gens font alors pour se procurer de l’eau ?
C’est un casse-tête pour les populations. Vous imaginez ce que signifie un manque d’eau pour une population de plus 36.000 habitants à Joal et plus de 7.000 à Fadiouth C’est-à-dire que les règles d’hygiène sont mises en veilleuse. Les gens se débrouillent comme des diables. Ils vont puiser très loin. C’est difficile et compliqué. En ce qui concerne Fadiouth, la situation est inquiétante, parce que, nous sommes en fin de parcours. Quand l’eau est pompée de la zone d’approvisionnement, elle passe par beaucoup d’autres circuits de distribution. Ce qui fait que Fadiouth est servi en dernière position. C’est lié à notre situation géographique.
Conséquence, nous n’avons presque pas d’eau. Et pour s’en procurer, il n’y a que deux solutions. La première, c’est d’aller à Joal pour en puiser, parce qu’il y a des puits là-bas, ce qui n’est pas le cas ici.
Nous sommes dans une île et l’eau est salée. La deuxième, c’est de se lever entre 1 heure et 5 heures du matin pour voir si, par miracle, le robinet coule.
J’utilise le terme miracle parce que qu’à ces heures de la nuit, les populations des autres localités dorment. Alors, par gouttes, elle arrive sur l’île et ce n’est pas tous les jours. C’est pourquoi, je dis par miracle. Il fut des moments où la mairie affrétait des camions-citernes pour nous alimenter. C’était vers novembre et janvier. Elle a arrêté depuis. Nous souhaitons que ce problème soit résolu le plus rapidement pour soulager la population. Cela commence à durer et les populations souffrent.
Qu’attendez-vous, aujourd’hui, du gouvernement ?
D’abord, nous avons vu beaucoup d’artères qui sont en train d’être creusées dans les villages environnants pour mettre des tuyaux. Nous espérons que l’île est prise en compte et que cela pourra régler pour de bon la question. Toutefois, nous attendons des autorités politiques qu’elles nous ramènent le château d’eau qui existait ici. Ce château d’eau a été éliminé, pensant que celui de Joal allait pouvoir régler la situation. Je ne suis pas technicien en la matière, je n’en sais rien, mais je pense et j’estime que pour une population de 7.000 âmes, il faut un château d’eau pour résoudre pour de bon ce problème. Je sais que ce ne sera pas possible avant l’Assomption qui verra la population passer du simple au triple, mais il s’impose. En outre, il faut qu’elles trouvent des alternatives pour cet évènement.
Par rapport aux coupures de courant, est-ce que l’Agence nationale d’électrification rurale vous a pris en compte dans ses prévisions ?
La question de l’électricité est criante et complexe. C’est un problème national. Elle se pose avec plus d’acuité ici dans l’île de Fadiouth. Parce que, comme je vous l’ai dit, s’il n’y a pas de courant, nous n’avons pas d’eau. Pour répondre à votre question, effectivement, l’Aser est passée ici. Ils ont vu la zone et nous ont même envoyé une correspondance disant que le village est dans leur prévision d’électrification rurale. Ils ont même spécifié les zones où nous souhaitions qu’il y ait des panneaux. Pour rappel, ces endroits sont la mosquée, l’église, chez les sœurs et le cimetière. Je pense que ce serait une bonne chose de pouvoir exploiter cette filière d’électrification rurale par le solaire, parce que si vous le voyez bien, le soleil, ce n’est pas ce qui nous manque. J’ai eu l’occasion de voir lors d’un de mes voyages à l’extérieur, des endroits ruraux où toutes les maisons ont été électrifiées par le solaire. Et mieux, ils arrivaient même à fournir le courant au réseau public. Je ne comprends pas pourquoi le Sénégal n’exploite pas une telle filière, alors que la demande est, de plus en plus pressente au niveau de la zone rurale. Nous attendons beaucoup de l’Aser et nous sommes pressés qu’elle vienne concrétiser son annonce. |
Réalisé par François MENDY |
| Santé et Cadre de vie |
Que faire en cas d’insolation ? |
L’insolation, c’est un coup de chaleur qu’on a pris sur le crâne... Selon la Croix-rouge française, « le coup de chaleur provoque une surchauffe du corps qui se traduit par une fièvre élevée, une rougeur du visage, des maux de tête, une forte sensation de soif voire des vomissements et des troubles de la conscience. Il menace principalement les enfants, moins résistants face à une forte chaleur, mais il peut toucher aussi les adultes ». Le meilleur remède est de faire prendre une douche froide à la victime. Si vous n’en disposez pas à proximité, mouillez-lui abondamment la peau, en la laissant sécher naturellement. Renouvelez l’opération tant que le corps reste chaud. Bien entendu, il est indispensable de le faire boire, en mélangeant si possible l’eau avec du cola préalablement dégazé. Enfin si la victime souffre de convulsions, si elle a les yeux creux ou qu’elle est atone, comme absente, n’attendez pas : appelez immédiatement un médecin. Dans ce cas, en effet, l’insolation relève d’une urgence médicale.
