«Quelles pistes pour valoriser la Francophonie économique ?», tel est le thème de la communication présentée au Forum international sur la langue française, à Québec, par notre confrère Seidik Abba, chef de bureau de Panapress à Paris. Selon le journaliste-écrivain, il est nécessaire de renforcer les capacités des journalistes de l’espace francophone pour le traitement des questions économiques. «De Bloomberg à Reuters, en passant par le Financial Times et Cnn, les médias anglo-saxons semblent avoir pris une place prépondérante dans la production et la diffusion de l’information économique», a déclaré notre confrère nigérien, Seidik Abba. D’après lui, il s’en suit une exposition médiatique plus favorable aux experts et analystes de la sphère anglo-saxonne. A son avis, un troisième facteur non moins important s’y ajoute pour expliquer la place actuelle de la Francophonie économique dans le monde : la nature technique voire pointue des questions économiques et financières. A ces raisons générales, soutient-il, vient se greffer une double considération pour le cas spécifique de l’Afrique francophone. Il s’agit de la nature «politisée» de la presse indépendante et le souci de la rentabilité. Quelques pistes peuvent-elles être explorées pour donner une plus grande visibilité à la Francophonie économique ?, s’est il interrogé. Selon le communicateur, il y a, d’une part, l’urgence de mettre au point et de diffuser largement un répertoire d’experts et d’analystes de la Francophonie économique et, d’autre part, le renforcement des capacités des confrères de cette aire linguistique à traiter des questions économiques, à travers des ateliers organisés en liaison avec les organisations socioprofessionnelles des journalistes.
El. H. A. THIAM








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