QUOTIDIEN SENEGALAIS D'INFORMATIONS GENERALES
 
Faits divers

APRES PLUSIEURS ACCIDENTS MORTELS RAPPROCHES : Les Sébikotanois bloquent la nationale 2 pendant cinq heures

Ripostant à leur manière à une série d’accidents meurtriers et spectaculaires, les populations de la commune de Sébikotane (43km de Dakar, département de Rufisque) ont bloqué la route nationale numéro 2 longeant la ville, de 19h à 02h du matin, dans la nuit du samedi au dimanche. Pendant cinq tours d’horloge, ils ont tenu tête aux forces de l’ordre dans un décor chaud caractérisé par des pneus enflammés sur la chaussée et de l’air rendu irrespirable par les grenades lacrymogènes.

En masse, la population de Sébikotane est descendue dans la rue, dans la nuit du samedi au dimanche, en barrant la route nationale 2 et en se livrant à une intifada face aux forces de l’ordre. A l’origine de leur courroux, la série noire d’accidents de la circulation dont le caractère spectaculaire s’accompagne régulièrement d’un cortège de morts. La goutte d’eau de trop qui a fait déborder le vase a été le choc survenu, samedi soir, entre un car de transport « ndiaga ndiaye » immatriculé Dk 9971 L revenant de Touba et un véhicule « clando » portant la plaque Dk 4987 L, de marque Peugeot transportant des passagères habitant Dougar, à la hauteur du croisement appelé Tableau Filfili, au cœur même de la ville. Le car de transport, nous apprennent des témoins, a traîné le « clando » sur une longue distance pour enfin finir sa folle course dans le mur du local de l’ancien dispensaire de la ville. Il y a eu des blessés de part et d’autres. La scène d’un car et d’un taxi tous les deux coincés sous les blocs de béton laisse perplexe. Tellement le « clando », qui a reçu un poteau de béton sur son toit, pouvait faire croire qu’il n’y a pas eu de rescapés. Heureusement, aucun mort n’a été enregistré. Mais, c’est l’accident de trop aux yeux de la population. La réaction des Sébikotanois a été de barrer aussitôt la route vers 21h, en allumant des pneus, des tas d’ordures et en déposant sur la chaussée de grosses pierres à différents endroits de la ville. Rapidement, de longues queues de véhicules se sont formées dans les deux sens. Les passagers coincés se demandent ce qui leur est arrivé.

Accidents fréquents et spectaculaires

Les premières informations d’un soulèvement des Sébikotanois contre cet énième accident circulent. Des conducteurs préfèrent faire demi-tour pour ne pas être une potentielle cible. La file de voiture s’allongent au fur et à mesure que passent les minutes. Les échos d’une ville à feu font peur aux conducteurs qui n’osent pas s’approcher des Sébikotanois qui s’expriment avec violence contre cette série noire d’accident. Vendredi dernier, nous apprend-on, un véhicule de transport « sept places » a fauché quatre écoliers. Alors qu’un car s’est arrêté pour laisser les élèves traverser la chaussée, le véhicule « sept places », à vive allure, le dépasse. Les enfants qui ont déjà engagé la traversée ont été tous heurtés. La violence du choc est telle que l’un des écoliers a rendu l’âme sur le coup, nous apprend-on. Quelques jours auparavant, un autre choc mortel à Tableau Filfili a coûté la vie à une jeune fille morte sur le coup, nous apprend-on. Sans oublier un autre accident survenu un peu plus loin, en allant vers Thiès. « Quatre accidents en 16 jours, c’est trop », s’indigne un manifestant. La série noire a réveillé de vieux souvenirs dans la tête des Sébikotanois qui ont déjà payé un lourd tribut à la route. En effet, dans les années 80, les populations avaient bloqué un jour la nationale 2 après qu’un enfant a été mortellement fauché. Samedi, elles ont remis ça en exprimant leur ras-le-bol par le feu et les pierres.

Le car ndiaga ndiaye est saccagé, à défaut d’être incendié. Les manifestants se ruent sur le véhicule impliqué dans un autre accident mortel et stationné là depuis le choc. Il est traîné jusque sur la chaussée et est mis en feu. Les gendarmes alertés arrivent rapidement sur les lieux pour rétablir l’ordre. Mais, ils ont été accueillis par des coups de pierres. Les jeunes de la ville, qui ont jonché la route de pneus enflammés à plusieurs endroits, ont tenu en haleine les forces de l’ordre qui ont fait parler leurs grenades lacrymogènes en vain, pendant des heures. Avec l’avantage du terrain mal connu des gendarmes, les jeunes ont été à l’aise durant la confrontation. Les Sapeurs-pompiers à l’ouvrage voient leur tâche réduite à néant puisque la tactique des manifestants a été de multiplier les foyers de feu. Il est 23 heures passé de quelques minutes lorsque les gendarmes tentent de discuter avec les jeunes qui ne démordent pas. Certains interprètent l’attitude des forces de l’ordre comme une ruse pour gagner du temps en attendant l’arrivée de renforts.

Un semblant d’accalmie s’installe à minuit passé. Les gendarmes tentent de faire passer les véhicules de l’axe Thiès-Dakar, mais ils se heurtent à l’intransigeance de manifestants placés vers Niarry Poteaux, à l’entrée de la ville. Les populations rallument les pneus, remettent les gravats et grosses pierres sur la chaussée. A la vue des flammes, certains chauffeurs paniquent et tentent de faire demi-tour. Des pare-brise sautent en morceaux. Dans un car rapide, c’est le sauve-qui-peut, chacun veut quitter le véhicule d’urgence. Un adolescent tombe en voulant passer par le côté. Une dame, désorientée, cherche de l’aide tandis qu’une autre déclare avoir perdu de vue son car au bord duquel elle a son réfrigérateur. Il est une heure du matin lorsque les gendarmes, plus nombreux cette fois-ci, balancent de nouveau des grenades lacrymogènes contre les jeunes qui leur tiennent tête depuis des heures. Ces derniers se replient de temps en temps dans les ruelles des quartiers mal connus des forces de l’ordre ou entrent dans des maisons. Les gendarmes en arrivent même à balancer des grenades dans des maisons, espérant frapper des manifestants repliés. Les Sapeurs-pompiers occupent l’espace conquis par les forces de l’ordre et en profitent pour éteindre le feu. La circulation reprend, timidement. Ce n’est qu’à deux heures que le flux de véhicules a commencé à se normaliser dans les deux sens. Avec des passagers et conducteurs qui n’oublieront pas de sitôt cette révolte des Sébikotanois contre une route nationale 2 devenue très meurtrière à leur endroit.

Malick CISS

Faits divers

Une unité de gendarmerie à Sébikotane comme solution

Quarante-huit heures après la violente manifestation des populations sébikotanoises (lire le reportage), une rencontre tenue hier à la préfecture de Rufisque a réuni le maire de Sébikotane, Abdoulaye Diouf, des délégués de quartiers de ladite ville, la responsable libérale locale, Ndiémé Niasse, et les autorités administratives départementales de même que le commandant de la brigade de Diamniadio « pour trouver des solutions », nous apprend le premier magistrat de la ville. Mais, aussi, pour « permettre les jalonnements de la gendarmerie », à en croire le commandant Diakhaté dont la brigade couvre la zone de Sébikotane. Parmi ces solutions, il y a l’implantation à Sébikotane d’une unité de gendarmerie, ajoutent le maire et le commandant. Une vieille doléance des populations locales, impuissantes devant le spectacle d’automobilistes roulant à tombeau ouvert dans cette agglomération dakaroise devenue peuplée au fil du temps. La récente série d’accidents mortels les a poussées à descendre dans la rue de manière violente pour crier leur ras-le-bol de l’hécatombe. La goutte d’eau de trop a été ce choc entre un taxi « clando » local et un car « Ndiaga Ndiaye » qui s’est terminé dans le mur de l’ancien dispensaire qui a cédé. C’est justement ce local qui a été endommagé samedi dernier qui pourrait accueillir l’unité de gendarmerie, si jamais cette doléance venait à se concrétiser, nous apprend le maire Abdoulaye Diouf, joint au téléphone.

« Le dispensaire sera restauré et on va en faire une unité de gendarmerie », ajoute le maire. La police municipale de Sébikotane n’est plus fonctionnelle puisque le maigre personnel est parti à la retraite, ajoute-t-il. Ce projet de doter la commune d’une unité de gendarmerie, poursuit Abdoulaye Diouf, « date de 2004-2005 » et d’autres localités comme Niaga et Sangalkam entrent dans le même sillage. Le maire, qui se dit conscient du danger permanent constitué par la route nationale 2 que vivent ses administrés, a fait appel au sens de la citoyenneté des usagers de la route qui doivent « savoir que Sébikotane est une agglomération très forte ».

Des personnes arrêtées et déférées

La manifestation des jeunes de la commune de Sébikotane pourrait avoir une suite judiciaire. Selon le commandant de la brigade de gendarmerie de Diamniadio qui ne fournit pas de nombre précis, des personnes accusés d’avoir participé à la manifestation ont été arrêtées. Ces individus interpellés ont été déférés au parquet, hier matin, pour actes de vandalisme, participation à un attroupement non autorisé et entrave à la liberté de circuler, révèle le commandant Mbassa Diakhaté de Diamniadio, joint au téléphone.

M. CISS

Faits divers

AUTOROUTE PATTE D’OIE-DAKAR : Un accident spectaculaire fait dix blessés

Un accident spectaculaire impliquant quatre véhicules sur l’autoroute Patte d’Oie-Dakar a fait dix blessés, à quelques mètres de l’école franco-arabe Mariama Niasse, hier nuit, vers 22 heures. Un bilan donné par le capitaine Moussa Niang de la 12e Compagnie d’incendie et d’instruction de Dieuppeul. Le choc est survenu lorsque le taxi immatriculé Dk 3814 H, venant de la Patte d’Oie, a tourné en pleine autoroute pour se rendre aux Maristes situés à gauche, alors qu’il n’y a pas de route aménagé pour aller à ce quartier. Il s’en est suivi un choc entre le taxi et un car « Ndiaga Ndiaye » immatriculé Dk 8658 H roulant sur la voie des véhicules allant dans le sens Dakar-Patte d’Oie. Le taxi a été sérieusement endommagé par le choc. Selon des témoins, la dame qui se trouvait à bord est grièvement blessée. Le car « Ndiaga Ndiaye » a fini sa course dans le ravin bordant l’autoroute du côté des Maristes. Heureusement qu’il n’y avait pas beaucoup de passagers à bord du véhicule de transport en commun. Un passager du car nous apprend qu’il y avait, hormis le chauffeur et lui, une dame et l’apprenti. Mais, dit-il, seul le chauffeur a été blessé.

Alors que le taxi et le car de transport en commun entraient en collision, un autre taxi portant la plaque d’immatriculation DK 0716 AE venant juste derrière le « Ndiaga Ndiaye » a freiné aussitôt. Malheureusement, un véhicule pick up de la société de gardiennage Sagam immatriculé Dk 3327 AD n’a pas réussi à s’arrêter à temps pour éviter le carambolage. Ainsi, le pick up a littéralement chevauché le taxi, l’endommageant. Le chauffeur du taxi, sous le choc, n’en revient toujours pas, lui qui est sorti indemne de ce carambolage. Les Sapeurs-pompiers, alertés à 21h 54, n’ont pas tardé à voler au secours des blessés évacués à l’hôpital de Grand Yoff. Les Sapeurs-pompiers et les personnes de bonne volonté ont réussi à faire descendre le pick up du taxi pour permettre à la circulation de reprendre normalement à 23 heures.

M. CISS

Faits divers

64 enfants sénégalais de la rue expulsés de Gambie

Banjul, Gambie (PANA) - Le Département gambien de l’immigration a expulsé 64 enfants de la rue, localement appelés « almudus », raflés à Banjul et à Serrekunda et identifiés comme des citoyens sénégalais. D’autres, identifiés comme des Gambiens, sont maintenus en détention, pour aider le département dans ses investigations, ont confirmé des sources vendredi à la Pana. Selon l’inspecteur Olimatou Jammeh-Sonko, porte-parole du Département de l’immigration, les enfants, qui sont tous des garçons âgés entre 10 et 17 ans, menaient une vie de vagabonds, livrés à eux-mêmes, et la plupart dormaient dans les mosquées et sous les vérandas des maisons.

Mme Jammeh-Sonko a souligné que certains d’entre eux étaient utilisés comme travailleurs sur la plage et gagnaient quelques sous, tandis que la plupart d’entre eux n’étaient pas en bonne santé physique et causaient des désagréments aux communautés. Elle a révélé que tous les 64 enfants sont natifs de Kabada, Njamakuta et Medina Gounass au Sénégal et ont été remis aux autorités sénégalaises à la frontière. « A partir de maintenant, les adolescents arrivant en Gambie sans leurs parents seront retenus à la frontière et le département va mettre en place toutes les mesures afin d’arrêter l’afflux d’enfants en Gambie », a déclaré la porte-parole.

PANA

Faits divers

POUR AVOIR MENACE SON PERE : Le fils rebelle condamné à six mois ferme

Arrêté par la police il y a une dizaine de jours suite à des menaces qu’il a proférées à l’encontre de son père, Pierre Gomis qui avait été placé sous mandat de dépôt a finalement été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal des flagrants délits devant lequel il a comparu la semaine dernière. Aucune circonstance atténuante n’a été retenue en sa faveur, eu égard à la gravité des faits qui lui sont reprochés. Le mis en cause avait brandi un couteau après avoir bousculé son père qui le priait simplement de déménager au rez-de-chaussée, conformément aux vœux des locataires qui voyaient en lui un perturbateur. Pierre Gomis a évidemment voulu desserrer l’étau autour de lui à la barre en niant avoir sorti son arme blanche pour terroriser son père. « J’ai, au contraire, voulu dissuader mes frères qui tentaient de se jeter sur moi », a-t-il affirmé. Mais il n’a pu convaincre les juges qui sont restés sceptiques sur la sincérité de son argumentaire. Agé d’une quarantaine d’années et de surcroît à la charge de son père, il n’a pas échappé au glaive de la justice.