(DestinationSante) |
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| Santé et Cadre de vie |
Le poisson pas moins de deux fois par semaine |
Le poisson possède des qualités nutritionnelles précieuses qui en font un invité de choix dans nos assiettes. Il contient des matières grasses en quantité variable selon les espèces, sources d’oméga 3 dits « à longue chaîne » qui préviennent des maladies cardio-vasculaires et sont nécessaires au développement et au fonctionnement de la rétine, du cerveau et du système nerveux.
Parmi les poissons gras, certains contiennent davantage d’oméga 3 à longue chaine et sont donc particulièrement intéressants au plan nutritionnel. Mais, ces poissons peuvent aussi être contaminés par des polluants, dont les dioxines, qui ont des effets néfastes sur la santé en cas de surexposition.
L’Afssa recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 tel que le saumon, la sardine, le maquereau, le hareng ou l’anguille, et un poisson maigre comme le thon, le lieu noir, le merlan, la sole ou encore la lotte. Il faut aussi penser à varier les espèces et les provenances afin de limiter la consommation de poissons possiblement contaminés par des polluants.
(Top Sante) |
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| Santé et Cadre de vie |
Le chocolat, votre arme secrète contre le risque cardiovasculaire |
La consommation de chocolat diminue le risque cardiovasculaire, essentiellement le risque d’accidents vasculaires cérébraux. De nombreux travaux ont tenté d’établir, ces dernières années, des liens entre la consommation de chocolat et le risque cardiovasculaire. Plusieurs études ont notamment démontré une amélioration du flux sanguin ainsi qu’une diminution de la pression sanguine et des marqueurs de l’inflammation après ingestion de chocolat. Malheureusement, peu d’études observationnelles ont été publiées.
Les données d’une large étude diététique qui a, entre autre, examiné les effets de la consommation de chocolat sur la pression artérielle, permet d’y voir plus clair. Elle a inclus 19.357 patients âgés de 35 à 65 ans, sans antécédent d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral. Le suivi a duré en moyenne huit ans. Les pressions artérielles moyennes des patients consommant plus de chocolat étaient inférieures à celles du second groupe de patients. De fait, ils étaient moins exposés au risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral que les patients du second groupe. Enfin, l’effet du cacao a semblé plus probant pour les accidents vasculaires cérébraux par rapport aux infarctus.
(Inf. Top Sante) |
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| Gens et Société |
UNE ACCUSATION DE VOL QUI FINIT MAL : L’étudiant condamné pour avoir arraché l’oreille du militaire |
Victor Nikousso n’a pas aimé que sa copine Seynabou Seck soit accusée de vol de l’ordinateur du voisin. Lors d’une bagarre l’opposant au militaire Laurent Mendy, il lui a arraché l’oreille. Les deux hommes ont été condamnés, le premier à deux ans ferme et le second à un mois.
Les photos montrées à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar issues de la bagarre rangée entre Victor Nikousso, Laurent Mendy, Mame Déthié Samb et Ibrahima Anne, ont choqué le public de la salle d’audience du tribunal des flagrants délits de Dakar, avant-hier. Les conseils des prévenus ont même qualifié l’auteur de cet acte de « carnassier », de « fauve » voire de « sauvage » à cause de l’atrocité de l’issue de la bataille rangée. A l’origine de cette histoire, il y un vol d’ordinateur portable appartenant à l’étudiante Astou Diop, dans un immeuble à la rue 6 de la Médina. Au départ, elle soupçonnait le militaire Laurent Mendy qui avait l’habitude de lui emprunter l’ordinateur. Mais celui-ci lui avait fait comprendre qu’il ne l’avait pas pris. Accompagnée de Laurent Mendy, de Mame Déthié Samb et d’Ibrahima Anne, ils sont allés solliciter les services d’un charlatan du quartier pour tirer l’affaire au clair. Les indications du voyant se sont portées sur Seynabou Seck, voisine de Astou Diop. Le groupe est revenu à leur résidence et a demandé à la fille soupçonnée de l’accompagner chez le charlatan. Mais c’était sans compter avec Victoire Nikousso, copain de Seynabou Seck, présent sur les lieux. Finalement, l’oncle de Seynabou est parvenu à décanter la situation. Tout ce monde s’est rendu chez le charlatan. Mais, cette fois-ci, celui-ci n’était plus en mesure ou avait peur de répéter les indications indexant Seynabou Seck.
Mécontent du soupçon porté sur sa copine, l’étudiant a jeté de l’huile sur le feu en s’emparant d’une pierre, l’air menaçant. Le militaire se jette alors sur M. Nikousso en lui portant des coups sur le visage. En réaction, M. Nikousso a arraché l’oreille gauche du militaire qui s’en est sorti avec un certificat médical mentionnant une incapacité temporaire de travail de 45 jours. M. Nikousso a, lui aussi, présenté un certificat médical portant mention de 10 jours d’incapacité. A la barre, l’étudiant a indiqué qu’il a ramassé la pierre pour se défendre. « Laurent Mendy est le premier à porter des coups sur moi », a-t-il tenté de se justifier. Quant à M. Mendy, il a balayé d’un revers de la main la version de Nikousso. La victime du vol a indiqué dans son témoignage que Mame Déthié Samb et Ibrahima Anne n’ont pas pris part à la bagarre. Leur rôle, à l’en croire, se limitait à séparer les deux hommes. Mais la copine de l’étudiant a soutenu le contraire à la barre.
