A l’issue de la 7ème édition du Festival international de Hip hop et de cultures urbaines (Festa2h), les organisateurs tirent un bilan satisfaisant, même si des problèmes financiers se sont posés. Le festival a enregistré la participation d’artistes venus de quatorze pays. Le coordonnateur, Amadou Fall, parle même d’exportation du « Festa 2h » dans la sous-région.
Quel bilan faites-vous de cette édition, après dix jours de festivités à Dakar ?
«Nous sommes satisfaits des résultats obtenus, à l’issue de cette 7ème édition du « Festa2h ». Presque toutes les activités inscrites au programme ont été réalisées. Avec le concours de nos partenaires, nous avons pu proposer un éventail de genres artistiques avec des spectacles de haute qualité. Des concerts ont été organisés au complexe de Pikine. Il y a eu trois projections de film, un débat sur l’émigration Sud-Sud et une soirée danse « Stand up ».
A cela s’ajoutent les caravanes de graffiti et les ateliers sur la musique assistée par ordinateur qui ont permis à des rappeurs sénégalais de s’initier aux principes et méthodes de « Djing ».
Aviez-vous eu des difficultés pour réussir le pari de l’organisation ?
«Au départ, c’était un peu difficile, du fait du contexte électoral très agité, mais au finish, tout est rentré dans l’ordre. Nous avions introduit un courrier, le 23 avril, au ministère de la culture, mais jusqu’au moment où je vous parle, il n’y a même pas une réponse venue de ces autorités. Nous n’avons pas le temps de nous plaindre, mais c’est une situation que nous déplorons.
Les charges ont été très dures pour nous. Les dépenses sont estimées à 20 millions en espèces et en nature. Il fallait prendre en charge les invités pendant leur séjour, en plus de la logistique et des diverses prestations. Grâce aux bonnes volontés, nos préoccupations ont été réglées.»
Quelles perspectives pour la prochaine édition ?
«Dès qu’on termine cette présente édition, nous allons nous atteler à la 8ème édition prévue du 12 au 22 juin 2013. Cette fois, nous comptons travailler avec les pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie et l’Afrique du Sud, sans oublier le Japon et la Turquie. Notre vœu est que chaque mois de juin, le monde du Hip hop se retrouve à Dakar. Nous ferons de notre mieux pour diversifier les disciplines que nous proposons, ainsi que beaucoup d’autres innovations seront étudiées afin de rendre cet événement plus intéressant. Notre objectif final dans l’organisation de ce festival c’est de l’organiser, dans les années à venir, dans les autres pays de la sous-région ouest-africaine.»
Propos recueillis par Abdou DIAW








![]() | Today | 22386 |
![]() | Yesterday | 270637 |
![]() | This week | 1130879 |
![]() | Last week | 2442209 |
![]() | This month | 6304828 |
![]() | Last month | 11108013 |
![]() | All days | 91125534 |