QUOTIDIEN
SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES |
| |
| Gens et Société |
Conférence de la Achoura (Tamkharit) de l’Imi, demain au Cices : « Le rôle des Imams de Ahlou Bayt dans la préservation de l’Islam et l’unité des musulmans », au menu |
Rapprocher les musulmans afin qu’ils se connaissent mieux et se comprennent et faire de sorte qu’ils retournent au enseignements de l’Islam livrés par la famille du Sceau des Prophètes, Seydina Muhammad (Saws), contribuer à l’éradication de la pauvreté, etc., constituent l’essentiel de la mission que s’est assignée Chérif Mouhammad Ali Aïdara, président de l’Institut Mozdahir international (Imi).
La deuxième édition de la conférence du jour de l’an musulman (Yawm Al Achoura ) de l’Institut Mozdahir international (Imi) que dirige Chérif Mouhammad Ali Aïdara aura lieu demain samedi, 12 janvier, au Centre international du commerce extérieur (Foire de Dakar). Le thème retenu et qui sera introduit par Chérif Mouhammad Ali Aïdara est « le rôle des Imams de Ahlou Bayt (la famille du Prophète Muhammad) dans la préservation de l’Islam et l’unité des musulmans ».
Selon le Chérif, la tenue de la conférence de cette année relève d’une des recommandations du colloque de l’an dernier qui avait permis à des sommités islamiques venues de partout dans le monde, de réfléchir sur le sujet : « Achoura (Tamkharit), jour de fête ou jour de deuil ? »
Cette approche vise, ajoute notre interlocuteur, à instaurer un dialogue inter-islamique afin de rapprocher d’avantage les musulmans, à la suite du jalon posé l’année dernière ». Dans cette optique, il nous faut, les uns les autres, revisiter, en y mettant l’accent, les enseignements de la famille du Prophète incarnée par Seydatouna Khadidja Bent Khouweylith (Rta), Sainte Epouse de l’Elu de Dieu, Seydina Aly Ibn Abou Taleb (Rta), sa Sainte épouse Fatimatou Zah’ra Bent Rassoul (Saws), et leurs enfants, les imams Hassan et Hussein (Rta) ». Car, explique Chérif Mouhammad, « dans le Saint Coran, Allah le Tout Puissant a parlé de la famille des prophètes, pour que les croyants les écoutent et s’inspirent de leurs actes et actions de tous les jours. Cela, dans la meure où ils sont les témoins privilégiés de la révélation du Saint Coran ». Le Cheikh étaye cette assertion par : « ces illustres et saintes personnalités sus-indiquées étaient là, dans la maison du Prophète (Saws), lorsque l’Archange Seydina Djibril (As) apportait les sourates et versets. Ils ne pouvaient ni le voir ou l’entendre parler au Prophète (Saws), mais ils ont toujours dit sentir le Coran. Mieux, ce sont eux qui étaient les premiers à être briefés sur le contenu et les raisons de la révélation des passages transmis par l’Archange ».
En conséquence, il estime « absolument nécessaire, pour nous tous, d’être imprégnés des enseignements légués par Ahlou Bayt, pour être mieux armés contre ceux qui véhiculent des messages trompeurs, donc non conformes au véritable dogme de l’Islam.
Rappelons que l’Institut Mozdahir international déroule gratuitement de très importants programmes d’enseignement général et d’éducation islamique et de formation professionnelle, en conformité avec les programmes officiels du gouvernement. Tout comme il met en œuvre des activités agrico-pastorales et maraîchères qui occupent plus de 200 jeunes dans plusieurs départements de Vélingara, de Linguère (Dahra Djoloff), en Mauritanie, en Côte d’Ivoire, au Mali, etc.,.
Signalons que la conférence débute à 9 heures. |
Babacar Dramé |
| Gens et Société |
Cérémonie de dédicace : La Bible traduite en sérère Sine |
La première Bible traduite en langue sérère sine est sortie des maisons d’éditions. Elle est le couronnement d’un travail sacerdotal de 35 ans, abattu par une équipe protestante forte d’une quinzaine de spécialistes. La cérémonie de dédicace a vu la participation massive des représentants des Ong chrétiennes telles que World vision et la Société internationale de Linguistique(Sil), l’Alliance biblique du Sénégal (Abs) et la Mission évangélique luthérienne de Finlande (Melf), maîtresse d’œuvre de la traduction.
La cérémonie de dédicace de la première Bible traduite en Sérère Sine a vécu. Et Fatick, la capitale du Sine, a été, ce dimanche dernier, le point de convergence de milliers de fidèles chrétiens venus dans une grande ferveur religieuse participer à la cérémonie de dédicace. Un événement majeur dans la vie de la nation, car, soulignera le pasteur Thomas Diouf lors de son sermon, « cette traduction de la Bible, la première a être effectuée dans la galerie des langues nationales du pays, coïncide avec le dimanche de l’Epiphanie, jour où les trois mages, selon le récit biblique, ont donné des présents au sauveur qui venait de naître, à savoir Jésus Christ qui a vécu ici bas trente trois ans, un peu moins que la durée de la traduction de la Bible en sérère sine. »
Poursuivant son sermon, ce diplômé de la faculté de théologie de Yaoundé a souligné que le choix de Fatick pour abriter la cérémonie de dédicace n’est pas gratuit.
Terre de mission et d’approfondissement de la foi, Fatick, fait-il remarquer, est, de par son histoire, marqué par des sanctuaires de génies et de saltigués versés dans la prédiction, le prototype de Bethléem où les trois mages se sont prosternés autour du berceau du Christ. » D’où, pour lui, une invite pour ces saltigués et autres devins capables de « lire dans les méandres des ténèbres, les signes des temps », à se laisser conduire à la révélation de Christ, « la lumière du monde ».
Lui emboîtant le pas, le curé de la paroisse de Fatick, Abbé Jean Touré, par ailleurs représentant de l’archevêque de Dakar, son Eminence le cardinal Théodore Adrien Sarr, s’est réjoui de ce travail abattu par l’église sœur luthérienne et sa vertu à transformer les mœurs et les sociétés : « Cette parole de Dieu est une nécessité et une urgence pour nous de l’accueillir avec joie, l’écouter, la lire, la comprendre et la méditer pour qu’elle transforme nos vies et nos cultures. » Et l’abbé Jean Touré d’ajouter : « Aimons la Parole de Dieu et aimons l’Eglise qui en est sa gardienne et apprécions la richesse qui nous permet d’accéder au trésor d’une si grande valeur. Méditons cette parole de Dieu et laissons le St Esprit devenir notre maître. »
A l’endroit des responsables de l’Eglise sœur luthérienne, le curé de Fatick les a invités à accéder à un vœu cher au cardinal Théodore Adrien Sarr ; à savoir la « poursuite » de ce travail dont le couronnement devrait être la traduction des écrits apocryphes appelés les deutérocanoniques.
Rappelant l’historique autour de la tradition des langues remontant généralement à la Réforme, le président de l’Els a révélé que cette nouvelle traduction de la Bible en sérère sine vient allonger la longue liste des 429 langues dans laquelle la Bible a été traduite. « Un travail titanesque qui a consisté en plusieurs étapes et des équipes formées dans le domaine de la linguistique et de la théologie, notamment de l’exégèse », précise le pasteur Pierre Sène. |
JOSEPH SYLVA |
| Gens et Société |
Gamou du dahira Abrar à TivaouAne : Prières pour l’Oci |
Tivaoune : Tous les regards étaient tournés le week-end dernier sur la ville sainte de Tivaouane où des milliers de fidèles de la communauté Tidiane ont assisté au Gamou organisé par les dirigeants du Dahira Abrar, avec à leur tête Serigne Aliou Niang. Des prières ont été dites pour la bonne tenue de l’Oci.
C’était sous la présidence effective de Serigne Abdoul Aziz Sy Al amine, responsable moral dudit dahira, ayant à ses cotés les dignitaires de la confrérie dont Serigne Mbaye Sy Abdou dit Ndiol Fouta et El Hadji Makhar Diop Aïssatou Sy, représentants la famille de Dabakh Malick. Le chef de l’Etat était représenté à ce Gamou par le Gouverneur de Thiès, Mohamed Fall, à la tête d’une forte délégation comprenant entre autres, l’adjoint au préfet, El hadi Malick Diop, le député-maire et son collègue Alé Lô, président national des élus locaux du Sénégal. Prenant le premier la parole, le gouverneur délivrant le message du président Abdoulaye Wade, du Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré et de Me Ousmane Ngom, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, a mis l’accent sur l’intérêt particulier que ses supérieurs portent à la tenue de ce gamou.
Pour lui, cette marque de considération résulte du rôle d’avant-gardiste, d’éveil, de conscientisation et de médiation, de la recherche de la paix en faveur de toutes les couches sociales que Serigne Abdoul Aziz SY Al amine ne cesse de jouer au nom du Sénégal. Mohamed Fall a saisi cette opportunité en rappelant la tenue de l’Oci prévue les 13 et 14 mars prochains à Dakar à laquelle tous les chefs religieux et islamologues sont conviés et sans distinction par le président Wade.
Abdoul Aziz Sy Al Amin abondant dans le même sens que le gouverneur, a fait part de l’implication directe des dirigeants à l’organisation de l’Oci à la demande explicite du président. Il a demandé aux Tidianes de se mobiliser au moment venu pour prouver leur appartenance réelle à la Ummah islamique qui sera à l’honneur durant 2 jours. |
BEN CHEIKH |
| Régions |
NOUVEAU GOUVERNEUR DE KAOLACK : Amadou Sy installé dans ses fonctions |
Kaolack : Le directeur des Affaires générales et de l’Administration territoriale a installé le gouverneur Amadou Sy qui prend le relais de Mamadou Sall affecté à Dakar. Il marque ainsi un retour dans le Saloum où il a fourbi ses premières armes dans l’administration comme adjoint au Préfet de Kaolack. Une occasion pour Saliou Sambou de louer les qualités du nouveau chef de l’exécutif régional de Kaolack.
« Amadou Sy est un homme de qualité, un homme généreux dans l’effort et prêt à relever les défis qui l’attendent », a déclaré Saliou Sambou. Il a ajouté que M. Sy est « un homme de commerce facile, un homme qui a surtout un sens élevé de la famille ; cela démontre encore une fois que nos vertus et valeurs traditionnelles ont des sentinelles qui veillent quotidiennement au grain malgré le contexte de mondialisation à outrance ». Amadou Sy a été successivement adjoint au Préfet de Kaolack de novembre 1989 à octobre 1992, secrétaire général de l’Ufr de Mathématiques appliquées et d’informatiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, formateur au centre de formation pluridisciplinaire de l’Ugb, adjoint au gouverneur de Thiès chargé du développement et successivement gouverneur de Saint-Louis, Tambacounda et Dakar avant d’atterrir à Kaolack.
C’est une région qui l’accueille, dans sa nouvelle mission, avec beaucoup d’espoir et d’optimisme comme l’a souligné Saliou Sambou. Il a poursuivi que le Saloum, le Ndoucoumane du moins pour un temps déterminé, et le Rip ne peuvent être bien administrés qu’avec un style de management tout particulier.
Mamadou Sall boucle un séjour de dix ans dans la région de Kaolack en qualité notamment de sous-préfet de Malem Hoddar (1981-1984), de Préfet de Kaffrine (2000-2005) et de Gouverneur de Kaolack (2005-2007). Il a été qualifié de « vieux routier du commandement territorial ». Le nouveau Gouverneur de Kaolack, Amadou Sy, peut déjà compter sur cette richesse qui présage déjà d’une bonne conduite de sa nouvelle mission. Mamadou Sall, selon Saliou Sambou, « sera à l’aise pour conduire efficacement les destinées de la région très stratégique de Dakar ».
Signalons que plusieurs personnalités dont la présidente du Conseil régional, Mme Mata Sy Diallo, ont assisté à la cérémonie. |
MOHAMADOU SAGNE |
| Régions |
DIVAGATION DES ANIMAUX A KEDOUGOU : Une convention pour gérer l’espace agropastoral |
Dans le département de Kédougou, face à la divagation des animaux, une détermination affichée nécessaire vient d’être amorcée avec la signature de la convention locale de gestion concertée des bas fonds de l’espace agropastoral par les agriculteurs et les éleveurs, les présidents de conseils ruraux des localités de Bandé, Thiokoye, Fouta et Diakha du département de Kédougou à Bandafassy.
Sous l’égide du Projet d’appui à l’irrigation locale (Papil) et de Bamtaaré de la Sodéfitex, des autorités administratives et services techniques, cette initiative a été prise. La reconversion des mentalités a été la toile de fond de larges concertations dans le département pour maintenir et préserver une cohabitation pacifique et promouvoir des activités agricoles. Le problème de divagation battu en brèche est lié à l’absence de parcage, la libération précoce du bétail, l’occupation anarchique des sols, entre autres retard des semis et feux de brousse. Le manque de formation aussi a été mis en exergue et il est retenu de mettre l’accent sur la stabulation des animaux. D’un commun accord, il est retenu la mise en place de comités villageois anti-divagation, l’instauration de règles claires et concertées, la formation en intégration agriculture-élevage, l’ouverture de parcours de bétail et la mise en place d’un plan d’occupation des terres.
Le coordonnateur de Bamtaaré, Abdoulaye Mbodji, a souligné que cela rentre dans la promotion d’une nouvelle économie rurale. Il est nécessaire de mettre en œuvre une meilleure utilisation de l’espace agropastorale par les différents acteurs concernés et dans un climat social serein et apaisé en impliquant les autorités administratives et locales, techniciens, élus et autres pouvoirs locaux, agropasteurs. Cela pour éviter la divagation des animaux dans les périmètres rizicoles qui ont emblavé cette année 31 ha de semences qui seront démultipliés l’année prochaine. La convention, outre la divagation des animaux, prend en charge les aspects de reprofilage annuel des diguettes, une meilleure répartition des parcelles aménagées, la pratique de la stabulation fumière et/ou compostage dans le cadre de l’intensification et de la production laitière. Il y a aussi le respect du tracé des parcours de bétail, l’interdiction de cultiver sur les parcours de bétail et autour des mares, de créer des incendies, la lutte contre les feux de brousse, et les brûlis des résidus des récoltes, le suivi des animaux par un berger du 15 juin au 31 décembre de chaque année, et mise à l’étable des animaux productifs (lactantes, embouche, bœufs de trait).
Après la signature du contrat par le sous-préfet de Bandafassy, Cheikh Camara, les services techniques et d’encadrement, les présidents de communauté rurale, les représentants des éleveurs et agriculteurs, l’adjoint au préfet de Kédougou, Amadou Wagué, qui a présidé les ateliers, a assuré de la disponibilité des autorités administratives à accompagner cette heureuse initiative du Papil et de Bamtaaré venus accompagner les démembrements de l’Etat qui viennent de réactiver au niveau départemental la commission de supervision de pâturages, de concert avec les notabilités religieuses pour résoudre le problème de divagation des animaux.
Il s’est dit rassuré au regard de l’engouement et de l’engagement des parties prenantes qui ont soulevé le manque de concertation entre éleveurs et agriculteurs. |
PAPE DEMBA SIDIBE |
| Régions |
FNPJ : Plus de 3000 emplois créés en Casamance |
Le Fonds national de promotion de la jeunesse (Fnpj), dans sa politique de créer des emplois aux jeunes, a investi pleinement la Casamance où il a injecté 1.310. 259.996 de F.Cfa. Ces montants ont favorisé le financement de 444 projets et la création de 3074 emplois. Le hic, c’est le remboursement des emprunts.