Pape GUEYE

Faits divers

L’AGRESSEUR DE SALY ARRETE PAR LA GENDARMERIE : Armé d’un coupe-coupe, Babacar s’attaquait aux passants et aux touristes

L’agresseur Babacar Bâ n’a rien trouvé d’autre que de justifier ses actes à la barre par l’usage de l’alcool. Le bonhomme, qui se défoulait sur tout le monde avec violence, purgera une peine de trois ans ferme. Ce ne sont pas ses victimes qui reçoivent des soins à l’hôpital qui se plaindront.

Babacar Bâ, l’homme qui semait la terreur à Saly, a été mis tout dernièrement aux arrêts par les gendarmes de ladite localité. Depuis quelques mois, les citoyens n’osaient plus sortir pour vaquer à leurs occupations. La dernière sortie du délinquant s’est soldée par un échec cuisant. Après avoir violenté un couple français et agressé une autre dame, il est allé se réfugier dans un village de Saly où les gendarmes ont réussi à le maîtriser et à l’envoyer au parquet de Thiès. Le prévenu est pourtant bien connu dans ce patelin où il dispense des cours aux enfants. Babacar a fait des études secondaires et même supérieures, dit-on. D’ailleurs, il l’a illustré lors sa comparution au tribunal régional de Thiès. Parlant parfaitement la langue de Molière, le prévenu, volubile devant l’Eternel, a soutenu qu’il était rond comme un Polonais lorsqu’il commettait ses derniers actes. Bizarrement, il soutient qu’il ne supporte pas l’alcool et lorsqu’il prend un verre de trop, c’est pour être violent et agresser les gens.

En tout cas, Mme Mbaye, une dame habitant la localité de Saly, n’en revient pas, elle qui a failli perdre la vie à cause de ce bonhomme qui était chargé en même temps de dispenser des cours à ses deux enfants. En contrepartie, Babacar était rémunéré mensuellement. La dernière fois, après avoir terminé son boulot comme d’habitude, le mis en cause a pris congé de la dame. Mais, c’était pour revenir quelque temps après et frapper nuitamment à la porte. Alors il réclama des clés qu’il aurait oubliées dans la chambre. La dame lui demanda gentiment de revenir le lendemain. Babacar insista pendant un certain bout de temps. Une fois qu’on lui ouvrit la porte, le bonhomme qui était armé d’un coupe-coupe, violenta la dame Mbaye et la blessa avec l’arme blanche avant de mettre la chambre sens dessus sens dessous.

Dans un hôtel de Saly, Babacar y sema la terreur en s’attaquant avec son coupe-coupe à un couple de touristes français qui devisait calmement avec un vigile. Il fonça sur eux et leur asséna des coups, les blessant gravement à certaines parties du corps. Ils ne durent leur salut qu’à la fuite. Ce fut au tour du patron de l’hôtel de subir les foudres de l’énergumène. Les blessés sont tous évacués au centre de santé de Mbour, puis à l’hôpital Amadou Sakhir Ndièguène pour recevoir des soins intensifs. Pour ce qui est du patron de l’hôtel, il aurait été évacué en France. Alertés, les gendarmes allèrent à la recherche de l’agresseur qui fut retrouvé dans une maison de Saly. Selon les gendarmes, Babacar a eu à fracturer une porte et subtiliser la somme de 10.000 francs.

Le prévenu reconnaît avoir commis ces forfaits. Il s’est borné à dire qu’il était saoul. D’emblée, le procureur de la République lui a fait comprendre que les faits pour lesquels il est poursuivi sont extrêmement graves et qu’il mériterait la cour d’assises. Pour le parquet, l’argument de l’état d’ivresse ne peut nullement l’absoudre. Raison pour laquelle il a requis trois ans ferme contre le prévenu. C’est la même sentence que lui a infligée le tribunal, tout en réservant les intérêts civils des parties plaignantes.

A. SARR GONZALES

Faits divers

L’un des deux agresseurs lynchés à la Gueule Tapée succombe

Un homme accusé d’être un agresseur et lynché à la Gueule Tapée a succombé à ses blessures tandis que son camarade d’infortune est actuellement à l’hôpital Principal après avoir passé un sale quart d’heures dans la nuit du vendredi au samedi, nous apprend-on. Selon la police de la Médina, ces deux hommes ont été cueillis par la population qui les accuse de se livrer à des actes d’agressions dans les parages. Notre source indique que les malfaiteurs présumés ont été attachés à un poteau avant de recevoir une bastonnade en règle. Ils ont été tous « très blessés », ajoute la source et l’un d’eux a finalement rendu l’âme. Le corps sans vie et le blessé se trouvent tous à l’hôpital Principal, précise la source. La police, avisée par un taximan, a ouvert une enquête.

M. CISS

Economie

Autosuffisance alimentaire au Sénégal : Appel au sursaut populaire

Mis en place par des organisations de producteurs agricoles, d’opérateurs économiques, de la société civile, de sénégalais de la diaspora et d’experts de divers horizons depuis la mi-février dernier, le mouvement citoyen pour l’autosuffisance alimentaire, Développement et l’Intégration (Adi), vient de monter son antenne régionale de Thiès. Ce fut en la présence de leur parrain Hamath Sall, ministre de l’Agriculture du Sénégal.

Selon le président national de l’Adi, Amar Yaya Sall, un émigré sénégalais venu des Etats-Unis d’Amérique, le but principal de leur association est de participer concrètement à la mise en œuvre de la politique du président Abdoulaye Wade dans sa quête de l’autosuffisance alimentaire. « Alors, nous invitons nos compatriotes à un sursaut populaire large et durable en vue de réaliser cet objectif majeur sur la marche de notre pays vers son développement économique » lance-t-il. En visant à porter le taux de croissance du Sénégal à deux chiffres, les années à venir, il faut obligatoirement passer par produire l’essentiel des besoins alimentaires dont le coût d’importation est d’environ 200 milliards de FCFA. « Or, tous les experts sont unanimes sur le fait qu’en réglant cette hémorragie en devise, le Sénégal va atteindre allègrement un taux de croissance à deux chiffres qui l’engage sur le chemin du développement » martèle Amar Yaya Sall.

C’est dans ce sillage que l’unité laitière des femmes éleveurs de la région de Thiès, installée à Keur Issa, un village rattaché à la commune, a permis au ministre de l’agriculture de discuter avec les responsables du Directoire des femmes en élevage (Dirfel). Selon la présidente Anta Dadel Ba, la capacité de traitement de leur unité est d’environ 350 litres de lait par jour. « Toutefois, aujourd’hui, nous traitons 140 litres par jour, faute d’une matière première qui se fait rare compte tenu du mauvais hivernage et le manque de pâturages dans la région au point que l’essentiel du cheptel a transhumé très tôt cette année » confie-t-elle. C’est pourquoi, elle a lancé un appel aux autorités pour avoir en quantité et à temps de l’aliment de bétail.

Sur toutes ces brûlantes questions liées à un mauvais hivernage qui a débouché sur une chute drastique des récoltes et un déficit vivrier important du côté du bétail, le ministre de l’Agriculture Hamath Sall a apporté des informations utiles pour apaiser les craintes des uns et des autres. En ce qui concerne le déficit vivrier à combler, il indique que dès octobre dernier, le gouvernement a constaté de manière générale que les résultats de l’hivernage seraient largement en deçà des espoirs escomptés. Ainsi, dès novembre, le gouvernement a lancé une enquête en vue d’évaluer de façon exhaustive la situation alimentaire dans chaque communauté rurale du pays aussi bien pour les hommes que le bétail. « Au sortir de la mise sur pied d’un comité interministériel présidé par le Premier ministre, une seconde évaluation a été lancée pour approfondir les esquisses de la première enquête » explique Hamath Sall. C’est dire que les autorités gouvernementales ont une perception réelle de la situation dans chaque localité et qu’un premier stock de vivres d’urgence est constitué. « Nous savons que la période soudure sera plus longue et plus dure dans le monde rural, mais les mesures idoines et efficaces sont entrain d’être prises pour juguler le mal » confie-t-il.

Et, au-delà de ces actions ponctuelles d’urgences, le ministre de l’Agriculture est revenu sur l’approche stratégique qui vise à rompre le cercle vicieux dans lequel notre agriculture se trouve ces dernières trente années : tributaire des aléas de la pluviométrie. Il a en outre abordé la question centrale de la maîtrise de l’eau ; le premier et véritable combat à mener et à gagner, si le Sénégal veut avoir une agriculture performante.

Sur ce point, plusieurs techniques adaptés à notre pays ont été égrenées parmi lesquelles celles du goutte à goutte et de l’aménagement des terres de la vallée du fleuve Sénégal et du Bassin de l’Anambé qui occupent une place de choix notamment dans la production de riz. Pour les autres spéculations de rente ou vivrières, la recapitalisation du capital semencier se fait progressivement et à l’horizon 2011-2012, des semences certifiées vont couvrir l’ensemble des besoins. « Le processus est déjà entamé et se poursuit » rassure Hamath Sall.

Mbaye Ba

Economie

Pont de commerce International Turco-africain : Tuskon prépare la troisième édition à Istanbul

La troisième édition du Pont de commerce international turco africain organisé par la confédération des hommes d’affaires et industriels de Turquie, se tiendra cette année au mois de mai à Istanbul, témoignant de l’importance grandissante que les opérateurs économiques turcs accordent au continent africain au plan du développement économique et commercial. Depuis la première, tenu en 2006 à nos jours c’est près d’une quarantaine de ministres, soixante dix hauts fonctionnaires, plus de 1300 hommes d’affaires et une trentaine de journalistes qui ont assisté à cette rencontre économique. Selon les responsable de Tuskon, c’est un volume de plus de 50.000 rencontres d’affaires bilatérales qui permis aussi de poser des jalons d’un volume plus élevé d’échanges. De 10 milliards, les deux précédentes éditions ont hissé le volume de commerce entre l’Afrique et la Turquie à 15 milliards, encore très en dessous du potentiel réel car l’Afrique ne compte que pour 5% des 300 milliards de dollars du commerce extérieur de la Turquie. Selon la confédération des opérateurs turques, l’objectif est de porter le volume du commerce avec l’Afrique à 25 milliards d’ici 2010

Dans la perspective d’augmenter la part de l’Afrique dans la coopération avec la Turquie, Tuskon s’attèle à encourager les 12.000 hommes d’affaires turcs de la confédération à investir en Afrique et de dépasser les 10 milliards avec de nouveaux projets. Dans des secteurs aussi variés allant du textile à la confection en passant par l’électroménager, l’agroalimentaire, la chimie, le transport ou les matériaux de construction, les investisseurs turcs ont injecté plus de 500 millions de dollars selon les responsables de Tuskon.

Depuis 2003, des accords de relations économiques et commerciales ont été établis avec plusieurs pays africains venus s’ajouter aux accords de libres échanges signés avec le Maroc, la Tunisie et l’Egypte. Par ailleurs, Eximbank Turquie est disposé à assurer un financement conjoint de projets soutenus par la Banque mondiale, la banque Africaine de développement ou la Banque islamique de développement selon les autorités turques qui soulignent mettre en œuvre toutes leurs capacités pour contribuer au développement économique des pays africains. Dans cette perspective, depuis 2004, la Turquie a ouvert 11 chambres de commerce dont sept en deux ans auprès de certaines ambassades en Afrique dont celle de Dakar.

Le programme qui s’étale sur cinq jours, permettra aux opérateurs économiques africains de rencontrer des opérateurs turcs évoluant dans le même secteur d’activités d ’échanger des expériences, de nouer des relations commerciales et au delà des joint-ventures.

Tuskon a été mis en place au début des années 90 par des hommes d’affaires turcs issus de plusieurs villes, dans le but d’encourager les petites et moyennes entreprises à améliorer leurs services et à développer leurs activités vers les marchés internationaux, dans le cadre de l’OMC et dans la perspective d’une adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.

Alassane Diawara

Economie

Croisade contre l’usure et le surendettement à Saint-Louis : La Mecap au créneau

Le gouverneur de St Louis, Mouhamadou Moustapha Ndao, a présidé la cérémonie officielle d’ouverture du bureau régional de la mutuelle d’épargne et de crédit des agents du secteur public et parapublic (MECAP), aménagé dans les locaux de l’Inspection Régionale de la SN la Poste de Saint-Louis. Depuis sa création en 2000, la MECAP s’évertue à décentraliser ses actions. C’est ainsi qu’elle a pu ouvrir des bureaux à Thiès, Ziguinchor et à Saint-Louis, en vue d’étendre son champ d’action.

Le bureau régional de Saint-Louis, selon le président du conseil d’administration de la MECAP, Mouhamadou Lamine Seye, permettra encore aux fonctionnaires et autres agents du secteur parapublic, d’être en règle vis à vis des usuriers qui ne font que les surexploiter à travers un système de surendettement, et d’assainir définitivement leur situation financière. Ce qui leur permettra de payer de moins en moins de dettes, de disposer de l’intégralité ou d’une très bonne partie de leurs revenus mensuels et d’envisager des investissements.

L’objectif de la MECAP, a-t-il poursuivi, est d’alléger la souffrance des fonctionnaires endettés en leur offrant des opportunités d’épargner une partie importante de leurs revenus. Abondant dans le même sens, Magatte Thiam, chargé de communication, Mbagnick Gueye, Diouldé Bâ de Poste-Finance, Baba Cissé et autres responsables de la MECAP, ont tenu un point de presse pour mettre en exergue les performances de cette mutuelle dont le nombre d’adhérents est passé de 100 à 8.500.

La MECAP qui a pu démarrer ses activités grâce à un financement de 750 millions Cfa de l’Etat, parvient aujourd’hui à enregistrer des encours de crédit de plus de 4 milliards Cfa et des crédits cumulés de 12 milliards CFA.

Magatte Thiam et ses collaborateurs ont présenté les différents produits de la MECAP, parmi lesquels, on peut notamment citer, le système de rachat de crédit, le crédit-logement, le crédit-équipement, l’épargne retraite et autres offres alléchantes qui permettent aux travailleurs de retrouver leur dignité et d’améliorer leurs conditions de vie.

Mb. K. Diagne

Education et Formation

GOSSAS : Des bourses scolaires à 42 élèves de Ndiéné Laguane

L’Ong « Femme-enfance-environnement » (Fee) a remis des bourses scolaires à 42 élèves de Maka Kahone, Khaye Mbayar et de Ndiéné Laguane dans le département de Gossas. Les dons sont composés de fournitures scolaires, de sacs, de lampes tempêtes et frais d’inscription.

