Perspectives économiques : L’Afrique subsaharienne devrait continuer sa forte croissance, prévoit le Fmi

La région d’Afrique subsaharienne devrait continuer sur sa lancée de forte croissance, en dépit d’une économie mondiale qui a du mal à renouer avec une reprise vigoureuse, prévoit le rapport « Perspectives économiques mondiales » du Fonds monétaire international.

«Une perspective favorable continue», telle est, en résumé, la situation économique de l’Afrique subsaharienne, selon le Fonds monétaire international (Fmi) qui tient ses assemblées annuelles avec le Groupe de la Banque mondiale, à Tokyo, depuis mardi dernier. Selon le rapport sur les «Perspectives économiques mondiales» paru le même jour, «l’Afrique subsaharienne devrait continuer fortement sa croissance, avec des différences régionales» reflétant l’exposition diverse de ses économies aux chocs externes. Au moment où l’économie mondiale a connu une croissance de 3,25 % à 3,50 % ces deux dernières années, la croissance en Afrique au Sud du Sahara continuera à se maintenir au-dessus de 5 % en 2012 et 2013, prévoit-on. L’activité économique subsaharienne a enregistré une croissance de plus de 5 % au cours des trois dernières années, continuant une décade de forte performance interrompue brièvement par la récession mondiale de 2009. Selon le Fmi, la plupart des économies africaines participent à cette expansion solide, à l’exception notoire de l’Afrique du Sud, du fait des liens étroits de son économie avec l’Europe. La région a bien supporté la crise de la zone euro, sauf l’Afrique du Sud. Certains pays ouest-africains ont été aussi affectés par la sécheresse et les conflits civils. Récemment, les importateurs de produits alimentaires ont été touchés par la hausse sévère et mondiale des prix alimentaires, mais avec moins d’effets que durant le choc de 2007-2008. L’Afrique subsaharienne a aussi tiré profit de la diversification de ses exportations, réduisant son exposition à une faible demande de la part des économies avancées. En plus, les prix élevés ont été bénéfiques, permettant à la région de booster ses investissements dans la production de ressources. Cependant, des politiques structurées et une réponse judicieuse des pouvoirs publics aux chocs sont des éléments importants dans les performances des économies africaines durant les dix dernières années, estime le Fmi.
La croissance des économies exportatrices de pétrole devrait rester élevée, près de 6 % en 2012. Par exemple, l’Angola verra son Pib croitre de 6 % cette année. Au Nigéria, la croissance du Pib hors pétrole sera modérée du fait de l’environnement externe plus stable mais aussi grâce à des politiques macroéconomiques serrées. Mais un mince rebond de la production de pétrole maintiendra la croissance du Pib angolais à 7 %. Les prévisions de croissance de l’Afrique du Sud, pays à revenu intermédiaire, tablent sur un taux de 2,5 % cette année, en deçà du potentiel estimé de ce pays, du fait de ses liens étroits avec les économies européennes. La croissance sud-africaine devrait rebondir de 3 % en 2013. Un tableau du rapport projette pour le Sénégal une croissance du Pib réel de 4,3 % en 2013 (3,7 % en 2012) et qui pourrait passer à 5,6 % en 2017. Par contre, en Ethiopie, le Fmi prévoit une décélération modérée de la croissance cette année et en 2013, ce qui est le reflet la faiblesse de la demande extérieure et un environnement de plus en plus contraignant pour l’activité du secteur privé.
Les incertitudes sur l’économie mondiale, un risque majeur
Les risques auxquels pourraient être confrontées les économies subsahariennes restent élevés, avertit le Fmi dans son rapport annuel publié hier, à Tokyo. Ces risques sont d’abord liés aux incertitudes qui planent sur l’économie mondiale. «Les risques externes demeurent élevés. Si la crise de la zone euro s’intensifie et que la croissance mondiale ralentit plus fortement, les perspectives de l’Afrique subsaharienne seraient particulièrement affectées, prévient le Fmi. Du fait du commerce avec l’Europe, l’Afrique du Sud pourrait être très affectée, avec de possibles répercussions sur certaines économies d’Afrique australe. L’autre grand risque que court la région, c’est la hausse possible des prix alimentaires. Dans le court terme, un ralentissement potentiel sévère de la Chine pourrait affecter l’Afrique subsaharienne, non pas seulement du fait des liens commerciaux entre elles mais principalement du fait des financements que l’Empire du milieu injecte dans la région. La priorité pour la plupart de nos pays est, selon le Fmi, de préparer des plans si les risques se matérialisent». Les décideurs politiques de la région devraient se servir de la fenêtre ouverte par la forte croissance pour reconstruire un espace budgétaire et normaliser les conditions monétaires pour mieux se préparer aux risques.

De notre envoyé spécial àTokyo (Japon) Malick CISS


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