Une procédure de recouvrement est enclenchée depuis juin 2006 par voie d’avocats et d’huissiers. Selon M. Gabriel Preira, inspecteur de la jeunesse, la région naturelle de Casamance a bénéficié de la décentralisation effective du Fonds national de promotion de la jeunesse. Cette structure y a ouvert à Ziguinchor, en 2003, une antenne régionale qui couvrait les régions de Ziguinchor, Kolda et Tambaconda (zone Sud-est). L’antenne polarise maintenant, depuis 2006, les régions de Ziguinchor et de Kolda qui constituent sa zone Sud. Autour de son équipe, on compte des structures financières décentralisées (mutuelles de crédit et d’épargne) qui ont signé une convention avec le Fnpj. Il y a également les Centres départementaux d’éducation populaire et sportive (Cdeps) qui apportent leurs appuis techniques.
Cette proximité du Fnpj a permis de faire bénéficier à beaucoup de jeunes, soit de manière individuelle ou dans le cadre de projets collectifs, d’un important financement. Le Programme national du fonds de promotion de la jeunesse a injecté dans la région de Ziguinchor 408.248.283 francs Cfa. Cet argent a permis de financer 147 projets et à créer 1000 emplois. Pour le financement national du Fnpj, Mme Gaye, née Awa Aïssatou Ndoye, responsable de la zone Sud du Fnpj, renseigne que jusqu’en 2005, la région vient en 4e position, après Dakar, Saint-Louis et Kolda. Jusqu’à cette même date, et pour son programme national, le Fnpj a mis 178.277.661 francs Cfa dans la région de Kolda où il a financé 67 projets et créé 456 emplois.
Dans le programme de réinsertion sociale des jeunes d’ici (une composante du Programme « Spécial Casamance), le Fnpj a financé pour 216 millions de francs quatre groupements d’intérêt économique. Ces Gie s’activent dans le transport urbain et inter urbain, le commerce, l’aviculture, la pêche et le mareyage. Au titre du « Programme spécial Casamance », initié en 2001 et dont les financements débutés en 2003 continuent, le Fnpj a injecté dans la région de Ziguinchor 262.202.837 FCfa. Ces fonds ont servi à financer 100 projets et permis la création de 722 emplois. Ce même « Programme spécial Casamance » a donné, dans la région de Kolda, l’occasion au Fnpj de financer 126 projets et d’y créer 750 emplois.
Arrêt momentané des crédits pour raison de recouvrement
Dans le cadre, de son Programme national, communément appelé « programme normal », le Fonds national de promotion de la jeunesse n’a plus financé aucun projet en Casamance depuis 2006 pratiquement. Il s’est plutôt consacré aux recouvrements des financements importants non encore remboursés.
L’une des raisons, selon M. Gabriel Preira, inspecteur régional de la jeunesse de Ziguinchor, est que beaucoup de projets ont échoué. « Echecs dus essentiellement à des détournements d’objectifs des
promoteurs et au manque, de suivi des projets par les mutuelles agréées. » Faisant référence à l’article 14 de la Convention qui lie le Fnpj aux structures financières décentralisées, notre interlocuteur explique que ces dernières devraient effectuer le suivi des promoteurs. « Malheureusement, cette disposition n’a pu être respectée par l’Unacois, la mutuelle des professionnels de la pêche et celle des professionnels de l’Elevage notamment », a-t-il déploré.
Selon M. Preira toujours, il y a eu des structures financières décentralisées qui reçoivent du Fnpj des montants alloués aux promoteurs et, en retour, ne reversent pas les fonds non décaissés par les jeunes. « C’est le cas de la mutuelle des professionnels de la pêche (Muprop) dont le contentieux qui l’oppose au Fnpj se situe à un montant de 14.810.000 francs Cfa non reversés. » Gabriel Preira a indiqué que 455 dossiers de projets dont 6 nouveaux ont été reçus depuis que le Fnpj a arrêté momentanément ici les financements de son programme « normal ». Ils attendent d’être financés. |
Moussa SADIO |
| Régions |
Programme « Tout petits crédits » : 276 idées de projets reçues à Oussouye et Bignona |
Les « Tout petits crédits. » C’est le programme de financement que le Fnpj a mis en place, parallèlement au recouvrement de ses emprunts. Dans la région de Ziguinchor, Oussouye et Bignona sont les deux départements tests.
Ces tout-petits crédits seront gérés désormais par une cellule départementale de certification et de suivi des projets. « Cela est une amorce de la décentralisation du Fnpj vers le niveau opérationnel qui se trouve être les départements », explique M. Gabriel Preira, inspecteur régional de la jeunesse. Il indique que l’innovation, avec les cellules départementales, est que le montant alloué au promoteur a été revu à la baisse. « De 50.000 francs Cfa à 500.000 francs Cfa ; contraireme plafond de 5 millions de francs Cfa. »
Autres éléments non des moindres, la cellule départementale de certification et de suivi des projets est présidée par le préfet. Le directeur du Cdeps assure le secrétariat. Les autres services techniques de l’Etat en constituent les autres membres. Les mutuelles aussi siègent dans la cellule, mais à titre d’observateur. C’est cette cellule qui reçoit du directeur du Cdeps les idées de projets et procède à une première pré-sélection. Les dossiers traités sont envoyés au préfet qui convoque le comité.
Ledit comité certifie les projets retenus, en assistant le promoteur sur une meilleure reformulation de son projet. Puis, il envoie le dossier retenu à la mutuelle ou aux mutuelles concernées et également aux représentants de la zone du Fnpj. Ces derniers, d’un commun accord avec la mutuelle, envoient définitivement le dossier du projet retenu à Dakar pour financement. Une fois que le financement est accordé par la tutelle du Fnpj, les fonds sont libérés, au profit de la mutuelle qui le rétrocède au promoteur. La cellule départementale de certification et la mutuelle apportent un suivi formatif au promoteur du projet, en vue d’un recouvrement correct du prêt.
Pour ce programme des « Tout-petits crédits, les idées de projets n’ont pas encore connu de financement, même si elles ont été identifiées et retenues par la cellule départementale de certification. A Oussouye, 11 jeunes porteurs de projets ont été retenus pour un montant global de 4 millions de francs Cfa. Sur la liste d’attente, il y a 11 autres sur un total de 130 jeunes porteurs de projets. Les montants des 11 idées de projets retenues varient, entre 200.000 francs Cfa et 500.000 Fcfa.
Dans le département de Bignona, sur 146 idées de projets reçues, 11 ont été retenues et 10 sont sur la liste d’attente, pour un montant global de 5 millions de francs Cfa. |
M.S |
| Opinions |
Disparition de Cheikh Saliou Mbacké : Une perte difficile à cicatriser |
Ce dernier vendredi de l’an 2007, Allah, notre miséricordieux créateur, a rappelé à Lui notre guide spirituel, Cheikh Saliou Mbacké, Ibn Khadim Rassoul. Sa disparition ouvre l’ère de succession des petits-fils de Cheikh Ahmadou Bamba, à qui nous mourides renouvelons notre plus humble foi.
Sa disparition constitue une lourde perte pour nous talibés mourides, mais également à tous ceux et celles qui vivent dans l’espoir de voir un monde unifié et pacifié. Cheikh Saliou Mbacké, dont le nom symbolise la vertu, a dédié toute sa vie à Dieu en œuvrant pour un Islam universel fondé sur les valeurs de la solidarité, de la paix et de la générosité. Sa mission a consisté à poursuivre l’œuvre de son glorieux père Cheikh Ahmadou Bamba et c’est donc dans la plus digne sérénité qu’il s’en est allé se reposer en paix. Jusqu’à son dernier souffle, il a tenu à nous rappeler l’importance de se soumettre à Dieu lorsqu’on sait trop bien qu’aucun lendemain nous est promis. Certes, cette perte sera difficile à cicatriser, particulièrement pour nous mourides, mais sachant que son ombre continuera à planer au-dessus de nous, nous devons appliquer ses conseils à nos vies afin qu’il soit fier de nous, car croyez le bien, un jour ou l’autre nous le retrouverons.
Pape FALL Président de la Convention du Baol |
|
| Opinions |
Le deal unilatéral européen |
Depuis quelques semaines, le Président Wade a engagé une campagne contre la signature des Accords de partenariat économique (Ape). Il a lancé un appel pour une mobilisation de l’intelligentsia. Les arguments invoqués par le Président sont particulièrement solides. D’abord, les Ape sont source de désintégration. Ensuite, ces accords consacrent et accentuent un déséquilibre de fait et livrent totalement les marchés africains aux produits européens subventionnés. Enfin ce dispositif de désarmement tarifaire imposé par le libre-échange entraînerait immédiatement d’énormes pertes de recettes douanières pour nos pays : or les recettes douanières constituent entre 35 et 70% des budgets des Etats africains.
Notre pays, à l’instar de beaucoup d’autres Etats africains, a refusé de signer cette grande arnaque avec l’Europe. Au niveau de la sous-région et même régional, cela a suscité une mobilisation de la Société civile et du secteur privé. Au niveau national, la riposte s’organise avec toutes les forces vives de la Nation incluant, une fois n’est pas coutume, le Front « Siggil » Sénégal, qui sort enfin de sa torpeur séculaire.
Récemment, le chef de Délégation de la Commission européenne au Sénégal, M. Gilles Hervio, affirmait avec force que « les Accords de partenariat pour le développement (Apd) proposés par le président sénégalais Abdoulaye Wade ne sont pas en contradiction avec les Accords de partenariat économiques (Ape) actuellement en négociation entre l’Union européenne et les Acp ». La question est donc de savoir ce qui rend frileux les Européens pour ne pas substituer les Apd aux Ape et pourquoi le sommet de Lisbonne a tenté de presser les Etats africains de signer, avant le 31 décembre 2007, ces Ape ?
Il y a en vérité tout un monde entre les Ape et les Apd qui, eux, permettent d’instaurer un développement équitable et mutuellement enrichissant entre l’Europe et l’Afrique. C’est donc tout le contraire des Accords de partenariat économique qui ramèneraient les Etats africains au stade de communes primitives avec des missionnaires européens chargés, dans quelques années, de livrer à nos populations affamées des aides d’urgence, des couvertures et des Programmes d’ajustement structurels.
Nous refusons un tel deal qui n’est ni responsable ni envisageable.
L’Europe est un partenaire de choix pour l’Afrique. Les relations entre les deux continents auraient dû se baser sur la complémentarité, la morale, la solidarité. Or, depuis quelques années, on remarque un pillage systématique de nos ressources halieutiques à travers les accords de pêche, une nette dégradation des termes de l’échange au détriment de l’Afrique, un paternalisme indécent. Et j’en passe.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’Europe s’aperçoit de temps en temps que le soutien de l’Afrique lui est nécessaire pour alimenter ses industries en matières premières, pour conforter ses positions aux Nations unies ou dans d’autres grandes organisations internationales, pour écouler ses produits manufacturés, pour fourguer son trop plein de chômeurs à travers l’assistance technique.
Le deal des Ape n’avantage qu’une partie. Ce n’est pas un contrat synallagmatique équilibré. Il y a dol.
Pour Didier Awadi, "Ape" signifie "Arnaques et pillages esclavagistes". Cet artiste comme l’ensemble des Africains avertis sentent que ce concept d’Ape est purement et simplement un de l’arnaque organisée. A refuser.
Me Fatima FALL
Présidente des Femmes élues de la région de Saint-Louis |
|
| Opinions |
La recherche et la documentation, supports pédagogiques pour tout enseignant |
L’octroi d’une indemnité de recherche et de documentation promise aux enseignants de l’élémentaire est souvent attendu par ces derniers. On sait que le Premier ministre sénégalais, dans son discours de Politique général du 17 septembre 2007, avait affirmé sans ambages le paiement de cette indemnité au plus tard à la fin de l’année.
Le doute de l’effectivité de l’application de cette revendication a plongé l’école élémentaire en ce début d’année scolaire dans des perturbations bien regrettables. Disons que la recherche et la documentation sont un support pédagogique indéniable à tout enseignant. Douter de la légitimité de cette indemnité, aux actifs de l’élémentaire, relève d’un illettrisme pédagogique très grave.
En faisant une incursion dans le temps, on peut rappeler que la notion d’indemnité dans l’enseignement a débuté avec les instituteurs à l’époque où ces fonctionnaires constituaient l’élite intellectuelle du Sénégal. C’était essentiellement pour éviter la fuite de ces cerveaux des classes, autres services administratifs plus lucratifs qu’une indemnité dite d’enseignement : 20 % de la solde indiciaire fut accordé aux seuls maîtres d’école.
Cette indemnité sera due à tous les ordres d’enseignement dans un souci d’équité et de justice. Il n’est pas superflu de rappeler que les enseignants de l’élémentaire, depuis l’ère coloniale, ont été tenus d’enseigner à partir de supports pédagogiques concrets compte tenu des tout-petits dont ils ont en charge. On en veut pour preuve que les recommandations des instructions officielles françaises de l’époque toujours d’actualité qui disaient : « En tout enseignant, le maître, pour commencer, se sert d’objets sensibles, fait voir, toucher les choses, met les enfants en présence de réalités concrètes...procéder du connu à l’inconnu, du facile au difficile ».
On se rappelle bien les leçons de choses qui ne pouvaient se dérouler sans la chose ; tout comme les classes promenades, à la découverte de la nature. L’enseignant de l’élémentaire est celui qui est appelé le plus à parfaire tout au long de sa carrière, sa culture générale et professionnelle. A cet effet, il a l’obligation d’être « un chasseur de savoir » : mettre en place une bibliothèque, s’abonner à des revues pédagogiques, naviguer dans Internet, etc. Cette recherche permanente de la recherche de la perfection pour être plus performant n’a pas de prix mais à un coût auquel l’enseignant doit bénéficier.
L’amélioration de la qualité des enseignements passe forcément par la valorisation matérielle de la fonction enseignante, ces maçons au pied du mur, pour un développement durable du Sénégal.
Talla DIOKHANE
Enseignant retraité
Hlm Diourbel |
|
| Faits divers |
MARCHE SPONTANEE SUITE A L’ARRESTATION D’UN PECHEUR DE GUET NDAR : Le gouverneur appelle les populations de Saint-Louis à l’apaisement |
Le gouverneur de la région, Mouhamadou Moustapha Ndao, a rencontré hier la presse. Cela fait suite aux évènements qui se sont passés mardi dernier suite à l’arrestation de El Hadji Fallou Sèye, un pêcheur de Guet Ndar par les garde-côtes mauritaniens et qui a engendré des évènements regrettables. Le chef de l’Exécutif régional a condamné la marche spontanée organisée par les populations de Guet Ndar et la destruction de biens appartenant à des Mauritaniens. Il a appelé les populations à faire preuve de plus de tolérance et de ne point se faire justice elles-mêmes.
