Lutte contre la désertification : Plaidoyer pour zéro dégradation des terres d’ici 2030

Alger - Un appel a été lancé à la communauté internationale pour atteindre un taux nul de dégradation des terres d’ici 2030. C’était au cours de la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’information de journalistes africains de trois jours à Alger, organisé par l’Etat algérien et le secrétariat exécutif de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (Cnulcd).
Les chiffres avancés par le Dr Rachid Benaissa, ministre algérien de l’Agriculture et du Développement rural, qui a présidé les travaux de la cérémonie d’ouverture de l’atelier montrent la gravité et l’urgence d’apporter des réponses adéquates à la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse en Afrique et dans le monde. Le phénomène de la désertification et son corollaire ont pris, aujourd’hui, une dimension globale, a déclaré le Dr Rachid Benaissa, soulignant que 12 millions d’hectares de terres sont perdues par an sous l’effet de la désertification et de la dégradation des terres, soit une perte de 20 millions de tonnes de céréales. En Afrique, 300 millions de personnes, soit un tiers de la population du continent, sont victimes d’une famine chronique, entraînant des déplacements de populations.
De l’avis du Dr Benaissa, les phénomènes de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse ne peuvent trouver des solutions que dans un cadre national et international intégré. Il a noté que son pays a pris à bras le corps la lutte contre le phénomène à travers la politique du renouveau rural engagé depuis 2009 et qui intègre la conservation des ressources naturelles, la lutte contre la désertification, la gestion des risques et des terres... Ce programme est basé sur des principes selon lesquels il n’y a pas de développement durable qui ne touche pas l’ensemble des territoires, qu’il n’existe pas de territoires sans un avenir, et l’avenir se trouve dans la mise en valeur du monde rural. Dans la synergie voulue par la convention et l’Etat algérien, Le Dr Rachid a jugé que l’intrant essentiel est l’humain, à travers l’information et la communication. Il s’agit de tout faire pour que les hommes de la communication soient une partie prenante de la campagne de sensibilisation en étant émetteurs et récepteurs.
Ces derniers, a-t-il insisté, doivent jouer un rôle actif. Le secrétaire exécutif de la Cnulcd, Luc Gnacadja, a abondé dans le même sens, lançant un appel à la communauté internationale pour qu’un accord puisse être trouvé, en vue d’atteindre un taux nul de dégradation des terres d’ici 2030. Le secrétaire du Cnulcd est certain qu’un tel objectif contribuera grandement à une viabilité mondiale. Il a noté que l’atelier des journalistes d’Afrique francophone est une composante primordiale de la stratégie de communication de la convention adoptée lors de la Cop 9 à Buenos Aires en 2009.

De notre envoyé spécial Babacar Bachir SANE

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