Les nouveaux prix du riz, de l’huile et du sucre sont entrés en application pratiquement dans toutes les régions. Les services du Commerce intérieur veillent au respect de la mesure et ont épinglé 791 commerçants à qui ils ont fait payer plus de 5 millions de francs Cfa d’amendes.
Depuis la sortie de l’arrêté ministériel 34 – 64 du 20 avril 2012 fixant les nouveaux prix sur les trois produits de grande consommation (sucre, riz, et huile) les services du Commerce intérieur veillent au grain pour faire respecter la mesure. Aujourd’hui, même s’il est difficile de donner un pourcentage réel du niveau d’application de ces nouveaux prix, l’actuel directeur du Commerce intérieur, Adama Saïdou Diallo, se fondant sur les différentes sorties ponctuelles que ses agents effectuent sur le terrain, affirme que l’application des nouveaux prix est effective dans toutes les régions du pays. Certes, selon lui, il y a eu des réticences au départ mais actuellement tout est rentré dans l’ordre. « Au début, il y avait des difficultés pour faire respecter ces mesures parce que certains commerçants détenaient encore des stocks qu’ils voulaient d’abord écouler avant d’appliquer les nouveaux prix mais maintenant les choses rentrent progressive dans l’ordre. L’application est effective dans toutes les régions du pays », affirme M. Diallo.
Le manque de connaissances des marges des prix au demi gros avait rendu la situation beaucoup plus compliquée mais actuellement, indique le directeur du commerce, tout est devenu plus claire pour les commerçants qui ont commencé à appliquer l’intégralité des baisses qui ont été opérées sur les produits ciblés. « Pour le sucre, les prix au demi gros ont été fixés, et pour le riz, on connait les marges donc, il n’y a plus de problème », soutient Adama Saïdou Diallo. Ces marges sur le riz ont été fixées à 15 francs Cfa pour les détaillants, à 5 francs Cfa pour les demi-grossistes et à 2000 francs Cfa pour l’importateur. Concernant le riz, les marges s’établissent comme suit : 15 francs Cfa pour les détaillants, 5 francs pour les demi-grossistes et 2000 francs pour l’importateur.
« Nos services sont constamment sur le terrain pour des opérations de contrôle et partout où ils vont, ils exigent que les commerçants affichent les nouveaux prix dans les boutiques.
Ceux qui refusent de se conformer à cette mesure sont sanctionnés », affirme également le directeur du Commerce intérieur. Ce dernier se réjouit également de l’implication de l’Union national des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) qui mène, à l’endroit de ses membres, une sensibilisation sur l’affichage des prix. Cela, poursuit M. Diallo, a beaucoup aidé à faire comprendre aux commerçants l’enjeu de cette mesure qui vise à améliorer le panier de la ménagère. «Il est rare maintenant de venir dans une boutique et de ne pas trouver un affichage des nouveaux prix. Si cela n’est pas fait, nos services sont là pour veiller aux manquements et ramener les fautifs à l’ordre », souligne M. Diallo.
L’ambition de l’Etat, rappelle Adama Saïdou Diallo, est d’aider les populations dans la prise en charge de leur quotidien et l’amélioration de leur pouvoir d’achat. Ainsi, indique t-il, d’autres baisses seront opérées sur des produits aussi importants. De l’avis de M. Diallo, l’Etat est en train d’étudier différents mécanismes pour avoir des possibilités pour opérer des baisses de prix sur d’autres produits au bénéficie des populations. Le souci premier de l’Etat, affirme M. Diallo, c’est d’arriver à une baisse sensible de tous les prix des denrées de consommation.
Adama MBODJ








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