Dans sa mission d’accompagner et de soutenir le gouvernement sénégalais dans sa politique éducative, l’Ong Femme-enfance-environnement (Fee), grâce au programme de l’ambassade des Etats-Unis en faveur de la scolarisation des filles, vient encore perpétuer son soutien en faveur des élèves du département de Gossas. Après les jeunes filles, c’est au tour des garçons de recevoir leurs bourses scolaires. Ils sont 42 potaches de l’élémentaire et du moyen secondaire à avoir bénéficié de ces bourses. Composées de fournitures scolaires de sacs, de lampes tempêtes et frais d’inscription, ces bourses scolaires contribueront sans nul doute à l’amélioration des performances des élèves.

Selon la coordinatrice de l’Ong, Mme Ndèye Diaffé Ndiaye Diouf, ces bourses constituent un appui des Usa au gouvernement du Sénégal dans le but d’atteindre les objectifs du Programme décennal de l’éducation et de la formation (Pdf). Il s’agissait d’abord, en 2004, de remettre à 233 filles de l’élémentaire et du moyen secondaire des bourses pour les mettre dans de meilleures conditions de réussite.

Encadrement des boursiers

Le programme concerne 15 pays de la sous-région dont le Sénégal. En 2008, l’effectif des boursières est de 430, et on tend vers la mixité avec l’ouverture de la section garçon sur consentement de l’Usaid et de World éducation. Cela donne un total de 700 boursiers (filles et garçons) pour l’ensemble des 2 départements de Gossas et de Fatick. Ces 700 élèves on été sélectionnés par une commission régionale, selon des critères bien définis comme la faiblesse des revenus des parents, le handicap, l’orphelinat et l’excellence.

Mme Diouf a beaucoup insisté sur l’implication des autorités locales, administratives, des personnes ressources et des parents d’élèves à la bonne gestion et au suivi des activités du programme. Et dans le souci de pérenniser le programme, l’Ong a mis sur pied une association des mentors, une structure regroupant des personnes ressources qui surveillent, contrôlent et supervisent le travail des enfants boursiers à l’école, à la maison et dans la communauté. Ceci pour que les jeunes filles n’aillent pas se faire domestiques dans les grandes villes ou ne soient pas débordées par les travaux domestiques et qu’elles résistent aux mariages précoces.

Amadou Sarr et Djibril Diouf, respectivement principal du Cem de Ndiéné Laguane et présidente du Codec (Comité des directeurs d’école) ont plaidé pour la fin des mariages précoces et forcés. Ils ont aussi confirmé la progression régulière de tous les élèves boursiers. Quant à l’inspecteur de l’Enseignement, Mamadou Lamine Yague, il a loué les actions que l’Ong mène aux côtés du gouvernement pour l’atteinte de la scolarisation universelle d’ici à 2015. Pour sa part, l’adjoint au sous-préfet de Ouadiour, Mbaye Ouss Dondé, a exprimé toute sa satisfaction, qualifiant la cérémonie de solidaire, d’humanitaire et de partage.

Pape Coly NGOM

Education et Formation

ECOLE D’APPLICATION DU SERVICE DE SANTE DES ARMEES : Pour la formation des assistants, spécialistes et professeurs agrégés

La nouvelle école d’application du service de santé des armées du Sénégal aura, entre autres missions, d’organiser et de suivre dans le temps la formation des assistants, des spécialistes et professeurs agrégés au service de santé des armées. Elle va également assurer la formation continue des officiers du corps technique et administratif.

L’école d’application du service de santé du Sénégal a ouvert ses portes le 19 février 2008. La cérémonie a eu lieu au Cercle Mess des Officiers de Dakar. Elle a été présidée par le Général de Corps d’armée, Abdoulaye Fall, chef d’état-major général des Armées, en présence du directeur de l’hôpital Principal de Dakar, Francis Klotz, et de nombreuses personnalités civiles et militaires. L’école d’application du service de Santé des Armées, en gestation depuis plusieurs années, a été créée par décret du président de la République en juillet 2006. Elle doit être la « sœur cadette » de l’Ecole militaire de Santé. Cette école militaire aura pour mission de former des assistants, des spécialistes et des professeurs agrégés du service de Santé des Armées. Elle a, en outre, la charge d’organiser des concours de recrutement de ces niveaux de qualification. L’école d’application du service de santé du Sénégal est également garante de la qualité des praticiens formés quelle que soit leur discipline, lit-on dans un communiqué parvenu à notre rédaction. L’établissement a signé un accord technique avec le Service de santé des Armées français en 2006, lequel est concrétisé par un partenariat amical avec l’école du Val de Grâce qui jouit d’une expérience séculaire. Elle est représentée par son directeur, le Médecin général inspecteur Jean Etienne Touze. Ce dernier est le maître de beaucoup de praticiens militaires sénégalais. Son équipe enseignante apporte déjà une aide déterminante avec le médecin général inspecteur Francis, directeur de l’Hôpital Principal de Dakar.

Son innovation sera l’arrivée de la première promotion d’élèves paramédicaux du service de santé des Armées qui sera accueillie pour l’année académique 2008-2009. La création du corps des officiers techniques du service de santé des Armées, rappelle le communiqué, constitue une avancée importante pour le personnel paramédical, qu’il soit infirmier ou technicien supérieur, car elle leur ouvre la porte du corps des officiers. La formation d’officiers spécialisés sera sous la responsabilité de l’Ecole d’application du service de santé des armées qui en a fait un défi majeur. Le service de santé des armées a pris l’initiative de débuter les activités de l’Ecole d’application au niveau des structures existantes.

Eugène KALY

Education et Formation

KAOLACK : Une vingtaine de jeunes seront formés à la mécanique

En décidant de signer l’agrément d’un artisan, en la personne de Mamadou Mbaye, l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) offre ainsi l’occasion à une vingtaine de jeunes kaolackois de suivre une formation en mécanique auto à partir du mois d’avril.

Le maître d’œuvre, mécanicien de son état, a ainsi ouvert un atelier que le directeur de l’Onfp, Momar Guèye, a qualifié « d’atelier de référence » en visitant le site situé à la sortie de Kaolack, sur la route de Kahone. L’on sait que la ville de Kaolack, malgré son nombre pléthorique d’artisans, fait face à un déficit criard de structures de formation technique ou professionnelle. Le directeur de l’Onfp en est conscient. Et la venue de Momar Guèye à Kaolack s’explique par cet état de fait auquel il convient de trouver des solutions. Sa rencontre avec Mamadou Mbaye, qui s’est beaucoup investi pour mettre en place cet atelier de référence, a été rendue possible grâce Ismaël Diouf, le coordonnateur du mouvement « Suxxali Saloum ». L’atelier de référence étant capable de recevoir des jeunes apprentis dans le cadre de la formation, l’Onfp qui s’occupe de la formation continue et du perfectionnement dans tous les secteurs d’activité, va, selon son directeur Momar Guèye, mettre en œuvre une stratégie pour doter l’artisan d’un financement afin qu’il puisse démarrer la formation des jeunes apprentis. La formation démarrera au mois d’avril prochain, a-t-il annoncé. L’Onfp, fait-il rappeler, travaille avec l’ensemble des Chambres des métiers du pays, mais qu’il est très souvent confronté à des difficultés dans certaines régions qui ne disposent pas de structures de formation professionnelle comme Kaolack.

Mais, l’engagement est pris avec la Chambre des métiers de Kaolack, représentée à la cérémonie de signature de l’agrément par le président Idrissa Guèye, de même que Ismaïla Ndour, responsable de la mutuelle d’épargne et de crédit de l’institution consulaire, pour encourager des structures de ce genre à pouvoir prendre en charge ces jeunes en déperdition scolaire qui ont besoin d’apprendre un métier et qui n’ont pas très souvent des moyens pour payer des études. Mamadou Mbaye a remercié le directeur de l’Onfp dans cet élan de décentralisation de la formation professionnelle qui devrait, par ce biais, pendre un envol. Le seul handicap, a noté Mamadou Mbaye, se situe sur le manque de matériel de dernière génération pour les différents contrôles techniques et les diagnostics électroniques.

MOHAMADOU SAGNE

Education et Formation

FORMATION PROFESSIONNELLE : Un appui japonais de 44 millions Fcfa au centre de Podor

Le centre de formation professionnelle Guélaye Ndiaye de Podor a bénéficié d’un appui financier de l’ambassade du Japon. Estimé à 44 millions, il est composé de divers équipements, de l’extension de ses salles de classes, d’un atelier d’électricité et d’un magasin ainsi que de la réfection de l’atelier mécanique.

Mamadou Mansour Mbow, directeur du centre, est revenu sur l’historique du projet qui a retenu l’attention des autorités japonaises. « C’est ainsi qu’un contrat de don a été signé, le 05 février 2007, par M. l’Ambassadeur du Japon pour un montant de 67.634 euros, soit environ 44 millions de nos francs », a indiqué M. Mbow. Quant à Akihiro Takazawa, le chef de service de la coopération économique de l’ambassade, il a noté que la formation professionnelle est devenue un élément incontournable du développement économique et social. « Le progrès industriel engendre la nécessité d’un personnel qualifié qui puisse répondre aux attentes des entreprises locales », a affirmé M. Takazawa.

Le centre Guélaye Ndiaye bénéficie de la construction de deux salles qui viennent compléter l’existant. L’installation d’un incinérateur, d’un atelier électrotechnique, donne la possibilité, désormais, au centre d’ouvrir des sessions électrotechnique et dessin de bâtiment. Les élèves sortants, titulaires du Cap, pourront continuer leur cursus scolaire pour l’approfondissement des connaissances. Le Japon a aussi mis à la disposition des élèves du centre, pour leur stage pratique, deux véhicules qui sont des outils indispensables au renforcement des capacités théoriques pour les futurs mécaniciens. L’inspecteur départemental adjoint de l’éducation, M. Séne, a magnifié la coopération entre notre pays et le Japon. Quant au maire de Podor, Oumar Mbengue, il à salué l’événement, de même que la Sénatrice Henriette Négri. A noter la présence de l’adjoint au Préfet, M. Diouf.

Amadou D. NIANG

International

PALESTINE : Fin de l’opération israélienne « Hiver chaud » à Gaza

L’armée israélienne a mis fin hier matin à une opération dans la Bande de Gaza qui a fait des dizaines de morts en deux jours, provoqué d’importants dégâts et porté un coup au fragile processus de paix avec les Palestiniens.

Gaza - Baptisée "Hiver Chaud", l’incursion avait pour but de réduire au maximum les tirs de roquettes depuis Gaza contre Israël, qui se sont étendues à la ville d’Ashkelon. Ces tirs se sont poursuivis hier, quoique de façon beaucoup moins intensive.

"Nous sommes toujours au cœur de la bataille et il ne s’agit pas d’une frappe ponctuelle", a déclaré M. Olmert devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement.

"Le Hamas doit encore s’attendre à subir ce que nous allons faire et avec quelle ampleur", a insisté le Premier ministre. Il a réaffirmé que l’objectif des opérations israéliennes était "une réduction radicale des tirs de roquettes, un affaiblissement du régime du Hamas au point qu’il sera incapable de contrôler la Bande de Gaza".

Le Hamas de son côté a salué le retrait des troupes israéliennes du Nord du territoire comme une victoire de ses combattants.

"Ce retrait est l’expression de l’échec des soldats israéliens face aux combattants d’Ezzedine Al-Qassam (la branche armée du Hamas) et le début de l’échec de la campagne terrestre sioniste", a déclaré le porte-parole du Hamas Sami Abou Zouhri. Affirmant que les menaces israéliennes "ne nous font pas peur", il a averti Israël qu’il commettrait "une stupidité" s’il venait à prendre pour cible les chefs du Hamas.

Les blindés israéliens avaient totalement évacué hier le camp de réfugiés de Jabaliya, un haut-lieu de l’Intifada, où une trentaine de maisons ont été détruites. Les chars se sont redéployés au voisinage immédiat de la frontière avec Israël ou du côté israélien. Pour stopper ou du moins réduire les tirs de roquettes, l’armée israélienne avait poursuivi dimanche et dans la nuit une offensive meurtrière lancée la veille qui s’est soldée par la mort de plus de 70 Palestiniens, dont des femmes et des enfants. Deux soldats ont été tués. Si l’on compte les morts depuis mercredi, où un Israélien a été tué par une roquette, plus d’une centaine de Palestiniens ont péri.

En termes diplomatiques, l’opération s’est soldée par des critiques dans le monde contre Israël pour un usage jugé disproportionné de la force et de lourdes pertes dans la population civile de Gaza, même si les tirs de roquettes palestiniennes ont également été condamnés. Surtout, elle a entraîné une suspension par l’Autorité palestinienne de toutes négociations de paix avec Israël, à quelques jours d’une nouvelle tournée dans la région de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice destinée à relancer le processus initié à Annapolis en novembre.

AFP

International

PRIMAIRES AUX ETATS-UNIS : La tension monte entre Clinton et Obama

La tension était à son maximum hier entre Barack Obama et Hillary Clinton, les rivaux pour l’investiture Démocrate à la présidentielle américaine, à la veille de nouvelles primaires cruciales organisées aujourd’hui au Texas, dans l’Ohio, le Rhode Island et le Vermont.

Washington - Les candidats Démocrates multipliaient hier d’ultimes rassemblements de campagne au Texas (sud) et en Ohio (Nord), deux grands Etats riches en délégués dans la perspective de la convention du parti Démocrate officiellement chargée de désigner un candidat fin août. Alors qu’il y a deux semaines l’ancien président Bill Clinton avait souligné que sa femme devait remporter ces deux Etats pour préserver ses chances, M. Obama, fort de 11 victoires d’affilée depuis un mois, a mis la pression sur Mme Clinton pour qu’elle tire des conclusions en cas de nouvelles défaites.

"Nous sommes très optimistes" sur nos chances de succès, a rétorqué un stratège de Mme Clinton, Mark Penn, lors d’une téléconférence avec des journalistes, prédisant que "l’élan de M. Obama sera significativement atteint".