« Qu’il y ait des accrochages entre gardes-côtes et pêcheurs sénégalais est fréquent, mais que cela débouche sur des évènements est un peu exagéré », c’est l’avis du gouverneur de Saint-Louis, Mouhamadou Moustapha Ndao, qui trouve que cet incident malheureux ne méritait pas les proportions qu’il a eues, en particulier la destruction de biens appartenant à des Mauritaniens. Le gouverneur a profité de sa rencontre avec la presse pour demander aux populations de la Langue de Barbarie de faire preuve de beaucoup plus de modération à l’avenir, « de comprendre qu’elles ont des difficultés et que le problème de la pêche se pose avec acuité, mais qu’il y a des réactions qui ne siéent pas parce que n’allant pas dans le sens du raffermissement des bonnes relations et des rapports entre le Sénégal et la Mauritanie. » M. Ndao a également demandé d’éviter à l’avenir de vouloir être son propre justicier.
« Nous sommes dans un Etat organisé où chaque problème est traité par une structure donnée. Donc, s’il se pose des problèmes de l’exploitation des produits halieutiques entre le Sénégal et la Mauritanie, qu’on permette au ministre de la pêche chargé de l’Economie maritime de trouver des solutions a ce problème-la », a-t-il indiqué. En effet, ces problèmes se posent depuis longtemps et l’Etat a toujours recherché des solutions. D’ailleurs, comme l’a rappelé le gouverneur, la solution des licences de pêche avait été trouvée par l’Etat. « A l’époque, on pensait que c’était la panacée et qu’avec ces licences-là, on aurait plus de problèmes à accéder aux eaux mauritaniennes et que nos pêcheurs allaient pouvoir vivre décemment, mais ces licences n’ont pas réglé définitivement la question », a-t-il dit. Appelant les pêcheurs au calme et à la sérénité, le gouverneur leur a demandé de confier leurs dossiers à l’Etat qui « s’occupe de leurs problèmes ». La preuve, ces derniers ont rencontré quelques semaines plus tôt le ministre de l’Economie maritime, qui leur a donné beaucoup d’assurance. Tout en invitant les pêcheurs de permettre au ministre de mettre en œuvre les engagements qu‘il avait pris et de prendre les disposition nécessaires, M. Ndao a fait comprendre « qu’ils doivent savoir que les négociations continuent pour qu’on puisse avoir un mode opératoire qui permettra aux pêcheurs de pouvoir pêcher et aux Mauritaniens de pouvoir sauvegarder leurs ressources comme ils l’entendent. »
C’est donc pour dire que la loi du talion ne peut rien régler dans ce genre de situation, car s’il n’y avait pas les incidents, El Hadji Fallou Sèye, qui faisait pourtant partie du groupe qui avait rencontré le ministre, aurait pu être libéré très tôt dans la matinée du mercredi. « Si les pêcheurs nous avaient posé le problème directement, notre intervention auprès des autorités administratives mauritaniennes, aurait permis de le faire libérer le plus rapidement s’il n’y avait pas ses incident là. » C’est donc dire que si du coté mauritanien on a libéré tardivement El Hadji Fallou Sèye, c’est parce qu’il y a eu ces incidents, qui ont fait que de l’autre côté on s’est crispé. Car du coté mauritanien, on a voulu avoir des garanties, avant de pouvoir procéder à la libération de El Hadji Fallou Sèye. Tout cela pour dire que s’il y a des troubles, « c’est certain que de l’autre côté il peut y avoir réaction très négative. »
Pour le gouverneur, les gens doivent comprendre que si on se met à dégrader des biens de mauritaniens et à attaquer leurs populations, les mêmes réactions peuvent se produire en territoire mauritanien où les Sénégalais font légion. Il a donc appelé à éviter à en arriver à des incidents qui peuvent ramener la situation regrettable de 1989, qui était parti d’un fait isolé entre un berger et un éleveur qui n’avaient aucune conscience de ce qu’ils faisaient et qui finalement a failli provoquer une guerre entre les deux Etat. Pour consolider la paix, l’entente entre les deux pays et aussi les rapports de bon voisinage, le gouverneur a demandé aux uns et aux autres de faire preuve de tolérance et de laisser les autorités régler ce problème. Le gouverneur a remercié les autorités mauritaniennes et au plus haut niveau le ministre de l’Intérieur qui est intervenu très fortement dans cette affaire et qui a donné l’assurance pour le règlement de cette affaire.
12 personnes arrêtées pour pillages
Selon le gouverneur, ce dossier aura une suite judiciaire, puisque 12 personnes ont été arrêtées et les auteurs qui seront qui seront désignés comme étant les coupables du pillage rembourseront. Affaire pendante devant la justice, le droit sera dit. D’ailleurs sur ce registre, El Hadji Fallou Sèye, qui est à l’origine de ces incidents regrettables était toujours à la police et devait être mis à la disposition du procureur hier même. Car il lui est reproché par les gardes-côtes d’avoir cherché à détruire un navire mauritanien à l’aide d’un bidon d’essence et d’un morceau imbibé et enflammé et a tenté de provoquer le feu à bord d’une vedette mauritanienne. Des faits qu’El Hadji Fallou Sèye a reconnus devant les enquêteurs. |
Samba Oumar FALL |
| Faits divers |
COUP MORTEL : Le jeune homme accusé d’avoir abattu son oncle attend son sort |
Le tribunal correctionnel de Louga a mis en délibéré jusqu’au 30 janvier son verdict concernant un berger jugé pour avoir abattu son oncle en mars dernier d’un coup de fusil dans leur village de Diélègne (Keur Momar Sarr). Après avoir écouté la réquisition du procureur et les plaidoiries des conseils de la partie civile et de la défense, le président du tribunal régional, Abdoulaye Bâ, a choisi de renvoyer à la fin du mois courant sa décision sur le jeune berger accusé de coups mortels sur son oncle. L’accusé, qui a reconnu et regretté les faits qui lui sont reprochés, a expliqué devant la barre avoir tiré à bout portant un coup de fusil sur son oncle qui menaçait, coupe-coupe à la main, de lui faire passer un sale quart d’heure. « J’étais armé de mon fusil de chasse, à la recherche du chien qui m’avait mordu et c’est en cours de route que j’ai rencontré mon oncle en compagnie de deux de ses amis », a dit le prévenu, ajoutant avoir été surpris par l’attitude de son oncle à son égard.
« Arrivé à leur niveau, j’ai donné la main à tout le monde et mon oncle a non seulement refusé de me saluer, mais m’a insulté de mère en disant qu’il était à ma recherche pour me faire la fête », a-t-il indiqué, tout en s’évertuant à relater, au cours de l’audience, la course poursuite qui s’en est suivie. « Surpris et voulant éviter de recevoir le coup de machette qu’il brandissait, j’ai couru jusqu’à l’essoufflement et, dos au mur, j’ai essayé de le dissuader de me sabrer en tirant en l’air. Mais, malheureusement, la balle l’a atteint au niveau de l’épaule et il s’est affaissé », a expliqué l’accusé, âgé d’une vingtaine d’années. « L’affaire est grave parce qu’il y a mort d’homme et le prévenu, très arrogant, ne se rend même pas compte de la gravité des faits à lui reprochés », a estimé le conseil de la partie civile, Me Amadou Kâ, qui a déploré le fait que l’accusé ait alterné mensonges et aveux à la barre.
L’avocat s’est élevé contre la version servie par l’accusé, estimant qu’il n’est pas logique de détenir un fusil de calibre 12 ou 16 et de prendre ses jambes à son cou devant la menace d’un coupe-coupe. Selon lui, le prévenu avait bel et bien voulu tuer son oncle en tirant à bout portant. Me Kâ a demandé au tribunal de condamner le jeune berger à une peine de 10 ans d’emprisonnement et réclamé 30 millions de francs Cfa pour dédommager la veuve et les parents de la victime. Le ministère public a pour sa part requis des peines d’emprisonnement comprises entre trois mois et trois ans, respectivement pour port d’arme sans autorisation et pour le coup mortel dont l’accusé est l’auteur.
« Le conseil de la partie civile, qui réclame une peine de 10 ans de prison, s’est laissé emporter par l’ambiance passionnelle du dossier et a un peu pris le relais des victimes pour demander vengeance », a estimé Me Cissé de la défense. Il a plaidé pour l’excuse de provocation pour son client qui, après son forfait, s’est lui-même constitué prisonnier à la gendarmerie. Le dossier est en soi très simple, mais le hic réside dans la qualification des faits, a dit Me Cissé qui a préféré l’appellation d’homicide involontaire à coups mortels. Pour lui, le prévenu n’avait aucune intention de donner la mort, mais voulait juste dissuader son poursuivant. « Mon client qui s’est repenti depuis la commission des faits et a sollicité cinq demandes de liberté provisoire mérite d’avoir une dernière chance pour se resocialiser », a plaidé l’avocat qui a demandé l’indulgence et la bienveillance du tribunal. |
APS |
| International |
COLOMBIE : Libération de deux otages des Farc |
Deux Colombiennes, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, ont été libérées hier par la guérilla des Farc qui les retenait depuis des années en otages, lors d’une opération organisée par la Colombie et le Venezuela en collaboration avec le Cicr.
San José de Guaviare - La réussite de l’opération héliportée, menée dans la jungle à partir de l’aéroport colombien de San José de Guaviare, à 300 kilomètres au sud-est de Bogota, a été annoncée simultanément à Caracas par le président vénézuélien Hugo Chavez et à Bogota par Barbara Hintermann, représentante du Comité international de la Croix-rouge (Cicr) en Colombie. Clara Rojas, 44 ans et Consuelo Gonzalez, 57 ans, "ont (retrouvé) la pleine liberté. Je leur ai souhaité la bienvenue à la vie", a déclaré M. Chavez aux journalistes au palais présidentiel... Mme Rojas était détenue par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) depuis plus de cinq ans et Mme Gonzalez depuis plus de six ans. Clara Rojas avait été capturée par les Farc le 23 février 2002, en même temps que la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, dont elle était alors la directrice de campagne pour l’élection présidentielle colombienne.
Consuelo Gonzalez, une parlementaire, avait été capturée le 10 septembre 2001. L’opération pour les libérer a débuté hier matin. Deux hélicoptères venus du Venezuela sont arrivés sur l’aéroport de San José de Guaviare, se sont approvisionnés en carburant, puis ont redécollé avec les délégués de la mission de sauvetage pour aller chercher les otages dans la jungle. Le trafic aérien avait été suspendu dans la région pour faciliter le passage des hélicoptères. Les opérations militaires contre la guérilla avaient également été interrompues pour la même raison sur ordre du gouvernement du président colombien Alvaro Uribe.
Le Haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, a coordonné sur l’aéroport de San José de Guaviare les opérations de sauvetage.
Le président vénézuélien Chavez avait annoncé mercredi avoir reçu de la guérilla les coordonnées du lieu de libération. En réponse, M. Restrepo avait indiqué aux médiats que les deux gouvernements allaient "coordonner" leurs efforts pour obtenir le sauvetage des otages le plus "rapidement" possible.
Une précédente opération humanitaire internationale chapeautée par le Venezuela pour aller chercher les deux femmes et Emmanuel, fils de Clara Rojas et d’un guérillero des Farc, s’était soldée par un échec fin décembre. Les Farc avaient promis le 18 décembre de libérer les trois otages et de les remettre à M. Chavez. Mais l’opération avait échoué notamment parce que les Farc ne détenaient plus Emmanuel, lequel avait été confié en secret dès 2005 à une famille d’accueil sous un faux nom.
Une analyse colombienne a démontré une "compatibilité absolue" entre l’ADN du petit garçon de trois ans "avec celui de la famille" de l’otage, selon la justice colombienne. Les Farc ont alors reconnu que le garçon était bien le fils de Clara Rojas. Hier, une contre-analyse ADN de l’Institut médico-légal de Saint-Jacques-de-Compostelle (Nord de l’Espagne) a confirmé qu’Emmanuel était bien le fils né en captivité de Clara Rojas. |
AFP |
| International |
Echos d’Ailleurs- Obama-Hilary : la rupture face à l’expérience |
La course à l’investiture présidentielle continue de fort belle manière aux Etats-unis où après le déferlement de la vague Obama sur les plaines de l’Iowa, c’est l’ex-First lady qui est revenue en force sur les Montagnes blanches du New Hampshire. Un duel qui risque de se prolonger avec une issue encore incertaine en dépit des sondages plutôt favorables à la First lady. Si les deux Etats électoralement parlant ne pèsent pas lourd sur la balance, ils le sont au niveau du symbole et des changements qui s’opèrent à travers les électeurs de cette partie de l’Amérique. Pour la première fois dans l’histoire des élections américaines, aucun des candidats briguant les suffrages des électeurs ne vient directement de l’administration américaine, comme ce fut le cas sous Bush-père, Clinton et Bush-fils, au moment où ces derniers briguaient les suffrages. C’est ce qui fera dire à beaucoup d’analystes qu’il s’agit-là d’une des élections les plus ouvertes de l’histoire des Etats-unis avec des candidats venus d’horizons divers.
Trois sénateurs : de l’Illinois (Obama), de l’Arizona (John MacCain), de New York (Hilary) ainsi que deux ex-gouverneurs des Massachusetts (Mit Romney), de l’Arkansas de surcroît ex-pasteur baptiste Mike Huckabee. A côté de ces figures de proue, on peut citer d’autres candidats comme Joe Biden, John Edwards, Bill Richardson ainsi que des faucons souvent pro-israéliens et adeptes d’une sécurité forte comme Ruddy Giulani, Fred Thompson, Christopher Dodd, Dennis Kucinih...
Deux grandes formations politiques, le Parti Républicain et le Parti Démocrate, auront le dernier mot face aux petits partis dont les candidats vont amuser la galerie et monnayer le moment venu leur soutien à l’un de ces grands partis .
Pour l’horizon novembre 2008, date de la présidentielle, l’enjeu majeur ou plutôt la question cruciale sera de savoir quel sera le candidat qui, une fois élu, sera à mesure de changer la politique étrangère américaine, de restaurer l’image et l’influence des Etats-unis...
Les réactions paranoïaques nées avec le 11 septembre rimant avec guerre à outrance contre le Terrorisme qu’on assimile à tort à tout ce qui bouge, ont beaucoup nui à l’image de la Grande puissance. L’enjeu diplomatique sera donc assez déterminant pour les élections à venir. C’est à l’aune que voilà que seront jugés les candidats qui, déjà au cours des primaires se déroulant sous nos yeux, donnent le ton et permettent au sein de chaque camp de faire le bon tri.
Premier candidat à la peau métissée (préférable de loin à « candidat noir », aux relents racistes), Barack Obama a une réputation d’intégrité et de sagacité qui sont des atouts non négligeables aux Etats-unis. Partisan d’une diplomatie soft donc loin de la paranoïa de l’après 11 septembre. Il se veut aussi le « candidat de la Rupture et du Changement », comme un certain Sarkozy en France. Son récent succès, il le doit à son appel à la Nouveauté et à l’Espoir, là où son principal challenger au sein du Parti Démocrate fait appel plutôt à l’expérience et à des valeurs traditionnelles des milieux de Washington. Une image de première femme présidentiable aurait apporté beaucoup plus de dividendes politiques à l’ancienne First Lady qui a bénéficié dans le New Hampshire du vote des familles à revenus modestes.
Les enjeux sociaux ont donc eu raison des réticences du début. Cette Dame dont le dada demeure l’humanitaire entend aussi mener une offensive diplomatique au Moyen6Orient où son mari de président avait obtenu de bons résultats.