Le procureur de la République a innocenté Mame Déthié Samb et Ibrahima Anne en demandant leur relaxe pure et simple. Convaincu de la culpabilité des deux autres prévenus, le représentant du ministère public a requis respectivement deux et un mois ferme contre M. Nikousso et M. Mendy. Sur les intérêts civils, les avocats des prévenus ont demandé la recevabilité de leur constitution de parties civiles. Me Moustapha Dieng, avocat de M. Mendy, a réclamé cinq millions de francs Cfa en guise de dommages et intérêts. Me Iba Mar Diop, avocat de M. Nikousso, a évalué le préjudice subi par son client à 100.000 francs Cfa. Par ailleurs, les quatre avocats de M. Mendy ont demandé au tribunal de retenir l’excuse de provocation et une application bienveillante de la loi. Le conseil de M. Nikousso a demandé la clémence de la juridiction à l’encontre de son client. A l’arrivée, MM. Samb et Anne ont été relaxés purement et simplement. Quant à MM. Nikousso et Mendy, ils ont été condamnés respectivement à deux ans et un mois ferme.
Le tribunal a condamné M. Nikousso à payer deux millions de francs Cfa à Laurent Mendy en guise de dommages et intérêts. M. Mendy payera aussi 100.000 francs Cfa à son adversaire. Ainsi, l’étudiant béninois qui devait présenter son mémoire à l’Ecole supérieur polytechnique doit prendre son mal en patience au moins pendant deux ans. |
Souleymane Diam SY |
| Gens et Société |
SURPRIS ET DÉNONCE PAR SA FILLE ADOPTIVE : Le pédophile prend deux ans ferme |
Profitant de l’absence de sa famille, Cheikh Sidate Camara a fait venir chez lui une mineure pour la violer. Sa fille adoptive, tombée sur la scène, l’a dénoncé. Le pédophile a écopé deux ans ferme.
Cheikh Sidate Camara, prévenu des délits de viol et de pédophilie, a finalement écopé deux ans de prison ferme après avoir été déclaré coupable de viol et pédophilie sur une mineure de 13 ans. Le tribunal des flagrants délits de Dakar l’a aussi condamné à payer 500.000 francs Cfa à la partie civile. Cette histoire aurait pu ne jamais être révélé au grand jour si T.S., la fille adoptive de Cheikh Sidate Camara n’avait pas raconté la scène choquante sur laquelle elle était tombée un jour. Elle avait surpris, dans la chambre de sa mère, son père adoptif en train d’entretenir des relations sexuelles avec la petite A.C. L’épouse et les filles de Sidate quittent tous les jours leur domicile pour aller au travail à Mbeubeuss. Ce jour, comme d’habitude, il n’y avait personne à la maison. Le chef de famille en a profité pour inviter la petite A.C. à le rejoindre dans sa chambre. T.S., de retour de ses cours arabes, surprend son père adoptif sur A.C. T.S s’est rendue aussitôt au domicile du père de la victime pour dénoncer Sidate Camara. A la barre du tribunal, le prévenu a nié les faits en soutenant qu’il était absent des lieux le 8 juillet 2010, jour des faits. Mais son épouse et sa fille adoptive soulignaient dans leurs témoignages l’avoir bien trouvé à la maison à leur retour. Sa propre fille G.C., témoin à décharge, soupçonnant un complot de sa mère, a confirmé la présence de son père à la maison. Le Parquet avait requis dix ans fermes de prison. La défense avait plaidé la relaxe pure et simple à titre principal et, subsidiairement, au bénéfice du doute. |
S. Diam SY |
| Gens et Société |
SOUTIEN D’ENDA ÉNERGIE ET SEN’FINANCES : Les femmes de Pikine et Foundiougne obtiennent des financements |
Des groupements de femmes de Pikine et de Foundiougne ont reçu avant-hier des financements provenant d’un partenariat entre l’Ong Enda Energie et la fondation Sen’Finances. Cette assistance est estimée à 10 millions de francs au profit de la Mutuelle d’épargne et de crédit de l’association pour le développement des femmes avicultrices de Pikine et 37.500.000fcfa pour une mutuelle d’épargne de Foundiougne intervenant dans l’exploitation des produits halieutiques.