Après deux mois de primaires, M. Obama était crédité hier par le site indépendant RealClearPolitics de 1.389 délégués contre 1.279 pour Mme Clinton, encore loin du seuil de 2.025 nécessaire pour s’assurer l’investiture.

La moyenne des sondages récents montre M. Obama et Mme Clinton virtuellement à égalité au Texas, où M. Obama aurait moins d’un point d’avance (45,8% contre 45%), tandis qu’en Ohio Mme Clinton était en tête de quatre points (47,6% contre 43,6%).

L’équipe de Clinton a prédit des "succès" dans ces deux grands Etats, mais la plupart des observateurs s’attendent à ce que les scrutins soient trop serrés pour faire significativement évoluer la répartition des délégués.

Hier, Mme Clinton elle-même a mis en cause la dénonciation de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain) par M. Obama, apparemment nuancée dans des échanges entre un conseiller économique du candidat et des représentants du gouvernement canadien.

"Je ne crois pas qu’on puisse venir en Ohio et à la fois donner des discours très critiques sur l’Alena, (...) et après ça laisser découvrir que votre principal conseiller économique est allé voir un gouvernement étranger et lui dire : +ne faites pas attention, c’est juste de la rhétorique politique+", a lancé Mme Clinton lors d’un point de presse. La controverse repose sur des informations des médiats canadiens révélant des contacts entre l’universitaire Austan Goolsbee, proche de M. Obama et des diplomates canadiens, pour les rassurer sur le maintien de l’Alena.

Parmi ses munitions, Mme Clinton a évoqué l’ouverture hier d’un procès pour corruption impliquant un homme d’affaires ayant participé financièrement par le passé aux campagnes électorales de M. Obama.

En bref .....KENYA : 15 morts dans la Vallée du Rift

Au total, quinze personnes ont été tuées : six brûlées dans leur maison, six tuées à la machette et trois autres par balle. Les assaillants "étaient armés de machettes et d’armes à feu. Ils frappaient à la porte des maisons, ordonnant aux habitants d’en sortir avant de les abattre. Les assaillants ont mis le feu au domicile de ceux qui refusaient d’ouvrir leur porte. Ces violences interviennent quelques jours après la signature jeudi d’un accord de gouvernement de coalition et de partage du pouvoir signé par le président Mwai Kibaki et l’opposant Raila Odinga pour résoudre l’une des pires crises qu’ait connu le Kenya depuis son indépendance en 1963. Cette crise, née de la contestation par M. Odinga de la réélection de M. Kibaki lors de la présidentielle entachée d’irrégularités du 27 décembre, a fait plus de 1.500 morts et environ 300.000 déplacés.

GUINEE-EQUATORIALE -Législatives anticipées

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a dissous le Parlement et convoqué des élections législatives anticipées le 4 mai, un an plutôt que prévu, afin de les coupler aux municipales et "éviter" les "gaspillages", a annoncé hier le gouvernement de Malabo... L’Assemblée dissoute, dominée par le Parti démocratique de Guinée équatoriale (Pdge) du président Obiang, avait été élue le 25 avril 2004 pour un mandat de cinq ans et ne devait donc être renouvelée qu’en 2009. En revanche, les conseils municipaux ont été élus à la même date pour quatre ans et leur mandat arrive bien à échéance en mai. Selon Santiago Nsobeya Efuman, ministre de l’Information, la convocation d’un scrutin législatif anticipé répond à la nécessité "d’éviter la fatigue physique et le gaspillage que suppose l’organisation successives de trois élections". Outre les municipales et les législatives, une élection présidentielle est également prévue en 2010 en Guinée équatoriale.

COLOMBIE - Tension entre Bogota et ses voisins après la mort de Reyes

L’élimination par l’armée colombienne du numéro deux de la guérilla marxiste des Farc, Raul Reyes, a provoqué une escalade de tension entre la Colombie et ses voisins, le Venezuela et l’Equateur, la plus grave depuis des années dans cette région d’Amérique Latine. Après l’incursion samedi de l’armée colombienne en territoire équatorien, afin de détruire un camp provisoire des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), l’Equateur et le Venezuela ont massé des troupes sur leur frontière avec la Colombie et ont pratiquement rompu leurs relations diplomatiques avec Bogota... Le numéro deux des Farc a été éliminé lors d’une incursion de l’armée colombienne dans le nord de l’Equateur, qui a causé au total la mort de 17 guérilleros... L’élimination de Reyes risque de rendre plus difficiles de futures libérations. La guérilla détient 39 otages dits "politiques", dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains, qu’elle veut échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.

AFP

Santé et Cadre de vie

L’HYPERTENSION ARTERIELLE ET SES COMPLICATIONS : Un Sénégalais sur quatre est hypertendu

L’hypertension artérielle, surnommée le tueur silencieux par les spécialistes, prend des proportions alarmantes un peu partout à travers le monde. Elle déroule son tapis de complications en affectant les organes nobles que sont le cœur, le cerveau et les reins, si elle n’est pas prise en charge très tôt. Le docteur Bouna Diak de l’Hôpital général de Grand-Yoff livre les raisons de l’augmentation de la prévalence et prodigue des conseils pour stabiliser l’affection avant qu’elle n’entraîne des complications qui seront des charges supplémentaires de la prise en charge.

La prévalence de l’hypertension artérielle continue son ascension. On estime à 1 milliard de personnes touchées à travers le monde. Ce taux inspire aussi inquiétude au Sénégal. Puisqu’il tourne autour de 25%.

« L’hypertension est la première maladie cardiovasculaire dans le monde. Les statistiques de notre chef de service, le professeur Abdoul Kane montrent que la prévalence de l’hypertension artérielle tourne autour de 25 %. Si vous le voulez, un Sénégalais sur 4 est hypertendu », révèle le docteur Bouna Diack du service de cardiologie de l’Hôpital général de Grand-Yoff.

Plusieurs Sénégalais portent la maladie sans le savoir. Parce que tout simplement l’affection évolue de façon silencieuse. « Tous ces hypertendus ne sont pas forcément connus. Tous les hypertendus ne savent pas qu’ils ont l’hypertension. Ceux qui sont connus ne sont bien traités. C’est pour vous dire que l’hypertension est un problème de santé publique », fait remarquer le docteur Bouna Diack.

Les personnes peuvent avoir une tension artérielle qui dépasse les normes sans qu’ils ne présentent des manifestations de la maladie. « Nous avons l’habitude d’appeler l’hypertension le tueur silencieux. Parce que tout simplement c’est une maladie qui peut exister sans que vous vous en rendiez compte. C’est pour vous dire que quelqu’un peut être hypertendu sans manifester aucun signe. Il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui disent que le médecin a trouvé sur moi une tension de 20 ou 18 mais je ne sens absolument rien. D’autres malades 14 ou 15 sentent beaucoup plus de chose. L’hypertension artérielle, quel que soit le chiffre, peut être asymptomatique », informe le médecin.

Les raisons d’une prévalence alarmante au Sénégal

Le docteur Bouna Diack donne plusieurs explications à l’augmentation de la prévalence chez la couche jeune. Parmi les facteurs, il cite entre autres, la modification du style de vie liée à l’urbanisation, la consommation du tabac.

« La pyramide de la population peut même expliquer que nous avons des hypertendus jeunes plus qu’ailleurs. Mais il faut dire que les situations qui poussent à avoir des prévalences les plus élevées, c’est essentiellement l’urbanisation, tout ce qui est modification du mode et du style de vie. Il y a la consommation du tabac, les facteurs de stress. Il y a aussi une forte consommation de sel », explique-t-il.

La sédentarité, l’absence de pratique des efforts physiques soutenus peuvent être le lit de l’hypertension artérielle. « Les gens font de moins en moins d’activité physique. Ils sont plus urbanisés. Tout cela favorise certaines pathologies comme le diabète, l’obésité qui font le lit de l’hypertension artérielle. On rencontre tout cela chez les jeunes », renseigne le docteur.

Le cœur, le cerveau et les reins exposés

L’hypertension se manifeste le plus souvent par des maux de tête, des bourdonnements d’oreille, des sensations d’excès de fatigue. On peut avoir l’impression d’avoir les étincelles au niveau des yeux. Si elle n’est pas traitée, elle peut évoluer et occasionner d’autres complications.

« La gravité peut être l’insuffisance cardiaque, soit la crise cardiaque ; ce qu’on appelle l’infarctus du myocarde, soit un accident cardiovasculaire ou cérébral ou les paralysies », énumère le médecin. L’hypertension artérielle peut affecter les organes nobles que sont le cœur, le cerveau et les reins, dont la prise en charge des traitements coûte très cher. D’où l’intérêt du dépistage précoce et du suivi du traitement. « Il est important que les gens aillent se faire consulter pour savoir s’il ont ou non l’hypertension artérielle. Dès que la personne a l’hypertension artérielle, il faut qu’on puisse mettre en place un traitement pour maîtriser la tension. Il est important que les populations sachent que le but du traitement de l’hypertension artérielle n’est pas de la guérir mais c’est de faire en sorte que les complications ne surviennent pas. Dès qu’on est hypertendu, on l’est pour la vie », tient-il à rappeler.

Le cardiologue conseille aux hypertendus de cultiver la prise continue et régulière de médicaments. Car, c’est la seule méthode de prévenir les complications de cette affection. « Les populations nous disent souvent que lorsque vous prenez les médicaments, c’est pour la vie. Il faut que les malades sachent que ce ne sont pas les médicaments qui entraînent le fait, mais la maladie. Dans 9 cas sur dix, lorsqu’on est hypertendu, on l’est pour la vie. La seule façon de prévenir les complications, c’est de prendre les médicaments de façon régulière et continue et de respecter le suivi médical », prodigue Dr Bouna Diack. Il faut préciser qu’il y a de l’hypertension transitoire comme celle qui touche les femmes durant la grossesse ou des personnes lorsqu’elles sont malades. Elles disparaissent après l’accouchement ou lorsque l’on est guéri de la maladie.

Idrissa SANE

Santé et Cadre de vie

PREVENTION DE LA MALADIE : Moins d’aliments salés et gras et plus d’efforts physiques

Les personnes, qui ont un régime alimentaire moins salé et gras et qui font de l’exercice physique de façon régulière, ont toutes les chances de ne pas contracter l’hypertension.

pas mille et une solutions de se prémunir contre l’hypertension artérielle, sinon lutter contre les facteurs favorisants comme le tabagisme. « On ne connaît pas réellement les causes de l’hypertension mais il y a des facteurs favorisants. Il faut jouer sur ces différents facteurs. Ceux qui fument doivent cesser de fumer, ceux qui ne fument pas ne doivent pas le faire », conseille le médecin.

Il recommande aussi la pratique d’au moins trois fois dans la semaine un exercice physique soutenu pour lutter contre le surpoids, le diabète.

Nous aurons également toutes les chances de ne pas développer cette affection si mangeons moins d’aliments gras comme les dibiteries, la viande grasse, moins d’aliments salés. « Il ne faut pas avoir une alimentation très grasse où il y a trop de glucides qui vont se transformer en sucre dans le sang. Il faut limiter au maximum ces types d’aliments et la consommation de sel. Il faut qu’on surveille notre consommation de sel avec tous ces ajouts, ces cubes, parce qu’ils favorisent l’élévation de la tension artérielle », dit-il. Le respect de toutes ces recommandations doit débuter très tôt et s’inscrire dans la durée, si on veut réellement éviter l’hypertension artérielle.

PRISE DE MEDICAMENTS A VIE : L’intérêt du suivi médical

Les hypertendus sont tenus de consommer les médicaments pour le reste de leur vie. Cela peut entraîner des effets secondaires comme du reste toute consommation de médicaments. Il est possible cependant de rectifier cette anomalie, à condition que le malade respecte le suivi médical. D’ailleurs, la prescription de ces médicaments prend en compte plus les effets bénéfiques que les effets nocifs.

« Les médicaments sont des drogues. Il y a toujours des effets secondaires. Cela peut arriver. Mais cela ne veut pas dire que cela arrivera forcément. Un médicament pour l’hypertension artérielle peut amener des effets secondaires. Mais c’est rare. C’est pour cela qu’il est important de suivre les patients. On leur prescrit des médicaments. On les suit. Parce que nous suivons l’effet bénéfique et nous essayons de voir s’il y a un effet nocif. Le suivi du malade est capital », souligne le docteur Bouna Diack, qui fait savoir qu’on peut prendre des médicaments durant toute sa vie, sans qu’il y ait des effets secondaires.

I. SANE

Gens et Société

DAKAR-BANGO : Le Centre d’instruction poursuit sa transformation

Situé à 10 kilomètres de Saint-Louis, le camp militaire Deh Momar Gary, plus connu sous l’appellation de Dakar Bango, a toujours été le creuset de formation des hommes de troupe.

Depuis sa création en 1943 sous le nom de camp « Ardent Du Picq », il n’a jamais failli à sa mission. Mais, depuis le commandant Abdourahim Wane, qui fut le premier commandant du 1er Bataillon d’instruction de 1960 à 1964, au lieutenant colonel Amadou Anta Guèye, qui assure actuellement le commandement de la place d’armes, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Et même si le 12ème Bataillon continue d’assurer noblement sa mission de dispenser aux jeunes recrues une formation interarmées de base et à fournir des soldats aptes à l’armée, il n’en demeure pas moins que beaucoup de changements sont intervenus pour assurer à ces hommes de troupes une meilleure formation et de les mettre dans de très bonnes conditions d’existence. Aujourd’hui encore, cette mue se poursuit et, avec la féminisation, c’est une nouvelle page qui vient d’être ouverte au 12ème Bataillon d’instruction.

Le voyage de presse initié par le Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) dans le but de mettre à nu les activités des premières stagiaires femmes qui y effectuent leur instruction dans le métier des armes, a été une bonne occasion de découvrir que l’armée sénégalaise n’est plus muette. Et pour cause, toutes les dispositions ont été prises pour faciliter aux journalistes des différents organes de presses de s’imprégner de tout ce qui se fait au 12ème Bataillon d’instruction. Du chef de corps, le lieutenant-colonel Amadou Anta Guèye, au plus petit gradé, en passant par les chefs de la compagnie de commandement et de service et le BOI et aussi les commandants de compagnie, la transparence a été le maître mot.