Hilary, qui a voté pour la guerre en Irak, a osé devant le Council on Foreign Relations avouer : « J’étais de ceux qui ont voté l’autorisation au président Bush pour utiliser les forces militaires contre Saddam si nécessaire. Je continue à croire que ce vote affirmatif était le bon. Et j’y tiens ». Dans l’opinion publique américaine voir au sein même du camp Républicain personne ne revendique pourtant l’héritage de Bush marqué justement par deux guerres meurtrières aux résultats peu flatteurs en Afghanistan et en Irak.
Autant dire que la guerre, quel que soit le prétexte utilisé, n’a plus la cote et se servir d’arguments du genre de ceux utilisés par Hilary peut coûter cher au-delà même des Primaires qui sont une sorte de laboratoire. On y verra plus dans quelques jours, le 15 janvier précisément, dans les Etats du Michigan, du Nevada et surtout de Caroline du Sud. Les racines multiculturelles de Barack Obama, de mère blanche et de père Kenyan, suffiront-elles pour faire face à un électorat très acquis aux Clinton ?
EN BREF * KENYA - Tractations diplomatiques avec Odinga
Le président en exercice de l’Union africaine (Ua) John Kufuor et la secrétaire d’Etat adjointe américaine aux Affaires africaines Jendayi Frazer, qui ont tous deux prolongé leur séjour au Kenya, ont une nouvelle fois rencontré Raila Odinga qui accuse le président Mwai Kibaki d’avoir fraudé pour lui voler la victoire à la présidentielle du 27 décembre. L’opposant a également rencontré quatre anciens chefs d’Etat africains venus à Nairobi pour tenter de dénouer la grave crise politique qui secoue le Kenya. L’annonce de la réélection contestée de M. Kibaki a immédiatement été suivie de violences qui ont fait au moins 600 morts et 255.000 déplacés.
Les ambassadeurs des Etats-unis, de Grande-Bretagne et de France ainsi que les principaux responsables du parti de M. Odinga participaient aux tractations diplomatiques.
"C’est tendu, mais on continue, on continue", a déclaré sous couvert de l’anonymat une source diplomatique participant à la médiation. "Les négociations sont très intenses, difficiles. Il est encore beaucoup trop tôt pour dire si quelque chose en sortira", a admis le porte-parole du parti d’Odinga.
"Nous sommes engagés dans la médiation, nous sommes dévoués à la paix", a pour sa part simplement commenté l’un des responsables du même parti.
PALESTINE - Bush appelle à la fin de l’occupation israélienne
Le président américain George W. Bush a appelé hier à la fin de l’occupation israélienne des territoires palestiniens pour permettre la création d’un Etat palestinien moyennant des ajustements frontaliers agréés.
"Un accord doit stipuler qu’il y aura une fin à l’occupation qui a commencé en 1967", a déclaré M. Bush lors d’une brève déclaration à la presse à Jérusalem, en allusion à l’occupation de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza (aujourd’hui contrôlée par le Hamas) et de Jérusalem-est, à la suite de la guerre israélo-arabe de juin 1967.
"La question territoriale doit être décidée par les deux parties mais je crois qu’un accord de paix nécessitera des ajustements agréés à la ligne d’armistice de 1949 pour tenir compte de réalités et assurer que l’Etat palestinien sera viable et continu".
La ligne d’armistice de 1949, dite "Ligne verte", constituait la frontière entre Israël et les territoires palestiniens avant leur occupation... M. Bush, qui effectue la première visite d’un président américain en Israël et dans les territoires palestiniens depuis 1998, a aussi estimé qu’un accord devait "stipuler une Palestine qui soit la patrie du peuple palestinien, tout comme Israël est la patrie du peuple juif". "C’est à présent le moment de faire des choix difficiles", a-t-il ajouté.
PAKISTAN - 26 morts dont 22 policiers dans un attentat
Un nouvel attentat suicide a tué au moins 22 policiers hier à Lahore, dans l’est du Pakistan, 15 jours après l’assassinat de l’opposante Benazir Bhutto et en pleine campagne pour les législatives du 18 février. Un kamikaze à moto a fait exploser la bombe qu’il portait sur lui au beau milieu d’un groupe d’environ 60 policiers quand l’un d’eux lui a demandé de s’arrêter.
L’attentat a été perpétré devant la Haute cour de justice de Lahore, où les forces de l’ordre étaient déployées en prévision d’une manifestation des avocats et magistrats. Ces avocats se font depuis plusieurs mois, dans les rues et les prétoires, les porte-drapeaux de l’opposition au gouvernement du président Pervez Musharraf. Et le kamikaze a tué au beau milieu de l’un des quartiers les plus commerçants et fréquentés de cette mégalopole de 7 millions d’habitants. |
|
| Culture et Médiats |
JOURNALISME : La remise du Prix Albert Londres aura lieu à Dakar en mai prochain |
La remise du Prix Albert Londres, qui couronne, en France, le meilleur reporter de l’année, en presse écrite depuis 1933 et audiovisuelle depuis 1985, aura lieu à Dakar, au mois de mai prochain. L’annonce en a été faite avant-hier, par l’ambassadeur de France à Dakar, Jean-Christophe Ruffin qui présentait ses vœux à la presse sénégalaise, à sa résidence.
La remise du Prix Albert Londres est faite dans une grande capitale internationale, le plus souvent visitée par le défunt journaliste, selon l’ambassadeur de France Jean-Christophe Ruffin . En annonçant la prochaine cérémonie de remise du prix à Dakar, il s’est réjoui du déplacement de dix-huit grands journalistes du jury à Dakar et de l’honneur fait à la capitale sénégalaise, confirmant « son rôle de pivot central. Et pendant une semaine, des étudiants en journalisme et des acteurs de la presse pourront échanger et profiter de la présence de ces grands des médiats ». Décerné pour la première fois en 1933, le Prix Albert Londres est remis chaque année à la date anniversaire de la mort d’Albert Londres.
Ce célèbre journaliste français, né en 1884, « fit fermer le bagne de Cayenne, dénonça la traite des Noirs et celle des « blanches » » par ses écrits. Il se destinait à une carrière de poète, mais « s’est très tôt rendu célèbre par ses articles et ses récits de voyages publiés au début du siècle dans Le Petit Journal, Le Quotidien ou Le Petit Parisien, et a marqué plusieurs générations de journalistes. Il signe son premier article en 1914, il a couvert la Grande Guerre (NDLR : celle de 14-18), la conquête de Fiume par D’Annunzio, la Révolution russe, le Tour de France cycliste, les chaos de la République chinoise, le scandale du bagne de Cayenne, les bataillons disciplinaires d’Afrique du Nord, la condition des aliénés dans les asiles de France, et l’évasion du forçat Dieudonné, la traite des noirs en Afrique et la traite des blanches en Argentine, les pêcheurs de perles de Djibouti et les terroristes dans les Balkans... », lit-on dans un site Internet . Il est mort le 16 mai 1932 lors de l’incendie du paquebot George Philippar au retour d’un reportage en Chine dont on ne sait rien.
À la mort d’Albert Londres, le 16 mai 1932, sa fille, Florise Martinet-Londres, décide de créer un prix à sa mémoire.
« Ma ligne, ma seule ligne est la ligne de chemin de fer. » Ce propos d’Albert Londres est aujourd’hui encore partagé par nombre de journalistes qui trouvent en lui une référence. Le prince du reportage disait encore que « Notre rôle n’est pas d’être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie. »
Serge Michel, correspondant du journal Le Monde à Dakar et lauréat en 2001 dudit Prix alors qu’il était correspondant du Point, du Figaro et du Temps (Genève) à Téhéran, a fait un témoignage sur l’esprit du Prix qui est de suivre les pas du reporter sur le terrain.
Albert Londres a été envoyé en Afrique Occidentale Française, AOF. Il y est resté six mois. Il a découvert le travail forcé, il a découvert que la France ne respectait pas les droits de l’homme. Il l’a raconté dans son reportage « Terre d’ébène », selon le même site.
Son excellence Jean-Christophe Ruffin s’est dit « très heureux de travailler avec la presse sénégalaise ». Il a décrit les relations entretenues avec la presse sénégalaise de « délicates, difficiles (eu égard) à des écueils qui ont pour nom indifférence, mauvaise compréhension ou propension à trop parler ». Qu’à cela ne tienne, le diplomate veut « naviguer entre ces écueils » pour des relations fructueuses. Et l’opportunité de sa présentation de vœux offre, à son avis, l’avantage de « se voir, se connaître ». Il a assuré que ses services se montreront, pour 2008, prompts à répondre aux sollicitations de la presse nationale et collaboreront dans un « respect mutuel ». |
Ibrahima Khaliloullah NDIAYE |
| Culture et Médiats |
COLLECTIVITE MANDINGUE : La création d’un espace culturel envisagée |
Après 3 années d’exercice (2004/2007) la Collectivité Mandingue de Mbour a tenu le week-end dernier son Assemblée Générale ordinaire. En perspective, la collectivité compte organiser des journées culturelles dédiées aux 3 derniers présidents rappelés à Dieu.
MBOUR : Selon Cheikhou Dabo, Secrétaire exécutif de la Collectivité , l’Unesco va mettre en œuvre un espace Mandingue qui sera doté d’ateliers de métiers et d’un musée comportant toute la culture mandingue pour sauvegarder son patrimoine. Aussi dira-t-il, un bois villageois sera érigé ce qui va permettre une diversification des activités de la collectivité. C’est dans cette dynamique que les mandingues comptent organiser un gala de lutte et acheter des actions au niveau du stade de Mbour SA. Déjà, avec la collaboration de l’Ong Tostan, l’alphabétisation et la formation des femmes sont effectives. La Collectivité Mandingue de Mbour est connue à travers le monde entier à travers son « Septembre Kankourang » et les circoncisions mandingues avec tous leurs tabous. Si elle décide de diversifier ses actions c’est parce qu’elle veut évoluer avec le monde, le mystère devant aller à la rencontre de la modernité en terme d’exigence organisationnelle et de méthodologie rationnelle.
Au cours de l’Assemblée Générale, le Maire a été félicité pour avoir porté la subvention municipale à 3 750 000 francs et le Préfet a eu droit à des remerciements pour les Comités Départementaux de développement tenus pour la Collectivité. |
Amath Sigui NDIAYE |
| Economie |
VISITE DES CHANTIERS DE L’ANOCI EXECUTES par eiffage senegal : Les partenaires satisfaits des travaux |
Pour un nouveau départ d’Eiffage Sénégal, M. Gérard Sénac, Président directeur général de ladite structure, à la tête d’une importante délégation, a visité hier, les chantiers exécutés par sa société dans le cadre des travaux de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (ANOCI).
La délégation qui a pris son départ à Mermoz, s’est rendue successivement à la Mosquée de la Divinité, au Camp Archinard et aux Mamelles. Tout au long du parcours, les membres de la délégation ont pu constater l’état d’avancement des travaux. Le Président directeur général d’Eiffage Sénégal a déclaré à la fin de la visite que tous les travaux seront livrés au plus tard fin février début mars en dépit des nombreuses difficultés rencontrées sur le terrain.
Dans le cadre des chantiers de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique, Eiffage Sénégal est chargé de la construction d’une route de (2x2 voies) séparées par un terre plein central sur quatre kilomètres le long de la Corniche, en bordure de mer, un pont en béton armé de type “ cadre fermé ” pour le rétablissement de la voie d’accès à la Mosquée de la Divinité, un ouvrage en passage inférieur pour la traversée de la route de Ouakam, trois murs en gabion de type Terramesh entre autres.
Les partenaires ont exprimé leur sentiment de satisfaction sur l’état d’avancement et sur la qualité des travaux. M. Koné Modibo, représentant résident de la Banque ouest africaine de développement, a indiqué que sa structure est disposée à accompagner l’Etat du Sénégal dans la réalisation des ouvrages de cette nature. M. Gravillini, le directeur de l’Agence française de développement (AFD) a abondé dans le même sens.
Samba Bathily, le maire de Ouakam, s’est réjoui des travaux qui à son avis, vont contribuer à désenclaver sa commune et que aussi de nouveaux quartiers résidentiels sont en train d’être construits grâce au projet. Il a souligné que les travaux ont permis à de nombreux jeunes de trouver du travail. En cela, il a été un moyen de lutte contre la pauvreté et le sous emploi des jeunes. En effet, le personnel chargé de la construction notamment des gabions est essentiellement constitué de jeunes du quartier de Ouakam. |
Pape Sanor Dramé |
| Economie |
Le Personnel rend un hommage appuyé à Gérard Sénac |
Dans un cadre convivial empreint de joie, les travailleurs de Eiffage Sénégal, nouvelle appellation de Fougerolle ont rendu un hommage appuyé à un des leurs, en l’occurrence le Président directeur général, M. Gérard Sénac.
Parler de performances de notre société sans parler de son Président directeur général, Gérard Sénac me semble un crime de lèse majesté ”, a dit d’entrée Ndao Diarraf Alassane, délégué du personnel à Eiffage Sénégal. “ Il faut rendre à César ce qui appartient à César ”, a-t-il ajouté, en rappelant que Gérard Sénac, arrivé au Sénégal en 1989, “ dans le but de fermer la société, a su, grâce à sa rigueur et sa foi à la réussite, redresser la situation de façon spectaculaire ”. “ Le résultat est là et tout le monde peut l’apprécier à sa juste valeur ”, s’est réjoui M. Ndao, selon qui il ne pouvait pas en être autrement.
A l’en croire, “ l’art de diriger est inné chez Sénac qui sait s’adapter à toutes les situations dans le seul but de réussir sa mission ”. Cela fait de lui, “ un chef d’entreprise en phase avec son personnel ; doté de ces qualités des grands hommes que sont l’accessibilité, la disponibilité et l’écoute de ses administrés ”, a poursuivi Ndao Diarraf Alassane.
Il a également dépeint le Président directeur général d’Eiffage Sénégal en “ homme rigoureux dans le travail, perfectionniste dans l’âme et adepte du travail bien fait ”. C’est donc tout naturel que les résultats soient au rendez-vous. Car, M. Gérard Sénac a su s’appuyer sur une “ task force loyale, dynamique avec une compétence sans commune mesure ” et “ un personnel sérieux, qualifié, dévoué à la tâche et déterminé à relever toutes les difficultés qui peuvent surgir dans le travail ”.
“ Il y a certes des problèmes par ci et par là ”, reconnaît-il, “ mais notre exception ”, précise-t-il, “ est que dans un dialogue fécond et responsable entre la Direction générale et les Délégués du personnel, on parvient toujours à trouver des solutions ”.
“ Contrairement à beaucoup de sociétés, Eiffage Sénégal est à jour sur les cotisations sociales de son personnel. Ce qui a permis un soulagement des travailleurs sur la prise en charge médicale de nos familles ”, a déclaré M. Ndao.
Il relève que le volet hygiène et sécurité dans les sites de l’entreprise a toujours bénéficié de l’attention particulière de la direction. “ Mais il a pris une dimension particulière cette année 2007 avec le recrutement d’un cadre chargé entièrement de cette question ”, souligne-t-il.
Ces efforts se sont traduits, au plan social, par la mise sur pied d’une caisse dite de solidarité qui, de l’avis de Ndao Diarraf Alassane “ participe au bien être des travailleurs ”.
