Aucune liberté d’actions ne sera laissée aux bandes armées dans la région naturelle de Casamance, assure l’état-major de l’armée sénégalaise. Avec l’action offensive en cours dans le Nord-Sindian (département de Bignona), l’armée nationale continue sa mission de sécurisation des personnes et des biens dans la région sud du Sénégal.
Les armées sénégalaises « restent déterminées » à ne laisser « aucune liberté d’actions » aux bandes armées afin que la sécurisation des personnes et de leurs biens soit pleinement vécue dans la région naturelle de la Casamance, indique la Direction des relations publiques des armées (Dirpa) dans un communiqué reçu, hier, à notre rédaction.
« L'armée est en train de mener une action offensive dans le Nord-Sindian (département de Bignona) depuis une dizaine de jours. Des résultats probants sont obtenus avec des pertes très importantes chez les rebelles qui enregistrent au moins quinze tués et de nombreux blessés », poursuit le document qui renseigne aussi que présentement, les rebelles « sont en train de se replier en débandade » vers la frontière.
La Dirpa précise que les armées sont « dans des opérations de guerre » et qu’il convient à ce titre « de s’attendre à ce qu’il y ait de temps en temps » des pertes. « C’est la logique de toute opération militaire même s’il faut s’atteler à les minimiser », précise la Dirpa.
Cette réaction des armées sénégalaises intervient dans un contexte particulier marqué par la rupture des relations diplomatiques entre le Sénégal et la République d’Iran, à la suite de l’affaire des armes iraniennes découvertes en octobre au Nigeria, destinées à la Gambie et qui ont « causé la mort de soldats sénégalais » en Casamance.
Récemment, un rapport fait au président de la République, Abdoulaye Wade, par l’état-major de l’armée sénégalaise sur les développements en Casamance, avait démontré que les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance disposent d’armes sophistiquées qui ont causé la mort de soldats sénégalais. Pour Dakar, il n’y a point de doute que ces armes viennent d’Iran.
« Le Sénégal est indigné de constater que des balles iraniennes ont pu causer la mort de soldats sénégalais », soulignait le texte signé des autorités sénégalaises et qui officialisait la rupture des relations diplomatiques entre Dakar et Téhéran. C’est également dans ce contexte qu’on a enregistré, jeudi dernier, la visite officielle de la vice-présidente de la Gambie au Sénégal.
D’importantes mesures ont été prises pour assurer la paix et la stabilité des deux pays, notamment l’organisation de manœuvres militaires conjointes et des patrouilles mixtes le long de leurs frontières communes. Des mesures saluées par le Collectif des cadres casamançais qui écarte « toute idée » de référendum d’autodétermination en Casamance.
«L’autodétermination formulée par certains acteurs du conflit qui secoue la région sud du pays ne correspond pas aux préoccupations des populations de cette région », a soutenu ferme, le président de ce collectif, Pierre « Atépa » Goudiaby qui a, en revanche, appeler le président Wade à « accepter la demande de dialogue formulée par les trois-quarts des composantes du Mfdc, en vue d’arriver à la table de négociations.
Abdoulaye DIALLO








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