La disponibilité et le dévouement de ces hommes au service de la patrie ont facilité le travail des journalistes. Et cette visite guidée a permis de se rendre compte que ce que les gens aiment à raconter sur le mythique camp de Dakar Bango est à des années lumières de la réalité. Le lieutenant-colonel Amadou Anta Guèye a remercié la presse qui a effectué le déplacement pour mettre les gens au fait de ce qui se fait au centre d’instruction et, selon lui, la présence de la Dirpa à Dakar Bango entre dans cette mouvance qui est de mettre au courant les populations de ce qui se passe dans les armées. Il n’a, par ailleurs, pas manqué de souligner sa mission qui est de poursuivre ce que ces prédécesseurs ont démarré, c’est-à-dire faire de ce creuset de formation des hommes de troupes le miroir des armées et, en cela, nous nous sommes appuyés par le commandement aujourd’hui.

Aujourd’hui, la redynamisation de la formation au centre d’instruction s’est faite à travers une refonte du programme de formation qui avait démarré depuis 2000 et qui s’est traduite par la rédaction de fiches d’instruction et la définition et réalisation d’aides et de moyens pédagogiques qui donnent aujourd’hui aux instructeurs tous les moyens de pouvoir mener les instructions à la hauteur de ce qu’on attend du 12ème Bataillon. En sus de l’appui constant du commandement, le centre d’instruction a également reçu un appui significatif de la coopération française qui a permis la réalisation d’un ensemble d’appareils et de matériels informatiques. Pour le colonel, « cet appui a permis aujourd’hui de consolider les travaux entamés pour améliorer le cadre de vie des hommes de troupe » et d’ajouter « qu’au niveau du 12e Bataillon, nous avons réalisé, au cours de cette année, une douzaine de salles d’instruction qui permettront aux soldats de pouvoir se retrouver dans les salles d’instruction et de suivre les cours dans des conditions assez acceptables. »

A ce jour, le 12ème Bataillon dispose de deux réseaux informatiques : un réseau instruction qui relie le bureau d’instruction et les commandants de compagnie d’instruction et le chef de corps, et le réseau administration pour la gestion du personnel. De même, les commandants de compagnie disposent chacun d’un ordinateur portable avec vidéo projecteur. Ce matériel est mis à leur disposition par la coopération française pour leur permettre de dispenser dans les salles ou la réfection des cours avec le système power point. « En plus de ce qui se faisait avant, c’est-à-dire la possibilité de donner aux soldats des savoir-faire tactiques et techniques, nous avons aussi cet outil informatique qui vient apporter un plus à ce qui se faisait avant », estime le lieutenant colonel Amadou Anta Guèye.

SAMBA OUMAR FALL

Gens et Société

UNE alimentation améliorée : Le « diagan » perd la côte

Les recrues du Centre d’instruction qui s’attendent à goûter au « diagan » seront très déçues, parce cette bouffe, qui s’y est forgée une très grande réputation, appartient au souvenir. La nourriture est le carburant du corps humain et les aliments augmentent l’énergie de l’organisme. Aujourd’hui, l’alimentation a été nettement améliorée à Bango et les pensionnaires peuvent se targuer de manger des mets de très bonne qualité. L’armée a donné les moyens et le lieutenant colonel Amadou Anta Guèye veille à ce que ses hommes mangent bien. « Avant, les repas étaient servis par compagnie, mais on s’est rendu compte que les gosses ne mangeaient pas ce qu’ils devaient manger », a-t-il souligné. Aujourd’hui, la donne a complètement changé et les recrues sont servies individuellement et chacun a un plat de résistance avec dessert. Pour mener à bien ce travail et améliorer la qualité de la nourriture, douze dames ont été recrutées et sont épaulées par le personnel militaire pour effectuer le travail matin et soir.

Au total, ce sont huit grandes marmites qui sont préparées en même temps pour alimenter les 1188 éléments par jour et, avant exécution, le menu est d’abord soumis au médecin pour appréciation. Les horaires sont strictement respectés pour qu’il n’y ait pas de répercussions sur les heures de travail. C’est ainsi que le petit déjeuner est servi à 7 heures, le casse-croûte entre 10 et 11 heures, le déjeuner à 13 heures et le dîner à 18 heures et ce au grand bénéfice de tous. Le Centre d’instruction, c’est aussi son infirmerie qu’il partage avec le Prytanée militaire, le 21ème Bra et aussi les populations du village. Cette infirmerie, dirigée par le lieutenant Maguette Diakhaté Diouf, composée d’une salle de soins et d’un cabinet dentaire de référence, prend en charge les militaires, leurs familles et le personnel civil. Une attention toute particulière est donnée aux recrues et le personnel veille à ce qu’elles aient une bonne hygiène sanitaire et bucco-dentaire.

Pour l’heure, seules deux salles d’hospitalisation sont fonctionnelles et l’une est provisoirement affectée aux filles qui ont quelques « petits problèmes ». Les toilettes également sont communes, mais le Lieutenant Diouf a tenu à rassurer : « quand une fille entre, aucun homme ne rentrera ».

S.O. FALL

Sports

Basket - 5e tour championnats masculin et féminin : Asfa, Duc et Slbc assurent

L’Asfa, le Duc en hommes et dames et Saint Louis basket club Slbc se portent comme un charme. C’est là le principal enseignement du 5e et dernier tour aller des championnats masculin et féminin de basket. Les militaires aux dépens des Lougatois du Ndiambour 75 - 69, les Etudiants devant les Sicapois 52-49 et les Etudiantes face aux Boppoises et Saint Louisiennes opposées aux « bleu et blanc » de la JA, ont enregistré ce weekend, leurs cinquièmes succès en autant de sorties.

Ces différentes formations sont en pole position pour les quarts de finale du play off (4 clubs qualifiés par poule). Par contre, rien ne va a Gorée battue une nouvelle fois par UGB (47 - 67) et à la JA en dames défaite par Saint Louis basket club (47 - 58). Quant aux féminines de l’Asfo victorieuses du Saltigué (52-33) et celles de l’ Us Ouakam vainqueurs du Ndiambour (64-33), elles respirent un peu après un début de saison des plus poussifs. Pour l’heure, la rencontre entre les champions en titre, les Duchesses et les Boppoises (77- 50) qui disposent d’un énorme potentiel, présentée comme le choc de cette ultime journée disputée avant hier au stadium Marius Ndiaye, a accouché d’ une souris. Malgré la saignée qu’elle ont connue, les coéquipières de Adja Bineta Mbaye demeurent une machine à jouer au basket. La preuve, elles ont balayé comme un fétu de paille celles de Khady Dièye. C est là une autre leçon de cette première phase.

Tous les résultats Hommes : Poule A Police-Douanes36-52 Goree-Ugb 47-67 Ndiambour-Asfa 69-75

Poule B Sibac-Duc 49-52 Bopp-Rail 50-55 Slbc-Usl 71-68

Dames : Poule A Diaraf-Entente Mbour Basket 59-33. Uso-Ndiambour 64-33 Duc Bopp 77-50

Poule B Asfo-Saltigue 52-33 Ja Slbc 47-58 Sibac-Rail 66-53

E.M. DIOUF

Sports

Rallye de la Petite côte : Roro Filfili et Al Bassit survolent l’épreuve

Avec 5 spéciales remportées sur les 6 de 35 km chacune du rallye de la Petite côte, le week-end dernier, l’équipage n° 2 composé de Roro Filfili et de Patrick Al Bassit, a véritablement survolé la 3ème épreuve de la saison automobile des rallyes Terre, sur les pistes de Mbour. Ce qui lui donne une confortable avance de 25 minutes sur le deuxième du jour, Thibaut Sans / Alain Florentin. En fait, en plus du talent de l’équipage vainqueur, quelques circonstances ont contribué à cette nette victoire du duo Roro - al Bassit.

Notamment la casse mécanique (rotule) de Jean Azar dès la première spéciale (ce qui lui a carrément pourri sa journée) et le fait que Jean Dagher ait perdu sa roue lors de l’avant-dernière étape alors qu’il était 2ème au classement général. Ce qui a fait dire à Jean Marc d’Erneville, le directeur de la course, que « c’est dommage pour ceux qui ont eu des ennuis mécaniques car le classement était serré dans le trio de tête ». N’empêche, 7 équipages ont été classés au bout de la ronde. « Ce qui est une bonne moyenne », selon lui.

D’autant que la bagarre a été belle et que « nous n’avons eu aucun accident à déplorer ».

La remise des prix aura lieu ce soir à partir de 19 h à l’Ecurie Sénégal.

Résultats

Catégorie Proto : 1er N°2 Roro Filfili / Patrick al Bassit ; 2ème N°13 Thibaut Sans : Alain Florentin ; 3ème N°19 Philippe Porcheron / Jeanne Malouf ; 4ème N°1 Jean Azar / José Lopès ; 5ème N°25 Pierrick Legendre / Suzanne Diankha ; 6ème N°5 Jean Dagher / Syndièly Wade

Catégorie 4X4 : 1er N°30 Kamil Rahal / Daouda Ngom.

Sports

Hippisme : « Fatou Niang », « Mana Mana » et « Willy » s’imposent à Thiès

35 chevaux répartis en cinq catégories ont galopé avant-hier dimanche, sur la piste de l’hippodrome municipal de Thiès rénové, à l’occasion de la 7e journée hippique organisée par le CNG chargé de la discipline. Les turfistes venus de toutes les localités du pays ont suivi avec intérêt les épreuves, mais trois d’entre elles ont marqué l’attention des amateurs pour leurs belles prestations.

Ce sont les poulains de 2 ans avec un total de 10 partants qui ont ouvert les hostilités sur un parcours de 1200m. Mais au bout du compte c’est « Mana-mana » drivé par le doyen des jockeys, Mor Sina, qui s’est imposé. Ce jeune cheval rapide et endurant de l’écurie « Salla » est une propriété de M. Bounama Diop ; son jockey a reçu le prix 1 200 000 F en présence de son propriétaire.

Le second succès est allé à « Fatou Niang » dans la catégorie des Narougoors sous la conduite de Modou Gadiaga. Ce cheval est affilié à l’écurie Thiouth basée à Sangalkam. « Aly Ndethiou » de Me Bineta Thiam Diop qui avait pourtant l’avantage des pronostics pour s’être imposé le week-end précèdent à Rufisque, s’est contenté de la 3e place victime d’un très mauvais départ, derrière « Maadi ». La 3e course a été à l’avantage de « Willy » monté par Kobar chez les Mbayards. Rappelons que ce cheval appartenant à Oumar Bao Jr, avait été le « roi » de la saison écoulée avec les 10 victoires à son actif

Résultats techniques

PDA : 1er Mana mana ; 2e Amsatou Der, 3e Ndiguel, 4e Waxset ; Poulains 3 ans : 1er Peccum Liir, 2e Diaspora, 3e Ghassane, 4e Angels Voice ; Narougoors : 1er Fatou Niang, 2e Maadi, 3e Aly Ndethiou, 4e Idrissa Seck ; Mbayards : 1er Willy, 2e Diambar, 3e Machalla, 4e Diamalaye I ; Foutankés : 1er Baba der, 2e Adja Colle Fall, 3e Big boy, 4e Badara Lo

El H. Yamar Diop

Sports

Tir - Coupe UNIPARCO : Khalil Fawaz s’adjuge le trophée

Les tireurs au skeet Ball Trap s’étaient donné rendez-vous l’autre dimanche à l’Ecole de Gendarmerie de Ouakam pour disputer la coupe UNIPARCO parrainée par son directeur général, Mr Sami Fawaz.

Au finish, la première place est revenue à Khalil Fawaz, suivi de Clément Fakhoury et de Hassan Ramlaoui. Dans le concours du meilleur doublé, la palme est allée à Salah Hoballah, tandis que Hassan Ramlaoui s’adjugeait le trophée du meilleur score 24/25. La coupe UNIPARCO qui a connu un grand succès, a réuni une quinzaine de tireurs parmi lesquels Kevin Fakhoury, un prometteur jeune de treize ans.

Sports

Démolition du stade Assane Diouf : Me Abdoulaye Wade gèle le projet

Plus un coup de marteau ne sera donné au stade Assane Diouf jusqu’après le onzième sommet de l’OCI. Ainsi en a décidé le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade qui a annoncé la bonne nouvelle, avant-hier lors d’une visite des chantiers liés à l’évènement, aux populations du quartier de Rebeuss qui abrite l’infrastructure sportive.

On se souvient que l’unique tribune du seul stade du Plateau avait été rasée alors que tout le monde avait l’esprit à Touba où l’on célébrait le 113ème Magal. Un complexe immobilier baptisé Kawsara, avec notamment 4 tours jumelles, devrait y voir le jour prochainement. Ce qui avait soulevé un immense tollé. Dimanche donc, le chef de l’Etat a annoncé le gel du projet. « Je me donne jusqu’après le sommet de l’OCI (...) et je reviendrai pour qu’on trouve une solution », a-t-il déclaré aux jeunes du quartier riverain de Rebeuss. Me Wade leur a déclaré avoir demandé le dossier.

Pour l’heure, les sportifs peuvent profiter de l’aire de jeu du stade, puisque seule la tribune a été démolie.

Sports

Réunion du comité directeur de la FSF de samedi prochain : Les fédéraux devraient se « rendre »

Le bureau de la Fédération sénégalaise de football serait donc sur le point de rendre le tablier. C’est en tout cas l’information qui émane de sources bien introduites à l’instance dirigeante du football sénégalais. A les en croire, les derniers récalcitrants auraient lâché du lest et la réunion du comité directeur de samedi prochain devrait servir à officialiser le départ de Mbaye Ndoye et de sa bande.

La resquille ne devrait donc plus être de mise au sein de l’instance fédérale. Les dernières poches de résistance auraient cédé, selon certaines sources et le bureau fédéral serait prêt à se démettre. La nouvelle devrait être annoncée, lors de la réunion du comité directeur de samedi prochain, dit-on avec insistance du côté de Ouest-foire, siège de la FSF. Cela, après l’entrevue de la semaine dernière entre le Premier ministre et le président de l’instance dirigeante du football, Mbaye Ndoye. La raison aura-t-elle finalement prévalu à la fédé, ou le langage de fermeté tenu par le PM a-t-il fait reculer les agitateurs d’épouvantail ? En tout cas, la fin serait très proche pour l’actuelle fédé. Certaines sources disent même que le départ du bureau fédéral pourrait intervenir avant ce samedi fatidique.