Les travailleurs ont invité la direction générale à veiller sur la priorité d’embauche. Ils ont aussi demandé à la direction générale l’intégration de l’arbre de Noël dans l’organisation de son planning annuel. “ Pour cela, tout le personnel est prêt pour apporter sa contribution et rendre cet événement pérenne ”, fait savoir M. Ndao. |
P. S. DRAME |
| Economie |
RECETTES FISCALES DOUANIERES : L’Etat attend 425 milliards |
2008 se présente sous de bons auspices en matière de recette fiscale pour le trésor public qui peut compter sur l’administration douanière déterminée à respecter une tradition de performance en la matière.
Les douanes sénégalaises n’auront sans doute pas grand mal à verser dans les caisses du Trésor public les 425 milliards de FCFA requis par l’Etat en 2008. Tout dépend de la vigueur de l’économie et de l’ardeur des agents de l’administration douanière, selon le directeur générale de la douane, Jean-Jacques Armand Nanga qui a annoncé ce montant, mercredi au cours d’une conférence de presse à Dakar, en présence de son staff de la haute hiérarchie.
Les perspectives en recettes fiscales se présentent en effet très bien pour 2008 d’autant plus qu’un ensemble de facteurs permet d’être optimiste. Les douanes devraient bénéficier des retombées des investissements réalisés pour améliorer sensiblement les transactions procédures de dédouanement.
C’est le cas notamment au niveau informatique avec la mise en place de deux machines de très grandes capacités qui font le même travail, installés l’un à la Direction Générale des douanes, l’autre au Ministère des Finances. Outre d’apporter des réponses rapides aux opérateurs économiques de jour comme de nuit, cette avancée obtenue grâce à un financement de l’Etat de l’ordre de 1 milliard et demi, permettra d’éviter les risques de blocage liés à une panne du système informatique Gaïndé de l’administration douanière.
La disponibilité continue des données sur les transactions est assortie à une autre innovation avec la mise en place d’un système de paiement électronique des droits et taxes assimilées (appelé Corus) sans avoir à se déplacer.
Pour faire bonne mesure, le fonctionnement à feu continu du Port autonome de Dakar (Pad) entre en vigueur dans le premier trimestre de cette année, a fait savoir le colonel Nanga, indiquant que c’est en vue d’assurer « 24 heures sur 24 » et sans interruption, les opérations du commerce extérieur et notamment les opérations de dédouanement.
D’ailleurs, a souligné Jean-Jacques Armand Nanga, l’administration douanière tient à ainsi « respecter une tradition globale de recettes en progression soutenue depuis dix ans avec depuis trois ans des plus value de 50 milliards d’une année par rapport à l’autre ».
Par ailleurs, le fait de la croissance de l’ordre de7 à 8 % par an des flux commerciaux au niveau du Port autonome de Dakar (Pad) apporte de l’eau au moulin des douanes, car cela augmente le nombre de marchandises à dédouaner. De même, l’administration douanière peut toujours compter sur l’inflation qui fait monter les recettes douanières. Et cerise sur le gâteau, l’administration douanière est certaine du « soutien matériel et financier des autorités politiques et l’abnégation des agents des douanes de plus en plus professionnels ».
En tout les cas, le colonel Nanga et ses hommes ne devraient pas déroger à ce que le directeur général a appelé une « tradition au plan global » de performance soutenue depuis dix ans en matière de recettes douanières. Et les douanes réalisent une plus value de 50 milliards d’une année à l’autre depuis trois ans. Ainsi en 2007, elles ont engrangé 436 milliards au finish, alors que l’Etat a d’abord demandé 415 milliards en cours d’année. |
M.L.BADJI |
| Santé et Cadre de vie |
UN NOUVEAU CENTRE DE SANTE A NDIAGANIAO : Une infrastructure pour soulager les populations |
Inauguré devant de nombreuses personnalités, le nouveau centre de Santé et le Foyer des jeunes filles, d’un coût global de 171 millions de nos francs, permettront d’améliorer la santé des populations de 38 villages de la Communauté rurale de Ndiaganiao, qui ne disposent que de deux structures de Santé pour plusieurs milliers d’habitants.
Heureux. Ils l’ont été, les populations de Ndiaganiao, qui viennent d’étrenner un nouveau centre de Santé et des dortoirs destinés aux jeunes filles.
Ce nouveau centre de Santé permet de remplacer celui tenu par les religieuses de la Congrégation des sœurs de Notre Dame de l’Immaculée Conception qui est dans un état très avancé de délabrement. Ce centre de Santé vient à son heure, pour une localité qui compte 38 villages et qui ne dispose que de deux centres de Santé.
Ce qui est loin de satisfaire les normes de couverture fixées par de l’Organisation mondiale de la santé. Ces normes sont de 5.000 à 10.000 habitants pour un poste de Santé.
La cérémonie de l’inauguration s’est déroulée mardi dernier à Ndiaganiao, une localité située dans la région de Thiès et cela en présence des autorités militaires du commandement européen (Eucom), du commandement unifié pour l’Afrique (Africom) et des autorités locales. Le financement pour la construction de cette infrastructure sanitaire ainsi que les dortoirs ont été réalisés par le programme d’assistance humanitaire du commandement européen, en collaboration avec le « Self Help » de l’ambassade des Etats-unis à Dakar.
Le général de Brigade Frederick Martin au nom du peuple américain s’est réjoui de l’engouement suscité chez les populations de Ndiaganiao par le projet. Il a indiqué que l’ambassade des Etats-unis d’Amérique reçoit beaucoup de sollicitations venant des populations sénégalaises, particulièrement celles vivant dans les zones rurales pour la construction des centres de Santé et d’autres projets du même genre.
« Mais comme nous ne pouvons réaliser tous ces projets en même temps, nous faisons une sélection et les habitants de Ndiaganiao ont eu la chance », a déclaré Frederick Martin. Il a révélé que les autorités américaines envisagent de construire au courant de l’année 2008 dans région de Fatick des infrastructures semblables à celles de Ndiaganiao.
Les coûts de construction du centre de Santé sont évalués à 342.000 dollars et les dortoirs 20.000 dollars, soit environ 171.000.000 francs Cfa, d’après les estimations du général Frederick Martin.
La sœur Anne Béatrice Faye, supérieure de la Congrégation des sœurs de Notre Dame de l’Immaculée Conception, dont la congrégation est le principal partenaire, a remercié les deux structures américaine et européenne. Elle a déclaré aux habitants de Ndiaganiao que l’inauguration de ce centre de Santé vient concrétiser ce souci de soulager les souffrances. Le centre de Santé permettra de donner des soins de qualité et d’améliorer la vie ainsi que la santé des populations. Le Foyer pour les jeunes filles, dira la sœur supérieure, permettra de loger les bénéficiaires dans le cadre de leurs études. |
Eugène KALY |
| Santé et Cadre de vie |
PREVENTION DU SIDA : Un kiosque d’information à la gare routière Touba |
Dans le cadre de la prévention du Vih/Sida, la gare routière de Touba dans la commune de Louga s’est dotée d’un kiosque d’information. C’est sur l’initiative de la Division Ist/Sida, en relation avec le district sanitaire de Louga.
La cérémonie d’inauguration s’est déroulé mardi dernier dans l’enceinte de la gare routière Touba, en présence des autorités médicales de la région, des partenaires et des autorités locales.
Une occasion pour les initiateurs de revenir sur le contexte et la justification de la mise en place de cette infrastructure de taille dans la prévention du Vih dans un tel milieu.
En effet, explique Sidy Wade, responsable des soins de santé primaires au niveau du district sanitaire : « il y a toujours des groupes vulnérables. Il faut donc une approche de proximité pour les atteindre ».
Parmi ces groupes, on compte les chauffeurs, « coxeurs », gérants de restaurant, vendeurs et autres usagers de la gare routière, qui ne peuvent pas accéder aux informations sur le Sida et les autres maladies, alors qu’il y a beaucoup d’activités et de stratégies qui sont déroulées un peu partout et dont ils ne sont pas forcément bénéficiaires. « C’est dans ce cadre qu’avec la division Ist/Sida, le district sanitaire a mis en place un dispositif pour atteindre cette autre cible avec l’implantation de kiosque santé au niveau de la gare routière Touba », souligne M. Wade.
Une opportunité d’accès à l’information concernant le Vih pour ces différentes cibles qui trouveront sur place, plusieurs services dont la gestion est confiée à un relais formé à cet effet. Celui-ci aura, avec ce kiosque d’informations équipé en matériel audio et d’autres supports, en charge d’une part de véhiculer les informations sur le Vih/Sida dont ils auront besoin au cours des heures de repas, ou aux heures creuses.
D’autre part, explique toujours M. Wade, les cibles pourront bénéficier d’autres services comme la mise à leur disposition de préservatifs et de médicaments de premiers soins comme le paracétamol, la vitamine C pour lutter contre les fatigues et autres maux de têtes.
« Nous envisageons même de mettre quelques compresses, de l’alcool, du mercure pour la prise en charge de certains accidents de travail dont ils pourront faire l’objet avant de les orienter vers les structures sanitaires », ajoute-t-il.
Dans ce cadre, le kiosque santé de la gare routière Touba collabore avec les infirmeries de la caserne des Sapeurs pompiers et du Village d’enfants Sos situées à proximité, pour mener à bien sa mission d’information et pourra en même temps référer si besoin en est certains patients.
A signaler que cette initiative est la première du genre dans la région de Louga et la huitième au niveau national. |
Ousmane MBENGUE |
| Santé et Cadre de vie |
PRISE EN CHARGE DES URGENCES MEDICALES EN MILIEU RURAL : Diacounda veut une ambulance |
Les habitants du village de Diacounda souhaiteraient avoir une ambulance pour renforcer la prise en charge des populations dans cette zone rurale de l’arrondissement de Bounkiling. L’acquisition d’une ambulance s’avère être une nécessité au regard du rayon de couverture de leur poste de Santé mais aussi de l’éloignement de leur chef-lieu de département Sédhiou, sans oublier la forte concentration des populations dont les fonctionnaires de l’Etat.
Les habitants du village de Diacounda, situé sur la Transgambienne et dans l’arrondissement de Bounkiling souhaiteraient avoir une ambulance pour leur poste de Santé construit au début des années 90. Les raisons invoquées sont multiples. Elles tournent autour de l’éloignement géographique et surtout la place de cette structure dans la prise en charge des maladies dans cette zone rurales.
« Le village de Diacounda est situé à la frontière des départements de Sédhiou et de Bignona. Nous sommes éloignés des grandes structures de Santé. Il se pose un problème d’évacuation des malades », indique le vice-président de l’Association des ressortissants du village de Diacounda à Dakar.
La localité est peuplée de plus 1.900 âmes. On y trouve des fonctionnaires de l’Etat, comme les enseignants de l’école primaire et les professeurs de son Collège d’enseignement moyen secondaire.
La position carrefour fait de la localité le lieu où des habitants de certains villages du département de Bignona comme Diaban, Sinko, Yaboucounda viennent pour se soigner. « Le poste de Santé a un rayon de couverture très important. Le poste de Santé assure la couverture sanitaire d’une trentaine de villages. C’est pour quoi, il nous faut avoir une ambulance pour mieux prendre en charge les évacuations », avance le vice-président Baba Manga.
Pour les villages du département de Sédhiou couvert par le poste de Diacounda, on peut citer Yacko Diola, Nioroki, Alouta Mandingue, Aloute Diolas, Kangoulédo, Khamokohne, Bissari Joub, Kilinko, Kabeumb, Mafongo, Bouthékoune, Briou, Ballala entre autres. « Ce poste de Santé est un dispositif non négligeable dans la prise sanitaire dans le milieu rural. Mais aujourd’hui, il faut une ambulance pour dynamiser le volet évacuation. Lorsqu’une personne est dans un état critique dans la nuit, on ne peut pas l’évacuer », argumente le vice-président de l’Association des ressortissants du village de Diacounda à Dakar.
Premier poste de référence dans la zone, cette structure sanitaire composée de trois bâtiments dont un logement pour l’infirmier a besoin aussi d’être rénovée. Car, les murs sont délavés et le matériel est vétuste. Le village a adressé plusieurs correspondances à l’extérieur pour solliciter l’aide des partenaires européens, pour sa rénovation et le renforcement de son équipement.
Aujourd’hui, les habitants demandent à toutes les bonnes volontés et à l’Etat de leur aider à obtenir une ambulance et à réhabiliter le poste, afin qu’il puisse continuer à assurer comme d’habitude sa mission de prise en charge de la santé des populations dans ce coin du département de Sédhiou.
La clôture des locaux fait l’objet d’une intense réflexion des habitants de Diacounda à l’occasion de chaque congrès annuel. |
Idrissa SANE |
| Education et Formation |
EDUCATION NON FORMELLE : Une stratégie stable en gestation pour jeunes et adultes |
Innovation majeure dans le cadre de l’Education pour tous et de la lutte contre la pauvreté, l’Education qualifiante des jeunes et adultes (Eqja) a besoin d’une bonne stratégie assortie d’un plan d’action approprié pour son développement.
Une quarantaine d’acteurs étatiques et non gouvernementaux ont planché, les 9 et 10 janvier à Dakar, sur une stratégie stable assortie d’un plan d’action pour l’éducation et la formation des jeunes et adultes non touchés par le système d’enseignement formel. Le travail intéresse le projet dit d’Education qualifiante des jeunes et adultes (Eqja) initié par le ministère de l’Education, en collaboration avec l’Unesco. Les acteurs nationaux et internationaux tâchent, en outre, de construire un dispositif « pertinent » de renforcement de la formation desdites cibles sur la base des leçons tirées des différentes expériences en la matière.
Selon le directeur de la Planification et de la réforme de l’éducation (Dpre), Baye Ndoumbé Guèye, coordonnateur du projet pour le compte de la tutelle, cette rencontre est une étape importante dans le processus de développement de l’Education qualifiante des jeunes et adultes au Sénégal. Auparavant, un atelier tenu à Dakar en décembre 2003 a permis de définir le sujet dont l’objectif global est de favoriser l’insertion socioéconomique des populations concernées, a souligné le Dpre qui est appuyé par l’Institut international de planification de l’éducation (Iiep) de Paris et le Bureau régional de l’Unesco à Dakar (Breda).
Cet exercice d’identification précise de la question a été précédé par la réalisation d’une étude qui a permis de se rendre compte que « les programmes développés a niveau des structures du formel laissent apparaître des faiblesses ». M. Guèye a cité, entre autres, l’important déséquilibre entre offre et demande.
Lever les incertitudes
De plus, ce type d’éducation n’étant pas bien maîtrisé au Sénégal, il a fallut faire des études complémentaires dans les domaines de l’agroalimentaire, de l’artisanat, des daaras, afin de s’informer sur les pratiques d’éducation qualifiante des jeunes et adultes. Ce travail a été complété par l’élaboration d’un cadre d’orientation pour identifier un certain nombre d’axes de développement de l’Eqja dont la formation des femmes dans l’agroalimentaire. « C’est une des raisons qui expliquent la prise en compte de ce volet dans la mise en oeuvre du Projet d’alphabétisation (Life), dont l’Eqja Agroalimentaire constitue une troisième composante », à en croire M. Guèye.