La cérémonie de signature des conventions matérialisant ce financement a eu lieu jeudi dernier. Mme Denise Fatoumata Ndour, une des responsables de la Fondation Sen’Finances, a déclaré que l’appui des deux organisations va servir à l’acquisition de 1665 foyers améliorés par l’intermédiaire de groupements de femmes membres de la mutuelle. « L’impact recherché est la réduction des dépenses énergétiques et des charges en combustibles, l’amélioration des conditions de vie des ménages par une source d’énergie plus écologique, l’augmentation des revenus des groupements, la création d’un marché pour les constructeurs de foyers améliorés », a souligné Mme Ndour. Le partenariat de ces deux Ong entre dans le cadre de la mise en œuvre de la seconde phase du programme d’appui au développement des petites et moyennes entreprises. Ce programme cible les énergies renouvelables. Il est initié au Sénégal depuis plusieurs années par le programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue). Il s’agit, selon les responsables des deux organisations, de mettre en place un mécanisme de financement des groupes vulnérables en milieu rural pour satisfaire les besoins de production et consommation des populations ciblées. Plusieurs autres groupements de femmes sont ciblés par les opérations. |
Babacar DIONE |
| Gens et Société |
France : La mère de huit nouveau-nés retrouvés morts avoue les avoir tués |
DOUAI : La mère de huit nouveau-nés, retrouvés morts cette semaine à Villers-au-Tertre (nord de la France), a avoué hier les avoir tués, expliquant qu’elle ne « voulait plus d’enfants » et mettant son mari hors de cause dans la plus importante affaire d’infanticides connue en France. Dominique Cottrez, aide-soignante de 45 ans, a indiqué qu’elle « se rendait parfaitement compte de ses grossesses", a déclaré au cours d’un point presse le procureur de Douai, Eric Vaillant. Selon une source, elle a étouffé ses bébés. « Elle explique qu’elle ne voulait plus d’enfants et qu’elle ne voulait pas voir de médecin pour un moyen de contraception », a ajouté le magistrat. Son premier accouchement s’était « mal passé du fait de sa forte corpulence et à ce titre, elle ne voulait plus voir de médecin ». Dominique Cottrez et son mari Pierre-Marie, charpentier, sont parents de deux filles âgées d’une vingtaine d’années, qui ont elles-mêmes des enfants. Déférée hier devant un juge d’instruction, Mme Cottrez a été inculpée (mise en examen) pour « homicides volontaires de mineurs de moins de 15 ans ». Elle risque une peine de réclusion à perpétuité.
Selon une source proche de l’enquête, elle a expliqué avoir étouffé les bébés qu’elle venait de mettre au monde. Elle a aussi affirmé que son mari ignorait tout des grossesses et des homicides, comme le dit aussi ce dernier qui a été laissé en liberté. Samedi, les nouveaux propriétaires d’une maison, qui appartenait auparavant aux parents de Dominique Cottrez, avaient fait la première découverte macabre dans leur jardin. Alors qu’ils s’apprêtaient à replanter un arbre, ils sont tombés sur les ossements de deux nouveau-nés dans des sacs en plastique enfouis sous terre. Sous le choc, ils ont aussitôt alerté la gendarmerie. Les enquêteurs, aidés de cinq chiens et deux maîtres-chiens, ont ensuite fait des recherches dans la maison de Pierre-Marie et Dominique Cottrez, située un peu plus loin, où ils ont retrouvé six nouveaux cadavres. Arrêtés mardi, les époux Cottrez sont décrits par leurs voisins comme des gens sans histoire, le père faisant même partie du conseil municipal de Villers-sur-Tertre, village paisible de 620 habitants. « C’était son troisième mandat. C’était un bénévole, quelqu’un de respectable », a expliqué le maire, Patrick Mercier. Concernant la mère, "c’est une personne qui sortait très peu, qui participait peu à la vie de la commune", a-t-il dit, précisant qu’elle avait "un problème de poids", qui pourrait expliquer que ses grossesses soient passées inaperçues. Hier matin, le curé du village a disposé huit petites bougies devant le portail de la maison où résidait le couple. "J’ai une pensée pour ces petits qui n’ont pas demandé à naître et qu’on jette quelques heures après", a déclaré l’abbé Robert Meignotte. "Je suis très ému, je baptise cinq enfants chaque dimanche dans les 17 villages de la paroisse. On ne jette pas des enfants comme ça dans des sacs poubelle. On ne comprend pas". Les infanticides multiples de nouveau-nés ne sont pas exceptionnels, même si ce cas constituerait le plus important en France depuis une trentaine d’années. |
AFP |
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LUTTE * BALLA GAYE 2 - BALLA BEYE 2 : La bataille des lions aura lieu demain |
C’est demain que les amateurs auront droit au combat entre Balla Gaye 2, « le Lion de Guédiawaye », et Balla Bèye 2, celui de Pikine. L’un des derniers grands chocs de cette saison de lutte. Ce combat, organisé par la structure « Gaston Productions », sera la bataille des lions. Qui sera le vrai lion ?
L’affiche de demain, qui opposera Balla Gaye 2 de l’école du même nom à Balla Bèye 2, le Mbarodi de l’écurie Pulaar, a donc fait sa propre publicité. Tout le monde est convaincu qu’il y aura de l’électricité dans l’air dans ce nouveau « choc de la banlieue ». Comptant pour le drapeau de Mansour Mbaye, le président des communicateurs traditionnels du Sénégal, le combat fait déjà jaser plus d’un. Balla Bèye 2 a besoin de regagner l’estime des amateurs après sa dernière sortie face à Lac de Guiers 2 du Walo. Il comptera sur son expérience pour réussir cette mission périlleuse. Balla Gaye 2, de son côté, veut certainement poursuivre son ascension vers le sommet de l’arène. Outre sa jeunesse, il affiche une sérénité et une puissance qui devraient lui garantir d’autres succès dans l’arène. Ce combat est donc fort prometteur.