Quoiqu’il en soit, il est avéré que la sérénité n’est plus de mise au siège des fédéraux où l’on se renvoie des invectives par presse interposée. Après la sortie au vitriol du président de la commission des finances, Songo Matar Ndiaye, le week-end dernier, contre sa fédération, la réplique n’a pas tardé. Des membres de l’instance ont envoyé à la presse le rapport intégral du dirigeant de l’Etics de Mboro, totalement opposée avec sa position dans les journaux. Dans tous les cas, comme l’annonçaient certains acteurs du football, il semble que l’Etat, délégataire de pouvoirs, ne soit plus disposé à se laisser défier, une fois de plus, par la Fédération sénégalaise de football. Surtout que l’épée de Damoclès continue de surplomber les têtes d’hommes accusés d’enrichissement sans cause. Des hommes qui ont beaucoup perdu en crédibilité de 2002 à maintenant et dont le Sénégal du foot ne semble plus vouloir.

Alors, partira, partira pas ? Ce samedi sera certainement jour de pleine lune à la fédé.

Bassirou Seck

Sports

KARATE - CHAMPIONNATS DU SENEGAL TECHNIQUE (KATAS) : Oumar Fall(IMNAKADO) impérial

Les championnats du Sénégal techniques, katas, individuels et par équipes, hommes et dames, se sont déroulés ce dimanche, au stadium Marius Ndiaye, avec une faible participation des clubs en équipes tant du côté des dames que des hommes. Le centre Sauvegarde de Guédiawaye en filles, le Dakar université club (DUC) et Imnakado de Rufisque en garçons ont été les seuls dojos candidats en équipes.

Ainsi, Sauvegarde de Guédiawaye (filles) conduite par Fatoumata Aw, sans adversaire, a exécuté son kata et son application (bunkaï) et gagné le titre de champion du Sénégal par équipes 2007/2008. Ce qui ne fut pas le cas pour l’imprimerie nationale karaté-do (IMNAKADO) de Rufisque qui s’est emparée du titre devant son seul adversaire, le Dakar Université club (DUC), dans une finale de haut niveau. On s’est régalé tout au long de la partie avec des séquences que l’on n’aimerait voir régulièrement. Sur un autre registre, les kataistes ont exprimé le désir de participer aux championnats du monde au même titre que les candidats au combat (kumité). En fait, avec les Djibril Lô et autres Bacary Soumaré, pendant presque une décennie, le Sénégal présentait régulièrement une équipe kata et individuelle, selon ses moyens. Maintenant, la balle est dans le camp de la direction technique nationale qui lorgne déjà du côté de Tokyo.

En individuels, les débats n’ont pas volé très haut, même s’il y a eu des garçons séduisants comme cette révélation venue de Saint-Louis, le jeune Sow, mais aussi et surtout, Oumar Fall de Imnakado de Rufisque qui a été impérial du début à la fin. Face à des adversaires coriaces, il a été bien présent . En finale, il a battu Aly Niang de CPSP de Mandiaye Touré. La troisième place est allée à Amadou Diallo de la Gendarmerie. Chez les filles , la sympathique Thioro Faye de Sauvegarde a dominé le groupe des douze candidates au sacre, suivie de Awa Ndiaye sa coéquipière de club et de Marie Madeleine Ndong de Mama Guedj.

El H. Yatma LÔ

Sports

LIGUE DES CHAMPIONS EUROPEENE (8e DE FINALE RETOUR) : Lyon et Arsenal en opération commando

Les Lyonnais sont condamnés à l’exploit ce soir en Angleterre. Face aux « Diables rouges » de Manchester United, les champions de France neutralisés (1-1) à l’aller à Gerland, doivent s’imposer ou faire match nul avec plus d’un but pour passer. Mission délicate mais pas impossible. Arsenal est aussi dans une situation quasi identique. Tenus en échec à l’aller à domicile (0-0) par le Milan Ac, les Gunners sont aussi condamnés à l’exploit à San Siro devant les champions en titre qui retrouvent le Ballon d’Or, Kakà. Opération commando pour Emmanuel Adébayor et sa bande même si un nul avec buts leur serait favorable. Le Barça a moins de soucis après sa belle opération à l’aller (3-2) en Ecosse. Ce soir, face au Celtic Glasgow au Camp Nou, Eto’o et ses partenaires ont une avance à gérer. Tout comme les Turcs de Fenerbahçe qui tiennent le bon bout du ticket de la qualification après le match aller remporté à domicile (3-2) face à FC Séville de Frédéric Kanouté. Ce soir, les hommes du Brésilien Zico auront fort à faire devant les Espagnols qui n’ont qu’un but à remonter à domicile. Les Turcs se déplacent sans leur latéral gauche, le Brésilien Roberto Carlos blessé.

A SAMBOU

Programme : ce soir (19h45) : Manchester Utd - Lyon ; Fc Barcelone - Celtic Glasgow ; Milan Ac - Arsenal ; Fc Séville - Fenerbahçe

Demain : Chelsea - Olympiakos La Pirée ; Real Madrid - As Roma ; Fc Porto - Schalke 04

Sports

Eliminatoires de la Can junior en 2009 - Mayacine Mar, entraîneur des « Lionceaux » : « ll nous faut nous inscrire dans une phase de qualification régulière »

L’équipe nationale junior a entamé son quatrième stage en milieu de semaine dernière en direction des éliminatoires de la Can de la catégorie, prévue l’année prochaine au Rwanda. Les hommes de Mayacine Mar ont effectué leur premier galop d’entraînement, vendredi matin, sur la pelouse du terrain de la piscine olympique où ils resteront jusqu’au 9 mars. En ligne de mire, leur premier match dans cette compétition, dans la seconde quinzaine du mois d’avril, contre la Sierra Léone.

Une heure et dix minutes. C’est le temps qu’a duré la première séance d’entraînement de l’équipe nationale junior, vendredi matin, sur le terrain de la piscine olympique. Un premier galop qui a été surtout physique avec de l’aérobic, de la vitesse et un peu de jeu. Selon Mayacine Mar, le coach des « Lionceaux », l’essentiel des 27 joueurs convoqués, a répondu présent, à l’exception de Mame Daouda Gningue de la Douanes, Habib Diop de la Linguère et Thiémokho Cissokho, l’ancien capitaine des cadets. Le gabelou était retenu pour les besoins du match retour de la ligue africaine des champions de son équipe à Ouagadougou, tandis que le St-louisien disputait un match amical avec la Linguère contre une équipe gambienne. Thiémokho, lui, s’est envolé pour la France pour y effectuer des tests dans un club dont le nom n’a pas été révélé. Un groupe à base locale donc, avec une majorité de joueurs de l’institut Diambars (10 éléments), de la CASE, d’Elite Foot et d’anciens cadets que Mayacine Mar a eus l’année dernière. Le coach des « Lionceaux » rend d’ailleurs hommage, au passage, aux centres de formation qui sont restés compétitifs au moment où le football local est arrêté depuis un certain temps. « Ils ont repris les entraînements avec leurs centres respectifs et rien que chez les Diambars, ils ont pu disputer 18 matches à l’étranger entre juillet août et septembre », renseigne-t-il. Battant en brèche certains propos l’accusant d’avoir fait table rase de la sélection cadette qu’il dirigée l’année dernière, pour former son groupe actuel, l’ancien directeur technique de l’AS Douanes rappelle, « nous en sommes à notre 4e stage, j’avais appelé beaucoup de ces cadets lors des stages précédents pour une présélection. Certains se sont bien battus et sont restés dans le groupe, par contre d’autres n’ont pas été retenus ».

13 ans que le Sénégal ne s’est plus qualifié en Can junior

Mayacine Mar qui dit croire en son groupe et en ses chances de qualification pour la prochaine CAN de la catégorie, l’année prochaine au Rwanda. « Toutes les équipes ont certainement une chance de se qualifier. Maintenant, il faudra armer les gosses, techniquement, physiquement et tactiquement ». Mais pour l’entraîneur des « Lionceaux », au-delà de cette qualification, « il faudra rompre avec cette spirale négative qui fait que l’équipe ne s’est plus qualifiée en CAN junior depuis 1995. Il nous faudra nous inscrire dans une phase de qualification régulière à la CAN. Cela suppose, bien entendu, de former une équipe dans la durée, plus que de monter une simple sélection », estime-t-il. Mais avant, il faudra mettre à profit ce présent stage, pense le technicien. « Au-delà du programme d’entraînement quotidien que nous avons mis en place, il est également important que nous puissions disputer des matchs amicaux. La Tunisie a demandé à nous rencontrer deux fois à Dakar. Ils nous ont déjà envoyé une demande de prise en charge pour 5 jours. Il y a aussi des matches amicaux en vue contre l’Afrique du Sud, la Mauritanie et la Gambie. Ce serait bien qu’on puisse les jouer. Cela nous donnerait une idée plus claire de notre groupe et nous permettrait d’apporter les rectificatifs nécessaires », précise Mayacine Mar. Abordant l’ambiance qui règne dans son groupe et le mental de ses hommes avec la morosité ambiante qui entoure le football sénégalais, née de l’élimination prématurée des « Lions » au Ghana, Mar estime que « cela devrait être une source de motivation supplémentaire pour les jeunes, ils ont eu écho de tout ce qui s’est passé là-bas. Jeudi soir, nous avons tenu une réunion consacrée au comportement à adopter et je crois qu’ils ont bien compris le message. Surtout le sens et la valeur du maillot national qu’ils vont revêtir. Il leur appartiendra de montrer que la relève dont on parle est bel et bien là », a-t-il jugé. Rappelons qu’un autre stage est prévu du 13 au 20 mars prochain, toujours dans le cadre de la préparation des éliminatoires de la CAN junior.

Bassirou Seck

Culture et Médiats

Radios communautaires : Une charte genre élaborée à l’usage des personnels

La question du genre n’est pas encore maîtrisée par les radios communautaires. Elles manquent encore de réflexes pour stopper ce que Mme Oumy Cantome Sarr, coordinatrice de radio Manooré FM, appelle « stéréotype et préjugés sexistes véhiculés dans les médiats ».

Une session de formation de deux jours a réuni 25 personnes issues de ces radios. Elles ont élaboré une charte genre pour toutes les radios communautaires du Sénégal.

Il reste encore des efforts à faire dans le traitement des informations sur les questions genres et un grand travail à abattre pour combattre les stéréotypes et les préjugés sexistes véhiculés sur l’image de la femme dans les médiats et en particulier au niveau des radios communautaires.

Cette question a fait l’objet la semaine dernière à Dakar, d’un atelier de formation qui a regroupé acteurs des différentes radios communautaires de Dakar. Ces acteurs ont élaboré avec les formateurs de l’atelier la charte genre dans les radios communautaires. L’objectif de cette session de formation organisée par la radio Manooré FM et ses partenaires, avec le concours financier du Programme international pour le développement de la communication (PIDC) de l’Unesco, est de contribuer à une meilleure prise en compte des questions de genre dans les programmes des radios communautaires. Selon Mme Oumy Cantome Sarr, coordinatrice de la radio Manooré FM, « les médiats communautaires en ouvrant plus d’espaces aux femmes et autres couches défavorisées, ont du mal à censurer tout propos allant dans le sens de la dévalorisation de l’image des femmes dans les médiats ». Cette session de formation de deux jours a réuni 25 personnes issues des radios communautaires de Dakar dont plus de la moitie est de Manooré FM dont le slogan est « la voix des femmes ». Elle est animée par des professionnels de la communication, des enseignants du Cesti, des formateurs en questions féminines entre autres. La session entre dans le cadre du renforcement de capacités des agents de la radio Manooré et des autres radios communautaires. Les questions genre doivent être articuler aux collectes et techniques de l’information a mentionné Mme Sarr.

Elle a rappelé que plusieurs formations de genres notamment dans la production radiophonique ont été faites pour le personnel de la radio Manooré FM. Ces formations, se félicite Mme Oumy Cantome Sarr, ont abouti à la création de quatre magazines sur des thèmes d’actualité. Elle cite les sujets du tabagisme, la mendicité, le problème de l’éducation chez les femmes ainsi que l’insécurité dans la région de Dakar.

Mme Oumy Cantome est satisfaite de la charte proposée.

Si les radios communautaires se sont engagées à promouvoir une grille des programmes sensibles au genre, elles doivent aussi éviter la distribution sexiste du travail dans les rédactions (les sujets sociaux aux femmes). Ces radios se sont également engagées à la contribution de la promotion et de la protection des droits de femmes dans leurs productions .

Elles s’engagent à travailler pour donner une autre image à la femme en privilégiant les sujets qui mettent en valeur leur ingéniosité, leur détermination et leur sens des initiatives pour le bien de la famille. Au niveau des instances de direction, les radios communautaires doivent informer le personnel, les comités directeurs, sur les normes internationales en vigueur sur les droits humains et en particulier sur la convention concernant les droits des femmes dont la loi sur la violence faite aux femmes.

Eugène KALY

Culture et Médiats

Francophonie : Préparation de la journée mondiale du 20 mars

Paris : Le 20 mars prochain sera célébrée la journée internationale de la Francophonie. A cette occasion, une rencontre avec la presse, il y a quelques jours, a permis de faire le point sur les préparatifs qui seront marqués par l’organisation, à Dakar, d’une grande manifestation en présence des autorités sénégalaises, de l’ambassadeur de France, Jean Christophe Ruffin. Une équipe de slameurs est attendue au cours de cette journée qui verra la participation du Centre culturel français.

Il revenait à Anissa Barack du service de presse de l’Organisation Internationale de la Francophonie (Oif) et la direction de la cité internationale universitaire de Paris de présenter les différentes manifestations aux nombreux journalites présents. Au programme, ont révélé les organisateurs, diverses manifestations auront lieu à Paris et dans les pays membres de l’Oif. Il s’agira d’une mobilisation exceptionnelle où les étudiants, hommes de cultures, enseignants et autres personnalités participeront aux débats. Selon Mme Barak, il y a de plus en plus d’engouement dans les pays membres au cours de cette journée internationale. Au total, 220 manifestations seront au programme dans les différents pays. Quant au représentant de Tv5, il a annoncé différente émissions prévues durant les activités du 17 au 22 mars.