Dans le même temps, poursuit Baye Ndoumbé Guèye, d’autres actions pilotes sont menées par différentes structures. Il s’agit de l’introduction de la formation professionnelle en faveur des jeunes des daaras, financée par l’Unicef, la prise en charge des jeunes exclus dans le cadre de lutte contre le travail des enfants soutenue par le Bureau internationale du travail (Bit). Ces différentes expériences entrent dans le cadre de l’Education pour tous (Ept) et constituent des stratégies de lutte contre la pauvreté. « Malheureusement, elles sont conduites sans aucune forme de concertation », a déploré M. Guèye, soulignant que cela constitue une entrave au développement de l’Eqja en tant que stratégie nationale d’éducation et de formation au profit des bénéficiaires.
Aussi, la réunion des acteurs de l’éducation, de la formation professionnelle, des artisans, des Ong, associations et partenaires techniques et financiers devrait permettre de lever, en tout cas au Sénégal, les « nombreuses incertitudes » dans ce domaine, selon le représentant l’Iiep, David Atchoarena. La rencontre va donner, à son avis, une « nouvelle impulsion au processus ». L’éducation qualifiante des jeunes et des adultes revêt, aux yeux du directeur intérimaire du Breda, Komlavi Seddoh, une « importance capitale et stratégique au regard des nouveaux paradigmes du développement », relevant que le Sénégal a déjà lancé les balises de l’Eqja à travers différentes réalisations.
Soulignant que l’Eqja est une innovation majeure, le directeur de cabinet du ministre de l’Education, Joseph Pierre Ndiaye, a indiqué que c’est une des réponses à la question de savoir comment l’Ept peut permettre de lutter contre la pauvreté. Il a, au nom du ministre, souhaité que le travail apporte « une plus grande visibilité » au projet afin de mobiliser davantage à son profit les décideurs politiques et les partenaires techniques et financiers. |
M.L.BADJI |
| Education et Formation |
JOURNEE DE DEBRAYAGE : L’intersyndicale enseignante satisfaite |
L’intersyndicale enseignante a démarré hier son plan d’action par un débrayage à partir de 10 heures pour « exiger de l’Etat le respect des engagements ».
L’intersyndicale enseignante a mis à exécution hier son plan d’action. Dès 10 h, nombreux sont les établissements de Dakar qui ont connu un arrêt de travail. « Le débrayage a démarré à partir de 10 h. Les camarades sont dans les assemblées générales de mobilisation et d’échanges », informe le Sg du Sudes, Mamadou Diouf, joint dans la matinée. Les enseignants membres de l’intersyndicale ont suivi le mot d’ordre de leur organisation. C’est le cas dans la banlieue, notamment à l’école Ndiawar Ndiaye de Thiaroye. A 15 h 30, le porte-parole de l’intersyndicale et Sg de l’Uden, Mamadou Diop « Castro », tirant un premier bilan de la journée, n’a pas manqué de manifester sa joie. « Globalement, nous sommes satisfaits. La grève a été largement suivie à Dakar et dans les régions », se réjouit-il, tout en indiquant que 16 organisations syndicales ont participé au mouvement de grève sur les 18 que compte l’intersyndicale enseignante. « Seuls 2 syndicats parmi les 18 n’ont pas signé le préavis de grève », confie M. Diop. L’intersyndicale, par la voie de Paul Diakham, le chargé de la commission évaluation, promet de fournir aujourd’hui la situation globale de la grève.
A noter que le Syndicat des corps émergents de l’enseignement du Sénégal (Scemes) s’est désolidarisé de l’intersyndicale quant au déroulement de ce plan d’action. |
Daouda MANE |
| Education et Formation |
DECHETS ELECTRONIQUES : L’étude du projet de recyclage de Sénéclic lancée hier |
Le projet « e-déchets » vise à recycler les déchets des ordinateurs de fin de cycle qui entrent en nombre de plus en plus grand au Sénégal.
« L’entrée grandissante des ordinateurs impose de mettre en place un projet de recyclage des déchets électroniques », a indiqué le secrétaire général de la Présidence de la République du Sénégal, Abdoulaye Baldé, en procédant hier au lancement à Dakar de l’étude du projet « e-déchets ». Cette initiative de la Cellule Sénéclic de la Présidence de la République vise à recycler tous les déchets électroniques, les ordinateurs et tout appareil électronique en fin de vie.
Selon M. Baldé, des milliers de tonnes de déchets électroniques sont produits à mesure que des ordinateurs de seconde main entre au Sénégal dans le cadre de la solidarité informatique pour la lutte contre la facture numérique promue par le président Abdoulaye Wade. Le secrétaire général de la Présidence de la République a fait sienne la recommandation du Fonds mondial de l’environnement rappelant aux Etats qu’il était fondamental de mettre en place des mécanismes pour apporter des réponses aux problèmes des déchets, notamment électroniques.
Important soutien
Aussi, Abdoulaye Baldé a-t-il estimé le projet « e-déchets » novateur et important. Celui-ci l’est d’autant plus qu’il permettra de préserver l’environnement, la santé des populations, et de créer des emplois dans le domaine notamment de la récupération et de la création d’une usine de recyclage. « Je demande aux investisseurs de s’intéresser à ce créneau qui présente beaucoup d’opportunités », a dit Baldé.
Le projet bénéficie d’ores et déjà du soutien du Fonds de solidarité numérique basé à Genève. « Je me réjouis de pouvoir apporter notre concours », a déclaré le représentant de ce Fonds, Cissé Kane, faisant savoir que le même projet a été lancé dans quatre autres pays d’Afrique. A l’en croire, le Fonds de solidarité numérique ne pouvait pas rester insensible à la problématique des déchets électroniques dans la suite de la mission de réduction du gap numérique par notamment la dotation en ordinateurs.
Le projet bénéficie aussi de l’appui de la Suisse, représenté à la cérémonie par le chargé d’affaires de l’ambassade dudit pays à Dakar. « Je suis sûr que le Sénégal sera satisfait de la qualité de l’étude », a avancé le diplomate.
L’étude financée par le Fonds de solidarité numérique (Fsn) sera réalisée par l’Empa, une société suisse spécialisée en la matière, et exécuté par l’Iagu (Institut africaine de gestion urbaine) basée à Dakar.
Le projet de recyclage des déchets électroniques procède d’une première rencontre entre Sénéclic, Fsn et Empa à Genève en juin 2007, où il a été décidé d’établir « l’état des lieux de la gestion des e-déchets au Sénégal », a rappelé le directeur de la Celle Sénéclic et conseiller technique du président de la République, Ababacar Diop.
Il a fait noter qu’un Comité stratégique nationale incluant le ministère de l’Education, de l’Environnement, de la Santé, l’Association Bokk Diom de la décharge de Mbeubeuss a été créé pour assister Sénéclic dans ce processus.
Aux dires de l’expert David Rachat de Empa, l’étude sera présentée au comité national stratégique en avril prochain, puis rendue en juin 2008, suivie de la présentation de la « feuille de route » pour la mise en œuvre du projet aux fins de requête de financement. |
M.L.BADJI |
| Gens et Société |
JEAN CHRISTOPHE RUFIN, Ambassadeur de France : “82% des demandes de visas accordées en 2007” |
En visitant, hier avec la presse, les nouveaux locaux du service des visas du Consulat de France à Dakar, Son Excellence Jean Christophe Rufin, ambassadeur de France au Sénégal, a fait le bilan de la délivrance des visas dont 82 % des demandes, jusqu’en novembre 2007, ont été accordées. Il a, en outre, annoncé la mise en place de visas biométriques depuis le 22 décembre dernier.
« Sur les 26.546 demandeurs en 2007, plus de 82 % ont obtenu leurs visas pour la France », a déclaré hier, Jean Christophe Rufin, ambassadeur de France au Sénégal. Il procédait à la visite des nouveaux locaux du service des visas du Consulat de France à Dakar.
Une occasion pour lui de déplorer « l’existence de certains documents frauduleux et des anomalies dans certaines demandes de visas ». Ce qui est, pour lui, à l’origine de certains refus.
Sur les refus de plus en plus nombreux notés sur les visas étudiants, Jean Christophe Rufin souligne que « ces demandes sont spécifiques ». Ainsi, elles nécessitent un premier filtrage par Campus France, la structure d’enseignants qui étudie les dossiers académiques des candidats. « Aussi, se peut-il qu’ils s’opposent à une inscription d’un étudiant pour des motifs pédagogiques », explique l’ambassadeur Rufin.
Revenant sur la visite des nouveaux locaux, le diplomate français considère que ceux-ci vont permettre la mise en œuvre du système de recueil des données biométriques, en même temps que l’offre d’espaces plus accueillants aux demandeurs de visas.
Les services du Consulat ont ainsi doublé le nombre de guichets et de caisses, rendu plus confortables les salles d’attente et apporté une attention particulière aux prises d’empreintes.
L’établissement des visas biométriques répond, selon l’ambassadeur, à une nécessité de se conformer à la norme européenne en termes de délivrance de visas. « Ce dispositif fait suite à une décision de l’Union européenne du 8 juin 2004 et concerne déjà plus de 60 postes diplomatiques et consulaires français », explique Jean Christophe Rufin. La procédure est fiable, rapide et totalement confidentielle. Son utilisation « permet d’augmenter les visas de circulation conformément aux vœux de l’Ue », selon Mme Varga, la responsable du service des visas.
Sur un autre registre, l’ambassadeur a affirmé que ces visas biométriques peuvent aller jusqu’à cinq ans de validité. Mais, « nous ne pouvons délivrer des visas qui vont au-delà de la validité du titre de séjour », précise-t-il.
Toutefois, cette mesure n’est pas applicable aux enfants de moins de 6 ans. Les passeports diplomatiques sénégalais ne sont pas aussi concernés. Par cette mesure, l’ambassade de France a voulu s’inscrire dans une logique de simplification et de fiabilisation des titres de déplacement pour faciliter la circulation des personnes, grâce aux nouvelles technologies. |
Amadou Maguette NDAW (Stagiaire) |
| Gens et Société |
TROIS QUESTIONS A MOUSTAPHA DIOUF, SECRETAIRE GENERAL DE L’UNION DES MAGISTRATS DU SENEGAL : « Le nouveau Palais de justice répond à nos attentes » |
Secrétaire général de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Moustapha Diouf donne ses impressions sur le nouveau Palais de justice de Dakar. Pour lui, avec cette réalisation, ce sont les conditions de jugement qui vont s’améliorer.
Quelles sont vos impressions après avoir visité les locaux du nouveau Palais de justice ?
Je constate qu’un effort certain a été fait du point de vue de l’occupation de l’espace. Il y a suffisamment de bureaux, de salles d’audience. Mais, le plus important, c’est que contrairement à l’ancien Palais de justice, les magistrats ne vont plus passer par là où tout le monde passe. Je suis rassuré par rapport à ce que j’ai vu.
Est-ce que dans sa configuration, ce Palais répond aux attentes de l’Ums ?
Dans une large mesure, je peux dire que ce Palais répond à nos attentes. Nous faisons un travail intellectuel. C’est pourquoi l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) ne cesse de demander qu’on mette ses membres dans de confortables conditions de travail. Je pense que ce nouveau Palais entre dans ce cadre. Il y a les commodités à l’intérieur, et c’est bien pour tout le monde, magistrats et citoyens.
Concrètement qu’est-ce qui va changer avec ce nouveau Palais de justice ?
Beaucoup de choses. D’abord, les entrées et les sorties seront filtrées. Ensuite, les citoyens seront mieux accueillis et mieux orientés. Pour les magistrats, c’est indéniable, ils verront leurs conditions de travail s’améliorer considérablement. Les conditions de jugement aussi. L’Etat vient de faire un grand effort. |
Recueillis par Abdoulaye DIALLO |
| Gens et Société |
PARUTION D’UN ARTICLE LE METTANT EN CAUSE : Me Ousmane Ngom décide de porter plainte contre l’Observateur |
Suite à la publication dans les colonnes du journal L’Observateur dans son édition d’hier, jeudi 10 janvier 2008, d’un article titré « des policiers clouent au pilori Ousmane Ngom et Assane Ndoye », le ministre d’Etat ministre de l’Intérieur Me Ousmane Ngom a décidé de porter plainte contre le journal, selon une source proche de son cabinet. « Une citation directe sera adressée au journal », a poursuivi la même source. |
|
| Gens et Société |
Négociations tripartites : Les syndicats commentent le protocole d’accord |
Les responsables syndicaux continuent de commenter la signature du protocole d’accord avec l’Etat et le patronat, à l’issue des négociations de mardi dernier. Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal estime, dans ces propos recueillis par notre reporter, que le protocole signé met l’accent sur la volonté réelle du gouvernement de rechercher les moyens pour arriver aux baisses des prix. Quant à Youssou Touré, secrétaire général de l’Organisation des Instituteurs du Sénégal, il se dit très déçu malgré la signature du protocole.
Mody Guiro de l’Intersyndicale : “Nous comptons sur la bonne foi des parties”
« Nous remercions tous les partenaires, les organisations syndicales, l’Etat pour être dans un élan de dialogue franc, honnête et sincère et arriver à la conclusion d’un protocole. Ce protocole a trait au premier point de la plate-forme revendicative déposée par les centrales syndicales sénégalaises. Il concerne l’amélioration du pouvoir d’achat des Sénégalais avec comme sous-point, la baisse des denrées de première nécessité, de la fiscalité sur les salaires et du prix des loyers. Si nous nous sommes quittés au cours de nos discussions précédentes, c’est parce que nous n’avions pas très bien perçu l’engagement politique du gouvernement par rapport à cette volonté de baisse.
Aujourd’hui, cette volonté a été affirmée par le gouvernement et contenue dans le protocole. Compte tenu de tout cela, nous nous sommes mis d’accord en tant qu’Intersyndicale à signer ce protocole qui met l’accent sur la volonté réelle du gouvernement à rechercher les moyens pour arriver à des baisses sur les points précités. Nous comprenons que les contingences économiques ne permettaient pas, autour de cette table, de régler ces questions qui, quelquefois, nécessitent une grande technicité.
Nous marquons notre volonté de pérenniser le dialogue en vue d’arriver à des solutions consensuelles pour toutes les parties. Je voudrais aussi dire que nous comptons sur la bonne foi des parties, sur l’engagement de toutes et de tous pour que nous puissions, à la lumière de l’échéancier fixé, arriver le 28 à des conclusions ».
Youssou Touré, secrétaire général de l’Organisation des instituteurs du Sénégal (OIS)
“Nous sortons très déçus malgré la signature du protocole d’accord”
“ Il n’y aura pas de grève générale parce que le champ social est gangrené par la corruption. Pour préserver la dynamique unitaire, nous avons été obligés d’accepter de signer ces accords. Nous disons simplement que c’est très dommage pour le monde du travail et l’éthique de comportements que nous devrions observer. Nous sortons de cette salle très déçus malgré la signature du protocole d’accord qui ne prend pas réellement en charge nos préoccupations, parce qu’il était question de trouver véritablement des accords concrets par rapport aux denrées, au loyer, mais surtout au train de vie dispendieux de l’Etat. C’est regrettable. Le mouvement syndical est mort dans notre pays. Il va falloir le ressusciter, afin qu’il y ait des forces nouvelles qui prennent en charge les préoccupations majeures des travailleurs et des populations. ” |
Entretien avec Mamadou GUEYE |
| Sports |
Rallye Le Chili candidat à l’organisation du « Dakar » 2009 |
On n’a pas encore fini d’épiloguer sur les conséquences de l’annulation pour raisons de menaces terroristes du « Dakar » 2008 à la veille du départ, vendredi dernier, à Lisbonne (Portugal) que l’on se projette déjà sur l’édition de l’année prochaine. Aura-t-elle lieu ou non ? Et, surtout, où ? Ces deux questions sont toutes les lèvres, sans qu’un début de réponse soit trouvé. Aujourd’hui même, une réunion à Paris entre le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et les responsables d’ASO (Amaury sports organisation) doit se pencher sur les voies et moyens de sauver et de pérenniser le rallye -raid le plus célèbre au monde.