Après un premier face à face, le 2 mai dernier, suivi d’une signature de contrat à Bercy (France) et le 3ème qui a eu lieu le 19 juillet 2010, place maintenant au vrai « face-to-face ». Mais déjà, les deux combattants prétendent sortir vainqueurs du combat qui sera disputé, car ils disent l’avoir bien préparé. Ce sera le second combat pour le jeune Balla Gaye 2 qui avait déjà disputé et gagné contre Modou Lô de Rock Energie, le 21 mars 2010. Quant à Baboye, c’est sa toute première sortie de la saison. Bénéficiant tous de l’appellation de lion par leur combativité et leur hargne de vaincre, la bataille s’annonce rude demain. La tension et l’angoisse montent des deux côtés dans le camp des supporters des lutteurs.
Lors de son dernier combat du 9 août 2009, Baboye n’avait vraiment pas convaincu devant Lac de Guiers 2 du Walo qui l’avait fait chuter par la tête, une chute non validée par l’arbitrage. Balla Bèye 2, qui avait, contre toute attente, terrassé le mastodonte de Mbour, Bombardier, fait comme si de rien n’était. Il n’est pas du genre à subir les « pressions », comme il l’a laissé entendre. Et puis, si son jeune adversaire pense qu’il peut le terrasser, Balla Gaye 2 n’a qu’à le faire, avait-il déclaré. Des déclarations commentées comme « défaitistes », voire « fatalistes » dans le camp de son adversaire où les discours tournent autour du travail pour la gagne. « Jusqu’à présent, je n’ai pas eu l’opportunité d’étaler tout mon bagage technique et mon talent de lutteur », avait soutenu Balla Gaye 2. Ainsi, il compte faire montre de son savoir-faire dans la lutte sans frappe, comme user, si nécessaire, de ses coups de poings. Il s’attend à ce que Balla Bèye 2, dont il a loué le courage, se précipite sur son pied. Mais cette tactique est tellement éculée qu’il faut s’attendre aussi à une feinte du Mbarodi pour après imposer un combat en haut. De toutes façons, toutes les hypothèses restent ouvertes entre Baboye et Balla Gaye 2. Le vrai lion de la banlieue sera celui qui terrassera l’autre demain. |
Souleymane Diam SY |
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FOOTBALL - CHAMPIONNAT L1, FINALE ALLER : Niary Tally défie l’ogre de la Médina |
Diaraf ou Niary Tally. Un de ces deux postulants succèdera à la Linguère dans une semaine au palmarès du championnat professionnel de la Ligue 1. En attendant, chacun des deux candidats tentera de prendre une sérieuse option cette après-midi, lors du premier acte. Coup d’envoi 17h30.
Qui va succéder à la Linguère au palmarès du championnat professionnel de l’élite ? Début de réponse à cette interrogation, aujourd’hui. En lice pour la succession, deux prétendants qui ont dominé les débats cette saison dans leur poule respective. Particulièrement Niary Tally, le surprenant promu qui a tout renversé sur son passage dans une poule pourtant jugée difficile, à cause de la présence de la Linguère et l’As Douanes, les deux clubs qui ont dominé les deux éditions précédentes. Avec neuf succès, cinq nuls et deux défaites en 16 matches, soit 32 points au compteur, Niary Tally n’a laissé aucune chance aux autres prétendants. Et pour illustrer son règne sans partage dans la première poule (A), le club de Grand Dakar et autres quartiers environnants détient la meilleure attaque (19 buts) et la meilleure défense (5 buts). Sa dauphine, Hlm, est reléguée à 6 longueurs à l’arrivée. Le Diaraf, son rival dans ce double choc décisif pour l’attribution du deuxième titre du championnat professionnel, n’a pas connu un parcours aussi aisé. Pendant longtemps, le suspense a prévalu au sommet du groupe B. Et c’est dans la dernière ligne droite, à trois journées de la fin, que le Diaraf a pris une sérieuse option. A l’arrivée, le club de la Médina a remporté huit succès, sept nuls et une seule défaite. Mieux, Lamine Dieng, le coach du club, peut compter sur sa défense qui est la meilleure du championnat, toutes poules confondues avec seulement trois buts concédés.
