Gestion des ressources naturelles : L’eau, la ressource la plus affectée par l’exploitation des mines

Les mines extractives laissent planer de réels risques sur la qualité de l’eau de surface et des eaux souterraines. Ces menaces ont été au cœur des interventions des experts lors de l’atelier ouvert, hier, à Ouagadougou, au Burkina Faso, et portant sur le thème : « Exploitation minière et protection de l’environnement et des ressources naturelles en Afrique de l’ouest ». La liste des impacts négatifs sur l’environnement est loin d’être exhaustive.
Les pays de l’Afrique de l’Ouest, comme le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, vivent l’essor des industries minières. Leur exploitation génère une manne financière pour les économies nationales. Mais, elles ont leurs revers. Régression du couvert végétal, pollution de la nappe avec, comme conséquence, l’émergence des maladies hydriques, la réduction des superficies cultivables. La liste des effets néfastes est loin d’être exhaustive. « L’accumulation de déchets toxiques, la pollution de l’air, des sols, de l’eau, les nuisances sonores, la destruction ou la perturbation d’habitats naturels, la défiguration des paysages sont autant de conséquences négatives provoquées par l’exploitation », a fait remarquer le directeur régional du Programme Afrique centrale et occidentale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), le Pr. Aimé Nianogo. Il s’exprimait à l’ouverture de l’atelier sous-régional de renforcement des capacités des média organisé en partenariat entre l’Uicn et le Partenariat mondial pour l’eau en Afrique de l’ouest.

L’eau, la ressource la plus affectée
Les sites miniers abandonnés et les carrières non réhabilitées représentent des superficies improductives, dangereuses pour les êtres vivants à cause des eaux acides. Au juste, l’eau est une des ressources naturelles les plus affectées, du point de vue de la disponibilité que sur les aspects de la qualité. « Toute exploitation de mine affecte l’eau, qui est aussi un intrant. Les industries arrivent avec une puissance financière et le rapport de force est en leur faveur. Nous aimerions que les journalistes s’intéressent au rapport exploitation des mines et eau », a souhaité le secrétaire exécutif du Partenariat mondial de l’eau pour l’Afrique de l’ouest (Gwp-Ao), Dam Mogbante.  Le directeur général de la gestion intégrée de Nakambé, Millogo Dibi, a axé son intervention sur les conséquences de la réduction de la disponibilité de cette ressource. « Si toutes les eaux sont polluées et dégradées, quelles sont les personnes qui auront les moyens de les traiter pour leur consommation », s’est-interrogé. Auparavant, le président du Gwp/Ao, Hama Arba Diallo, a fondé un espoir sur cet atelier. Il pense qu’il peut contribuer à éveiller davantage la sensibilité des journalistes sur la préservation de l’eau, cette ressource si vitale.

Rôle de veille des journalistes
Il a été aussi révélé que les industries minières ne respectent pas tous les points de leur cahier de charges. La preuve, le reboisement des superficies déboisées reste un maillon faible. « Il y a un déficit de restauration des sites après la fin de la vie de la mine. Jusqu’ici, on n’a pas pu trouver des mécanismes de réhabilitation des mines », a indiqué Désiré Ouédraogo. Sur le terrain, ont rapporté les intervenants, les riverains des mines du Burkina Faso supportent déjà le fardeau. Selon Désiré Ouédraogo, certains souffrent de lésions graves du cerveau, des troubles neurologiques. L’utilisation du mercure a déjà provoqué l’émergence des maladies respiratoires et neurologiques.
Le représentant du ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie a salué la mise à niveau des journalistes. Pour ce dernier, il faut mettre en œuvre des mesures devant concourir à concilier l’exploitation des mines et la préservation des écosystèmes. « Nous devons chercher à minimiser les revers du boom minier en faisant respecter les codes minier, l’investissement, et l’environnement. Il faut trouver le juste milieu », a prodigué le conseil technique du ministre Bassirou Ouédraogo. Il a invité les hommes et les femmes des médias à assumer « leur rôle de veille » pour restaurer la transparence dans le secteur minier.

De notre envoyé spécial Idrissa SANE


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