A.THIAM

Culture et Médiats

Cirque : Jésus Issa Seck veut « africaniser » le spectacle sous le chapiteau

Monter le premier cirque africain. L’ambition, pas du tout démesurée, est nourrie par Jésus Issa Seck. L’artiste, qui embrasse nombre de passions (musicien, scénariste, acteur, manager), croit ferme en la possibilité de monter, faire jouer et prospérer un cirque typiquement africain.

« Dans sa forme actuelle, on peut dire que le cirque est importé, mais, dans son essence, il s’agit d’un véritable rite que le lébou que je suis, conçois parfaitement dans le prolongement de nos traditions, de nos valeurs », plaide M. Seck. L’éternel voyageur qu’il est et établi depuis plus de 20 ans en terre italienne sans venir au Sénégal. Il veut combler ce vide par la « liesse collective » du cirque. Encore que pour lui, il s’agit d’ « un spectacle populaire qui marche partout, une réalité qui fonctionne partout ».

La conviction en bandoulière, dreadlocks en l’air, Jésus Issa Seck est devenu passionné de cirque. Plutôt, il en est tombé amoureux. Une idylle qui s’explique par la possibilité offerte par le cirque de « pouvoir reconnaître ses limites tout en sachant que celles-ci peuvent toujours être repoussées ».

L’idée d’implanter un cirque en terre africaine découle, chez M. Seck, de la nécessité d’œuvrer pour sa patrie. Confronté à un vide total, il commence par monter une structure de management « selon les normes sénégalaises » dénommée III Project production Africa Suarl. L’entité veut donner une « assistance juridique aux artistes et leur permettre de voyager et de travailler facilement ».

Soutenant avoir fait venir de nombreux artistes Africains en Italie qui se sont par la suite évaporés dans la nature, M. Seck pense qu’il est possible que l’artiste africain puisse vivre de son art et effectuer des tournées bien payées.

Faire un cirque, c’est également présenter des évènements. La structure que Jésus Issa compte amener au Sénégal devrait être fixe, pouvoir accueillir deux mille places. Elle devra fonctionner avec professionnalisme, avoir un appui administratif et logistique pour les artistes . « Je veux une structure d’école avec des personnes qui seront disponibles à rester au Sénégal pour enseigner, former, mais aussi pour monter des productions. J’entends faire beaucoup de productions afro-africaines qui ne seront pas seulement que du folklore ou du ballet. Le personnel technique devrait faire une soixantaine entre artistes et techniciens puisque le cirque est très exigeant et fait appel à plusieurs spécialités : acrobatie, charpenterie, forge, électricité, sons et lumières... C’est des métiers de très haut niveau qui exigent sécurité et qualité », soutient M. Seck. Il ne craint pas sur la rentabilité ultérieure de son cirque en homme d’expérience qui a monté cinq cirques dans des endroits où il n’en existait pas du tout.

Seulement, l’heure est à la recherche de partenaires institutionnels. Pour les sponsors, ils ne se présenteront qu’avec l’appui institutionnel, croit savoir M. Seck.

« J’ai eu des appuis institutionnels dès le départ et avais rencontré la mairie de Hann-Bel Air et également le président du Réseau Arts et culture de l’Assemblée nationale. La seule personne avec qui le contact a été maintenu est le directeur du Patrimoine artistique, Alioune Badiane », rappelle-t-il. Et travaille présentement avec des partenaires du côté de Rufisque où il pense pouvoir implanter son cirque sur une surface de 5000 m2.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Politique

ROBERT SAGNA, SECRETAIRE GENERAL DU RSD/TDS : “Je suis là et bien là, il faudra bien faire avec”

Le Secrétaire général du Rassemblement pour le socialisme et la démocratie/« Takku défaraat Sénégal » (Rsd/Tds), Robert Sagna, avertit ses adversaires à la tête l’institution municipale de Ziguinchor. « Je suis là et bien là. Il faut et il faudra bien faire avec », lance-t-il à ceux qui disent que « le baobab du Sud n’existe plus ». Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le patron du Rsd/Tds, tout promettant de défendre son bilan lors des élections locales du 18 mais prochain, a souligné que « l’exigence de transparence sera au cœur de ma stratégie pour ces joutes ».

Vous avez récemment annoncé la création d’un parti politique, le Rassemblement pour le socialisme et la démocratie/« Takku defaraat Sénégal » (Rsd/Tds ). Comment se porte-t-il à quelques mois des élections locales ?

Après réception de notre récépissé de reconnaissance en octobre 2007, nous avons mis en place un Bureau politique provisoire qui est en train de conduire deux opérations majeures ; d’une part, la vente des cartes de membres, dans la perspective d’une massification du parti et l’installation des structures provisoires à la base, en attendant le congrès et, d’autre part, la préparation des élections locales du 18 mai prochain. Les deux premières circulaires de notre parti portent d’ailleurs sur ces deux aspects du travail à mener. Je dois dire que notre parti suscite actuellement un réel engouement et intérêt auprès de larges couches de la population sénégalaise. Nous observons chaque jour de nouvelles adhésions dans tout le pays, du Sine au Baol, de la Casamance au Fouta, de Dakar à Bakel, de Thiès à Sédhiou, etc. Dans les semaines et les mois à venir, tout cela sera bien visible.

Vous vous réclamez de la social-démocratie ; votre parti s’ouvre-t-il aux autres sensibilités ?

Effectivement, au Rsd/Tds, nous nous réclamons de la social-démocratie telle que l’a définie feu le Président Léopold Sédar Senghor. Nous avons l’ambition de devenir un grand parti de masse. Par conséquent, notre démarche est une démarche d’ouverture. Il ne faut pas oublier que j’ai toujours souhaité les retrouvailles de la famille socialiste actuellement divisée en plusieurs partis politiques. En attendant la réalisation de cet objectif, comme je viens de vous le dire, nous travaillons à installer le Rsd/Tds partout dans le pays et à le massifier.

Ce travail se fait à quelques encablures des élections locales. Comment comptez-vous engager cette compétition ?

Dans le calme, la sérénité et l’engagement démocratique pour gagner partout où nous nous présenterons, seuls ou en coalition. Nous restons également très vigilants face aux manipulations possibles et aux velléités de fraude. A cet égard, nous sommes en train de prendre des contacts pour fixer nos alliances et préparer les listes de candidatures dans le cadre de larges coalitions de l’opposition au pouvoir libéral actuel. Notre stratégie finale sera déterminée en fonction des alliances que nous allons nouer, mais ce que je peux déjà vous dire, c’est que nous allons conduire une campagne électorale efficace, basée sur la proximité et veiller à une transparence des élections.

Etes-vous à l’aise pour défendre votre bilan ?

Bien évidemment que je suis tout à fait à l’aise. Vous savez, avec les années qui passent, les gens peuvent oublier les réalisations faites ces vingt dernières années dans la ville de Ziguinchor par les différentes équipes municipales que j’ai dirigées. Par ailleurs, pour les très jeunes générations ziguinchoroises, n’ayant pas connu le Ziguinchor d’hier, il peut y avoir une tendance à ne pas mesurer le chemin parcouru depuis 1985 que je suis maire. Sans entrer dans le détail, je dois faire observer que de nombreux investissements ont été réalisés dans tous les domaines, des efforts considérables ont été consentis pour assainir les méthodes de gestion et améliorer les performances dans l’organisation des services, tout en mettant en place des mécanismes démocratiques de consultation et d’implication des populations. Je vous renvoie, pour le détail, au document élaboré par mes collaborateurs pour présenter ce bilan. La brochure sera bientôt disponible.

Pourtant votre gestion est souvent décriée par vos adversaires...

Malgré des moyens limités et la crise que traverse la région depuis plus de vingt ans, Ziguinchor est une des villes les plus dynamiques du Sénégal. Bien sûr, le développement et la gestion d’une ville étant un processus continu jamais achevé, il reste beaucoup à faire, au regard des besoins nouveaux et des exigences d’une urbanisation correcte, notamment en matière de voirie et d’assainissement où nous avons encore de gros efforts à fournir. C’est la raison pour laquelle, sur la base de la vision claire que nous avons, en plus de nos faibles ressources municipales, nous avons mis en œuvre une démarche pour capter des financements additionnels en faveur de notre ville, auprès de l’Etat et d’autres partenaires extérieurs. Il faut en avoir la capacité, la volonté et la crédibilité.

Certains parlent de la bataille de Ziguinchor lors des prochaines joutes. Cette bataille aura-t-elle lieu ? Sur quel levier comptez-vous vous appuyer ?

Je n’aime pas beaucoup ce terme guerrier de « bataille ». Nous sommes en démocratie et la compétition politique se règle par les urnes, dans la transparence, sur la base des projets et programmes proposés, ainsi que de la crédibilité accordée aux candidats, en respectant le choix des électeurs. Ziguinchor est certainement un enjeu et nous en sommes conscients. Nous allons donc y dérouler une campagne appropriée, dans le cadre d’un jeu démocratique normal, où les électeurs auront à faire leur choix d’équipe et de personnes fiables, compétentes et porteuses d’espoir, aptes à faire face aux défis du futur pour notre ville. Dans une telle optique, les populations comprendront bien que les 5.000 ou 10.000 Fcfa distribués le jour du vote ne peuvent pas gommer les misères à endurer pendant cinq ans, si des « thiounés » (Ndlr : des mains inexpertes) sont installés au pouvoir.

Votre principal adversaire, usant d’une métaphore, a récemment déclaré que le « baobab de Ziguinchor », faisant allusion à vous, n’existe plus. Quel est votre commentaire ?

Bel arbre, le baobab, avec une très longue vie, solide, majestueux et sachant résister à l’adversité. Ce n’est pas un hasard s’il a été choisi comme symbole de la nation sénégalaise. Dans certaines régions du pays, il sert de cimetière à une catégorie de la société, les grands laudateurs. Pour ce qui me concerne, je suis là et bien là. Il faut et il faudra bien faire avec. Que les petits plaisantins se le tiennent pour dit. En tout état de cause, le dernier mot appartient aux populations.

Votre parti a récemment attiré l’attention de la Cena sur la transparence des élections. Soupçonnez-vous des cas de fraude ?

Déjà, concernant la révision des listes électorales, le calendrier de passage des commissions n’a pas été respecté, en tout cas pas à Ziguinchor où parait-il n’y a eu que 8 nouvelles inscriptions. En outre, on nous signale des stocks de cartes d’électeur non retirées dans les préfectures, alors que des citoyens, qui se sont fait inscrire, n’arrivent pas à trouver leurs cartes.

Aujourd’hui, la Cena aurait dû veiller à ce que toutes les informations utiles comme la date limite de dépôt des listes, ou les dossiers à fournir, ou encore les modèles de déclaration de candidature, etc. soient publiées et connues de tous. Il ne faut pas que quatre ou cinq mois après les élections, la Cena vienne nous servir un rapport mentionnant des manquements après-coup. La Cena n’a qu’à prendre ses responsabilités dès maintenant et pendant le processus.

Dans tous les cas, nous allons intégrer cette exigence de transparence dans toutes nos stratégies et démarches, avant et durant la campagne électorale, ainsi que le jour du vote.

Quelle analyse faites-vous des fissures qui minent certains partis du champ politique, Aj/Pads, Urd, Pvd, à quelques encablures des élections ?

Vous comprendrez bien que je ne puisse pas trop me prononcer sur des questions internes à d’autres partis politiques, d’autant que les situations sont différentes et que ces questions sont encore pendantes. L’on peut cependant peut-être retenir comme éléments d’analyse des divergences sur les stratégies d’alliances, sur les méthodes de gestion, sur les ambitions personnelles, ou sur les mutations en cours dans le renouvellement du personnel politique. Il faut également intégrer le rôle de l’argent et l’attrait du pouvoir, sans compter les réalités sociologiques. Mais il en sera toujours ainsi, surtout dans un petit pays comme le Sénégal qui compte plus de cent partis politiques.

Mais cela ne pose-t-il pas la nécessité de revoir la question du leadership et de la démocratie interne au sein des formations politiques ?

Certainement, mais avouez qu’il est difficile d’établir une règle générale applicable à tous les partis. Je crois que chaque parti a son histoire, son idéologie, ses stratégies, son vécu, ses réalités, ses hommes et ses femmes et que tout cela entre en ligne de compte dans la vie d’un parti. En plus, le champ politique n’est plus le domaine exclusif des seuls politiques, la Société civile, la presse, les citoyens, etc. sont des acteurs à un degré ou un autre de l’action politique et cela est encore plus net dans un système démocratique comme le nôtre.

Des voix ont récemment plaidé pour des retrouvailles de la grande famille socialiste. Vos commentaires ? Comment pourraient se faire ces retrouvailles ?

Je vous l’ai déjà dit au début de cet entretien, je suis un partisan de ces retrouvailles. Il faudra bien y arriver un jour. En attendant, il faut laisser les choses mûrir et s’atteler à y préparer les esprits. Sur le comment, on verra bien.

Entretien réalisé par Babacar DIONE

Politique

Communiqué de presse : Nous avons reçu ce communiqué de la Section Pds de Linguère.

A quelques semaines des élections locales, il nous a été donné de constater quelques irrégularités dans le processus électoral comme en témoignent les agissements du président de la Ceda de Linguère. M. Mamadou Thioye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a des liens de parenté avérés avec l’un des candidats déclarés à la municipalité de Linguère.

Jouant sur leurs liens de parenté, il a, au vu et au su de tous les habitants de Linguère, mis à la disposition d’un des candidats déclarés son véhicule de service qui, à l’occasion, sert de voiture de liaison lors des meetings de ce postulant. Nous condamnons avec la dernière énergie cet état de fait. Aussi, tenons-nous à dénoncer le fait que sa propre femme, militante active représente la Ceda à la commission de vérification des listes électorales. Par ailleurs, nous responsables du Pds récusons vivement la composition actuelle de l’équipe de la Ceda constituée en grande majorité de membres d’une même famille ; laquelle famille détient en son sein un candidat à la mairie de Linguère. Devant cette situation, qui constitue une entrave à la neutralité qui doit caractériser cette institution de supervision du processus électoral, la section communale du Pds demande à la Cena de dissoudre la Ceda de Linguère pour assurer la triomphe de l’égalité des chances.