Réputé très réaliste dans les duels à résultat immédiat (finales), le Diaraf se présente naturellement avec le blouson de favori, même si en face, l’adversaire n’entend pas se laisser intimider. En fait, l’histoire nous apprend que le club de la Médina rate rarement dans ce genre de match. Détenteur du record en Coupe du Sénégal avec douze sacres en dix-neuf finales disputées, le Diaraf a souvent fait preuve de réalisme en finale. Privé de titre en championnat depuis six ans (son dernier sacre remonte à 2004), les Verts et Blancs voudraient bien mettre fin à ce passage à vide. Et bien qu’étant en course sur les deux autres challenges (Coupe de la Ligue et Coupe du Sénégal), Lamine Dieng n’entend point sacrifier aucun front. Pari difficile à tenir, même si, dans le passé, le Diaraf a eu à réussir de telles performances, avec quatre doublés en 1969-1970, 1974-1975, 1981-1982 et 1994-1995. Une impressionnante carte de visite loin d’intimider Niary Tally qui se donne l’audacieux défi de marquer l’histoire, quel que soit l’adversaire qui sera en face. Un défi qu’ils espèrent relever avec la complicité de leur exceptionnel public qui a toujours joué sa participation dans les performances de l’équipe. En effet, la mobilisation et l’organisation des supporters de Niary Tally sont un exemple à méditer par les autres clubs. Une chose est, en tous cas, certaine. Dans les tribunes du stade Demba Diop, Niary Tally part favori dans le match des supporters. Fortement mobilisés autour de leur équipe, les fans du club vice-champion sortant de la Ligue 2, constituent une force non négligeable. Au Diaraf de relever ce défi des tribunes. |
Ansoumana SAMBOU |
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ATHLÉTISME - 17e CHAMPIONNATS D’AFRIQUE : L’Argent pour Amy Mbacké, le Bronze pour Kassé Hanne |
Amy Mbacké Thiam (400 m) et Mamadou Kassé Hanne (400 m haies) ont apporté leur part au « butin » du Sénégal, en décrochant respectivement l’Argent et le Bronze, hier à Nairobi, lors des 17es Championnats d’Afrique.
La campagne du Sénégal aux 17es Championnats est en train de dépasser tous les espoirs, avec les bons résultats enregistrés depuis le coup d’envoi des compétitions. Apres l’Or de la lanceuse de Marteau Amy Sène, au premier jour, les deux médailles d’Argent de Ndiss Kaba Badji (Longueur) et Gnima Faye (100 m haies), au deuxième jour, Amy Mbacké Thiam, en terminant à la deuxième place du 400 m et Mamadou Kassé Hanne, troisième de la finale du 400 m haies, ont bien négocié la journée d’hier en accédant au podium. Avec quatre médailles (1 or, 3 Argent, 1 Bronze), l’athlétisme sénégalais a repris sa place de leader dans l’espace francophone, a deux journées de la clôture des 17es Championnats. Et il reste encore des épreuves (4X400 m, triple saut, 200 m) ou le Sénégal peut bien nourrir quelques espoirs.
Amy Mbacké Thiam n’avait pas tort de dire que la Botswanaise Amantle Montsho est, à l’heure actuelle, intouchable. Hier, elle a survolé la finale en signant l’un des meilleurs chromos mondiaux de la saison en 50’’03. La pensionnaire du Ciad n’a jamais été inquiétée durant une course qu’elle a mené à sa guise du début a la fin. Amy Mbacké Thiam, en 51’’32, réussit son meilleur temps de la saison et décroche du coup une place dans la sélection d’Afrique pour la Coupe du monde. Elle a bien géré sa course, en ne cherchant pas à la caler sur celle de la Botswanaise qui a été royale. Dans cette finale, l’autre Sénégalaise, Ndèye Fatou Soumah, a manqué de peu la médaille de bronze qui est finalement revenue à la Nigériane Shadwe Abugan. A défaut donc du podium, la pensionnaire du Ciad avait des raisons d’être heureuse pour avoir battu son record en réalisant 51’’93, contre 51”63 pour la Nigériane. Pour la première fois, Ndèye Fatou Soumah est descendue sous les 52 secondes. Une performance à mettre a l’actif du travail qu’elle a fait au Ciad, sous la direction de l’entraîneur Antony Koffi qui s’occupe aussi de la Botswanaise.
Kassé Hanne sur les pas de Dia Ba
Le Centre de Dakar a été aussi a l’honneur avec la médaille de bronze au 400 m haies décrochée de haute lutte par Mamadou Kassé Hanne qui progresse de sortie en sortie. Détenteur de la meilleure performance des demi-finales, Mamadou Kassé Hanne a encore réussi à faire mieux en bouclant sa finale en 49”10 derrière les expérimentés Sud-Africains L.J.Van Zyl (48”51) et Cornel Fredericks (48”79). Il a bien résisté aux Sud-Africains, mais il a piétiné a la 8e haie, ce qui lui a été fatal. L’apport du technicien Tidiane Correa, directeur technique du Ciad et conseiller technique itinérant au titre de la coopération française, a été très bénéfique pour le jeune Sénégalais qui se présente comme l’héritier du vice-champion olympique du 400 m haies, Amadou Dia Ba.
Pour Mor Seck, finaliste du 800 m, la tache relevait du miracle pour se mêler à la course aux médailles. La finale a été dominée par le Kenya qui a placé ses trois représentants sur le podium, avec à la clé le fantastique chrono de David Rudisha en 1’42”84. Ses compatriotes Alfred Kirwa (1’44”85) et Jackson Kivuva (1’45”47) complètent le palmarès. Le Sénégalais, qui a été lâché à 300 m de l’arrivée, se contente de la 6e place en 1’47”61. Le Soudanais Abubakeur Kaki, champion du monde en salle, n’a pas eu tort de déclarer forfait, tant David Rudisha a démontré qu’il est sur une autre planète.
