L’éducation est un facteur important de la demande en services de santé, selon une étude du Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (LARTES) restituée mardi à Dakar et qui révèle que la génération comprise entre 1954 et 1968 est plus touchée par les maladies à l’enfance (56%), suivie de celle d’avant 1954 (17%) et celle d’après 1978 (16%).
« Les personnes instruites demandent plus les services de santé que les individus non instruits. La demande de service de santé est plus forte chez les femmes que les hommes », explique l’étude intitulée "Vulnérabilités et santé sur quatre générations au Sénégal".
Elle précise que la durée de la maladie dépend de son mode de traitement, de ses conséquences sur le plan économique et des caractéristiques de l’individu.
« Vingt sept pour cent des individus qui ont basculé dans la pauvreté ont connu une maladie aux différents stades de la vie (enfance, jeunesse, âge adulte et vieillesse) », explique l’étude.
Elle ajoute que 33% des maladies affectent les femmes tandis qu’une large part (68%) concerne les individus vivant en milieu rural.
En revanche, le risque d’être exposé à la maladie est paradoxalement 1,5 fois plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural.
Ce qui se justifie par le déficit d’assainissement, la pollution, le rythme effréné de vie, la sédentarisation, l’alimentation, entre autres facteurs.
L’étude a été menée dans le cadre de "l’Enquête Vulnérabilité et pauvreté chronique au Sénégal (EVPC) " du LARTES
Source: APAnews








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