Outre Atlantique, le gouvernement chilien a annoncé, avant-hier mercredi, qu’il se portait candidat à l’organisation de l’édition à venir en 2009. Et comme pour augmenter ses chances d’accueillir cette épreuve que beaucoup de spécialistes estiment « morte pour l’Afrique », le Chili a évoqué la possibilité d’un parcours qui passerait également par l’Argentine.
Nul doute que dans les jours à venir, d’autres pays se manifesteront pour accueillir l’épreuve auto - moto la plus médiatisée au monde. D’autant que certains avaient même évoqué une « délocalisation » en ... Asie.
Patrice Clerc, patron d’ASO : « Nous ne laisserons pas tomber l’Afrique »
Quelques jours après l’annulation du Dakar 2008, Patrice Clerc, le patron d’ASO, organisateur de l’épreuve, revient dans L’Equipe d’hier sur les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision. Il évoque également l’avenir de l’épreuve et affirme que s’il ne compte pas laisser tomber l’Afrique, d’autres régions du monde sont à même d’accueillir un rallye de cette envergure. « Se servir de grands événements très médiatisés et les détourner de leurs purs enjeux sportifs pour en faire des enjeux politiques, ce n’est hélas pas nouveau, explique-t-il. Le ’’signal de départ’’ a été donné en 1972, avec les Jeux Olympiques de Munich (où une prise d’otages de neuf membres de l’équipe d’Israël par un commando palestinien avait fait neuf morts). » « Il est certain que la discipline elle-même, basée sur l’aventure et les grands espaces ouverts, rend la course extrêmement difficile à résister à des menaces de ce type », ajoute-t-il.
Néanmoins, l’organisateur avoue qu’il n’y avait aucune autre solution face à ce genre de menaces que l’annulation pure et simple, et revient sur l’absence de plan B, qui lui a été reprochée : « Le plan B ne se justifie que pendant la course, pour neutraliser ou annuler certaines étapes. Je ne veux pas ironiser mais le plan B, c’eût été embarquer tout le monde à Lisbonne et les débarquer à Dakar par pont aérien. »
Aujourd’hui, la question se pose de l’avenir de l’épreuve, et là aussi, le patron d’ASO ne mâche pas ses mots : « Nous considérons qu’il est de notre responsabilité, aujourd’hui, de faire tout ce qu’il faut pour relancer la discipline après ce coup d’arrêt, et d’annoncer le plus rapidement possible ce que nous allons faire. (...) Nous ne laisserons pas tomber l’Afrique. Les contacts existent, on doit se rendre très prochainement sur le continent africain pour parler de l’avenir. Mais nous ne jouerons pas avec la sécurité. La planète est encore vaste pour permettre de faire 8 ou 10 000 km en quinze ou vingt jours dans des zones de sable. Aujourd’hui, des déserts, il y en a en Afrique sub-saharienne, en Afrique du Sud, en Afrique de l’Est, dans le golfe, en Asie, en URSS, en Chine, en Mongolie, en Australie, en Amérique du sud, aux Etats-Unis, au Mexique... » |
|
| Sports |
En route pour la CAN 2008 : Faute de terrain d’entraînement Les « Brave Warriors » menacent de ne pas jouer |
Le staff technique de l’équipe de la Namibie menace de ne pas jouer le match de samedi contre les Lions si des mesures ne sont pas prises pour permettre aux Warriors de s’entraîner comme ils le souhaitent, a confié à l’APS l’entraîneur des gardiens de but, Fillemon Kanalelo.
’’Nous ne pouvons pas comprendre que le Sénégal nous invite et nous mette dans ces conditions minables de préparation’’, a-t-il déploré, ajoutant que ’’si c’est comme ça, nous allons rentrer sans jouer de match’’. L’équipe de la Namibie, qui devait s’entraîner hier à Dakar a dû patienter pendant de longues minutes à son arrivée au stade Demba Diop avant de pouvoir disposer de l’aire de jeu. Le terrain était occupé par un centre de formation ’’qui l’a loué’’.
’’C’est la deuxième fois que nous avons un problème de terrain d’entraînement alors qu’on est venu ici sur invitation du Sénégal’’, a souligné un autre responsable du staff technique namibien qui ne comprend que ’’l’équipe du Sénégal puisse trouver facilement un lieu où s’entraîner alors que depuis qu’on est à Dakar on nous balade de gauche à droite’’. ’’C’est simplement désolant qu’en Afrique on en soit encore à ce niveau et que les équipes fassent tout pour gagner’’, a-t-il fulminé, malgré les tentatives d’explication du préposé à l’accueil des Namibiens, Samsidine Diatta qui a tenté en vain de leur expliquer que ’’le manque de terrain est une réalité à Dakar’’.
Déjà mercredi, alors qu’ils devaient s’entraîner à Iba Mar Diop, les Namibiens avaient décidé de ne pas descendre sur cette pelouse ’’indigne, selon eux, d’être présentée à une équipe nationale’’. Par la suite, ils se sont rendus assez tardivement au stade Demba Diop pour leur deuxième séance d’entraînement de la journée. D’ailleurs, le staff technique namibien outré par l’état du terrain d’Iba Mar Diop avait demandé ’’si le Sénégal à quelques jours de la coupe d’Afrique accepterait de s’entraîner sur une telle pelouse avec tous les risques de blessures que cela peut occasionner’’.
En provenance d’Egypte où ils ont séjourné et livré un match amical contre les Pharaons, les Warriors de la Namibie doivent rencontrer l’équipe du Sénégal samedi prochain pour leur dernier match amical avant de rallier Windhoek dimanche. |
APS |
| Sports |
Honteux ! |
Les Namibiens ont de bonnes raisons d’être scandalisés par le traitement qui leur est fait. Mais, malheureusement, contrairement à ce que pense un de leurs responsables, les Sénégalais ne les baladent pas de gauche à droite pour gagner le match de demain. En vérité, le Sénégal n’a simplement pas mieux à leur offrir. Et c’est honteux. Ce n’est pas pour « cacher leur jeu » que les « Lions » ont choisi de ne s’entraîner cette fois qu’à la base militaire française de Ouakam. Mais bien parce qu’ils y trouvent la meilleure surface de jeu du pays. Leur antre, le stade L.S. Senghor, naguère considéré comme un bijou, n’est plus digne d’accueillir une rencontre de niveau international. Même le « Navétane » à qui les portes de cet ex « temple » ont été plus que largement ouvertes ces derniers temps (d’où cette détérioration avancée de la pelouse), a du mal à s’y produire correctement, tant ce qui y tient lieu d’aire de jeu fait peine et pitié à voir. Alors qu’il était le sélectionneur des « Lions » dans les années 1990, Claude Le Roy, actuel responsable technique des « Black stars » du Ghana, parlait de « terrain d’honneur ». Aujourd’hui, on n’est pas de « l’horreur ».
Pourtant, c’est bien là que les « Lions » devront recevoir les « Brave Warriors » de Namibie demain, lors de leur traditionnel « match d’au revoir » à leur public. Avec tous les risques de blessures que cela implique pour des joueurs habitués à évoluer comme sur « du velours ». Certes, le résultat est psychologiquement important. Mais, ce qui l’est encore plus, c’est de ne pas sortir de cette rencontre avec des ... accidentés de la pelouse. |
B. Khalifa Ndiaye |
| Sports |
MATCH DE PREPARATION, DEMAIN CONTRE LA NAMIBIE A DAKAR : Les « Lions » travaillent leur cohésion |
Au second jour de leur regroupement, les « Lions » du football ont encore trimé dans le travail de cohésion, mais aussi dans un système technico-tactique que le sélectionneur national Henri Kasperczak a mis en place en direction du match de préparation de demain contre la Namibie. Hier donc, sur le second terrain gazonné de la base aérienne de Ouakam, Tony Sylva et ses coéquipiers ont sué à l’exception d’Habib Bèye qui est arrivé avec une blessure contractée dans son club et d’Abdoulaye Diagne Faye blessé au cours de la première séance de mercredi qui ont été ménagés à cause de ces petits bobos. Mais, Henri Kasperczak espère les récupérer rapidement. Pape Bouba Diop était quant à lui un peu grippé pendant deux jours, mais a pu s’entraîner avec le groupe dans l’après-midi.
Ainsi, pendant que Mandiaty Fall, le préparateur des gardiens de but, s’occupait de ses trois portiers (Tony, Cheikh Ndiaye et Coundoul), Kasperczak et son adjoint Lamine Ndiaye supervisaient le déroulement de la séance d’entraînement en apportant à chaque fois que de besoin des correctifs dans l’élaboration du jeu. Et, à la fin de cette séance, le sélectionneur des « Lions » du Sénégal a déclaré qu’il s’agira d’éviter les erreurs d’inattention en défense, en imprimant la vigilance dans le jeu, mais de faire en sorte également que la concentration soit de mise devant le but adverse. Dans ce cadre, le travail a été axé dans la transmission du ballon en accélérant le jeu, mais aussi avec un repli dans la récupération de la balle dans la moitié défensive. Ensuite, il s’agissait de continuer à perfectionner le système de jeu mis en place. Pendant une heure trente donc, les « Lions » ont répété les différentes variantes de jeu en y ajoutant évidemment la vivacité dans les déplacements. Deux touches de balle dans la seconde moitié offensive.
En somme, Kasperczak s’est beaucoup focalisé sur le travail foncier avec une accentuation sur le fameux système de la « réception, passe, démarquage » ; le tout dans la vivacité. « Nous avons travaillé également par rapport au rendement de chacun et dans sa zone. Nous préparons la CAN dans ce contexte, car il faut être fin prêt en allant au Ghana pour pouvoir se mesurer efficacement à ses adversaires. Alors, nous avons mis en place deux équipes avec un travail dans les duels qui est très important pour nous, surtout quand on est dos au but », a indiqué le sélectionneur national du Sénégal.
En fait, comme il l’avait déclaré lors de la conférence de presse de présentation de la liste des 23 joueurs, l’équipe sénégalaise travaille en direction d’un objectif bien précis : la coupe d’Afrique des nations. C’est pourquoi il ne veut laisser aucun détail dans la préparation, surtout que celle-ci débouchera sur deux importants matches amicaux qui devraient lui permettre de se faire une idée exacte de la forme de ses joueurs avant d’aller au Ghana. Après cette séance d’entraînement où toutes les séquences ont été utilisées, Henri Kasperczak effectuera une dernière aujourd’hui avec sa troupe pour la préparer au match de demain contre la Namibie. Notons que les « Lions » s’entraîneront aujourd’hui encore sur le même terrain, mais à huis clos. |
C. F. KEITA |
| Sports |
Bèye et Diagne Faye forfaits |
Habib Bèye et Abdoulaye Diagne Faye ne disputeront pas la rencontre amicale internationale contre la Namibie de demain. Le professeur Fallou Cissé, médecin des "Lions" en a fait la révélation hier au terme de l’entraînement de l’équipe nationale à la base militaire française de Ouakam. L’homme de l’art pense trop tôt d’intégrer Diagne Faye, car un claquage musculaire, ça ne se résorbe pas totalement en quinze jours. "On veut prendre toutes les précautions. Donc, il ne jouera pas", a-t-il soutenu. Par contre face au Bénin, le 16 à Ouaga au Burkina, le Pr Cissé dit ne pas savoir puisqu’il peut y avoir une évolution. Avant d’ajouter : "on est ensemble tous les jours, on s’entraîne matin et soir, donc on va évaluer au fur et à mesure". Habib Bèye, lui, s’est blessé en club, il y a dix jours. Il a subi un examen qui a révélé un claquage pas du tout sévère. "Nous allons lui faire un contrôle demain (ndlr : aujourd’hui), une échographie", a indiqué le Pr Cissé. Le sociétaire de Newcastle s’entraînait seul hier au moment où ses partenaires jouaient sur le deuxième terrain. " Habib Bèye a des fourmillements au niveau de ses jambes. Il a envie de jouer, mais nous le retenons pour pouvoir faire le contrôle d’abord", a déclaré, le Dr Cissé.
Quant à Abdoulaye Diagne Faye, il a été ménagé. Le médecin des "Lions" précise que lui aussi suivra un contrôle aujourd’hui puisqu’il a étiré un tendon des adducteurs avant-hier. "Nous n’avons pas beaucoup d’inquiétudes pour Diagne Faye", a-t-il relevé. Le Dr Fallou Cissé soutient que son équipe médicale constituée de quatre professionnels est bien fournie et pourra correctement s’occuper de la récupération, des massages, et des soins quotidiens, matin, midi et soir. Le médecin des "Lions" déclare vouloir mettre les joueurs dans les mêmes conditions qu’en club. |
CHEIKH MALICK COLY |
| Sports |
IBRAHIMA SONKO : « Le passé c’est le passé, l’essentiel c’est d’être là » |
Il avait longtemps snobé la « tanière » avant de se décider à répondre favorablement à l’appel de sa nation. En fait, le sociétaire de Reading (Premier league anglaise) espérait une place parmi les « Bleus » de la France. En vain. C’est au dernier moment qu’il s’est ressaisi. Et pour son intégration dans le groupe, le natif de Bignona dit n’avoir pas connu de problèmes. . « Mon intégration s’est bien faite, les joueurs m’ont bien accueilli », a reconnu l’imposant défenseur de Reading. Mieux, à l’issue de la deuxième séance d’hier après-midi, il trouve que « tout se passe bien. On, s’est bien entraîné, maintenant, on va essayer de rester sur cette lancée ». Même s’il va vers sa première CAN, Sonko dit n’avoir ressenti aucune pression sur le dos. D’autant plus que « le football reste le football et que si on est là, c’est parce qu’on veut gagner quelque chose. Donc on va essayer de faire de notre mieux ».
Par rapport à son hésitation avant de rejoindre la « tanière », il préfère fermer la parenthèse, d’autant que « l’essentiel, c’est d’être là. Et que le passé, c’est le passé. C’est ce qui est important ». Il entend désormais bien se concentrer sur la CAN parce que « cela représente beaucoup de choses, c’est une fierté pour moi. Jouer avec tous ces bons joueurs, c’est du plaisir pour moi, et nous allons tout faire pour honorer le Sénégal ». |
A. SAMBOU |
| Sports |
MANDIATY FALL SUR LE CHOIX DU 3e GARDIEN : « Coundoul sait bien commander sa défense » |
« L’Américain » Bouba Coundoul était en compétition, pour le poste de 3ème gardien, avec Issa Ndoye « l’Iranien » et Kalidou Cissokho « l’Azerbaïdjanais ». Finalement, c’est sur le « keeper » des Colorado Rapids que le choix s’est porté. Le préparateur des portiers des « Lions », Mandiaty Fall, explique cette option.