Moments forts
Parmi les grands moments forts de la journée d’hier, le sacre surprenant du Libyen Mohamed Khawaja au 400 m plats en 44”98 devant le Soudanais Rabat Yousif ( 45”18) et le Congolais Gary Kikaya (45”28) qui détient le record d’Afrique de la spécialité. C’est au photo finish que ce dernier a devancé le Kenyan Kiprotich Mutai (45”28 également). Par contre, c’est sans surprise que le Kenya a marqué sa suprématie sur 3000 m steeple, avec un doublé sur le podium. Richard Mateelong (8’23”54), Ezekiel Kemboi (8’26”13) et l’Ethiopien Roba Gary Chubeta (8’27”15) ont été les meilleurs du jour. La championne olympique du 1500 m, Nancy Jebet Lagat, n’a pas voulu être en reste dans cette chasse à l’Or pour le Kenya, en décrochant la première place en 4’10”43 devant l’Ethiopienne Gelete Burka Bati (4’11”12) et la Marocaine Btissam Lakhouad (4’11”12). Les relais 4X100 m féminins sont revenus aux Nigérianes (43”45) devant le Cameroun (44”90) et le Ghana (45”40). Chez les hommes, c’est l’Afrique du Sud qui a décroché le titre en 39”12 devant le Nigeria (39”22) et le Ghana (39”31). |
Nairobi- De notre envoyé spécial Oumar BA |
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NDISS KABA BADJI, MÉDAILLE D’ARGENT DE LA LONGUEUR : « Bénéficier de meilleures conditions de préparation » |
Champion d’Afrique du Triple saut à Addis-Abeba, en 2008, Ndiss Kaba Badji est encore monté sur le podium africain des 17es Championnats de Nairobi, mais à la Longueur. Avec un saut à 8,10 m, le Sénégalais s’est contenté de l’Argent derrière le Sud-Africain Godfrey Mokoena, 8,23 m.
Que ressentez-vous après cette finale de la Longueur ?
Je suis très heureux de cette place de vice-champion d’Afrique, au regard des conditions de préparation des championnats. Je suis revenu à la compétition, après une blessure au talon qui a fortement perturbé le plan que l’encadrement technique avait élaboré. Donc, je ne vais pas cracher sur cette médaille d’argent, surtout que pour battre le Sud-Africain, il fallait disposer de tous les moyens techniques et physiques.
Votre saison avait bien démarré...
C’est vrai qu’avant d’arriver à Nairobi, j’avais déjà réussi 8,23 m à Dakar et 8,20 m en Guadeloupe. Mais, cette blessure au talon m’a un peu handicapé. Je vais me concentrer sur la Coupe du monde. Il y a une place à prendre là-bas, si je récupère bien. Je veux boucler en beauté la saison.
Quels sont vos objectifs a court et moyen termes ?
Je ne veux plus me contenter de 8,10 m et poussière. Je vise maintenant les 8,40 m et 8,50 m pour faire partie des tout premiers mondiaux. Mais, j’ai besoin d’évoluer dans le même environnement que mes adversaires qui bénéficient certainement de meilleures conditions de préparation. Et c’est à ce niveau que se fait la différence. Il est temps de passer à l’acte et la balle est dans le camp des autorités. Les Jeux olympiques et les championnats du monde arrivent bientôt. |
Propos recueillis par Oumar BA |
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JUDO - 10e CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DES NATIONS JUNIORS : Le Sénégal rate sont entrée en matière |
Le Lions de judo n’ont pas fait une bonne prestation lors de la première journée des compétitions de judo. Aujourd’hui, l’entraîneur Ousmane Badji promet la grande artillerie.
Sur un total de 95 combattants dont 60 hommes et 35 dames, le Sénégal présente une équipe forte de 20 athlètes répartis comme suit : 11 combattants et 9 combattantes. Hier, lors de leur première sortie, seuls 4 judokas ont pu fouler les tapis « new look ». Il s’agit d’Aboubaker Diallo en moins de 81 kg. Ce dernier n’a même pas décroché la médaille de bronze, car il s’est retrouvé au bas du classement (7ème).
