La rencontre du Comité de suivi de la régulation de la filière tomate industrielle a discuté des termes de la mise en place d’un protocole d’accord sur la remontée de la filière et sur la répartition des quotas de triple concentré de tomate. L’objectif des autorités, pour la campagne 2012-2013, est d’atteindre
75.000 tonnes.
Le ministre du Commerce, Mata Sy Diallo, a présidé, hier, la réunion du Comité de suivi de la régulation de la filière tomate industrielle. Cette réunion est le résultat de plusieurs rencontres ayant abouti à la tenue d’un conseil interministériel consacré au développement et à la promotion des filières agricoles et plus particulièrement celle de la tomate, a souligné le ministre du Commerce. La finalité est d’«avoir une filière tomate dynamique» qui consacrera l’atteinte des objectifs de production de tomates fraiches estimés à 75.000 tonnes. Ce résultat n’aurait pas pu être atteint si, de l’année 2004 à nos jours, des efforts colossaux n’étaient pas déployés par l’ensemble des acteurs de la filière, a indiqué Mata Sy Diallo.
Pour sa part, Abdoulaye Dieng, président du Comité national de concertation sur la filière tomate industrielle, indique que l’objectif de cette réunion a été de finaliser les bonnes décisions prises lors de la dernière rencontre avec le Premier ministre. Elles vont permettre aux producteurs de tomate d’entamer la prochaine campagne 2012-2013 dans de très bonnes conditions. Sur l’objectif fixé par les autorités concernant la production, M. Dieng estime qu’ils sont en mesure de réaliser plus de 75.000 tonnes. Cette quantité, précise-t-il, sera répartie entre la Société de conserves alimentaires du Sénégal (Socas) qui doit prendre 30.000 tonnes, Agroline 25.000 tonnes et Takamou 20.000. Il a rappelé, en outre, que leur meilleur rendement remonte à 2004, avec une production totale de 76.000 tonnes. Toutefois, l’industriel a relevé certains obstacles auxquels il faudra faire face afin d’atteindre ces objectifs. «Il nous faut, pour cette année, 3.500 tonnes d’engrais pour réaliser cette production», dit M. Dieng. Ce dernier appelle à la mise en place d’un comité de suivi qui se chargera de surveiller les flux d’import et d’export de tomates. On ne voudrait pas que le triple importé et destiné à la réexportation soit vendu sur le marché sénégalais, cela peut annihiler tous les efforts consentis par l’Etat dans cette filière.
Abdou DIAW








![]() | Today | 95570 |
![]() | Yesterday | 370681 |
![]() | This week | 1866096 |
![]() | Last week | 2587492 |
![]() | This month | 8470035 |
![]() | Last month | 9143184 |
![]() | All days | 82182728 |