Quels sont les critères qui ont été déterminants dans le choix de Bouna Coundoul comme 3e gardien ?
C’est un garçon qui a de bonnes qualités. Même si c’est au dernier moment qu’on l’a découvert, on le suivait depuis un certain temps. On l’a appelé pour mieux le voir à l’œuvre, et il nous a donné satisfaction. C’est la raison pour laquelle il est retenu parmi les trois gardiens.
Son manque d’expérience ne pourrait-il pas être un handicap pour ce genre de compétition ?
Non, je ne pense pas que cela puisse être un handicap. Parce qu’il joue dans un championnat comme Cheikh Tidiane Ndiaye, même s’il n’a pas encore participé à une compétition internationale. Mais, je pense qu’il peut compenser cela par ses qualités et sa confiance. Il est confiant, il travaille bien. Donc pourquoi ne pas lui faire confiance et attendre un peu pour voir. Moi, je pense qu’il ne faut pas qu’on anticipe sur certains trucs. Maintenant, je me concentre sur les gardiens qui sont à ma disposition et j’essaie de bien les préparer pour qu’ils soient à la hauteur de l’événement.
On a surtout remarqué qu’il parle beaucoup avec sa défense. Est-ce un atout qui a tranché en sa faveur dans le choix ?
Certes, mais il faut noter que chaque gardien a sa façon de diriger sa défense. Tony (Sylva), par exemple, dit seulement deux ou trois mots, Bouna (Coundoul) lui, préfère beaucoup parler et c’est bien, puisque cela lui donne plus de confiance. Ce qu’il faut retenir, c’est que chaque gardien à sa façon de communiquer avec sa défense, de la commander. Lui, il sait bien le faire et cela prouve qu’il est confiant. Il est, certes, nouveau dans le groupe, mais il s’est bien intégré ». |
Propos recueillis par A. SAMBOU |
| Politique |
Conseil des ministres : Poursuite des négociations avec les syndicats dans un esprit d’apaisement |
Le Conseil des ministres s’est réuni, le jeudi 10 janvier 2008, au Palais de la République, sous la présidence du chef de l’Etat, Son Excellence Me Abdoulaye Wade.
Dans sa communication, M. le président de la République a fait part au Conseil des audiences qu’il a accordées le 04 janvier 2008 à :
M. Basile Boli conduisant une délégation du Groupe agro-industriel français Prolea
M. Charles François, directeur de l’Ecole supérieure de Commerce de Montpellier,
M. Alain Marlex, secrétaire d’Etat français à la Défense chargé des Anciens combattants et
M. Bachir Barchi
Le chef de l’Etat a fait part au Conseil de sa visite en Arabie saoudite du 06 au 08 janvier 2008. Le président de la République s’est réjoui du renforcement de la coopération et du partenariat entre nos deux pays, de la nature et de la qualité exceptionnelle de l’accueil que le roi Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud lui a accordé. Lors des très longs entretiens que le chef de l’Etat a eus avec Sa Majesté le roi, les questions liées aux préparatifs du sommet de l’Oci ont été abordées.
M. le président de la République a remercié Sa Majesté le roi, Serviteur des Deux Saintes Mosquées, pour son soutien sans faille à la réussite du sommet de l’Oci et aussi et surtout pour la confirmation de sa décision de participer personnellement au sommet.
Le chef de l’Etat a, par ailleurs, informé le Conseil de l’escale technique à Casablanca, sur la route pour Ryad.
Au cours de cette escale, le président de la République s’est prêté à quelques questions de journalistes marocains qui ont porté sur :
les relations entre le royaume du Maroc et la République du Sénégal : le chef de l’Etat a rappelé la qualité exceptionnelle des liens qui existent entre les deux pays, au-delà des vicissitudes ponctuelles très vite aplanies ;
la position du Sénégal vis-à-vis du Sahara occidental : le président de la République a tenu à préciser que le soutien de la République du Sénégal au royaume du Maroc sur cette question n’a jamais varié.
Toujours en route pour Ryad, le chef de l’Etat a reçu en audience, à Jeddah, M. Mohamed Ali, Président de la Banque islamique de développement (Bid), accompagné de M. Cissé, vice-Président de la Bid. Cette rencontre a porté sur le Fonds de solidarité pour la lutte contre la pauvreté.
Le chef de l’Etat a fait part au Conseil de l’audience qu’il a accordée à M. Al Mutlak, qui lui a fait le point de la mise en place effective du projet multidimensionnel avec le Groupe Al Mutlak sur financement de 25 millions de dollars par le Fonds saoudien. M. Al Mutlak a informé le président de la République des actions actuellement menées pour la mise à disposition rapide du matériel correspondant à cette convention.
Le chef de l’Etat a informé le Conseil de sa participation prochaine à plusieurs rencontres internationales à Madrid, pour l’Alliance des civilisations, à Ouagadougou pour les sommets de l’Uemoa et de la Cedeao, au Forum économique de Davos et à Addis-Abeba pour les besoins du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine.
Le Premier ministre, dans sa communication, a tenu à féliciter Son Excellence M. le président de la République pour le succès de sa récente visite en Royaume d’Arabie saoudite.
Le Premier ministre a indiqué que la qualité de l’accueil et les résultats obtenus témoignent de l’excellence des relations entre nos deux pays et le respect et l’estime des autorités du royaume wahhabite à l’endroit du président de la République et du peuple sénégalais. Pour le Premier ministre, la confirmation de la participation du roi Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud au prochain sommet de I’Oci est à placer sous ce registre.
Le Premier ministre a informé le chef de l’Etat avoir reçu en son nom, le lundi 07 janvier 2008, dans les locaux du Palais de la République, les initiateurs de la marche contre les Ape pour soutenir ce combat que le chef de l’Etat mène pour les populations africaines.
Le Premier ministre a indiqué que tout en restant mobilisé au plan politique, il s’agit d’engager le débat technique et scientifique.
Le Premier ministre a rendu compte de l’audience qu’il a accordée à l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite accompagnant des investisseurs Saoudiens qui ont présenté d’importants projets qu’ils veulent réaliser au Sénégal dans différents domaines, notamment la création d’une unité de production de crevettes, l’installation d’une banque d’affaires et l’investissement dans des programmes immobiliers
Le Premier ministre a rendu compte avoir présidé, le 04 janvier 2008, un Conseil interministériel consacré au Programme national d’autosuffisance en riz en exécution des instructions du président de la République relatives à la satisfaction, par la production nationale et à l’horizon 2015, de la demande du pays en riz. Le Premier ministre a rendu compte que toutes les mesures allant dans ce sens ont été prises et plus particulièrement, celles relatives à l’équipement en matériel agricole, à la réalisation des aménagements hydroagricoles, à la lutte contre les déprédateurs, au financement des intrants et à la commercialisation.
C’est ainsi que le Premier ministre a rendu compte de ce que de nouvelles structures ayant en charge ce programme dans ses différents volets seront mises en place, conformément aux directives du chef de l’Etat.
Le Premier ministre a rendu compte au Conseil avoir répondu, le samedi 05 janvier 2008, à l’invitation du ministre de I’Information et des Relations avec les Institutions dans le cadre des Grands débats de l’Information, accompagné du ministre d’Etat chargé des Infrastructures et des ministres de l’Education et de l’Energie.
Chargés de la mise en oeuvre de la politique définie par le président de la République, le Premier ministre a voulu partager les analyses pertinentes qui ont été celles du président de la République dans son message de fin d’année adressé aux Sénégalais.
Le Premier ministre a informé que les ministres chargés des Infrastructures, de I’Energie, de I’Education et de I’Information ont ensuite tour à tour décliné le contenu des politiques sectorielles définies par le chef de l’Etat et qui sont mises en oeuvre par le gouvernement. Ils se sont également appesantis sur le bilan des réalisations depuis 2000 et les perspectives
Le Premier ministre à félicité le ministre chargé de I’Information pour cette heureuse initiative, ainsi que les différents ministres qui ont su démontrer la pertinence de la vision du président de la République.
Le Premier ministre a rendu compte au Conseil avoir présidé le mercredi 09 janvier 2008, la quatrième réunion du Conseil national de lutte contre le Sida. Rencontre à laquelle ont pris part les partenaires financiers et techniques qui appuient notre pays dans la lutte contre ce fléau, les différents acteurs de la Société civile, ainsi que les représentants des diverses institutions et les principaux acteurs impliqués dans les actions engagées dans ce domaine.
Le Sénégal continue d’enregistrer des résultats très satisfaisants dans le combat qu’il mène contre le Sida, grâce à I’impulsion que le président de la République a donnée à l’action gouvernementale marquée par des mesures courageuses et volontaristes prises dès les premières années de l’alternance. Ces efforts ont permis de ramener le taux de prévalence de cette pandémie 0,7%. Notre pays reste ainsi celui où le taux de prévalence est le plus bas en Afrique subsaharienne.
Les résultats obtenus par notre pays nous ont valu une reconnaissance internationale en matière de définition et de mise en oeuvre de politiques efficaces de lutte contre le Sida. Ces performances doivent être maintenues et renforcées, c’est l’objectif visé à travers le Plan stratégique 2007-2011 qui a été approuvé par cette réunion du 09 janvier 2008
A la suite du Premier ministre,
M. le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, après avoir fait le point sur l’avancement de la campagne agricole, est revenu sur les détails des objectifs quantitatifs du Programme national d’autosuffisance en riz.
Mme le ministre de la Santé a fait le point sur l’état des travaux de mise à niveau des hôpitaux de Ziguinchor et de Fatick.
Mme le ministre de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail et des Organisations professionnelles, complétée par M. le ministre du Budget, a rendu compte des accords trouvés par le gouvernement, les organisations d’employeurs et les centrales syndicales des travailleurs suite aux négociations tripartites qui ont été engagées.
Le président de la République se réjouit de ce que les partenaires ont fait preuve de dépassement et d’esprit civique. Le chef de l’Etat a demandé au gouvernement de continuer les négociations avec le même état esprit.
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères a informé le Conseil des derniers développements intervenus au Kenya où le calme semble être revenu.
Le Conseil a examiné et adopté le projet de loi portant Code de l’Urbanisme.
Le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :
M. Ndiawar Sarr, Professeur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, matricule de solde n° 606.962/G, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence M ; Hosni Moubarak, président de la République arabe d’Egypte, en remplacement de M. Babacar Samb, appelé à d’autres fonctions.
|
|
| Politique |
REVISION exceptionnelle LISTES ELECTORALES |
Ouverte depuis le 15 décembre 2007, la période de révision exceptionnelle de révision des listes électorales n’a pas connu un grand engouement populaire comme la précédente phase de refonte totale du fichier. De Thiès à Ziguinchor, en passant par Mbacké, etc. les électeurs ne se bousculent pas pour s’inscrire, pour ceux qui viennent d’atteindre la majorité, faire des modifications pour d’autres ou des radiations. Les commissions administratives instaurées par l’autorité en charge de l’organisation matérielle des élections sont bien en place, mais les partis politiques, dont le rôle est central dans la mobilisation des électeurs, n’ont pas battu le rappel des troupes pour faire inscrire le maximum de citoyens en âge de voter. Cependant les inscriptions se poursuivent jusqu’au 31 décembre 2008.
THIES : Rien que six dossiers traités...
La révision exceptionnelle des listes électorales ouvertes le 15 décembre dernier dans la commune de Thiès n’attire pas grand monde. Rien que six dossiers ont été traités, signale la présidente de la Commission départementale, Mme Oumou Monique Touré. Trouvée dans les locaux du Complexe Espace Jeunes de Thiès, Mme Touré confie que la présente révision exceptionnelle des listes électorales, dont la clôture est fixée le 31 janvier 2008, concerne les cas comme les modifications d’adresse électorale, de lieu de vote, les radiations, les changements de statut chez les militaires, les inscriptions, etc. Pour ce dernier cas, la présidente de la Commission communale de Thiès fait remarquer que rien que les cartes d’identité numérisées font foi pour cette présente révision exceptionnelle des listes électorales. En effet, désormais tout citoyen dépourvu de carte d’identification nationale, contrairement à la période d’avant 2007, doit s’adresser aux commissariats de Police. Le travail de révision supervisé par la Ceda au niveau de Thiès se poursuit normalement, bien que n’enregistrant pas de rush, comme l’a également constaté la représentante de la Ceda, Mme Awa Kanouté.
A l’instar de la commune de Thiès, les autres communes de la région ainsi que les arrondissements et des Communautés rurales disposent également de commissions de révision en vue des prochaines élections locales de mai. |
O. DIOUF |
| Politique |
ZIGUINCHOR : Démarrage timide |
La révision exceptionnelle des listes électorales, en vue des élections régionales, municipales et rurales du 18 mai 2008 a démarré timidement dans la région de Ziguinchor.
Au 26 décembre 2007, il n’y a eu que 3 modifications dans le département d’Oussouye. L’une a été faite dans la commune d’Oussouye, l’autre dans la Communauté rurale de Mlomp et la dernière, dans celle d’Oukout. Dans la même période, il n’a été enregistré aucune inscription, ni de radiation et de modification dans le département de Bignona. Les causes du faible niveau des inscriptions sont attribuées ici, aux « difficultés rencontrées par les populations à obtenir la carte nationale d’identité numérisée pour pouvoir s’inscrire ». Aussi, une campagne de sensibilisation par les « acteurs » politiques est-elle jugée nécessaire, à côté de celle menée par les autorités administratives. Dans le département de Ziguinchor, la commission administrative itinérante est opérationnelle depuis le 18 décembre 2007. Jusqu’au 26 décembre dernier, elle n’a fait qu’une seule modification. |
Moussa SADIO |
| Politique |
MBACKE : La commission attend le rush |
La commission administrative chargée de la révision exceptionnelle des listes électorales dans la commune de Mbacké tourne les pouces, à ce jour aucune opération en direction des échéances électorales du 18 mai prochain n’est effectuée. Pour le secrétaire Serigne Sao en l’absence du président M. Fallou Mbengue, nous a informé que « seul le Parti démocratique sénégalais (Pds) et le Parti socialiste (Ps) se sont manifestés en désignant leur représentant ; aucune autre formation politique ne s’est présentée. La représentante de la Ceda aussi, Ndèye Athie, s’inscrit dans cette vision de la situation. S’agissant de la confection de nouvelles cartes d’identité, le responsable nous a affirmé l’arrivée des dossiers y afférant aujourd’hui et le reste du matériel pour débuter le travail. |
M. DIEYE |
| Politique |
Gadio rencontre les ambassadeurs des pays membres de l’Oci |
Nous avons reçu ce communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères
Dans le cadre de la préparation du XIème sommet de l’Oci, prévu à Dakar, les 13 et 14 mars 2008, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Dr Cheikh Tidiane Gadio, rencontrera le vendredi 11 janvier, à 16 heures, dans la salle de conférences du ministère, les ambassadeurs des pays membres de l’Oci accrédités à Dakar. |
|
http://www.lesoleil.sn
Route du Service géographique, Hann Dakar - Tél :
+221 859.59.90 - Fax : +221 859 59.59 |
|