Politique

PAYSAGE POLITIQUE : Mor Dieng et ses camarades créent “Yakaar”

Le paysage politique sénégalais s’enrichit d’un nouveau parti politique. « Yakaar », le parti de l’espoir. Ses leaders veulent rompre d’avec la façon de faire la politique dans notre pays, en fondant leur action sur l’éthique.

Mor Dieng, Secrétaire général du parti « Yakaar », l’espoir, a présenté hier, officiellement, son parti à la presse. Selon M. Dieng, lui et ses camarades veulent rompre d’avec la politique politicienne qui caractérise les formations politiques de notre pays.

Une pratique qu’il résume dans la phrase : « les Sénégalais ne croient plus aux acteurs politiques qui sont plus des politiciens que des hommes politiques ». Du coup, pour redorer le blason « terni » des hommes politiques sénégalais, le parti « Yakaar » entend fonder son action sur des valeurs, sur l’éthique. Ce qui explique l’option de sa formation d’aller à la conquête du pouvoir par la voie des suffrages mais, fait-il valoir, « pour promouvoir le développement du Sénégal au plan économique, culturel et social ainsi que l’avènement d’un Etat de droit, laïc et démocratique, s’inspirant des valeurs spirituelles et de solidarité qui fondent notre unité nationale ».

D’où la position du parti « Yakaar », qui ne se situe d’aucun camp : ni de la mouvance présidentielle, ni de l’opposition, mais dans « l’intérêt des populations ». Cette option, explique M. Dieng, dicte la conduite de son parti en direction des élections locales qui doivent se tenir au mois de mai. Pour ces élections, il souligne que son parti va s’allier avec tous les acteurs à la base qui œuvrent pour le développement de leur terroir. Parce que, estime-t-il, « les Sénégalais commencent à dépasser les limites acceptables de la souffrance, ils sont plus que fatigués, ils sont au bord du gouffre ».

« Il faut des mesures urgentes, immédiates et sans délai pour répondre au cri de désespoir lancé par nos populations, qui sont dans le désarroi », fait-il savoir. Même si la priorité pour lui et ses camarades, c’est d’abord de donner à leur parti une assise nationale.

Mamadou GUEYE

Politique

MALGRE l’EXCLUSION de ses animateurs : « Yoonu Askan-wi » toujours à l’ordre du jour à Aj

Mahamadou Mbodji et ses camarades, animateurs de la sensibilité « Yoonu Askan-wi » se font parler d’eux, à nouveau. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, on apprend que les fédérations de And-Jëf/Pads soutiennent massivement la décision du Bureau politique dudit parti qui excluait de ses rangs les animateurs de ce mouvement.

Pourtant, la fédération de And-Jëf/Pads de Saint-Louis a opté pour la médiation. Ces camarades de Landing Savané, dans un communiqué en date du 27 février, appelaient le Bureau politique à lever les sanctions prononcées à l’encontre des camarades. En même temps, ils invitaient les animateurs de la sensibilité « Yoonu Askan-wi » à dissoudre leur mouvement. Amadou Mamadou Sakho, que nous avons joint au téléphone, pense que les remous qui traversent And-Jëf/Pads ne font que le fragiliser. Il annonce même que lui et ses camarades vont prendre contact avec les deux parties pour essayer de recoller les morceaux.

Toujours pour réconcilier les deux camps, ils demandent au Bureau politique de réactiver le Comité des sages, qui devra renouer le contact entre « les camarades sanctionnés et l’instance dirigeante, afin de retrouver des plages de convergences susceptibles de garantir l’unité de vue, l’unité d’action, l’unité de volonté ».

C’est un premier jalon posé, dit-il, dans la perspective de la réunion de l’instance nationale qui va se tenir prochainement.

Par ailleurs, la réunion du Secrétariat permanent a encouragé les délégations du Pds et celle de And-Jëf/Pads à poursuivre et à approfondir les échanges pour une large victoire de la coalition, lit-on dans le même document.

Les camarades de Landing Savané se félicitent également des progrès réalisés par ces deux partis dans leurs discussions en direction des élections locales. Le Secrétariat permanent note également avec satisfaction l’engagement des fédérations dans la préparation des élections locales de mai 2008 et du congrès. Toujours dans la perspective des élections locales, le Secrétariat permanent a noté avec satisfaction l’engagement des fédérations dans la préparation des élections locales de mai 2008 et du congrès.

Landing Savané et ses camarades se félicitent aussi de l’organisation du sommet de l’Oci dans notre pays et engagent leurs militants en général, la coordination des cadres et le mouvement des arabisants en particulier, à œuvrer à la réussite de cette importante manifestation.

Mamadou GUEYE

Politique

L’après-Wade est entre les mains de Dieu, selon Djibo Ka

Saint-Louis - Le Secrétaire général de l’Union pour le renouveau démocratique (Urd), Djibo Kâ, a affirmé que « l’après-Wade est entre les mains de Dieu », précisant que pour l’heure, toute sa préoccupation est de se mettre au service de ce dernier pour rendre son bilan positif.

« Actuellement, ce qui me préoccupe, c’est que le président réussisse magnifiquement son mandat. C’est toute mon ambition », a dit Djibo Kâ au cours d’une conférence de presse tenue dimanche à Saint-Louis. M. Kâ a en outre déclaré : « assumer tout le bilan sans exclusif » du Pds avec lequel sa formation est en « alliance franche ».

Fidèle à cette alliance, le leader de l’Urd a, au cours d’un meeting, demandé à ses camarades de Saint-Louis de rester disponibles à l’attention des responsables locaux du Pds pour une « alliance gagnante » en vue des prochaines échéances élections locales. Il a déclaré au cours de la conférence de presse tenue après ce meeting que : « l’Urd est une formation politique qui compte sur l’échiquier politique mais garde son humilité. Tout le contraire de certaines formations » qui, selon lui, « ne mobilisent pas ».

« Tout parti qui va seul à des élections ne va rien gagner. L’Urd a le droit d’avoir des alliés », a dit Djibo Kâ, satisfait de la forte mobilisation de ses militants qui le poussent à dire que : « rien ne peut se faire sans l’implication de ces hommes de valeur qui ont adhéré massivement à l’Urd ».

Les départs enregistrés à Dakar ne l’empêchent pas de dormir et sont le cadet de ses soucis car : « si deux pelés et trois tondus quittent, les adhésions ne se comptent pas sur l’ensemble du territoire ». « L’Urd est une idée juste qui va continuer à gagner les masses », a dit son leader.

APS

Régions

VELINGARA : L’esprit de bon voisinage entre les régions de Kolda et de Bassé au beau fixe

Sur invitation du gouverneur de la région de Bassé, le préfet de Vélingara, M. Alioune Badara Mbengue, accompagné de son épouse, et d’une forte délégation de chefs de services, notamment l’inspecteur de l’Education, M. Yoro Fall, et le Maire de la Commune de Vélingara, M. Mamadou Woury Baïlo Diallo, a pris part à la cérémonie marquant le 43e anniversaire de l’accession de la Gambie à la souveraineté nationale. Ce fut une date mémorable (1er mars) voire un moment privilégié pour les Gambiens et les Sénégalais de revisiter les liens séculaires qui unissent les deux peuples, mais aussi et surtout pour faire la rétrospective du train de l’histoire coloniale, mettant en exergue le cachet vital de commun vouloir de vie commune pour dire haut et fort que les deux peuples sont condamnés à vivre en communion de cœur et d’esprit tout en rappelant que toute cohabitation suscite parfois des grincements de dents ; qu’il faut savoir gérer à bon escient dans l’intérêt général, pour préserver le cordon ombilical qui lie les deux peuples, a fait remarquer le préfet en soulignant le bel exemple de la concertation des transporteurs de Vélingara et Bassé ayant facilité désormais l’accès entre les deux villes au grand bonheur des populations. D’une manière générale, les invités ont vécu un climat empreint de cordialité et de fraternité illustré par un défilé impeccable des troupes, enfants des écoles, services motorisés etc. suivis de rafraîchissements et déjeuner à l’honneur du préfet, son épouse et sa délégation.

Pape A. DIOP

Régions

PLATE-FORME DES ACTEURS NON ETATIQUES : Louga se dote d’une antenne régionale

La plate-forme des acteurs non étatiques vient de se doter d’une antenne régionale à Louga. Le comité directeur ainsi que le bureau exécutif ont été mis en place au cours d’une Ag tenue ce vendredi au centre culturel régional.

Comme l’a rappelé son Sg au cours de la rencontre, cette plate-forme qui rassemble les organisations faîtières les plus représentatives du secteur privé, des syndicats et de la société civile, a pour objectif de prendre en compte de la manière la plus participative les attentes de tous les acteurs concernés. En outre, elle vise surtout la promotion de nouveaux partenariats entre ses membres, les autorités publiques, l’Union européenne et la contribution au renforcement et à la consolidation du dialogue politique, socio-économique et culturel préconisée dans l’Accord de Cotonou et enclenchée avec la préparation du 9ème Fed. C’est ainsi que, pour une plus grande implication des acteurs à l’effort de développement national et local, la plate-forme veut ratisser large. D’où l’initiative prise par ses animateurs d’implanter au niveau régional une antenne locale chargée de la coordination des activités. Selon le point focal régional de la plate-forme, il s’agit d’une démarche participative qui vise à impliquer tous les acteurs à la base. Macktar Sow précise que ladite structure se doit de jouer pleinement son rôle dans le dialogue et la concertation permanente pour le développement à la base. C’est pourquoi, au cours de la cérémonie de mise en place officielle de l’antenne de Louga, les acteurs ont fait montre d’ouverture et d’unité, seul gage de l’atteinte des objectifs assignés dont la démarche doit être soutenue par une esprit de dialogue. L’occasion a été saisie par l’assemblée générale constituée des acteurs venus des trois départements de la région pour discuter et amender le projet de règlement intérieur et de statuts, et de procéder également à l’élection des membres du comité directeur et du bureau exécutif. Un comité directeur composé de 31 membres des trois familles d’acteurs non étatiques dont 8 pour les organisations du secteur privé, 8 pour les partenaires économiques et sociaux y compris les syndicats et 15 pour la société civile. Le bureau exécutif chargé de la coordination et de la mise en oeuvre des décisions, élu pour une durée de 3 ans, est assisté d’un secrétariat technique et de sept groupes thématiques dans les domaines de la bonne gouvernance, du transport, de l’assainissement, de l’appui budgétaire en santé et éducation, du commerce, de la culture et des accords de partenariat économique. L’adjoint au gouverneur en charge du développement, M. Christian Diatta, qui ouvrait les travaux, a lancé un appel pressant à tous les acteurs pour une participation active à l’effort de développement à côté de l’Etat, premier partenaire qui s’engage à les accompagner dans toutes leurs initiatives.

OUSMANE MBENGUE

Gens et Société

MAGAL 2008 : Serigne Mountakha Mbacké très satisfait du comité d’organisation

Le guide religieux mouride Serigne Mountakha Mbacké a exprimé hier au comité d’organisation de la dernière édition du Magal de Touba, toute sa satisfaction pour la qualité du travail. C’était à l’occasion d’une réunion d’évaluation avec tout le comité d’organisation avec à sa tête Serigne Fallou Gallas Kaltoum, au cours de laquelle il a laissé entendre que ce succès a même dépassé ses attentes. Commis par le khalife général des Mourides pour l’organisation au plus haut niveau de ce grand rendez-vous annuel, Serigne Mountakha Mbacké s’est réjoui de la qualité du « berndel » (service de restauration et autres commodités pour mettre à l’aise les hôtes) au cours de ce Magal. La rencontre d’hier a été l’occasion de formuler des prières à l’endroit du Khalife générale, Serigne Bara Mbacké, pour sa longévité et la concrétisation de ses vœux pour la ville sainte de Touba et du Sénégal.

M. CISS

Gens et Société

Médina Baye adhère et prie pour la réussite du Sommet de l’Oci

Kaolack : - L’organisation à Dakar du sommet de l’Organisation de la conférence islamique vient de recevoir une adhésion de taille. Celle de la famille Niasséne de Médina Baye à Kaolack qui a prié dimanche 2 mars 2008 pour la réussite de cette grande rencontre de la Umma islamique. De nombreux disciples de Baye Niasse ont lu à cette occasion 372 Corans. A l’initiative du mouvement de solidarité et de fraternité des jeunes de Médina Baye "And Sukhali Sénégal".

La place publique du quartier religieux a vraiment refusé du monde à la clôture de cette lecture de Coran et de prières pour la réussite du sommet de l’organisation islamique. Devant une délégation de l’ANOCI conduite par Abdou Latif Aïdara, chargé de mission à la Présidence de la République qui a été reçue auparavant par l’un des Khalif de Médina Baye, en l’occurrence El Hadji Ahmad Ibrahima Niasse. Ce dernier, à son domicile, s’est beaucoup félicité de la visite avant de formuler des prières à l’endroit du Chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade et à son fils Karim Wade qui dirige l’agence de l’OCI. Il a tenu à rappeler que la tenue d’un tel sommet dans notre pays est un honneur pour le Sénégal et que la famille Niasséne de Médina Baye n’a pas le droit de ne pas soutenir l’organisation. Car selon lui : "Baye Niasse a, le premier en Afrique, été un des précurseurs d’une rencontre de cette nature de la Umma islamique".

Abdou Latif Aïdara a transmis au Khalife les salutations du chef de l’Etat et du président de l’ANOCI, Karim Wade.

MOHAMADOU SAGNE

Gens et Société

AU CŒUR DU SOMMET OCI - INFRASTRUCTURES ROUTIERES : DAKAR SE RELOOKE POUR SEDUIRE SES HÔTES

En lançant de nombreux chantiers à la fois pour accueillir dans un cadre agréable les hôtes du Sénégal, l’Anoci a, par ricochet, redonné à la capitale sénégalaise un nouveau visage. Les échangeurs et ponts, agrémentés de jolis lampadaires et de trottoirs bien conçus, contribuent à la fluidité du transport dans la cité, tout en projetant Dakar dans le cercle de villes dotées d’infrastructures très modernes.

Reportage de Malick CISS et Daouda MANE Photos Sarakh DIOP


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