La communauté rurale de Keur Samba Guèye (département de Foundiougne) dispose de deux ouvrages de retenue d’eau qui ont permis l’aménagement de 500 hectares de riz. Au total, le Projet d’appui à la petite irrigation locale et l’Usaid ont débloqué 853 millions de francs Cfa pour la réalisation de ces deux barrages hydro-agricoles.
Keur Samba Guèye (arrondissement de Toubacouta, département de Foundiougne) est en pleine campagne hivernale. Ici, les visages des populations sont devenus plus radieux depuis la réalisation de deux ouvrages de retenue d’eau qui ont permis la culture du riz, de l’oignon, des pastèques et d’autres spéculations. Le premier barrage est celui du Projet d’appui à la petite irrigation locale (Papil), installé sur le site de Médina Djikoye. D’un coût estimé à 503 millions de francs Cfa, cet ouvrage de retenue d’eau sert en même temps de pont pour la traversée des populations. Ce barrage a une capacité de rétention d’eau de 6 millions de m3 selon le président de la communauté rurale de Keur Samba Guèye, Abdoulaye Ndiaye. Témoignage du président de comité de gestion Djim Sogue : «Depuis la réalisation de cet ouvrage, plus de 30 camions remplis de pastèques quittent Keur Samba Gueye à chaque campagne agricole pour rallier Dakar et commercialiser le produit». Au total, renseigne le président de la communauté rurale de Keur Samba Guèye, le Papil a injecté dans la zone (tous financements confondus) 3 milliards de francs Cfa, de 2003 à nos jours. L’autre ouvrage hydro-agricole de la contrée est l’œuvre de l’Usaid-Wula Nafa. C’est une digue de rétention d’une longueur de 2,7 km qui a permis l’aménagement de 200 hectares pour la culture du riz mais aussi de l’oignon et des pastèques. Coût global de l’infrastructure : 350 millions de francs Cfa. En réalité, informe le président Abdoulaye Ndiaye, ces deux barrages vont impacter positivement sur toute la production agricole de la région naturelle du Niombato car plus de 500 hectares de riz ont été aménagés. Ce qui fait que le Niombato peut désormais valablement revendiquer son statut de plaque tournante de la culture du riz au même titre que la Casamance et la vallée du fleuve Sénégal. L’idée directrice est de participer à l’autonomisation financière des populations. Une initiative qui est en passe de réussir car les paysans cèdent le kilogramme de riz paddy à 150 voire 200 francs Cfa à des intermédiaires venus de Dakar ou de Kaolack. Pourtant, Keur Samba Guèye n’en est pas à sa première expérience en matière de production agricole. L’État y avait déjà lancé un projet maïs, confié à l’époque à un privé. Mais le projet, appuyé par la coopération allemande, a cessé toute activité depuis cinq ans. Les paysans de la contrée se rappellent avec nostalgie la production de milliers de tonnes de maïs alimentaires à l’aide d’équipements comme les tracteurs. Aujourd’hui, le président de la communauté rurale de Keur Samba Guèye indique que les agriculteurs de la zone en appellent à l’intervention de l’État et veulent reprendre le projet avec le soutien de partenaires déjà identifiés.
Mamadou Lamine DIATTA








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