L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a organisé, hier, à Dakar, un atelier d’échanges d’expériences et d’opérationnalisation du plan de renforcement des capacités, à l’intention des enseignants de la sous-région.
L’objectif de cet atelier, selon la coordonnatrice du programme de renforcement de Capacités pour l’éducation pour tous (Capefa), Rokhaya Fall Diawara, c’est de bâtir un « programme harmonisé » à partir d’efforts conjugués pour ne pas toujours compter sur des expériences dispersées. « C’est important pour l’Unesco qui prône une approche régionale pour les pays partageant une même réalité éducative et sociale, de travailler ensemble pour avoir une synergie d’actions et optimiser les ressources de l’éducation. D’où le sens de la mise en place du Capefa », a dit Mme Diawara. Elle estime qu’une gestion rationnelle des ressources faciliterait l’atteinte des objectifs assignés.
Selon la coordonnatrice du Capefa, le Sénégal a une longue expérience de ce programme. « Depuis 6 ans, il bénéficie de ce programme avec l’Unesco qui intervient régulièrement dans le domaine de l’éducation non formelle. Donc, les documents de politique, le renforcement de capacités, la gestion du système des données et l’établissement d’un référentiel de formation ont été déjà faits au Sénégal », a-t-elle expliqué. Par rapport à la qualité des apprentissages qui reste un grand défi, Mme Diawara a fait savoir que la formation des enseignants constitue « un intrant de taille » en termes de couverture, d’introduction de nouvelles méthodes d’enseignement pour un rendement plus équitable des investissements dans le secteur de l’éducation. « Ces nouvelles méthodes vont aller à une révision des contenus de formation dans les centres régionaux, vers l’utilisation des Tic, la polyvalence des interventions des enseignants dans l’éducation de base, aussi bien au préscolaire, au primaire et à l’alphabétisation. Toucher ses enseignants qualifiés, c’est faire intervenir des contenus de formation et le développement de supports pédagogiques dans leurs qualifications », a-t-elle fait remarquer. Le directeur de Multipays de l’Unesco au Mali, Juma Shabani, a indiqué que son pays a cru nécessaire de venir partager les propositions des contenus avec d’autres experts. Ceci, pour enrichir la proposition de plan pour le Mali et sortir avec un programme d’activités. « Il faut identifier les forces et les faiblesses, les conditions de travail, de vie, une revue de l’état de lieux, les opportunités disponibles, le partenariat, l’utilisation des Tic. Et ce, pour mettre en place un programme de formation des enseignants à partir du modèle sénégalais ». Quatre pays, dont le Sénégal, ont pris part à cet atelier qui prend fin jeudi prochain.
Tata SANE








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