Les élections sénatoriales sont prévues le 16 septembre prochain. Pour une bonne organisation de ce scrutin, Macoumba Coumé, directeur de la formation et de la communication au ministère de l’Intérieur, a rencontré, hier, les représentants des partis politiques. Il les a sensibilisés sur les dispositions à prendre pour le dépôt des candidatures.
Au cours de cette rencontre ouverte à la Commission électorale nationale autonome (Cena), Macoumba Coumé a expliqué aux représentants des partis politiques les dispositions à prendre pour le dépôt des candidatures. Avec méthodologie, il a rappelé l’importance de ces élections et le rôle du ministère, qui est de prendre les dispositions idoines, pour qu’elles se déroulent correctement. « Le Sénat assure la représentativité des collectivités locales et des Sénégalais de l’extérieur, mais aussi les femmes. D’ailleurs, nous n’avons plus besoin d’insister sur la loi sur la parité », a expliqué M. Coumé aux représentants des partis politiques. Il s’agit, a-t-il ajouté, d’un mode de scrutin uninominal départemental majoritaire. Le Sénat étant composé de 100 membres, les 45 seront élus par les départements. Le reste (55) des sénateurs sera nommé par le président de la République. « Chaque département élit un sénateur. Autre chose à ne pas occulter, il ne s’agit pas, cette fois-ci, d’un corps électoral, mais d’un collège électoral. Ce sont seulement les élus locaux (conseillers régionaux, municipaux et ruraux) et les députés qui vont voter », a-t-il expliqué.
Pas de candidature indépendante
Le directeur de la formation et de la communication a également précisé que les candidatures indépendantes ne sont pas admises. « Seuls les partis politiques et coalitions de parti ont le droit de participer à ces élections. Les candidatures indépendantes ne sont pas admises pour le moment », a-t-il souligné, tout en indiquant qu’il n’y a pas de caution à déposer. Autre précision de taille à l’endroit des représentants des partis politiques, c’est l’âge requis. « Le candidat doit être âgé, au moins, de 40 ans à la date du 16 septembre prochain. Il faudra veiller à cela », a insisté M. Coumé. Il les a invités aussi à respecter la parité lors des investitures. Il faut, a noté M. Coumé, pour chaque liste, un titulaire et un suppléant dans chaque département, mais ils ne doivent pas être du même sexe. « Si le titulaire est un homme, le suppléant doit être une femme et vice versa. Toutefois, les candidats ne sont pas forcément des élus locaux ». Les dossiers de candidature sont à déposer, au plus tard, le 21 août prochain.
Représentant le Pds, Mamadou Lamine Keita a indiqué qu’en ce qui concerne les élections sénatoriales, rien n’a changé. « C’est le même système qui revient. Rien n’a évolué. 45 sénateurs seront élus et 55 nommés par le président de la République. C’est la montagne qui a accouché d’une souris », a regretté le maire de Bignona. « En plus, certains dans la mouvance présidentielle avaient dit que le Sénat allait être supprimé. Nous constatons qu’il est toujours maintenu », a ajouté M. Keita. Membre de la coalition Macky 2012, Mahfouz Baldé a soutenu que Mamadou Lamine Keita se trompe d’appréciation car, selon lui, Macky Sall n’avait nulle part dit, lors de la campagne électorale, qu’il comptait supprimer le Sénat. « Les gens confondent la position des Assises nationales à celle de Macky Sall. Le Sénat est prévu par la loi », a répliqué M. Baldé.
Aliou KANDE








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