L’autre Sénégalais qui a essayé de défendre les couleurs du pays est Pape Abdoulaye Guèye qui a combattu dans la catégorie des moins de 90 kg. Malheureusement, son classement (5ème) ne l’a pas permis d’étrenner le bronze. Idem aussi pour Mbagnick Ndiaye (-100kg). Auparavant, la jeune fille Sophie Catherine Faye chez les moins de 52 kg n’a pu faire mieux que ces deux frères sus nommés. Visiblement dépité, l’entraîneur de l’équipe nationale, Ousmane Badji, jette son regard sur la première sortie des athlètes. « Aujourd’hui, ce sont les débutants qui ont combattu. Ils viennent d’honorer leur première sélection. Cela n’a pas été facile », a laissé entre M. Badji. Ce sentiment est d’ailleurs partagé par le coach des dames, Fatou Sadio, qui constate que les Sénégalais étaient crispés. « Aujourd’hui, ce sera la grande artillerie », prédit Ousmane Badji. |
Serigne Mansour Sy CISSE |
| Culture et Médiats |
ANNONCE DE L’ARTISTE : Wade « n’était pas au courant » de l’interdiction de séjour opposée à Tiken Jah Fakoly |
C’est l’artiste qui en donne l’assurance au sortir d’une audience qui a duré trois tours d’horloge : le président Wade n’était pas au courant de la mesure d’interdiction de séjour le frappant. Tiken Jah Fakoly estime avoir profité de cette rencontre très instructive pour poser toutes les questions possibles au chef de l’Etat sénégalais.
L’artiste-musicien ivoirien Tiken Jah Fakoly a déclaré, hier à Dakar, que le président Abdoulaye Wade « n’était pas au courant » de l’interdiction de séjour au Sénégal dont il faisait l’objet depuis plus de deux ans et demi.
Le président « n’était pas vraiment au courant de cette situation (...) Vous savez que j’ai été interdit de séjour au Sénégal en 2007 par le ministre de l’Intérieur de l’époque (Ousmane Ngom) », a déclaré l’artiste interrogé par la télévision publique (Rts), au sortir d’une audience avec le chef de l’Etat sénégalais.
Tiken Jah Fakoly avait été déclaré persona non grata au Sénégal, le 13 décembre 2007, suite à des déclarations jugées « fracassantes, insolentes et discourtoises » qu’il avait faites sur la situation politique au Sénégal. « Le ministre de l’Intérieur a pris un arrêté d’interdiction d’entrée et de sortie contre l’artiste ivoirien. A partir d’aujourd’hui, Tiken Jah Fakoly est déclaré persona non grata au Sénégal », indiquait le communiqué publié à ce sujet.
A Dakar pour un concert prévu samedi, Tiken Jah Fakoly dit avoir profité de son séjour pour rencontrer le président de la République. Il a précisé avoir parlé avec lui de « beaucoup de questions concernant la jeunesse africaine, les Etats-Unis d’Afrique, le développement du continent ».
« Nous avons discuté pendant presque trois heures et j’ai appris beaucoup de choses », a dit le chanteur, signalant que c’était « une rencontre très intéressante » au cours de laquelle il affirme avoir posé « toutes les questions » qu’il voulait au président Wade.
La veille de la mesure d’interdiction de séjour, jour où il avait donné un concert à Dakar, dans le cadre du Festival Hip Hop Awards, Tiken Jah Fakoly avait demandé au président Abdoulaye Wade de « quitter le pouvoir s’il aime le Sénégal ». Il avait en outre dit que le Sénégal est « en danger »...
Tiken Jah Fakoly, 42 ans, s’illustre depuis le début de sa carrière au milieu des années 1990 par des prises de position sur la politique africaine, tant dans ses œuvres musicales que dans ses entretiens avec les journalistes.
Ses critiques de la gestion du pouvoir en Côte d’Ivoire, par les hommes politiques, l’avaient contraint à s’exiler à Bamako, la capitale du Mali où il est toujours installé. |
APS |
| Culture et Médiats |
LIVRE - « MÉMOIRES D’UN JUGE AFRICAIN » : Les souvenirs de Ousmane Camara connaissent un succès en librairie |
Publiés aux Editions Karthala et présentés le 10 juillet, les « Mémoires d’un juge africain » du magistrat sénégalais Ousmane Camara connaissent un succès en librairie. Le premier tirage est épuisé. L’éditeur s’est attelé à un nouveau tirage pour satisfaire la forte demande, selon des sources bien informées. Les exemplaires seront disponibles en début de semaine.
Préfacé par Amady Aly Dieng, le livre retrace le parcours et les souvenirs du militant du Parti africain et de l’indépendance (Pai), du Parti socialiste (Ps) et Premier président de la Cour suprême du Sénégal. Le magistrat Camara a été le Procureur général de la Haute Cour de Justice ayant jugé les personnalités accusées d’être au cœur de la crise institutionnelle de 1962. Parmi celles-ci, le président du Conseil d’alors, Mamadou Dia, et le ministre de l’Intérieur, Valdiodio Ndiaye.
Le texte a été bien accueilli dans certains milieux intellectuels. Dans une recension publiée récemment dans ces colonnes, le philosophe, écrivain et critique littéraire Hamidou Dia, « ces mémoires apportent un éclairage singulier à l’histoire politique du Sénégal de ces cinquante dernières années au moment où l’Afrique noire ex française fête le cinquantenaire de son indépendance. » Ce livre permettra de « mieux affiner notre Mémoire collective, en ces périodes difficiles de confusion politico-idéologique difficilement lisibles et de grandes inquiétudes en ce qu’elles montrent que si l’histoire semble parfois se répéter, ce n’est jamais sous forme d’ipséité, mais d’analogie ; elles permettront de mieux déchiffrer nos réalités actuelles à cause de leur brûlante actualité. » |
HDF |
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